Modèle de concours : CNC 2004 Physique I (TSI) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2004), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique I
- Année
- 2004
- Pages
- 9
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement et de la Jeunesse Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Concours National Commun d’Admission aux Grandes Écoles d'Ingénieurs Session 2004 ÉPREUVE DE PHYSIQUE I Durée 4 heures Filière TSI Cette épreuve comporte 8 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est autorisé نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI L’énoncé de cette épreuve comporte 8 pages. L'usage de la calculatrice est 211101156 On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées. Microscopie La microscopie est la technique permettant de rendre visible des détails fins d’un objet. L'épreuve propose d’en aborder quelques aspects. Elle est constituée de 3 parties largement indépendantes. La première partie étudie quelques propriétés de l'œil humain. Cette étude est nécessaire pour la compréhension du fonctionnement du microscope étudié dans la partie 2. La dernière partie aborde un aspect de la microscopie électronique. Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être accompagné de son unité dans le système international des unités (SI). Données utiles ٠ Masse de l’électron : me = 9,1 x 1075! kg e Charge élémentaire : م = 1,6 x 107 1900 ٠. Constante de PLANCK : h = 6,62 x 10-34 58 + Divergence en coordonnées cylindriques d’un champ vectoriel À = a(r,z) Ur, +az(r, 7) نول rl O(rar) | Aa; 0 = r ôr + 0z Rotationnel en coordonnées cylindriques d’un champ vectoriel @ = a,(r, 2) Ÿn+az(r, 2) À. : da, Oa, =. Fu z Ÿ xa= (SE v. ) de Épreuve de Physique I 1/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 1** partie L’œil est l'organe pair de la vue. Le globe oculaire, approximativement sphérique, est constitué principalement des éléments suivants : - l'iris est une membrane circulaire, contractile, occupant le centre antérieur de l'œil et percée en son milieu d’un orifice, la pupille, dont le diamètre @ peut varier entre 2 mm et 8 mm ; 15 joue le rôle d’un diaphragme permettant de régler la quantité de lumière qui pénètre dans l’œil ; - le cristallin, en forme de lentille biconvexe, est le principal élément réfringent de l'œil ; il est placé dans le globe oculaire en arrière de la pupille ; - la rétine est une membrane du fond de l'œil, formée de cellules nerveuses en rapport avec les fibres du nerf optique, et sensible à la lumière ; elle joue le rôle d'un transducteur qui participe à la transformation du flux lumineux en influx nerveux. L'ensemble du globe oculaire est protégé par une paroi appelée la sclérotique et qui, en avant de l’œil, prend une forme bombée et devient transparente formant la cornée. L’œil ne voit clairement un objet que si son image par ses différents milieux réfringents se forme sur la rétine. Pour cela, les muscles de l'œil peuvent agir sur le cristallin pour modifier sa courbure : c’est le phénomène d’accommodation. Pour l'étude optique simplifiée proposée dans ce problème, l'œil sera schématisé par une seule lentille convergente (£) de distance focale image f; variable, placée devant un écran (Æ) qui schématise la rétine à une distance d = OF appelée profondeur de l'œil. Un diaphragme (D), d'ouverture circulaire de diamètre @ variable entre 2 mm et 8 mm, est placé contre la lentille (figure 1). Le tout est plongé dans l'air d'indice de réfraction 1. Figure 1: Modèle simplifié de l'œil. La puissance P de l'œil est définie par : P s'exprime en dioptrie (6) lorsque f; est exprimée en mètre (1 ÿ = 1 m7"). L'accommodation traduit la capacité de l'œil à faire varier sa puissance 2 7 0) 1.1. Champ latéral et champ en profondeur 1.1.1. Le champ latéral couvert par l'œil représente l'ensemble des points de l'espace qui peuvent être vus nettement par l'œil. Il est défini par un cône de sommet 0 et d'angle œ compris entre 40°et 50°. Cependant, l’acuité visuelle n’est pas la même pour toutes les directions de ce champ. Elle est maximale au centre sur un cône d'angle au sommet ar = 5°. En déduire l’ordre de grandeur du diamètre 4 de la zone de perception des détails située au centre de la rétine pour un œil de profondeur d = 17 mm. Épreuve de Physique I 2/8 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 1.1.2. Comment doit varier la puissance P en fonction de la distance م = —OA, d’un objet AoBo placé devant l’œil sur l'axe optique principal pour que مطامط soit vu nettement ? Représenter graphiquement P(p). 1.13. En réalité la puissance P de l'œil est limitée par une puissance maximum .مض Le punctum proximum (P,) est le conjugué de la rétine au maximum de la puissance P Pour un œil normal P, se trouve à une distance JOP,| = 25 cm. En déduire la valeur de la puissance maximum Pmax Pour un œil normal de profondeur d = 17 mm. 1.1.4. Le punctum remotum (P,) est le conjugué de la rétine au minimum de la puissance P Pour un œil normal P, est rejeté à l'infini. En déduire la valeur de la puissance minimum Pnin pour un œil normal de profondeur d = 17 mm. 1.15. Déduire de ce qui précède l'amplitude maximale d’accommodation À = Pnax — Pmin et calculer sa valeur numérique. 