Modèle de concours : CNC 2012 Chimie (PSI) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2012), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Chimie
- Année
- 2012
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2012 - Filière PSI e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées. e Si, au cours de l’_épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. L’épreuve se compose de deux problèmes indépendants. Problème I - Le cobalt Données : e Masse molaire atomique du cobalt : M(Co) = 58.9 g.mol-! e Potentiels standards à 25°C : Potentiel standard E; = 0,00 V | 2-17 E,= 0,45 V e Grandeurs thermodynamiques à 25 °C : Composé O2(g) COO5s) Co3O4(s) AgH°(kJ.mol-!) 0 -238 -891 | S°(J.K!.moFr) 205 53 103 Constantes d'équilibres à 25 °C : - Produit ionique de l’eau : Ke = 1,0.10-14 - Constante de dissociation du complexe [Co(NHz)6]#* : Ka - 4 - Constante de dissociation du complexe [Co(NHa3)6]2* : K’a = 105 e On assimile les activités a; des espèces dissoutes au rapport de leur concentration à la concentration standard : ai = []i/C° avec C° = 1 1001.171 e Les gaz sont considérés comme un gaz parfait. e Les solides sont considérés non miscibles. e Constante de Nernst à 25 °C : © In(10) = 0,06V e Nombre d'Avogadro : Na = 6,02.10?3 mol-! e Pression de référence : P° = 1,0 bar e R=8,314 (SI) Le cobalt naturel, métal isolé dès 1735 par le chimiste Georg Brandt, renferme le seul isotope non radioactif °°Co. Il est présent dans la nature où il représente environ 0,002 % de la croûte terrestre. Il est souvent associé au nickel, à l'argent, au plomb et au cuivre. Le cobalt est utilisé en métallurgie pour la fabrication de certains aciers spéciaux. Il est également employé dans la fabrication d'aimants permanents, de métaux réfractaires, de pigments pour le verre et les céramiques, de siccatifs et de pigments dans l'industrie des peintures et des vernis, de fertilisants agricoles et d'additifs alimentaires pour animaux. Epreuve de Chimie 1/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2012 - Filière PSI Ce problème propose une étude de quelques propriétés chimiques du cobalt et de ses composés. Il est composé de parties totalement indépendantes, à l’intérieur desquelles de nombreuses questions peuvent être traitées indépendamment les unes des autres. 1. L’élément cobalt et ses ions 1.1. Structure électronique Le cobalt (Co) fait partie du bloc d de la classification périodique des éléments. 1.1.1. Combien le bloc d comporte-t-il de colonnes ? Justifier ce nombre de colonnes en introduisant les nombres quantiques appropriés. 1.1.2. Le cobalt appartient à la quatrième période et à la neuvième colonne de la classification. Déterminer, en le justifiant, la configuration électronique de l'atome de cobalt dans son état fondamental ainsi que son numéro atomique. 1.1.3. Quels sont les électrons de valence du cobalt ? 1.1.4. Combien l’atome de cobalt possède-t-il d’électrons célibataires ? Justifier. 1.1.5. Les ions les plus courants du cobalt sont : Co?* et Co**. Donner leurs configurations électroniques correspondantes. 1.2. Structure cristalline du cobalt métal Le cobalt cristallise à température ordinaire dans le système hexagonal compact. Les paramètres de la maille sont a = 2,52.10-!9 m et c = 4,12.10-19 m. 1.2.1. Rappeler la définition d'une maille hexagonale et dessiner la maille élémentaire du cobalt. 1.2.2. On suppose que, pour décrire la structure du cobalt, l'hypothèse d'un empilement compact de plans de sphères tangentes est correcte. Déterminer le rapport c/a idéal d’un empilement hexagonal. Comparer à la valeur obtenue pour la variété hexagonale compacte du cobalt. Déterminer alors le rayon rco métallique du cobalt. 