Modèle de concours : CNC 2006 Physique II (PSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2006), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2006
- Pages
- 10
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Présidence du Concours National Commun École Mohammadia d'Ingénieurs Concours National Commun d'admission aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs ou assimilées Session 2006 ÉPREUVE DE PHYSIQUE II Filière PSI Durée 4 heures Cette épreuve comporte 9 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est autorisé نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI L’énoncé de cette épreuve comporte 9 pages. L'usage de la calculatrice est autorisé. On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. Indice de réfraction de l’air Le problème propose l'étude et l’exploitation d’une méthode de mesure simple de l'indice de réfraction de l'air. Une telle mesure est rendue difficile par le fait que l'indice de réfraction de l'air est très proche de 1. Aussi recourt-on à une méthode interférentielle utilisant l’interféromètre de MICHELSON. La première partie est une étude succincte et simplifiée du phénomène de réfraction atmosphérique. La deuxième partie propose de retrouver quelques résultats généraux sur les interférences à deux ondes. La troisième partie est consacrée à la mesure de l'indice de réfraction de l'air alors que la quatrième partie propose de retrouver théoriquement les variations de l’indice en fonction des paramètres d’état du système. Les quatre parties sont indépendantes entre elles. Au sein de chaque partie, plusieurs questions sont indépendantes. Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être accompagnée de son unité dans le système international des unités (SI). On notera i le nombre complexe de module 1 et d’argument 7/2. Une feuille de papier millimétré recto-verso sera fournie à chaque candidat. Elle servira aux représentations graphiques, une par face, demandées aux questions 3.1.16. et 3.2.6.2. 1°"° partie Réfraction atmosphérique La réfraction atmosphérique est une manifestation naturelle de l’existence de l’atmosphère terrestre avec un indice de réfraction de l’air n # 1. Pour se rendre compte de ce phénomène atmosphérique, considérons le modèle simple selon lequel on néglige la courbure de la Terre et où l’on considère que l'atmosphère, de hauteur uniforme H, est isobare et isotherme. L'indice de réfraction n de l’air est donc uniforme en tout point de l'atmosphère. 1.1. On considère un rayon lumineux, émis par exemple par une étoile et arrivant en haute atmosphère sous un angle d’incidence 20. 1.11. Montrer à l’aide d’un schéma, qu’un observateur à la surface de la Terre reçoit ce rayon sous un angle d'incidence : différent de ه٠ 1.1.2. Donner la relation entre و ? et n. Pourquoi أ est-il très proche de 9 ? 1.1.3. En faisant un développement limité adéquat, exprimer À = و — à en fonction de 0 et n. 1.1.4. Calculer numériquement À en minutes d’arc pour و1 ,09 = و = 60° et àg = 80° et commenter les résultats obtenus. On donne n — 1 = 310-14 . Épreuve de Physique II 1/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI 1.15. Que dire du résultat obtenu pour و = 90° ? Expliquer. 1.2. Sur Terre, les étoiles paraissent souvent colorées lorsqu'elles se lèvent ou se couchent à l’horizon. Pourquoi ? 2ème partie Interférences à deux ondes L'interféromètre de MICHELSON est un dispositif interférentiel à deux ondes aux usages mul- tiples. Pour la présente étude, on considère (figure 1) un modèle d’interféromètre de MICHELSON constitué de : - un miroir plan M, pouvant tourner autour de l’axe A1 z orthogonal au plan de la figure ; — un miroir plan M» pouvant tourner autour de l’axe عمط orthogonal au plan de la figure, et subir un mouvement de translation parallèlement à la direction Oy ; — une lame séparatrice S,, qui réfléchit la moitié de la lumière qu’elle reçoit et transmet l’autre moitié. Elle est orientée à 45° des axes Ox et Oy et placée de sorte que son centre coïncide avec O. On suppose que son épaisseur est nulle et qu’elle n’introduit aucun déphasage supplémentaire. Figure 1: Modèle d’interféromètre de MICHELSON. 2.1. Dire brièvement en quoi le modèle d’interféromètre de MICHELSON proposé, est-il différent de l’interféromètre réel. On expliquera le rôle des éléments essentiels de l’interféromètre réel. 2.2. On rappelle les équations de MAXWELL dans un milieu optique transparent, linéaire, isotrope et homogène d’indice de réfraction n : V-E=0 ÉxE ع 80 02 c Ôt co est la célérité de la lumière dans le vide. 2.2.1. Donner les valeurs de l'indice de réfraction n pour l’eau pure et pour le verre ordinaire. 2.2.2. Montrer que le champ électrique 7 est solution d’une équation de propagation que l’on établira et exprimer la célérité c de la lumière dans le milieu considéré en fonction de cp et n. Épreuve de Physique II 2/9 هب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI 2.3. Par la suite on utilisera l’approximation scalaire dans le cadre de laquelle la lumière est décrite par une grandeur scalaire 7/(M,t) appelée vibration lumineuse et représentant l’une des composantes du champ électromagnétique de l’onde. 2.3.1. Écrire l’équation de propagation dont #(M, #) est solution. On s'intéresse à la description de la propagation par onde plane. 