Modèle de concours : CNC 2009 Mathématiques II (TSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2009), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques II
- Année
- 2009
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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Concours National Commun - Session 2009 — TSI
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
Notations
Pour tout (p,g) € N°°, on note M,,g(R) l’espace vectoriel des matrices à coefficients réels, à p
lignes et و colonnes ; si M € M,,g(K), 'M désigne la matrice transposée de M et rg (M) son rang.
Pour tout entier naturel k, P, désigne l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels et de
degré ‹ k.
Dans ce problème, n désigne un entier naturel non nul et مه ...لبو des réels deux à deux
distincts ; on note 7 le polynôme x = (X — x0)(X — 11) ---(X — T7).
Enfin, pour tout entier naturel m, on définit l'application
fm: .مش — parts
1° Partie : Étude de l'application f
Sot m un entier naturel.
1. Si R € P, est tel que pour tout أ € {0,1,...,n}, R(x;) = 0, montrer que R est le polynôme nul.
2. Vérifier que fn est une application linéaire.
3. Dans cette question, on suppose que m z n + 1.
(a) Montrer que Ker fm = {QT ; Q € Pn-n-1}; ON pourra effectuer une division euclidi-
enne.
(b) Montrer que les sous-espaces vectoriels Ker fn et P, sont supplémentaires dans Pm.-
(c) En déduire la dimension de Ker f, puis en donner une base.
(d) Déterminer le rang de f,, ; l'application f,, est-elle surjective ?
4. Dans cette question, on suppose que m ‹ n.
(a) Montrer que fn est injective.
(b) Quel est le noyau de fn ? Quel est son rang ?
(c) À quelle condition sur les entiers n et m l'application fn est-elle surjective ?
07 ني
5. On définit les polynômes Lo, Li, , سل par L; = 11
0‹sjsn
Épreuve de Mathématiques II 1/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2009 — TSI
(a) Pour ; € {0,1,...,n}, quel est le degré de L; ? Vérifier que pour tout k € {0,1,...,n},
L;(x7) = dir AVEC dir = 1 sit = ket0 sinon.
(b) Calculer f,(L;), 4 € {0,1,..,n}. Que représente la famille (f.(Lo), fa(L1),- , fn(Ln))
pour l’espace vectoriel R"*! ?
(c) Montrer que la famille (Lo, 11... , Ly) est une base de P,
i. Montrer qu'il existe un unique polynôme P, € P, tel que fn(Py) = (Vo, Y1›-- - s Yn)-
ii. Exprimer le polynôme P, en fonction de Lo, Li, , سا et Yo, V1, - - - , Yn-
2°m° Partie : Approximation polynômiale au sens des moindres carrés
On considère des réels yo, 1, - - - , Yyn QUI sont respectivement les images des réels xp, x1,... , T, par
une fonction ري et on cherche à déterminer les polynômes P € Pn tels que la quantité
0د
soit minimale, et à préciser la valeur minimale مد de ladite quantité.
On parle alors d'approximation polynômiale au sens des moindres carrés de la fonction y
aux points xo,T1,.. . , نمت Ce type d'approximation est particulièrement utilisé dans les problèmes
d'optimisation et de contrôle de qualité.
A. Étude dans le دقفي zn +1
1. Donner un polynôme .م7 6 ونه tel que fn(Qo) = (vo, .لملا ...بال Que vaut ®,n(Qo) ?
2. En déduire la valeur minimale À, de ®,,(P) lorsque P décrit P,n, et préciser à l’aide de و et
Ker fn l'ensemble des polynômes en lesquels cette valeur minimale est atteinte.
B. Étude dans le cas m ‹n
Dans cette section, on pose
1 20 ٠ ar Yo
1 In ++ 27 Un
1. Montrer que si M,N € M,,;(R) alors (M + N) = ‘M + ‘N et que, si M' € M,g(R) et
N' 6 Mgar(R), alors (M'N") = 17 M’ ; p, و et r étant des entiers naturels non nuls.