1.2.3. Déterminer le nombre d’atomes par maille, ainsi que la coordinence de chaque atome. 1.2.4. Calculer la masse volumique du cobalt. 2. Propriétés chimiques du cobalt 2.1. Etude du diagramme potentiel - pH simplifié du cobalt Le document de la figure ci-dessous représente le diagramme potentiel —- pH simplifié de l'élément cobalt à 25°C. Il est établi avec les conventions suivantes : e la concentration totale en élément cobalt à l'état dissout est Ct = 0,01 mol.L** ; Epreuve de Chimie 2/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2012 - Filière PSI e la frontière séparant les domaines de deux espèces dissoutes correspond à l'égalité des concentrations en élément cobalt dans chacune de ces deux espèces ; e la frontière entre une espèce solide et une espèce dissoute est telle que la concentration de l'espèce dissoute est égale à Cz. Pour ce diagramme, on se limite aux espèces suivantes : le cobalt solide l'on cobalt 002+, l'ion cobalt 003+, l'hydroxyde de cobalt solide ; وم Co(OH)2;s et l'hydroxyde de cobalt solide Co(OH)3(s). A Diagramme E pH ducobat à25 © et pour 01 - 001 4 E=184V 2 0.3217 1 4 ° 03 200 40 800 75 0 100 120 +0 2.1.1. En justifiant le raisonnement tenu, attribuer aux diverses espèces de l'élément cobalt les différents domaines repérés de A à E et délimités par les droites tracées. Préciser s'il s'agit de domaines d'existence ou de domaines de prédominance. Déterminer le degré d'oxydation du cobalt dans les différentes espèces proposées. Indiquer les domaines d’immunité, de corrosion et de passivation du cobalt. 2.1.2. Ecrire la formule de Nernst pour les couples Cost/Co?* et 0027/0006 et déterminer l'équation de la frontière entre les deux constituants de chaque couple. Déduire, à l'aide du diagramme, les potentiels standards E, et E, respectifs de ces deux couples. 2.1.3. Calculer les produits de solubilité Ks: et Ks respectivement de Co(OH)3(s, et Co(OH)o(s)- Afin de connaître la stabilité de l'élément cobalt en milieu aqueux, on superpose le diagramme potentiel - pH de l'eau à celui du cobalt. 2.1.4. Ecrire les demi-équations électroniques relatives aux deux couples de l'eau ainsi que les formules de Nernst associées. Exprimer les deux équations de frontière relatives à ces couples. la pression partielle des espèces gazeuses à la frontière est prise égale à 1,0 bar. Epreuve de Chimie 3/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2012 - Filière PSI 2.1.5. Reproduire l'allure du diagramme potentiel - pH du cobalt et y faire figurer les domaines de stabilité des espèces correspondantes aux couples de l'eau. 2.1.6. Discuter, du point de vue thermodynamique, le comportement du cobalt vis-à-vis de l’eau en milieu acide sous air ou à l’abri de توا Ecrire les réactions chimiques mises en jeu. 2.1.7. Les ions Co?* sont-ils stables dans l’eau ? Justifier votre réponse. 2.1.8. Les ions Co$* sont-ils stables dans l’eau ? S’il ne le sont pas, donner l’équation de la réaction qui peut se produire et calculer sa constante d'équilibre. Peut-on néanmoins obtenir un composé du cobalt dans cet état d’oxydation au contact d'une solution aqueuse ? Préciser lequel. 2.1.9. Les ions du cobalt forment avec l'ammoniac en solution aqueuse deux complexes hexacoordinés stables [Co(NH3)6]t et [Co(NH3)6]2+. Calculer le potentiel standard E, du couple [Co(NHz3)e]**/[Co(NHz)e]?* et conclure sur la stabilité du degré III du cobalt en milieu ammoniacal, c’est-à-dire en présence d’un excès d’ammoniac. 2.2. Cinétique de réduction des ions Co$* La réaction de réduction des ions 003+ par les ions 1162+ obéit à une cinétique d'ordre un par rapport à chacun des deux produits réagissant. Son équation-bilan est : A 25 °C, on mélange des volumes égaux de solution de cobalt III et de fer II de concentrations initiales : [Co3*]o = [Fe?