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Modèle de concours : CNC 2023 Physique II (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique II 📅 2023 👁️ 34 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2023), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique II
Année
2023
Pages
6
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2023 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 6 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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Concours National Commun - Session 2023 - Filière TSI

e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des
copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des
questions abordées.

e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

e Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.

e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être
admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties de l’épreuve
sont relativement indépendantes entre elles.

Le diazote

Le diazote liquide est un liquide cryogénique fréquemment employé pour
maintenir des systèmes à basse température, dans la recherche scientifique, en
médecine ou dans l’industrie. On l’obtient à partir du diazote gazeux par le
procédé Linde-Hampson. Une fois produit, le diazote liquide doit être conservé à
l'abri de la chaleur.

Données :
- Masse molaire du diazote : M(N,)=28,0g.mol".
- Masse volumique du diazote liquide sous une pression de 1,00bar ,
considérée constante sur l’intervalle d’étude : p,(N,)=0,803kg.L"' .
- Capacité thermique massique de l’eau : c, =4,18kJ. kg" K".
- Constante des gaz parfaits : R=8,314J.mol ٠
-  1,00bar =1,01.10*Pa.
L’épreuve est composée de deux parties indépendantes, à l’intérieur
desquelles de nombreuses questions peuvent être traitées indépendamment les

unes des autres.
La partie 1 est notée sur 4 points, la partie 2 sur 16 points.

Partie 1

On désigne par C, et C, les capacités thermiques respectivement à volume

et à pression constants et par y le rapport y= = . On suppose que ces trois

grandeurs sont indépendantes de la température et de la pression. On rappelle

que ‏دن‎ 2 et C,= (25) , où U est l’énergie interne et H est l’enthalpie.

1. Donner l’équation d’état vérifiée par n moles d’un gaz parfait en indiquant
le nom et l'unité de chaque grandeur.
2. Préciser les unités de ‏بن‎ et C,-
3. Simplifier les expressions de ‏ن‎ et C, pour un gaz parfait.
4. Quelle est la relation qui lie la fonction d’état # à la fonction d’état U ?
Épreuve de Physique II 1/6

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Concours National Commun - Session 2023 - Filière TSI

5. Établir la relation dite de Mayer, C,-C, =nR.
6.  Exprimer C, et C, en fonction de ‏م‎ R et y.

Partie 2

Dans cette partie, on s’intéresse à l’étude de l’équilibre liquide-vapeur du
diazote, à la production du diazote liquide puis au circuit électrique de contrôle
de la pureté du diazote. On considère que le diazote gazeux est un gaz parfait.

1. Équilibre liquide- vapeur du diazote

La figure 1 donne la courbe associée à l’équilibre liquide-vapeur du diazote.

1.1. Quel est l’état physique du diazote dans les zones 1 et 2 ?

1.2. Nommer le point C, limite supérieure de cette courbe.

1.3. Déterminer graphiquement la température, en °C, de l’équilibre liquide-
vapeur du diazote sous une pression de P=1,00har. Pourquoi utilise-t-on
des gants cryogéniques lors de la manipulation du diazote liquide ?

1.4. Calculer la quantité de matière n(N,) contenue dans un volume V=1,00L
de diazote liquide sous la pression P =1,00bar.

1.5. Calculer le volume de gaz produit lors du passage de V - 1,007 de diazote
liquide à l’état gazeux à la température de l’équilibre liquide-vapeur sous
une pression de P=1,00bar -

1.6. Que vaut la valeur de ce volume ramené dans les conditions de
température et de pression d’un local (P=1,00bar ; T=20°C ) ? Pourquoi
doit-on ventiler le local ?

