Modèle de concours : CNC 2016 Chimie (PSI) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2016), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Chimie
- Année
- 2016
- Pages
- 7
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. 1 convient en particulier de rappeler avec précision les |références des questions abordées. ٠ Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. ° Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont relativement indépendantes entre elles. 1°" problème Hydrométallurgie du zinc Dans la nature, le zinc se trouve essentiellement sous forme de sulfure, ZnS , appelé blende : celle-ci est associée à des métaux et une gangue constituée par de la calcite CaCO, et de la dolomie MgCO,. Dans ce minerai, le zinc est associé aussi à d’autres métaux (Pb, Fe.) sous forme de sulfure et sous forme d’oxyde. L’abondance de l’élément zinc dans l’écorce terrestre est de 80 g par tonne d’écorce. Les minerais exploités renferme jusqu'à 20 % de zinc. Pour récupérer le métal zinc, la blende subit des transformations physico- chimiques. Celle-ci est transformée en calcine (constituée principalement de ZnO ) au moyen d’une opération appelée grillage. La calcine est ensuite traitée par hydrométallurgie ou pyrométallurgie pour obtenir le métal zinc quasiment pur. La principale utilisation du zinc est l'élaboration de l’acier zingué (galvanisation). Il intervient aussi comme constituant essentiel des laitons et en petite quantité dans les bronzes et dans des alliages. Ce problème propose d’étudier de manière simplifiée quelques étapes de l’hydrométallurgie du zinc. Il est composé de parties totalement indépendantes, à l’intérieur desquelles de nombreuses questions peuvent être traitées indépendamment les unes des autres. Données : * Numéro atomique du zinc : Z=30. * Masses molaires atomiques en g.mo/" : M(O)=16,0 ; M(S)=32,1 Pression de référence : 79 =1 bar =1,0.10° Æ. e Concentration de référence : C°=1 70/77٠ ٠ Constante des gaz parfaits : R 8,314 77777107 Epreuve de Chimie 1/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI ٠ Constante de Faraday : 1F =96500 C.mol ٠ Constante de Nernst à 25 °C : ممم = 0,06 7 . + Les gaz seront considérés parfaits et les solutions aqueuses diluées. ٠ Le constituant 4 en solution aqueuse est noté A A en phase solide est noté A,» 4 en phase gazeuse est noté A, et A en phase liquide est noté 4, - e Potentiels standards à 25 °C : Couple 0,1 H,0, | H£ 1 Hyg) | 20271270 | Cu, Cu, | F1 M, Potentiel 5, 21,237 | E,=0,00V | Æ;=-0,76 7 | E}=0,34V | ES =-0,44V standard * Constantes d’acidité à 25 °C : “)غلم ! Zm(OH))= 9,0. + Produit de solubilité à 25 °C : pK (Zn(OH),,)= 7 + Produit ionique de l’eau à 25°C : pÆ = 14,0. + Constantes de formation globale ل des complexes à 25 °C : . L’élément zinc et ses ions 1.1. Donner, en le justifiant, la configuration électronique de l'atome de zinc dans son état fondamental et celle de son cation correspondant. Préciser la position de l’élément zinc dans le tableau des éléments ? A quel bloc de ces éléments appartient le zinc ? 1.2. Définir un élément de transition. Peut-on considérer le zinc comme un élément de transition ? 1.3. Déterminer les degrés d'oxydation du zinc présent dans les molécules et les ions suivants : Zn, Zn”, Zn(OH)j, Zn(OH), et ZnS. 2. Hydrométallurgie du zinc L’hydrométallurgie du zinc permet l’élaboration du métal à partir du minerai en faisant appel à des transformations s’opérant habituellement en milieu aqueux par procédé électrochimique à température inférieure à 100°C. Elle permet d’obtenir directement du métal à 99,995 %. Elle assure environ 80 % de la production mondiale de zinc. 2.1. Grillage de la blende Après l'opération dite de flottation qui consiste à enrichir le minerai naturel renfermant environ 20 % de zinc en éliminant une partie de la gangue, on obtient un minerai contenant de 60 à 90% de ZnS (concentré de ZnS). Le grillage est effectué en chauffant fortement le sulfure de zinc solide ZnS,, en présence du dioxygène de l’air. Il fournit de l’oxyde de zinc solide ZnO,_, mélangé aux autres Epreuve de Chimie 2/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI oxydes métalliques, On étudie ici les conditions thermodynamiques de cette transformation d'équation bilan : 25 7 3 جد 2770 ++ 0 s 2 (s) Ug) Ug) Les grandeurs thermodynamiques de cette réaction à 25 °C sont : 2.1.1.Expliquer pourquoi le métal zinc n’existe pas pur dans la nature. Citer l’exemple d’un métal existant pur dans la nature. 