*]o = 1,00.10-3 1201.171. On note k la constante de vitesse de cette réaction. 2.2.1. Donner la loi de vitesse de la réaction. Quelle est l’unité de k ? 2.2.2. Déterminer la concentration initiale co en ions Cost et Fe?* dans le mélange réactionnel. 2.2.3. Etablir la loi de variation de la concentration des ions 003+ en fonction du temps. 2.2.4. Proposer un protocole expérimental pour suivre la cinétique de cette réaction. 2.2.5. Proposer un protocole expérimental pour déterminer les ordres partiels par rapport aux deux produits réagissant. 2.2.6. La constante de vitesse de cette réaction est k = 80 (S.I.). Pour des concentrations initiales des deux réactifs C; = 5,00.10-# mol.L-}, déterminer le temps de demi-réaction .ورد Quel serait le temps de demi- réaction si les concentrations initiales étaient : C'; = 1,00.10-3 1001.171. En réalisant la réaction ci-dessus à différents pH, on s'aperçoit que la constante de vitesse k dépend de l'acidité du milieu selon la loi k = a+B/h où h est la concentration en ion H30*. à et B sont deux constantes qui valent respectivement a = 17 (S.1.) et B = 48 (S.I.). Epreuve de Chimie 4/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2012 - Filière PSI Afin de justifier la variation de k en fonction de h, on propose un modèle à deux mécanismes : Mécanisme (M1) : CoSt + Fe2* — Co?2* + 163+ , constante de vitesse ko ; Mécanisme (M2) : Prééquilibre rapide (1) : Co3+ + 11.0 7 CoOH? + H*, constante d’équilibre Etape lente (2) : COOH?* + 162+ —+ 00011 + 163, constante de vitesse 1. Etape rapide (3) : COOH*t + H+ — Co2*+ + 1120, constante de vitesse Kz ; 2.2.7. Etablir l’expression de la vitesse d’apparition des ions Fe** à partir des deux mécanismes (M1) et (M). 2.2.8. Montrer que la vitesse de la réaction étudiée s’écrit sous la forme : 7 = (ko + KkaK1/h) [Co$*] [Fe?*]. Exprimer ko et k en fonction de a, B et K;, puis calculer numériquement leurs valeurs numériques. 2.3. Oxydoréduction en phase sèche Dans le procédé métallurgique d'obtention du cobalt, on obtient à la suite de plusieurs opérations, une solution aqueuse de chlorure de cobalt (II). Cette solution est traitée par ajout de carbonate de sodium et on obtient une pulpe de carbonate de cobalt. Par chauffage du carbonate de cobalt, on obtient le monoxyde de cobalt CoO. Ce dernier, chauffé à haute température, est converti en Co304 selon la réaction d'équation-bilan : 6 CoO5s) + و0030 2 — ومد0 (1) 2.3.1. Etablir l'expression de la constante d'équilibre K°1(T) de la réaction (1). 2.3.2. Calculer l'enthalpie standard A-H°1(To) et l'entropie standard A-S°1(To) de la réaction (1) à la température To = 298 K. Le signe de A,S°1(To) était- il prévisible ? 2.3.3. Dans quelles conditions de température et de pression la réaction (1) est-elle favorisée ? 2.3.4. Définir la variance d'un système physicochimique à l'équilibre. La calculer pour le système siège de l’équilibre (1). Conclure. Dans la suite, on considère que l'enthalpie standard de la réaction (1) est pratiquement indépendante de la température. 2.3.5. Montrer que l'entropie standard de la réaction (1) est aussi indépendante de la température. 2.3.6. Donner l’expression numérique de l’enthalpie libre A-G°1(T) de la réaction (1) en fonction de la température T. 2.3.7. Calculer la valeur numérique de la constante d'équilibre K°,(T) à T = 1150 K. En déduire la valeur numérique de la pression Pozjéq) en dioxygène à l'équilibre. 