Pression (bar)

80

8 888

01-

0.06
0.06
0
00

Température

جح حح الح ‎a‏ اد ‎a a‏ ال ل 1 ب - 0,005

Figure 1 : Équilibre liquide-vapeur du diazote

Source : http://encyclopedia.airliquide.com/images_encyclopedie/VaporPressureGraph/

Épreuve de Physique II 2/6

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Concours National Commun - Session 2023 - Filière TSI
2. Production du diazote liquide

On s’intéresse dans cette partie au calcul de l’énergie dépensée pour
fabriquer une masse m, =1kg du diazote liquide à partir du diazote gazeux pris
dans les conditions ambiantes ) P =lbar , T, =290K ). La figure 2 représente le
schéma simplifié du procédé Linde-Hampson pour fabriquer du diazote liquide.

La figure 3, donnée en fin d’énoncé, fournit le diagramme entropique du
diazote (à rendre avec le cahier de composition). Sur ce diagramme les
pressions sont en bar et les enthalpies massiques en kJ.ke*. À chaque utilisation
du diagramme, il est demandé de justifier la réponse.

Diazote
liquide

Figure 2 : Procédé Linde-Hampson

- Le diazote gazeux entre dans le compresseur (C) dans l’état E, caractérisé
par la température 7-2907 et la pression P=lbar et y subit une
compression supposée isotherme quasi-statique qui l’amène dans l’état E,
caractérisé par la pression P, =200bars . Au cours de cette transformation, le
compresseur est refroidi uniquement par un circuit d'eau dans lequel l'eau
subit une augmentation de température de 10°C .

- Le diazote est ensuite refroidi à pression constante dans l’échangeur de
chaleur calorifugé (E) par le gaz recyclé provenant du séparateur jusqu’à
l’état F, caractérisé par la température T, =158K .

- Le diazote subit une détente de Joule-Thomson dans le détendeur (D)
jusqu’à l’état E, caractérisé par la pression atmosphérique P,=P =lbar. À
la sortie du détendeur, le diazote se trouve diphasé avec un titre massique
en liquide ts

- On extrait le diazote liquide du séparateur (S) (état F,). La vapeur saturée
sèche de diazote (état E,) est utilisée pour refroidir le diazote dans
l'échangeur. On suppose que le diazote vapeur est ramenée à l’état E, à la
sortie de l’_échangeur.

2.1. L'expression du premier principe pour un fluide en écoulement dans une
canalisation indéformable est: Ah=w,+qg, - Justifier cette expression,
identifier les termes qui y figurent et préciser les conditions de sa validité.
On suppose ces conditions vérifiées dans la suite.

Épreuve de Physique II 3/6

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Concours National Commun - Session 2023 - Filière TSI

2.2. Énoncer l’expression du deuxième principe de la thermodynamique dans le
cas d’un système ouvert en régime stationnaire.
2.3. Placer sur le diagramme isentropique du diazote de la figure 3 les points A,

A,» A,, A,» A, et A, représentant respectivement les états E,, E,, E,, E,,
E, et E, du diazote. Faire figurer sur le même diagramme les courbes

représentant les différentes transformations. On justifiera les réponses.
2.4. En exploitant les résultats de la question précédente, compléter le tableau

ci-dessous en indiquant, lorsque c’est possible, les valeurs de 7, P, h et s.

État E | E, | E
Température T, en K 290 158
Pression P en bar 1 200 1 1

Enthalpie massique h, en kJ.kg”

Entropie massique s, en kJ.kg”".K"

2.5. Pourquoi l’opération de liquéfaction du diazote ne peut être réalisée que si
la température est inférieure à la température critique ?
2.6. Calculer le transfert thermique ‏رو‎ reçu par le diazote au cours de la

compression isotherme. Commenter le signe de ‏يرو‎

2.7. Calculer la masse d'eau m, nécessaire au refroidissement du compresseur
lorsque celui-ci comprime une masse m, =1kg de diazote.

2.8. Calculer le travail utile w
du compresseur.

2.9. Calculer la variation d’entropie massique As du diazote dans le détendeur.
La détente du diazote dans le détendeur est-elle quasi-statique ?

