Modèle de concours : CNC 2020 Chimie (PSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2020), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Chimie
- Année
- 2020
- Pages
- 5
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2020 - Filière PSI e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les des questions abordées. e Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. e Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties de l’épreuve sont relativement indépendantes entre elles. Le baryum Le baryum (du grec barys, lourd), de symbole "’Ba, est un métal doux blanc argenté. On le trouve dans la nature sous la forme de barytine, sulfate de baryum (BaS0,). La barytine, isolée et étudiée par le suédois SCHEELE en 1779, est largement utilisée dans différents secteurs industriels pour ses propriétés particulières : densité élevée, grande stabilité chimique, blancheur et faible abrasivité. Son usage principal est comme additif de forte densité pour les boues de forage dans l’industrie pétrolière (85 % de la consommation mondiale), mais on l’emploie aussi dans l’industrie chimique pour la production de dérivés du baryum (carbonate de baryum, chlorure, oxyde) et comme charge minérale (papier, peintures, plastiques, …). La production mondiale est largement dominée par la Chine, l'Inde, les USA et le Maroc. Données : - Masse molaire Men g.mod!: Espèce CaCI, | SCI, | M 95,3 | 1111 | 158,6 Oxygène | Soufre | Baryum | Titane 32,07 137,34 47,9 — Données thermodynamiques à T, =25 °C sous P°=1 bar : 29) Enthalpie standard de formation A,H° en امم لما 213,7 Entropie standard 5 en 71. امم — Constante d’AVOGADRO : رلا - 6, 02.107 mor". — Constante des gaz parfaits : R=8,314 J.K'.mdl". — Pression de référence : P° =1 bar = 10° Pa. — Concentration de référence : 00 110/7 — Les gaz seront considérés parfaits et les solutions aqueuses diluées. Epreuve de Chimie 1/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2020 - Filière PSI — L'acide sulfurique se comporte en phase aqueuse comme un diacide. Sa première acidité est forte. Sa seconde acidité a pour constante d'équilibre K =107. L’épreuve est composée de deux parties indépendantes, à l’intérieur desquelles de nombreuses questions peuvent être traitées indépendamment les unes des autres. La partie 1 est notée sur 4 points, la partie 2 sur 16 points. Partie 1 Structure de type pérovskite Le titanate de baryum, de formule Ba,Ti.0,, possède une polarisation permanente en l’absence de tout champ électrique appliqué. C’est le phénomène de la ferroélectricité découvert par SEIGNETTE en 1672. Ce corps permet de fabriquer des électrets qui sont l’analogue électrique des aimants. L’effet est utilisé dans certains microphones qui délivrent un signal sans nécessiter une alimentation électrique. Pour des températures supérieures à 120°C, le titanate de baryum est un solide ionique qui cristallise dans une structure de type pérovskite (du nom du minéralogiste russe L.A. PEROWSKI (1792-1856)). Dans une maille cubique élémentaire de cette structure, les ions baryum Ba” occupent les sommets du cube, les ions oxydes 07 occupent les centres des faces du cube et un ion titane Ti” occupe le centre du cube (nest un entier). 1. Représenter la maille cubique élémentaire du titanate de baryum. 2. Combien d’ions de chaque type y a-t-il par maille ? En déduire la formule brute du titanate de baryum. 3. Vérifier l’électroneutralité électrique de la maille cubique décrite. En déduire la valeur de n. 4. Quel est le polyèdre de coordination formé par les ions 07 autour de l’ion titane ? En déduire la coordinence du titane par rapport à l’oxygène. 5. La masse volumique du titanate de baryum est p=6,02gem. Calculer le paramètre de maille a du solide. Partie 2 1. L’atome de baryum Le baryum est situé dans la sixième ligne du tableau périodique, en deuxième Hcolonne. 1.1. Pourquoi ne trouve-t-on pas le baryum dans la nature sous la forme d’élément natif ? 