2.3.8. Le cobalt peut être obtenu par réduction de l’oxyde CosO4s) par le carbone. Déterminer le domaine de température dans lequel il faudra se Epreuve de Chimie 5/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2012 - Filière PSI placer pour réaliser cette réduction. Ecrire l’équation-bilan de la réaction correspondante et calculer son enthalpie libre A-G°4(T) sachant que : 3/2 CO و0 + و 1/2 Co3O4(s), ArG°2(T) = - 455 + 0,193T (en kJ.mol-!); Problème II - CHIMIE ORGANIQUE Les polymères 1. Donner la définition d'un polymère et celle du degré de polymérisation. 2. Le PVC est un polymère obtenu par polyaddition à partir d'un monomère M. Sa masse molaire est Mp= 87500 g/mol. Son degré moyen de polymérisaion est n = 1400. Calculer la masse molaire Mndu monomère M en admettant qu'elle est égale à celle du motif du monomère. 3. Le monomère M contient (en masse) 56,8 % de chlore ; 38,4 % de carbone et le reste de l'hydrogène. On donne : C : 12 ; Cl : 35,5 ; H : 1 en g/mol. 3.1. Calculer les masses de chlore, de carbone et d'hydrogène dans une mole de monomère. 3.2. Donner la formule brute, la formule semi-développée et le nom du monomère M. Donner la structure de Lewis correspondante. 3.3. Ce monomère peut être synthétisé industriellement par deux transformations chimiques successives : e réaction (1) éthylène + dichlore — A e réaction (2) A — M + chlorure d'hydrogène 3.3.1. Ecrire les équations correspondantes aux deux transformations chimiques (1) et (2) en utilisant les formules semi-développées. Nommer le composé À en nomenclature officielle. 3.3.2. Donner le mécanisme réactionnel de la réaction (1). Qualifier les deux réactions (1) et (2), en choisissant parmi les termes suivants, caractérisant des réactions rencontrées en chimie organique : destruction ; substitution ; addition ; élimination. 4. La fabrication industrielle du PVC s'effectue suivant un mécanisme radicalaire par un procédé en suspension. 4.1. Décrire le procédé de polymérisation en suspension. 4.2. Citer deux autres procédés de polymérisation. 4.3. Donner la raison pour laquelle la fabrication du PVC par polyaddition est possible à partir du monomère M. 4.4. Ecrire l'équation bilan de la réaction de polymérisation du monomère M. Citer des applications industrielles de ce polymère. 4.5. Traduire la régiosélectivité de la polymérisation radicalaire du monomère M en considérant que l'initiation se fait par un peroxyde Epreuve de Chimie 6/6 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
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Cette épreuve est la Chimie du Concours National Commun (CNC) 2012, filière PSI, commun aux écoles d'ingénieurs marocaines après les classes préparatoires. Le sujet (6 pages) comporte deux problèmes indépendants : le Problème I « Le cobalt » (atomistique, cristallographie hexagonale compacte, diagramme potentiel‑pH, cinétique, thermochimie et oxydoréduction en phase sèche) et le Problème II « Les polymères » (chimie organique : PVC). C'est une épreuve de type problème à questions calculatoires et de cours. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les parties sont indépendantes ; commencez par les questions de cours rapides (1.1, 2.3.1 à 2.3.6, Problème II) qui rapportent vite. Pour le diagramme E‑pH, lisez d'abord les valeurs remarquables sur la figure (E = 1,84 V ; E = −0,32 V ; pH = 1,03 ; pH = 7,5) : tout le reste s'en déduit. Attention à une coquille de l'énoncé : les « constantes de dissociation » Kd = 1034 et K'd = 105 sont en réalité des constantes de formation (β6) ; il faut prendre Kd = 10−34 et K'd = 10−5 et le signaler sur la copie.
Problème I – Le cobalt
1.1 Structure électronique
- 1.1.1 Le bloc d comporte 10 colonnes : on remplit une sous-couche d, caractérisée par l = 2, donc ml ∈ {−2, −1, 0, 1, 2} (5 orbitales), chacune accueillant 2 électrons (ms = ±1/2) : 5 × 2 = 10.