1.2. Défauts de l’œil et correction 1.2.1. Myopie Pour les mêmes valeurs numériques des puissances مضلا Et Pnin, UN œil myope possède une profondeur d,, = 17,5 mm. 1.2.1.1. Où se trouve l'image d’un objet très loin par un tel œil lorsqu'il n'accommode pas ? L’œil myope est-il capable de former l'image de cet objet sur la rétine ? 1.2.1.2. Déterminer les positions du punctum remotum et du punctum proximum pour cet œil. 1.2.1.3. Quel type de lentille mince faut-il accoler à la cornée pour corriger une telle anoma- lie ? Calculer sa distance focale image fn. Commenter. 1.2.2. Hypermétropie Un œil hypermétrope a une profondeur d, = 16,5 mm et possède les mêmes valeurs des puissances ‘Pnax Et ‘Pnin que l'œil normal. 1.2.2.1. Où se trouve l'image d'un objet très loin par un tel œil lorsqu'il n'accommode pas ? L’œil hypermétrope est-il capable de former l’image de cet objet sur la rétine ? Si oui, quelle est la puissance @, nécessaire ? 1.2.2.2... Déterminer les positions du punctum remotum et du punctum proximum pour cet œil. 1.2.23. Quel type de lentille mince faut-il accoler à la cornée pour corriger une telle anoma- lie ? Calculer sa distance focale image fn. Commenter. 1.2.3. Presbytie Avec l’âge, le cristallin perd de son élasticité. Ceci qui se traduit par une diminution de l'amplitude maximale d’accommodation : l’œil devient presbyte. On convient de considérer qu’un œil devient presbyte lorsque sa puissance maximale diminue de plus de 1, 14 0. À quelle distance minimale doit-on placer un document devant un tel œil, initialement normal, pour pouvoir le lire ? 1.3. Limite de résolution angulaire de l’œil Le pouvoir de résolution est la capacité de l’œil à distinguer deux points très rapprochés. Cette capacité est limitée par la structure granulaire de la rétine formée de cellules de diamètre moyen و = 5,1 jum au contact les unes avec les autres. Épreuve de Physique I 3/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 1.3.1. On admet que pour que la séparation de deux points puisse se faire distinctement, il faut que leurs images se forment sur deux cellules de la rétine séparées par une troisième. En déduire l'expression littérale puis la valeur numérique de la limite de résolution angulaire œ d’un œil normal de profondeur d = 17 mm. 132. À quelle distance de l’œil doit-on placer un objet pour pouvoir apprécier ses détails les plus fins ? Justifier la réponse. 2°m° partie Microscope composé Le microscope est un instrument optique qui permet d'observer les détails d'objets micro- scopiques ayant un diamètre apparent trop petit pour être distingués à l'œil nu. Un microscope composé est un système optique centré constitué principalement d’un objectif et d’un oculaire d’axe optique principal commun. L'objectif est constitué d’un ensemble assez complexe de lentilles. Il est caractérisé (figure 2) par ses plans principaux objet II,, et image IL;, et par ses foyers objet F,, et image F,, . Les distances focales objet fo, et image fi, sont telles que fo, = Ho, Fo, et fi = H;, Fi, « L'objectif donne d'un objet AoBo perpendiculaire à l'axe optique une image réelle A,B;. La figure 2 explique le principe de formation de l'image A, By par l'objectif. Pour les applications numériques, on prendra f;, = 4 mm. obj ec dif Figure 2: Formation de l'image intermédiaire par l'objectif du microscope. L'objectif est stigmatique pour un point objet A, quelconque situé sur l'axe et il en donne une image A, située sur l'axe. Il est aussi aplanétique pour un petit objet A,B, perpendiculaire à l’axe optique principal et ce même si l'angle نه que font les rayons lumineux avec l'axe optique principal peut atteindre une valeur œ,, de l’ordre de 70°. Un rayon lumineux issu de A, et faisant un angle مه quelconque avec l'axe ressort de l'objectif en passant par A, et en faisant un angle رمه avec l'axe. On admettra que, contrairement à رمه l'angle ره reste toujours petit. La condition d’aplanétisme pour l’objectif se traduit par la relation : N AoBosina, = رق رط sina, = A,B1 ai (2) D'autre part, l'objectif considéré est dit « à immersion » car l’objet est immergé dans un liquide d'indice N qui vient au contact de l'objectif. L'objectif est caractérisé par son ouverture numérique : Q, = Nsinam- On admet enfin que f, = —N fi, - Pour les applications numériques on prendra N = 1,515 et am = T0°. L'oculaire, quant à lui, sera représenté par une lentille mince convergente unique de centre O», de foyer objet F,, et de foyer image F;,. Sa distance focale image est f;, = OsF;, = 20 mm. Le foyer image F;, de l'objectif et le foyer objet F,, de l'oculaire sont séparés d’une distance À = F;, Fop appelée intervalle optique. Pour les applications numériques, on prendra À = 200 mm. Épreuve de Physique I 4/8 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 2.1. Mise au point 2.1.1. Qu'appelle-t-on conditions de GAUSS ? 2.1.2. L'objectif du microscope considéré fonctionne-t-il dans les conditions de GAUSS ? Pour- quoi ? 