2.10. Exprimer le titre massique x, de la vapeur de diazote à l’état E, en fonction

reçu par l'unité de masse de diazote de la part

de s,, s, et s,. Calculer numériquement x,. En déduire la masse m, du
diazote liquide obtenue par kilogramme de diazote.
2.11. En utilisant le résultat de la question 2.8, calculer le travail w. de
compression nécessaire pour obtenir la masse m, =1kg de diazote liquide.
2.12. En déduire la puissance du compresseur P. si l'on désire obtenir du

diazote liquide avec un débit massique D, =40kg.h".

3. Contrôle de la pureté du diazote

L’oscillateur à quartz est la solution naturelle lorsque la fréquence des
oscillations doit être stable et précise. On s’intéresse dans cette partie à l’_étude de
la stabilité de l’oscillateur de Pierce exploité dans le capteur électronique monté
dans un dispositif contrôlé en température pour détecter des impuretés dans le
diazote produit. Le dépôt des impuretés engendre une variation de la fréquence
d’oscillation. L’oscillateur utilise un quart piézo-électrique que l’on modélise par

le dipôle AB de la figure 4. Ce circuit est
alimenté par une tension sinusoïdale de | 4 Cp a
pulsation w. On néglige la résistance 7.
3.1. Montrer que l’impédance complexe Z

équivalente au dipôle AB s’écrit sous la 4 2 Cs

forme : 0

Figure 4 : Oscillateur de Pierce

Épreuve de Physique II 4/6

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Concours National Commun - Session 2023 - Filière TSI

2

غعشه_ تدسج

1 تت و از
د00

3.2. En déduire par identification l'expression de la capacité équivalente C,
ainsi que celles des pulsations ‏رن‎ et w, -

3.3. Le système possède deux fréquences de résonance définies par ‏در‎ =
7

x 2 ‏ا‎ 00 2 2
(fréquence de résonance série) et f-= ‏5خ‎ (fréquence de résonance

parallèle). Montrer que › ٠

3.4. Calculer numériquement f et f,. On donne C, =30,0.10-#F, C, =8,00.10-#F

3.5. Exprimer le module 2 et l'argument ‏م‎ de l’impédance Z du quartz.

3.6. Tracer l'allure de |Z| en fonction de w.

3.7. En déduire la nature de Z à l’intérieur des différents intervalles de
pulsation définis par ‏ن‎ et w, . Dans quel domaine de pulsation faut-il
travailler pour que le quartz ait un comportement inductif ?

3.8. Décrire le comportement électrique du dipôle AB lorsque ‏وده‎ puis
lorsque w=wo, ٠
On souhaite étudier expérimentalement la résonance du courant i(r) de

l’oscillateur de Pierce. On dispose d’un générateur basse fréquence (GBF)

délivrant la tension e(r), du dipôle AB et d’une résistance R=20,00. On dispose
également un oscilloscope.

3.9. Dessiner le schéma annoté du circuit électrique série constitué de e(r), AB
et R. Indiquer les branchements nécessaires (et la masse) pour visualiser la
tension e(s) aux bornes du GBF et l'intensité du courant électrique ;(r) du
circuit.

3.10. Exprimer la fonction de transfert H(jw) définie par H(jwæ)= Er où u, et la

tension aux bornes de la résistance R. Exprimer le module H de H(jo).

3.11. Tracer l’allure de H en fonction de w.

3.12. Proposer une méthode expérimentale qui permet de s’assurer que
l’oscillateur est en résonance d’intensité.

3.13. La résistance r (placée en série avec le dipôle LC, ) du dipôle AB
jusqu'alors négligée est estimée par le constructeur à r=SQ . Calculer la

Lo, et celle de la bande

passante à la résonance sachant que la résonance de l’intensité est
observée pour la fréquence f, =9,183MHz. Commenter.

valeur du facteur de qualité qui s’exprime par Q =

Épreuve de Physique II 5/6

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صبا الا ار

ANNE —

Figure 3 : Diagramme entropique du diazote (À rendre avec le cahier de
composition).