2.1.2.La réaction est-elle favorisée à haute ou basse température ? Pourquoi est- on obligé de travailler à au moins 700 °C 2 2.1.3.Calculer la constante d'équilibre à 700 °C . Commenter. 2.1.4.En fait, le grillage de la blende a lieu à haute température (77›1298 Æ). En supposant les capacités calorifiques des produits réagissant et formés indépendantes de la température, calculer l’enthalpie standard de la réaction à 1298 Æ. 2.1.5.Pourquoi la réaction est favorisée par une pression élevée 9 Pourquoi n'est- il pas indispensable de travailler à pression élevée ? 2.1.6.Déterminer la masse m(ZnS) de sulfure de zinc qu'il faut utiliser pour produire une masse m(/nO)=1,0.10* # d’oxyde de zinc. 2.2. Lixiviation acide et élimination des ions fer (///) La calcine issue du grillage de la blende subit une dissolution par une solution d’acide sulfurique. On obtient une solution aqueuse contenant les ions zinc (//). Au cours de ce traitement sulfurique, la plupart des impuretés du minerai, transformées en oxydes au cours du grillage sont également solubilisées sous forme cationique 11 . Parmi les impuretés figurent les ions Fe* qu'on élimine par précipitation avec les ions hydroxyde 011 . Le précipité est séparé par décantation puis filtration. 2.2.1.Pour une concentration molaire effective en ions zinc م2 [ - 2,3 7101.17, calculer la valeur pH, pour laquelle 277)077 ىو( commence à précipiter. 2.2.2.Sachant que le domaine d’existence de l’hydroxyde de fer (III) est compris entre pH,=2,0 et pH,=14,0, dire dans quel intervalle de pH doit-on se placer industriellement pour faire seulement précipiter l’'hydroxyde de fer 2.3. Cémentation La cémentation est une opération de purification. Elle permet d’éliminer les cations métalliques génants tels que Cu” par réduction à l’aide d’une poudre de zinc métallique. Le métal cuivre ainsi obtenu se dépose sur le zinc. 2.3.1.Écrire l’équation bilan de la réaction associée à la cémentation dans le cas de l’ion Cu” . Cette réaction est-elle thermodynamiquement favorisée ? Epreuve de Chimie 3/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI 2.3.2.Quelle technique de laboratoire utilise-t-on pour séparer la solution destinée à l’électrolyse des impuretés solides. 2.4. Électrolyse La solution est désormais suffisamment épurée pour être électrolysée. Lors de cette étape, on considère que la solution aqueuse ne contient que les ions zinc (/) acidifiée à l’acide sulfurique. Dans un bain électrolytique contenant cette solution aqueuse, on plonge une électrode en aluminium et une électrode en plomb recouverte d'oxyde de plomb. On considère que les ions sulfates n'interviennent pas aux réactions électrochimiques dans les conditions de l'électrolyse. On observe un dépôt métallique sur une électrode et un dégagement gazeux sur l'autre. Lorsque le dépôt de zinc est suffisamment épais, il est alors séparé de l'électrode, fondu et coulé en lingots. 2.4.1.Le flacon d’acide sulfurique comporte le pictogramme ci- contre. Quelle est la signification de ce dernier ? Quelles précautions doit-on prendre pour manipuler ce produit ? 2.4.2.Faire un schéma légendé du montage de cette électrolyse, en précisant la polarité des électrodes et le déplacement des espèces chargées. 2.4.3.Écrire les réactions susceptibles d’avoir lieu sur chaque électrode lors de cette électrolyse sachant que c'est le solvant qui est oxydé en dioxygène. En justifiant le choix des couples, écrire l'équation bilan de la réaction d’électrolyse. 2.4.4.S'agit-il d'une transformation spontanée ou forcée ? Pourquoi ? Proposer une vérification théorique. 2.4.5.La surtension de réduction de l'ion #* sur l'aluminium est de l'ordre de -1 7 . La surtension de réduction de l'ion zinc (/7) est très faible. Justifier alors l'emploi du métal aluminium pour former la cathode. 