1.2. À partir des coordonnées du baryum dans le tableau périodique, déterminer, en justifiant clairement la démarche, la configuration Epreuve de Chimie 2/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2020 - Filière PSI électronique de cet atome dans son état fondamental. En déduire son numéro atomique. 1.3. Expliquer la formation de l'ion monoatomique Ba”. 1.4. On connaît actuellement six éléments appartenant à la famille du baryum qui sont (classés par ordre croissant de leur numéro atomique) : béryllium, magnésium, calcium, strontium, baryum et radium. 1.4.1. Comment appelle-t-on les éléments de cette famille ? Justifier cette appellation. 1.4.2. Comment varient le rayon métallique, le rayon ionique des cations M”, le potentiel standard du couple rédox M”*/M et l’énergie de première ionisation des éléments de cette famille en fonction du numéro atomique. Justifier la réponse. 2. Solubilité de la barytine Le sulfate de baryum est un sel peu soluble dans l’eau. Dans 1L d’eau pure, à la température 25°C, on introduit 7,624g de chlorure de magnésium, 6,666 de chlorure de calcium, 6,344g de chlorure de strontium et 41669 de chlorure de baryum 580 . La solution n’est pas saturée. On y ajoute alors progressivement une solution d’acide sulfurique à 17011 . On donne ,50م = —log| SO | au début d’apparition de chaque précipité : 11952 | CaS0, | SO, | 50 Précipité 2.1. Donner l’équation bilan de la réaction associée à la constante de solubilité de M'SO, dans l’eau pure (M'= Ba; 9 ; Ca; Mg). Exprimer pKs=-logKs يا en fonction de ندم et de la concentration [M*], Calculer les produits de solubilité de ces précipités. Dans quel ordre apparaissent-ils ? 2.2. Calculer la solubilité massique en gl du sulfate de baryum dans l’eau pure. 2.3. Calculer le volume y d’acide sulfurique faisant apparaitre le précipité BaSO,. On montre que les volumes d’acide sulfurique faisant apparaitre les précipités 350 ; CaSO, ; MgSO, sont respectivement v,=20ML, v,=59,5mL et v, =119,1mML. Quelle(s) conclusion(s) peut-on faire ? 2.4. Calculer la concentration des ions baryum lorsque le sulfate de strontium commence à précipiter. Commenter. 2.5. Quelle est l’application pratique de ces précipitations successives ? Epreuve de Chimie 3/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2020 - Filière PSI 3. Décomposition du carbonate de baryum Le baryum est également présent, mais en moindre quantité, sous forme de withérite, qui est un carbonate de baryum, 58098 . Il est utilisé comme rodenticide ainsi que dans la préparation des briques, de la glaçure et du ciment. On étudie dans cette partie la décomposition du carbonate de baryum modélisée par la réaction d’équation-bilan : 2-0. حب 220, +CO 3.1. Combien de paramètres intensifs est-il nécessaire de fixer pour atteindre et décrire un état d’équilibre chimique du système ? Justifier la réponse. 3.2. Comment évolue cet équilibre lors d’une diminution de la pression du système à température et composition constantes ? 3.3. Calculer l’enthalpie standard A,H° et l’entropie standard A,S’ de cet équilibre à 25°C. Commenter le signe de AS’. 3.4. Quelle est l’influence d’une augmentation de la température sur l’équilibre précédent ? La décomposition du carbonate de baryum est réalisée à 900K, dans un four chauffé au gaz naturel. Justifier le choix de cette température. 3.5. Comment se comporte l’équilibre si on élimine CO, au fur et à mesure de sa formation ? 3.6. Calculer l’enthalpie libre standard A,G’ de la réaction de décomposition du carbonate de baryum à 25°C. En déduire la valeur de la constante d’équilibre K° à cette température. 3.7. Donner l’expression littérale de la constante thermodynamique K°(T) associée à cet équilibre chimique. En déduire la valeur de la pression P(CO,) du dioxyde de carbone à l’équilibre à 25°C. 3.8. La proportion du dioxyde de carbone dans l'air est en moyenne de 3,3.10° % en quantité de matière. 