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Modèle de concours : CNC 2022 Physique I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique I 📅 2022 👁️ 37 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2022), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique I
Année
2022
Pages
6
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) 2022 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 6 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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Concours National Commun - Session 2022 - Filière MP

e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les des questions
abordées.

* Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.

e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être
admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème
sont relativement indépendantes entre elles.

* Tous les résultats numériques seront donnés avec un nombre de chiffres
significatifs compatibles avec les données fournies.

Le sujet de cette épreuve est constitué de deux parties indépendantes : la
première partie est notée sur 4 points, la deuxième sur 16 points.

Partie 1 : Turbine à gaz

De la vapeur d’eau évolue dans une turbine horizontale, de section
constante Z, munie d’une hélice. À l’extérieur, la température est constante et
vaut 7, =35 °C. La vapeur est admise dans la turbine à la température 1 = 400 °C
et la pression PR =6,0 bar, et ressort à la température T, =100 °C sous pression
P, =1,0 bar . Le débit massique au travers de la turbine vaut D, =1 kgs". On
assimile la vapeur d’eau à un gaz parfait et on note c, sa chaleur massique.
Données :

- Masse molaire de l’eau : M, =18g.mol".

- Coefficient isentropique : y = ce 15.
0
- Constante des gaz parfaits : R=8,314 ‏.1م71‎
‎- Expression de l’entropie molaire d’un gaz parfait en fonction de la
température T et de la pression P
‏أورج- | |والتسرري ي‎ Es rn
y-1 \T P
- Expression des deux principes de la thermodynamique pour un fluide en
écoulement stationnaire :

1 th

0

avec 7 l’enthalpie massique, e, l’énergie cinétique massique et e, l’énergie
potentielle massique du fluide ; P, la puissance mécanique utile qu’il reçoit et P,
la puissance thermique reçue, s.…, l’entropie créée par unité de temps et où l’on a
noté e les grandeurs en entrée et s celles en sortie.

On néglige les variations d’énergie cinétique.
1. Sachant que le but d’une turbine est de récupérer une puissance

mécanique, les pertes thermiques sont donc a priori faibles. Exprimer, en

Épreuve de Physique I 1/6

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Concours National Commun - Session 2022 - Filière MP

fonction de D

› Cp» T, et T,, la puissance maximale cédée à la turbine dans
l'hypothèse d’un écoulement adiabatique.

2. Calculer la variation d’entropie du fluide entre l’entrée et la sortie de la
turbine. Justifier que le résultat obtenu est contradictoire avec l’hypothèse
d’un écoulement adiabatique.

On suppose que la transformation est réversible dans la turbine.

3. Déduire du second principe de la thermodynamique la puissance P, cédée
par la vapeur d’eau à l’extérieur.
4. En déduire la puissance P, cédée à la turbine.

Partie 2 : Vibromètre

1.  Vibromêtre mécanique

La figure 1 représente le schéma de
principe d’un dispositif mécanique de mesure
de vibrations. Ce dernier est constitué d’une
masse m , d’un ressort de raideur k, d’un
amortisseur de coefficient de frottement
visqueux à et d’un traceur qui donne le
mouvement de la masse m en fonction du
temps. L'ensemble est rigidement lié au
système mécanique dont on veut étudier les

Figure 1 : Vibromètre

vibrations. mécanique.

On repère le mouvement de la masse m par z,(1) et on suppose que celui
de la base est de la forme z,(t)= Z, sin(œt) . L'origine de l’axe (Oz) vertical ascendant
est prise à la position d’équilibre du système. L'étude est faite dans le référentiel
du laboratoire (R) supposé galiléen. On note g= -ge, le champ de pesanteur

supposé uniforme.
1.1. Appliquer le deuxième loi de Newton à la masse m. Montrer que l'équation
de son mouvement en fonction de la variable z(#)=z,(t)-z,(#) s’écrit sous la

d’z y, 7 2 d’z .
forme : —+p/—+w,7=-—. Exprimer ‏ون‎ et f.
7 2 7 os dt 2 0 0 B

1.2. On cherche une solution permanente sous la forme z(t)=Zsin(wt-0) .
Déterminer Z=Z(w) et 6=0(w).

1.3. Représenter la variation de — en fonction du rapport des pulsations ‏و‎

2 00
pour f=0 et f=0,1 et f=1.

