Modèle de concours : CNC 2009 Chimie (PSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2009), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Chimie
- Année
- 2009
- Pages
- 7
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI L’énoncé de cette épreuve comporte 7 pages. e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées. e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Le zirconium L’épreuve propose l’étude de quelques aspects de la chimie du zirconium. Elle se compose de quatre parties largement indépendantes. Le principal minerai de zirconium est le zircon, nom vraisemblablement dérivé de l'arabe zargun. Le zirconium est un métal grisâtre-blanc, brillant, et tout à fait résistant à la corrosion. Il est plus léger que l'acier et sa dureté est semblable à celle du cuivre. Le zirconium sert de matériau de construction pour les réacteurs nucléaires et à la fabrication de divers aciers. Son oxyde, ZrO», a aussi de nombreuses applications industrielles. Données À pression atmosphérique, le zirconium existe à l’état solide sous deux variétés allotropiques œ et B. La variété a, cristallise dans un système hexagonal stable à température ambiante. Ses paramètres de maille sont a = 323 pm et c = 515 pm. Numéro atomique de zirconium (Zr) : Z = 40. Masse molaire atomique de zirconium : 91,2 g.mol-!. Masse molaire atomique de l’oxygène : 16,0 g.mol-!. Masse volumique de zirconium : 6,5.103 kg.m-3 . Masse volumique de l’oxyde de zirconium : 5,6.105 kg.m-. Rayon atomique de l'hydrogène Rx = 37 pm. Rayon atomique de zirconium Rz, = 159,5 pm. Nombre d'Avogadro : Na = 6,02.1023 mol-!. Constante de Faraday à 298 K : == 1010) =0,06V. e Constante des gaz parfaits : R = 8,314 J.K-!.mol-". e Produit ionique de l’eau : Ke = 10-14. e Potentiels redox à 298 K : V : 0 0,00 - مط لم" e عم : gaz, s : solide, aq : aqueux. e Tous les gaz rencontrés dans le problème seront considérés comme parfaits. Epreuve de Chimie 1/7 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI e ‘Températures de changement d’état physique : Elément ou | Température de fusion | Température de | Température de composé (K) vaporisation (K) | sublimation (K) Mg 923 1378 - MgCla |. MgCla 1ère Partie Propriétés structurelles 1.1. Donner la structure électronique du zirconium dans son état fondamental. On justifiera en énonçant les règles qui permettent de l’établir. 1.2. Quelle est sa position (ligne et colonne) dans le tableau périodique ? 1.3. Indiquer le nombre d'électrons célibataires du zirconium. Quel ion a-t- il tendance à donner ? Donner la structure électronique de cet ion. 1.4. Représenter la maille conventionnelle du réseau cristallin de Zr(o). 1.5. Calculer le nombre d’atome de zirconium par maille. 1.6. Calculer la masse volumique du zirconium. 1.7. Par action directe de l'hydrogène, le zirconium engendre un hydrure ZrH, où le métal occupe les positions d’un réseau cubique faces centrées. 1.7.1.Quel est le nombre de sites interstitiels tétraédriques par maille ? Préciser leurs positions. 1.7.2.Quel est le nombre de sites interstitiels octaédriques par maille ? Préciser leurs positions. 1.7.3.Calculer en fonction de ها (rayon du zirconium supposé sphérique), les rayons rr et ro de la sphère maximale pouvant pénétrer sans déformation, respectivement dans les sites tétraédriques et octaédriques du réseau. 1.7.4.En comparant Ru (rayon atomique de l'hydrogène) à rr et ro, déduire le type de site compatible avec l'encombrement et donner la forme de l’hydrure ZrHz,. 2ème Partie Production du zirconium par pyrométallurgie La métallurgie thermique du zirconium est effectuée en plusieurs étapes. On s’intéresse ici à deux étapes importantes. 