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Modèle de concours : CNC 2009 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2009 👁️ 33 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2009), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2009
Pages
3
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2009 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 3 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National Commun - Session 2009 — TSI

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier

de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.

EXERCICE
Soit h la fonction définie sur R? par h(x,y) = Va? +92 + y? — 1.

1. (a) Justifier que h est continue sur R?.

(b) Montrer que h est de classe C! sur R*\ {(0,0)} et calculer ses dérivées partielles premières
en tout point de cet ensemble.

(c) h possède-t-elle des dérivées partielles premières en (0, 0) ?

2. (a) Montrer que U = {(x,y) ER? ; 0 › ‏قدأب‎ + 7 › 2} est un ouvert de R?.
(b) h a-t-elle des points critiques dans  ?

(c) Montrer que h est bornée sur D = {(x,y) € R?; ‏كه‎ + 3° › 4} et qu’elle y atteint ses
bornes, puis déterminer les points de D en lesquels ces bornes sont atteintes.

PROBLÈME

1°*° Partie : Calcul d’une intégrale et étude d’une fonction

A. Calcul de l'intégrale de Gauss

2 2
1. Montrer que l'intégrale | ‏اع‎ dt est convergente ; sa valeur sera notée 7.
0

—æœt?

1x8 dt est convergente. On pose alors

+00 est

2. Montrer que pour tout ‏ته‎ = 0, l'intégrale |
0

3. Calculer (0) et justifier que ‏ب‎ est décroissante sur R* .

4. (a) Montrer que ‏ب‎ est continue sur R*.

(b) Montrer de même que ‏ب‎ est de classe C*! sur [0, +oc| ; pour cela on montrera que ‏ب‎ est de
classe 01 sur [a, +oo[ pour tout réel a › 0.
(c) Vérifier que ‏ب‎ est solution sur ]0, +oo[ de l'équation différentielle y — y" = en ;
5. (a) Montrer que pour tout r › 0, 0 › (1) › = et en déduire la limite de «4 en +oo.

(b) Préciser la limite de la fonction ‏"نب‎ en 0* et dessiner l'allure du graphe de la fonction 7.

Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2009 — TSI

(a) Montrer que l'intégrale | £_ dt converge.
0

7
4

‎(b) Montrer que pour tout x = 0, A(x) =c—T | H dt où c est une constante à déterminer,‏
‎puis en déduire la valeur de | 7 dt en fonction de 7.‏

(c) Montrer par un changement de variable que | 7 dt = 2 1 2 ‏اك‎ en déduire
0 ' 0

que 7 = ‏د‎ :ٍ

B. Étude d’une fonction

x? 5 2 5
On note F et f les fonctions définies sur R par F(x) = | ‏اا‎ et f(x) = | et.
0

1. (a) Exprimer F à l’aide de f.

(b) Justifier que F est de classe 01 sur R et calculer sa dérivée.

2. En comparant x et x? pour tout r € R, préciser le signe de F sur les intervalles [ — œ, 0] ]0, 1]

3. (a) Montrer que F(x) tend vers / lorsque x tend vers —oo.
(b) Montrer que pour tout r › 1,0 › F(x) ‹e-" — e=** et en déduire la limite de F en +0.

4. On pose g(x) = ‏ووو‎ _1,x€R.

(a) Calculer la dérivée de g et montrer que g'(x) = 0 si et seulement si x = ‏مك‎ avec
_ V1+v5
(b) Étudier les variations de g ; on fera un tableau de variations en précisant les limites en
+oo. Justifier qu’il existe a €]0, a[ et b › 1 tels que g(a) = g(b) = 0.
5. (a) Étudier les variations de F ; on fera un tableau de variations et on précisera les signes de
(b) Dessiner l'allure de la courbe représentative de F (unité 2 cm) ; on précisera les pentes
des tangentes aux points d’abscisses 0, 1, a et b ainsi que les asymptotes à la courbe. On
prendra a 2 0.43, b 2 1.26, F(a) = —0.25, F(b) = 0.05.

