Modèle de concours : CNC 2024 Physique I (MP) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2024), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique I
- Année
- 2024
- Pages
- 7
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP L’énoncé de cette épreuve comporte 7 pages. L’usage de la calculatrice est autorisé On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. Le sujet est constitué de quatre parties et aborde quelques thématiques en lien avec la mécanique terrestre. Les parties 1 et 4 sont totalement indépendantes des autres parties de l’épreuve. Cependant, certaines questions de la partie 3 utilisent des réponses de la partie 2. Il est fortement recommandé de commencer par la première partie. Cette partie est notée sur 4 points et le reste de l’épreuve sur 16 points. Données numériques : - Constante de gravitation universelle : G = 6,7 x 10-"N.m?.kg7* — Rayon moyen de la Terre : R = 6,4 x 077 - Masse de la Terre : M7 = 6 x و1047 - Vitesse de rotation de la Terre autour de son axe : wr = 7,3 x 10 1.4 1 On rappelle la formule du double produit vectoriel suivante : Partie 1 Etude d’un pendule simple (Barème : 4/20) Un objet ponctuel M de masse m est suspendu à l’extrémité d’un fil de masse négligeable et de longueur L = OM. Le fil est attaché au point 0 fixe dans le référentiel terrestre 77 supposé galiléen (figure 1). L'objet est astreint à se déplacer dans le plan vertical Oyz et soumis au champ de pesanteur 7 = —g .له Sa position est repérée par l’angle 0 que fait le fil avec l’axe vertical Oz. Les frottements seront négligés dans toutes les questions de cette partie. 1.1. Quelles sont les forces appliquées au point M ? Donner les projections de ces forces dans la base locale (+, Te). 1.2. Exprimer la vitesse et l’accélération du point M dans la base (Ÿ,, Up). 1.3. Déterminer l’équation différentielle en 0 régissant le mouvement du point M dans le référentiel terrestre R7. Physique 1 1/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP 1 1 FIGURE 1 — Pendule simple. 1.4. On se place dans l’hypothèse des petits mouvements où l'angle 0 reste petit. Déterminer 0(t) sachant que l’objet est abandonné sans vitesse initiale à la position 0(0) = 60. 0 En déduire que le mouvement est périodique de période : T = 22 - 9 Partie 2 Gravitation et pesanteur de la Terre sphérique Dans cette partie, on étudie les actions subies par un objet ponctuel matériel M de masse m dans le référentiel terrestre R,. Le référentiel géocentrique R« est supposé galiléen et on le munit du repère (OXY Z) (voir figure 2). Ce référentiel est appelé par la suite "référentiel absolu". Le référentiel terrestre R7 est en rotation uniforme autour de l’axe OZ qui relie les les pôles sud et nord de la Terre, avec une vitesse angulaire ول zu Ta supposée constante. Rey est dit "référentiel relatif". Le point M reste suffisamment proche de la surface terrestre de tel sorte qu’on puisse écrire en première approximation OM = R. On note H la projection orthogonale de M sur l’axe de rotation OZ. Dans cette partie, on considère la Terre comme parfaitement sphérique et homogène, de rayon moyen À et de masse M7. On rappelle la formule liant les dérivées par rapport au temps d’un vecteur A dans les deux dA| - 4 dt dt référentiels : 2.1. Champ gravitationnel de la Terre 2.11. Ecrire l’expression de la force de gravitation F, exercée par la Terre sur l'objet M. Physique 1 277 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP 2.12. Le champ gravitationnel de la Terre au point M est défini par 71 = —. Exprimer en fonction de G, M7, R et OM. 771 FIGURE 2 — Terre sphérique en rotation autour de l’axe des pôles. 2.2. Lois de composition des vitesses et des accélérations 2.2.1. Le référentiel terrestre RT est-il galiléen ? Justifier. On associe au référentiel terrestre R7 un repère d’origine un point 0 situé la surface de la Terre. 2.2.2. Exprimer la vitesse du point M dans le référentiel absolu en mettant en évidence une vitesse relative et une vitesse d'entrainement. Donner les expressions de ces deux vitesses. 