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Modèle de concours : CNC 2003 Mathématiques II (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2003 👁️ 28 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2003), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2003
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2003 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
et de la Jeunesse Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2003

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 1

Durée 4 heures

Concours TSI

Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2003 - 1

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

Définitions et notations

Dans tout le problème l’espace vectoriel R[X] des polynômes à coefficients réels sera noté E et,
pour n € N, le sous espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à n se notera E,.
Pour tout couple (P, @) d'éléments de F, on pose

1

On désigne par © l'application de F dans lui même définie par :

Pour tout (p, q) € N°, on désigne par V,,, le polynôme dérivée g-ième de (X? — 1}P :
et pour tout k € N, on pose Up = Var €t Le = ‏«ناسلج‎
‎1°*° Partie
1. Montrer que © est linéaire et induit un endomorphisme ®, de E,.
2. Écrire la matrice de ®, dans la base canonique 5 = (1,X,..., X”) de F,.
3. Déterminer les valeurs propre de ®, et en déduire que ®, est diagonalisable.
4. On note jo › 61 › ... › ‏مر‎ les valeurs propres de ©.
(a) Montrer que pour tout k € {0,1,...,n}, il existe un unique polynôme unitaire P, tel que
‎(b) Montrer que P; est de degré k.

5. Montrer que l'application (P, @) — (P|Q) est un produit scalaire sur F.

On notera ||.|| 12 norme associée à ce produit scalaire.

6. Montrer que, pour tout (P, Q) € E?,

Épreuve de Mathématiques II 1/3 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2003 — TSI

7. En déduire que, pour tout couple (k, k') d’entiers naturels tel que k # k', on a

8. (a) Montrer que pour tout entier naturel n, la famille (Py,. , P,) est une base de E,, puis en
construire une base orthonormée (Ro, , Rn)-

(b) Calculer

2°"° Partie
1. (a) Quel est le degré du polynôme L, ? Donner son coefficient dominant.

(b) Soit k € N; en partant du fait que (X?— 1)# = (X —1)*(X +1)*, et moyennant la formule
de Leibniz, calculer L,.(1).

(c) Préciser la parité du polynôme L, en fonction de celle de k.
(d) En déduire la valeur de L,(—1).

2. (a) Montrer que si p › ‏و‎ alors V,,g(1) = Vpgl—1) = 0.
(b) Si q › 2p, montrer que ‏ما‎ = 0.

(c) En effectuant une succession d’intégrations par partie montrer que

. Déduire de ce qui précède que pour tout k € N, la famille (Lo, L1,..., Ly) est une base
orthogonale de Fz.

4. (a) Soitn € N, n › 2; montrer que pour tout k € {0,1,...,n — 2}, (XLp|La) = 0.
(b) En déduire que pour tout n = 1, il existe (œn, PnYn) € RS tel que

‎5. (a) On pose W, = (X? — 1)*, k € N. Montrer que
(b) En dérivant (n + 1)-fois l'expression précédente, montrer que

‎(c) Conclure que pour tout n € N, il existe a, € R* tel que ‏ما‎ = a, P,, puis calculer ay.
que p q P

‎6. (a) Monter que
1
‎(b) Montrer que
VREN, (XLp|Le) = ‏“ااستااة‎
‎On remarquera que si k › 1, XL}, — KL, € Ep_1.
(c) En déduire, pour tout k € N, la valeur de ||L;.||-

‎(d) Montrer que

‎Épreuve de Mathématiques II 2/3 ‏ب‎

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— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2003 -1

3ère Partie
Soit n € N; soient ro,x1,..-,Xn des éléments deux à deux distincts de l'intervalle | — 1,1] et
A0; A1, - - , An des réels. Une méthode d'intégration numérique consiste à approcher, pour toute

1
fonction f : [-1,1] — R continue par morceaux, l'intégrale 1 f(t) dt par la somme
1
10( - ‏هاري ل‎

1 11
On note 2)7( = L ft) dt - ‏اليد ل‎

i=0
On dit qu’une telle méthode est d’ordre N si elle est exacte pour tout polynôme de degré
inférieur ou égal à N, c’est à dire
VPE En, E(P) =0.
On pose enfin Q, = II — x;) et pour tout ‏م‎ € {0,1,...,n}, L; =
1=0

1. On suppose que la méthode est d'ordre 2n + 1.

1
(a) Montrer que, pour tout Q € E,, | Qn(t)@(t) dt = 0.

(b) En déduire que Q, = || où ‏تيبم‎ est le n + 2-ième élément de la suite de
polynôme orthogonaux définie dans la première partie. Que peut-on alors dire de
120: 121 pores Tn ?