2°m° Partie : Un résultat d’approximation

A. Quelques résultats préliminaires

1. (a) Justifier que pour tout réel r › 0,Inx ‹x — 1.
(b) En déduire que pour tout entier n = 1 et tout u € [0,n], ‏وج ")# -1) — ا‎

2. (a) Justifier que pour tout réel x, €” zx +1.
(b) En déduire que pour tout entier n › 1 et tout réel t € [0,1], (1 — t)"e"* › (1 — #2)".
(c) Montrer que pour tout entier n › 1 et tout réel t € [0,1], (1 — #2)" › 1 — nt?.

(d) En déduire que pour tout entier n = 1 et tout uv € (O,n], € “ — )1 - 4)" ‹ Fe

Épreuve de Mathématiques I 2/3 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2009 - 1

B. Intégrales de Wallis

Pour tout entier naturel n et tout réel a, on pose

27/2 2 ‏سس‎ …. 7 8

1. (a) Calculer 71 et I, et justifier que I, › 0 pour tout n € N.
(b) À l’aide d’une intégration par partie montrer que pour tout n = 2, ‏ملد‎ = (n — 1)In-2.
(c) En déduire que la suite ( nInIn-1),, €st constante de valeur x/2.

2. (a) Montrer que la suite ‏وجو(م71)‎ est décroissante.

(b) Déduire de ce qui précède l'encadrement , / TE › ‏اك‎ = , valable pour n › 1.

1
0
3. (a) En utilisant la question 1.(b) montrer que pour tout n € N, Ian = 33

2n "
(b) Dans la suite on pose A, = EUR ,

n € N’. Montrer que pour tout entier n z 1,
1
0‹1—AnVnT › 217 puis en déduire un équivalent de À, lorsque n tend vers +oo.
C. Étude d’une suites de polynômes

Pour tout nEN*,on pose P, = › —1j#1 00 ET x.

k=1
1. (a) Montrer que sin € N° et x €]0, 1] alors l’intégrable © ©st convergente.
0
(b) Montrer que pour tout (n, x) € N*x]0,1], P,(x) = ‏هما‎ 080 dt.
(c) En déduire que pour tout (n, x) € N*°x]0,1], Pn(x) = An 7 | va du.
0
2. Montrer que l'intégrale | ‏حو‎ dt est convergente et à l’aide d'une intégration par
0 t

1- grutet
25 du = ‏ررم‎ x € R.

2

+ 2 +00
partie, justifier que | 3 dt = /x, puis que |
0 0

3. Soient n un entier › 1 et x €j0, 1] ; on pose

+æ1- eva?

0

2,2

0 u

(a) Vérifier que P,(x) - = JR Qu VnTAn(x) - A(a)) et montrer que

(b) Montrer que

vin eva? —(1- u?x?wn ++ 1 —u2a? 1
|An(a) - ‏الح / › اعد‎ que ‏مقو و وحار‎
0 u vi u An

FIN DE L'ÉPREUVE

(c) Montrer alors que sup

Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2009, filière TSI (classes préparatoires). L'énoncé comporte 3 pages, calculatrice interdite. Il contient un exercice (fonction de deux variables) et un problème en deux parties : intégrale de Gauss et étude d'une fonction, puis approximation uniforme de |t| par des polynômes (intégrales de Wallis). Voici une correction proposée.

💡 Fil conducteur : τ = ∫0+∞ e−t² dt = √π/2 (1re partie, A) est réutilisé partout ensuite. Les inégalités de la 2e partie, A, sont classiques : apprenez-les, elles reviennent souvent au CNC.

Exercice : h(x, y) = √(x² + y²) + y² − 1

1. (a) (x, y) ↦ x² + y² est polynomiale donc continue, à valeurs dans ℝ+, et √ est continue sur ℝ+ : la composée est continue ; h est somme de fonctions continues, donc continue sur ℝ².

(b) Sur ℝ² \ {(0,0)}, x² + y² > 0 et √ est C¹ sur ]0, +∞[ : h est C¹ (composée et somme). Pour (x, y) ≠ (0, 0) :
∂h/∂x = x/√(x² + y²), ∂h/∂y = y/√(x² + y²) + 2y.

(c) (h(t, 0) − h(0, 0))/t = |t|/t vaut ±1 selon le signe de t : pas de limite en 0. De même (h(0, t) − h(0, 0))/t = |t|/t + t n'a pas de limite. h n'admet pas de dérivées partielles en (0, 0).

2. (a) 𝒰 = N−1(]0, 2[) avec N(x, y) = √(x² + y²) continue. L'image réciproque d'un ouvert de ℝ par une application continue est un ouvert : 𝒰 est ouvert.