- 1.1.2 4e période → couche de valence n = 4 ; 9e colonne → 2 électrons 4s + 7 électrons 3d (règle de Klechkowski : 4s avant 3d). Configuration : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d7 = [Ar] 4s2 3d7, d'où Z = 18 + 9 = 27.
- 1.1.3 Électrons de valence : ceux de n maximal et de la sous-couche en cours de remplissage : 4s2 3d7, soit 9 électrons.
- 1.1.4 Règle de Hund : les 7 électrons 3d occupent d'abord les 5 orbitales avec spins parallèles, puis 2 s'apparient. Il reste 3 électrons célibataires.
- 1.1.5 Les électrons 4s partent en premier : Co2+ : [Ar] 3d7 ; Co3+ : [Ar] 3d6.
1.2 Structure cristalline hexagonale compacte
- 1.2.1 Maille hexagonale : prisme droit à base losange, a = b, angle (a, b) = 120°, c perpendiculaire au plan de base (α = β = 90°, γ = 120°). Pour le Co (hc), atomes aux 8 sommets et un atome intérieur en (2/3, 1/3, 1/2). On représente souvent le prisme hexagonal (3 mailles) : plans A (hexagone + centre) en bas et en haut, plan B (3 atomes dans les creux) à mi-hauteur.
- 1.2.2 Les sphères tangentes : a = 2r. L'atome du plan B repose sur 3 atomes du plan A formant un tétraèdre régulier d'arête a, de hauteur a√(2/3) = c/2. D'où (c/a)idéal = 2√(2/3) ≈ 1,633. Pour le cobalt : c/a = 4,12/2,52 = 1,635, très proche : l'hypothèse d'empilement compact est validée. rCo = a/2 = 1,26.10−10 m = 126 pm.
- 1.2.3 Maille élémentaire (losange) : 8 × 1/8 + 1 = 2 atomes (le prisme hexagonal en contient 12 × 1/6 + 2 × 1/2 + 3 = 6). Coordinence 12 (6 voisins dans le plan, 3 au-dessus, 3 au-dessous).
- 1.2.4 Vmaille = a2 c √3/2 = (2,52.10−10)2 × 4,12.10−10 × 0,866 = 2,27.10−29 m3. ρ = 2 M /(NA V) = 2 × 58,9.10−3 / (6,02.1023 × 2,27.10−29) ≈ 8,6.103 kg.m−3.
2.1 Diagramme potentiel‑pH du cobalt
- 2.1.1 Classement : plus le n.o. est élevé, plus le domaine est haut en E ; à n.o. égal, l'hydroxyde est à droite (pH élevé) de l'ion. Donc : A = Co3+ (n.o. +III), B = Co2+ (+II), C = Co(s) (0), D = Co(OH)3(s) (+III), E = Co(OH)2(s) (+II). A et B sont des domaines de prédominance (espèces dissoutes), C, D, E des domaines d'existence (solides). Immunité : domaine C (Co métal) ; corrosion : A et B (cobalt passé en solution) ; passivation : D et E (hydroxydes solides pouvant protéger le métal).
- 2.1.2 Co3+ + e− = Co2+ : E = E4° + 0,06 log([Co3+]/[Co2+]). Frontière à concentrations égales : E = E4° (horizontale), donc E4° = 1,84 V.
Co2+ + 2e− = Co : E = E5° + 0,03 log[Co2+] ; frontière [Co2+] = Ct = 10−2 : E = E5° − 0,06 = −0,32 V, d'où E5° = −0,26 V. - 2.1.3 Début de précipitation de Co(OH)3 à pH = 1,03 avec [Co3+] = Ct : Ks1 = Ct[OH−]3 = 10−2 × (10−12,97)3 = 10−40,9 ≈ 1,2.10−41. Pour Co(OH)2 à pH = 7,5 : Ks2 = 10−2 × (10−6,5)2 = 10−15.
- 2.1.4 H+/H2 : 2H+ + 2e− = H2, E = 0 + 0,03 log(h2/PH2) → E = −0,06 pH. O2/H2O : O2 + 4H+ + 4e− = 2H2O, E = 1,23 + 0,015 log(PO2 h4) → E = 1,23 − 0,06 pH.