2. Soitw= : € Mm+1,1(R) ; on lui associe le polynôme P, € 7, défini par P,(x) = ›, تيزل
8 k=0
(a) Calculer le produit Av et l'exprimer à l’aide des valeurs prises par P, aux points
Z0, X1, › Tn-
(b) Montrer alors que si Av = 0 alors v = 0.
Épreuve de Mathématiques II 2/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2009 — TSI
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3. Soitu=| . | € مانا )1( : calculer le produit scalaire ‘uu en fonction de uo, ...بن , Un puis
en déduire que ‘uu › 0 et que ‘uu = 0 si et seulement si u = 0.
. v1 ٠
4. (a) Soitv=| . | € Mm+i1(R) tel que ‘AAv = 0; on pose u = Av. Calculer ‘uu, en déduire
que Av = 0 puis que v = 0.
(b) Déterminer le rang de la matrice ‘AA et justifier qu’elle est inversible.
(c) Expliciter les coefficients de la matrice ‘AA en fonction de 20: x1,... , Tn-
5. On pose M = ‘AA etc = ‘Ab; justifier que le système linéaire MZ = c, d’inconnue Z, admet
une unique solution qu’on exprimera en fonction de M! et ب
Dans la suite, cette solution se notera w, on lui associe le polynôme P, défini comme à la question 2.
précédente.
6. Pour tout v € Mm+1,1(R), on pose g(v) = ‘(b— Av)(b — Av).
(a) Montrer que pour tout 6 Mm+1,1(R), g(v) = ‘bb — ‘bAv - "w‘Ab+ ‘w'AAv et que
g(w) = ‘bb— ‘bAw ; on rappelle que ‘AAw = “Ab.
(b) Montrer que pour tout v € Mm+1,1(R), 9(v) — g(w) = "(w — v) "AA(w — v).
(c) En déduire que pour tout v € Mm+1,1(R), g(v) = g(w) et que g(v) = g(w) si et seulement
siv = w. On pourra utiliser les questions 2.(b) et 3. précédentes.
7. On muni M,+1,1(R) de son produit scalaire canonique noté › .,. ›; montrer que Aw est la
projection orthogonale de b sur le sous-espace vectoriel F := {Av ; v € Mm+1,1(R)}. Que
représente g(w) ?
00
m a 1
8. Soit P = ›, ant" € Pm, ON pose V, = . |- Calculer les composantes du vecteur b— AV,
et en déduire que ®,,(P) = g(V,).
9. (a) Déduire de ce qui précède que pour tout P € 7, ®mn(P) = ®m(Pu) avec égalité si et
seulement si P = P,.
(b) Que vaut An ?
10. Application
On prend n = 3,m = 2, x9 = —1,x1 = 0,x2 = 1,73 = 2,90 = 1, = 2,ÿ9 = lety3 = 0
(a) Calculer les matrices À et ‘AA.
(b) Calculer le vecteur “Ab.
(c) Résoudre le système linéaire ‘AAZ = ‘Ab, d’inconnue Z, par la méthode du pivot de
Gauss.
(d) Quel est le polynôme 70 de degré › 2 qui minimise ®y sur P» ? Que vaut و2 ? Tracer le
graphe de la fonction t — P(t) et représenter les points (x;, y;) sur le même graphique.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 3/3 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC), session 2009, filière TSI (accès aux écoles d'ingénieurs après les classes préparatoires). Énoncé de 3 pages, calculatrice interdite. Le problème porte sur l'application d'évaluation fm : P ↦ (P(x0), …, P(xn)), l'interpolation de Lagrange puis l'approximation polynomiale au sens des moindres carrés. Voici une correction proposée, question par question.
💡 Le fil rouge : un polynôme de degré ≤ n qui s'annule en n+1 points distincts est nul. Presque toutes les questions d'injectivité (Parties 1 et 2) reposent sur ce seul résultat : citez la question 1 à chaque fois.