1
(c) Montrer que, pour tout k € {0,1,...,n}, Ar = 1 Lz(t) dt.
1

1
(d) Montrer que, pour tout k € {0,1,...,n}, A = 2 )0( dt.
1
2. On suppose ici que xo, 1, , ‏رت‎ Sont les zéros de R,1 et on pose

1
‎Element‏ به )مع | = ‎M‏

On admet que 20, 21... , Xn sont bien dans l'intervalle | — 1, 1], ce qui n’est pas très difficile à
établir en partant du polynôme (X? — 1)"** et en utilisant le théorème de Rolle.

(a) Montrer que, pour tout Q € ‏.م‎ Q = ›, Q(x:)Li-
i=0
(b) Montrer que la méthode est exacte pour les polynômes de degré ‹ n.
(c) Soit P € Fan+1 ; ON écrit P = QnQ + R avec deg(R) › deg(Qn).

1
e Montrer que 1 ; Qn(t)@(t) dt = 0.

e En déduire que €(P) = 0 et conclure.
(d) Montrer que la méthode est exactement d'ordre 2n + 1.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 3/3 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC), filière TSI, session 2003, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Le problème porte sur les polynômes de Legendre : un endomorphisme différentiel diagonalisable (1re partie), la formule de Rodrigues Lk = (1/(2kk!))·[(X²−1)k](k) (2e partie) et la méthode d'intégration de Gauss (3e partie). Voici une correction proposée, question par question.

💡 Notations : (P|Q) = ∫−11 P(t)Q(t) dt ; Φ(P) = (X²−1)P'' + 2XP' = ((X²−1)P')' ; Vp,q = [(X²−1)p](q), Uk = Vk,k, Lk = Uk/(2kk!). Trois idées portent tout le sujet : Φ est symétrique pour (·|·), ses valeurs propres sont distinctes, et un polynôme de degré n+1 orthogonal à En est déterminé à un facteur près.

1re partie

Question 1

La dérivation est linéaire et la multiplication par un polynôme fixé est linéaire, donc Φ est linéaire. Si deg P ≤ n : deg((X²−1)P'') ≤ 2 + (n−2) = n et deg(2XP') ≤ n, donc Φ(En) ⊂ En : Φ induit un endomorphisme Φn de En.

Question 2

Pour 0 ≤ j ≤ n : Φ(Xj) = (X²−1)·j(j−1)Xj−2 + 2jXj = j(j+1)Xj − j(j−1)Xj−2.

La matrice de Φn dans ℬ est donc triangulaire supérieure : dans la colonne j, le coefficient diagonal (ligne j) vaut j(j+1), le coefficient de la ligne j−2 vaut −j(j−1) (pour j ≥ 2), tous les autres sont nuls. Par exemple pour n = 3 :

00−20
020−6
0060
00012

Question 3

Matrice triangulaire : les valeurs propres sont les coefficients diagonaux μk = k(k+1), k = 0, …, n. La suite k(k+1) est strictement croissante, donc ces n+1 valeurs propres sont deux à deux distinctes ; dim En = n+1, donc Φn est diagonalisable et chaque sous-espace propre est une droite.

Question 4

(a) Le sous-espace propre Ker(Φn − μk Id) est une droite Dk. Soit P ∈ Dk non nul, de degré d et de coefficient dominant a ≠ 0. D'après la question 2, le coefficient de Xd dans Φ(P) est d(d+1)a ; l'égalité Φ(P) = μkP impose d(d+1) = k(k+1), donc d = k. Tout vecteur non nul de Dk est donc de degré k et il existe un unique vecteur unitaire dans Dk : Pk = P/a (tout autre vecteur propre unitaire est λP avec λa = 1).

(b) Démontré au passage : deg Pk = k. (Remarque : Pk ne dépend pas de n ≥ k, car il est déjà vecteur propre de Φk.)

Question 5

(·|·) est bilinéaire (linéarité de l'intégrale), symétrique, et (P|P) = ∫ P² ≥ 0. Si (P|P) = 0, la fonction continue et positive P² est nulle sur [−1,1] : P a une infinité de racines, donc P = 0. C'est un produit scalaire sur E.

Question 6

Par intégration par parties, avec Φ(P) = ((X²−1)P')' :

(Φ(P)|Q) = [(t²−1)P'(t)Q(t)]−11 − ∫−11(t²−1)P'(t)Q'(t) dt = − ∫−11(t²−1)P'Q' dt,

car t²−1 s'annule en ±1. Cette expression est symétrique en P et Q, donc (Φ(P)|Q) = (P|Φ(Q)).

Question 7

Pour k ≠ k' : μk(Pk|Pk') = (Φ(Pk)|Pk') = (Pk|Φ(Pk')) = μk'(Pk|Pk'), donc (μk − μk')(Pk|Pk') = 0 et, comme μk ≠ μk', (Pk|Pk') = 0.

