Modèle de concours : CNC 2023 Physique II (PSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2023), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2023
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière PSI e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées. e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. e Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties de l’épreuve sont relativement indépendantes entre elles. L'épreuve est composée de deux parties indépendantes, à l’intérieur desquelles de nombreuses questions peuvent être traitées indépendamment les unes des autres. La partie 1 est notée sur 4 points, la partie 2 sur 16 points. Partie 1 Thermodynamique On désigne par C, et C, les capacités thermiques respectivement à volume et à pression constants et par y le rapport y= cn . On suppose que ces trois grandeurs sont indépendantes de la température et de la pression. On rappelle que C, = (25) et C,= (25) , OÙ U est l’énergie interne et H est l’enthalpie. ôT )y 07 مر 1. Donner l’équation d’état vérifiée par م moles d’un gaz parfait en indiquant le nom et l'unité de chaque grandeur. Préciser les unités de C, et C,. Simplifier les expressions de ى et C, pour un gaz parfait. Quelle est la relation qui lie la fonction d'état H à la fonction d'état U ? Etablir la relation dite de Mayer, C, -C, =nR. Exprimer C, et م en fonction de n, R et y. 99 كن 9 Partie 2 Viscosité La ténacité d’un liquide résulte de la liaison réciproque des particules du liquide entre elles. Plus cette liaison augmente, plus la mobilité des particules diminue. La formation d’un gradient de vitesse dans un profil d’écoulement nécessite alors une contrainte de cisaillement plus élevée. Décrivant la ténacité du liquide, le facteur de proportionnalité entre le gradient de vitesse et la contrainte de cisaillement est une grandeur appelée « viscosité dynamique ». Dans l'industrie, la viscosité a une très grande importance pratique, car elle conditionne l’écoulement des fluides dans les canalisations et le long des parois. Elle permet de mesurer directement ou indirectement certaines caractéristiques Épreuve de Physique II 1/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière PSI des produits (texture, taille de polymère, …). Elle conditionne le bon fonctionnement des processus (combustion, imprimerie, couchage, …). Données : - Dans un écoulement de fluide newtonien incompressible, le champ de vitesse v(M,r) et le champ de pression P(M,1) sont reliés par l’équation de Navier-Stokes : v.grad) ] = 7 - gradP +mA v + 5 م - Équation locale de conservation de la masse dans le cas d’un fluide : 90; af quelconque : ا div(pv) =0. - Divergence d’un vecteur A= A,e,+A,e,+A,e, : divA= 144), 194, ولق ن" r ôr ro - Laplacien de la composante orthoradiale d’un vecteur : - Élément de surface en coordonnées cylindriques : dS = rd0dze, + drdze, + rd0dre, . 1. Écoulement de Couette-Taylor On étudie l’écoulement d’un fluide entre deux cylindres coaxiaux verticaux (C,) et (C,), de rayons respectifs R, et R,, et de même hauteur L (L››R,›R,) . Le cylindre intérieur (C,) et le cylindre extérieur (C,) sont mis en rotation autour de leur axe (Oz) avec les vitesses angulaires respectives w,=w,e, €t w,=w,e, constantes (figure L’espace annulaire entre les deux cylindres est rempli du liquide de viscosité dynamique و . Ce liquide, de masse volumique p, est visqueux, Figure 1 : écoulement de Couette entre deux cylindres coaxiaux en rotation. newtonien, homogène, isotrope et incompressible. On suppose e=R,-R, ‹‹R, et on se place en régime stationnaire. La hauteur h du liquide est suffisante pour pouvoir négliger les effets de bord, et notamment l’action du fond sur le liquide. On suppose que l’écoulement du fluide entre les deux cylindres est laminaire et est uniquement provoqué par la rotation des cylindres et qu'aucun gradient de pression extérieur n’est appliqué. On repère un point de l’espace par ses coordonnées cylindriques (r,0,z) auxquelles on assoie la base orthonormée directe (44 t;) , e étant vertical ascendant. Épreuve de Physique II 2/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière PSI Le champ de pesanteur est supposé uniforme, g= -ge, . La force de viscosité qui s’exerce sur l’élément de surface dS est df = nr (2e as . L’étude est faite dans le référentiel du laboratoire que l’on considère galiléen. 