2.13. En utilisant la figure 2 pour exprimer de deux manières différentes le grandissement transversal Gy, de l'objectif défini par : A 1 B 1 montrer que les positions de l’objet A, et de son image A, par l'objectif sont reliées par la relation de conjugaison de NEWTON : Fa مط Fi A1 = fa fi 1 (4) 2.1.4. L'œil de l'observateur est supposé normal. Où l’image intermédiaire A, B; donnée par l'objectif doit-elle se situer pour que l'observateur puisse voir l'image définitive sans accommoda- tion ? Dans toute la suite de cette partie, on supposera que cette condition est réalisée lors de l'utilisation normale du microscope. 2.15. Compléter alors le schéma de la figure 2, après l'avoir reporté sur la copie de composi- tion, en traçant le cheminement à travers l'ensemble du microscope (objectif et oculaire) du faisceau lumineux issu du point و3 représenté figure 2. 2.1.6. En déduire la position de l’objet A,B, caractérisée par la distance algébrique F9, Ao que l’on exprimera en fonction de À, N et fi, - 2.1.7. Déterminer, dans les mêmes conditions, le grandissement transversal G,, de l'objectif. 2.1.8. Application numérique : calculer F5, مخ et Gr, - 2.2. Cercle oculaire 2.2.1. En utilisant le schéma de la figure 2, tracer le cheminement à travers le microscope des rayons lumineux extrêmes du faisceau conique de sommet A, et de demi-angle au sommet بيه 2.22. En déduire que tous les rayons lumineux issus de A, situés à l'intérieur d’un cône de sommet À, et de demi-angle au sommet a, traversent le plan focal image de l'objectif à l’intérieur d’un cercle de rayon R que l’on exprimera en fonction de f;, et Q,.- 2.2.3. En supposant que l’oculaire n’obture aucune partie de la lumière sortant de l'objectif, déterminer le rayon p du faisceau cylindrique sortant du microscope et formé par les rayons lumineux issus de A, ; on exprimera م en fonction de f;,, fi», Qn et A. 2.24. En fait, tout se passe comme si les rayons sortant de l'objectif étaient diaphragmés par une ouverture circulaire de rayon R, centrée en F;, et située dans le plan focal image de l'objectif. 2.241. En déduire que tous les rayons issus d’un objet étendu perpendiculaire à l'axe et sortant de l'instrument sont ainsi astreints à traverser un disque appelé disque oculaire, de centre C, dont on calculera la position et le rayon pe. Où doit-on placer l'œil pour recevoir le maximum de lumière ? On supposera par la suite que cette condition est réalisée. 2.2.4.2. Application numérique : calculer يم et F;, C. Commenter. Épreuve de Physique I 5/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 2.3. Grossissement On définit le grossissement 6 du microscope comme étant le rapport entre l'angle 0" sous lequel on voit un objet donné A,B, à travers le microscope et l'angle 0 sous lequel on voit le même objet à l'œil nu lorsque A,B, est placé à la distance minimale de vision distincte à. Pour les applications numériques on prendra à = 250 mm. 2.3.1. Exprimer G en fonction de f;, , fi,, À et 0 et calculer sa valeur numérique. 2.3.2. Exprimer le rayon pe du cercle oculaire en fonction de G, Q, et à. 2.3.3. Pour quelle valeur Ge du grossissement G, le rayon pe du cercle oculaire devient-il égal au rayon py de la pupille de l'œil ? Exprimer 6 en fonction de ة ما et وم et calculer numériquement Ge- On prendra po = 2,5 mm. 2.3.4. Comment peut-on définir un rayon utile p, de la pupille pour recevoir un maximum de lumière ? Déterminer l'expression de p, et représenter ses variations en fonction de G en supposant po constant. 2.4. Œil et pouvoir de résolution du microscope La résolution du microscope est sa capacité de permettre à un œil de distinguer les détails les plus fins d’un objet. Du fait de la structure granulaire de la rétine, l'œil n’est capable de distinguer deux points que si leur écart angulaire dépasse une valeur minimale az appelée pouvoir séparateur de l'œil. Pour les applications numériques on prendra a, = 3 x 10-4 . 2.4.1. Tracer le cheminement à travers le microscope des faisceaux lumineux issus de deux points À, et By disposés symétriquement par rapport à l'axe optique principal dans le plan conjugué par l'objectif du plan focal objet de l’oculaire. 2.42. En déduire la distance minimale 5, que doit séparer les deux points A, et B, dans le plan objet du microscope pour que l'œil puisse les distinguer en l'absence de la diffraction. On exprimera S, en fonction de 6, يه et 0. 2.43. Comparer وي à la dimension S2 du détail le plus fin visible à l'œil nu et conclure quant au rôle du microscope. 3ème partie Microscope électronique 3.1. Principe Le microscope électronique exploite une propriété quantique d’un faisceau d’électrons. En effet, à un électron d'’impulsion م = mev, où me et v sont respectivement la masse et la vitesse de l’électron, est associée une onde de longueur d’onde Àe donnée par la relation de DE BROGLIE : où h est la constante de PLANCK. Les électrons sont produits par effet thermoélectronique dans un canon à électrons placé dans le vide. Ils sont ensuite accélérés sous une différence de potentiel V. = 10 kV. 3.1.1. Exprimer la vitesse ون des électrons accélérés en fonction de leur masse m, de leur charge e et de V.. Pour cela on négligera la vitesse initiale d'émission des électrons. Épreuve de Physique I 6/8 يجت نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 3.1.2. En déduire leur longueur d'onde Xe. 3.1.3. Application numérique : calculer ون et Ac. 3.14. Rappeler les limites en longueur d'onde du spectre de la lumière visible et comparer la longueur d’onde À de l'onde associée à l’électron à celle À de la lumière visible. Commenter ce résultat, sachant qu’à cause du phénomène de diffraction, le pouvoir de résolution est d'autant meilleur que la longueur d’onde est petite. 