Question 8

(a) (P0, …, Pn) est une famille de polynômes de degrés échelonnés 0, 1, …, n, donc libre ; elle compte n+1 = dim En éléments : c'est une base de En. Elle est orthogonale (question 7), donc Rk = Pk/‖Pk‖ (k = 0, …, n) forme une base orthonormée.

(b) Soit P = Σ ckRk avec ‖P‖² = Σ ck² = 1. Alors Φn(P) = Σ μkckRk et ‖Φn(P)‖² = Σ μk²ck² ≤ μn² Σ ck² = μn², avec égalité pour P = Rn. Donc |||Φn||| = μn = n(n+1).

2e partie

Question 1

(a) (X²−1)k est de degré 2k, unitaire ; sa dérivée k-ième est de degré k et de coefficient dominant (2k)!/k!. Donc deg Lk = k et son coefficient dominant est ck = (2k)! / (2k(k!)²).

(b) Leibniz : Uk = Σj=0k C(k,j)·[(X−1)k](j)·[(X+1)k](k−j). En X = 1, [(X−1)k](j) = k!/(k−j)!·(X−1)k−j s'annule sauf pour j = k où il vaut k!. Donc Uk(1) = k!·2k et Lk(1) = 1.

(c) (X²−1)k est pair ; la dérivée d'un polynôme pair est impaire et inversement. Sa dérivée k-ième a donc la parité de k : Lk(−X) = (−1)kLk(X).

(d) Lk(−1) = (−1)kLk(1) = (−1)k.

Question 2

(a) 1 et −1 sont racines d'ordre p de (X²−1)p = (X−1)p(X+1)p, donc racines de toutes ses dérivées d'ordre q ≤ p−1. Si p > q, on a bien Vp,q(1) = Vp,q(−1) = 0.

(b) (X²−1)p est de degré 2p : ses dérivées d'ordre q > 2p sont nulles, Vp,q = 0.

(c) Par symétrie on suppose p < q. En intégrant par parties, avec Vq,i' = Vq,i+1 :

∫ UpVq,q = [UpVq,q−1]−11 − ∫ Up'Vq,q−1 = − ∫ Up'Vq,q−1,

car Vq,q−1(±1) = 0 (q > q−1, question 2a). En répétant q fois (les crochets font intervenir Vq,q−i(±1) = 0, i ≥ 1) : (Up|Uq) = (−1)q ∫ Up(q)·(t²−1)q dt. Or Up(q) = Vp,p+q = 0 car p+q > 2p (question 2b). Donc (Up|Uq) = 0.

Question 3

Les Lj (0 ≤ j ≤ k) sont non nuls, deux à deux orthogonaux (question 2c), donc libres ; ils sont k+1 dans Ek de dimension k+1 : (L0, …, Lk) est une base orthogonale de Ek.

Question 4

(a) (XLn|Lk) = ∫ tLn(t)Lk(t) dt = (Ln|XLk). Pour k ≤ n−2, XLk ∈ En−1 = Vect(L0, …, Ln−1), orthogonal à Ln. Donc (XLn|Lk) = 0.

(b) Soit αn = cn+1/cn : alors Ln+1 − αnXLn ∈ En, donc s'écrit Σk=0n akLk avec ak = (Ln+1 − αnXLn|Lk)/‖Lk‖². Pour k ≤ n−2 : (Ln+1|Lk) = 0 et (XLn|Lk) = 0, donc ak = 0. Il reste Ln+1 = (αnX + βn)Ln + γnLn−1 avec βn = an, γn = an−1.

Question 5

(a) Wn' = 2nX(X²−1)n−1, donc (X²−1)Wn' = 2nXWn (pour n = 0, les deux membres sont nuls).

(b) On dérive n+1 fois avec Leibniz (les dérivées de X²−1 d'ordre ≥ 3 et de X d'ordre ≥ 2 sont nulles) :

  • membre de gauche : (X²−1)Wn(n+2) + (n+1)·2X·Wn(n+1) + (n+1)n·Wn(n) ;
  • membre de droite : 2n[XWn(n+1) + (n+1)Wn(n)].

Avec Un = Wn(n) : (X²−1)Un'' + 2(n+1)XUn' + n(n+1)Un = 2nXUn' + 2n(n+1)Un, soit (X²−1)Un'' + 2XUn' = n(n+1)Un. En divisant par 2nn! : Φn(Ln) = n(n+1)Ln.

(c) Ln ≠ 0 est vecteur propre pour μn = n(n+1) ; le sous-espace propre est la droite engendrée par Pn, donc Ln = anPn avec an ≠ 0. Pn étant unitaire, an est le coefficient dominant de Ln : an = (2n)! / (2n(n!)²).