1.1. Définir ce qu’est un fluide newtonien. Citer un exemple de fluide newtonien et un autre de fluide non newtonien. 1.2. Donner l'équation aux dimensions et l’unité de la viscosité dynamique n dans le système SI. Donner l'ordre de grandeur de la viscosité dans le cas de l’eau. 1.3. Quelle conséquence l'hypothèse de fluide incompressible a-t-elle sur la masse volumique du fluide ? 1.4. Lorsqu’on met (€ ) en rotation, que se passe-t-il dans le fluide ? En déduire que la forme la plus simple du champ de vitesses que l’on puisse imaginer, en coordonnées cylindriques est v= v(r,0,2)e, - 1.5. Simplifier l’expression du champ de vitesses par des considérations de symétrie. 1.6. Indiquer en justifiant de quelle(s) variable(s) spatiale(s) dépend le champ de pression. 1.7. Que représente l’équation de Navier-Stokes ? Interpréter chacun de ses termes. 1.8. Réécrire l’équation de Navier-Stokes dans les conditions de l’écoulement étudié. 1.9. Déduire les trois équations scalaires : 9 بلحت 1 2 0z 1.10. Montrer que l’une de ces trois équations s’intègre sous la forme : P(r,z)=C,z+ f@), OÙ f(r) est une fonction de la seule variable radiale et C, est une constante que l’on exprimera en fonction des données. Conclure. 1.11. Montrer que le champ de vitesse se met nécessairement sous la forme v(r)=Cr مكار , C, et C, sont deux constantes que l’on ne cherchera pas à 7 déterminer ici. 1.12. Déterminer le champ de pression p(r,z)- 1.13. En utilisant les conditions aux limites, déterminer l’expression de C, et celle de C,. À quoi correspondrait le cas limite ,نه =0 #0 ? 1.14. Exprimer dF , la force élémentaire de viscosité que le fluide exerce sur l’élément de surface ds de la paroi externe du cylindre intérieur. 1.15. Exprimer 41, le moment de la force dF. En déduire le couple 1 résultant exercé par le fluide sur le cylindre intérieur. Commenter l’expression trouvée. 1.16. Le système étudié précédemment décrit le principe du viscosimètre dit de Couette inventé par Couette en 1890. Ce type de viscosimètre est utilisé Épreuve de Physique II 3/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière PSI dans certains secteurs industriels pour la mesure de la viscosité de liquides. Le cylindre extérieur tourne à la vitesse angulaire constante w,=w›0, le cylindre intérieur est fixe (w, =0). Déduire du résultat de la question précédente le couple Fr, qu’il est nécessaire d’appliquer au cylindre intérieur pour le maintenir immobile. 1.17. Déduire de ce qui précède l’expression de la viscosité n en fonction de 1, et des autres paramètres connus. Montrer qu’en mesurant le couple appliqué au cylindre tournant en fonction de la vitesse de rotation constante مه on peut remonter à la viscosité du liquide. 1.18. Dans le but d’avoir une bonne précision sur la mesure de n, comment faut-il choisir a = F9 , R st 1 h étant fixés ? 1.19.Indépendamment de toute problématique de thermique, d’un point de vue hydrodynamique, à quoi faut-il faire attention lorsque l’on fait de telles mesures di viscosité ? 1.20. On place un liquide de viscosité n inconnue dans le viscosimètre de Couette dont les dimensions sont R, =45,0mm , R, =45,4mm , h=150,0mm (figure 2). Le cylindre extérieur tournant à la vitesse constante ره =@ =102 tours/min, le cylindre intérieur étant fixe, Figure 22 on mesure un couple [F, | :م.142.1037- . Calculer la | Viscosimètre de viscosité n.. couette 2. Contrôle de la vitesse de rotation du cylindre extérieur Le cylindre mobile du viscosimètre de couette étudié ci-dessus est entraîné à vitesse de rotation variable وه د ره par un moteur à courant continu à aimants permanents. À des fins d’analyse, cette vitesse est traduite sous forme d’une tension quasi-continue y, à l’aide d’un dispositif optoélectronique. En régime stationnaire, le cylindre intérieur est maintenu immobile (w, =0) grâce à un couple qu’on lui impose. La f.