(b) Sur 𝒰, h est C¹. Un point critique vérifie x/r = 0, donc x = 0 et r = |y| > 0 ; puis y/|y| + 2y = 0. Si y > 0 : 1 + 2y = 0, impossible ; si y < 0 : −1 + 2y = 0, impossible. Aucun point critique dans 𝒰.

(c) D est fermé et borné (compact) et h est continue : h est bornée sur D et atteint ses bornes. Directement, avec r = √(x² + y²) ≤ 2 et y² ≤ r² :

  • h(x, y) = r + y² − 1 ≥ −1, avec égalité si et seulement si r = 0 : minimum −1, atteint seulement en (0, 0).
  • h(x, y) ≤ r + r² − 1 ≤ 2 + 4 − 1 = 5, avec égalité si et seulement si r = 2 et y² = 4 : maximum 5, atteint en (0, 2) et (0, −2).

Cohérent avec (b) : le minimum est en (0,0), où h n'est pas différentiable, et le maximum est sur le bord.

Problème — 1re partie

A. Calcul de l'intégrale de Gauss

1. t ↦ e−t² est continue et positive sur [0, +∞[ ; pour t ≥ 1, t² ≥ t donc e−t² ≤ e−t, intégrable sur [1, +∞[. Par comparaison, ∫0+∞ e−t² dt converge.

2. Pour x ≥ 0 : 0 < e−xt²/(1 + t²) ≤ 1/(1 + t²), intégrable sur [0, +∞[ (primitive arctan). L'intégrale converge.

3. ψ(0) = ∫0+∞ dt/(1 + t²) = π/2. Si 0 ≤ x ≤ y, e−yt² ≤ e−xt² pour tout t, donc ψ(y) ≤ ψ(x) : ψ est décroissante.

4. (a) Soit k(x, t) = e−xt²/(1 + t²). Pour tout t, x ↦ k(x, t) est continue ; pour tout x, t ↦ k(x, t) est continue ; et |k(x, t)| ≤ 1/(1 + t²) (domination indépendante de x, intégrable). Par le théorème de continuité des intégrales à paramètre, ψ est continue sur ℝ+.

(b) ∂k/∂x(x, t) = −t² e−xt²/(1 + t²), continue en (x, t). Soit a > 0 ; pour x ≥ a : |∂k/∂x| ≤ t² e−at²/(1 + t²) ≤ e−at², intégrable sur [0, +∞[. Par le théorème de dérivation sous le signe ∫, ψ est C¹ sur [a, +∞[ pour tout a > 0, donc C¹ sur ]0, +∞[, avec
ψ′(x) = −∫0+∞ t² e−xt²/(1 + t²) dt.

(c) ψ(x) − ψ′(x) = ∫0+∞ e−xt² (1 + t²)/(1 + t²) dt = ∫0+∞ e−xt² dt. Avec u = √x · t : = (1/√x)∫0+∞ e−u² du = τ/√x. Donc ψ est solution de y − y′ = τ/√x.

5. (a) ψ(x) ≥ 0 et, comme 1/(1 + t²) ≤ 1, ψ(x) ≤ ∫0+∞ e−xt² dt = τ/√x. Donc lim+∞ ψ = 0.

(b) ψ′(x) = ψ(x) − τ/√x, avec ψ(x) → π/2 (continuité en 0) et τ/√x → +∞ : ψ′(x) → −∞ quand x → 0⁺.
Allure : ψ part de (0, π/2) avec une demi-tangente verticale, décroît, est convexe (ψ″(x) = ∫ t⁴ e−xt²/(1 + t²) dt > 0) et admet l'asymptote y = 0 en +∞.

6. (a) t ↦ e−t/√t est continue et positive sur ]0, +∞[ ; en 0, e−t/√t ~ 1/√t (Riemann, exposant 1/2 < 1, intégrable) ; en +∞, e−t/√t ≤ e−t pour t ≥ 1. L'intégrale converge.