2.1. Chloration de l’oxyde de zirconium Epreuve de Chimie 2/7 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI La réaction de chloration de l’oxyde de zirconium est réalisée aux alentours de 1473 K. On la décrit par l’équation-bilan (1) : Ces +2 Clay › ZrClaç) + 2 008 (1) 2 + م202 On étudie d’abord la réaction d’équation-bilan (2) : ZrCla(e) + Oz(g) (2) › ومن 2 + 202 L’enthalpie libre standard (en kJ.mol-!) de cette réaction est : A-G°2(T) = 221,2 - 93,34.10- T, avec T en K. 2.1.1.Calculer A-G°2(T) à T = 1473 K. 2.1.2.Exprimer l’enthalpie libre A-G2(T) de la réaction (2) en fonction de la température T et des pressions partielles p(Cl»), p(ZrCl4), p(02). Calculer sa valeur numérique à T = 1473 K et pour وتام = 0,36 bar, p(ZrCl4) = 0,18 bar, p(0a) = 0,18 bar. Conclure. On étudie maintenant la réaction d’équation-bilan (3) : L’enthalpie libre standard (en kJ.mol-!) de cette réaction est : A-G°3(T) = -199,8 - 206,9.10-3 T, avec 1 en K. 2.1.3.Calculer A-G°3(T) à T = 1473 ا 2.1.4.Exprimer l’enthalpie libre A-Gz(T) de la réaction (3) en fonction de la température T et des pressions partielles p(O») et p(CO). Calculer sa valeur numérique à T = 1473 K et pour p(Oa) = 0,18 bar, p(CO) = 0,36 bar. Conclure. 2.1.5.Calculer l’enthalpie libre A-G1(T) de la réaction (1) à T = 1473 K. Peut-on obtenir ZrCl4 sous forme gazeuse, en couplant les réactions (2) et (3) ? Justifier. 2.1.6.Calculer l’enthalpie standard A-H°1(T) de la réaction (1). Quelle est l’influence de la température sur le déplacement de l’équilibre (1) ? 2.1.7. Quelle est l’influence de la pression sur le déplacement de l’équilibre (1). 2.1.8.Quel est le rôle joué par le carbone ? 2.2. Réduction du tétrachlorure de zirconium Le magnésium de haute pureté est utilisé à l’échelle industrielle pour réduire ZrCl4 selon la réaction d’équation-bilan (4) : Epreuve de Chimie 3/7 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI ZrClaç) + 2 Mgn — 2MgClon + Zr(s) (4) La réduction du tétrachlorure ZrCL, est réalisée sous une atmosphère d’argon à 1123 K. Cette réduction donne un pseudo-alliage Zr-Mg. Par vaporisation de Mg, on obtient une éponge de zirconium solide (99,5 % de Dans l'intervalle de température [298 K, 2000 K] et dans le cadre de l’approximation d’Ellingham, on représente le diagramme d’Ellingham du couple MgCla/Mg en tenant compte des divers états physiques des composés (figure ci-dessous). Les croix correspondent au changement d’état du composé concerné. -300 T(K) -350 -400 -450 -500 -550 -500 -650 Dans les mêmes conditions que ci-dessus, on détermine les expressions des enthalpies libres standard (en kJ.mol-!) en fonction de la température T (en K) pour le couple ZrCl4/Zr en tenant compte des divers états physiques des composés : ZrClays) (5) ولاح Clogy + م21 ولا A-G°s5(T) = -491 + 0,149 T pour 298 K‹ T‹ 604 K ZT(s) + Clogy + % ZrCla) (6) ولا A:G°6(T) = -438 + 0,062 T pour 604 K‹ T ‹ 2000 K Epreuve de Chimie 4/7 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI 2.2.1.Reproduire le diagramme d’Ellingham du couple MgCla/Mg et affecter l’espèce correspondante à chaque domaine de prédominance ou d’existence de ce diagramme. Justifier en tenant compte des températures de changement d’état physique des composés considérés. On n’oubliera pas d’indiquer la frontière entre deux phases d’un composé donné. 2.2.2.Superposer au diagramme d’Ellingham du couple MgCla/Mg (reproduit dans la question 2.2.1), celui correspondant au couple ZrCl4/Zr. 2.2.3.Dans quel domaine de température la réduction de ZrCl4 par Mg liquide est-elle possible 2 Justifier. Ce domaine est-il compatible avec le choix pratique, à savoir T = 1123 K. 2.2.4.Exprimer l’enthalpie libre standard A-G°4(T) de la réaction (4) en fonction de la température T. Calculer sa valeur numérique à 1123 K. On donne : Mg + جح يمك MeClom )7( A-G°7(T) = -608 + 0,132 T pour 987 K‹ T‹ 1378 K 2.2.5.Exprimer l’enthalpie libre A-G4(T) de la réaction (4) en fonction de la température T et de la pression partielle p(ZrCl4). 2.2.6.En pratique, la pression partielle en ZrCl4 est maintenue à p(ZrCl,) = 0,1 bar. Calculer la valeur numérique de A-Ga(T) à 1123 K et préciser si la réaction (4) s’avère totale dans les conditions industrielles. Retrouver ce résultat en calculant la variance du système siège de l’équilibre 3ème Partie Corrosion sèche du zirconium Le zirconium, au contact d’une atmosphère riche en dioxygène gazeux se recouvre d’une couche d’oxyde selon la réaction d’équation-bilan : Zr(s) + 02 + 2102 (8) L’enthalpie libre standard (en kJ.mol-!) de la réaction (12) en fonction de la température T (en K) est A-Gs°(T) = -1086 + 193,4.10-3 T. 3.1. Définir la pression de corrosion du zirconium, notée p(O,). 