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Modèle de concours : CNC 2010 Mathématiques II (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2010 👁️ 34 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2010), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2010
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2010 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2010
École Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement
ESITH

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2010

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 1

Durée 4 heures

Filière TSI

Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2010 — TSI

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier

de rappeler avec précision les | références |des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

Notations

Pour tout (p,q) € N°?, on note M,,g(R) l’espace vectoriel des matrices à coefficients réels, à p
lignes et ‏و‎ colonnes ; si M € M,,g(K), 'M désigne la matrice transposée de M et rg (M) son rang.

E désigne un espace vectoriel sur R de dimension 3 et v un endomorphisme de E ; on note Xu
le polynôme caractéristique de u. La composée de deux endomorphismes f et g de F est notée ‏و‎
‎au lieu de f og.

Les trois parties du problème sont indépendantes.

1°'° partie

On suppose que le polynôme caractéristique x, de w possède une racine double notée À et une
racine simple notée ‏نم‎ avec (\, u) € R? et À # 1 : Xu = (À — X)?(u — X) ; on note F, et EF, les sous-
espaces propres de u associés respectivement à À et 1 et on pose v = (u — Aidp)? etw = u — pidp-

1. (a) Exprimer v en fonction de u?, u ‏جلاع‎
‎(b) Six € Kerw, calculer v(x) en fonction de x.
(c) En déduire que Kerv N Kerw = {0}.
2. (a) Montrer que pour tout r € E, v(r) € Kerw et que w(x) € Kerv.
(b) Effectuer la division euclidienne du polynôme (X — A)? par le polynôme X — y puis
montrer que F = Kerv © Kerw.
(c) Donner la dimension de Ker w et en déduire celle de Ker v.
3. Donner une condition nécessaire et suffisante sur la dimension du sous-espace vectoriel F,
pour que u soit diagonalisable.

Dans la suite de cette partie, on suppose l’endomorphisme uv non diagonalisable.
4. Justifier que F, est un sous-espace vectoriel strict de Ker v.

5. On choisit un vecteur ‏ني‎ € Kerw \ ‏ره‎ et on pose e, = (u — Aidz)(ez) ; soit enfin ez un vecteur
non nul de Kerw.

(a) Calculer u(e;) et montrer que la famille (e;, e2) est une base de Ker v.

(b) Montrer que la famille (e;, e2,e3) est une base de F et écrire la matrice de u dans cette
base.

6. Un exemple : On note f l’'endomorphisme de 183 canoniquement associé à la matrice

0 1 1
-1 1 2
Épreuve de Mathématiques II 1/3 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2010 TSI

(a) Calculer le polynôme caractéristique de f.
(b) Déterminer les sous-espaces propres de f. L'endomorphisme f est-il diagonalisable ?
(c) Calculer la matrice (A — I3)? et donner une équation et la dimension du sous-espace
vectoriel Ker (f — idgs)?.
i. Trouver un vecteur propre es de f dont la deuxième composante est égale à 1 et
justifier que la famille (e,, es, e3) est une base de 183.
ii. Écrire la matrice B de f dans cette base et exprimer À en fonction de B.
iii. Calculer B” puis A” pour toutn E N°.
2°mM° partie
Ici on prend F = M3,1(R) et u désigne l’'endomorphisme de F canoniquement associé à la

matrice M € M3(R).
On se donne X0 € F avec ‏ملل‎ # 0 et on définit la suite (X,)nen d'éléments de F par

1 = MX. ne N.

an 2
On pose X, = | ‏و‎ | , n € Net on considère un vecteur V = | y | € EF pour lequel on associe
la suite (V,)nen définie par
Un = 'X,V, neN

1. Pour tout entier naturel n, exprimer an +1, bp+1 et cn+1 en fonction de a, b, et ch-

2. Montrer que si V est un vecteur propre de ‘M associé à la valeur propre À alors la suite (vn )nen
est géométrique. Quelle est sa raison ?