- 2.1.5 On trace les deux droites parallèles de pente −0,06 V/pH (de 0 à −0,84 V et de 1,23 à 0,39 V entre pH 0 et 14). Au-dessus de la droite haute : O2 stable ; entre les deux : H2O stable ; en dessous : H2. Frontières du cobalt utiles : Co(OH)3/Co2+ : E = 2,03 − 0,18 pH ; Co(OH)3/Co(OH)2 : E = 1,13 − 0,06 pH ; Co(OH)2/Co : E = 0,13 − 0,06 pH (valeurs cohérentes avec la figure : 0,68 V à pH 7,5).
- 2.1.6 En milieu acide, la frontière Co2+/Co (−0,32 V) est sous la droite H+/H2 tant que pH < 5,3 : les domaines de Co et de H2O sont disjoints, le cobalt est oxydé. À l'abri de l'air : Co + 2H+ → Co2+ + H2. Sous air, en plus : 2Co + O2 + 4H+ → 2Co2+ + 2H2O (réaction thermodynamiquement encore plus favorable). Le cobalt est corrodé (au degré +II seulement, car 1,84 V > 1,23 V).
- 2.1.7 Oui : le domaine de Co2+ recouvre en grande partie celui de l'eau ; Co2+ n'oxyde pas l'eau et n'est pas oxydé par elle. Nuance : sous air, O2 peut l'oxyder en Co(OH)3 quand 1,23 − 0,06 pH > 2,03 − 0,18 pH, soit pH > 6,6 environ.
- 2.1.8 Non : E4° = 1,84 V > 1,23 V, Co3+ oxyde l'eau : 4Co3+ + 2H2O → 4Co2+ + O2 + 4H+, K = 104(1,84 − 1,23)/0,06 = 1040,7 ≈ 5.1040 (réaction totale, mais lente). On peut néanmoins obtenir le cobalt(III) sous forme solide Co(OH)3 en milieu neutre ou basique, dont le domaine a une partie commune avec celui de l'eau (et, voir 2.1.9, sous forme complexée).
- 2.1.9 Avec [Co3+] = Kd[Co(NH3)63+]/[NH3]6 et [Co2+] = K'd[Co(NH3)62+]/[NH3]6, la formule de Nernst donne E6° = E4° + 0,06 log(Kd/K'd) = 1,84 + 0,06 log(10−34/10−5) = 1,84 − 1,74 = 0,10 V. Ce potentiel est bien inférieur à celui du couple O2/H2O (≈ 0,6 V vers pH 10) et supérieur à celui de H+/H2 : le degré III est stable en milieu ammoniacal ; au contraire [Co(NH3)6]2+ est oxydé par l'air. (Si l'on prenait littéralement Kd = 1034, on obtiendrait 3,58 V, absurde : c'est la preuve de la coquille.)
2.2 Cinétique de réduction de Co3+ par Fe2+
- 2.2.1 v = k[Co3+][Fe2+] (ordre global 2) ; k en mol−1.L.s−1 (m3.mol−1.s−1 en SI strict).
- 2.2.2 Mélange de volumes égaux : dilution par 2, c0 = 5,00.10−4 mol.L−1 pour chaque ion.
- 2.2.3 Proportions stœchiométriques : [Co3+] = [Fe2+] = c, −dc/dt = k c2 ⇒ 1/c = 1/c0 + k t, soit c(t) = c0/(1 + k c0 t).
- 2.2.4 Suivi par une grandeur physique proportionnelle à une concentration : spectrophotométrie (loi de Beer‑Lambert, à une longueur d'onde où Co3+ ou Fe3+ absorbe) ou potentiométrie (électrode de platine + référence, E dépend de [Fe3+]/[Fe2+]). On enregistre la mesure en fonction du temps à température fixée (thermostat), puis on trace 1/c = f(t) : droite de pente k.