2.4.6.La figure ci-dessous donne l’allure des courbes intensité-potentiel correspondant aux différentes réactions envisagées. (تسخز 500 02 -0,90 -0,76 Epreuve de Chimie 4/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI 2.4.6.1. Quelle est la caractéristique d'une réaction d'oxydoréduction que l’on peut étudier par les courbes intensité-potentiel ? Quelles conclusions peut- on faire sur les réactions mises en jeu aux deux électrodes 2 2.4.6.2. Les courants anodiques et cathodiques peuvent-il présenter un palier de diffusion ? Justifier. 2.4.6.3. Pourquoi la tension appliquée ne doit pas être très importante. Que se passerait-il si on appliquait une tension de l'ordre de 57 ? 2.4.7.Sachant que le bain électrolytique est parcouru par un courant constant d’intensité 7211574 , calculer la masse m,, de zinc produite après la durée At =24h de fonctionnement. 3. Utilisation du zinc : protection par anode sacrificielle La corrosion est un fléau industriel. On estime en effet que 20% de la production mondiale d’acier sont perdus chaque année sous forme de rouille. L’oxydation du fer de cet alliage par le dioxygène est accentuée en milieu humide et salé. Ainsi, au contact de l’eau de mer, les coques de nombreux bateaux fabriquées en acier sont-ils attaquées par le dioxygène dissous à l’interface air- eau salée. Les deux couples oxydant/réducteur qui interviennent sont alors : Fe) / Fe, et انيم H,0u, - Pour protéger l'acier de la coque de la corrosion, on fixe le zinc en différents endroits de celle-ci ou sur le gouvernail. 3.1. Justifer que c’est le zinc qui s’oxyde à la place du fer. Donner le schéma symbolique de la pile qui se forme. 3.2. L’oxydation de l’anode sacrificielle s'accompagne d’un courant de protection au niveau de la surface S de la coque immergée dans l’eau de mer. Sa densité de courant volumique moyenne est : j=0,1Am”. Calculer la masse totale d’anode sacrificielle en zinc qu’on doit répartir sur la coque pour la protéger pendant une année. On donne S=40m". Commenter si l’anode sacrificielle sur une coque de bateau doit être remplacée quand elle a perdu 50 % de sa masse. Epreuve de Chimie 5/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI ème - 2°”° problème Synthèse de l'acétate de linalyle Les esters sont des composés organiques, souvent à l’origine de l’arôme naturel des fruits. À côté de leur production naturelle, ils sont aussi synthétisés pour satisfaire les besoins de l’industrie agroalimentaire, de la parfumerie et d’autres secteurs industriels. On se propose, dans ce problème d’étudier la synthèse au laboratoire de l'acétate de linalyle (ou éthanoate de linalyle) à partir de l’anhydride acétique sur le linalol. Cette substance se trouve à l'état naturel dans la lavande (de 35 à 55 %) et dans la bergamote (de 35 à 45 % ). Données : Linalol | Anhydride | Acétate de | Acide acétique linalyle acétique Densité 0,87 1,08 0,89 1,06 Température d'ébullition (1bar) | 199°C 139°C 220°C 118°C Masse molaire (g.mol-1) 154 102 196 60 Solubilité dans l'eau Faible | Très Très faible Très grande grande Masse volumique de l’eau : p(eau)=1,0g.mL". 1. Les molécules de linalol et d’acétate de linalyle Les formules topologiques du linalol (A) et de l’acétate de linalyle (B) sont données ci-dessous : 1.1. Donner les formules brutes et semi-développées de ces deux molécules. 1.2. Justifier, en précisant le raisonnement suivi, le nom systématique 3,7-diméthylocta-1,6-dièn-3-ol, donné au linalol. 1.3. Le linalol et l’acétate de linalyle présentent-ils une stéréo-isomérie Z/E. Justifier votre réponse ? 1.4. La molécule de linalol existe sous la forme de deux énantiomères. Dessiner en représentation de Cram ces deux énantiomères et indiquer la configuration absolue de l’atome de carbone asymétrique. On justifiera la réponse en expliquant la démarche suivie. 1.5. Lors de la synthèse de l'acétate de linalyle à partir du linalol racémique, on obtient un mélange de plusieurs stéréo-isomères. Justifier que l’acétate de Epreuve de Chimie 6/7 wadifa-info.com نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2016 - Filière PSI linalyle est une molécule chirale. Donner le type de stéréo-isomérie présent dans le mélange obtenu lors de la synthèse. 