2.23. Exprimer l’accélération du point M dans le référentiel absolu en mettant en évidence une accélération relative, une accélération d'entrainement et une accélération complémentaire dite de Coriolis. Donner les expressions de ces trois accélérations. 2.2.4. Montrer que lorsque le point M est soumis uniquement à la force de gravitation dans le référentiel Ra, l’application du principe fondamental de la dynamique dans le référentiel relatif R7 fait apparaître deux autres forces dont on donnera les noms et les expressions. 2.3. Définition du poids d’un corps On considère un pendule simple constitué du point M, objet d’étude de cette partie, sus- pendu par un fil. Ce pendule est supposé en équilibre dans le référentiel terrestre R7. 2.3.1. Ecrire la condition d’équilibre du pendule en faisant intervenir la force gravitation- nelle, les forces évoquées dans la question précédente et la tension 7 du fil. Physique 1 3/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP 2.3.2. Le poids P du corps est défini tel qu’à l’équilibre du pendule, on a la relation : + F = 0. Le champ de pesanteur terrestre 7 au point M est défini par P =m 7 (M). Montrer que le champ de pesanteur terrestre au point M est donné par جب M, كن 7)11( = RTS 017+ 1 (1) O étant le centre de la Terre et H la projection orthogonale de M sur l’axe des pôles (voir figure 2). 2.3.3. Calculer la valeur numérique de Ag = || & (N)|| - || à (E)||, la différence des inten- sités du champ de pesanteur terrestre au pôle nord N et en un point Æ de l'équateur. \ 2142 E ا 8 : 2= جد En réalité, on mesure وت = 52 x 10 Sms ; proposer une raison pour expliquer l’écart trouvé. Partie 3 Etude de la chute d’un corps : Déviation vers l’Est Dans cette partie, on va voir comment une expérience de chute libre dans le référentiel terrestre permet de mettre en évidence la rotation de la Terre autour de l’axe des pôles par rapport au référentiel géocentrique. On travaille dans le référentiel terrestre R7, dans lequel on étudie la chute d’une bille (mobile ponctuel M) lâchée sans vitesse initiale d’une hauteur h au dessus du sol. On suppose que l’expérience est réalisée à l’équateur. On prend comme repère (O'xyz), 0 étant un point de la surface terrestre, à la verticale du point L du lâcher, (O'x) est dirigé suivant la verticale ascendante, (O'y) est dirigé vers l’Est et (O'z) vers le nord (voir figure 3). On note wr le vecteur rotation de la Terre par rapport au référentiel géocentrique Re, و l’intensité du champ de pesanteur supposé uniforme et m la masse de la bille. On néglige tout frottement. La bille, assimilé à un point matériel, est repéré par ses trois coordonnées cartésiennes (x, y, z) relativement au repère (O'xyz). 3.1. Equations du mouvement 3.11. En utilisant les résultats de la section 2.2., montrer que le principe fondamental de la dynamique appliqué à la bille s'écrit dans R7 : mA (M/Rr) =mŸ — 2012077 Ù(M/R7) où 7 est le champ de pesanteur terrestre donné par la relation (1). La bille M reste suffisamment proche de la surface terrestre (OM = R). Compte tenu de la valeur numérique calculée dans la question 2.3.3., on admettra par la suite que les composantes de l’accélération de pesanteur 7 dans la base (à, 75 d.) sont (—g, 0, 0) avec g = 9,8 71.8 2 Physique 1 4/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP FIGURE 3 — Expérience de chute dans le référentiel terrestre. 3.12. Déterminer les trois équations différentielles auxquelles obéissent les trois coordon- nées cartésiennes (x, y, 7) de M dans le référentiel terrestre. 3.2. Déviation vers l’Est La chute de la bille est sans vitesse initiale, à partir du point L(h,0,0). Comme wr est petite, il est possible d’étudier le phénomène " à l’ordre 1 en wr ", c’est à dire en négligeant dans les équations tous les termes proportionnels à w7 ou à des puissances supérieures à 2. 3.21. Résoudre dans cette approximation les équations différentielles obtenues à la ques- tion précédente en montrant que : xt) =als+he بلقم و)إن 2)0 -0 où a et b sont deux constantes à expliciter en fonction و عل et w7. 