Modèle de concours : CNC 2008 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun
⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1808/modele-de-concours-cnc-2008-mathematiques-i-tsi-concours-national-commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2008), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques I
- Année
- 2008
- Pages
- 4
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2008
École Nationale de l'Industrie Minérale
ENIM
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées
Session 2008
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2008 - 1
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est autorisé .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
Définitions et notations
Dans ce problème, R désigne l’ensemble des nombres réels. Par “solution d’une équation
différentielle”, on fait référence aux solutions à valeurs réelles définies sur R.
Les trois parties du problème sont largement indépendantes ; seul le résultat de la question 2 de
la première partie est utile pour la suite.
I. Résultats préliminaires
1. Soit h : R — R continue telle que, pour tout (x, y) € R?, h(x + y) = h(x) + h(y) ; on pose
0
0
(b) En déduire que , pour tout (x, y) € R2, H(x + y) - H(x) - H(y) = yh(z).
(c) Exprimer de même la quantité rh(y), (x,y) € R?.
(d) Justifier alors que, pour tout réel x, h(x) = xh(1)
2. Soient 1 un intervalle de R, وج € 1 et f : I — R continue ; pour tout r 6 1 on pose
(a) Justifier que F est dérivable sur / et préciser sa dérivée.
(b) Soit J un intervalle de R, et soient u : J — R,v: J — R deux fonctions dérivables à
valeurs dans 1. On pose
Fi(a) = 1 flt) dt et Fo(x)= L ; f(t) dt, x € J.
i. Montrer que F, est dérivable sur ل et préciser sa dérivée.
ii. En déduire que 15 est dérivable sur J et préciser sa dérivée.
iii. Si de plus u et v sont de classe 01 justifier que 11 et 75 le sont aussi.
Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2008 — TSI
3. Application
Soit g : R — R continue et soit (a,b) un couple de réels avec a › b. En effectuant un
changement de variable, montrer que l'application G : عاو | جرع + t) cost dt est de classe
01 sur R et que, pour tout réel x,
G'(x) = 9(b + x) cosb — g(a + x) cosa + 1 g(x + t)sint dt.
II. Étude d’une équation fonctionnelle
Soit f: R— R continue telle que
Faso) = | sde 0 ا
On suppose de plus que f n’est pas la fonction nulle et on considère un réel a tel que f(a) # 0.
Justifier que f(0) = 0. .1
1610 موا 7
(b) Montrer alors que f est dérivable et calculer sa dérivée.
2. (a) Vérifier que, pour tout réel x, f(x) =
(c) En déduire que f est de classe C*.
3. Montrer que, pour tout couple (x, y) de réels,
4. On pose À = — ا ; déduire de ce qui précède que f est solution de l'équation différentielle
5. Étude de l'équation différentielle (€,)
(a) On suppose que À › 0 et on pose ثر = VA.
i. Donner la dimension et une base de l’espace vectoriel des solutions de l'équation
différentielle (€).
ii. En déduire que dans ce cas, il existe un réel non nul À tel que f(x) = Asin(ux), reR,
puis justifier que À = 2.
(b) On suppose que À › 0 et on pose u = V—A.
i. Donner de même une base de l'espace vectoriel des solutions de l'équation différentielle
ii. En déduire que dans ce cas, il existe un réel non nul A’ tel que f(x) = A'sh(ux), بلع
puis justifier que A’ = 2.
(c) Si À = 0 montrer que, pour tout réel x, f(x) = 2x.
6. Vérifier que les fonctions trouvées ci-dessus vérifient bien l'équation fonctionnelle (1).
II. Étude d’une fonction
On considère la fonction f définie par f(x) = / 2 , Où In désigne le logarithme népérien.
2
Épreuve de Mathématiques I 2/3 ب
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2008 - 1
1. Justifier que si x › 0 et différent de 1 alors x et x? sont d’un même côté de 1 sur la droite réelle.
2. En déduire que le domaine de définition de la fonction f, noté D ;, est égal à ]0, 1[U]1, +oo|.
3. Justifier que la fonction f est dérivable en tout point de son domaine de définition et exprimer
sa dérivée en tout point de D,.
4. (a) Écrire le développement limité à l’ordre 2 de la fonction In au voisinage de 1.
1 1
2
Le 1
(b) Justifier alors que جحي
1
(c) En déduire que les fonctions f" et x — na 1 possèdent des limites finies en 1 à
11 ال
préciser.