1ère Partie : Étude de l'application fm
1.
R ∈ Pn admet les n+1 racines distinctes x0, …, xn. Un polynôme non nul de degré d ≤ n a au plus d ≤ n racines ; R a donc plus de racines que son degré ne le permet : R = 0.
2.
Pour P, Q ∈ Pm et λ ∈ ℝ : (λP+Q)(xi) = λP(xi) + Q(xi) pour tout i, donc fm(λP+Q) = λfm(P) + fm(Q) : fm est linéaire (de Pm dans ℝn+1).
3. Cas m ≥ n+1
(a) ⊇ : si Q ∈ Pm−n−1, deg(Qπ) ≤ (m−n−1)+(n+1) = m, donc Qπ ∈ Pm, et (Qπ)(xi) = Q(xi)·0 = 0 : Qπ ∈ Ker fm.
⊆ : soit P ∈ Ker fm. Division euclidienne par π (de degré n+1) : P = Qπ + R avec deg R ≤ n.
Comme deg P ≤ m, deg Q = deg P − (n+1) ≤ m−n−1 (ou Q = 0). Alors R(xi) = P(xi) − Q(xi)π(xi) = 0 pour tout i,
et R ∈ Pn, donc R = 0 par la question 1 : P = Qπ.
Conclusion : Ker fm = {Qπ ; Q ∈ Pm−n−1}.
(b) Intersection : si P ∈ Ker fm ∩ Pn, alors P ∈ Pn s'annule en tous les xi, donc P = 0 (question 1).
Somme : tout P ∈ Pm s'écrit P = Qπ + R (division euclidienne) avec Qπ ∈ Ker fm (vu en (a)) et R ∈ Pn.
Donc Pm = Ker fm ⊕ Pn.
(c) dim Ker fm = dim Pm − dim Pn = (m+1) − (n+1) = m − n.
L'application Q ↦ Qπ est linéaire et injective (π ≠ 0, ℝ[X] intègre) de Pm−n−1 sur Ker fm ; elle envoie la base
(1, X, …, Xm−n−1) sur une base : (π, Xπ, X2π, …, Xm−n−1π) est une base de Ker fm (m−n vecteurs, cohérent avec la dimension).
(d) Théorème du rang : rg fm = dim Pm − dim Ker fm = (m+1) − (m−n) = n+1 = dim ℝn+1. Donc Im fm = ℝn+1 : fm est surjective.
4. Cas m ≤ n
(a) Si fm(P) = 0, P ∈ Pm ⊂ Pn s'annule en x0, …, xn, donc P = 0 (question 1) : Ker fm = {0}, fm est injective.
(b) Ker fm = {0} et, par le théorème du rang, rg fm = dim Pm = m+1.
(c) fm est surjective ⇔ rg fm = n+1 ⇔ m+1 = n+1 ⇔ m = n. (Avec la question 3 : fm est surjective si et seulement si m ≥ n.)
5. Polynômes de Lagrange
(a) Li est le produit de n facteurs de degré 1 (j ≠ i, j ∈ {0,…,n}) divisé par la constante non nulle ∏j≠i(xi−xj) (les xj sont distincts) : deg Li = n.
Si k ≠ i, le facteur (X − xk) figure dans le produit, donc Li(xk) = 0. Si k = i, chaque facteur vaut (xi−xj)/(xi−xj) = 1, donc Li(xi) = 1. D'où Li(xk) = δi,k.
(b) fn(Li) = (δi,0, …, δi,n) = ei, i-ième vecteur de la base canonique (indices de 0 à n). La famille (fn(L0), …, fn(Ln)) est donc la base canonique de ℝn+1.
(c) Si Σ aiLi = 0, en appliquant fn (linéaire) : Σ aiei = 0, donc tous les ai sont nuls : la famille est libre. Elle compte n+1 = dim Pn vecteurs : (L0, …, Ln) est une base de Pn.