2. Synthèse de l'acétate de linalyle Pour synthétiser de l’acétate de linalyle dans un laboratoire, on réalise un montage à refux et on suit le protocole expérimental décrit ci-après. On chauffe à reflux du linalol avec un excès d’anhydride acétique, en présence d'acide sulfurique. On introduit dans un ballon de 250 mL parfaitement sec, 10,0 mL de linalol, un excès d’anhydride acétique et 1 mL 8606 sulfurique , ainsi que quelques grains de pierre ponce. La synthèse de l’acétate de linalyle est modélisée par l’équation bilan : 2.1. Dessiner le schéma annoté du montage à reflux permettant de réaliser la synthèse de l’acétate de linalyle. Expliquer le rôle de chaque élément. 2.2. Quelle verrerie doit-on, utiliser pour mesurer le volume 10,0 mL de linalol ? 2.3. Préciser l'intérêt du chauffage à reflux (en expliquant bien le rôle du réfrigérant). 2.4. Pourquoi faut-il chauffer 2 2.5. Pourquoi le réfrigérant doit-il rester ouvert à son extrémité supérieure ? 2.6. Indiquer si cette réaction d’estérification est une réaction de substitution, d’addition ou d’élimination. Justifier. 2.7. Quel est le rôle des grains de pierre ponce ? 2.8. L’acide sulfurique ajouté joue le rôle de catalyseur. Quelle(s) caractéristique(s) de la transformation chimique est (sont) modifiée(s) par ajout d’un catalyseur 2 2.9. Nommer le produit formé C,H,0, avec l’acétate de linalyle (B). 3. Extraction et calcul du rendement On obtient, après séparation, rinçage et séchage, 9,7 g d'acétate de linalyle. 3.1. Nommer la verrerie permettant de séparer les deux phases, aqueuse et organique ? Schématiser cette verrerie et justifier la position des phases. 3.2. À partir du mélange initial, déterminer la quantité maximale d'acétate de linalyle que l’on pourrait obtenir si la réaction était totale. 3.3. Définir et calculer le rendement de cette synthèse. 3.4. L’anhydride acétique est corrosif et réagit violemment avec l’eau. Expliquer pourquoi l’on préfère utiliser l’anhydride acétique comme réactif pour obtenir l’acétate de linalyle plutôt que l’acide acétique moins dangereux. 4. Critère de pureté Citer une méthode expérimentale permettant de vérifier que le produit formé est bien de l’acétate de linalyle. Epreuve de Chimie 7/7 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2016, filière PSI, concours d'accès aux écoles d'ingénieurs après les classes préparatoires. Le sujet compte 7 pages et deux problèmes indépendants : « Hydrométallurgie du zinc » (atomistique, thermochimie du grillage, précipitation, cémentation, électrolyse, anode sacrificielle) et « Synthèse de l'acétate de linalyle » (chimie organique et techniques de laboratoire). Voici une correction proposée, avec les calculs détaillés.
Conseil : le premier problème suit l'ordre réel de la filière industrielle (grillage → lixiviation → purification → électrolyse). Gardez ce fil en tête : chaque étape justifie la suivante. Dans le second problème, les questions de cours de travaux pratiques (montage, verrerie, rôle de chaque élément) rapportent beaucoup de points pour peu d'effort.
1er problème — Hydrométallurgie du zinc
1. L'élément zinc et ses ions
1.1. Z = 30 ; règle de Klechkowski (remplissage par n + l croissant), principe de Pauli et règle de Hund :
Zn : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10, soit [Ar] 3d10 4s2.
Le cation usuel est Zn2+ : les électrons 4s (n le plus grand) partent en premier : Zn2+ : [Ar] 3d10 (sous-couche d pleine, cation stable).
Position : nmax = 4, donc 4e période ; 2 électrons 4s + 10 électrons 3d, donc 12e colonne. Le dernier électron est placé dans une sous-couche d : bloc d.
1.2. Un élément de transition est un élément dont l'atome, ou l'un de ses ions usuels, possède une sous-couche d partiellement remplie. Le zinc (3d10) et son seul ion Zn2+ (3d10) ont une sous-couche d pleine : le zinc n'est pas, au sens strict, un élément de transition, bien qu'il appartienne au bloc d.