1.4. On considère le cas d'un ressort de faible raideur, ‏ره‎ ››. Écrire dans ce
cas z(f). Montrer que la mesure de l’amplitude Z permet de déduire
l'amplitude Z, des vibrations. Quel est le rôle du système dans ce cas ?

1.5. On considère le cas d'un ressort de raideur élevée, w ››w. Montrer que la

mesure de l’amplitude Z permet de déduire l'accélération des vibrations.
Quel est le rôle du système dans ce cas ?

Épreuve de Physique I 2/6

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Concours National Commun - Session 2022 - Filière MP

2.  Vibromètre laser

La vibrométrie laser est une technique de mesure sans contact des
vibrations qui utilise l’effet Doppler. Elle est actuellement le procédé disposant de
la plus haute résolution de déplacement et de vitesse, elle est utilisée dans de
nombreux domaines des sciences fondamentales. Le vibromètre est un dispositif
interférométrique à deux faisceaux utilisant le principe de l’interféromètre de
Michelson et qui détecte la différence de phase entre une référence interne et le
faisceau de mesure réfléchi sur la cible. Il permet la mesure sur des surfaces
chaudes, molles, mobiles, miniatures, légères ou difficilement accessibles, sans
les charger par la masse d’un accéléromètre. Il peut être utilisé à des distances de
quelques centimètres à plusieurs centaines de mètres.

Données :
-  Célérité de la lumière dans le vide : ‏3,00.10حي‎ 7

- Constante de Planck : h=6,63.10*J.s.

On considère l’interféromètre 7
de Michelson (figure 2). L'ensemble 1
laser-élargisseur de faisceau est
modélisé par une source ponctuelle
placée au foyer objet d'une lentille
convergente (L,). Les deux ondes de
l'interféromètre sont issues de la
même source laser de longueur
d’onde dans le vide À, = 632,8 nm .
L'onde initiale est divisée en
amplitude par une lame séparatrice
semi-transparente (semi-
réfléchissante). Une des deux ondes,
appelée onde de référence,
d'intensité /,, est dirigée directement
vers le photodétecteur,
après réflexion en incidence normale sur le miroir fixe (M,), sans changer de
fréquence. La deuxième onde, appelée sonde d'intensité /,, est envoyée en
incidence normale vers l’objet cible (représenté par le miroir mobile (M,)) et subit
un décalage Doppler avant d'interférer avec l'onde de référence au niveau du
photodétecteur.

Les miroirs (M,) et (M,) sont parfaitement orthogonaux entre eux et
initialement à égale distance de la séparatrice (d,=d,=d ), avec OO, =d, et
OO, =d, . L’interféromètre est placé dans l’air d'indice n, =1.

2.1. Dans un laser hélium-néon, le pompage est effectué entre des niveaux
d’énergie de l’hélium, mais la radiation amplifiée À correspond à une
transition électronique entre deux niveaux d’énergie de l’atome de néon. La
figure 3 représente un diagramme simplifié des niveaux d’énergie du néon.

2.1.1. Quelle est la couleur de la lumière émise par ce laser ?

; Miroir (M1)

Laser

Objet (Ma)

Photodétecteur

Figure 2 : vibromètre laser.

Épreuve de Physique I 3/6

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Concours National Commun - Session 2022 - Filière MP

2.1.2. Quelle relation lie la longueur d’onde dans le vide À, d’une onde à sa
fréquence f, 2

2.1.3. Donner l’expression de la différence E
d’énergie AE entre les deux niveaux
d’énergie concernés. Calculer
numériquement AE (en eV). Préciser entre | Es = ‏الأ‎
‎quels niveaux s’effectue la transition ‏يل‎ 17
responsable de la lumière du laser.

2.1.4. ; Justifier que la transition est de type | = 10e
électronique.

2.1.5. Quelles propriétés du rayonnement | ‏ولا المح‎ — 18.70eV
laser sont mises à profit dans la technique ‏ها‎ = 18.37eV
de vibrométrie laser ? Figure 3 : Diagramme

énergétique simplifié du néon.