2.3.2. Qu'appelle-t-on onde plane ? 2.3.3. Donner la solution générale 4p(M,t) de l'équation de propagation précédente pour une onde plane se propageant dans la direction Oz. Quelle interprétation physique peut-on donner à chacun des termes qui constituent la solution ? 2.3.4. Donner le schéma d’un montage optique simple permettant de réaliser une onde quasi- plane au laboratoire. On considère maintenant le cas où »(M, t) dépend du temps t et d’une seule coordonnée spatiale notée 7 et représentant la distance entre le point M et une origine fixe O. 2.3.5. Établir dans ce cas, l'équation aux dérivées partielles vérifiée par &(r,t) = .)ب On rappelle que le laplacien d’une une fonction f ne dépendant que de la variable sphérique 7 est donné par : r dr? Af(r) 2.3.6. En déduire que (r, t) est donnée par : 1 r 1 T 2.3.7. Que représente chacun des deux termes de cette solution. Comment qualifie-t-on l’onde décrite par chacun des deux termes pris séparément ? 2.38. Donner le schéma d’un montage optique simple où l’on rencontre les deux ondes précédentes. 3ème partie Mesure de l’indice de réfraction de l’air Dans cette partie, on se propose de montrer comment on peut réaliser des mesures très précises de l’indice de réfraction n de l'air en utilisant un interféromètre de MICHELSON. 3.1. Étude de la figure d’interférence On considère le montage représenté figure 2. Les deux miroirs My, et M» de l’interféromètre sont perpendiculaires d’un à l’autre. La source est un Laser He-Ne de longueur d’onde dans le vide A, = 632,8 nm. Elle éclaire l’interféromètre à travers un oculaire de microscope que l’on peut assimiler à une seule lentille convergente L de courte distance focale 7/0 = 5 mm. L'écran d'observation E est placé à la sortie de l’interféromètre, perpendiculairement à la droite A10. 3.1.1. Quelle est la couleur du faisceau Laser utilisé ? Épreuve de Physique II 3/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2006 — Filière PSI Figure 2: Interféromètre de MICHELSON en observation longitudinale. 3.1.2. Montrer à l’aide d’un schéma, que l’ensemble constitué de la source Laser et de l’oculaire du microscope permet d’éclairer l’interféromètre de MICHELSON par une source ponctuelle mono- chromatique S. Où se trouve 5 ? On pourra poser SO = 20. Soient S, et وق les images de S à travers l’interféromètre : — S, est l’image de S successivement par S, et M, ; — و5 est l’image de 5 successivement par M» et رق 3.1.3. Faire un schéma représentatif de l’interféromètre indiquant les positions des images 1 et .و5 On indiquera aussi les positions de l’image intermédiaire S,, de S par S, ainsi que l’image intermédiaire موق de S par M». 3.1.4. Déterminer l'expression de la distance a = 5S15S2 séparant S; et Sa en fonction des longueurs €, et £a des deux bras de l’interféromètre. 3.15. En considérant le cheminement au sein de l’interféromètre des deux rayons lumineux issus de S et qui interfèrent en un point M du champ d’interférence, montrer à l’aide d’une construction graphique, que la différence de marche optique est donnée par : 3.1.6. Donner l'expression de l'intensité lumineuse en un point M du champ d'’interférence en fonction de à et .و On notera و7 l'intensité totale injectée par la source 5 dans l’interféromètre. Quelle est la nature géométrique des surfaces d’égale intensité ? On dispose un écran (E) perpendiculairement à la droite joignant S; et وق (figure 3) à la distance D du milieu du segment [S1, S2]. On note 71 = S,M et ra = SaM. 3.1.7. Quelle est la nature géométrique des franges d’interférence obtenues sur l’écran E ? 3.18. Exprimer 73 — 7, en fonction de y, z, D et a. y et z étant les coordonnées du point M dans le plan de l’écran (E). Dans la pratique, on limite l’observation au voisinage du centre © de la figure d’interférence. Dans ce cas, un développement limité donne : a" 2 D? 3.1.9. Donner dans ce cas, l’expression de l’ordre d’interférence م = d/\9 au point M. Montrer qu’il est maximum au centre C de la figure d’interférence obtenue sur l’écran Æ. Par la suite, on note po la valeur de pen C. Épreuve de Physique II 4/9 هب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI Figure 3: Observation longitudinale. 3.1.10. Montrer que les franges obtenues sur l'écran (E) sont des anneaux concentriques de centre C et de rayon R, que l’on exprimera en fonction de n, a, A, D et po — p. On note Ef[p(C')] = ko la partie entière de l'ordre d’interférence en C et on pose : € est appelé ordre fractionnaire en C(0 ‹e › 1). 3.1.11. Que vaut € respectivement dans le cas où le centre est brillant (maximum d’intensité) et dans le cas où le centre est sombre (minimum d'intensité) ? 