3.2. Lentille électrostatique Dans le microscope électronique, comme dans le microscope optique, la formation d’une image agrandie de l’objet à observer nécessite l’utilisation de dispositifs capables de dévier la direction de propagation de l'onde. Le but de cette section est d'étudier le principe de fonctionnement d’une lentille électrostatique qui peut être utilisée pour dévier la trajectoire des électrons dans un microscope électronique. 3.2.1. Champ électrostatique dans la lentille Dans la région (R) de l’espace appelée « lentille électrostatique » règne un champ électrostatique non uniforme É. La région (R) est vide de charge électrique et telle que : x? + y? › R° et —L › 2 › +4. Le champ électrostatique É est produit par un dispositif invariant par rotation d’un angle 0 quelconque autour de l'axe Oz et qui admet le plan 2 = 0 comme plan de symétrie. Le champ électrostatique est nul en dehors de la région (R). 3.2.1.1. Montrer, en évoquant des arguments clairs, que le champ électrostatique É s'écrit en coordonnées cylindriques (r, 0, ) d’axe Oz sous la forme : où F et G sont deux fonctions quelconques des coordonnées r et z uniquement que l’on ne demande pas d'’expliciter pour le moment. (W,, do, À ;) est la base orthonormée locale du système de coordonnées cylindriques. 3.2.1.2. Que vaut G(r, z) dans le plan z = 0 ? Justifier. 3.2.1.3. Rappeler les équations locales vérifiées par le champ électrostatique É dans la région 3.2.1.4. En déduire que les composantes F et G du champ électrostatique vérifient les équations aux dérivées partielles suivantes : Oz Or (9) 0(rF) 0(rG) 8 Or 0z 3.2.1.5. Le dispositif qui crée le champ électrostatique É dans la région (R) impose F'(r, z) = Br avec 8 = 2Uy/R?, و étant une constante. En déduire que G(r, #) = م z et donner l'expression de 6" en fonction de 8. 3.2.1.6. Montrer que le champ électrostatique 2 dérive d’un potentiel électrostatique que l’on exprimera en fonction de Up, r et z. 3.2.1.7. Quelle est la nature de la surface équipotentielle passant par l’origine ? Justifier la réponse et représenter graphiquement cette surface. Que représente Up ? Épreuve de Physique I 7/8 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 9 — Concours National Commun - Session 2004 - Filière TSI 3.2.2. Mouvement de l’électron dans la lentille À l'instant choisi comme origine, un électron pénètre dans la région (R) au point Ip de coor- données r = ra › R, 2 = —l avec une vitesse Va = vo و0 وا › 0. Dans toute la suite, on négligera l’action de la pesanteur sur le mouvement de l’électron. 3.2.2.1. En exploitant la projection du théorème du moment cinétique sur l'axe Oz, montrer que, dans la région (R), le mouvement de l’électron se fait dans un plan méridien 0 = constante. 3.2.2.2. Établir les équations différentielles vérifiés séparément par r et z. À quelle condition sur Uv, le mouvement de l’électron est-il confiné au voisinage de l'axe Oz. En supposant que cette condition est satisfaite dans toute la suite, montrer que les équations différentielles précédentes peuvent s’écrire : et donner l'expression de w en fonction de e, me, Up et R. 3.2.2.3. Résoudre l'équation différentielle en ع et déterminer l'expression de z(t) vérifiant les conditions initiales. 3.2.2.4. Dans toute la suite, on suppose satisfaite la condition w / › .وه Montrer alors, que la vitesse # de l’électron reste pratiquement égale à vo et en déduire la durée t, nécessaire à l’électron pour traverser la zone (R). 3.2.2.5. Résoudre de même l'équation différentielle en 7 et montrer que la trajectoire électron- ique reste au voisinage de l'axe Oz. Quelle est l'hypothèse correspondante en optique ? 3.2.2.6. Déterminer les composantes du vecteur vitesse de l’électron au point / de sa sortie de la région (R). 3.2.2.7. Montrer que le mouvement de l’électron est rectiligne uniforme en dehors de la région (R). 3.2.2.8. Déterminer la coordonnée مو du point d’intersection de la trajectoire électronique avec l'axe Oz. La position de F' dépend-elle de Ip ? Justifier le nom de foyer donné à F'. Cette lentille électrostatique est-elle convergente ou divergente ? Comment peut-on agir sur la distance focale de la lentille. 3.2.2.9. Application numérique : calculer ضرع pour £ = 1,0 x 10-*metw 8/00 = 10-72. FIN DE L'ÉPREUVE Épreuve de Physique I 8/8 FIN نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs, filière TSI, session 2004, sur le thème « Microscopie ». Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. Trois parties : l'œil (modèle, défauts et correction, résolution), le microscope composé (mise au point, cercle oculaire, grossissement, pouvoir de résolution) et le microscope électronique (onde de De Broglie, lentille électrostatique). Voici une correction proposée, question par question.