2.2. Justifier que les deux ondes issues de la division d'amplitude sont
mutuellement cohérentes.

2.3. En se servant d’un schéma clair, expliquer brièvement le rôle de la lame
compensatrice. Cette compensation est-elle parfaite ?

2.4. Expliquer ce qu’est le contact optique. Donner l’allure du signal délivré par
le photodétecteur dans ce cas.

2.5. Justifier la présence de la lentille mince (L) placée à l’entrée de
l’interféromètre de Michelson. Illustrer la réponse à l’aide d’un dessin de
rayons lumineux.

Dans toute la suite, on admet que l’ensemble {6,) + (C,)} est équivalent à
une lame séparatrice théorique (S,), qui n’introduit aucune différence de marche

supplémentaire. À partir de la situation correspondant au contact optique, on
translate le miroir mobile (M,) le long de l’axe Ox de la distance e.

2.6. Justifier rigoureusement, et à l’aide d’un schéma soigné, que
l’interféromètre est équivalent, de point de vue chemin optique, à une lame
d’air à faces parallèles. Donner l’épaisseur de cette lame.

2.7. Préciser la localisation des franges d’interférences et justifier qu’il s’agit
d’anneaux avec ce réglage de l’interféromètre de Michelson.

2.8. On place le photodétecteur dans le plan focal image d’une lentille
convergente (L,) à la sortie de l’interféromètre. Quel est le rôle cette
lentille ?

2.9. Justifier brièvement que l'intensité lumineuse reçue par le photodétecteur
s’écrit sous la forme 1=21,(1+Ccos@), où 1,+1,=21, et ‏و‎ est la différence de
phase entre les deux ondes qui interférent en un point du champ
d’interférence. Exprimer C en fonction de /, et /,.

2.10. Que représente C ? De quoi dépend-il ? Quelle est sa valeur maximale ?

2.11. Exprimer la différence de phase ‏م‎ entre les deux ondes passant par les
centres O, et O, des deux miroirs et interférant au centre 7 du
photodétecteur, en fonction de l’écart e= 00-00 et ٠

2.12. Justifier que l’on ne peut pas accéder au sens de déplacement de la cible
mobile.

2.13. Pour quelles valeurs de @, les interférences sont-elles constructives ? Pour
quelles valeurs de , les interférences sont-elles destructives ? À quelle

Épreuve de Physique I 4/6

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variation de ‏م‎ correspond le passage d'un maximum d'intensité au
maximum suivant 2

2.14. La surface de la cible est mise en vibration, sa position varie au cours du
temps : X(r)=d+e+x(t), x(t) repère la position du miroir mobile (M,) à
partir du réglage correspondant à l’écart ‏-ر00 د‎ 00. Le photodétecteur
produit une tension ‏)ب‎ proportionnelle à l'intensité lumineuse /(r) qu'il
reçoit : u(t)=U, (1 +Ccosg'), U, étant une constante.

2.14.1. Exprimer ‏'ه‎ en fonction des données utiles.

2.14.2. Justifier pourquoi la tension u(r) évolue dans le temps.
On suppose que l'intensité lumineuse est une fonction sinusoïdale du

temps.

2.14.3. Montrer que la fréquence de ce signal est donnée par / = ar ;
7

2.14.4. On note v= = la vitesse de la cible et on suppose que, en régime
1

quasi-sinusoïdal, le signal reçu par le photodétecteur varie avec une
fréquence instantanée f(t) qui suit la relation f = 22 . Exprimer f(r) en
7 dt

fonction de v, c, et 0. Commenter le résultat obtenu et en proposer une

application.
2.14.5. Exprimer puis calculer numériquement le déplacement Ax,

correspondant au passage d'un maximum d'intensité au maximum suivant.
2.14.6. On suppose que la position de la cible varie de x à x,

(Ax=x, -x ›› À,). En utilisant le résultat précédent, montrer que l’amplitude
de déplacement Ax peut être déterminée en fonction du nombre N de

maxima du signal u(#) produit par le photodétecteur par Ax= Fa . Quelle

est la limite inférieure de l'incertitude sur la mesure ?