1.3. Zn : 0 ; Zn2+ : +II ; Zn(OH)42− : x + 4(−1) = −2 ⇒ +II ; Zn(OH)2 : +II ; ZnS (S au n.o. −II) : +II.
2.1. Grillage de la blende
2.1.1. Le zinc est un métal très réducteur (E°(Zn2+/Zn) = −0,76 V, très inférieur à E°(O2/H2O) = 1,23 V) : il est oxydé par le dioxygène et l'eau et ne se trouve dans la nature que combiné (sulfure, oxyde, carbonate). Exemple de métal natif : l'or (aussi le platine, l'argent, le cuivre natif), dont les potentiels sont élevés.
2.1.2. ΔrH° = −442 kJ·mol-1 < 0 : la réaction est exothermique, donc thermodynamiquement favorisée à basse température (loi de Van't Hoff ; de plus ΔrS° < 0, donc ΔrG° = ΔrH° − TΔrS° augmente avec T).
On travaille pourtant à au moins 700 °C pour des raisons cinétiques : la réaction solide-gaz est extrêmement lente à basse température ; il faut chauffer pour obtenir une vitesse industriellement acceptable (la réaction exothermique entretient ensuite la température).
2.1.3. T = 973 K. Dans l'approximation d'Ellingham (ΔrH° et ΔrS° constants) :
ΔrG°(973) = −442 000 + 973 × 73,23 ≈ −3,71·105 J·mol-1
ln K° = −ΔrG°/(RT) = 370 750/(8,314 × 973) ≈ 45,8 ⇒ K°(973 K) ≈ 8·1019.
(En tenant compte de ΔrCp° = −6 J·K-1·mol-1 : ΔrG° ≈ −3,68·105 J·mol-1 et K° ≈ 6·1019, même conclusion.)
Commentaire : K° ≫ 1, la réaction est quantitative (totale) même à 700 °C : l'élévation de température ne compromet pas le rendement thermodynamique.
2.1.4. Loi de Kirchhoff, ΔrCp° constant :
ΔrH°(1298) = ΔrH°(298) + ΔrCp°·(1298 − 298) = −442 − 6·10-3 × 1000 = −448 kJ·mol-1 (variation de 1,4 % seulement : l'approximation d'Ellingham est justifiée).
2.1.5. Δνgaz = 1 − 3/2 = −½ < 0 : d'après la loi de Le Chatelier, une augmentation de pression déplace l'équilibre dans le sens qui diminue la quantité de gaz, c'est-à-dire vers la formation de ZnO et SO2. Ce n'est pas indispensable car la réaction est déjà quasi totale sous 1 bar (K° ≈ 1019–1020) ; travailler sous pression coûterait cher sans gain notable.
2.1.6. M(ZnO) = 65,4 + 16,0 = 81,4 g·mol-1 ; M(ZnS) = 65,4 + 32,1 = 97,5 g·mol-1. Une mole de ZnS donne une mole de ZnO :
n = 1,0·106/81,4 ≈ 1,23·104 mol ⇒ m(ZnS) = 1,23·104 × 97,5 ≈ 1,2·103 kg (1,2 tonne de ZnS pur, davantage de concentré puisqu'il ne contient que 60 à 90 % de ZnS).
2.2. Lixiviation acide et élimination des ions fer(III)
2.2.1. Début de précipitation : [Zn2+][HO−]2 = Ks = 10-17
[HO−] = √(10-17/2,3) ≈ 2,1·10-9 mol·L-1 ⇒ pOH ≈ 8,7 ⇒ pH1 ≈ 5,3.
(À ce pH, le complexe Zn(OH)+ est négligeable : [Zn(OH)+]/[Zn2+] = 10pH − pKa ≈ 10-3,7.)
2.2.2. Fe(OH)3 précipite dès pH = 2,0 ; Zn(OH)2 à partir de pH = 5,3. Pour ne précipiter que l'hydroxyde de fer(III), il faut se placer dans l'intervalle 2,0 < pH < 5,3.
2.3. Cémentation
2.3.1. Cu2+ + Zn(s) → Cu(s) + Zn2+.
K° = 102(E4° − E3°)/0,06 = 102 × 1,10/0,06 = 1036,7 ≫ 1 : la réaction est thermodynamiquement très favorisée (quantitative) ; l'oxydant le plus fort (Cu2+) réagit avec le réducteur le plus fort (Zn) (règle du gamma).
2.3.2. La filtration (éventuellement précédée d'une décantation) sépare la solution des solides (cuivre déposé, zinc en excès, précipités).