(d) i. D'après 4.(a) et 4.(c) avec m = n, fn est injective et surjective, donc bijective de Pn sur ℝn+1 :
il existe un unique Py ∈ Pn tel que fn(Py) = y.
ii. Q = Σi yiLi ∈ Pn et fn(Q) = Σ yiei = y ; par unicité,
Py = y0L0 + y1L1 + … + ynLn.
2ème Partie : Approximation polynomiale au sens des moindres carrés
A. Cas m ≥ n+1
1. On prend Q0 = Py = Σ yiLi : deg Q0 ≤ n ≤ m donc Q0 ∈ Pm, et Q0(xi) = yi pour tout i. Donc Φm(Q0) = Σ (yi − yi)2 = 0.
2. Φm(P) est une somme de carrés, donc Φm(P) ≥ 0 = Φm(Q0) : λm = 0.
Φm(P) = 0 ⇔ P(xi) = yi pour tout i ⇔ fm(P) = fm(Q0) ⇔ P − Q0 ∈ Ker fm.
Le minimum est atteint exactement sur Q0 + Ker fm = {Q0 + Qπ ; Q ∈ Pm−n−1} (un sous-espace affine de dimension m−n).
B. Cas m ≤ n
1. (t(M+N))ij = (M+N)ji = Mji + Nji = (tM)ij + (tN)ij, donc t(M+N) = tM + tN.
Pour M' ∈ Mp,q, N' ∈ Mq,r (i ≤ r, j ≤ p) : (t(M'N'))ij = (M'N')ji = Σk=1q M'jkN'ki
= Σk (tN')ik(tM')kj = (tN' tM')ij. Donc t(M'N') = tN' tM'.
2. (a) La ligne i de A est (1, xi, …, xim), donc (Av)i = Σk=0m vkxik = Pv(xi) :
Av = t(Pv(x0), Pv(x1), …, Pv(xn)) (c'est fm(Pv) écrit en colonne).
(b) Si Av = 0, Pv ∈ Pm ⊂ Pn (car m ≤ n) s'annule en n+1 points distincts, donc Pv = 0 (question 1 de la 1ère partie) :
tous ses coefficients vk sont nuls, v = 0.
3. tuu = Σi=0n ui2 (matrice 1×1 identifiée à un réel). Somme de carrés : tuu ≥ 0, et tuu = 0 ⇔ chaque ui2 = 0 ⇔ u = 0.
4. (a) tuu = t(Av)(Av) = tv tA A v = tv (tAAv) = tv·0 = 0 (question 1).
Par la question 3, u = Av = 0, puis par 2.(b), v = 0.
(b) tAA ∈ Mm+1(ℝ) est carrée et, d'après (a), Ker(tAA) = {0}. Donc rg(tAA) = m+1 et tAA est inversible.
(c) En numérotant lignes et colonnes de 0 à m : (tAA)jk = Σi=0n AijAik = Σi=0n xij+k, 0 ≤ j, k ≤ m.
Notant sp = Σi xip, c'est la matrice de Hankel (sj+k), avec s0 = n+1 en haut à gauche.
5. M = tAA est inversible (4.(b)), donc MZ = c ⇔ Z = M−1c : solution unique w = M−1c = (tAA)−1 tAb.
6. (a) Par la question 1, t(b−Av) = tb − tv tA. En développant :
g(v) = tbb − tbAv − tv tAb + tv tAAv.
Pour v = w, tAAw = tAb, donc tw tAAw = tw tAb et les deux derniers termes se compensent : g(w) = tbb − tbAw.
(b) g(v) − g(w) = −tbAv − tv tAb + tv tAAv + tbAw.
Or tAb = tAAw, et tbA = t(tAb) = t(tAAw) = tw tAA (car tAA est symétrique). En posant S = tAA :
g(v) − g(w) = −twSv − tvSw + tvSv + twSw = t(w−v) S (w−v),
d'où g(v) − g(w) = t(w−v) tAA (w−v).