💡 Méthode : en optique, travaillez toujours en grandeurs algébriques et avec une seule relation de conjugaison par question (Descartes pour l'œil, Newton pour l'objectif et l'oculaire). Les applications numériques sont notées : 3 chiffres significatifs suffisent, avec l'unité.
1ère partie — Œil
1.1. Champ latéral et champ en profondeur
1.1.1. Les rayons passant par O ne sont pas déviés : la zone de rétine vue sous le cône d'angle au sommet αF a pour diamètre φF = 2d tan(αF/2) = 2 × 17 × tan 2,5° ≈ 1,5 mm (c'est la fovéa).
1.1.2. L'image doit se former sur la rétine : OAi = d. Relation de conjugaison de Descartes avec OAo = −p : 1/d − 1/(−p) = 1/fi, d'où 𝒫(p) = 1/d + 1/p. 𝒫 diminue quand p augmente : branche d'hyperbole décroissante, tendant vers l'asymptote horizontale 𝒫 = 1/d quand p → ∞. Plus l'objet est proche, plus l'œil doit être puissant (il accommode).
1.1.3. Au punctum proximum p = 0,25 m : 𝒫max = 1/0,017 + 1/0,25 = 58,8 + 4,0 ≈ 62,8 δ.
1.1.4. Au punctum remotum p → ∞ : 𝒫min = 1/d = 1/0,017 ≈ 58,8 δ.
1.1.5. A = 𝒫max − 𝒫min = 1/|OPp| − 1/|OPr| = 1/0,25 = 4,0 δ.
1.2. Défauts de l'œil et correction
1.2.1. Myopie (dm = 17,5 mm)
1.2.1.1. Sans accommodation, fi = 1/𝒫min = 17 mm : l'image d'un objet à l'infini se forme au foyer, à 17 mm de O, donc 0,5 mm en avant de la rétine. Accommoder augmente 𝒫 et rapproche encore l'image de la lentille : l'œil myope ne peut pas voir net un objet à l'infini.
1.2.1.2. 1/p = 𝒫 − 1/dm, avec 1/dm = 57,1 δ :
- punctum remotum : 1/pr = 58,82 − 57,14 = 1,68 δ ⇒ pr ≈ 0,595 m (59,5 cm) devant l'œil ;
- punctum proximum : 1/pp = 62,82 − 57,14 = 5,68 δ ⇒ pp ≈ 0,176 m (17,6 cm).
1.2.1.3. Il faut une lentille divergente qui donne d'un objet à l'infini une image virtuelle au Pr de l'œil : son foyer image doit être en Pr, soit fm = −0,595 m (vergence −1,68 δ). Commentaire : l'ensemble (lentille accolée + œil) a pour puissance minimale 58,82 − 1,68 = 57,14 δ = 1/dm (Pr à l'infini) et pour puissance maximale 61,14 δ, d'où 1/pp = 61,14 − 57,14 = 4 δ : Pp à 25 cm. L'œil corrigé se comporte exactement comme un œil normal.
1.2.2. Hypermétropie (dh = 16,5 mm)
1.2.2.1. Sans accommodation, l'image d'un objet à l'infini se forme à 17 mm, soit 0,5 mm derrière la rétine. Pour la ramener sur la rétine il faut 𝒫n = 1/dh = 1/0,0165 ≈ 60,6 δ, valeur comprise entre 𝒫min et 𝒫max : oui, en accommodant, l'œil hypermétrope voit net à l'infini (mais il se fatigue).
1.2.2.2. 1/p = 𝒫 − 60,61 :
- punctum remotum : 1/pr = 58,82 − 60,61 = −1,78 δ ⇒ pr ≈ −0,561 m : Pr virtuel, situé 56,1 cm derrière l'œil ;
- punctum proximum : 1/pp = 62,82 − 60,61 = 2,22 δ ⇒ pp ≈ 0,451 m (45,1 cm) : il voit mal de près.
1.2.2.3. Lentille convergente dont le foyer image coïncide avec le Pr virtuel : fh = +0,561 m (vergence +1,78 δ). Commentaire : puissance minimale de l'ensemble 58,82 + 1,78 = 60,61 δ = 1/dh (Pr à l'infini) et maximale 64,61 δ, d'où 1/pp = 4 δ : Pp à 25 cm, comme l'œil normal.