é.m. du moteur est liée à la vitesse de rotation de ce dernier par la relation : E=kw, avec k=3,34.10°5/, E en volt et مه en rads!. On suppose que cette expression est valable que le moteur soit à vide ou en charge. Le schéma électrique équivalent représentant l’induit 4 du moteur à courant continu est donné par la figure 3. 7 représente l'intensité du courant absorbé par l’induit de r résistance r=0,330Q. Les pertes magnétiques et mécaniques sont modélisées par un couple résistant de moment supposé constant : PF, =0,02N.m . 7 La partie mobile du viscosimètre développe un couple | résistant (égal au couple utile développé par le moteur en régime stationnaire) de moment 1 variant de 0 à 0,28N.m en | Figure 3 : schéma fonction de la vitesse de rotation et de la viscosité du fluide à électrique étudier. équivalent Épreuve de Physique II 4/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière PSI 2.1. Exprimer la tension U aux bornes de l’induit du moteur en fonction des données. 2.2. Dans cette question, on suppose que le moteur tourne à vide avec, ره la vitesse de rotation, /, l'intensité du courant et E, la f.é.m. correspondant à ce cas. 2.2.1. Exprimer la puissance électromagnétique P moteur en fonction de 1 et w, , puis en fonction de E, et 1,. 2.2.2. En déduire l’expression de 7, en fonction de Fr, et k. Calculer sa valeur numérique. 2.3. Dans cette question, on suppose que le moteur développe son couple maximal. 2.3.1. Exprimer l’intensité 7. du courant absorbé par l’induit du moteur. Calculer sa valeur numérique. 2.3.2. En déduire la tension U,, QU'’il faut appliquer au moteur pour qu’il développée par le tourne, à pleine charge, à la vitesse de rotation جين 628rad.s"". 2.3.3. Calculer le rendement n,, du moteur développant son couple maximal à cette vitesse de rotation. 2.4. Un photodétecteur est installé à proximité d’un disque solidaire du rotor du moteur et percé de dix trous équidistants à sa périphérie. Il fournit la tension v,(r) représentée dans la figure 4. Cette tension commande un monostable non redéclenchable. La tension de sortie y,(r) du monostable est nulle lorsque celui-ci est à l'état stable. Figure 4 2.4.1. Que vaut la période propre T, (durée de l'état instable) du monostable ? 2.4.2. Déterminer la fréquence f de la tension y,(r). En déduire, en rad”, la vitesse de rotation w, du disque percé de 10 trous. 2.4.3. Exprimer en volts, la valeur moyenne ‹v,(t)› de )ب en fonction de T (en s) puis de w (en rad.s”*). Épreuve de Physique II 5/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2023 - Filière PSI 2.5. La tension v,(r) est appliquée à l’entrée d’un filtre dont le diagramme de Bode en amplitude est représenté dans la figure 5. 2.5.1. En utilisant le diagramme de la figure 5, déterminer la nature du filtre, la fréquence de coupure /. du filtre à - 3 dB et son ordre. 2.5.2. À quelle condition sur f le signal de sortie correspondra-t-il à une composante continue ? Pour une fréquence de rotation particulière, la tension v,(r) possède la décomposition en série de Fourier suivante : 10 1 ; v,(t) étant exprimée en volts et ; en secondes. 2.5.3. Calculer numériquement la fréquence de )د 2.5.4. Préciser la valeur moyenne de v,(t). 2.5.5. En utilisant le diagramme de la figure 5, déterminer la valeur moyenne de la tension v(s) puis l'amplitude du fondamental de v.(1) lorsque la tension v,(1) est appliquée à son entrée. 2.5.6. Dire si un tel filtrage paraît suffisant. 19° 10! 10? 10$ 40 ب 20 —60 ال 80— —100 ب 120— —140 —160 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Figure 5 : diagramme de 3006 en amplitude du filtre. Épreuve de Physique 1 6/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC), session 2023, filière PSI, pour l'accès aux écoles d'ingénieurs. Deux parties indépendantes : thermodynamique du gaz parfait (4 points) et viscosité (16 points) : écoulement de Couette-Taylor et viscosimètre de Couette, puis commande du moteur à courant continu qui l'entraîne (mesure de vitesse par monostable et filtrage). Voici une correction proposée.