2.14.7. La cible vibre harmoniquement avec une amplitude instantanée
x(1)= X(1)-e = x, cos(wt) telle que x, ‹‹ ‏.م1‎ Montrer que l’expression linéarisée
de la tension u(t) s’écrit sous la forme :

2.14.8. Quelles sont les fréquences présentes dans la décomposition en série
de Fourier du signal u(t) ? Tracer l’allure du spectre de u(t)..
On souhaite mesurer l’amplitude ‏.ود‎ On applique alors le signal u(r) délivré
par le photodétecteur à l’entrée d’un oscilloscope numérique.
2.14.9. Quelle précaution faut-il prendre si l’on souhaite numériser le signal
u(r) 2
2.14.10. Donner l’allure du signal observé en mode AC de l’oscilloscope puis
en mode DC.
L’oscilloscope intercale une capacité C, en plus de la résistance d’entrée R,
pour réaliser un filtrage. Le filtre de la figure 4 est donc réalisé en entrée du mode
AC de l’oscilloscope.

Épreuve de Physique I 5/6

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2.14.11. Pour supprimer la valeur moyenne, 0:

quelle fréquence faut-il éliminer dans le
signal u(t) 2

2.14.12. En utilisant des schémas équivalents
à haute puis à basse fréquence, vérifier que
le filtre réalisé permet d’effectuer l’opération u ‏أن‎ u’
recherchée.

2.14.13. Déterminer la fonction de transfert

H= E de ce filtre et l’écrire sous la forme

‎Figure 4 : filtre en entrée du‏ : وب
‎SENONIQUE mode AC de l’oscilloscope.‏

‎000
‎0 œ
1+j7—

‎Exprimer H, et w, -

‎2.14.14.  Exprimer la pulsation de coupure ‏.هه‎ du filtre à -3dB. Calculer w,
pour C,=15pF et R,=1MQ.

‎2.14.15. Quelle condition doit être vérifiée par ‏ره‎ pour que le filtre permette
d’effectuer l’opération recherchée ?

‎2.14.16. À quelle condition sur la fréquence de vibration f = = , le filtre AC de
7

‎l’oscilloscope utilisé remplit-il bien l’opération souhaitée ? Donner alors
l’expression du signal de sortie u'(r).

‎Épreuve de Physique I 6/6

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) 2022, filière MP. Deux parties indépendantes : Partie 1 (4 points) — turbine à vapeur (premier et second principes en écoulement stationnaire) ; Partie 2 (16 points) — vibromètres : vibromètre mécanique (oscillateur forcé), puis vibromètre laser (laser He-Ne, interféromètre de Michelson, effet Doppler, traitement du signal et filtre RC). Voici une correction proposée.

Partie 1 : Turbine à gaz

Capacité thermique massique de la vapeur (gaz parfait) : cP = γR/((γ − 1)Me) = 1,3 × 8,314/(0,3 × 0,018) ≈ 2,0·10³ J·kg⁻¹·K⁻¹.

1. Puissance maximale (écoulement adiabatique)

Δec négligé, turbine horizontale (Δep = 0), Pth = 0 : Pu = Dm(h2 − h1) = Dm cP(T2 − T1) < 0. Puissance cédée à la turbine : Pmax = Dm cP(T1 − T2) ≈ 1 × 2001 × 300 ≈ 6,0·10⁵ W = 600 kW.

2. Variation d'entropie

s2 − s1 = cP ln(T2/T1) − (R/Me) ln(P2/P1) = 2001 × ln(373/673) − 461,9 × ln(1/6) ≈ −1181 + 828

Δs ≈ −354 J·K⁻¹·kg⁻¹ (soit DmΔs ≈ −354 W·K⁻¹). Si l'écoulement était adiabatique, le second principe donnerait DmΔs = scréée ≥ 0 : un Δs négatif est impossible. La vapeur perd donc nécessairement de l'entropie par transfert thermique vers l'extérieur : l'hypothèse adiabatique est contradictoire.