3.2. Donner son expression en fonction de la température T. 3.3. Application numérique : calculer la valeur de la pression de corrosion Epreuve de Chimie 5/7 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI du zirconium à la température T = 298 K, puis à la température T = 1123 K. Commenter. Gème Partie Diagramme potentiel-pH Il s’agit dans cette partie de tracer le diagramme potentiel-pH du zirconium en solution aqueuse à 298 K. On désigne par c (mol.L-!) la concentration totale en Zr(IV) soluble. Les espèces considérées sont le zirconium métal 2. le cation zirconium Zr”, le dioxyde de zirconium ىء270 et l’'anion hydrogénozirconate HZrO, 4.1. Déterminer le nombre d’oxydation de l’élément zirconium dans chacune des espèces chimiques Zr Zr* , 20. et HZrO, L’oxyde hydraté de zirconium est un amphotère peu soluble qui s’ionise suivant les réactions suivantes de constantes d’équilibre à 298 K, K; et Ka : +2H,0 log(K')=55,12 2:7 +40H- — Zro Zr0,, +0H مهمه 00 4.2. Justifier le caractère amphotère de Zr0». 4.3. On définit la solubilité apparente 82 du zirconium (IV) comme la somme, dans une solution saturée en oxyde hydraté de zirconium, des concentrations de toutes les espèces solubles. 4.3.1.Etablir l’expression de sz: en fonction de h = [H30*], concentration en ion H3O*. 4.3.2.Montrer que la solubilité szr est minimale pour une valeur du pH que l’on déterminera. On notera pHo cette valeur. 4.4. Au degré d’oxydation IV, déterminer le domaine de stabilité en pH de l’oxyde de zirconium solide. On notera pH la frontière du côté acide équilibre avec Zr”) et pH celle du côté basique (équilibre avec HZrO;,). On aq 3(aq) considérera, une concentration de c = 1.106 mol.L! pour les espèces dissoutes du zirconium. Tracer le diagramme de prédominance uniaxe du zirconium. 4.5. Dans chacun des trois domaines de pH déterminés à la question précédente, écrire la demi-équation d’oxydoréduction entre le zirconium à l’état d’oxydation IV et le métal 2... Ecrire la loi de Nernst et déterminer les équations E = f(pH) des frontières entre les domaines du zirconium sous les nombres d'oxydation déterminés à la question 4.1. On considérera, comme à Epreuve de Chimie 6/7 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2009 - Filière PSI la question précédente, une concentration de c = 1.10-6 mol.L-! pour les espèces dissoutes. 4.6. Tracer l’allure soignée du diagramme potentiel-pH du zirconium pour cette concentration. Placer dans chaque domaine ainsi défini le nom de l'espèce prédominante. 4.7. Ecrire les demi-équations d’oxydoréduction relatives aux couples de l’eau ainsi que les relations de Nernst correspondantes. On prendra comme convention les pressions partielles des gaz égales à 1 bar. 4.8. Superposer le tracé relatif à l’eau au diagramme obtenu en 4.6. 4.9. Préciser les domaines d’immunité, de corrosion et de passivation du zirconium en prenant soin de préciser le sens de chacun de ces termes. 4.10. Conclure quant à l’éventuelle corrosion du zirconium dans l’eau. Justifier en écrivant les réactions correspondantes. 4.11. Pour les applications industrielles, on utilise le zirconium dans son domaine de passivation. 4.11.1. Expliquer comment le zirconium est-il protégé contre la corrosion ? 4.11.2. Pour caractériser l’efficacité de la passivation du zirconium, on calcule le facteur d’expansion volumique f,, défini par F = يووا où V,,, et V,, sont les volumes molaires respectivement de ZrO Calculer 7 ZrO, ? et 2h,» f.- Conclure. موا Epreuve de Chimie 177 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
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Ce sujet est l’épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2009, filière PSI, concours d’accès aux écoles d’ingénieurs marocaines après les classes préparatoires. L’énoncé (7 pages) est un problème intitulé « Le zirconium », en quatre parties largement indépendantes : propriétés structurales (atomistique et cristallographie), production par pyrométallurgie (thermochimie et diagramme d’Ellingham), corrosion sèche, et diagramme potentiel-pH. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les quatre parties sont indépendantes : commencez par les parties 1 et 3, courtes et très calculatoires, puis la partie 4 (E-pH), qui rapporte beaucoup de points. Pour la thermochimie, travaillez toujours avec p° = 1 bar et RT·ln10 écrit explicitement ; pour le diagramme E-pH, écrivez chaque frontière et vérifiez la continuité aux pH de changement de domaine.