3. Application

Soient (a, )nen, (Pn)nen Et (cn)nen trois suites réelles telles que (ao, bo,co) = (1,0,0) et pour
tout entier n › 0,

An+1 = 4an — 15bp + 3Cn

‎4bn + Cn‏ حمه = 1 ولا

‎Cn+1 = 2an — 10b, + 3eh

‎(a) Préciser ‏و15‎ ainsi que la matrice M associée à ces suites.

‎(b) Déterminer les valeurs propres de la matrice ‘M et chercher les sous-espaces propres
associés.

‎(c) En considérant deux vecteurs propres linéairement indépendant V, et V, de la matrice
‘M et en étudiant les suites (v!)nen et (v2)pen qui leur sont respectivement associées,
trouver les expressions des termes d'indice n des trois suites (an )nen, (Pn)nen Et (Ch )nen
en fonction de n.

‎3ème partie

‎Dans cette partie, B = (e,, €», €3) désigne la base canonique de l’espace vectoriel R* ; on rappelle
que e; = (1,0,0), © = (0,1,0) et es = (0,0,1). On note f l’endomorphisme de R* dont la matrice
dans la base canonique est

‎-2 5 2
2 —10 —
Épreuve de Mathématiques II 2/3 ‏جب‎

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— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2010 — TSI

1. (a) Montrer que f n'admet qu’une seule valeur propre notée a.

(b) Caractériser le sous-espace propre de f associé à la valeur propre a. Quelle est sa
dimension ?

(c) L'endomorphisme / est-il diagonalisable ?

i. Montrer que ‏وت‎ et ‏مع‎ sont des éléments de Ker ( f — à idp3).
ii. Montrer que B, = (e1, €2, €3) est une base de RS.

2. (a) Écrire la matrice B de f dans la base B,.
(b) Écrire la matrice de passage P de la base canonique à la base B, et calculer 7-1

(c) Exprimer alors À à l’aide des matrices B, P et P—!.
3. On pose J = I + B où I est la matrice identité d'ordre 3.

(a) Calculer J?.
(b) Montrer que pour tout k € N*, B* = (—1)F(1 — kJ).
(c) En déduire l'expression de A* pour tout entier naturel non nul k.

4. On considère trois fonctions u, v et w de R dans R, dérivables sur R et vérifiant le système
d'équations différentielles

(a) Soit ‏م‎ la fonction de R dans R définie par

On rappelle que ‏م‎ est dérivable sur R et que Vt 6 ‏بلا‎ p'(t) = (u'(t),v'(t),w"(t)).
Montrer que le système (S) équivaut à l'équation différentielle

(b) On écrit p(t) = x(t)e1 + y(t)e9 + z(t)e3.
Montrer que l'équation différentielle (Æ) équivaut au système

(c) On suppose que u(0) = v(0) = 0 et que w(0) = 1 ; calculer alors x(0), y(0) et z(0).

(d) Résoudre le système (S") avec les conditions initiales z(0), y(0) et z(0) trouvées à la
question précédente.

(e) En déduire la solution de (5) vérifiant les conditions initiales w(0) = v(0) = 0 et w(0) = 1.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 3/3 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC), session 2010, filière TSI (admission aux grandes écoles d'ingénieurs). Durée 4 heures, calculatrice interdite, 3 pages plus la page de garde. Le problème, en trois parties indépendantes, porte sur la réduction des endomorphismes de dimension 3 (racine double non diagonalisable, puissances de matrices, suites récurrentes linéaires, systèmes différentiels). Voici une correction proposée. Les matrices sont écrites ligne par ligne : (a b c / d e f / g h i).

💡 Méthode clé de tout le sujet : écrire la matrice sous la forme scalaire + nilpotente qui commutent, puis appliquer la formule du binôme, qui s'arrête au rang 1 car le nilpotent est de carré nul.

1ère partie

1.

(a) Les puissances de u commutent avec idE : v = u2 − 2λu + λ2idE.
(b) Si x ∈ Ker w, u(x) = μx, donc u2(x) = μ2x et v(x) = (μ2 − 2λμ + λ2)x = (μ − λ)2x.
(c) Si x ∈ Ker v ∩ Ker w : 0 = v(x) = (μ−λ)2x avec (μ−λ)2 ≠ 0 (λ ≠ μ), donc x = 0 : Ker v ∩ Ker w = {0}.