3.112. Que vaut p pour un anneau clair ? En déduire que les rayons des anneaux clairs peuvent Rem =D41/2 = (m +6 ) et donner l'expression de m. Quelles sont les valeurs permises pour m ? être écrits sous la forme : Pour vérifier expérimentalement la loi de variation des rayons des anneaux, on remplace l'écran (E) par un capteur linéaire à barrette CCD (charge coupled device) ou DTC (dispositif à transfert de charges). Cette barrette est composée de 2048 éléments photosensibles ou pixel (Picture Element) indépendants. Chaque pixel a une largeur moyenne de 14 jum. La barrette CCD est reliée via son boîtier électronique à un ordinateur qui, grâce à un logiciel approprié, affiche en temps réel l’intensité lumineuse reçue par chaque pixel sous forme d’un graphique. La figure 4 donne la disposition de la barrette par rapport aux franges d’interférence (figure 4(a)) ainsi que l'intensité lumineuse enregistrée par chaque pixel en fonction du numéro du pixel (figure 3.1.13. Pourquoi faut-il que la barrette CCD coïncide avec un diamètre commun des anneaux ? Comment peut-on s'assurer de cela dans la pratique ? 3.1.14. Pour pouvoir pointer un maximum d’anneaux clairs, la barrette CCD a été décentrée par rapport aux anneaux formant la figure d’interférence. Quel est l'intérêt de garder un anneau de l’autre côté du centre ? 3.1.15. Déterminer les numéros de pixel des différents anneaux clairs présents sur le graphique de la figure 4. En déduire la position du centre de la figure d’interférence ainsi que les rayons Rem des différents anneaux brillants. Épreuve de Physique II 5/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI 128 512 1024 1536 2048 intensité en niveau de gris position en pixel (a) Disposition de la barrette CCD. (b) Enregistrement obtenu. Figure 4: Disposition de la barrette CCD et enregistrement obtenu. 3.1.16. A l’aide d’une représentation graphique adéquate, montrer que la loi théorique donnant les rayons des anneaux est vérifiée et en déduire la valeur de l’ordre fractionnaire au centre. Le résultat obtenu est-il en accord avec la figure 4 ? Le miroir My étant fixe, on translate M» dans le le sens qui fait diminuer la distance a = .ري 3.1.17. Montrer que les anneaux voient leur rayons diminuer et finissent par disparaître en C. 3.2. Indice de réfraction de l’air En partant du réglage précédent (3.1.2.), on place une cuve hermétique C à faces parallèles dans l’un des bras de l’interféromètre de MICHELSON. La cuve ) de longueur intérieure £, est placée de sorte que ses faces soient parallèles au miroir Ma. L'intérieur de la cuve peut être mis à la pression atmosphérique à l’aide d’un robinet. Une pompe à vide permet de réaliser un vide partiel au sein de la cuve. Un manomètre indique la dépression AP = P' — P ; P' étant la pression à l’intérieur de la cuve et P la pression atmosphérique de travail ou pression ambiante. On note كد l’indice de réfraction de l'air à l’intérieur de la cuve où la pression vaut P’. 3.2.1. Calculer la différence de marche optique dy des deux ondes lumineuses qui interfèrent en C et en déduire la nouvelle distance a = 5,5» entre les deux images de la source S par l’interféromètre en fonction de 2, (,, La,net n°. 3.2.2. Donner l'expression de l'intensité lumineuse 1 en un point M de coordonnées y et z du champ d'’interférence. On notera encore Ip l'intensité totale injectée dans l’interféromètre et on négligera les réflexions sur les faces de la cuve. 3.2.3. Quel est l’ordre d’interférence م au point M ? En déduire que, lorsque la pression dans la cuve augmente de 7 à P, les anneaux défilent dans le champ d’interférence. On rappelle que l’indice de réfraction d’un gaz augmente lorsque sa pression augmente. 3.2.4. Exprimer la variation ونيد = po — py de l’ordre d’interférence en C lorsque la pression dans la cuve passe de P' à P. Que représente App ? Épreuve de Physique II 6/9 هب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI 3.2.5. En déduire que l'indice de réfraction de l’air dans les conditions de l’expérience est donné par : No ما 27 No étant le nombre de franges qui défilent au centre C de la figure d’interférence, lorsque la pression dans la cuve passe de 0 (vide parfait) à P (pression atmosphérique ambiante). 3.2.6. Conduite d'une expérience de mesure d’indice Pour mesurer l’indice de l'air par la méthode précédente, on utilise un détecteur de lumière relié à une système informatique d'acquisition. Le détecteur, qui peut être considéré comme ponctuel en bonne approximation, est placé au centre C de la figure d’interférence. La mesure de l'indice se fait alors selon les étapes suivantes : — Le robinet de communication de la cuve à faces parallèles C avec l’extérieur étant fermé, on commence par créer une dépression AP au sein de C. — On lance l'enregistrement de l’interférogramme et on ouvre le robinet pour laisser rentrer l’air dans la cuve. — On répète cette opération pour différentes valeurs de la dépression AP. La figure 5 donne les interférogrammes obtenus pour différentes valeurs de AP. L'expérience a été réalisée sous une pression atmosphérique P = 969 hPa et une température 0 = 21 °C. AP=—400 hPa AP=—500 hPa AP=—600 hPa = 2 2 10 20 30 temps(s) 10 20 30 temps (s) 10 20 30 temps(s) AP=—100 hPa AP=-200 hPa AP=-300 hPa 10 20 30 temps(s) 10 20 30 temps (s) 10 20 30 temps is) Figure 5: Interférogrammes obtenus pour différentes valeurs de la pression P" = P + AP dans la cuve à la température 0 = 21 °C sous la pression ambiante P = 969 hPa. 3.2.6.1. Déterminer le nombre N des franges d’interférence qui défilent à l’ouverture du robinet pour les différentes valeurs de AP. On présentera les résultats sous forme d’un tableau. 