(b) λ est continue sur [0, +∞[ et C¹ sur ]0, +∞[ avec λ′(x) = e−x(ψ′(x) − ψ(x)) = −τ e−x/√x. Pour 0 < ε < x : λ(x) − λ(ε) = −τ∫εx e−t/√t dt ; en faisant ε → 0 :
λ(x) = c − τ∫0x e−t/√t dt, avec c = λ(0) = ψ(0) = π/2.
Quand x → +∞, λ(x) = e−xψ(x) → 0, d'où ∫0+∞ e−t/√t dt = π/(2τ).

(c) Changement de variable t = u² (C¹ bijectif de ]0, +∞[ sur lui-même, dt = 2u du) : ∫0+∞ e−t/√t dt = ∫0+∞ (e−u²/u)·2u du = 2τ. Donc 2τ = π/(2τ), τ² = π/4 et, τ > 0, τ = √π/2.

B. Étude de F(x) = ∫xx² e−t² dt

1. (a) F(x) = f(x²) − f(x) (Chasles).

(b) f est la primitive de t ↦ e−t² (continue) nulle en 0 : f est C¹, f′(x) = e−x². Par composition, F est C¹ et F′(x) = 2x e−x⁴ − e−x².

2. x² − x = x(x − 1). Sur ]−∞, 0[ et ]1, +∞[, x < x² et l'intégrande est > 0 : F > 0. Sur ]0, 1[, x² < x : F(x) = −∫x²x e−t² dt < 0. F(0) = F(1) = 0.

3. (a) Quand x → −∞ : f(x²) → τ et, f étant impaire, f(x) → −τ. Donc F(x) → 2τ = √π.

(b) Pour x ≥ 1 et t ∈ [x, x²] : t ≥ 1 donc e−t² ≤ e−t, et 0 ≤ F(x) ≤ ∫xx² e−t dt = e−x − e−x². Donc lim+∞ F = 0.

4. (a) g′(x) = 2ex²−x⁴ + 2x(2x − 4x³)ex²−x⁴ = 2ex²−x⁴(1 + 2x² − 4x⁴). g′(x) = 0 ⟺ 4x⁴ − 2x² − 1 = 0 ⟺ x² = (1 ± √5)/4 ; seule la racine positive convient : x² = (1 + √5)/4, soit x = ±α, α = √(1 + √5)/2.

(b) g′ > 0 sur ]−α, α[ et g′ < 0 sur ]−∞, −α[ ∪ ]α, +∞[. Quand x → ±∞, x² − x⁴ → −∞ et x ex²−x⁴ → 0 : g → −1.
Valeurs : g(0) = −1 ; g(1) = 2 − 1 = 1 ; α² = (1+√5)/4 ∈ ]1/4, 1[ donc α² − α⁴ = α²(1 − α²) > 0 et 2α > 1, d'où g(α) > 2α − 1 > 0 ; g(−α) = −2α eα²−α⁴ − 1 < −1.

x−∞−αα+∞
g′−0+0−
g−1↘g(−α) < −1↗g(α) > 0↘−1

Sur [0, α], g est continue strictement croissante de −1 à g(α) > 0 : il existe un unique a ∈ ]0, α[ avec g(a) = 0. Sur [α, +∞[, g décroît strictement de g(α) à −1, avec g(1) = 1 > 0 : l'unique zéro b y vérifie b > 1. Pour x ≤ 0, g(x) ≤ −1 : pas d'autre zéro.

5. (a) F′(x) = e−x²(2x ex²−x⁴ − 1) = e−x² g(x) : F′ a le signe de g.

x−∞ab+∞
F′−0+0−
F√π↘F(a) < 0↗F(b) > 0↘0

F(a) < 0 car a ∈ ]0, 1[ ; F(b) > 0 car b > 1 (question 2).

(b) Pentes : F′(0) = −1 ; F′(1) = 2e−1 − e−1 = 1/e ; F′(a) = F′(b) = 0 (tangentes horizontales). Asymptotes : y = √π en −∞, y = 0 en +∞. La courbe descend de √π, coupe l'origine avec la pente −1, atteint son minimum ≈ −0,25 en a ≈ 0,43, remonte, recoupe l'axe en (1, 0) avec la pente 1/e, atteint ≈ 0,05 en b ≈ 1,26, puis tend vers 0.

Problème — 2e partie

A. Résultats préliminaires

1. (a) φ(x) = x − 1 − ln x : φ′(x) = 1 − 1/x, négative sur ]0,1], positive sur [1, +∞[ ; minimum φ(1) = 0. Donc ln x ≤ x − 1.