Question 6

(a) (X|LkLk') = ∫ tLk(t)Lk'(t) dt = [t·Lk(t)²/2]−11 − ½∫ Lk² = ½·1 − (−½)·1 − ½‖Lk‖² (car Lk(±1)² = 1), d'où (X|LkLk') = 1 − ½‖Lk‖².

(b) Pour k = 0, L0' = 0 et les deux membres sont nuls. Pour k ≥ 1, XLk' et kLk sont de degré k avec le même coefficient dominant kck, donc XLk' − kLk ∈ Ek−1, orthogonal à Lk. Ainsi (XLk'|Lk) = k‖Lk‖².

(c) Les deux produits scalaires sont la même intégrale ∫ tLkLk'. Donc 1 − ½‖Lk‖² = k‖Lk‖², soit ‖Lk‖² = 2/(2k+1), ‖Lk‖ = √(2/(2k+1)).

(d) D'après 4(b) : Lk+1 = (αkX + βk)Lk + γkLk−1 (k ≥ 1).

  • βk = 0 : Lk+1, XLk et Lk−1 ont la parité de k+1, donc βkLk aussi ; mais Lk a la parité de k. Un polynôme à la fois pair et impair est nul : βkLk = 0, donc βk = 0.
  • αk = ck+1/ck = (2k+2)(2k+1)/(2(k+1)²) = (2k+1)/(k+1).
  • γk : en X = 1, 1 = αk + γk, donc γk = 1 − (2k+1)/(k+1) = −k/(k+1).

En multipliant par k+1 : (k+1)Lk+1 = (2k+1)XLk − kLk−1 pour tout k ≥ 1.

3e partie

💡 Ici 𝓛k = Qn/((X−xk)Qn'(xk)) = Πi≠k(X−xi)/(xk−xi) est le polynôme d'interpolation de Lagrange : deg 𝓛k = n et 𝓛k(xi) = δik.

Question 1 (méthode d'ordre 2n+1)

(a) Pour Q ∈ En, QnQ ∈ E2n+1, donc ℰ(QnQ) = 0 : ∫ QnQ = Σ λiQn(xi)Q(xi) = 0 car Qn(xi) = 0.

(b) Qn ∈ En+1 est orthogonal à En. Dans la base orthonormée (R0, …, Rn+1) de En+1, l'orthogonal de En est la droite ℝRn+1 : Qn = cRn+1. Les deux polynômes ont des coefficients dominants positifs (Qn unitaire, Rn+1 = Pn+1/‖Pn+1‖), donc c > 0 et c = ‖Qn‖ : Qn = ‖Qn‖Rn+1. Les xi sont donc nécessairement les n+1 racines de Rn+1 (c'est-à-dire du polynôme de Legendre Ln+1) : les nœuds sont imposés.

(c) deg 𝓛k = n ≤ 2n+1 : ∫ 𝓛k = Σ λi𝓛k(xi) = λk.

(d) deg 𝓛k² = 2n ≤ 2n+1 : ∫ 𝓛k² = Σ λi𝓛k(xi)² = λk (en particulier λk > 0).

Question 2 (nœuds = racines de Rn+1)

(a) Q − Σ Q(xi)𝓛i est de degré ≤ n et s'annule aux n+1 points distincts xj : il est nul, donc Q = Σ Q(xi)𝓛i.

(b) En intégrant : ∫ Q = Σ Q(xi)∫ 𝓛i = Σ λiQ(xi), donc ℰ(Q) = 0 pour tout Q ∈ En.

(c) Division euclidienne de P ∈ E2n+1 par Qn (degré n+1) : P = QnQ + R, deg R ≤ n et deg Q ≤ n.

  • Qn est unitaire et a les mêmes n+1 racines simples que Rn+1 (degré n+1), donc Qn est proportionnel à Rn+1, orthogonal à En : ∫ QnQ = 0.
  • ℰ(P) = ∫ QnQ + ∫ R − Σ λi[Qn(xi)Q(xi) + R(xi)] = 0 + ℰ(R) = 0 (question b). La méthode est d'ordre 2n+1.

(d) Elle n'est pas d'ordre 2n+2 : pour P = Qn² ∈ E2n+2, ∫ Qn² > 0 alors que Σ λiQn(xi)² = 0, donc ℰ(Qn²) ≠ 0. La méthode est exactement d'ordre 2n+1 (méthode de Gauss–Legendre).

💡 Contrôle rapide : n = 0 donne x0 = 0, λ0 = 2 (point milieu) ; n = 1 donne x = ±1/√3 et λ0 = λ1 = 1, exacte jusqu'au degré 3.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2003. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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