3.2.6.2. Tracer la courbe représentative du nombre N de franges qui défilent à l'ouverture du robinet, en fonction de la pression 70 à l’intérieur de la cuve C. 3.2.6.3. Déterminer graphiquement le nombre Ny de franges qui défilerait si la cuve était initialement parfaitement vidée. 3.2.6.4. En déduire la valeur de n — 1. Données : ول = 632,8 nm et € = 50 mm. Épreuve de Physique II 7/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 9 — Concours National Commun - Session 2006 — Filière PSI gème partie Modèle de variation d’indice Dans cette partie, on se propose d’utiliser le modèle de l’électron élastiquement lié pour se rendre compte des variations de l’indice de réfraction de l’air en fonction des paramètres pression P et température 1. On suppose alors qu’un électron optique' est lié élastiquement à l’atome, d’azote ou d'oxygène, avec une force de rappel que l’on écrit sous la forme simplifiée : 7 = —Me w3 7 où 7 désigne le déplacement de l’électron par rapport à sa position d’équilibre correspondant à un moment dipolaire nul. Pour tenir compte de l'amortissement de son mouvement, on suppose que l’électron est aussi soumis à l’action d’une force de frottement de type fluide que l’on écrit sous la forme : 7 désigne le déplacement de l’électron sous l’action du champ électromagnétique de l’onde lumineuse. L'étude sera menée dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. On rappelle que, tout en étant différent de 1, l'indice de réfraction de l'air n reste très proche de 4.1. L'onde lumineuse incidente est décrite par une onde électromagnétique plane progressive et monochromatique dont le champ électrique s'écrit en notation complexe : É = Évexpi(F-7? —wt) 4.1.1. Montrer que le champ électrique est transverse. 4.1.2. Exprimer le champ magnétique 2 de l’onde lumineuse en fonction de É, k etw. Montrer qu’il est également transverse. 4.2. Dans toute la suite, on néglige le poids de l’électron. 4.2.1. Exprimer la force de LORENTZ à laquelle est soumis un électron atomique de la part de l’onde électromagnétique et montrer que, dans le cadre non relativiste, la partie magnétique peut être négligée devant la partie électrique. 4.2.2. Déterminer l’équation différentielle du mouvement de l’électron vérifiée par 71): 4.2.3. En se plaçant en régime forcé, déterminer la représentation complexe du déplacement 7 de l’électron. On négligera les variations du champ électrique de l'onde sur des distances de l’ordre 4.2.4. En déduire le moment dipolaire 27 induit par le déplacement de l’électron ainsi que le vecteur polarisation P . On notera N la densité volumique des électrons optiques. 4.2.5. Déterminer le vecteur déplacement électrique D et montrer qu’il peut se mettre sous la forme : D - م605 É ainsi que l'indice En déduire l’expression de la permittivité diélectrique relative complexe €, 2 complexe n du milieu. On exprimera n° en fonction de N, e, £0, Me, T, w et wo. ‘C'est-à-dire pouvant répondre à une excitation optique. Épreuve de Physique II 8/9 هب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 10 — Concours National Commun - Session 2006 - Filière PSI 4.3. Dans le domaine visible auquel on s'intéresse, on peut considérer que w ›› wo et on peut négliger l'amortissement. Montrer alors que, compte tenu de n = 1 : 5 2 2me Eo wÿ 4.4. On admet que les molécules de dioxygène et de diazote qui composent majoritairement l'air, possèdent chacune deux électrons optiques. On suppose en plus que l'air se comporte comme un gaz parfait. En déduire la loi de GLADSTONE donnant l'indice de réfraction de l'air en fonction de la pression P et la température T : et exprimer la constante à en fonction de €, €, Me, wo et la constante de BOLTZMAN .ع FIN DE L’ÉPREUVE Épreuve de Physique II 9/9 FIN نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique II de la filière PSI du Concours National Commun (CNC) d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs, session 2006. Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. Le problème, « Indice de réfraction de l'air », compte quatre parties indépendantes : réfraction atmosphérique, ondes et interférences à deux ondes, mesure de l'indice de l'air à l'interféromètre de Michelson (avec exploitation d'enregistrements), puis modèle de l'électron élastiquement lié. Voici une correction proposée, avec la numérotation du sujet.
Lecture des graphes : les questions 3.1.15, 3.1.16 et 3.2.6 reposent sur la lecture des figures 4 et 5. Les valeurs ci-dessous ont été relevées avec soin sur l'énoncé ; un écart d'une dizaine de pixels ou d'une frange sur les comptages est normal et n'est pas pénalisé si la méthode est juste.
1re partie — Réfraction atmosphérique
1.1.1. Schéma
Le rayon passe du vide (indice 1) à l'atmosphère (indice n > 1) à travers le plan horizontal qui limite la couche d'air. Il se rapproche de la normale : dans l'air il fait avec la verticale un angle i < i0, et garde cette direction jusqu'au sol (milieu homogène). L'observateur reçoit donc le rayon sous l'incidence i ≠ i0 : l'étoile lui paraît plus haute sur l'horizon qu'elle ne l'est réellement.
1.1.2. Relation entre i0, i et n
Loi de Snell-Descartes : sin i0 = n·sin i. Comme n − 1 ≈ 3·10−4 ≪ 1, sin i ≈ sin i0, donc i est très proche de i0.