3.2.2. En déduire que la bille tombe sur le sol en étant déviée d’une quantité y1 vers l'Est. Calculer la valeur numérique de y, lorsque h = 200m. Partie 4 Gravimètre optique à chute libre Dans cette partie, on s'intéresse à la mesure de l’accélértion de pesanteur en utilisant une méthode interférométrique. Pour cela on mesure la variation de la position d’une masse en chute libre dans le champ de pesanteur terrestre, en fonction du temps. La figure 4 décrit le schéma de principe du dispositif expérimental de mesure de l'accélération de pesanteur terrestre. Le cœur du dispositif est un interféromètre optique abrité dans une Physique 1 5/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP chambre à vide. Un faisceau laser est divisé en deux faisceaux à l’aide d’une lame semi- réfléchissante (S,). L’un des deux faisceaux est réfléchi par un miroir immobile (M), le second faisceau est réfléchi par un miroir mobile (M2) en chute libre verticale. Les deux faisceaux sont mélangés au niveau d’une photodiode (détecteur de lumière). Le signal lumineux détecté par la photodiode est enregistré par un dispositif (Enregistreur). Le signal enregistré est donné par la figure 5. On néglige les frottements et on pose (4 = OO, et .و00 = وا Le miroir mobile (Mz) est lâché à l’instant t = 0, sans vitesse initiale, à partir de la position correspondante à £(t = 0) = 4. Enregistreur صصح Détecteur (D) FIGURE 4 — Interféromètre de Michelson. 4.1. Equation horaire du mouvement 4.11. Expliquer l’intérêt de placer l’interféromètre sous vide. 4.1.2. On considère l’accélération de la pesanteur uniforme et constante, de valeur .و Mon- trer que la position z du mobil est donnée par la relation 4.2. Mesure de la gravité par interférométrie optique 4.21. Rappeler les conditions pour observer le phénomène d’interférence entre deux ondes lumineuses. On admet que ces conditions sont satisfaites. Le faisceau laser incident supposé à rayons parallèles est divisé en deux faisceaux de même amplitude par la lame séparatrice (S,). Physique 1 6/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2024 — Filière MP 4.2.2. Déterminer la différence de marche ô des deux faisceaux au point F" en fonction de 4.2.3. Donner l’expression عل l’intensité lumineuse [7 reçue au point 1 où le faisceau arrive sur le détecteur en fonction de e. On note 2750 l'intensité maximale. 4.24. En utilisant la relation (2), écrire l’expression de l’intensité lumineuse en fonction du temps FE(t). Les variations de l’intensité lumineuse Æ(t) enregistrées en F" au cours du temps sont don- nées par la figure 5. La longueur d’onde du laser utilisé est À = 633 nm. 4.2.5. En utilisant la figure 5 et en remarquant qu’un minimum d'intensité est enregistré en t = 0,40 ms, déterminer la valeur numérique de .و Justifier. 2.00 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 t (ms) FIGURE 5 - Interférogramme E(t). FIN DE L'ÉPREUVE Physique 1 777 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique 1 du Concours National Commun (CNC), session 2024, filière MP (accès aux écoles d'ingénieurs). Énoncé de 7 pages, calculatrice autorisée. Thème : la mécanique terrestre — pendule simple (partie 1, 4 points), gravitation et pesanteur (partie 2), déviation vers l'Est (partie 3) et gravimètre interférométrique à chute libre (partie 4) ; parties 2 à 4 sur 16 points. Voici une correction proposée.
💡 Méthode : la partie 3 réutilise directement les lois de composition de la partie 2 ; soignez 2.2 (vitesse et accélération d'entraînement, Coriolis), c'est le cœur de l'épreuve.
Partie 1 — Pendule simple
1.1. Forces et projections
Le point M est soumis à son poids mg et à la tension du fil T = −T ur (dirigée de M vers O). θ étant mesuré à partir de la verticale descendante : mg = mg cos θ ur − mg sin θ uθ ; T = −T ur + 0 uθ.
1.2. Vitesse et accélération
OM = L ur avec L constante, dur/dt = θ' uθ, duθ/dt = −θ' ur :
v = Lθ' uθ ; a = −Lθ'2 ur + Lθ'' uθ.