(c) Avec u = A(w−v) : t(w−v) tAA(w−v) = tuu ≥ 0 (question 3), donc g(v) ≥ g(w). Égalité ⇔ tuu = 0 ⇔ A(w−v) = 0 (question 3) ⇔ w − v = 0 (question 2.(b)) ⇔ v = w.
7. Aw ∈ F. Pour tout Av ∈ F : <Av, b − Aw> = tv tA(b − Aw) = tv(tAb − tAAw) = 0.
Donc b − Aw ∈ F⊥ : Aw est la projection orthogonale de b sur F.
g(w) = t(b−Aw)(b−Aw) = ‖b − Aw‖2 : c'est le carré de la distance de b au sous-espace F, d(b, F)2.
8. VP est le vecteur des coefficients de P, donc PVP = P et, par 2.(a), AVP = t(P(x0), …, P(xn)). Les composantes de b − AVP sont yi − P(xi), i = 0, …, n. Par la question 3 : g(VP) = Σi (yi − P(xi))2 = Φm(P).
9. (a) Pour P ∈ Pm : Φm(P) = g(VP) ≥ g(w) = g(VPw) = Φm(Pw) (6.(c) et 8, car VPw = w).
Égalité ⇔ VP = w ⇔ P = Pw (un polynôme est déterminé par ses coefficients).
(b) λm = Φm(Pw) = g(w) = tbb − tbAw = Σ yi2 − Σ yiPw(xi) = d(b, F)2.
10. Application (n = 3, m = 2)
Points : (−1, 1), (0, 2), (1, 1), (2, 0).
(a) A = [[1, −1, 1], [1, 0, 0], [1, 1, 1], [1, 2, 4]] (lignes (1, xi, xi2)).
Sommes : s0 = 4, s1 = −1+0+1+2 = 2, s2 = 1+0+1+4 = 6, s3 = −1+0+1+8 = 8, s4 = 1+0+1+16 = 18. D'après 4.(c) :
| tAA | ||
|---|---|---|
| 4 | 2 | 6 |
| 2 | 6 | 8 |
| 6 | 8 | 18 |
(b) tAb = (Σyi, Σxiyi, Σxi2yi) = (1+2+1+0, −1+0+1+0, 1+0+1+0) = (4, 0, 2).
(c) Système en Z = (a, b, c) (après division des équations par 2) :
- L1 : 2a + b + 3c = 2
- L2 : a + 3b + 4c = 0
- L3 : 3a + 4b + 9c = 1
Pivot a dans L2 : L1 − 2L2 : −5b − 5c = 2 ; L3 − 3L2 : −5b − 3c = 1.
Différence : 2c = −1, donc c = −1/2 ; puis b = −2/5 − c = −2/5 + 1/2 = 1/10 ; enfin a = −3b − 4c = −3/10 + 2 = 17/10.
Vérification dans L1 : 34/10 + 1/10 − 15/10 = 2. Solution : w = (17/10, 1/10, −1/2).
(d) P0(t) = 17/10 + t/10 − t2/2.
Valeurs aux points : P0(−1) = 1,1 ; P0(0) = 1,7 ; P0(1) = 1,3 ; P0(2) = −0,1. Résidus yi − P0(xi) : −0,1 ; 0,3 ; −0,3 ; 0,1.
λ2 = 0,01 + 0,09 + 0,09 + 0,01 = 0,2 = 1/5 (même résultat par tbb − tbAw = 6 − (1,1 + 3,4 + 1,3 + 0) = 6 − 5,8).
Graphe : parabole tournée vers le bas, sommet en t = 1/10, P0(1/10) = 341/200 ≈ 1,705 ; racines (1 ± √341)/10 ≈ −1,75 et 1,95.
Les quatre points (−1, 1), (0, 2), (1, 1), (2, 0) sont proches de la courbe (écarts verticaux 0,1 ou 0,3), de part et d'autre de celle-ci.
Questions fréquentes sur ce sujet
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