3.8.1. Calculer la pression partielle en dioxyde de carbone dans l'air à 25°C et sous lbar. 3.8.2. Calculer dans ces conditions l’enthalpie libre A,G de la réaction. Conclure sur la stabilité du carbonate de baryum. Epreuve de Chimie 4/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2020 - Filière PSI 4 Dosage des ions baryum dans une eau de lavage Le rejet des sels de baryum dans les eaux est limité à cause de leur toxicité. La norme actuelle en ions baryum est | 82| =1004g.L" et celle en ions sulfate est 9+ - 2500171. Dans un site utilisant du baryum (sous forme carbonate), le matériel de production est lavé avec de l’eau provenant du réseau urbain et, respectant la législation, est chargé à 200091! de so . Les eaux de lavage, chargées en ions baryum, sont récupérées. Ces ions sont dosés à l’aide d’une solution contenant des ions sulfate. On prélève le volume ا des eaux de lavage de concentration C, en ions Ba” que l’on dose par une solution de sulfate de sodium de concentration molaire C,. Le dosage est suivi par mesure de la conductivité de la solution titrée contenue dans le bécher en fonction du volume V versé de la solution titrante. 4.1. Calculer la solubilité massique en gl de sulfate de baryum dans l’eau pure. Que devient cette solubilité si l’on dissout dans une solution de sulfate de sodium ( Na, SO, ) ; 0,1000101 ? 4.2. Donner le schéma légendé du montage expérimental pour réaliser le dosage. 4.3. Écrire l'équation bilan de la réaction support du dosage. Que vaut sa constante d’équilibre ? Conclure. 4.4. Exprimer la concentration molaire C, en baryum des eaux de lavage. 4.5. Les eaux de lavage récupérées sont chargées en ions Ba” à hauteur de 300mgL". 4.5.1. Justifier que l’on doit ajouter du sulfate de sodium aux eaux de lavage pour précipiter le sulfate de baryum et ainsi atteindre le seuil limite fixé par la législation. 4.5.2. Quelle masse de sulfate de sodium doit-on ajouter par litre d’eau de lavage pour précipiter le sulfate de baryum et ainsi atteindre le seuil limite fixé par la législation ? Epreuve de Chimie 5/5 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) marocain, session 2020, filière PSI (5 pages), sur le thème « Le baryum ». Partie 1 (4 points) : structure pérovskite du titanate de baryum. Partie 2 (16 points) : atome de baryum, solubilité de la barytine, décomposition du carbonate de baryum, dosage des ions baryum dans une eau de lavage. Voici une correction proposée avec la numérotation du sujet.
Conseil : les données de masse des chlorures (7,624 g ; 6,666 g…) sont choisies pour tomber sur des concentrations rondes (0,08 ; 0,06 ; 0,04 ; 0,02 mol/L). Quand un calcul donne un nombre rond, c'est en général le signe qu'on est sur la bonne voie.
Partie 1 – Structure de type pérovskite
1. Maille cubique d'arête a : un ion Ba2+ à chacun des 8 sommets, un ion O2− au centre de chacune des 6 faces, un ion Tin+ au centre du cube. (Sur la copie : dessiner le cube en perspective et légender les trois types d'ions.)
2. Ba2+ : 8 × 1/8 = 1 ; O2− : 6 × 1/2 = 3 ; Tin+ : 1 × 1 = 1. Formule brute : BaTiO3 (x = 1, y = 1, z = 3).
3. Électroneutralité de la maille : 1 × (+2) + 1 × (+n) + 3 × (−2) = 0 ⇒ n = 4 : l'ion titane est Ti4+.
4. Le Ti4+ central est entouré des 6 O2− des centres de faces, tous à la distance a/2 : ils forment un octaèdre régulier. Coordinence du titane par rapport à l'oxygène : [6] (Ti/O = 6).
5. Une maille contient un motif BaTiO3, de masse molaire M = 137,34 + 47,9 + 3 × 16,00 = 233,24 g·mol-1. ρ = M/(NA·a3) ⇒ a = [M/(ρNA)]1/3 = [233,24/(6,02 × 6,02×1023)]1/3 cm = (6,44×10-23 cm3)1/3 ≈ 4,01×10-8 cm = 401 pm.
Partie 2
1. L'atome de baryum
1.1. Le baryum est un métal alcalino-terreux très réducteur (E° ≈ −2,9 V) : il réagit avec l'eau et le dioxygène de l'air. Dans la nature, il n'existe donc qu'à l'état oxydé Ba2+, dans des sels (sulfate BaSO4, carbonate BaCO3).
1.2. 6e ligne ⇒ couche de valence n = 6 ; 2e colonne (bloc s) ⇒ sous-couche de valence 6s2. En remplissant selon la règle de Klechkowski (et en respectant Pauli et Hund), la configuration est celle du gaz rare de la 5e période (Xe, Z = 54) suivie de 6s2 :
Ba : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s2, soit [Xe] 6s2. Numéro atomique : Z = 54 + 2 = 56.