💡 Méthode : pour l'écoulement de Couette, tout repose sur les symétries (v = v(r) eθ), la projection de Navier-Stokes et la condition de non-glissement sur les parois. Les résultats clés à retenir : v(r) = C1r + C2/r et le couple Γ = 4πηhR12R22(ω2 − ω1)/(R22 − R12).
Partie 1 — Thermodynamique
1. Équation d'état
PV = nRT : P pression (Pa), V volume (m3), n quantité de matière (mol), R constante des gaz parfaits (8,314 J·mol−1·K−1), T température absolue (K).
2. Unités
CV et CP s'expriment en J·K−1 (capacités thermiques du système entier).
3. Cas du gaz parfait
Pour un gaz parfait, U et H ne dépendent que de T (lois de Joule) : CV = dU/dT et CP = dH/dT (dérivées droites), soit dU = CVdT et dH = CPdT.
4. Lien entre H et U
H = U + PV.
5. Relation de Mayer
Pour un gaz parfait H = U + nRT. En dérivant par rapport à T : dH/dT = dU/dT + nR, soit CP − CV = nR.
6. CV et CP en fonction de γ
CP = γCV et CP − CV = nR ⇒ CV = nR/(γ − 1) et CP = γnR/(γ − 1).
Partie 2 — Viscosité
1. Écoulement de Couette-Taylor
1.1. Fluide newtonien
Fluide pour lequel la contrainte de cisaillement est proportionnelle au gradient de vitesse (taux de cisaillement), le coefficient η ne dépendant pas de ce gradient (seulement de la nature du fluide et de la température). Exemples newtoniens : eau, air, huiles minérales. Non newtoniens : sang, peinture, dentifrice, ketchup, suspension de maïzena.
1.2. Dimension et unité de η
Contrainte = η × dv/dy ⇒ [η] = (M·L−1·T−2)/(T−1) = M·L−1·T−1. Unité : Pa·s (= kg·m−1·s−1, le poiseuille). Eau à 20 °C : η ≈ 1·10−3 Pa·s.
1.3. Incompressibilité
La masse volumique d'une particule de fluide ne varie pas au cours du mouvement (Dρ/Dt = 0) ; le fluide étant de plus homogène, ρ est uniforme et constante, et l'équation de conservation de la masse se réduit à div v = 0.
1.4. Mise en rotation de (C1)
Par adhérence (non-glissement), la couche de fluide au contact de C1 est entraînée à la vitesse de la paroi ; la viscosité transmet ce mouvement de proche en proche aux couches voisines. Le fluide se met donc à tourner autour de Oz : la forme la plus simple compatible est un écoulement orthoradial, v = v(r,θ,z) eθ (couches cylindriques coaxiales glissant les unes sur les autres, écoulement laminaire).