(b) Si u ∈ [0, n[ : 1 − u/n > 0 et ln(1 − u/n) ≤ −u/n, donc n ln(1 − u/n) ≤ −u et (1 − u/n)n ≤ e−u. Si u = n : 0 ≤ e−n. D'où e−u − (1 − u/n)n ≥ 0.

2. (a) φ(x) = ex − 1 − x : φ′(x) = ex − 1, minimum φ(0) = 0. Donc ex ≥ 1 + x.

(b) Pour t ∈ [0,1] : et ≥ 1 + t ≥ 0, donc ent ≥ (1 + t)n ; en multipliant par (1 − t)n ≥ 0 : (1 − t)n ent ≥ (1 − t²)n.

(c) φ(t) = (1 − t²)n − 1 + nt² : φ(0) = 0 et φ′(t) = 2nt[1 − (1 − t²)n−1] ≥ 0 sur [0,1]. Donc (1 − t²)n ≥ 1 − nt² (inégalité de Bernoulli).

(d) Pour u ∈ [0, n], t = u/n ∈ [0,1] : (1 − u/n)n eu ≥ (1 − t²)n ≥ 1 − u²/n. En multipliant par e−u : (1 − u/n)n ≥ e−u − (u²/n)e−u, soit e−u − (1 − u/n)n ≤ (u²/n) e−u.

B. Intégrales de Wallis

1. (a) I0 = π/2, I1 = [sin t]0π/2 = 1. t ↦ cosn t est continue, positive sur [0, π/2] et non identiquement nulle (vaut 1 en 0) : In > 0.

(b) Pour n ≥ 2, on intègre par parties avec u = cosn−1 t, v′ = cos t (v = sin t) :
In = [cosn−1t sin t]0π/2 + (n − 1)∫0π/2 cosn−2t sin²t dt = (n − 1)(In−2 − In),
d'où n In = (n − 1) In−2.

(c) un = n In In−1 = (n − 1) In−2 In−1 = un−1 pour n ≥ 2 : suite constante, égale à u1 = I1 I0 = π/2.

2. (a) Sur [0, π/2], 0 ≤ cos t ≤ 1 donc cosn+1t ≤ cosnt et In+1 ≤ In : (In) décroissante.

(b) Pour n ≥ 1 : In+1 ≤ In ≤ In−1. En multipliant par In > 0 et avec 1.(c) :
π/(2(n+1)) = In+1In ≤ In² ≤ InIn−1 = π/(2n), d'où √(π/(2(n+1))) ≤ In ≤ √(π/(2n)).

3. (a) Par 1.(b), I2n = ((2n − 1)/(2n)) I2n−2, donc I2n = (π/2)∏k=1n(2k − 1)/(2k). Or ∏(2k) = 2nn! et ∏(2k − 1) = (2n)!/(2nn!), donc
I2n = (π/2)·(2n)!/(22n(n!)²) = (π/2)·C(2n, n)/22n (vrai aussi pour n = 0).

(b) λn = (2/π) I2n. Par 2.(b) appliqué à 2n : √(π/(2(2n+1))) ≤ I2n ≤ √(π/(4n)). Donc
λn√(nπ) ≤ (2/π)√(nπ)√(π/(4n)) = 1, et λn√(nπ) ≥ (2/π)√(nπ)√(π/(4n+2)) = √(2n/(2n+1)).
Ainsi 0 ≤ 1 − λn√(nπ) ≤ 1 − √y avec y = 2n/(2n+1). Or 1 − √y = (1 − y)/(1 + √y), 1 − y = 1/(2n+1) et √y ≥ y (car y ∈ [0,1]), donc (2n+1)(1 + √y) ≥ (2n+1) + 2n ≥ 4n. D'où 0 ≤ 1 − λn√(nπ) ≤ 1/(4n), et λn√(nπ) → 1 :
λn ~ 1/√(nπ).

C. Étude d'une suite de polynômes

1. (a) Par la formule du binôme, 1 − (1 − t²)n = Σk=1n (−1)k−1C(n,k) t2k, donc (1 − (1 − t²)n)/t² = Σk=1n (−1)k−1C(n,k) t2k−2 : c'est un polynôme sur ]0, x], qui se prolonge par continuité en 0 (valeur n). L'intégrale est faussement impropre : convergente.