- 2.2.5 Méthode de dégénérescence de l'ordre : avec Fe2+ en large excès, v = kapp[Co3+]a ; on teste ln[Co3+] = f(t) (droite si a = 1). Puis Co3+ en excès pour obtenir b. Alternative : méthode des vitesses initiales en faisant varier une seule concentration initiale.
- 2.2.6 t1/2 = 1/(k c0) = 1/(80 × 5,00.10−4) = 25 s. Avec C'i = 1,00.10−3 mol.L−1 : t'1/2 = 1/(80 × 1,00.10−3) = 12,5 s (pour un ordre 2, t1/2 est inversement proportionnel à la concentration initiale). Si C'i désigne la concentration avant mélange, c0 = 5.10−4 et l'on retrouve 25 s : précisez l'interprétation retenue.
- 2.2.7 (M1) : v1 = k0[Co3+][Fe2+]. (M2) : l'étape lente (2) impose la vitesse, v2 = k2[CoOH2+][Fe2+], et le prééquilibre rapide donne [CoOH2+] = K1[Co3+]/h. Les deux voies étant parallèles : d[Fe3+]/dt = k0[Co3+][Fe2+] + k2K1[Co3+][Fe2+]/h.
- 2.2.8 D'où v = (k0 + k2K1/h)[Co3+][Fe2+]. Par identification avec k = α + β/h : k0 = α = 17 L.mol−1.s−1 et k2 = β/K1 = 48/5,4.10−3 ≈ 8,9.103 L.mol−1.s−1.
2.3 Oxydoréduction en phase sèche : 6 CoO(s) + O2(g) = 2 Co3O4(s)
- 2.3.1 Solides purs non miscibles (activité 1), gaz parfait : K°1(T) = P°/PO2,éq.
- 2.3.2 ΔrH°1 = 2(−891) − 6(−238) = −1782 + 1428 = −354 kJ.mol−1. ΔrS°1 = 2(103) − 6(53) − 205 = −317 J.K−1.mol−1. Signe prévisible : la réaction consomme une mole de gaz (Δng = −1), le désordre diminue.
- 2.3.3 Réaction exothermique : favorisée par une basse température (loi de van't Hoff). Δng < 0 : favorisée par une pression élevée (en O2) (loi de Le Chatelier).
- 2.3.4 Variance = nombre minimal de paramètres intensifs à fixer pour déterminer l'état d'équilibre. Paramètres : T, P, PO2 (les fractions molaires des solides purs valent 1) ; relations : P = PO2 et la loi d'action de masse. v = 3 − 2 = 1 (ou v = c + 2 − φ = 2 + 2 − 3). Système monovariant : à T fixée, PO2 d'équilibre est imposée ; si l'on impose PO2 ≠ Péq, il y a rupture d'équilibre (réaction totale dans un sens).
- 2.3.5 Kirchhoff : dΔrH°/dT = ΔrCp° = 0 ; or dΔrS°/dT = ΔrCp°/T = 0 : ΔrS° est aussi constant (approximation d'Ellingham).
- 2.3.6 ΔrG°1(T) = −354 + 0,317 T (kJ.mol−1).
- 2.3.7 À 1150 K : ΔrG°1 = −354 + 364,6 = 10,6 kJ.mol−1 ; K°1 = exp(−10 550/(8,314 × 1150)) = exp(−1,10) ≈ 0,33. D'où PO2,éq = P°/K°1 ≈ 3,0 bar.
- 2.3.8 Réaction (4) = (3) − (2) : 1/2 Co3O4(s) + C(s) → 3/2 Co(s) + CO2(g) (ou Co3O4 + 2C → 3Co + 2CO2 en doublant). ΔrG°4 = (−393 − 0,003T) − (−455 + 0,193T) = 62 − 0,196 T (kJ.mol−1). La réduction est thermodynamiquement favorable si ΔrG°4 < 0 : T > 62/0,196 ≈ 316 K. En pratique on travaille bien plus chaud pour des raisons cinétiques (réaction entre solides).
