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Modèle de concours : CNC 2019 Physique II (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique II 📅 2019 👁️ 33 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2019), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique II
Année
2019
Pages
9
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2019 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 9 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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Concours National Commun - Session 2019 - Filière TSI

* On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il
convient en particulier de rappeler avec précision les |références des questions

abordées.

٠ Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.

Siun résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis
pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont
relativement indépendantes entre elles.

L’ammoniac

L’ammoniac est une substance naturelle qui peut également être produite en
grandes quantités par synthèse chimique. Après avoir été peu à peu supplanté par
les chlorofluorocarbones (CFC), l’ammoniac reprend de l'importance depuis
l’adoption du protocole de Kyoto visant le bannissement complet des CFC. Les
systèmes de réfrigération à l’ammoniac reprennent leur place parce qu’ils sont plus
efficaces et plus économiques.

Ce problème propose d’étudier de manière simplifiée quelques aspects relatifs
à l’ammoniac, molécule et corps pur. Il est composé de deux parties totalement

indépendantes, à l’intérieur desquelles de nombreuses questions peuvent être
traitées indépendamment les unes des autres.

La partie 1 est notée sur 4 points, la partie 2 sur 16 points.

Données :
— Constante des gaz parfaits : R=8,314J.K".mol.
- Masse molaire de l’ammoniac : M(NH,)=17,0g.mol".
- Charge élémentaire : e=1,6.10"""C.
af 1af- 1 df ‏ا‎

- Gradient en coordonnées sphériques : grad(f)=— ‏جوع ا جوع‎ : — es
dr 70 7570)90( ©

Partie 1

L’ammoniac est une molécule polaire

1.  Dipôle électrostatique

On place au point O, origine du repère (O,x,y,z) un dipôle dont le moment

dipolaire électrique p est orienté suivant le vecteur unitaire e: de la base des

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coordonnées cartésiennes (es es,e: ) . Le potentiel électrostatique que ce dipôle crée en

un point M de l’espace repéré par ses coordonnées sphériques (6.6) est

VF (M)= ee . On note (erseo.ey) celle des coordonnées sphériques.

1.1. Préciser la (les) condition(s) de validité de l'expression de V, (M). Pourquoi le

potentiel V (M) ne dépend pas de la coordonnée p ? On suppose que cette

(ces) condition(s) est (sont) valable(s) dans la suite.
1.2. Quelle(s) différence(s) y a-t-il entre le potentiel du dipôle électrostatique et
celui d’une charge ponctuelle ?

1.3. Quelle relation relie le champ électrostatique E,(M) créé par le dipôle et
1.4. Montrer que Ep(M) est défini dans le plan (eee) par ses composantes radiale
cos(6) sin(6)
‎Donner l’expression de ‏ل‎ et préciser son unité dans le système international

et orthoradiale : E, =2f et E,=B

des unités. Justifier pourquoi la composante E, = E,(M).ey est nulle.

1.5. Définir une ligne du champ E,(M) . Trouver l'équation des lignes de champ.
Dessiner quelques lignes de champ du dipôle en précisant le sens ainsi que le

vecteur p. Ajouter au dessin réalisé quelques équipotentielles en précisant les
propriétés.
2. Molécule polaire placée dans un champ uniforme

La molécule d’ammoniac NH,, de forme  tétraédrique, est
constituée d’un atome d’azote et de trois atomes d’hydrogène. On Lee)
la représente schématiquement, dans ses états d’énergie les plus
bas, sous la forme d’une pyramide assez aplatie (figure 1) : l’atome N
d’azote occupe le sommet et les trois atomes d'hydrogène forment a =
la base, en forme de triangle équilatéral. La projection du sommet
sur le plan du triangle coïncide avec le centre de gravité G du H
triangle On note d la distance entre l’ion N° et le centre G. ;

Figure 1

2.1. Justifier que la molécule d’ammoniac possède un moment dipolaire
permanent p ‘

2.2. Reproduire le dessin de la figure 1 et indiquer le moment dipolaire 0 porté par
NH,. Préciser la valeur de la charge q associée au barycentre des charges
positives.