2.

(a) χu(X) = (λ−X)2(μ−X) = −(X−λ)2(X−μ). Par le théorème de Cayley-Hamilton, χu(u) = 0, donc (u−λid)2(u−μid) = 0, c'est-à-dire w v = v w = 0 (deux polynômes en u commutent). Ainsi w(v(x)) = 0 : v(x) ∈ Ker w, et v(w(x)) = 0 : w(x) ∈ Ker v.

(b) Division euclidienne : (X−λ)2 = (X−μ)(X + μ − 2λ) + (μ−λ)2 (vérification : (X−μ)(X+μ−2λ) = X2 − 2λX − μ2 + 2λμ, et l'ajout de (μ−λ)2 = μ2 − 2λμ + λ2 redonne X2 − 2λX + λ2).
En substituant u : v = w∘(u + (μ−2λ)id) + (μ−λ)2id. Pour x ∈ E, en posant c = (μ−λ)2 ≠ 0 :
x = (1/c)·v(x) − w((1/c)(u + (μ−2λ)id)(x)).
Le premier terme est dans Ker w et le second dans Ker v (question 2.(a)). Donc E = Ker v + Ker w, et la somme est directe par 1.(c) : E = Ker v ⊕ Ker w.

(c) Ker w = Eμ. Comme μ est valeur propre, dim Eμ ≥ 1 ; comme μ est racine simple de χu, dim Eμ ≤ 1. Donc dim Ker w = 1 et, par 2.(b), dim Ker v = 3 − 1 = 2.

3.

χu est scindé, de valeurs propres λ et μ ; u est diagonalisable si et seulement si dim Eλ + dim Eμ = 3, soit, puisque dim Eμ = 1 : u diagonalisable ⇔ dim Eλ = 2.

4.

Si u(x) = λx, alors (u−λid)(x) = 0, donc v(x) = 0 : Eλ ⊂ Ker v. λ étant valeur propre, dim Eλ ≥ 1 ; u non diagonalisable donne dim Eλ ≠ 2 (question 3), et dim Eλ ≤ dim Ker v = 2. Donc dim Eλ = 1 < 2 : Eλ est un sous-espace strict de Ker v.

5.

(a) (u − λid)(e1) = (u − λid)2(e2) = v(e2) = 0, donc u(e1) = λe1. De plus e1 ≠ 0 car e2 ∉ Eλ.
Liberté : si ae1 + be2 = 0, on applique u − λid : b e1 = 0, donc b = 0, puis a e1 = 0 donne a = 0. e1 ∈ Eλ ⊂ Ker v et e2 ∈ Ker v : famille libre de 2 vecteurs dans Ker v de dimension 2, donc (e1, e2) est une base de Ker v.

(b) E = Ker v ⊕ Ker w, (e1, e2) base de Ker v et (e3) base de Ker w (dimension 1, e3 ≠ 0) : la concaténation (e1, e2, e3) est une base de E.
u(e1) = λe1 ; u(e2) = (u−λid)(e2) + λe2 = e1 + λe2 ; u(e3) = μe3. Matrice de u : (λ 1 0 / 0 λ 0 / 0 0 μ).

6. Exemple : A = (0 1 1 / 1 2 −1 / −1 1 2)

(a) En développant selon la première ligne :
χf(X) = −X[(2−X)2 + 1] − [(2−X) − 1] + [1 + (2−X)] = −X(X2 − 4X + 5) − (1−X) + (3−X) = −X3 + 4X2 − 5X + 2, d'où χf(X) = (1−X)2(2−X) : λ = 1 (double), μ = 2 (simple).

(b) E1 : A − I3 = (−1 1 1 / 1 1 −1 / −1 1 1) ; −x+y+z = 0 et x+y−z = 0 donnent y = 0, z = x : E1 = Vect((1, 0, 1)).
E2 : A − 2I3 = (−2 1 1 / 1 0 −1 / −1 1 0) ; x = z et y = x : E2 = Vect((1, 1, 1)).
dim E1 = 1 ≠ 2 : f n'est pas diagonalisable (question 3).