2.4. Électrolyse
2.4.1. Pictogramme de danger SGH05 « corrosif » : le produit attaque les métaux et provoque des brûlures graves de la peau et des lésions oculaires. Précautions : blouse, gants et lunettes de protection ; manipulation sous hotte ; verser toujours l'acide dans l'eau (jamais l'inverse : la dilution est très exothermique) ; en cas de contact, rincer abondamment à l'eau.
2.4.2. Schéma à légender : cuve contenant la solution de Zn2+ acidifiée (H2SO4) ; générateur de tension continue ; l'électrode d'aluminium est reliée au pôle − : c'est la cathode (dépôt de zinc) ; l'électrode de plomb recouverte de PbO2 est reliée au pôle + : c'est l'anode (dégagement de O2). Dans la solution, les cations (Zn2+, H+) migrent vers la cathode et les anions (SO42−) vers l'anode ; dans les fils, les électrons vont de l'anode vers le pôle + du générateur, puis du pôle − vers la cathode.
2.4.3. Réactions possibles :
- Cathode (réductions) : Zn2+ + 2 e− → Zn(s) ; 2 H+ + 2 e− → H2(g).
- Anode (oxydation du solvant) : 2 H2O → O2(g) + 4 H+ + 4 e−.
Choix des couples : thermodynamiquement, H+ (E° = 0 V) devrait être réduit avant Zn2+ (−0,76 V) ; mais la réduction de H+ sur la cathode présente une forte surtension (courbes i-E : elle ne démarre que vers −0,90 V), alors que celle de Zn2+ démarre dès −0,76 V. C'est donc Zn2+ qui est réduit (dépôt observé). À l'anode, seule l'oxydation de l'eau est envisagée (les sulfates n'interviennent pas). Bilan :
2 Zn2+ + 2 H2O → 2 Zn(s) + O2(g) + 4 H+.
2.4.4. C'est une transformation forcée : elle n'a lieu que grâce à l'énergie électrique fournie par le générateur. Vérification théorique : l'oxydant Zn2+ (E° = −0,76 V) est plus faible que l'oxydant O2 (1,23 V) ; pour la réaction écrite (4 e− échangés) :
K° = 104(−0,76 − 1,23)/0,06 ≈ 10-133 ≪ 1, soit ΔrG° = 4F × 1,99 ≈ +768 kJ·mol-1 > 0 : la réaction n'est pas spontanée.
2.4.5. Sur l'aluminium, la réduction de H+ présente une surtension d'environ −1 V : le dégagement de H2 ne commence qu'à un potentiel inférieur au potentiel de dépôt du zinc (−0,76 V, surtension quasi nulle). En maintenant la cathode entre ces deux valeurs, on dépose le zinc sans dégager de dihydrogène : le rendement faradique est élevé. De plus, le dépôt de zinc se détache facilement de l'aluminium (pas d'alliage), ce qui permet de récupérer les feuilles de zinc.
2.4.6.1. Les courbes intensité-potentiel renseignent sur la cinétique (vitesse) des réactions d'oxydoréduction : l'intensité est proportionnelle à la vitesse de la réaction électrochimique, et elles révèlent les systèmes rapides ou lents et leurs surtensions. Conclusions : à la cathode, le dépôt de Zn (dès −0,76 V) précède le dégagement de H2 (à partir de −0,90 V) ; à l'anode, l'oxydation de l'eau ne commence qu'à 1,95 V (forte surtension par rapport à 1,23 V, système lent). La tension minimale d'électrolyse est Umin ≈ 1,95 − (−0,76) ≈ 2,7 V (sans compter la chute ohmique).
2.4.6.2. Un palier de diffusion apparaît quand la vitesse est limitée par le transport d'une espèce électroactive dissoute vers l'électrode. Anode : l'espèce oxydée est le solvant (H2O), toujours disponible : pas de palier. Cathode : Zn2+ et H+ sont des solutés, un palier est donc possible en principe ; mais avec [Zn2+] élevé (de l'ordre de 2 mol·L-1), il n'apparaît qu'à des densités de courant très élevées, hors du domaine de la figure.
2.4.6.3. U = Ea − Ec + rI. Si la tension est trop grande, le potentiel de la cathode descend au-dessous de −0,90 V : la réduction de H+ en H2 accompagne le dépôt de zinc. Une partie du courant est perdue (rendement faradique plus faible), le dépôt devient poreux et de mauvaise qualité, et l'effet Joule et la consommation électrique augmentent. Sous 5 V, on aurait un fort dégagement simultané de H2 à la cathode (et de O2 à l'anode) : gaspillage d'énergie, échauffement du bain et risque de mélange explosif H2/O2.