1.1.3. Expression de Δ = i0 − i
sin(i0 − Δ) ≈ sin i0 − Δcos i0 et sin i0/n ≈ sin i0[1 − (n − 1)]. En identifiant : Δ ≈ (n − 1)·tan i0 (en radians).
1.1.4. Applications numériques
1 rad = 3438′.
- i0 = 0° : Δ = 0 ;
- i0 = 60° : Δ = 3·10−4 × 1,732 = 5,2·10−4 rad ≈ 1,8′ ;
- i0 = 80° : Δ = 3·10−4 × 5,67 = 1,7·10−3 rad ≈ 5,8′.
Commentaire : la déviation est nulle au zénith et croît avec l'inclinaison. Elle reste faible (quelques minutes d'arc) mais n'est pas négligeable pour un astronome : à 80°, elle vaut déjà le sixième du diamètre apparent du Soleil (≈ 32′). Les positions mesurées doivent être corrigées de la réfraction.
1.1.5. Cas i0 = 90°
tan i0 → ∞ : le résultat est absurde. Le développement limité suppose Δ petit devant l'échelle de variation de sin, ce qui est faux quand cos i0 → 0. Le calcul exact donne sin i = 1/n, soit Δ = 90° − arcsin(1/n) et cos i = √(1 − 1/n²) ≈ √(2(n − 1)) ≈ 2,4·10−2 rad, soit Δ ≈ 1,4° ≈ 84′, finie. En outre, au voisinage de l'horizon le modèle plan n'est plus valable : la courbure de la Terre et la variation de l'indice avec l'altitude interviennent (la réfraction réelle à l'horizon est d'environ un demi-degré).
1.2. Étoiles colorées à l'horizon
L'air est dispersif : n dépend de la longueur d'onde (plus grand pour le bleu que pour le rouge). Près de l'horizon, la déviation Δ ≈ (n − 1)tan i0 est grande, et les différentes couleurs sont déviées différemment : l'image de l'étoile s'étale en un petit spectre (bleu en haut, rouge en bas). La turbulence fait de plus fluctuer l'indice, ce qui fait « scintiller » ces couleurs. Enfin la traversée d'une grande épaisseur d'air diffuse surtout le bleu (diffusion de Rayleigh en 1/λ⁴), ce qui rougit l'étoile.
2e partie — Interférences à deux ondes
2.1. Modèle et interféromètre réel
- La séparatrice réelle est une lame de verre d'épaisseur non nulle, avec une face semi-réfléchissante. Un des faisceaux la traverse trois fois et l'autre une seule fois : il faut ajouter une compensatrice (lame identique, parallèle à la séparatrice) pour égaliser les chemins dans le verre, ce qui est indispensable en lumière blanche (dispersion du verre). La réflexion sur la séparatrice peut aussi introduire un déphasage.
- Les miroirs réels sont munis de vis de réglage de l'orientation selon deux axes (réglage du parallélisme) et le miroir mobile d'un chariot de translation (vis micrométrique), et non d'une seule rotation autour de Oz.
- Le montage réel comprend aussi un système d'éclairage (source, condenseur) et d'observation (lentille de projection, écran ou lunette).
2.2.1. Ordres de grandeur
Eau pure : n ≈ 1,33 ; verre ordinaire : n ≈ 1,5.
2.2.2. Équation de propagation
rot(rot E) = grad(div E) − ΔE = −ΔE (car div E = 0). Par ailleurs rot(rot E) = −∂(rot B)/∂t = −(n²/c0²)·∂²E/∂t². D'où ΔE − (n²/c0²)·∂²E/∂t² = 0 : équation de d'Alembert de célérité c = c0/n.
2.3.1. Équation pour ψ
Δψ − (1/c²)·∂²ψ/∂t² = 0.
2.3.2. Onde plane
Onde dont la grandeur ψ a, à chaque instant, la même valeur en tout point d'un plan perpendiculaire à une direction fixe (la direction de propagation) : les surfaces d'onde sont des plans parallèles.
2.3.3. Solution générale selon Oz
ψ = ψ(z, t) vérifie ∂²ψ/∂z² − (1/c²)∂²ψ/∂t² = 0, de solution générale ψ(z, t) = f(t − z/c) + g(t + z/c). f(t − z/c) est une onde progressive se propageant sans déformation à la vitesse c dans le sens des z croissants ; g(t + z/c) se propage dans le sens des z décroissants.
2.3.4. Onde quasi plane au laboratoire
On place une source quasi ponctuelle (lampe et petit trou, ou fente fine) au foyer objet d'une lentille convergente (collimateur) : à la sortie, le faisceau est parallèle, l'onde est quasi plane. On peut aussi utiliser un laser, dont le faisceau est quasi parallèle, élargi par un système afocal (deux lentilles de foyers confondus).
2.3.5. Équation pour φ = rψ
Δψ = (1/r)·∂²(rψ)/∂r² = (1/r)·∂²φ/∂r², et ∂²ψ/∂t² = (1/r)·∂²φ/∂t². En multipliant l'équation de propagation par r : ∂²φ/∂r² − (1/c²)·∂²φ/∂t² = 0, équation de d'Alembert à une dimension.
2.3.6. Solution ψ(r, t)
D'après 2.3.3, φ(r, t) = f1(t − r/c) + f2(t + r/c), donc ψ(r, t) = (1/r)f1(t − r/c) + (1/r)f2(t + r/c).