1ère partie – Propriétés structurales
1.1 à 1.3 – Structure électronique
- On applique trois règles : le principe de Pauli (2 électrons au plus par orbitale), la règle de Klechkowski (remplissage par n + l croissant, puis n croissant) et la règle de Hund (spin maximal dans une sous-couche dégénérée). Pour Z = 40 : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d2, soit [Kr] 4d2 5s2.
- La valeur n = 5 donne la 5e période. Avec (n–1)d2 ns2, soit 4 électrons de valence, Zr est dans la colonne 4, celle des métaux de transition, sous Ti.
- Selon la règle de Hund, les deux électrons 4d occupent deux orbitales différentes : Zr a donc 2 électrons célibataires. En perdant ses 4 électrons de valence, il donne l’ion Zr4+, de configuration [Kr] = 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d10 4s2 4p6, celle du gaz rare.
1.4 à 1.6 – Zr(α), réseau hexagonal
- La maille conventionnelle est un prisme droit à base losange (a = b = 323 pm, angle de 120°, hauteur c = 515 pm), soit le tiers du prisme hexagonal. Les atomes sont placés en (0,0,0) aux 8 sommets et en (2/3, 1/3, 1/2) à l’intérieur, ce qui correspond à l’empilement ABAB de type hexagonal compact.
- Nombre d’atomes : 8 × 1/8 + 1 = 2 atomes par maille. Dans le prisme hexagonal complet, on trouve 12 × 1/6 + 2 × 1/2 + 3 = 6 atomes.
- Volume : V = a2·(√3/2)·c = (323·10-12)2 × 0,866 × 515·10-12 ≈ 4,65·10-29 m3.
ρ = 2M/(NA·V) = 2 × 91,2·10-3 / (6,02·1023 × 4,65·10-29) ≈ 6,5·103 kg·m-3, en accord avec la donnée de l’énoncé.
1.7 – Hydrure ZrHx (Zr en réseau CFC)
- 1.7.1 On compte 8 sites tétraédriques par maille. Ils sont aux centres des 8 petits cubes d’arête a/2, en (1/4, 1/4, 1/4) et positions équivalentes, entièrement contenus dans la maille.
- 1.7.2 On compte 4 sites octaédriques par maille : le centre du cube (1/2, 1/2, 1/2) et les 12 milieux d’arêtes comptés pour 1/4 chacun (1 + 12/4 = 4).
- 1.7.3 Le contact se fait selon la diagonale d’une face : a√2 = 4RZr, d’où a = 2√2·RZr.
Site octaédrique : a/2 = RZr + rO, d’où rO = (√2 – 1)RZr ≈ 0,414 RZr ≈ 66 pm.
Site tétraédrique : a√3/4 = RZr + rT, d’où rT = (√(3/2) – 1)RZr ≈ 0,225 RZr ≈ 35,8 pm. - 1.7.4 On compare : RH = 37 pm, avec rT ≈ 35,8 pm < RH < rO ≈ 66 pm. Au sens strict, « sans déformation », seuls les sites octaédriques conviennent. Remplis tous, ils donnent 4 Zr et 4 H par maille, soit ZrH, de type NaCl. Remarque honnête : l’écart avec rT n’est que d’environ 3 %. L’hydrure réel (ZrH2, de type fluorine) loge H dans les sites tétraédriques, au prix d’une légère dilatation du réseau. Si l’on retient cette lecture, on obtient ZrH2. Sur la copie, il faut expliciter le critère utilisé.