1.3. Équation du mouvement
PFD projeté sur uθ : mLθ'' = −mg sin θ, soit θ'' + (g/L) sin θ = 0. (Sur ur : T = mg cos θ + mLθ'2, qui donne la tension.)
1.4. Petites oscillations
sin θ ≈ θ : θ'' + ω02θ = 0 avec ω0 = √(g/L). Solution générale θ = A cos ω0t + B sin ω0t ; θ(0) = θ0 donne A = θ0, θ'(0) = 0 donne B = 0 : θ(t) = θ0 cos(√(g/L) t). Fonction sinusoïdale, donc périodique de période T = 2π/ω0 = 2π√(L/g).
Partie 2 — Gravitation et pesanteur
2.1.1. Force de gravitation
Fg = −(G MT m / OM3) OM (attractive, dirigée vers le centre O de la Terre).
2.1.2. Champ gravitationnel
g0 = −(G MT/OM3) OM ; près de la surface (OM ≈ R) : g0 ≈ −(G MT/R3) OM, de norme G MT/R2 = 6,7×10-11 × 6×1024/(6,4×106)2 ≈ 9,8 m·s-2.
2.2.1. RT est-il galiléen ?
Non, rigoureusement : RT est en rotation uniforme (ωT) par rapport au référentiel géocentrique supposé galiléen ; un référentiel en rotation par rapport à un référentiel galiléen n'est pas galiléen. Il peut être considéré comme galiléen pour des expériences de durée courte devant la journée (1/ωT ≈ 3,8 h), quand les effets d'inertie sont négligeables.
2.2.2. Composition des vitesses
v(M/RG) = vr + ve avec :
- vitesse relative vr = (dO'M/dt)RT ;
- vitesse d'entraînement ve = v(O'/RG) + ωT ∧ O'M = ωT ∧ OO' + ωT ∧ O'M = ωT ∧ OM (O, centre de la Terre, est fixe dans RG et O' est fixe sur la Terre).
2.2.3. Composition des accélérations
a(M/RG) = ar + ae + ac avec :
- ar = (dvr/dt)RT ;
- ae = ωT ∧ (ωT ∧ OM) (ωT constant, O fixe). Avec la formule du double produit : (ωT·OM)ωT − ωT2OM = ωT2(OH − OM), soit ae = −ωT2 HM (accélération centripète) ;
- ac = 2ωT ∧ vr (accélération de Coriolis).
2.2.4. PFD dans RT
Dans RG : ma(M/RG) = Fg. En remplaçant : mar = Fg + Fie + Fic, avec
- la force d'inertie d'entraînement (centrifuge) Fie = −mae = mωT2 HM ;
- la force d'inertie de Coriolis Fic = −2m ωT ∧ vr.
2.3.1. Équilibre du pendule dans RT
À l'équilibre vr = 0, donc la force de Coriolis est nulle : Fg + mωT2HM + F = 0.
2.3.2. Champ de pesanteur
Par définition P = −F = Fg + mωT2HM, et P = mg(M), d'où g(M) = −(G MT/OM3) OM + ωT2 HM : relation (1).
2.3.3. Écart pôle–équateur
Au pôle N : H = N = M, HM = 0, donc ||g(N)|| = G MT/R2. À l'équateur E : HM = OE, colinéaire et opposé au terme de gravitation : ||g(E)|| = G MT/R2 − ωT2R.
Δg = ωT2R = (7,3×10-5)2 × 6,4×106 ≈ 3,4×10-2 m·s-2.
La valeur mesurée (52×10-3 m·s-2) est plus grande : la Terre n'est pas sphérique mais aplatie aux pôles (rayon polaire plus petit que le rayon équatorial d'environ 21 km), donc le terme G MT/r2 est plus grand au pôle qu'à l'équateur ; la répartition non homogène des masses joue aussi.
Partie 3 — Déviation vers l'Est
3.1.1. PFD dans RT
D'après 2.2.4 : ma(M/RT) = Fg + mωT2HM − 2mωT ∧ v(M/RT). Les deux premiers termes forment mg d'après (1), d'où ma(M/RT) = mg − 2mωT ∧ v(M/RT).