2.3.7. Interprétation
Le premier terme est une onde issue de O qui s'en éloigne : onde sphérique divergente. Le second se propage vers O : onde sphérique convergente. Les surfaces d'onde sont des sphères de centre O ; l'amplitude en 1/r traduit la conservation de l'énergie à travers des sphères de surface 4πr².
2.3.8. Montage avec les deux ondes
Un faisceau parallèle (laser) traverse une lentille convergente : après la lentille, l'onde est sphérique convergente vers le foyer image F′ ; après F′, elle devient sphérique divergente de centre F′. C'est précisément le montage laser + oculaire de la 3e partie.
3e partie — Mesure de l'indice de réfraction de l'air
3.1.1. Couleur du laser
λ0 = 632,8 nm : le faisceau est rouge.
3.1.2. Source ponctuelle S
Le faisceau laser, parallèle et étroit, est focalisé par l'oculaire L (f0 = 5 mm) en son foyer image F′. Au-delà, la lumière diverge comme si elle était émise par un point : S = F′ joue le rôle d'une source ponctuelle monochromatique. S est sur l'axe Oy, entre L et la séparatrice, à 5 mm de L, à la distance SO = ℓ0 de O.
3.1.3. Images intermédiaires et images S1, S2
Un miroir plan donne d'un point son symétrique. Avec x orienté de O vers l'écran (vers C) :
- S10 (image de S par Sp, symétrie par rapport au plan à 45°) : sur l'axe Ox, à la distance ℓ0 de O, côté écran (x = +ℓ0).
- S1 (image de S10 par M1, situé en x = −ℓ1) : x = −(ℓ0 + 2ℓ1).
- S20 (image de S par M2) : sur l'axe Oy, derrière M2, à la distance ℓ0 + 2ℓ2 de O.
- S2 (image de S20 par Sp) : sur l'axe Ox, x = −(ℓ0 + 2ℓ2).
S1 et S2 sont donc alignés sur l'axe A1O, perpendiculaire à l'écran, du côté de M1.
3.1.4. Distance a = S1S2
a = 2|ℓ2 − ℓ1|.
3.1.5. Différence de marche
Un miroir plan est rigoureusement stigmatique : le chemin optique de S au point M en passant par les miroirs est égal au chemin optique en ligne droite depuis l'image virtuelle. Pour le rayon réfléchi par M1 : (SM)1 = (S1M) ; pour celui réfléchi par M2 : (SM)2 = (S2M). La séparatrice, d'épaisseur nulle, n'ajoute rien. D'où δ = (S2M) − (S1M) = n(r2 − r1). L'interféromètre est équivalent à deux sources secondaires cohérentes S1 et S2.
3.1.6. Intensité ; surfaces d'égale intensité
Chaque onde subit une réflexion et une transmission sur Sp : elle porte I0/4 (l'autre moitié repart vers la source). Les deux ondes, issues de la même source, sont cohérentes :
I = (I0/2)·[1 + cos(2πδ/λ0)].
I est constante si δ l'est, soit S2M − S1M = constante : les surfaces d'égale intensité sont des hyperboloïdes de révolution de foyers S1 et S2, d'axe S1S2.
3.1.7. Franges sur l'écran
L'écran est perpendiculaire à l'axe de révolution S1S2 : il coupe ces hyperboloïdes selon des cercles centrés en C. On observe des anneaux.
3.1.8. Expression de r2 − r1
Le milieu de [S1S2] est à la distance D de l'écran, S1 étant le plus proche de l'écran :
r2 − r1 = √((D + a/2)² + y² + z²) − √((D − a/2)² + y² + z²).
(Pour a ≪ D, r2 − r1 ≈ a·cos α = aD/√(D² + y² + z²), d'où le développement de l'énoncé.)
3.1.9. Ordre d'interférence
p = n(r2 − r1)/λ0 ≈ (na/λ0)·[1 − (y² + z²)/(2D²)]. Le terme retranché est positif et s'annule seulement pour y = z = 0 : p est maximal en C, avec p0 = na/λ0.
3.1.10. Anneaux et rayon Rp
p = constante ⇔ y² + z² = constante : les franges sont des cercles de centre C. Avec p = p0[1 − R²/(2D²)] :
Rp = D·√(2λ0(p0 − p)/(na)).
3.1.11. Ordre fractionnaire au centre
Centre brillant : p0 entier, ε = 0. Centre sombre : p0 demi-entier, ε = 1/2.
3.1.12. Anneaux clairs
Anneau clair : p = k entier (k ≤ k0, puisque p ≤ p0). Alors p0 − p = k0 + ε − k = m + ε, avec m = k0 − k, d'où Rc,m = D√(2λ0(m + ε)/(na)). Valeurs permises : m entier, m = 0, 1, 2, … (m = 0 est le premier anneau clair à partir du centre, réduit au point C si ε = 0), dans la limite du champ observé (et m ≤ k0).
3.1.13. Barrette selon un diamètre
La loi porte sur les rayons. Si la barrette passe à la distance h du centre, elle mesure des demi-cordes √(R² − h²) et non des rayons ; la loi en R² reste linéaire en m mais avec une ordonnée à l'origine faussée, d'où un ε erroné. En pratique, on déplace la barrette (ou on règle l'interféromètre) jusqu'à obtenir un enregistrement symétrique par rapport à la frange centrale, avec des anneaux régulièrement placés de part et d'autre et une frange centrale la plus large possible (la corde la plus longue est le diamètre).