2.3. Exprimer le module de p en fonction des données. Sachant que

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p=4,9.10"°"C.m, donner la valeur de d.
2.4. On place la molécule d’ammoniac en O dans un champ électrostatique
uniforme 5 . Rappeler l’expression de l’énergie d’interaction de la molécule

d’ammoniac avec 5. . Donner les valeurs extrêmes de cette énergie. Dans quel
cas cette énergie est minimale ?

Partie 2

Production, stockage et utilisation de l’ammoniac

On modélise l’'ammoniac en phase gazeuse par un gaz parfait dont le rapport
y des capacités thermiques à pression et volume constants, supposé constant, vaut

1. Diagramme d’état

Les équations des courbes de sublimation et de vaporisation de l'ammoniac
vérifient les lois empiriques suivantes :

Pour la sublimation : In) =16,41- 2754 , équation (E,)

0

Pour la vaporisation : ‏فى‎ -12,87- 853 , équation (E,)

0

où P est la pression d'équilibre solide-gaz, P, est la pression d'équilibre liquide-gaz,
exprimées en bar, et T est la température en K . Les coordonnées du point critique
de l’ammoniac sont : 7 =405,4K et P =113,33bar et PR, =1,00bar.

Pour déterminer l’enthalpie standard A, ,H°(T) du changement d’état 1—2
d’un corps pur à la température T, on utilise souvent la relation de CLAPEYRON :
‏ب‎ A 270 , OÙ v, et v, sont les volumes molaires du corps respectivement dans
les phases (Il) et (2).
1.1. Définir le point triple de l'ammoniac et déterminer ses coordonnées Es ‏و‎ ) :
1.2. Tracer le diagramme de phases P= P(T) de l’'ammoniac. Préciser les zones

solide, liquide et vapeur. Définir le point critique et décrire brièvement ce qui
s’y passe.

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1.3. Exprimer le volume molaire v, d’un gaz parfait en fonction de T et P.

Justifier que l’on peut négliger le volume molaire d’une phase condensée (c)
devant celui d’une phase gazeuse (g).

dLnP

1.4. Établir l’expression de A. H°(T) en fonction de et des autres données.

1.5. Calculer les enthalpies standard de vaporisation (A,#°), de sublimation

indépendante de la température T.

H° ) et de fusion (A, H°) au point triple. On supposera A _,H°(T)
Jus P 0 Pp 1—›2

2. Production et stockage de l’ammoniac
La synthèse du gaz ammoniac est réalisée dans un réacteur chimique par

réaction directe entre le dihydrogène et le diazote. Le schéma de la figure 2 donne le
principe d’une installation de production de l’ammoniac.

Enceinte pressurisée

Soupape
de securité ‏و(‎
‎Ammoniac
‎gazeux
‎Réfrigérant
‎Mélange azote et :
; 1 ; Ammoniac
dihydrogène recyclé liquide
Réacteur 4 Réservoir
chimique
Vanne

Mélange azote et
dihydrogène frais

Figure 2 - Schéma de principe d’une installation de production d’ammoniac

Dans toute cette partie, on néglige le travail des forces de pesanteur ainsi que
la variation d'énergie cinétique subie par l'unité de masse du fluide devant les autres
quantités d'énergie échangées. D’autre part, on considère une masse d’ammoniac
m=lkg et on néglige tout frottement.

2.1. Pour un fluide en écoulement permanent à travers diverses machines, le
premier principe de la thermodynamique, relatif à l'unité de masse s'écrit :

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‎=w,+q avec h l’enthalpie massique du système, c la vitesse‏ اج + ‎je‏ + ا

‎macroscopique du fluide, z l’altitude et ‏ع‎ l'accélération de pesanteur.
2.1.1. Que représentent les grandeurs thermodynamiques w, et q ?

‎2.1.2. Que devient cette expression avec les hypothèses de l’énoncé ?