(c) (A − I3)2 = (1 1 −1 / 1 1 −1 / 1 1 −1), de rang 1. Ker(f − id)2 : x + y − z = 0, plan de dimension 2 (conforme à 2.(c)).

(d) e2 = (1, −1, 0) vérifie 1 − 1 − 0 = 0, donc e2 ∈ Ker v, et e2 ∉ E1. e1 = (A − I3)e2 = (−1−1, 1−1, −1−1) = (−2, 0, −2).
i. E2 = Vect((1,1,1)) : le vecteur propre de deuxième composante 1 est e3 = (1, 1, 1). C'est exactement la situation de la question 5 (e2 ∈ Ker v \ Eλ, e3 ∈ Ker w non nul), donc (e1, e2, e3) est une base de ℝ3. Vérification directe : avec P = (−2 1 1 / 0 −1 1 / −2 0 1) (colonnes e1, e2, e3), det P = −2 ≠ 0.
ii. D'après 5.(b) : B = (1 1 0 / 0 1 0 / 0 0 2) et A = PBP−1 avec P−1 = (1/2 1/2 −1 / 1 0 −1 / 1 1 −1) (on vérifie PP−1 = I3).
iii. B = D + N avec D = diag(1, 1, 2) et N la matrice dont seul le coefficient (1,2) vaut 1. DN = ND = N et N2 = 0, donc par le binôme Bn = Dn + nDn−1N : Bn = (1 n 0 / 0 1 0 / 0 0 2n).
An = PBnP−1, ce qui donne :

An (n ≥ 1)
2n − 2n2n − 1−2n + 2n + 1
2n − 12n1 − 2n
2n − 2n − 12n − 1−2n + 2n + 2

Contrôle : pour n = 1 on retrouve bien A.

2ème partie

1. En notant M = (mij), Xn+1 = MXn donne :
an+1 = m11an + m12bn + m13cn, bn+1 = m21an + m22bn + m23cn, cn+1 = m31an + m32bn + m33cn.

2. vn+1 = tXn+1V = t(MXn)V = tXn tM V = tXn(λV) = λvn : (vn) est géométrique de raison λ, vn = λnv0.

3. Application

(a) X0 = t(1, 0, 0) et M = (4 −15 3 / 1 −4 1 / 2 −10 3).

(b) χtM = χM. En développant selon la première ligne :
det(M − XI) = (4−X)[(−4−X)(3−X) + 10] + 15[(3−X) − 2] + 3[−10 + 2(4+X)] = (4−X)(X+2)(X−1) − 15(X−1) + 6(X−1) = (X−1)(−X2 + 2X − 1) = −(X−1)3.
Seule valeur propre : 1 (triple). tM − I = (3 1 2 / −15 −5 −10 / 3 1 2), de rang 1 : sous-espace propre {(x, y, z) : 3x + y + 2z = 0}, plan de dimension 2, de base V1 = (1, −3, 0), V2 = (0, −2, 1).

(c) Par la question 2 avec λ = 1, les suites v1n = tXnV1 et v2n = tXnV2 sont constantes :

  • v1n = an − 3bn = a0 − 3b0 = 1, donc an = 1 + 3bn ;
  • v2n = −2bn + cn = −2b0 + c0 = 0, donc cn = 2bn.

En reportant dans la deuxième relation : bn+1 = (1 + 3bn) − 4bn + 2bn = bn + 1, suite arithmétique avec b0 = 0.
bn = n, an = 1 + 3n, cn = 2n.
Vérification : 4(1+3n) − 15n + 6n = 4 + 3n = an+1 ; 2(1+3n) − 10n + 6n = 2 + 2n = cn+1.

3ème partie : A = (−2 5 2 / −1 4 2 / 2 −10 −5)

1.

(a) Développement selon la première ligne :
χf(X) = (−2−X)[(4−X)(−5−X) + 20] − 5[(5+X) − 4] + 2[10 − 2(4−X)] = (−2−X)(X2 + X) − 5(1+X) + 4(1+X) = −X3 − 3X2 − 3X − 1 = −(X+1)3.
f n'a qu'une valeur propre : α = −1.