وروم رجو و* 3 2

Épreuve de Physique II 6/6

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC), session 2023, filière TSI (accès aux écoles d'ingénieurs). Thème : le diazote. Partie 1 (4 points) : rappels sur le gaz parfait ; partie 2 (16 points) : équilibre liquide-vapeur, liquéfaction par le procédé Linde-Hampson (diagramme entropique) et oscillateur à quartz de Pierce. Voici une correction proposée, question par question.

💡 Méthode : les valeurs lues sur le diagramme entropique (figure 3) sont approchées à ±5 kJ·kg-1 et ±0,05 kJ·kg-1·K-1 près ; le jury accepte toute lecture cohérente si la démarche (isobare, isotherme, isenthalpe utilisée) est justifiée.

Partie 1 — Le gaz parfait

1. Équation d'état

PV = nRT : P pression (Pa), V volume (m3), n quantité de matière (mol), R constante des gaz parfaits (8,314 J·mol-1·K-1), T température absolue (K).

2. Unités

CV et CP sont des capacités thermiques (non massiques) : elles s'expriment en J·K-1.

3. Gaz parfait

Pour un gaz parfait, U ne dépend que de T (1re loi de Joule) et H = U + PV = U + nRT ne dépend aussi que de T (2e loi de Joule). Les dérivées partielles deviennent des dérivées droites : CV = dU/dT et CP = dH/dT.

4. Relation H–U

H = U + PV (définition de l'enthalpie).

5. Relation de Mayer

Pour un gaz parfait H = U + nRT ; en dérivant par rapport à T : dH/dT = dU/dT + nR, soit CP − CV = nR.

6. CV et CP en fonction de γ

Avec CP = γCV : γCV − CV = nR, d'où CV = nR/(γ − 1) et CP = γnR/(γ − 1).

Partie 2 — 1. Équilibre liquide-vapeur du diazote

1.1. Zones 1 et 2

La courbe est la courbe de vaporisation Psat(T). Zone 1 (hautes pressions, basses températures, au-dessus/à gauche de la courbe) : liquide. Zone 2 (basses pressions, hautes températures) : vapeur (gaz).

1.2. Point C

C est le point critique : au-delà, on ne distingue plus liquide et vapeur (fluide supercritique). Lecture : TC ≈ 126 K, PC ≈ 34 bar.

1.3. Température d'ébullition sous 1 bar

L'horizontale P = 1,00 bar coupe la courbe vers T ≈ 77 K (lecture 77–78 K), soit θ ≈ 77 − 273 = −196 °C. Le diazote liquide est donc à −196 °C : tout contact avec la peau provoque des brûlures par le froid (gelure des tissus) ; les gants cryogéniques isolent thermiquement la main.

1.4. Quantité de matière dans 1,00 L de liquide

m = ρlV = 0,803 × 1,00 = 0,803 kg = 803 g ; n = m/M = 803/28,0 ≈ 28,7 mol.

1.5. Volume de gaz à 77 K sous 1 bar

Vg = nRT/P = 28,7 × 8,314 × 77 / (1,01×105) ≈ 0,182 m3 ≈ 182 L.

1.6. Volume dans le local (20 °C, 1 bar)

À pression constante V ∝ T : V' = Vg × 293/77 ≈ 0,69 m3 ≈ 690 L. Un litre de liquide donne près de 700 litres de gaz. Ce gaz inodore et incolore chasse le dioxygène de l'air du local : risque d'asphyxie (anoxie) sans signe d'alerte ; d'où l'obligation de ventiler.