3.1.14. Intérêt d'un anneau de l'autre côté du centre
La position du centre est mal définie sur la frange centrale, large et peu contrastée. Un même anneau relevé des deux côtés donne deux positions symétriques : le centre est leur milieu, ce qui le repère avec précision. On décentre donc la barrette pour gagner des anneaux d'un côté, tout en gardant cet anneau de référence de l'autre côté.
3.1.15. Relevé de la figure 4
Positions des maxima (anneaux clairs), en pixels, relevées sur l'enregistrement :
| Côté gauche | ≈ 40 | 116 | 202 | 281 | 379 | 478 | 597 | 735 | 886 | 1106 |
|---|
Côté droit : un seul maximum, vers le pixel ≈ 1900 (le même anneau que celui à 1106).
Centre : milieu de 1106 et 1900, soit pixel ≈ 1503 (cohérent avec le maximum local marqué C, vers 1510, et avec le milieu des deux minima voisins, 1268 et 1732). Rayons R = (1503 − position) × 14 µm :
| m | Pixel | R (pixels) | Rc,m (mm) | R² (mm²) |
|---|---|---|---|---|
| 0 | 1106 | 397 | 5,56 | 30,9 |
| 1 | 886 | 617 | 8,64 | 74,6 |
| 2 | 735 | 768 | 10,75 | 115,6 |
| 3 | 597 | 906 | 12,68 | 160,9 |
| 4 | 478 | 1025 | 14,35 | 205,9 |
| 5 | 379 | 1124 | 15,74 | 247,6 |
| 6 | 281 | 1222 | 17,11 | 292,7 |
| 7 | 202 | 1301 | 18,21 | 331,7 |
| 8 | 116 | 1387 | 19,42 | 377,1 |
| 9 | 40 | 1463 | 20,48 | 419,5 |
3.1.16. Vérification de la loi ; ordre fractionnaire
Représentation adéquate : R²c,m en fonction de m, car la loi prévoit R² = A(m + ε) avec A = 2D²λ0/(na) : une droite. Les points sont bien alignés (écarts successifs de R² presque constants, ≈ 43 mm²). Régression linéaire : pente A ≈ 43,2 mm², ordonnée à l'origine Aε ≈ 31,1 mm², d'où ε ≈ 0,72 (entre 0,7 et 0,75 selon le pixel retenu pour le centre).
Accord avec la figure 4 : ε n'est ni 0 ni 1/2 : le centre n'est ni franchement brillant ni noir, et comme ε > 1/2 l'intensité décroît quand on s'éloigne de C vers le premier anneau sombre : C est un maximum local, moins intense que le premier anneau clair. C'est bien ce que montre l'enregistrement (pic C vers 155 niveaux de gris contre ≈ 200 pour les anneaux voisins). L'accord est qualitatif : l'intensité relative prévue au centre, [1 + cos(2πε)]/2 ≈ 0,4, est inférieure au rapport lu (≈ 0,8), ce qui s'explique par la sensibilité de ε à la lecture des positions et par le bruit de l'enregistrement.
3.1.17. Translation de M2 (a diminue)
p0 = na/λ0 diminue. Pour un anneau d'ordre p fixé, Rp² = 2D²(1 − p/p0) diminue quand p0 diminue : l'anneau se contracte et disparaît en C lorsque p0 devient égal à p. Les anneaux « rentrent » au centre, un par variation de 1 de p0 (déplacement de M2 de λ0/(2n)), et ils s'espacent (A = 2D²λ0/(na) augmente), d'où de moins en moins d'anneaux dans le champ jusqu'à la teinte plate au contact optique.
3.2.1. Différence de marche δ0 et distance a′
La cuve, parallèle à M2, est dans le bras 2 et traversée deux fois. Sur la longueur 2ℓ, l'indice n′ remplace n : chemin supplémentaire 2ℓ(n′ − n). En C (incidence normale) :
δ0 = 2n(ℓ2 − ℓ1) + 2ℓ(n′ − n). En écrivant δ0 = na′ : a′ = 2(ℓ2 − ℓ1) + 2ℓ(n′ − n)/n.
3.2.2. Intensité
Le calcul de 3.1 reste valable en remplaçant a par a′ : I = (I0/2)·{1 + cos[(2πna′/λ0)(1 − (y² + z²)/(2D²))]}.
3.2.3. Ordre en M ; défilement
p = (na′/λ0)·[1 − (y² + z²)/(2D²)], avec p0 = δ0/λ0 = [2n(ℓ2 − ℓ1) + 2ℓ(n′ − n)]/λ0. Quand la pression dans la cuve passe de P′ à P, n′ augmente jusqu'à n : δ0 augmente de 2ℓ(n − n′) et l'ordre change en tout point. Chaque fois que p0 varie d'une unité, un anneau apparaît (ou disparaît) en C : les anneaux défilent dans le champ.
3.2.4. Variation Δp0
En fin de remplissage, n′ = n : Δp0 = p0 − p′0 = 2ℓ(n − n′)/λ0. C'est le nombre de franges (anneaux) qui défilent au centre C pendant la remise à la pression ambiante.