‎2.2. L'ammoniac, produit avec un débit d, =1500kg.h", sort du réacteur chimique à

‎une température 1 =423K et sous une pression 711 - 750075. Il traverse alors

‎une vanne où il subit une détente isenthalpique amenant sa pression à une
valeur P, =25bars.

‎Le document donné en annexe (figure 3) représente le diagramme de MOLLIER
de l’ammoniac (IL est à rendre avec le cahier de rédaction). À chaque utilisation
de ce diagramme, on justifiera les réponses et les valeurs trouvées.

‎2.2.1. Quelles sont les conditions pour que la détente dans la vanne soit
isenthalpique ?

‎2.2.2. On désigne par À le point représentant l’état du gaz à la sortie du
réacteur et B le point représentant l'état du gaz à la sortie de la vanne. Placer
ces deux points sur le diagramme de MOLLIER.

‎2.2.3. Que vaut la température T, du gaz à la sortie de la vanne ?

‎2.3. L’ammoniac entre ensuite dans un réfrigérant où il est refroidi sous pression
constante P, jusqu'à atteindre un titre en vapeur x=0,25 à la sortie du
réfrigérant (point C). Pour des raisons de sécurité, les rejets de l'ammoniac
dans l'atmosphère sont interdits. L’ammoniac est alors stocké dans un
réservoir placé dans une grande enceinte pressurisée à une pression
P, =6bars.

‎2.3.1. Placer le point C sur le diagramme de MOLLER. En déduire la
température T, de l’'ammoniac dans le réservoir de stockage.

‎2.3.2. Calculer, à l’aide du diagramme et en justifiant soigneusement la
démarche, la chaleur q cédée par un kilogramme d'ammoniac au réfrigérant.

‎2.4. Le réservoir de stockage est muni d’une soupape de sécurité qui permettrait
d'évacuer la totalité du débit d’ammoniac produit dans le réacteur, en cas
d’incident. On assimile cette soupape de sécurité à une tuyère convergente.
On suppose, pour simplifier, que l’écoulement de l’ammoniac gazeux dans la
tuyère est unidimensionnel, permanent et isentropique (figure 4).

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Le gaz entre dans la tuyère en x=0 avec =

‎une vitesse c(0)=c, négligeable, une has ‏ا‎
‎pression P(0)=P, , ‘une température Réservoir | #6) Trabre 1
T(0)=T, et une masse volumique ‏(0)م‎ p, - 0 2

À l’abscisse x, ces grandeurs sont notées
respectivement c(x), P(x), T(x) et p(x). a”

La section de la tuyère en x est notée

S(x). On note D, le débit massique de Figure 4

l’ammoniac gazeux et M sa masse

molaire.

2.4.1. Déterminer la relation existant entre l’enthalpie massique h(x), h(0)=h,,

2.4.2. Exprimer Ah=h(x)-h, en fonction de T(x) et des autres données.

2.4.3. Au cours d'une transformation isentropique, deux des variables d'état

d'un gaz sont liées par une relation appelée équation des adiabates (ou
relation de Laplace) ; établir l'équation des adiabates relative aux variables P
et T.

2.4.4. Sachant que la vitesse d’entrée c, est négligeable face aux vitesses
acquises dans la tuyère, déterminer alors l’expression de la vitesse c(x) à

l’abscisse x en fonction de 0= , R, y, M et T,. Cette dernière

approximation revient à dire que la section d’entrée S, est très grande
face à la section de sortie.

2.4.5. Exprimer la relation entre D,, p(x), c(x) et S(x).
2.4.6. Exprimer p(x) en fonction de T(x) et de P(x) et des autres données.
2
2.4.7. Montrer que le débit D, peut s’écrire : D, =k6""V1-0" S, où S=S(x)

et k une constante que l’on exprimera en fonction des données.