3. Puissance thermique (évolution réversible)

scréée = 0 : Pth = Dm T0 (s2 − s1) = 1 × 308 × (−354) ≈ −1,09·10⁵ W. La vapeur cède environ 109 kW à l'extérieur.

4. Puissance utile

Pu = Dm cP(T2 − T1) − Pth ≈ −600 + 109 ≈ −491 kW : la turbine reçoit environ 4,9·10⁵ W (moins que la valeur adiabatique de 600 kW).

Partie 2 : Vibromètre

1.1. Équation du mouvement

Forces sur m (projection sur Oz) : poids −mg, rappel du ressort −k(ℓ − ℓ₀) avec ℓ = ℓéq + z₁ − z₂, frottement −α(ż₁ − ż₂). À l'équilibre, −mg − k(ℓéq − ℓ₀) = 0. D'où m z̈₁ = −k z − α ż avec z = z₁ − z₂, et, comme z̈₁ = z̈ + z̈₂ :

z̈ + (α/m) ż + (k/m) z = −z̈₂.

ω0 = √(k/m). Sous la forme canonique z̈ + 2βω0 ż + ω0² z = −z̈₂ (β sans dimension, ce qu'impliquent les valeurs β = 0 ; 0,1 ; 1 de la question 1.3) : β = α/(2√(km)) = α/(2mω0). Si l'on retient la forme z̈ + β ż, alors β = α/m.

1.2. Régime permanent

Le second membre vaut Z₂ω² sin(ωt). En complexes, Z̲ = ω²Z₂/(ω0² − ω² + 2jβω0ω). Avec u = ω/ω0 :

Z(ω) = Z₂ u²/√((1 − u²)² + 4β²u²) et tan δ = 2βu/(1 − u²), avec δ ∈ [0, π] (δ = π/2 à la pulsation propre).

1.3. Courbes Z/Z₂ en fonction de u = ω/ω0

  • Toutes partent de 0 (≈ u² aux basses fréquences) et tendent vers 1 aux hautes fréquences.
  • β = 0 : divergence (résonance infinie) en u = 1.
  • β = 0,1 : résonance aiguë, maximum 1/(2β√(1 − β²)) ≈ 5,0 pour u = 1/√(1 − 2β²) ≈ 1,01.
  • β = 1 : pas de résonance (il n'y en a que pour β < 1/√2), courbe croissante monotone vers 1.

1.4. ω0 ≪ ω

u ≫ 1 : Z ≈ Z₂ et δ ≈ π, donc z(t) ≈ −Z₂ sin(ωt) : z₁ = z + z₂ ≈ 0, la masse reste immobile dans le référentiel du laboratoire. Mesurer Z (déplacement relatif enregistré par le traceur) donne directement Z₂ : le système fonctionne en vibromètre de déplacement (sismographe).

1.5. ω0 ≫ ω

u ≪ 1 : z ≈ −z̈₂/ω0² = (ω²Z₂/ω0²) sin(ωt). Donc Z = A₂/ω0² où A₂ = ω²Z₂ est l'amplitude de l'accélération du support : le système fonctionne en accéléromètre.

2.1.1.

λ0 = 632,8 nm : lumière rouge.

2.1.2.

λ0 = c0/f0.

2.1.3.

ΔE = h f0 = hc0/λ0 = 6,63·10⁻³⁴ × 3,00·10⁸/632,8·10⁻⁹ ≈ 3,14·10⁻¹⁹ J ≈ 1,96 eV. Seul écart compatible : E₅ − E₂ = 20,66 − 18,70 = 1,96 eV : transition E₅ → E₂.

2.1.4.

Énergie de l'ordre de l'eV, photon visible : c'est l'ordre de grandeur des transitions entre niveaux électroniques (les transitions vibrationnelles sont de l'ordre de 0,1 eV, infrarouge ; rotationnelles de l'ordre du meV, micro-ondes). De plus, le néon est un gaz monoatomique : il n'a ni vibration ni rotation moléculaire.

2.1.5.

Quasi-monochromaticité (grande longueur de cohérence temporelle : interférences même pour de grandes différences de marche, mesure à grande distance), directivité (faisceau peu divergent, mesure sans contact à distance), cohérence spatiale et forte intensité lumineuse sur une petite zone.