1.3. L'atome perd ses deux électrons de valence 6s (faiblement liés) : Ba → Ba2+ + 2e−. L'ion Ba2+ acquiert la configuration [Xe] du gaz rare qui le précède, particulièrement stable (couche externe 5s25p6 complète).
1.4.1. Ce sont les métaux alcalino-terreux (colonne 2, configuration de valence ns2). « Alcalino » : leurs oxydes et hydroxydes donnent des solutions basiques (alcalines) ; « terreux » : leurs oxydes (chaux, magnésie, baryte…) étaient appelés « terres » par les anciens chimistes, car ils sont peu solubles et résistent à la chaleur.
1.4.2. Quand Z augmente (on descend dans la colonne), le nombre quantique n de la couche de valence augmente :
- rayon métallique : augmente (électrons de valence sur une couche de plus en plus éloignée du noyau) ;
- rayon ionique de M2+ : augmente (même raison, une couche complète de plus à chaque période) ;
- énergie de première ionisation : diminue (électron plus éloigné et mieux écranté, donc moins retenu par le noyau) ;
- E°(M2+/M) : diminue globalement (devient plus négatif) : les métaux sont de plus en plus réducteurs, car ils cèdent plus facilement leurs électrons (de −1,85 V pour Be à environ −2,9 V pour Ba).
2. Solubilité de la barytine
Concentrations initiales (1 L) : [Mg2+] = 7,624/95,3 = 0,080 ; [Ca2+] = 6,666/111,1 = 0,060 ; [Sr2+] = 6,344/158,6 = 0,040 ; [Ba2+] = 4,166/208,3 = 0,020 mol·L-1.
2.1. M'SO4(s) ⇌ M'2+(aq) + SO42−(aq), Ks = [M'2+][SO42−]/C°2. Au début de la précipitation, la solution est juste saturée et [M'2+] est encore égale à sa valeur initiale : pKs = pSO4 − log[M'2+] (dilution par l'acide négligée).
| Précipité | [M'2+] (mol/L) | pSO4 | pKs | Ks |
|---|---|---|---|---|
| MgSO4 | 0,080 | 1,2 | 2,3 | 5,0×10-3 |
| CaSO4 | 0,060 | 3,4 | 4,6 | 2,4×10-5 |
| SrSO4 | 0,040 | 5,3 | 6,7 | 2,0×10-7 |
| BaSO4 | 0,020 | 8,2 | 9,9 | 1,26×10-10 |
En ajoutant l'acide, [SO42−] augmente (pSO4 diminue) : le premier précipité est celui qui exige le pSO4 le plus grand. Ordre d'apparition : BaSO4, puis SrSO4, puis CaSO4, enfin MgSO4.
2.2. Dans l'eau pure, s = [Ba2+] = [SO42−] (le caractère basique de SO42−, pKa = 2, est négligeable à pH ≈ 7) : s = √Ks = √(1,26×10-10) = 1,12×10-5 mol·L-1. M(BaSO4) = 137,34 + 32,07 + 64,00 = 233,41 g·mol-1, d'où sm = 1,12×10-5 × 233,41 ≈ 2,6×10-3 g·L-1.
2.3. BaSO4 apparaît dès que [SO42−] = 10-8,2 = 6,3×10-9 mol·L-1. À ces très faibles concentrations, le pH reste voisin de 7, HSO4− (pKa = 2) est entièrement dissocié et tout l'acide apporté donne des ions sulfate : v1 = 6,3×10-9 mol / (1 mol·L-1) ≈ 6×10-9 L (quelques nL) : le précipité apparaît dès la première goutte (v1 ≈ 0).
Conclusions à partir de v2, v3, v4 (1 mL d'acide 1 mol/L apporte 1 mmol de SO42−) :
- v2 − v1 ≈ 20 mL = 20 mmol = quantité de Ba2+ : le baryum est entièrement précipité avant que SrSO4 n'apparaisse ;
- v3 − v2 = 39,5 mL pour 40 mmol de Sr2+ : le strontium est précipité à ≈ 99 % quand CaSO4 apparaît ;
- v4 − v3 = 59,6 mL pour 60 mmol de Ca2+ : le calcium est précipité à ≈ 99 % quand MgSO4 apparaît.