5. Étude de f au voisinage de 1
1 1
Inzx zx-1
(a) Justifier qu’il existe ه €]0, 1] tel que, pour tout r EJ1-a,1+a[\{1},
_ فداه
dal puis › |( + 1)صا - (b) En déduire que, pour tout r 61 — a,1 + a[\{1}, |f(x)
trouver la limite de f en 1.
(c) On prolonge f par continuité en 1 et on note encore f la fonction ainsi obtenue. Montrer
que cette fonction est dérivable en 1 et préciser sa dérivée. On énoncera le théorème
utilisé.
6. Étude de f au voisinage de 0
(a) Montrer que, pour tout x €]0, 1[, 0 › f(x) › fre et en déduire que f est prolongeable par
continuité à droite en 0.
(b) On note encore f la fonction ainsi prolongée en 0. Préciser f(0) et montrer que f est
dérivable à droite en 0 ; quelle est la valeur de f"(0) ?
7. Étude de f au voisinage de +00
Montrer qu’au voisinage de oo, la courbe représentative de f présente une branche
parabolique de direction asymptotique l'axe des y.
8. Dresser le tableau de variations de f sur [0, +oo|.
9. Montrer que la dérivée de f est strictement croissante sur [0, +oo|.
10. Tracer la courbe représentative de f (unité 2 cm).
11. Calcul d’une intégrale
1
(a) Montrer soigneusement que l'intégrale | 7 dt est convergente.
0 n
(b) Montrer que, pour tout couple (x, y) d'éléments de l'intervalle 0 af" 2 = L —_ du
y? ini t = nu
et en déduire que f(x) — f(y) -f 7 dt.
2-1
(c) En déduire la valeur de l'intégrale /
0
1 dt.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN
نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2008, filière TSI (classes préparatoires), organisé par l'ENIM. Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. Le problème comporte trois parties : résultats préliminaires sur les intégrales dépendant de leurs bornes, une équation fonctionnelle, puis l'étude de f(x) = ∫xx² dt/ln t. Voici une correction proposée, question par question.
💡 Avant de commencer : le résultat clé de tout le sujet est la question I.2 (dérivée de x ↦ ∫u(x)v(x) f(t) dt). Citez-le explicitement chaque fois que vous l'utilisez : le jury demande de « rappeler avec précision les références ».
I. Résultats préliminaires
1. Fonction additive continue
(a) Pour t ∈ [0, y] (ou [y, 0]), h(x + t) = h(x) + h(t). En intégrant en t entre 0 et y (h est continue) :
∫0y h(x + t) dt = ∫0y h(x) dt + ∫0y h(t) dt = y h(x) + H(y).
(b) Changement de variable u = x + t : ∫0y h(x + t) dt = ∫xx+y h(u) du = H(x + y) − H(x). Avec (a) : H(x + y) − H(x) − H(y) = y h(x).
(c) Le membre de gauche est symétrique en (x, y). En échangeant les rôles de x et y : x h(y) = H(x + y) − H(x) − H(y).
(d) Par (b) et (c), y h(x) = x h(y) pour tout (x, y). Avec y = 1 : h(x) = x h(1) pour tout réel x.
2. Dérivation d'une intégrale fonction de ses bornes
(a) f est continue sur l'intervalle I : par le théorème fondamental de l'analyse, F est la primitive de f sur I qui s'annule en x0. Donc F est dérivable sur I et F′ = f (F est même de classe C¹).
(b) i. F1 = F ∘ v, avec v dérivable sur J à valeurs dans I et F dérivable sur I. Par composition : F1′(x) = v′(x) f(v(x)).
ii. Par la relation de Chasles, F2(x) = ∫x0v(x) f − ∫x0u(x) f = F(v(x)) − F(u(x)). Donc F2 est dérivable et
F2′(x) = v′(x) f(v(x)) − u′(x) f(u(x)).
iii. Si u et v sont C¹, les fonctions v′, u′, f ∘ v et f ∘ u sont continues (composée de fonctions continues), donc F1′ et F2′ sont continues : F1 et F2 sont de classe C¹.
3. Application
Changement de variable u = x + t (x fixé) :
G(x) = ∫x+ax+b g(u) cos(u − x) du = cos x · A(x) + sin x · B(x), avec
A(x) = ∫x+ax+b g(u) cos u du et B(x) = ∫x+ax+b g(u) sin u du.