2.4.7. Loi de Faraday (rendement faradique supposé égal à 1) : mZn = I·Δt·M(Zn)/(2F)
= 115·103 × 86 400 × 65,4/(2 × 96 500) ≈ 3,37·106 g, soit mZn ≈ 3,4 tonnes par jour.
3. Utilisation du zinc : protection par anode sacrificielle
3.1. E°(Zn2+/Zn) = −0,76 V < E°(Fe2+/Fe) = −0,44 V : le zinc est un réducteur plus fort que le fer. Relié électriquement à la coque, il s'oxyde à sa place ; la coque en acier devient le siège de la réduction du dioxygène dissous (cathode) et ne s'oxyde plus. Pile formée :
(−) Zn(s) | Zn2+(aq) | eau de mer, O2 dissous | Fe(s) (+)
Anode : Zn → Zn2+ + 2 e− ; cathode (sur l'acier) : O2 + 4 H+ + 4 e− → 2 H2O (ou O2 + 2 H2O + 4 e− → 4 HO− en milieu neutre).
3.2. Il s'agit d'une densité de courant surfacique : I = j·S = 0,1 × 40 = 4 A. Durée : 1 an = 365 × 24 × 3600 = 3,15·107 s.
m = I·Δt·M(Zn)/(2F) = 4 × 3,15·107 × 65,4/(2 × 96 500) ≈ 42,7 kg de zinc consommé en un an.
Commentaire : l'anode doit être remplacée quand elle a perdu 50 % de sa masse (au-delà, sa surface active et sa tenue mécanique deviennent insuffisantes). Pour tenir un an, il faut donc installer environ 2 × 42,7 ≈ 85 kg de zinc, répartis sur la coque et le gouvernail.
2ème problème — Synthèse de l'acétate de linalyle
1. Les molécules de linalol et d'acétate de linalyle
1.1.
- Linalol (A) : C10H18O (M = 154 g·mol-1)
(CH3)2C=CH–CH2–CH2–C(CH3)(OH)–CH=CH2 - Acétate de linalyle (B) : C12H20O2 (M = 196 g·mol-1)
(CH3)2C=CH–CH2–CH2–C(CH3)(O–CO–CH3)–CH=CH2
1.2. Démarche :
- Fonction principale : alcool, suffixe -ol.
- Chaîne principale : la plus longue chaîne contenant le carbone porteur de OH et le maximum de liaisons multiples : 8 carbones, de CH2= à l'un des CH3 terminaux : octa…diène.
- Numérotation donnant le plus petit indice au carbone porteur de OH : on part du groupe vinyle : C1=C2, C3 porte OH et CH3, C4, C5, C6=C7, C7 porte un CH3, C8. OH en 3 (au lieu de 6 dans l'autre sens).
- Doubles liaisons en 1 et 6 ; substituants méthyle en 3 et 7.
D'où le nom : 3,7-diméthylocta-1,6-dién-3-ol.
1.3. Non. La double liaison C1=C2 est terminale (C1 porte deux H) et, pour C6=C7, le carbone C7 porte deux groupes identiques (deux CH3). Une isomérie Z/E exige deux substituants différents sur chacun des deux carbones de la double liaison : aucune isomérie Z/E pour A comme pour B.
1.4. Le carbone asymétrique est C3 (quatre substituants différents). Priorités de Cahn-Ingold-Prelog :
a = –OH (O, Z = 8) > b = –CH=CH2 (C lié à (C, C, H) grâce au doublement de la double liaison) > c = –CH2–CH2–CH=C(CH3)2 (C lié à (C, H, H)) > d = –CH3 (H, H, H).
Représentation de Cram à dessiner : C3 au centre, le groupe CH3 (d) sur une liaison hachurée (vers l'arrière), les trois autres groupes orientés vers l'observateur.
- OH en haut, vinyle en bas à droite, chaîne CH2R en bas à gauche : a → b → c tourne dans le sens horaire, le groupe d étant à l'arrière : configuration (R).
- Image dans un miroir (vinyle et chaîne CH2R échangés) : a → b → c dans le sens antihoraire : configuration (S).