2ème partie – Production du zirconium par pyrométallurgie
2.1 – Chloration de ZrO2
- 2.1.1 ΔrG°2(1473) = 221,2 – 93,34·10-3 × 1473 = +83,7 kJ·mol-1.
- 2.1.2 ΔrG2 = ΔrG°2(T) + RT·ln[ p(ZrCl4)·p(O2) / (p(Cl2)2·p°) ], le solide étant pur.
Q2 = 0,18 × 0,18 / 0,362 = 0,25 et RT·lnQ2 = 8,314 × 1473 × ln0,25 ≈ –17,0 kJ·mol-1.
ΔrG2 ≈ +66,7 kJ·mol-1 > 0 : dans ces conditions, la chloration directe de ZrO2 par Cl2 est impossible. - 2.1.3 ΔrG°3(1473) = –199,8 – 206,9·10-3 × 1473 = –504,6 kJ·mol-1.
- 2.1.4 ΔrG3 = ΔrG°3 + RT·ln[ p(CO)2 / (p(O2)·p°) ]. On a Q3 = 0,362/0,18 = 0,72 et RT·ln0,72 ≈ –4,0 kJ·mol-1.
ΔrG3 ≈ –508,6 kJ·mol-1 : l’oxydation du carbone en CO est très favorable. - 2.1.5 On a (1) = (2) + (3), car O2 s’élimine. Donc ΔrG1 = ΔrG2 + ΔrG3 ≈ –441,9 kJ·mol-1. Vérification : ΔrG°1 = –420,9 kJ·mol-1 et Q1 = Q2·Q3 = 0,18. Oui : le couplage avec (3) consomme O2 et rend la chloration spontanée. On obtient ZrCl4 gazeux, puisqu’à 1473 K on est au-delà de sa sublimation (604 K).
- 2.1.6 Dans l’approximation d’Ellingham, ΔrG°1(T) = (221,2 – 199,8) – (93,34 + 206,9)·10-3T = 21,4 – 0,300 T, d’où ΔrH°1 = +21,4 kJ·mol-1 et ΔrS°1 ≈ +300 J·K-1·mol-1. La réaction est endothermique. D’après la loi de van ’t Hoff, une élévation de T déplace l’équilibre (1) dans le sens direct.
- 2.1.7 Δngaz = (1 + 2) – 2 = +1 > 0. D’après la loi de Le Chatelier, une augmentation de pression déplace l’équilibre dans le sens indirect. Une basse pression favorise la formation de ZrCl4.
- 2.1.8 Le carbone est le réducteur qui piège le dioxygène libéré, en le transformant en CO. Il couple une réaction défavorable (2) à une réaction très favorable (3). Il crée en outre du gaz (CO), ce qui augmente fortement l’entropie et rend ΔrG°1 très négatif à haute température.
2.2 – Réduction de ZrCl4 par Mg
- 2.2.1 La droite Mg + Cl2 → MgCl2 présente quatre points anguleux (les croix de la figure).
- À 923 K, fusion de Mg : la pente augmente légèrement.
- À 987 K, fusion de MgCl2 : la pente diminue.
- À 1378 K, vaporisation de Mg : la pente augmente fortement, car on consomme un gaz supplémentaire.
- À 1691 K, vaporisation de MgCl2 : la pente diminue.
Vérification avec (7) : –477,7 kJ·mol-1 à 987 K et –426,1 kJ·mol-1 à 1378 K, conformes au graphe. - 2.2.2 Pour le couple ZrCl4/Zr, la droite (5) va de –446,6 kJ·mol-1 (298 K) à –401,0 kJ·mol-1 (604 K). La droite (6), de pente plus faible (ZrCl4 gazeux), va de –400,5 kJ·mol-1 (604 K) à –314 kJ·mol-1 (2000 K). La frontière verticale ZrCl4(s)/ZrCl4(g) est à T = 604 K, au-dessus de la droite.