3.1.2. Équations différentielles
À l'équateur, l'axe O'z (vers le nord) est parallèle à l'axe des pôles : ωT = ωT uz. Le trièdre (ux verticale ascendante, uy Est, uz Nord) est direct : uz ∧ ux = uy, uz ∧ uy = −ux. Donc ωT ∧ v = ωT(x' uy − y' ux) et, avec g = −gux :
x'' = −g + 2ωT y' ; y'' = −2ωT x' ; z'' = 0.
3.2.1. Résolution à l'ordre 1 en ωT
z'' = 0 avec z(0) = 0, z'(0) = 0 : z(t) = 0. y'' = −2ωTx' s'intègre en y' = −2ωT(x − h) (car y'(0) = 0 et x(0) = h). En reportant : x'' = −g − 4ωT2(x − h) ≈ −g à l'ordre 1, d'où x = h − gt2/2. Puis y' = −2ωT(−gt2/2) = gωTt2, y(0) = 0 : y = gωTt3/3.
Donc a = −g/2 et b = gωT/3.
3.2.2. Déviation au sol
Arrivée au sol (x = 0) à t1 = √(2h/g). y1 = (gωT/3)(2h/g)3/2 = (2ωTh/3)√(2h/g) > 0 : la bille est déviée vers les y positifs, c'est-à-dire vers l'Est.
h = 200 m : t1 = √(400/9,8) ≈ 6,39 s ; y1 = (2 × 7,3×10-5 × 200/3) × 6,39 ≈ 6,2×10-2 m ≈ 6 cm.
Partie 4 — Gravimètre optique à chute libre
4.1.1. Intérêt du vide
(1) Supprimer les frottements de l'air sur le miroir en chute, pour que la chute soit réellement libre (accélération exactement g) ; (2) éviter les fluctuations de l'indice de l'air (température, pression, turbulence) qui modifieraient les chemins optiques et fausseraient la mesure ; (3) limiter les perturbations acoustiques et convectives.
4.1.2. Équation horaire
Axe Oz vertical descendant, seule force : le poids. PFD : z'' = g ; z'(0) = 0 ; z(0) = ℓ2(0) = ℓ1. Par intégrations successives : z(t) = ℓ1 + gt2/2.
4.2.1. Conditions d'interférences
Les deux ondes doivent être cohérentes : issues de la même source (même point source, même train d'onde), de même fréquence (synchrones) et avec un déphasage constant dans le temps ; la différence de marche doit rester inférieure à la longueur de cohérence ; leurs polarisations ne doivent pas être orthogonales ; enfin les faisceaux doivent se superposer.
4.2.2. Différence de marche
Chaque faisceau fait un aller-retour entre la séparatrice et son miroir : chemins 2·OO1 et 2·OO2 (le reste est commun). δ = 2(OO2 − OO1) = 2e.
4.2.3. Intensité reçue
Deux ondes cohérentes de même intensité E0 : E = E0[1 + cos(2πδ/λ)] = E0[1 + cos(4πe/λ)], de maximum 2E0 (pour δ multiple de λ).
4.2.4. Intensité en fonction du temps
e(t) = z(t) − ℓ1 = gt2/2, donc E(t) = E0[1 + cos(2πgt2/λ)]. À t = 0, E = 2E0, comme sur la figure 5 ; les oscillations sont de plus en plus rapides car la vitesse du miroir augmente.
4.2.5. Valeur de g
Minima : 2πgt2/λ = (2k + 1)π, soit gtk2/λ = k + 1/2 (k = 0, 1, 2, …). Sur la figure 5, les minima successifs sont à t ≈ 0,18 ms (k = 0), 0,31 ms (k = 1) et 0,40 ms : c'est le 3e minimum, k = 2. (Contrôle : tk ∝ √(k + 1/2), et 0,18 × √5 ≈ 0,40 ms.)
g = (k + 1/2)λ/t2 = 2,5 × 633×10-9/(0,40×10-3)2 ≈ 9,9 m·s-2.
Questions fréquentes sur ce sujet
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