2.4.8. Tout au long de la tuyère, la pression du gaz diminue (0‹6‹1). En
étudiant les variations de S(x) en fonction de x, on montre que si le

rapport 0 est supérieur à 0,= 5 , la section S(x) est décroissante (tuyère
0

convergente). Établir l’expression de 7, appelée la pression critique d'une

0

Epreuve de Physique II 6/9

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vapeur au col d'une tuyère convergente, en fonction de y et de, P,, la pression
dans le réservoir.

2.5. On s’intéresse dans cette partie au stockage de l’ammoniac dans un réservoir
de capacité V =40m* ne contenant que de l’ammoniac pur. La température du
stockage est 1 =293K.

On donne :

- Masse volumique de l’ammoniac liquide à 293K : p, =0,72g.cm”.

— Pression de vapeur saturante de l’ammoniac à 293K : P =8,6.1 0°Pa.

2.5.1. Exprimer littéralement puis calculer numériquement pour une
température de 293K les volumes massiques v, et v, des phases, liquide et

gaz, de l’'ammoniac dans un mélange diphasé en fonction des données.

2.5.2. Reproduire l’allure du schéma du diagramme de Clapeyron d’un fluide
(figure 5) et y faire apparaître trois isotherme 71 ‹T,, T,=T. et 1, ‹7. . Identifier

la courbe d’ébullition et celle de rosée. Indiquer les domaines d’existence du
liquide et de la vapeur.

2.5.3. Comment change la composition lorsque la température passe de 1 à ‏بت‎
‎à volume constant ?

2.5.4. Expliquer pourquoi le stockage +
d’un fluide dans de bonnes conditions
de sécurité nécessite que le volume
massique du fluide transporté soit
supérieur au volume critique.

2.5.5. Sachant que la masse volumique
critique de l’ammoniac est
p.=0,26g.cm” , déterminer la masse

maximale m d’ammoniac que l’on

peut stocker dans le réservoir. Figure S

2.5.6. Calculer la masse maximale m_, à partir de laquelle l’ammoniac dans le

réservoir se trouve uniquement sous forme gazeuse ?

2.5.7. Une masse m=2,0.10*kg d’ammoniac se trouve dans le réservoir.
Calculer le titre massique x, de l’ammoniac liquide. En déduire la masse m, de
l’ammoniac liquide.

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3. Application : étude d'un système réfrigérant à ammoniac

L’ammoniac R717 est utilisé dans une machine frigorifique. Dans cette
machine, lkg du fluide décrit le cycle réversible constitué des étapes suivantes :

٠ la vapeur saturée sèche subit dans le compresseur une compression

isentropique  l’amenant de l’état E(T=263K,P=2,9hbar) à l’état

٠ La vapeur sèche obtenue en E, subit dans le condenseur un refroidissement
isobare jusqu’en E,(T,=298K,P,) , puis une liquéfaction totale à cette
température ; on a alors le liquide saturant (état E,(T,,P, ) ‏يم‎

« Le fluide sortant du condenseur est détendu dans le détendeur supposé
adiabatique jusqu’à l’état F,(T;,,P). Un détendeur ne contient pas de parties
mobiles, si bien que le fluide n’y reçoit aucun travail mécanique.

٠» Le liquide restant se vaporise totalement dans l’évaporateur pour un retour à
l’état E, où la vapeur saturante est sèche. La chaleur absorbée par le fluide

dans l'évaporateur sert à refroidir une chambre froide.
3.1. Justifier que la transformation dans le détendeur est isenthalpique.

3.2. Calculer, en justifiant, les températures T,, T, et T, et les pressions P, et P,.

3.3. Calculer le travail de transvasement w, reçu par un kilogramme de fluide lors
de la compression isentropique E, — E, .