- 2.2.3 Mg réduit ZrCl4 lorsque la droite MgCl2/Mg est sous la droite ZrCl4/Zr, car les domaines de Mg et de ZrCl4 sont alors disjoints. Valeurs : à 923 K, Mg ≈ –488 contre Zr ≈ –381 kJ·mol-1 ; à 1378 K, Mg ≈ –426 contre Zr ≈ –353 kJ·mol-1. Sur tout le domaine où Mg est liquide, 923 K ≤ T ≤ 1378 K, la réduction est possible. Avec MgCl2 liquide, comme écrit dans (4), on se restreint à 987 K – 1378 K. T = 1123 K est bien compatible.
- 2.2.4 (4) = 2 × (7) – 2 × (6), donc ΔrG°4 = 2(–608 + 0,132T) – 2(–438 + 0,062T) = –340 + 0,140 T (kJ·mol-1). À 1123 K : ΔrG°4 ≈ –182,8 kJ·mol-1.
- 2.2.5 Les phases condensées sont pures, avec une activité de 1. On a donc ΔrG4 = –340 + 0,140T – RT·ln( p(ZrCl4)/p° ), avec T en K et RT en kJ·mol-1.
- 2.2.6 Pour p(ZrCl4) = 0,1 bar : –RT·ln0,1 = +8,314·10-3 × 1123 × 2,303 ≈ +21,5 kJ·mol-1, d’où ΔrG4 ≈ –161,3 kJ·mol-1 < 0. La réaction avance tant qu’il reste un réactif : elle est totale.
Variance : 4 constituants, 1 réaction et 4 phases (gaz, Mg(l), MgCl2(l) et Zr(s), les liquides étant supposés non miscibles). On obtient v = (4 – 1) + 2 – 4 = 1. À T fixée, l’équilibre imposerait p(ZrCl4)éq = p°·exp(ΔrG°4/RT) ≈ 3·10-9 bar. En imposant 0,1 bar, on fixe un second paramètre intensif : l’équilibre ne peut pas s’établir. Il y a rupture d’équilibre, donc réaction totale.
3ème partie – Corrosion sèche du zirconium
- 3.1 La pression de corrosion pc(O2) est la pression en O2 de l’équilibre Zr/ZrO2 à la température T. Si p(O2) > pc, on a ΔrG8 < 0 et le métal est oxydé (corrodé). Si p(O2) < pc, le métal est stable.
- 3.2 À l’équilibre, ΔrG°8 + RT·ln(p°/pc) = 0, d’où pc = p°·exp[ (–1086·103 + 193,4 T) / (RT) ].
- 3.3 À 298 K : ΔrG°8 = –1028,4 kJ·mol-1 et ΔrG°8/RT ≈ –415, d’où pc ≈ 5·10-181 bar. À 1123 K : ΔrG°8 = –868,8 kJ·mol-1 et ΔrG°8/RT ≈ –93,05, d’où pc ≈ 4·10-41 bar.
Commentaire : ces pressions sont infiniment inférieures à p(O2) dans l’air (0,2 bar), et même au meilleur vide. Thermodynamiquement, Zr est toujours oxydé. Sa bonne tenue vient de la couche d’oxyde protectrice, un effet cinétique. D’où l’atmosphère d’argon lors de l’élaboration.
4ème partie – Diagramme potentiel-pH
- 4.1 Nombres d’oxydation : Zr(s) : 0 ; Zr4+ : +IV ; ZrO2 : +IV ; HZrO3– : x + 1 – 6 = –1, d’où +IV.
- 4.2 ZrO2 réagit avec les acides (sens inverse de K′ : ZrO2 + 4H+ → Zr4+ + 2H2O). Il réagit aussi avec les bases (K″ : ZrO2 + OH– → HZrO3–). Il se comporte donc à la fois comme une base et comme un acide : il est amphotère.
- 4.3.1 sZr = [Zr4+] + [HZrO3–], avec [Zr4+] = 1/(K′[OH–]4) = h4/(K′Ke4) et [HZrO3–] = K″Ke/h.
sZr = 100,88·h4 + 10-18,8/h. - 4.3.2 ds/dh = 4·100,88h3 – 10-18,8/h2 = 0, d’où h5 = 10-18,8/(4·100,88) et log h = (–19,68 – 0,60)/5. On trouve pH0 ≈ 4,06. La solubilité minimale vaut s ≈ 2·10-15 mol·L-1, avec alors [HZrO3–] = 4[Zr4+].