Partie 2 — 2. Production du diazote liquide

2.1. Premier principe en écoulement

On suit un système fermé (le fluide contenu entre l'entrée et la sortie à t, plus la masse dm qui entre pendant dt). En régime permanent, le travail des forces de pression en amont et en aval vaut Peve − Psvs par unité de masse ; ajouté à Δu, il donne Δh. On obtient Δ(h + ec + ep) = wu + qth, qui se réduit à Δh = wu + qth.

  • Δh = hsortie − hentrée : variation d'enthalpie massique ;
  • wu : travail utile (indiqué) massique reçu des parties mobiles (compresseur, turbine), hors travail des forces de pression d'entrée/sortie ;
  • qth : transfert thermique massique reçu.

Conditions : régime stationnaire, une entrée et une sortie (même débit massique), variations d'énergie cinétique et potentielle massiques négligeables.

2.2. Deuxième principe (système ouvert, régime stationnaire)

Δs = s2 − s1 = se + sc, avec l'entropie d'échange se = qth/Text (ou Σ qi/Ti pour plusieurs sources) et l'entropie créée sc ≥ 0 (sc = 0 seulement pour une évolution réversible).

2.3. Placement des points sur le diagramme

  • A1 : intersection de l'isotherme T = 290 K et de l'isobare 1 bar (en haut à droite, sur l'isenthalpe 450).
  • A2 : même isotherme T = 290 K, sur l'isobare 200 bar (isobare la plus à gauche). 1→2 : segment horizontal (isotherme réversible).
  • A3 : sur l'isobare 200 bar, à T = 158 K. 2→3 : on descend le long de l'isobare 200 bar (refroidissement isobare).
  • A4 : la détente de Joule-Thomson est isenthalpique (h4 = h3) ; A4 est l'intersection de l'isenthalpe passant par A3 (h ≈ 200 kJ/kg) avec le palier à 1 bar (T ≈ 77 K) sous la courbe de saturation. 3→4 : tracé en pointillés le long de l'isenthalpe (évolution irréversible).
  • A5 : liquide saturé à 1 bar (branche gauche de la courbe de saturation, T ≈ 77 K) ; A6 : vapeur saturée sèche à 1 bar (branche droite, même palier). A4 est entre A5 et A6 sur le palier horizontal.
  • 6→1 : réchauffement isobare le long de l'isobare 1 bar jusqu'à A1.

2.4. Tableau des états

ÉtatE1E2E3E4E5E6
T (K)290290158777777
P (bar)1200200111
h (kJ·kg-1)450≈ 415≈ 200≈ 200≈ 27≈ 226
s (kJ·kg-1·K-1)≈ 4,4≈ 2,7≈ 1,7≈ 2,6≈ 0,4≈ 3,0

Justifications : E3 et E4 sont sur la même isenthalpe ; E4, E5, E6 sont sur le palier de changement d'état à 1 bar, donc à la même température (≈ 77 K, cohérent avec 1.3). On vérifie h6 − h5 ≈ 199 kJ/kg (enthalpie de vaporisation) et s6 − s5 = (h6 − h5)/T ≈ 199/77 ≈ 2,6 kJ·kg-1·K-1.

2.5. Pourquoi T < TC ?

Au-dessus de la température critique (≈ 126 K) il n'existe pas d'équilibre liquide-vapeur : quelle que soit la pression, le fluide reste supercritique, sans transition de phase avec interface. Le liquide n'apparaît, avec un palier de changement d'état, que pour T < TC ; c'est le rôle du refroidissement (échangeur) puis de la détente qui amène le fluide à 77 K.

2.6. Transfert thermique lors de la compression isotherme

Compression isotherme quasi-statique (réversible) : sc = 0, donc q1→2 = T1(s2 − s1) = 290 × (2,7 − 4,4) ≈ −4,9×102 kJ·kg-1. Le signe est négatif : le diazote cède de la chaleur à l'eau de refroidissement (pour rester à température constante pendant qu'on le comprime).

2.7. Masse d'eau de refroidissement

La chaleur cédée par 1 kg de diazote est reçue par l'eau : meceΔTe = −m0q1→2, d'où me = 1 × 490 / (4,18 × 10) ≈ 11,7 kg.