3.4. Calculer la chaleur q, reçue par un kilogramme d’ammoniac dans
l’évaporateur.

3.5. Sachant que la chaleur reçue par l’ammoniac doit être de Q,, =90,0.10*kJ par
heure pendant la phase d’évaporation, E, — E,, calculer le débit massique D,

(en kg.h") d’ammoniac nécessaire pour assurer le refroidissement du milieu
pendant cette phase ) — ٠

3.6. Calculer la puissance théorique absorbée ‏مر‎ par le compresseur.

3.7. En déduire l’efficacité e de cette machine frigorifique.

Epreuve de Physique 1 8/9

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2
‎1e
‏زعب‎
1 æ
0
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Figure 3 - Diagramme de MOLLIER (À rendre avec le cahier de rédaction)

Epreuve de Physique II 9/9

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC), session 2019, filière TSI. Sujet de 9 pages intitulé « L'ammoniac » : partie 1 (4 points) sur le dipôle électrostatique et la molécule NH3, partie 2 (16 points) sur le diagramme d'état, la production, le stockage et une machine frigorifique à ammoniac, avec un diagramme de Mollier (log p, h) en annexe. La durée n'est pas indiquée sur les pages fournies. Voici une correction proposée.

💡 Méthode : sur le diagramme de Mollier, justifiez chaque lecture (« isobare 25 bar ∩ isotitre 0,25 », « verticale h = cte »…) : le barème note la démarche autant que la valeur. Les lectures données ici sont à ±10 kJ/kg près.

Partie 1 — L'ammoniac est une molécule polaire

1.1 — Validité, indépendance en φ

Approximation dipolaire : r ≫ a (a = distance entre les charges du dipôle), en régime statique. Vp ne dépend pas de φ car la distribution est invariante par rotation autour de Oz (axe porté par p).

1.2 — Dipôle et charge ponctuelle

  • Le potentiel du dipôle décroît en 1/r² (charge ponctuelle : 1/r), car la charge totale est nulle.
  • Il dépend de la direction (facteur cos θ) : il est anisotrope, alors que celui d'une charge ponctuelle est isotrope.

1.3 — Champ et potentiel

Ep = −grad Vp.

1.4 — Composantes du champ

Er = −∂V/∂r = 2p cos θ/(4πε0r³) ; Eθ = −(1/r)∂V/∂θ = p sin θ/(4πε0r³) ; Eφ = −(1/(r sin θ))∂V/∂φ = 0.

Donc β = p/(4πε0), en C·m/(F·m⁻¹) = V·m². Eφ = 0 car V ne dépend pas de φ (de plus, tout plan contenant Oz et M est plan de symétrie, donc contient E).

1.5 — Lignes de champ et équipotentielles

Une ligne de champ est une courbe tangente en chacun de ses points à E. Dans le plan (er, eθ) : dr/Er = r dθ/Eθ ⇒ dr/r = 2 cos θ dθ/sin θ ⇒ r = K sin²θ.

Dessin : lignes en forme de boucles symétriques par rapport à Oz, sortant du côté de la charge + (sens de p, de − vers +) et revenant vers le côté −. Les équipotentielles r² = K' cos θ sont orthogonales aux lignes de champ ; le plan θ = π/2 est l'équipotentielle V = 0 ; le champ est dirigé vers les potentiels décroissants.

2.1 — Moment dipolaire permanent

Dans le modèle ionique, la charge −3e est sur N, et le barycentre des charges positives (3 H⁺) est en G, centre du triangle. La molécule est pyramidale : N n'est pas dans le plan des H, donc les barycentres des charges + et − sont distincts : p ≠ 0 (une molécule plane symétrique aurait p = 0).

2.2 — Schéma, charge q

Charge associée à G : q = 3e. Le moment p = q NG est porté par l'axe de la pyramide et orienté de N (charge −) vers G (charge +), c'est-à-dire du sommet vers la base.

2.3 — Module de p et distance d

p = 3e·d ⇒ d = p/(3e) = 4,9·10⁻³⁰/(3 × 1,6·10⁻¹⁹) ≈ 1,0·10⁻¹¹ m (≈ 10 pm).

2.4 — Énergie d'interaction

Ep = −p·Eext = −p Eext cos α (α angle entre p et Eext). Valeurs extrêmes : ±p Eext. Elle est minimale (−pEext) quand p est colinéaire et de même sens que Eext : position d'équilibre stable.