- 4.4 Pour c = 10-6 mol·L-1 :
- côté acide : 0,88 – 4 pH1 = –6, d’où pH1 = 1,72 ;
- côté basique : –18,8 + pH2 = –6, d’où pH2 = 12,8.
- 4.5 Frontières Zr(IV)/Zr, avec 0,06/4 = 0,015 :
- pH < 1,72 : Zr4+ + 4e– = Zr ; E = –1,53 + 0,015·log c = –1,62 V.
- 1,72 < pH < 12,8 : ZrO2 + 4H+ + 4e– = Zr + 2H2O ; E = E°2 – 0,06 pH. On obtient E°2 par continuité, ou en reportant [Zr4+] = 100,88h4 : E°2 = –1,53 + 0,015 × 0,88 ≈ –1,517 V. D’où E = –1,517 – 0,06 pH, qui vaut –1,62 V à pH 1,72.
- pH > 12,8 : HZrO3– + 5H+ + 4e– = Zr + 3H2O ; E°3 = E°2 + 0,015 × 18,8 ≈ –1,235 V. D’où E = –1,235 – 0,075 pH + 0,015·log c, soit E = –1,325 – 0,075 pH, qui vaut –2,285 V à pH 12,8.
- 4.6 Le tracé comprend : un palier horizontal à –1,62 V jusqu’à pH 1,72 ; une droite de pente –0,06 jusqu’à pH 12,8 ; une droite de pente –0,075 au-delà ; des verticales à pH 1,72 et 12,8 au-dessus. Domaines : Zr(s) en bas ; Zr4+ en haut à gauche ; ZrO2(s) au centre ; HZrO3– en haut à droite.
- 4.7 Couples de l’eau :
- 2H+ + 2e– = H2 : E = –0,06 pH ;
- O2 + 4H+ + 4e– = 2H2O : E = 1,23 – 0,06 pH.
- 4.8 Les deux droites de l’eau sont parallèles et situées environ 1,5 V au-dessus des frontières du zirconium. Le domaine de Zr(s) est entièrement disjoint du domaine de stabilité de l’eau.
- 4.9 Les trois domaines :
- Immunité : domaine de Zr(s). Le métal y est thermodynamiquement stable.
- Corrosion : domaines de Zr4+ (pH < 1,72) et de HZrO3– (pH > 12,8). Le métal y est oxydé en espèces solubles et se dissout.
- Passivation : domaine de ZrO2(s). Le métal s’y oxyde en un solide qui peut le recouvrir.
- 4.10 Zr et H2O ont des domaines disjoints : l’eau oxyde le zirconium à tout pH.
- Pour pH < 1,72 : Zr + 4H+ → Zr4+ + 2H2, c’est la corrosion.
- Pour 1,72 < pH < 12,8 : Zr + 2H2O → ZrO2 + 2H2, c’est la passivation.
- Pour pH > 12,8 : Zr + OH– + 2H2O → HZrO3– + 2H2, c’est la corrosion.
- 4.11.1 Il se forme une couche de ZrO2 compacte, adhérente et peu perméable, qui isole le métal du milieu oxydant. La corrosion est alors bloquée cinétiquement.
- 4.11.2 Volumes molaires et facteur d’expansion :
- VZrO2 = M/ρ = 123,2·10-3/5,6·103 ≈ 2,20·10-5 m3·mol-1 (22,0 cm3).
- VZr = 91,2·10-3/6,5·103 ≈ 1,40·10-5 m3·mol-1 (14,0 cm3).
- fe ≈ 1,57.
💡 Résultats clés à retenir : [Kr]4d25s2 ; ρ ≈ 6,5·103 kg·m-3 ; rO ≈ 66 pm, rT ≈ 35,8 pm ; ΔrG2 ≈ +66,7 et ΔrG1 ≈ –442 kJ·mol-1 ; ΔrG°4 = –340 + 0,140T ; pc(1123 K) ≈ 4·10-41 bar ; pH1 = 1,72, pH2 = 12,8, pH0 ≈ 4,06 ; fe ≈ 1,57. Pour le CNC PSI, révisez : l’atomistique (règles de remplissage), les sites interstitiels CFC/HC, l’approximation d’Ellingham avec les changements d’état (effet sur la pente), la variance et la rupture d’équilibre, la pression de corrosion, et la construction complète d’un diagramme E-pH avec les espèces amphotères, la solubilité et la continuité des frontières.
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