2.8. Travail utile de compression

w1→2 = (h2 − h1) − q1→2 ≈ (415 − 450) + 490 ≈ 4,6×102 kJ·kg-1 (≈ 455 kJ·kg-1 ; positif : le gaz reçoit du travail).

2.9. Entropie dans le détendeur

Δs = s4 − s3 ≈ 2,6 − 1,7 ≈ +0,9 kJ·kg-1·K-1. Le détendeur est calorifugé (q = 0), donc se = 0 et sc = Δs > 0 : la détente est irréversible, donc non quasi-statique (détente brutale à travers un étranglement).

2.10. Titre en vapeur à l'état E4

Sur le palier, s est une fonction affine du titre (théorème des moments) : s4 = (1 − xv4)s5 + xv4s6, d'où xv4 = (s4 − s5)/(s6 − s5) ≈ (2,6 − 0,4)/(3,0 − 0,4) ≈ 0,86.

Contrôle par les enthalpies : (h4 − h5)/(h6 − h5) ≈ (200 − 27)/(226 − 27) ≈ 0,87. Masse de liquide obtenue par kilogramme de diazote détendu : ml4 = (1 − xv4) × 1 kg ≈ 0,14 kg.

2.11. Travail de compression pour 1 kg de liquide

Chaque kilogramme comprimé ne fournit que ≈ 0,14 kg de liquide : pour obtenir m0 = 1 kg de liquide il faut comprimer m = m0/(1 − xv4) ≈ 1/0,14 ≈ 7,2 kg de gaz. D'où wC = m w1→2 ≈ 7,2 × 455 ≈ 3,3×103 kJ ≈ 3,3 MJ par kilogramme de liquide.

2.12. Puissance du compresseur

Dm = 40 kg·h-1 = 40/3600 ≈ 1,11×10-2 kg·s-1 ; PC = wC × Dm ≈ 3,3×106 × 1,11×10-2 ≈ 37 kW (≈ 36–37 kW selon les lectures).

Partie 2 — 3. Contrôle de la pureté : oscillateur de Pierce

3.1. Impédance du dipôle AB (r négligée)

Branche série : Zs = jLsω + 1/(jCsω) = (1 − LsCsω2)/(jCsω). Admittance totale (Cp en parallèle) :

Y = jCpω + jCsω/(1 − LsCsω2) = jω[(Cp + Cs) − CpCsLsω2]/(1 − LsCsω2).

Donc Z = 1/Y = [1/(jω(Cp + Cs))] × (1 − LsCsω2) / (1 − LsCsCpω2/(Cp + Cs)), qui a bien la forme demandée.

3.2. Identification

Ce = Cp + Cs ; ω1 = 1/√(LsCs) ; ω2 = √[(Cp + Cs)/(LsCsCp)].

3.3. f1 < f2

(ω2/ω1)2 = (Cp + Cs)/Cp = 1 + Cs/Cp > 1, donc ω2 > ω1 et f1 < f2.

3.4. Valeurs numériques

LsCs = 1,00×10-2 × 8,00×10-15 = 8,0×10-17 s2 ; ω1 ≈ 1,118×108 rad/s, f1 ≈ 17,8 MHz. f2 = f1√(1 + 8/30) = f1 × 1,125 ≈ 20,0 MHz. Les deux fréquences sont très proches (écart relatif ≈ 12 %).

3.5. Module et argument

Z = −j × (1/(Ceω)) × (1 − ω2/ω12)/(1 − ω2/ω22) est imaginaire pur :

  • |Z| = |1 − ω2/ω12| / (Ceω |1 − ω2/ω22|) ;
  • φ = −π/2 si ω < ω1 ou ω > ω2 (le rapport est positif) ; φ = +π/2 si ω1 < ω < ω2.