1.5. Symétries
Invariance du dispositif par rotation autour de Oz ⇒ v ne dépend pas de θ ; invariance par translation selon Oz (L ≫ R2, effets de bord négligés) ⇒ v ne dépend pas de z. Donc v = v(r) eθ. On vérifie div v = (1/r)∂v/∂θ = 0 : compatible avec l'incompressibilité.
1.6. Champ de pression
Par invariance par rotation, P ne dépend pas de θ. Il dépend de z (pesanteur) et de r (le fluide tournant a une accélération centripète qui exige un gradient radial de pression) : P = P(r, z). La pesanteur empêche l'invariance selon z pour la pression.
1.7. Signification de Navier-Stokes
C'est la relation fondamentale de la dynamique appliquée à une particule de fluide, rapportée à l'unité de volume :
- ρ ∂v/∂t : accélération locale (non-stationnarité) ; ρ(v·grad)v : accélération convective (déplacement de la particule dans un champ non uniforme) ; leur somme est ρDv/Dt ;
- fv : forces volumiques extérieures (ici le poids ρg) ;
- −grad P : résultante volumique des forces de pression ;
- ηΔv : résultante volumique des forces de viscosité.
1.8. Navier-Stokes pour cet écoulement
Régime stationnaire : ∂v/∂t = 0. Terme convectif : (v·grad)v = (v/r)∂(v eθ)/∂θ = −(v2/r) er. Force volumique : ρg = −ρg ez. D'où :
−ρ(v2/r) er = −ρg ez − grad P + η[d/dr(v/r) + d2v/dr2] eθ.
1.9. Projections
- sur er : −ρv2/r = −∂P/∂r ⇒ ρv2/r = ∂P/∂r (1) ;
- sur eθ : 0 = −(1/r)∂P/∂θ + η[d/dr(v/r) + d2v/dr2], avec ∂P/∂θ = 0 ⇒ 0 = d/dr(v/r) + d2v/dr2 (2) ;
- sur ez : 0 = −ρg − ∂P/∂z ⇒ 0 = ρg + ∂P/∂z (3).
1.10. Intégration de (3)
∂P/∂z = −ρg, constante : P(r,z) = −ρg z + f(r), soit C0 = −ρg. Conclusion : sur une verticale, la pression suit la loi de l'hydrostatique ; l'écoulement n'intervient que par la dépendance radiale f(r), déterminée par (1).
1.11. Profil de vitesse
(2) s'écrit v″ + v′/r − v/r2 = 0, que l'on peut mettre sous la forme d/dr[(1/r)d(rv)/dr] = 0 (développer pour vérifier). Donc (1/r)d(rv)/dr = 2C1 ⇒ rv = C1r2 + C2 ⇒ v(r) = C1r + C2/r.
1.12. Champ de pression
(1) donne f′(r) = ρv2/r = ρ(C12r + 2C1C2/r + C22/r3), d'où :
P(r,z) = P0 − ρgz + ρ[C12r2/2 + 2C1C2 ln(r/R1) − C22/(2r2)], P0 étant une constante fixée par une valeur de référence (par exemple la pression atmosphérique à la surface libre).
1.13. Constantes C1 et C2
Non-glissement : v(R1) = ω1R1 et v(R2) = ω2R2, soit C1R12 + C2 = ω1R12 et C1R22 + C2 = ω2R22. Par différence :
C1 = (ω2R22 − ω1R12)/(R22 − R12) et C2 = R12R22(ω1 − ω2)/(R22 − R12).
Si ω1 = ω2 = ω ≠ 0 : C1 = ω, C2 = 0, v = ωr : le fluide tourne en bloc comme un solide, sans cisaillement ni frottement visqueux.
1.14. Force élémentaire sur le cylindre intérieur
v/r = C1 + C2/r2 ⇒ r d(v/r)/dr = −2C2/r2. En r = R1, avec dS = R1dθ dz :
dF = −(2ηC2/R12) dS eθ = 2η R22(ω2 − ω1)/(R22 − R12) dS eθ.