(b) En intégrant ce polynôme : ∫0x … dt = Σk=1n (−1)k−1C(n,k) x2k−1/(2k − 1). En multipliant par λnx, on obtient exactement Pn(x).

(c) Changement de variable t = ux/√n (x > 0 fixé), dt = (x/√n)du, t ∈ [0, x] ⟺ u ∈ [0, √n], t² = u²x²/n :
∫0x (1 − (1 − t²)n)/t² dt = (√n/x)∫0√n (1 − (1 − u²x²/n)n)/u² du. En multipliant par λnx :
Pn(x) = λn√n ∫0√n (1 − (1 − u²x²/n)n)/u² du.

2. t ↦ (1 − e−t²)/t² est continue sur ]0, +∞[, tend vers 1 en 0 (prolongeable) et est majorée par 1/t² en +∞ : l'intégrale converge. Pour 0 < ε < A, intégration par parties (dérivée de −1/t, et (1 − e−t²)′ = 2t e−t²) :
∫εA (1 − e−t²)/t² dt = (1 − e−ε²)/ε − (1 − e−A²)/A + 2∫εA e−t² dt.
Quand ε → 0 ((1 − e−ε²)/ε ~ ε → 0) et A → +∞ : ∫0+∞ (1 − e−t²)/t² dt = 2τ = √π.
Pour x = 0 l'intégrale demandée est nulle ; pour x ≠ 0, avec t = |x|u : ∫0+∞ (1 − e−u²x²)/u² du = |x|∫0+∞ (1 − e−t²)/t² dt = |x|√π.

3. (a) Par 1.(c), Pn(x) = λn√n Δn(x) = (1/√π)λn√(nπ) Δn(x) ; par 2, x = Δ(x)/√π (x ∈ ]0,1]). D'où Pn(x) − x = (1/√π)(λn√(nπ)Δn(x) − Δ(x)).
Écrivons λn√(nπ)Δn − Δ = λn√(nπ)(Δn − Δ) + (λn√(nπ) − 1)Δ. Par B.3.(b), 0 ≤ λn√(nπ) ≤ 1 ≤ 1 + 1/(4n) et |λn√(nπ) − 1| ≤ 1/(4n), avec Δ ≥ 0 :
|Pn(x) − x| ≤ (1/√π)[(1/(4n) + 1)|Δn(x) − Δ(x)| + Δ(x)/(4n)].

(b) Δn(x) − Δ(x) = ∫0√n [e−u²x² − (1 − u²x²/n)n]/u² du − ∫√n+∞ (1 − e−u²x²)/u² du. L'inégalité triangulaire donne la première majoration (les deux intégrandes sont positifs : pour le premier, appliquer A.1.(b) à v = u²x² ∈ [0, n], car u ≤ √n et x ≤ 1).
Par A.2.(d) avec v = u²x² : 0 ≤ e−v − (1 − v/n)n ≤ (v²/n)e−v, donc la première intégrale est ≤ (x⁴/n)∫0+∞ u² e−u²x² du = (x⁴/n)·(1/x³)∫0+∞ s² e−s² ds. Par parties, ∫0+∞ s² e−s² ds = (1/2)∫0+∞ e−s² ds = √π/4. D'où une borne x√π/(4n) ≤ √π/(4n).
Seconde intégrale : ≤ ∫√n+∞ du/u² = 1/√n. Donc |Δn(x) − Δ(x)| ≤ √π/(4n) + 1/√n.

(c) Pour t ∈ ]0, 1], avec (a), (b) et Δ(t) = t√π ≤ √π :
|Pn(t) − t| ≤ (1/(4n) + 1)(1/(4n) + 1/√(nπ)) + t/(4n) ≤ (1/(4n) + 1)(1/(4n) + 1/√(nπ)) + 1/(4n).
Pn est pair (puissances paires) et |t| aussi : la même borne vaut sur [−1, 0[ ; en t = 0, Pn(0) = 0 = |0|. D'où
sup−1≤t≤1 |Pn(t) − |t|| ≤ (1/(4n) + 1)(1/(4n) + 1/√(nπ)) + 1/(4n), qui tend vers 0 : la suite de polynômes (Pn) converge uniformément vers |t| sur [−1, 1].

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (3 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2009. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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