1.5. L'estérification transforme O–H en O–CO–CH3 sans rompre aucune liaison du carbone C3 (la liaison C3–O est conservée) : la configuration de C3 est conservée. Dans B, C3 porte toujours quatre groupes différents (OCOCH3, vinyle, chaîne CH2R, CH3) et la molécule n'a ni plan ni centre de symétrie : l'acétate de linalyle est chiral. À partir du linalol racémique, on obtient un mélange équimolaire des deux énantiomères (R) et (S) de B : le mélange est racémique (optiquement inactif) et la stéréo-isomérie présente est l'énantiomérie.
2. Synthèse de l'acétate de linalyle
2.1. Montage à reflux (à schématiser) : ballon de 250 mL (milieu réactionnel + pierre ponce) posé sur un chauffe-ballon lui-même placé sur un support élévateur (retrait rapide du chauffage) ; réfrigérant à boules (ou droit) vertical, l'eau entrant par le bas et sortant par le haut, ouvert à son extrémité supérieure ; pinces et potence. Rôles : le chauffe-ballon accélère la réaction ; le réfrigérant condense les vapeurs ; la pierre ponce régularise l'ébullition.
2.2. Une pipette jaugée de 10,0 mL munie d'une propipette (on peut aussi utiliser une burette graduée).
2.3. Le chauffage à reflux permet de chauffer longtemps à la température d'ébullition du mélange sans perte de matière : les vapeurs se condensent dans le réfrigérant (refroidi par la circulation d'eau) et retombent dans le ballon. On augmente la vitesse de réaction tout en conservant réactifs et produits, et on évite de libérer des vapeurs inflammables ou irritantes.
2.4. La température est un facteur cinétique : chauffer accélère la réaction, qui serait très lente à température ambiante.
2.5. Pour éviter une surpression dans le montage chauffé (dilatation des gaz, vapeurs) qui pourrait provoquer une explosion ou l'éjection du réfrigérant.
2.6. C'est une substitution : globalement, l'atome H du groupe OH du linalol est remplacé par le groupe acyle CH3CO (côté anhydride, le groupe partant CH3COO− est remplacé par le groupe OR : substitution nucléophile sur le groupe acyle, par un mécanisme d'addition puis d'élimination). On n'a ni gain d'atomes sur une liaison multiple (addition) ni création de liaison multiple (élimination) dans le bilan.
2.7. La pierre ponce, poreuse, fournit des germes de bulles : elle régularise l'ébullition et évite les surchauffes et les projections (ébullition brutale, « bumping »).
2.8. Un catalyseur modifie uniquement la vitesse de la transformation (il diminue la durée pour atteindre l'état final). Il ne modifie ni l'état final, ni la constante d'équilibre, ni le rendement.
2.9. C2H4O2 est l'acide éthanoïque (acide acétique), CH3COOH.
3. Extraction et calcul du rendement
3.1. L'ampoule à décanter (à schématiser avec son robinet et son bouchon). La phase organique (acétate de linalyle, d = 0,89, et linalol restant, d = 0,87, très peu solubles dans l'eau) est moins dense que la phase aqueuse (eau et acide acétique, très solubles, d ≥ 1) : la phase organique est au-dessus, la phase aqueuse en dessous.
3.2. n(linalol) = ρ·V/M = 0,87 × 10,0/154 = 5,65·10-2 mol. L'anhydride est en excès : le linalol est limitant.
nmax(B) = 5,65·10-2 mol, soit mmax = 5,65·10-2 × 196 ≈ 11,1 g.
3.3. Le rendement est le rapport entre la quantité de produit obtenue et la quantité maximale attendue :
η = nexp/nmax = (9,7/196)/5,65·10-2 = 4,95·10-2/5,65·10-2 ≈ 88 %.
3.4. Avec l'acide acétique, l'estérification est lente et limitée (équilibre avec l'hydrolyse de l'ester ; avec un alcool tertiaire comme le linalol, le rendement serait très faible, et l'alcool tertiaire se déshydraterait en milieu acide). Avec l'anhydride acétique, la réaction est rapide et totale (pas d'eau formée, donc pas d'hydrolyse) : le rendement est bien meilleur.
4. Critère de pureté
On peut : mesurer la température d'ébullition (220 °C sous 1 bar) ou la densité (0,89) ; mesurer l'indice de réfraction au réfractomètre ; réaliser une chromatographie sur couche mince (CCM) en comparant avec un échantillon d'acétate de linalyle pur et avec le linalol (une seule tache, au même rapport frontal que la référence) ; ou faire un spectre infrarouge (bande C=O d'ester vers 1735 cm-1, disparition de la large bande O–H vers 3300 cm-1).
Questions fréquentes sur ce sujet
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