Si ω2 > ω1, le fluide entraîne le cylindre intérieur dans le sens de rotation (cohérent).
1.15. Moment et couple
dΓ = R1er ∧ dF = R1dF ez. En intégrant sur la surface mouillée (hauteur h, aire 2πR1h) :
Γ = 4πηh R12R22(ω2 − ω1)/(R22 − R12) ez.
Commentaire : couple proportionnel à η, à la hauteur mouillée et à la vitesse angulaire relative ω2 − ω1 ; nul pour une rotation d'ensemble ; il tend à rapprocher la vitesse du cylindre intérieur de celle du cylindre extérieur. Pour un entrefer mince (e ≪ R1), Γ ≈ 2πηhR13(ω2 − ω1)/e : on retrouve le cisaillement plan η(R1Δω)/e.
1.16. Couple de maintien (ω1 = 0, ω2 = ω)
Le cylindre intérieur immobile est en équilibre : Γu + Γ = 0 ⇒ Γu = −4πηh R12R22 ω/(R22 − R12) ez.
1.17. Expression de η
η = |Γu|(R22 − R12)/(4πh R12R22 ω).
En régime stationnaire, le moment cinétique du fluide est constant : le couple exercé par le fluide sur le cylindre extérieur est l'opposé de celui qu'il exerce sur le cylindre intérieur, donc le couple moteur appliqué au cylindre tournant a la même valeur |Γu|. En traçant ce couple en fonction de ω, on obtient une droite passant par l'origine (fluide newtonien) de pente 4πηhR12R22/(R22 − R12) : la pente donne η (et la linéarité vérifie le caractère newtonien).
1.18. Choix de α = (R2/R1)2
Γ = 4πηhR12ω · α/(α − 1). Pour η, h, R1 et ω donnés, le couple mesuré est d'autant plus grand que α est proche de 1 (entrefer étroit) : la mesure du couple est alors plus précise, et l'écoulement est bien un cisaillement quasi uniforme. Il faut cependant que l'entrefer e = R2 − R1 soit connu avec précision, car η est proportionnelle à α − 1.
1.19. Précaution hydrodynamique
L'écoulement doit rester laminaire et orthoradial : au-delà d'une vitesse critique apparaît l'instabilité de Taylor-Couette (rouleaux de Taylor, puis turbulence), et la relation couple-vitesse n'est plus linéaire. Il faut donc travailler à vitesse de rotation modérée (faible nombre de Reynolds / de Taylor) ; faire tourner le cylindre extérieur, comme ici, est plus stable. Il faut aussi limiter les effets de bord (fond, surface libre) par une hauteur h suffisante.
1.20. Application numérique
ω = 102 × 2π/60 ≈ 10,7 rad·s−1 ; R22 − R12 = (R2 − R1)(R2 + R1) = 0,4·10−3 × 90,4·10−3 = 3,62·10−5 m2 ; R12R22 = 4,17·10−6 m4.
η = 0,142 × 3,62·10−5/(4π × 0,150 × 4,17·10−6 × 10,7) ≈ 6,1·10−2 Pa·s (environ 60 fois l'eau : liquide du type huile légère).
2. Contrôle de la vitesse de rotation
2.1. Tension d'induit
Convention récepteur : U = E + rI = kω + rI.
2.2.1. Puissance électromagnétique à vide
À vide en régime permanent, le couple électromagnétique compense exactement le couple de pertes : Γem = Γr. Donc Pem0 = Γrω0 = E0I0.
2.2.2. Courant à vide
E0I0 = kω0I0 = Γrω0 ⇒ I0 = Γr/k = 0,02/3,34·10−2 ≈ 0,60 A.
2.3.1. Courant au couple maximal
Couple électromagnétique (Γem = kI) : Γem = Γu,max + Γr = 0,28 + 0,02 = 0,30 N·m ⇒ Imax = (Γu,max + Γr)/k ≈ 9,0 A.