Problème II – Chimie organique : les polymères (PVC)
- 1. Polymère : macromolécule formée par l'enchaînement covalent d'un grand nombre de motifs identiques issus de monomères. Degré de polymérisation n : nombre (moyen) de motifs par macromolécule, n = MP/Mmotif.
- 2. Mm = MP/n = 87 500/1400 = 62,5 g.mol−1.
- 3.1 m(Cl) = 0,568 × 62,5 = 35,5 g ; m(C) = 0,384 × 62,5 = 24,0 g ; m(H) = 62,5 − 59,5 = 3,0 g.
- 3.2 Soit 1 Cl, 2 C, 3 H : C2H3Cl, CH2=CHCl, chloroéthène (chlorure de vinyle). Lewis : double liaison C=C, liaisons simples C–H et C–Cl, le chlore portant 3 doublets non liants.
- 3.3.1 (1) CH2=CH2 + Cl2 → ClCH2–CH2Cl ; A = 1,2‑dichloroéthane. (2) ClCH2–CH2Cl → CH2=CHCl + HCl.
- 3.3.2 Mécanisme de (1) : addition électrophile. Le dichlore, polarisé à l'approche de la liaison π, est attaqué par le doublet π : formation d'un ion chloronium ponté et d'un ion Cl− ; puis attaque nucléophile de Cl− en anti sur un carbone du pont, ouverture du cycle et formation du dichloroalcane (addition anti). Réaction (1) = addition ; réaction (2) = élimination (déshydrochloration, craquage thermique vers 500 °C).
- 4.1 Polymérisation en suspension : le monomère (liquéfié sous pression) est dispersé en gouttelettes dans l'eau sous agitation, stabilisées par un colloïde protecteur (alcool polyvinylique, cellulose…) ; l'amorceur est soluble dans le monomère. Chaque gouttelette se comporte comme un petit réacteur « en masse », l'eau évacue la chaleur ; on récupère le polymère en perles par filtration, lavage et séchage.
- 4.2 Polymérisation en masse, en solution, en émulsion (voire en phase gazeuse).
- 4.3 Le monomère possède une double liaison C=C (liaison π) qui peut s'ouvrir et permettre l'enchaînement par addition sans perte de petite molécule.
- 4.4 n CH2=CHCl → –[CH2–CHCl]n–. Applications : canalisations et tubes, profilés de fenêtres, gaines de câbles électriques, revêtements de sol, films et emballages, bouteilles, simili‑cuir, dispositifs médicaux (poches, tubulures), cartes.
- 4.5 Amorçage : R'O–OR' → 2 R'O• ; R'O• + CH2=CHCl → R'O–CH2–C•HCl : le radical s'additionne sur le CH2 (le moins encombré) pour donner le radical le plus stable, secondaire et stabilisé par le chlore. Propagation : ~CH2–C•HCl + CH2=CHCl → ~CH2–CHCl–CH2–C•HCl, etc. Enchaînement tête‑à‑queue : les atomes de chlore sont portés par un carbone sur deux. Terminaison par recombinaison ou dismutation.
💡 Résultats clés à retenir : Z = 27, [Ar]4s23d7, 3 électrons célibataires ; c/a = 1,633 (Co : 1,635), r = 126 pm, ρ ≈ 8,6.103 kg.m−3 ; A = Co3+, B = Co2+, C = Co, D = Co(OH)3, E = Co(OH)2 ; E4° = 1,84 V, E5° = −0,26 V, Ks1 ≈ 10−40,9, Ks2 = 10−15, E6° = 0,10 V ; t1/2 = 25 s ; k0 = 17, k2 ≈ 8,9.103 L.mol−1.s−1 ; ΔrG°1 = −354 + 0,317T, PO2 ≈ 3 bar à 1150 K ; réduction par C possible au-delà de 316 K ; M = chlorure de vinyle (62,5 g.mol−1). À réviser pour le CNC PSI : atomistique et cristallographie (hc, cfc, compacité), construction et lecture des diagrammes E‑pH, cinétique formelle (ordres 1 et 2, AEQS, prééquilibre), thermochimie (Ellingham, variance, déplacement d'équilibre) et les bases de la polymérisation.
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