Les fonctions u ↦ g(u) cos u et u ↦ g(u) sin u sont continues sur ℝ, et x ↦ x + a, x ↦ x + b sont C¹ : par I.2.b.iii, A et B sont C¹, donc G aussi (produits et somme). Par I.2.b.ii :
A′(x) = g(x+b) cos(x+b) − g(x+a) cos(x+a), B′(x) = g(x+b) sin(x+b) − g(x+a) sin(x+a).
G′(x) = −sin x · A(x) + cos x · B(x) + cos x · A′(x) + sin x · B′(x).
- Termes en g(x+b) : g(x+b)[cos x cos(x+b) + sin x sin(x+b)] = g(x+b) cos b.
- Termes en g(x+a) : −g(x+a)[cos x cos(x+a) + sin x sin(x+a)] = −g(x+a) cos a.
- −sin x · A + cos x · B = ∫x+ax+b g(u)[sin u cos x − cos u sin x] du = ∫x+ax+b g(u) sin(u − x) du = ∫ab g(x+t) sin t dt.
D'où G′(x) = g(b+x) cos b − g(a+x) cos a + ∫ab g(x+t) sin t dt.
II. Étude d'une équation fonctionnelle
1. Avec y = 0 dans (1) : f(x) f(0) = ∫xx f = 0 pour tout x. Pour x = a : f(a) f(0) = 0 et f(a) ≠ 0, donc f(0) = 0.
2. (a) Avec y = a dans (1) : f(x) f(a) = ∫x−ax+a f(t) dt, d'où f(x) = (1/f(a)) ∫x−ax+a f(t) dt.
(b) f est continue sur ℝ et u(x) = x − a, v(x) = x + a sont dérivables : par I.2.b.ii, f est dérivable et
f′(x) = [f(x + a) − f(x − a)] / f(a).
(c) f est continue, donc l'expression ci-dessus montre que f′ est continue : f est C¹. Mais alors x ↦ f(x+a) − f(x−a) est C¹, donc f′ est C¹ : f est de classe C², avec f″(x) = [f′(x+a) − f′(x−a)]/f(a).
3. Fixons y et dérivons (1) par rapport à x (I.2.b.ii avec u(x) = x − y, v(x) = x + y, u′ = v′ = 1) :
f′(x) f(y) = f(x + y) − f(x − y).
Fixons x et dérivons (1) par rapport à y (u(y) = x − y, u′ = −1 ; v(y) = x + y, v′ = 1) :
f(x) f′(y) = f(x + y) + f(x − y).
4. Dérivons la 1re relation par rapport à x : f″(x) f(y) = f′(x+y) − f′(x−y). Dérivons la 2e par rapport à y : f(x) f″(y) = f′(x+y) − f′(x−y). Donc f″(x) f(y) = f(x) f″(y). Avec y = a :
f″(x) = (f″(a)/f(a)) f(x) = −λ f(x), soit f″ + λ f = 0 : f est solution de (Eλ).
💡 Valeur utile pour la suite : la 2e relation de la question 3 avec y = 0 donne f(x) f′(0) = 2 f(x) ; pour x = a on obtient f′(0) = 2.
5. Étude de (Eλ)
(a) i. λ = μ² > 0 : équation linéaire homogène du second ordre à coefficients constants, d'équation caractéristique r² + μ² = 0, racines ±iμ. L'espace des solutions réelles est de dimension 2, de base (x ↦ cos μx, x ↦ sin μx).
ii. f = C cos μx + A sin μx. f(0) = 0 donne C = 0, donc f(x) = A sin(μx), avec A ≠ 0 car f n'est pas nulle. Puis f′(0) = Aμ = 2, d'où A = 2/μ.
(b) i. λ = −μ² < 0 : racines ±μ ; base (x ↦ ch μx, x ↦ sh μx) (dimension 2).
ii. f = C ch μx + A′ sh μx ; f(0) = 0 donne C = 0, A′ ≠ 0, et f′(0) = A′μ = 2 donne A′ = 2/μ.
(c) λ = 0 : f″ = 0, donc f(x) = αx + β ; f(0) = 0 donne β = 0 et f′(0) = α = 2 : f(x) = 2x.