1.2.3. Presbytie. 𝒫'max = 62,82 − 1,14 = 61,68 δ, d'où 1/pp = 61,68 − 58,82 = 2,86 δ et pp ≈ 0,35 m : le document doit être placé à au moins 35 cm de l'œil.
1.3. Limite de résolution angulaire de l'œil
1.3.1. Les deux images doivent tomber sur deux cellules séparées par une troisième : leur écart minimal sur la rétine est la largeur g d'une cellule. Les rayons passant par O n'étant pas déviés : αℓ = g/d = 5,1 × 10−6/0,017 = 3,0 × 10−4 rad (environ 1 minute d'arc ; c'est la valeur reprise dans la partie 2.4).
1.3.2. Le diamètre apparent d'un détail de taille s vu à la distance p vaut s/p : il est d'autant plus grand que l'objet est proche. On place donc l'objet au punctum proximum, à 25 cm, distance minimale de vision nette. Le plus petit détail visible vaut alors Ss0 = αℓ × 0,25 = 7,5 × 10−5 m = 75 µm.
2ème partie — Microscope composé
2.1. Mise au point
2.1.1. Conditions de Gauss : rayons paraxiaux, c'est-à-dire peu éloignés de l'axe et peu inclinés sur lui. Un système centré y est approximativement stigmatique et aplanétique.
2.1.2. Non : côté objet, les rayons font avec l'axe des angles allant jusqu'à αm ≈ 70°, ce qui n'est pas petit. L'objectif est construit pour être stigmatique et aplanétique (condition des sinus d'Abbe, relation (2)) hors des conditions de Gauss ; seuls les rayons émergents (α1 petit) sont paraxiaux.
2.1.3. Sur la figure 2, les plans principaux sont conjugués avec un grandissement +1.
- Rayon issu de Bo passant par Fo1 : il coupe Πo1 à la hauteur A1B1 et ressort parallèle à l'axe. Triangles semblables de sommet Fo1 : Gt1 = Fo1Ho1/Fo1Ao = −fo1/Fo1Ao.
- Rayon issu de Bo parallèle à l'axe : il ressort par Fi1. Triangles semblables de sommet Fi1 : Gt1 = Fi1A1/Fi1Hi1 = −Fi1A1/fi1.
En égalant : Fo1Ao · Fi1A1 = fo1 fi1 (relation de Newton).
2.1.4. L'œil normal voit sans accommoder une image à l'infini : l'image définitive doit être à l'infini, donc A1B1 doit se trouver dans le plan focal objet de l'oculaire (A1 = Fo2).
2.1.5. Construction : les rayons issus de Bo convergent après l'objectif en B1 (dans le plan de Fo2) ; après l'oculaire, ils ressortent tous parallèles au rayon B1O2 (rayon passant par le centre de l'oculaire, non dévié) : faisceau cylindrique incliné de l'angle θ' ≈ A1B1/fi2 sur l'axe.
2.1.6. Fi1A1 = Fi1Fo2 = Δ, d'où avec fo1 = −N fi1 : Fo1Ao = fo1fi1/Δ = −N fi1²/Δ (l'objet est juste avant Fo1).
2.1.7. Gt1 = −Fi1A1/fi1 = −Δ/fi1 (image renversée).
2.1.8. Fo1Ao = −1,515 × (4 × 10−3)²/0,200 ≈ −1,21 × 10−4 m = −121 µm ; Gt1 = −200/4 = −50.
2.2. Cercle oculaire
2.2.1. Les rayons extrêmes issus de Ao (inclinés de ±αm) traversent l'objectif, convergent en A1 = Fo2 avec un petit angle ±α1m, puis ressortent de l'oculaire parallèles à l'axe (A1 est au foyer objet de l'oculaire).
2.2.2. Condition d'aplanétisme (2) : α1 = N sin αo · AoBo/A1B1 = N sin αo/|Gt1| = N fi1 sin αo/Δ. Le rayon passe par A1 ; dans le plan focal image de l'objectif, situé à la distance Δ en amont de A1, il est à la distance de l'axe Δ α1 = N fi1 sin αo. Pour αo ≤ αm, cette distance est au plus :
R = fi1 N sin αm = fi1 Ωn ; numériquement Ωn = 1,515 × sin 70° ≈ 1,42 et R ≈ 5,7 mm.
2.2.3. Après l'oculaire, un rayon passant par Fo2 avec l'angle α1 ressort parallèle à l'axe à la distance fi2 α1. Le faisceau cylindrique a donc pour rayon ρ = fi2 α1m = fi2 R/Δ :
ρ = fi1 fi2 Ωn/Δ ≈ 4 × 20 × 1,42/200 ≈ 0,57 mm.