2.2.

Les deux ondes proviennent du même train d'onde, divisé en amplitude par la lame séparatrice : elles ont la même fréquence et un déphasage constant dans le temps (tant que la différence de marche reste inférieure à la longueur de cohérence). Elles sont donc mutuellement cohérentes.

2.3. Lame compensatrice

La séparatrice est une lame de verre d'épaisseur non nulle : sans compensation, l'un des faisceaux la traverse 3 fois et l'autre une seule fois, d'où une différence de marche parasite dépendant de λ (dispersion) et de l'incidence. La compensatrice, lame identique (même verre, même épaisseur) placée parallèlement à la séparatrice, fait traverser la même épaisseur de verre aux deux faisceaux. Compensation parfaite en théorie (pour toutes les longueurs d'onde et toutes les incidences) si les lames sont rigoureusement identiques et parallèles ; en pratique elle est seulement approchée (tolérances de fabrication et de réglage).

2.4. Contact optique

Le contact optique correspond à d₁ = d₂ avec miroirs rigoureusement perpendiculaires : l'image de M₁ par la séparatrice est confondue avec M₂, la différence de marche est nulle en tout point. On observe une teinte plate (éclairement uniforme, maximal). Le photodétecteur délivre un signal constant (continu) de valeur maximale 2I0(1 + C).

2.5. Lentille L₁

La source ponctuelle étant au foyer objet de L₁, celle-ci fournit un faisceau parallèle élargi (onde plane) : les miroirs sont éclairés en incidence normale et sur toute leur surface. Dessin : rayons issus du foyer F₁, émergents parallèles à l'axe optique.

2.6. Lame d'air équivalente

Le symétrique M₁' de M₁ par rapport à la séparatrice théorique est parallèle à M₂ (miroirs orthogonaux, séparatrice à 45°). Le trajet S → (Sp) → M₁ → (Sp) a la même longueur optique que le trajet vers M₁'. Tout se passe comme si la lumière se réfléchissait sur les deux faces M₁' et M₂ d'une lame d'air à faces parallèles d'épaisseur e (distance M₁'M₂, égale à la translation de M₂ depuis le contact optique) ; différence de marche δ = 2e cos i.

2.7.

Pour une lame d'air éclairée par une source étendue, les franges sont localisées à l'infini. δ = 2e cos i ne dépend que de l'inclinaison i : une frange correspond à i = cte, c'est-à-dire à un cône de révolution autour de la normale aux miroirs ; on observe des anneaux concentriques (franges d'égale inclinaison).

2.8.

L₂ permet d'observer à distance finie les franges localisées à l'infini : chaque point de son plan focal image correspond à une direction (une inclinaison i). Le photodétecteur placé au foyer reçoit la lumière émergeant en incidence i = 0 (centre des anneaux).

2.9.

Ondes cohérentes : I = I₁ + I₂ + 2√(I₁I₂) cos φ = 2I0(1 + C cos φ) avec C = 2√(I₁I₂)/(I₁ + I₂).

2.10.

C est le contraste (visibilité) des franges : C = (Imax − Imin)/(Imax + Imin). Il dépend du rapport des intensités des deux ondes (et, plus généralement, de la cohérence de la source). Valeur maximale C = 1, obtenue pour I₁ = I₂.

2.11.

Au centre (i = 0), la différence de marche est 2(OO₂ − OO₁) = 2e (les deux réflexions sur miroirs introduisent le même déphasage) : φ = 4πe/λ0.

2.12.

L'intensité dépend de cos φ, fonction paire : e et −e (rapprochement ou éloignement) donnent le même signal, et le passage d'un maximum au suivant se produit de la même façon dans les deux sens. Le signal ne permet donc pas de connaître le sens du déplacement.

2.13.

Constructives : φ = 2pπ ; destructives : φ = (2p + 1)π (p entier). D'un maximum au suivant : Δφ = 2π.

2.14.1.

OO₂ − OO₁ = e + x(t) : φ'(t) = 4π(e + x(t))/λ0.

2.14.2.

x(t) varie avec la vibration, donc φ'(t) et u = U0(1 + C cos φ') varient : le photodétecteur voit défiler les franges.