Partie 2 — Production, stockage et utilisation de l'ammoniac

1.1 — Point triple

Point (unique) où coexistent les trois phases solide, liquide et gaz ; c'est l'intersection des courbes (E1) et (E2) : 16,41 − 3754/T = 12,87 − 3063/T ⇒ 3,54 = 691/T ⇒ TT ≈ 195,2 K ; ln(PT/P0) = 12,87 − 3063/195,2 ≈ −2,82 ⇒ PT ≈ 0,060 bar (≈ 6 kPa).

1.2 — Diagramme de phases

Allure en (T, P) : courbe de sublimation (solide/gaz) de 0 au point triple ; courbe de vaporisation (liquide/gaz) du point triple au point critique (405,4 K ; 113,33 bar) ; courbe de fusion presque verticale au-dessus du point triple. Solide à gauche (basses T, hautes P), liquide entre fusion et vaporisation, vapeur en dessous des courbes de sublimation et de vaporisation.

Point critique : extrémité de la courbe de vaporisation. Au-delà (T > Tc, P > Pc), on ne distingue plus liquide et gaz (fluide supercritique) : en s'approchant de C, les masses volumiques des deux phases deviennent égales, la chaleur latente s'annule et le ménisque disparaît.

1.3 — Volume molaire du gaz, phase condensée

vg = RT/P. À 300 K et 1 bar, vg ≈ 2,5·10⁻² m³·mol⁻¹, alors que pour un liquide ou un solide vc ≈ M/ρ ≈ 17·10⁻³/700 ≈ 2,4·10⁻⁵ m³·mol⁻¹ : vc ≈ vg/1000, d'où vc ≪ vg (loin du point critique).

1.4 — Enthalpie de changement d'état

dP/dT = Δc→gH°/(T(vg − vc)) ≈ Δc→gH° P/(RT²), d'où Δc→gH°(T) = RT² d(lnP)/dT.

1.5 — Enthalpies au point triple

d(lnP)/dT = A/T² pour une loi ln P = cte − A/T, donc Δc→gH° = R·A :

  • ΔsubH° = 8,314 × 3754 ≈ 31,2 kJ·mol⁻¹ (≈ 1,84·10³ kJ/kg) ;
  • ΔvapH° = 8,314 × 3063 ≈ 25,5 kJ·mol⁻¹ (≈ 1,50·10³ kJ/kg) ;
  • ΔfusH° = ΔsubH° − ΔvapH° = 8,314 × 691 ≈ 5,7 kJ·mol⁻¹ (≈ 338 kJ/kg) — cycle de Hess au point triple.

2.1.1 — Signification de wu et q

wu : travail utile (indiqué) massique reçu des parties mobiles des machines (hors travail de transvasement) ; q : transfert thermique massique reçu par le fluide.

2.1.2 — Avec les hypothèses

Énergies cinétique et potentielle négligées : Δh = wu + q.

2.2.1 — Détente isenthalpique

Vanne sans pièce mobile (wu = 0), calorifugée ou traversée assez vite pour être adiabatique (q = 0), régime permanent, Δec et Δep négligeables ⇒ Δh = 0.

2.2.2 — Points A et B

A : intersection de l'isobare 75 bar et de l'isotherme 150 °C (vapeur sèche surchauffée) : hA ≈ 1780 kJ/kg. B : même enthalpie (droite h = cte, perpendiculaire à l'axe des h) sur l'isobare 25 bar.

2.2.3 — Température T2

L'isotherme passant par B est voisine de 100 °C, soit T2 ≈ 373 K. La température baisse alors qu'elle resterait constante pour un gaz parfait : c'est l'effet Joule-Thomson d'un gaz réel.

2.3.1 — Point C et température de stockage

C est sur l'isobare 25 bar, à l'intersection avec l'isotitre x = 0,25 (zone diphasée) : hC = hl + 0,25(hv − hl) ≈ 630 + 0,25 × 1005 ≈ 880 kJ/kg. Dans la zone diphasée, isobare et isotherme sont confondues : TS = Tsat(25 bar) ≈ 58 °C ≈ 331 K.