(b) A + I3 = (−1 5 2 / −1 5 2 / 2 −10 −4), de rang 1 (lignes proportionnelles). E−1 = {(x, y, z) : x − 5y − 2z = 0}, plan de dimension 2 (base (5, 1, 0), (2, 0, 1)).

(c) f diagonalisable avec la seule valeur propre −1 imposerait f = −id, donc dim E−1 = 3. Or dim E−1 = 2 : f n'est pas diagonalisable.

(d) i. ε2 = (A + I3)e1 = première colonne de A + I3 = (−1, −1, 2) : −1 + 5 − 4 = 0, donc ε2 ∈ Ker(f + id). ε3 = (2, 0, 1) : 2 − 0 − 2 = 0, donc ε3 ∈ Ker(f + id).
ii. det(ε1, ε2, ε3) = det(1 −1 2 / 0 −1 0 / 0 2 1) = 1 × (−1×1 − 0×2) = −1 ≠ 0 : B1 est une base de ℝ3.

2.

(a) f(ε1) = (f + id)(ε1) − ε1 = −ε1 + ε2 ; f(ε2) = −ε2 ; f(ε3) = −ε3. B = (−1 0 0 / 1 −1 0 / 0 0 −1).

(b) P = (1 −1 2 / 0 −1 0 / 0 2 1) (colonnes ε1, ε2, ε3). En résolvant PX = Y : y' = −Y2, z' = Y3 + 2Y2, x' = Y1 − 5Y2 − 2Y3, d'où P−1 = (1 −5 −2 / 0 −1 0 / 0 2 1).

(c) Formule de changement de base : A = PBP−1.

3.

(a) J = I + B = (0 0 0 / 1 0 0 / 0 0 0) et J2 = 0.

(b) B = −(I − J). I et J commutent et J2 = 0, donc par le binôme (I − J)k = I − kJ (les termes en Jp, p ≥ 2, sont nuls). D'où Bk = (−1)k(I − kJ) pour tout k ∈ ℕ*.

(c) Ak = PBkP−1 = (−1)k(I − k PJP−1) et PJP−1 = P(I + B)P−1 = I + A. Donc Ak = (−1)k(I − k(A + I)), soit explicitement :

Ak = (−1)k ×
1 + k−5k−2k
k1 − 5k−2k
−2k10k1 + 4k

Contrôle : k = 1 redonne A.

4.

(a) f(φ(t)) a pour coordonnées A·t(u(t), v(t), w(t)) = (−2u+5v+2w, −u+4v+2w, 2u−10v−5w). L'égalité φ'(t) = f(φ(t)) composante par composante est exactement (S) : (S) ⇔ (E).

(b) ε1, ε2, ε3 sont constants, donc φ'(t) = x'ε1 + y'ε2 + z'ε3. Par linéarité et 2.(a) : f(φ(t)) = x(−ε1 + ε2) + y(−ε2) + z(−ε3) = −xε1 + (x − y)ε2 − zε3. Par unicité des coordonnées dans la base B1, (E) ⇔ x' = −x, y' = x − y, z' = −z : c'est (S').

(c) φ(0) = (0, 0, 1) ; ses coordonnées dans B1 sont P−1t(0, 0, 1) = (x(0), y(0), z(0)) = (−2, 0, 1) (contrôle : −2ε1 + ε3 = (−2, 0, 0) + (2, 0, 1) = (0, 0, 1)).

(d) x' = −x, x(0) = −2 : x(t) = −2e−t. z' = −z, z(0) = 1 : z(t) = e−t.
y' + y = −2e−t ⇔ (y(t)et)' = −2 ⇔ y(t)et = −2t + y(0) : y(t) = −2t e−t.

(e) φ(t) = −2e−t(1, 0, 0) − 2te−t(−1, −1, 2) + e−t(2, 0, 1), d'où

u(t) = 2t e−t, v(t) = 2t e−t, w(t) = (1 − 4t)e−t.

Vérification : u' = (2 − 2t)e−t et −2u + 5v + 2w = (−4t + 10t + 2 − 8t)e−t = (2 − 2t)e−t ; de même pour v et w. Par le théorème de Cauchy-Lipschitz (système linéaire à coefficients constants), c'est l'unique solution.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2010. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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