6. Vérification.
- f(x) = (2/μ) sin μx : ∫x−yx+y (2/μ) sin μt dt = (2/μ²)[cos μ(x−y) − cos μ(x+y)] = (2/μ²)·2 sin μx sin μy = f(x) f(y). ✔
- f(x) = (2/μ) sh μx : ∫ = (2/μ²)[ch μ(x+y) − ch μ(x−y)] = (2/μ²)·2 sh μx sh μy = f(x) f(y). ✔
- f(x) = 2x : ∫x−yx+y 2t dt = (x+y)² − (x−y)² = 4xy = f(x) f(y). ✔
Conclusion : les solutions non nulles de (1) sont exactement x ↦ (2/μ) sin μx, x ↦ (2/μ) sh μx (μ > 0) et x ↦ 2x.
III. Étude de f(x) = ∫xx² dt / ln t
1. x² − 1 = (x − 1)(x + 1) et x + 1 > 0 : x² − 1 et x − 1 ont le même signe. Donc x et x² sont tous deux dans ]0, 1[ ou tous deux dans ]1, +∞[.
2. t ↦ 1/ln t est définie et continue sur ]0, 1[ et sur ]1, +∞[. Si x ∈ ]0,1[ ∪ ]1,+∞[, le segment d'extrémités x et x² est inclus dans l'un de ces intervalles (question 1), donc f(x) est l'intégrale d'une fonction continue sur un segment : elle existe. Si x ≤ 0 ou x = 1, le segment [x, x²] contient un point où 1/ln t n'est pas défini (t ≤ 0 ou t = 1). Donc Df = ]0, 1[ ∪ ]1, +∞[.
3. Sur ]1, +∞[ (de même sur ]0, 1[), appliquons I.2.b.ii avec la fonction continue t ↦ 1/ln t, u(x) = x, v(x) = x² (à valeurs dans le même intervalle) :
f′(x) = 2x / ln(x²) − 1/ln x = x/ln x − 1/ln x, soit f′(x) = (x − 1)/ln x.
4. Développements au voisinage de 1
(a) ln x = (x − 1) − (x − 1)²/2 + o((x − 1)²).
(b) ln x = (x − 1)[1 − (x − 1)/2 + o(x − 1)], donc
1/ln x = (1/(x−1)) · [1 + (x − 1)/2 + o(x − 1)] = 1/(x − 1) + 1/2 + o(1).
(c) f′(x) = (x − 1)/ln x → 1 quand x → 1 (car ln x ~ x − 1), et 1/ln x − 1/(x − 1) → 1/2.
5. Étude de f au voisinage de 1
(a) Notons φ(x) = 1/ln x − 1/(x − 1). Comme φ(x) → 1/2, il existe α0 ∈ ]0, 1[ tel que |φ(x) − 1/2| ≤ 1, donc |φ(x)| ≤ 3/2, pour 0 < |x − 1| < α0. Posons α = α0/3 : l'inégalité vaut a fortiori sur ]1 − α, 1 + α[ \ {1}.
(b) Calcul clé : ∫xx² dt/(t − 1) = ln|x² − 1| − ln|x − 1| = ln(x + 1). Donc
f(x) − ln(1 + x) = ∫xx² φ(t) dt.
Pour x ∈ ]1 − α, 1 + α[ \ {1} : |x² − 1| = |x − 1|·(x + 1) < 3α = α0, donc tout t compris entre x et x² vérifie 0 < |t − 1| < α0 (t ≠ 1 par la question 1) et |φ(t)| ≤ 3/2. D'où
|f(x) − ln(1 + x)| ≤ (3/2)|x² − x|.
Quand x → 1, x² − x → 0 : limx→1 f(x) = ln 2.
💡 Le choix α = α0/3 sert à garantir que x² reste aussi dans la zone où |φ| ≤ 3/2 : c'est le point que le correcteur vérifie.
(c) On pose f(1) = ln 2. f est continue en 1, dérivable sur ]1 − α, 1[ ∪ ]1, 1 + α[ et f′(x) → 1 quand x → 1.
Théorème (limite de la dérivée) : si f est continue sur un intervalle I, dérivable sur I \ {x0}, et si f′(x) admet une limite finie ℓ en x0, alors f est dérivable en x0 et f′(x0) = ℓ (conséquence du théorème des accroissements finis).
Donc f est dérivable en 1 et f′(1) = 1 (f′ est de plus continue en 1).