💡 Réponse probable : on considère que le réservoir est à la pression P2 = 25 bar du point C ; les 6 bar sont la pression de l'enceinte extérieure, dans laquelle débouche la soupape (question 2.4).

2.3.2 — Chaleur cédée au réfrigérant

Isobare, sans travail utile : q = hC − hB ≈ 880 − 1780 ≈ −900 kJ/kg. Le fluide cède donc ≈ 9·10² kJ par kg (soit ≈ 375 kW pour 1500 kg/h).

2.4.1 — Relation h, c

Écoulement adiabatique, sans travail utile : h(x) + c²(x)/2 = h0 + c0²/2.

2.4.2 — Δh pour le gaz parfait

Δh = cp(T(x) − T0) avec cp = γR/((γ − 1)M).

2.4.3 — Loi de Laplace en (P, T)

Isentropique : dh = T ds + v dP = v dP ⇒ cp dT = (RT/(MP)) dP ⇒ dT/T = ((γ − 1)/γ) dP/P, d'où T·P(1−γ)/γ = cte, soit T/T0 = (P/P0)(γ−1)/γ.

2.4.4 — Vitesse c(x)

c² = 2(h0 − h) = 2cpT0(1 − T/T0), avec θ = P/P0 (le « Pa » de l'énoncé désigne P0) :

c(x) = √[ 2γRT0/((γ − 1)M) · (1 − θ(γ−1)/γ) ].

2.4.5 — Débit massique

Dm = ρ(x) c(x) S(x) (constant en régime permanent).

2.4.6 — Masse volumique

ρ(x) = M P(x)/(R T(x)).

2.4.7 — Expression de Dm

Isentropique : P/ργ = cte ⇒ ρ = ρ0θ1/γ avec ρ0 = MP0/(RT0). Donc Dm = ρ0θ1/γ √(2γRT0/((γ − 1)M)) √(1 − θ(γ−1)/γ) S, soit

k1 = ρ0√(2γRT0/((γ − 1)M)) = P0√(2γM/((γ − 1)RT0)).

2.4.8 — Pression critique au col

S = Dm/(k1f(θ)) avec f² = θ2/γ − θ(γ+1)/γ. S est minimale quand f est maximale : d(f²)/dθ = (2/γ)θ2/γ−1 − ((γ + 1)/γ)θ1/γ = 0 ⇒ θ(γ−1)/γ = 2/(γ + 1).

Pc = P0 (2/(γ + 1))γ/(γ−1) ; pour γ = 1,30 : Pc ≈ 0,546 P0. Pour θ > θc, f croît quand θ diminue, donc S décroît : la tuyère est convergente jusqu'au col.

2.5.1 — Volumes massiques à 293 K

vl = 1/ρl = 1/720 ≈ 1,39·10⁻³ m³/kg ; vapeur (gaz parfait) vg = RT/(MPs) = 8,314 × 293/(0,017 × 8,6·10⁵) ≈ 0,167 m³/kg.

2.5.2 — Diagramme de Clapeyron

Courbe en cloche : branche gauche = courbe d'ébullition (liquide saturant), branche droite = courbe de rosée (vapeur saturante), sommet = point critique. Isotherme T1 < Tc : forte pente dans le liquide, palier horizontal dans la cloche, branche d'hyperbole dans la vapeur. Isotherme critique T2 = Tc : point d'inflexion à tangente horizontale en C. Isotherme T3 > Tc : sans palier, proche d'une hyperbole. Liquide à gauche de la cloche (sous l'isotherme critique), vapeur à droite, mélange diphasé à l'intérieur.

2.5.3 — Chauffage isochore de T1 à T2

Le point se déplace sur une verticale v = cte :

  • v < vc : la verticale rencontre la courbe d'ébullition, la proportion de liquide augmente jusqu'à ce que le récipient soit plein de liquide ;
  • v > vc : elle rencontre la courbe de rosée, le liquide se vaporise jusqu'à ne laisser que de la vapeur ;
  • v = vc : les deux phases subsistent jusqu'au point critique où le ménisque disparaît.