2.14.3.

Si le signal est sinusoïdal, cos φ'(t) s'écrit localement cos(2πft + φi) : φ'(t) = 2πft + cte, d'où f = (1/2π) dφ'/dt.

2.14.4.

f = (1/2π)(4π/λ0) dx/dt = 2v/λ0, soit f(t) = 2|v| f0/c0. Commentaire : c'est le décalage Doppler de l'onde réfléchie par un miroir mobile (f0(1 ± 2v/c0)), observé comme une fréquence de battement avec l'onde de référence ; f est proportionnelle à la vitesse de la cible (ex. : v = 1 mm·s⁻¹ donne f ≈ 3,2 kHz). Application : vélocimétrie laser Doppler (mesure de vitesses de surfaces vibrantes, d'écoulements, cinémomètres).

2.14.5.

Δφ' = 2π ⇔ 4πΔx0/λ0 = 2π : Δx0 = λ0/2 ≈ 316 nm.

2.14.6.

Chaque maximum compté correspond à un déplacement λ0/2 : Δx = N λ0/2. Le comptage étant entier, l'incertitude est au minimum de l'ordre d'une frange : ≈ λ0/2 ≈ 0,32 µm (fraction de frange non comptée).

2.14.7. Linéarisation

u = U0[1 + C cos(a + ε)] avec a = 4πe/λ0 et ε = 4πx₀cos(ωt)/λ0 ≪ 1. cos(a + ε) ≈ cos a − ε sin a, d'où :

u(t) = U0(1 + C cos(4πe/λ0)) − 4πC (x₀/λ0) U0 sin(4πe/λ0) cos(ωt).

2.14.8.

Deux fréquences : 0 (composante continue U0(1 + C cos(4πe/λ0))) et f = ω/2π (amplitude 4πC(x₀/λ0)U0|sin(4πe/λ0)|, faible). Spectre : deux raies, une en 0 et une petite en f. (La sensibilité est maximale si sin(4πe/λ0) = ±1, c'est-à-dire e = λ0/8 modulo λ0/4.)

2.14.9.

Respecter le critère de Shannon–Nyquist : fréquence d'échantillonnage fe > 2f (en pratique bien plus), sinon repliement de spectre ; éventuellement filtre anti-repliement.

2.14.10.

Mode DC : sinusoïde de petite amplitude superposée à une grande composante continue (la sinusoïde est difficile à voir avec un calibre adapté au continu). Mode AC : seule la sinusoïde de fréquence f, centrée sur 0, que l'on peut agrandir.

2.14.11.

Il faut éliminer la composante de fréquence nulle (composante continue).

2.14.12.

Basse fréquence (ω → 0) : le condensateur est un interrupteur ouvert, i = 0, u' = 0. Haute fréquence : le condensateur est un fil, u' = u. C'est un filtre passe-haut : il supprime le continu et laisse passer la composante à f.

2.14.13.

Diviseur de tension : H = Ro/(Ro + 1/(jCoω)) = jRoCoω/(1 + jRoCoω) : H0 = 1 et ω0 = 1/(RoCo).

2.14.14.

|H| = (ω/ω0)/√(1 + (ω/ω0)²) = Hmax/√2 pour ωc = ω0 = 1/(RoCo). ωc = 1/(10⁶ × 15·10⁻¹²) ≈ 6,7·10⁴ rad·s⁻¹ (fc ≈ 10,6 kHz).

2.14.15.

Il faut que la composante utile soit transmise sans atténuation et le continu coupé : ω0 ≪ ω (pulsation de coupure très inférieure à la pulsation de vibration ; ω0 > 0 assure la suppression du continu).

2.14.16.

Condition : f ≫ fc = ωc/2π ≈ 10,6 kHz (pour ces valeurs de Ro et Co). Alors H ≈ 1 à la fréquence f et H(0) = 0 :

u'(t) = −4πC (x₀/λ0) U0 sin(4πe/λ0) cos(ωt), dont l'amplitude, proportionnelle à x₀, permet de mesurer x₀.

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Questions fréquentes sur ce sujet

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Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2022. Les questions sont en français.
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