2.3.2. Tension à pleine charge
Umax = kωmax + rImax = 3,34·10−2 × 628 + 0,33 × 8,98 ≈ 20,98 + 2,96 ≈ 23,9 V.
2.3.3. Rendement
ηm = Γu,maxωmax/(UmaxImax) = 0,28 × 628/(23,9 × 8,98) = 175,8/215,0 ≈ 0,82 (82 %). Les pertes sont l'effet Joule dans l'induit (rI2 ≈ 26,6 W) et les pertes mécaniques et magnétiques (Γrω ≈ 12,6 W).
2.4.1. Durée de l'état instable
Sur la figure 4, vm reste à 5 V pendant 1 ms après chaque déclenchement : T0 = 1 ms.
2.4.2. Fréquence et vitesse du disque
Lecture de la figure : 2T correspond à 5 ms, donc T = 2,5 ms et f = 1/T = 400 Hz (vm a la même période que vp).
Dix trous par tour : 10 impulsions par tour, donc le disque fait f/10 = 40 tr/s : ωd = 2π f/10 ≈ 251 rad·s−1.
2.4.3. Valeur moyenne de vm
vm vaut 5 V pendant T0 sur chaque période T : <vm> = 5T0/T = 5·10−3/T (en V, T en s).
Avec T = 2π/(10ω) : <vm> = 5·10−3 × 10ω/(2π) = 0,025ω/π ≈ 7,96·10−3 ω (V, ω en rad·s−1). La valeur moyenne est proportionnelle à la vitesse : c'est le principe du tachymètre (ici ≈ 2,0 V pour 251 rad·s−1).
2.5. Filtrage
La tension v1(t) de cette section est la tension de sortie du monostable vm(t) (créneau 0/5 V), comme le confirme sa décomposition de Fourier (valeur moyenne 2,5 V, harmoniques impairs d'un créneau d'amplitude 5 V).
2.5.1. Nature du filtre
Gain 0 dB aux basses fréquences et décroissance aux hautes fréquences : filtre passe-bas. Le gain vaut −3 dB vers fc ≈ 10 Hz. La pente de l'asymptote haute fréquence est de −80 dB par décade (−80 dB à 100 Hz, −160 dB à 1000 Hz) : filtre d'ordre 4.
2.5.2. Condition pour une sortie continue
Il faut fc ≪ f (fréquence du fondamental de v1) : toutes les composantes sinusoïdales (fondamental et harmoniques) sont alors fortement atténuées et seule la valeur moyenne (gain 1 à fréquence nulle) est transmise.
2.5.3. Fréquence de v1
Fondamental (k = 0) : sin(1000πt), soit ω = 1000π rad·s−1 et f = 500 Hz.
2.5.4. Valeur moyenne
<v1> = 2,5 V (terme constant de la série).
2.5.5. Sortie du filtre
Valeur moyenne : gain 1 à fréquence nulle ⇒ <vs> = 2,5 V.
Fondamental : amplitude d'entrée 10/π ≈ 3,18 V à 500 Hz. Sur l'asymptote, GdB(500 Hz) ≈ −80 log(500/10) ≈ −136 dB, soit un gain ≈ 1,6·10−7. Amplitude du fondamental en sortie ≈ 3,18 × 1,6·10−7 ≈ 5·10−7 V (0,5 μV).
2.5.6. Le filtrage est-il suffisant ?
Oui, largement : l'ondulation résiduelle (≈ 0,5 μV, les harmoniques suivants étant encore plus atténués) est négligeable devant la composante continue de 2,5 V. On peut même noter que le filtre est surdimensionné : avec fc ≈ 10 Hz, son temps de réponse (≈ 1/(2πfc) ≈ 16 ms, allongé par l'ordre 4) limite la rapidité avec laquelle vs suit une variation de vitesse.
Questions fréquentes sur ce sujet
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