Les précipitations sont donc successives et pratiquement quantitatives : la séparation est excellente pour Ba/Sr, un peu moins nette pour Sr/Ca et Ca/Mg.
2.4. Au début de la précipitation de SrSO4 : [SO42−] = 10-5,3 mol·L-1 et la solution reste saturée en BaSO4 : [Ba2+] = Ks(BaSO4)/[SO42−] = 10-9,9/10-5,3 = 10-4,6 ≈ 2,5×10-5 mol·L-1 (≈ 3,5 mg·L-1). Commentaire : il ne reste que ≈ 2,5×10-5 × 1,02/0,020 ≈ 0,13 % du baryum initial en solution ; 99,9 % est précipité avant que le strontium ne commence à précipiter : la séparation Ba/Sr est quantitative.
2.5. Ces précipitations successives (précipitation fractionnée) permettent de séparer sélectivement les cations Ba2+, Sr2+, Ca2+, Mg2+ d'un mélange : par filtrations successives on récupère chaque sulfate isolément (purification du baryum, analyse qualitative et quantitative des mélanges).
3. Décomposition du carbonate de baryum
3.1. Paramètres intensifs : T, P et la composition de chaque phase. Les deux solides sont purs, seuls dans leur phase (fraction molaire 1), et la phase gazeuse ne contient que CO2 (PCO2 = P). Il reste T et P, liés par la condition d'équilibre K°(T) = P/P°. Variance : v = 2 − 1 = 1 (ou règle de Gibbs : v = (3 constituants − 1 réaction) + 2 − 3 phases = 1). Il suffit de fixer un seul paramètre intensif (T ou P) : l'équilibre est monovariant.
3.2. Le quotient de réaction vaut Q = PCO2/P° = P/P°. Si P diminue, Q < K° : l'équilibre est déplacé dans le sens direct (décomposition, production de gaz : Δngaz = +1), conformément à la loi de Le Chatelier. Comme le système est monovariant, si la pression est maintenue sous la pression d'équilibre, la décomposition est totale (rupture d'équilibre).
3.3. Loi de Hess :
ΔrH° = ΔfH°(BaO) + ΔfH°(CO2) − ΔfH°(BaCO3) = −553,7 − 393,5 + 1216,7 = +269,5 kJ·mol-1 ;
ΔrS° = 70,4 + 213,7 − 112,2 = +171,9 J·K-1·mol-1.
ΔrS° > 0 : la réaction produit un gaz à partir d'un solide (Δngaz = +1), ce qui augmente fortement le désordre du système.
3.4. ΔrH° > 0 : la réaction est endothermique. Loi de Van't Hoff : d(ln K°)/dT = ΔrH°/(RT2) > 0, donc K° croît avec T : une élévation de température favorise la décomposition (sens direct). Choix de 900 K : il faut chauffer pour rendre la décomposition plus favorable thermodynamiquement et plus rapide (cinétique), tout en limitant le coût énergétique du four. Réponse probable pour la justification attendue : avec les données (approximation d'Ellingham), ΔrG°(900 K) = 269 500 − 900 × 171,9 ≈ 114,8 kJ·mol-1, soit K°(900 K) ≈ 2×10-7 : à cette température la décomposition n'avance que si la pression de CO2 est maintenue très basse, d'où la nécessité d'évacuer CO2 au fur et à mesure (question 3.5). La température d'inversion ΔrH°/ΔrS° vaut environ 1570 K.
3.5. Si CO2 est éliminé au fur et à mesure, PCO2 reste inférieure à la pression d'équilibre : Q < K° en permanence, la réaction évolue dans le sens direct jusqu'à disparition totale de BaCO3 (rupture d'équilibre, décomposition complète).
3.6. ΔrG° = ΔrH° − TΔrS° = 269 500 − 298,15 × 171,9 ≈ +218,2 kJ·mol-1. K° = exp(−ΔrG°/RT) = exp(−218 248/(8,314 × 298,15)) = exp(−88,0) ≈ 6×10-39.
3.7. Les solides purs ont une activité égale à 1 : K°(T) = PCO2,éq/P°. À 25 °C : P(CO2)éq = K°·P° ≈ 6×10-39 bar : pression pratiquement nulle, BaCO3 ne se décompose pas à température ambiante.