2.2.4.1. Le disque de rayon R centré en Fi1 joue le rôle de diaphragme d'ouverture ; tout rayon sortant passe par son image à travers l'oculaire : c'est le disque (cercle) oculaire. Newton pour l'oculaire avec Fo2Fi1 = −Δ : Fo2Fi1 · Fi2C = −fi2² ⇒ Fi2C = fi2²/Δ. Grandissement : −Fi2C/fi2 = −fi2/Δ, d'où ρc = R fi2/Δ = fi1fi2Ωn/Δ (= ρ). Pour recevoir le maximum de lumière, on place la pupille de l'œil sur le cercle oculaire, en C.
2.2.4.2. Fi2C = 20²/200 = 2 mm et ρc ≈ 0,57 mm. Commentaire : le cercle oculaire est tout près du foyer image de l'oculaire (22 mm de O2) : l'œil se place presque contre l'oculaire. Son diamètre (≈ 1,1 mm) est inférieur à celui de la pupille (2 à 8 mm) : toute la lumière qui sort du microscope entre dans l'œil.
2.3. Grossissement
2.3.1. À l'œil nu : θ = AoBo/δ. À travers le microscope : θ' = A1B1/fi2 = (Δ/fi1) AoBo/fi2 (en valeur absolue). D'où :
G = θ'/θ = Δ δ/(fi1 fi2) = 200 × 250/(4 × 20) = 625.
2.3.2. fi1fi2/Δ = δ/G, donc ρc = Ωn δ/G (≈ 1,42 × 250/625 ≈ 0,57 mm, cohérent).
2.3.3. ρc = ρ0 ⇔ Ge = Ωn δ/ρ0 = 1,42 × 250/2,5 ≈ 142.
2.3.4. Le rayon utile est le rayon du faisceau qui entre effectivement dans l'œil : ρu = min(ρc, ρ0).
- G ≤ Ge : ρc ≥ ρ0, c'est la pupille qui limite : ρu = ρ0 (palier horizontal) ;
- G ≥ Ge : ρu = Ωn δ/G, branche d'hyperbole décroissante.
Au-delà de Ge, la lumière reçue par l'œil diminue comme 1/G² : l'image s'assombrit.
2.4. Œil et pouvoir de résolution du microscope
2.4.1. Ao et Bo sont dans le plan conjugué de Fo2 : leurs images A1, B1 sont dans le plan focal objet de l'oculaire, symétriques par rapport à l'axe. Chaque point donne en sortie un faisceau cylindrique parallèle à la droite qui joint son image intermédiaire à O2 ; les deux faisceaux se croisent sur le cercle oculaire et font entre eux l'angle θ' = A1B1/fi2.
2.4.2. L'œil sépare les deux points si θ' ≥ αℓ, avec θ' = Gθ = G S/δ. D'où Ss = αℓ δ/G = 3 × 10−4 × 0,25/625 = 1,2 × 10−7 m = 0,12 µm.
2.4.3. À l'œil nu (objet à δ) : Ss0 = αℓ δ = 75 µm. Ainsi Ss0/Ss = G = 625 : le microscope permet de distinguer des détails G fois plus fins, en augmentant l'angle sous lequel on les voit. En réalité la diffraction limite la résolution à environ 0,61 λ/Ωn ≈ 0,24 µm pour λ ≈ 0,55 µm : grossir davantage n'apporte plus de détails, d'où l'intérêt du microscope électronique (partie 3).
3ème partie — Microscope électronique
3.1. Principe
3.1.1. Théorème de l'énergie cinétique (vitesse initiale nulle) : ½ mev0² = eVc ⇒ v0 = √(2eVc/me).
3.1.2. λe = h/(mev0) = h/√(2meeVc).
3.1.3. v0 = √(2 × 1,6 × 10−19 × 104/9,1 × 10−31) ≈ 5,9 × 107 m/s (environ 0,2 c : le traitement non relativiste reste acceptable, à quelques % près) ; λe = 6,62 × 10−34/(9,1 × 10−31 × 5,93 × 107) ≈ 1,2 × 10−11 m = 12 pm.
3.1.4. Lumière visible : 400 nm ≤ λ ≤ 800 nm environ. λe est 3 × 104 à 6 × 104 fois plus petite : la limite imposée par la diffraction est repoussée d'autant, et le microscope électronique peut résoudre des détails de l'ordre du nanomètre ou moins, inaccessibles au microscope optique.
3.2. Lentille électrostatique
3.2.1.1. La distribution est invariante par rotation autour de Oz : le potentiel φ ne dépend pas de θ, φ = φ(r, z). Alors E = −grad φ a pour composantes Er = −∂φ/∂r, Eθ = −(1/r)∂φ/∂θ = 0, Ez = −∂φ/∂z, fonctions de (r, z) seulement. (De même, tout plan méridien contenant Oz est plan de symétrie, et E y est contenu.) D'où E = F(r, z) ur + G(r, z) uz.
3.2.1.2. Le plan z = 0 est plan de symétrie : en un point de ce plan, E (vecteur polaire) appartient au plan, sa composante normale est nulle : G(r, 0) = 0.
3.2.1.3. Région vide de charge, régime statique : div E = 0 (Maxwell-Gauss avec ρ = 0) et rot E = 0 (Maxwell-Faraday en statique).