2.5.4 — Pourquoi v > vc

Si v < vc, un échauffement remplit le réservoir de liquide ; le liquide, presque incompressible et qui se dilate, fait monter la pression très fortement : risque d'éclatement. Si v > vc, on aboutit à de la vapeur, compressible : la pression augmente modérément.

2.5.5 — Masse maximale

v = V/m ≥ vc = 1/ρc ⇒ mmax = ρcV = 260 × 40 = 1,04·10⁴ kg.

2.5.6 — Masse limite pour un état entièrement gazeux

Tout est gazeux si v ≥ vg : m'max = V/vg = 40/0,167 ≈ 240 kg.

2.5.7 — Titre en liquide et masse liquide

v = V/m = 40/2000 = 0,020 m³/kg. Théorème des moments : xl = (vg − v)/(vg − vl) = (0,1666 − 0,020)/(0,1666 − 0,00139) ≈ 0,887 ; ml = xlm ≈ 1,77·10³ kg. Vérification : 1775 × 1,39·10⁻³ + 225 × 0,167 ≈ 40 m³.

3.1 — Détendeur isenthalpique

Pas de pièce mobile (wu = 0), adiabatique (q = 0), Δec et Δep négligeables ⇒ Δh = wu + q = 0.

3.2 — Températures et pressions

  • T2 : compression isentropique de la vapeur (gaz parfait, γ = 1,30) : T2 = T1(P2/P1)(γ−1)/γ = 263 × (10/2,9)0,231 ≈ 350 K (≈ 77 °C, cohérent avec le diagramme).
  • P3 = P4 = P2 = 10 bar : refroidissement et liquéfaction isobares dans le condenseur.
  • T4 = T3 = 298 K : la liquéfaction totale se fait à température constante (palier de changement d'état).
  • T5 = T1 = 263 K : E5 est diphasé à la pression P1 = 2,9 bar, donc à la température de saturation correspondante, celle de E1.

3.3 — Travail de compression

Compresseur adiabatique : w12 = h2 − h1 = cp(T2 − T1), avec cp = γR/((γ − 1)M) = 1,30 × 8,314/(0,30 × 0,017) ≈ 2,12·10³ J·kg⁻¹·K⁻¹ : w12 ≈ 2,12 × 87 ≈ 184 kJ/kg. Sur le diagramme, en suivant l'isentrope depuis la vapeur saturante à −10 °C, on lit h2 − h1 ≈ 1770 − 1596 ≈ 175 kJ/kg, du même ordre.

3.4 — Chaleur reçue dans l'évaporateur

h5 = h4 (détendeur isenthalpique), d'où q51 = h1 − h4. Diagramme : liquide saturant à 10 bar (≈ 25 °C) : h4 ≈ 463 kJ/kg ; vapeur saturante à −10 °C : h1 ≈ 1596 kJ/kg (courbe de rosée prolongée légèrement sous 4 bar, où elle est presque verticale).

q51 ≈ 1,13·10³ kJ/kg (réponse probable, à la précision de lecture ; le titre en E5 vaut ≈ 0,13).

3.5 — Débit massique

Dm = Q51/q51 = 90,0·10³/1,13·10³ ≈ 80 kg·h⁻¹.

3.6 — Puissance du compresseur

Pco = Dm·w12 = (79,5/3600) × 184·10³ ≈ 4,1 kW (≈ 3,8 kW avec la valeur lue sur le diagramme).

3.7 — Efficacité

e = q51/w12 ≈ 1133/184 ≈ 6,2 (≈ 6,5 avec w12 lu sur le diagramme). Comparaison : eCarnot = TF/(TC − TF) = 263/35 ≈ 7,5. Le cycle reste en dessous de Carnot à cause de la détente irréversible et de la désurchauffe 2→3.

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Questions fréquentes sur ce sujet

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Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
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De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2019. Les questions sont en français.
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