3.6. Allure de |Z|(ω)

  • ω → 0 : |Z| ≈ 1/(Ceω) → ∞ ;
  • |Z| décroît et s'annule en ω1 (résonance série) ;
  • |Z| croît ensuite et tend vers l'infini en ω2 (antirésonance, asymptote verticale) ;
  • ω > ω2 : |Z| décroît et tend vers 1/(Cpω) → 0 quand ω → ∞.

3.7. Nature de Z

ω < ω1 : capacitif (φ = −π/2) ; ω1 < ω < ω2 : inductif (φ = +π/2) ; ω > ω2 : capacitif. Pour un comportement inductif il faut travailler dans la bande étroite ω1 < ω < ω2.

3.8. Comportement en ω1 et ω2

En ω = ω1 : Z = 0, le dipôle AB se comporte comme un court-circuit (fil) — la branche LsCs est à la résonance série. En ω = ω2 : |Z| → ∞, AB se comporte comme un interrupteur ouvert (circuit ouvert) — résonance parallèle (antirésonance).

3.9. Montage expérimental

GBF, dipôle AB et résistance R en série. On place la masse commune au point de jonction entre le GBF et la résistance R (une borne du GBF reliée à une borne de R). Voie 1 de l'oscilloscope : autre borne du GBF → visualise e(t). Voie 2 : autre borne de R → visualise uR(t) = R i(t), image du courant (au signe près selon l'orientation, on peut utiliser la fonction « inverser » de la voie).

3.10. Fonction de transfert

Diviseur de tension : H(jω) = R/(R + Z). En posant Z = jX avec X(ω) = −(1/(Ceω))(1 − ω2/ω12)/(1 − ω2/ω22) : H = R/√(R2 + X2) = 1/√(1 + X2/R2).

3.11. Allure de H(ω)

H → 0 quand ω → 0 ; H croît jusqu'à H = 1 en ω1 (X = 0) ; H retombe à 0 en ω2 (X infini) ; au-delà, H reste très faible puis tend lentement vers 1 quand ω → ∞ (1/(Cpω) ≫ R aux fréquences étudiées). On obtient un pic de résonance très aigu en ω1 suivi d'un « zéro » de transmission en ω2.

3.12. Vérifier la résonance d'intensité

À la résonance, i(t) est en phase avec e(t) et son amplitude est maximale. Méthodes : (a) en mode XY (e en X, uR en Y), l'ellipse dégénère en un segment de droite ; (b) en mode bicourbe, les deux sinusoïdes passent par zéro simultanément et l'amplitude de uR est maximale (égale à celle de e si r est négligeable). On ajuste finement la fréquence du GBF jusqu'à cette situation.

3.13. Facteur de qualité et bande passante

ω0 = 2πf0 = 2π × 9,183×106 ≈ 5,770×107 rad/s ; Q = Lsω0/r = 1,00×10-2 × 5,770×107/5 ≈ 1,15×105.

Bande passante : Δf = f0/Q = r/(2πLs) = 5/(2π × 1,00×10-2) ≈ 80 Hz.

Commentaire : Q est énorme (un circuit RLC classique a Q de l'ordre de 10 à 100) : la résonance est extrêmement sélective (Δf/f0 ≈ 9×10-6). La fréquence d'oscillation est donc très stable et précise, et un dépôt d'impuretés qui la décale, même très légèrement, est détectable : c'est ce qui fait l'intérêt du quartz pour ce capteur.

💡 Remarque : avec les valeurs de 3.4, la résonance série calculée est f1 ≈ 17,8 MHz, alors que 3.13 donne f0 = 9,183 MHz ; les données des deux questions ne sont pas cohérentes entre elles. On utilise, comme le demande l'énoncé, f0 = 9,183 MHz en 3.13 (la bande passante r/(2πLs) n'en dépend d'ailleurs pas).

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Questions fréquentes sur ce sujet

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Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
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De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2023. Les questions sont en français.
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