3.8.1. 3,3×10-2 % correspond à la fraction molaire x = 3,3×10-4. PCO2 = x·P = 3,3×10-4 × 1 bar = 3,3×10-4 bar (33 Pa).
3.8.2. ΔrG = ΔrG° + RT·ln(PCO2/P°) = 218,2 + 8,314×10-3 × 298,15 × ln(3,3×10-4) = 218,2 − 19,9 ≈ +198 kJ·mol-1. ΔrG > 0 : la décomposition est impossible ; c'est au contraire la carbonatation de BaO qui est favorisée. Le carbonate de baryum est stable dans l'air à 25 °C.
4. Dosage des ions baryum dans une eau de lavage
4.1. Dans l'eau pure (voir 2.2) : sm ≈ 2,6×10-3 g·L-1. Dans Na2SO4 à 0,100 mol·L-1 (effet d'ion commun) : [SO42−] ≈ 0,100 (car s' ≪ 0,1), donc s' = Ks/0,100 = 1,26×10-9 mol·L-1, soit s'm ≈ 2,9×10-7 g·L-1 : la solubilité est divisée par environ 104.
4.2. Montage : burette graduée contenant la solution titrante de sulfate de sodium (Cs), au-dessus d'un bécher contenant le volume Vb d'eau de lavage (éventuellement complété d'eau distillée pour immerger la cellule et limiter l'effet de la dilution) ; agitateur magnétique et barreau aimanté ; cellule conductimétrique plongée dans la solution et reliée au conductimètre. On relève σ en fonction de Vs.
4.3. Ba2+(aq) + SO42−(aq) → BaSO4(s), de constante K = 1/Ks = 109,9 ≈ 8×109. K ≫ 104 : la réaction est quantitative (et rapide), elle peut servir de support de dosage. L'équivalence est repérée par la rupture de pente de σ = f(Vs) : avant l'équivalence, Ba2+ est remplacé par Na+, moins conducteur, et σ varie peu ; après, l'excès de Na+ et SO42− fait croître σ nettement.
4.4. À l'équivalence, n(Ba2+) initial = n(SO42−) versé : CbVb = CsVs,éq, d'où Cb = Cs·Vs,éq/Vb.
4.5.1. [Ba2+] = 300 mg·L-1, soit 0,300/137,34 = 2,18×10-3 mol·L-1, alors que la norme est 100 μg·L-1 = 7,3×10-7 mol·L-1 : la teneur est 3000 fois trop forte. Les ions sulfate apportés par l'eau du réseau ont déjà précipité avec une partie du baryum : dans l'eau de lavage, [SO42−] ne vaut plus que Ks/[Ba2+] ≈ 6×10-8 mol·L-1. Pour faire descendre [Ba2+] sous la norme, il faut que [SO42−] ≥ Ks/7,3×10-7 ; il faut donc apporter des ions sulfate. Le sulfate de sodium convient : il est très soluble et l'ion Na+ est sans danger.
4.5.2. Réponse probable (dans l'interprétation où 300 mg·L-1 est la teneur en Ba2+ dissous) :
- sulfate restant en solution pour [Ba2+] = 7,28×10-7 mol·L-1 : [SO42−] = 1,26×10-10/7,28×10-7 = 1,73×10-4 mol·L-1 (16,6 mg·L-1, bien en dessous de la norme de 250 mg·L-1) ;
- sulfate consommé par la précipitation : 2,184×10-3 − 7,3×10-7 ≈ 2,183×10-3 mol·L-1 ;
- total à apporter : n(Na2SO4) ≈ 2,36×10-3 mol par litre, avec M(Na2SO4) ≈ 142,0 g·mol-1 (Na = 23,0, valeur non fournie par l'énoncé) : m ≈ 0,335 g par litre d'eau de lavage.
Si l'on considère au contraire que l'eau contenait à la fois 300 mg·L-1 de baryum et les 200 mg·L-1 de sulfate du réseau, ce sulfate (2,08×10-3 mol·L-1) précipite déjà 2,08×10-3 mol·L-1 de baryum, et il ne faut plus ajouter qu'environ 1,0×10-4 + 1,7×10-4 ≈ 2,7×10-4 mol·L-1 de Na2SO4, soit ≈ 39 mg par litre. Indiquez l'hypothèse retenue sur la copie.
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