3.2.1.4. Avec les formules données : rot E = (∂F/∂z − ∂G/∂r) uθ = 0 ⇒ ∂F/∂z − ∂G/∂r = 0 ; div E = (1/r)∂(rF)/∂r + ∂G/∂z = 0, et comme r ne dépend pas de z, en multipliant par r : ∂(rF)/∂r + ∂(rG)/∂z = 0.
3.2.1.5. F = βr ⇒ ∂F/∂z = 0 ⇒ ∂G/∂r = 0 : G ne dépend que de z. Puis ∂(βr²)/∂r + r G'(z) = 0 ⇒ 2β + G'(z) = 0 ⇒ G = −2βz + cte, et G(0) = 0 impose cte = 0. Donc G = β'z avec β' = −2β.
3.2.1.6. −∂φ/∂r = βr et −∂φ/∂z = −2βz ⇒ φ = β(z² − r²/2) + cte. Avec φ(O) = 0 et β = 2U0/R² :
φ(r, z) = U0(2z² − r²)/R².
3.2.1.7. φ = 0 ⇔ r = √2 |z| : c'est un cône de révolution d'axe Oz et de sommet O, de demi-angle au sommet arctan √2 ≈ 54,7° (dans un plan méridien : les deux droites z = ±r/√2). Les autres équipotentielles sont des hyperboloïdes de révolution. U0 est la différence de potentiel φ(O) − φ(r = R, z = 0) = U0 (c'est aussi φ(0, R/√2) − φ(O)) : elle mesure la tension appliquée entre les électrodes de la lentille.
3.2.2. Mouvement de l'électron dans la lentille
3.2.2.1. La force f = −eE est dans le plan méridien du point (composantes selon ur et uz), donc son moment par rapport à Oz est nul. Le théorème du moment cinétique projeté sur Oz donne Lz = mer²θ̇ = cte. Initialement v0 = v0uz ⇒ θ̇(0) = 0 ⇒ Lz = 0, d'où θ̇ = 0 à tout instant : le mouvement se fait dans le plan méridien θ = cte.
3.2.2.2. Avec θ̇ = 0, le PFD projeté donne : me r̈ = −eβr et me z̈ = −eβ'z = 2eβz. Le mouvement radial est une oscillation (rappel vers l'axe) si eβ/me > 0, c'est-à-dire U0 > 0 ; sinon r croît exponentiellement et l'électron s'écarte de l'axe. On obtient alors :
r̈ + ω²r = 0 et z̈ − 2ω²z = 0, avec ω = √(eβ/me) = √(2eU0/(meR²)).
3.2.2.3. z(t) = A ch(√2 ωt) + B sh(√2 ωt), avec z(0) = −ℓ et ż(0) = v0 :
z(t) = −ℓ ch(√2 ωt) + (v0/(√2 ω)) sh(√2 ωt).
3.2.2.4. En multipliant l'équation en z par ż et en intégrant : ż² = v0² − 2ω²(ℓ² − z²). Dans la lentille |z| ≤ ℓ, donc v0² − 2ω²ℓ² ≤ ż² ≤ v0², soit ż = v0[1 + O((ωℓ/v0)²)] : avec ωℓ ≪ v0, ż ≈ v0. La traversée de −ℓ à +ℓ dure t1 = 2ℓ/v0.
3.2.2.5. r(0) = r0, ṙ(0) = 0 ⇒ r(t) = r0 cos ωt. Pendant la traversée, ωt ≤ ωt1 = 2ωℓ/v0 ≪ 1, donc r reste voisin de r0 ≪ R : la trajectoire reste au voisinage de l'axe. C'est l'analogue des conditions de Gauss (rayons paraxiaux) en optique.
3.2.2.6. En I (t = t1) : vr = ṙ = −r0ω sin(ωt1) ≈ −2r0ω²ℓ/v0 ; vθ = 0 ; vz ≈ v0 ; et r(t1) ≈ r0.
3.2.2.7. Hors de (ℛ), E = 0 et le poids est négligé : la résultante des forces est nulle, donc (principe d'inertie) le mouvement est rectiligne uniforme.
3.2.2.8. Depuis I (r ≈ r0, z = ℓ), la trajectoire est une droite de pente dr/dz = vr/vz = −2r0ω²ℓ/v0². Elle coupe l'axe (r = 0) en :
zF' = ℓ + v0²/(2ω²ℓ).
Ce résultat ne dépend pas de r0 : tous les électrons arrivant parallèlement à l'axe convergent au même point F', d'où le nom de foyer image. Comme ils se rapprochent de l'axe, la lentille est convergente (pour U0 > 0). Sa distance focale, ≈ v0²/(2ω²ℓ) = mev0²R²/(4eU0ℓ), se règle électriquement en agissant sur U0 (ou sur la tension d'accélération Vc, qui fixe v0).
3.2.2.9. v0²/(2ω²ℓ) = ℓ/(2(ωℓ/v0)²) = 10−4/(2 × 10−4) = 0,50 m, d'où zF' ≈ 0,50 m (le terme ℓ = 0,1 mm est négligeable). La lentille est faiblement convergente : les fortes focales s'obtiennent avec de faibles U0.
Questions fréquentes sur ce sujet
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