6. Étude de f au voisinage de 0
(a) Pour x ∈ ]0, 1[ : x² < x < 1, donc f(x) = ∫x²x (−1/ln t) dt avec −1/ln t > 0 : f(x) ≥ 0. Pour t ∈ [x², x], ln t ≤ ln x < 0, donc |ln t| ≥ |ln x| et −1/ln t ≤ −1/ln x. Ainsi
0 ≤ f(x) ≤ (x − x²)(−1/ln x) ≤ −x/ln x.
Comme −x/ln x → 0 quand x → 0⁺, f(x) → 0 : f est prolongeable par continuité à droite en 0.
(b) f(0) = 0. Pour x ∈ ]0,1[ : 0 ≤ (f(x) − f(0))/x ≤ −1/ln x → 0. Donc f est dérivable à droite en 0 et f′(0) = 0 (tangente horizontale). Cohérent avec f′(x) = (x − 1)/ln x → 0.
7. Branche infinie en +∞
Pour x > 1 et t ∈ [x, x²] : 0 < ln t ≤ 2 ln x, donc 1/ln t ≥ 1/(2 ln x) et
f(x) ≥ (x² − x)/(2 ln x), soit f(x)/x ≥ (x − 1)/(2 ln x) → +∞.
Donc f(x) → +∞ et f(x)/x → +∞ : branche parabolique de direction asymptotique l'axe des y.
8. Tableau de variations sur [0, +∞[
f′(x) = (x − 1)/ln x > 0 sur ]0,1[ ∪ ]1,+∞[ (numérateur et dénominateur de même signe), f′(0) = 0, f′(1) = 1. Donc f est strictement croissante sur [0, +∞[.
| x | 0 | 1 | +∞ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| f′(x) | 0 | + | 1 | + | |
| f(x) | 0 | ↗ | ln 2 | ↗ | +∞ |
9. Stricte croissance de f′
Sur ]0,1[ et ]1,+∞[ : f″(x) = [ln x − (x − 1)/x]/(ln x)² = ψ(x)/(ln x)², avec ψ(x) = ln x − 1 + 1/x. ψ′(x) = 1/x − 1/x² = (x − 1)/x² : ψ décroît sur ]0,1], croît sur [1,+∞[, ψ(1) = 0, donc ψ(x) > 0 pour x ≠ 1. Ainsi f″ > 0 sur ]0,1[ et sur ]1,+∞[ : f′ y est strictement croissante. Comme f′ est continue en 0 (f′(x) → 0 = f′(0)) et en 1 (question 5.c), f′ est strictement croissante sur [0,1] et sur [1,+∞[, donc sur [0, +∞[. Conséquence : f est convexe.
10. Courbe (unité 2 cm)
- Départ à l'origine avec une tangente horizontale.
- Passage en (1, ln 2 ≈ 0,69) avec la tangente y = x − 1 + ln 2 (pente 1).
- Courbe convexe, croissante ; quelques valeurs à la calculatrice : f(0,5) ≈ 0,26 ; f(2) ≈ 1,92 ; f(3) ≈ 3,56.
- Branche parabolique verticale en +∞.
11. Calcul d'une intégrale
(a) t ↦ (t − 1)/ln t est continue sur ]0, 1[. En 0⁺ elle tend vers 0 (numérateur → −1, ln t → −∞) ; en 1⁻ elle tend vers 1 (ln t ~ t − 1). Elle se prolonge donc en une fonction continue sur [0, 1] : l'intégrale est faussement impropre, donc convergente.
(b) Pour x, y ∈ ]0,1[, le changement de variable t = u² (C¹ et bijectif de [y, x] sur [y², x²], dt = 2u du, ln t = 2 ln u) donne
∫y²x² dt/ln t = ∫yx 2u du/(2 ln u) = ∫yx u/ln u du.
Par Chasles, ∫xx² = ∫xy + ∫yy² + ∫y²x², donc
f(x) − f(y) = ∫xy dt/ln t + ∫yx t/ln t dt = ∫xy (1 − t)/ln t dt.
(c) Ainsi f(x) − f(y) = ∫yx (t − 1)/ln t dt. Faisons tendre y → 0⁺ (f(y) → f(0) = 0, question 6) puis x → 1⁻ (f(x) → f(1) = ln 2, question 5) ; l'intégrale converge par (a) :
∫01 (t − 1)/ln t dt = ln 2.
Questions fréquentes sur ce sujet
Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Le corrigé est-il inclus ?
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Vous préparez ce concours ?
Modèles similaires
Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.
}📎 Citer cette page
Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.
Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1808/modele-de-concours-cnc-2008-mathematiques-i-tsi-concours-national-commun