3.2.5. Indice de l'air
Si la cuve est initialement vide, n′ = 1 et Δp0 = N0 = 2ℓ(n − 1)/λ0, d'où n = 1 + N0λ0/(2ℓ).
3.2.6.1. Comptage des franges (figure 5)
On compte les maxima de chaque interférogramme (une frange qui défile = une période) :
| ΔP (hPa) | −100 | −200 | −300 | −400 | −500 | −600 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| P′ = P + ΔP (hPa) | 869 | 769 | 669 | 569 | 469 | 369 |
| N | 4 | 9 | 13 | 17 | 21 | 25 |
(Précision ± 1/2 frange : le début et la fin de chaque enregistrement contiennent une fraction de frange.)
3.2.6.2. Courbe N = f(P′)
Les points sont alignés sur une droite décroissante : environ 4,1 à 4,2 franges par 100 hPa. Régression : N ≈ 40,5 − 0,0414·P′ (P′ en hPa), qui s'annule pour P′ ≈ 977 hPa, proche de P = 969 hPa comme prévu (N = 0 si la cuve est déjà à la pression ambiante). C'est cohérent avec une loi n′ − 1 proportionnelle à P′ (à T fixée) : N = 2ℓ(n − n′)/λ0 = N0(1 − P′/P).
3.2.6.3. Nombre N0
On prolonge la droite jusqu'à P′ = 0 (vide parfait) : N0 ≈ 41 (40,5 avec l'ordonnée à l'origine de la régression, 40,9 en imposant N = 0 pour P′ = P).
3.2.6.4. Valeur de n − 1
n − 1 = N0λ0/(2ℓ) = 41 × 632,8·10−9/(2 × 0,050) ≈ 2,6·10−4 (à 969 hPa et 21 °C). C'est l'ordre de grandeur attendu (n − 1 ≈ 2,9·10−4 à 0 °C et 1013 hPa ; la loi en P/T de la 4e partie ramène cette valeur à ≈ 2,6·10−4 dans les conditions de l'expérience) et proche de la valeur 3·10−4 utilisée en 1re partie. La méthode compense la proximité de n avec 1 en comptant des franges : une erreur d'une frange ne fait que ≈ 2,5 % d'erreur sur n − 1.
4e partie — Modèle de variation d'indice
4.1.1. Champ électrique transverse
Pour l'onde plane en exp i(k·r − ωt), l'opérateur ∇ équivaut à ik. Dans l'air (pas de charges libres), div E = 0 donne ik·E = 0 : E est perpendiculaire à k, le champ est transverse.
4.1.2. Champ magnétique
rot E = −∂B/∂t devient ik × E = iωB, donc B = (k × E)/ω. B est perpendiculaire à k (et à E) : il est transverse aussi (on retrouve div B = ik·B = 0).
4.2.1. Force de Lorentz
F = −e(E + v × B). Comme |B| = |k|E/ω = nE/c0 ≈ E/c0, le rapport des parties magnétique et électrique est de l'ordre de v/c0 ≪ 1 pour un électron non relativiste : la force magnétique est négligeable.
4.2.2. Équation du mouvement
PFD dans le référentiel galiléen du laboratoire : me·d²r/dt² = −meω0²r − (me/τ)·dr/dt − eE, soit
d²r/dt² + (1/τ)·dr/dt + ω0²r = −(e/me)·E.
4.2.3. Régime forcé
Avec r = r0e−iωt et E pris uniforme à l'échelle de |r| (E = E0e−iωt à la position de l'atome) : (ω0² − ω² − iω/τ)r = −(e/me)E, donc
r = −(e/me)·E/(ω0² − ω² − iω/τ).
4.2.4. Moment dipolaire et polarisation
p = −e·r = (e²/me)·E/(ω0² − ω² − iω/τ) et P = N·p = (Ne²/me)·E/(ω0² − ω² − iω/τ).
4.2.5. Vecteur D, εr et indice
D = ε0E + P = ε0[1 + Ne²/(meε0(ω0² − ω² − iω/τ))]E = ε0εrE, avec
εr = 1 + Ne²/[meε0(ω0² − ω² − iω/τ)].
Les équations de Maxwell s'écrivent alors rot B = μ0ε0εr∂E/∂t, soit la forme donnée en 2.2 avec n² = εr = 1 + Ne²/[meε0(ω0² − ω² − iω/τ)].
4.3. Domaine visible
Pour ω ≪ ω0 et sans amortissement : n² ≈ 1 + Ne²/(meε0ω0²), réel. Comme n ≈ 1, n² − 1 = (n − 1)(n + 1) ≈ 2(n − 1), d'où n ≈ 1 + Ne²/(2meε0ω0²).
4.4. Loi de Gladstone
Gaz parfait : densité de molécules P/(kBT) ; deux électrons optiques par molécule : N = 2P/(kBT). Donc
n − 1 = [2P/(kBT)]·e²/(2meε0ω0²), soit n − 1 = αP/T avec α = e²/(meε0ω0²kB).
Remarque (exploitation) : avec la mesure de 3.2.6.4, α = (n − 1)T/P ≈ 2,6·10−4 × 294/96 900 ≈ 7,9·10−7 K·Pa−1, ce qui donne ω0 ≈ 1,7·1016 rad/s (λ ≈ 110 nm, dans l'ultraviolet). On vérifie bien ω ≪ ω0 dans le visible (ω ≈ 3·1015 rad/s pour 633 nm).
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