Modèle de concours : CNC 2007 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2007), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques I
- Année
- 2007
- Pages
- 4
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2007
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Concours TSI
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2007 - TSI
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de lafilière TSI,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier
de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
PREMIER PROBLÈME
Soient a et b deux réels strictement positifs ; pour tout entier naturel non nul رد P, désigne la fonction
polynômiale définie par
nl , 2 61
Première partie
Soit n un entier naturel non nul.
1. (a) Quel est le degré de P, ?
(b) Que peut-on dire de la dérivée k-ième pt) de la fonction P, pour tout entier k › 2n +1?
2. (a) Préciser les racines de P, et donner l’ordre de multiplicité de chacune d'elles.
(b) Donner la valeur de "مر (0) et PL) (5) pour tout entier م € {0,...,n — 1}.
3. Soit k un entier compris au sens large entre n et 2n.
(a) Montrer que, pour tout réel x,
2 p=k-n
On pourra utiliser la formule de Leibniz donnant la dérivée k-ième d'un produit.
(b) En déduire les valeurs de PC) (0) et PF) (5) en fonction de a, b, n et k.
(c) Vérifier que si a et b sont des entiers, il en est de même de pl) (0) et pl) (5).
Deuxième partie
1. Soit n un entier naturel non nul.
(a) Étudier la fonction P, sur le segment [0, 5] ; dresser son tableau de variations.
(b) En déduire que P, est positive et bornée sur le segment [0, ÿ] puis déterminer sa borne
supérieure notée :م3 fn = sup Pn(x).
2. œ étant un réel strictement positif, on considère la suite (un)n›1 définie par : un, = —,n › 1.
7
Épreuve de Mathématiques I 2/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2007 - 1
(a) Montrer que la suite ( matt) converge vers 0.
(b) En déduire que la suite (vw,)nz1 converge vers 0.
(c) Que peut-on alors dire de la suite (8n)n21 ?
3. Soit (Tn)nz1 Une suite d’entiers qui converge vers 0. Montrer que ses termes sont nuls à partir
d’un certain rang.
Troisième partie
On se propose de montrer l’irrationalité de 7 ; on suppose donc qu'il existe deux entiers naturels
0
non nuls, notés c et d, tels que › = 5
Pour tout entier naturel non nul n, on pose
Qn(z) = اا 07 eR e /I,= | Qn(x)sinx dx.
Le 0
1. Montrer que, pour tout n 6 N°, 0› In › ( = ) , puis en déduire la limite de 21م (م1)
2. Montrer soigneusement que, pour tout n € N°, I, #0.
3. En utilisant des intégrations par partie, montrer que pour tout n € N°,
2n
4. Justifier alors que, pour tout n € N*, I, est un entier.
5. Conclure au sujet de l'hypothèse x = 5 € ©.
DEUXIÈME PROBLÈME
Dans ce problème, F désigne un plan affine euclidien orienté de direction É, et (O,i, j) un repère
orthonormée direct de 7 ; le produit scalaire de deux vecteurs ىن et € de Æ se notera (ei |é5).
Un point M de F peut être repéré par ses coordonnées cartésiennes x et y dans le repère (O,i, j),
ou par ses coordonnées polaires p et 0 (rayon et angle polaires).
Étant donné dans E un arc y birégulier et un point M de y, on note :
e s l'abscisse curviligne de M sur y,
e T le vecteur unitaire tangent à y en M et N 1 e vecteur unitaire vérifiant ( 7 ; N) =5,
e R le rayon de courbure algébrique de y en M et I le centre de courbure de y en M,
e (0) et (0) les vecteurs de 2 défini par : ü(0) = cos0 i + sin0 j et 7(0) = ü(0 + 5),
e V l'angle )2)0(, T) et à l’angle (i, D).
Première partie
On considère l'arc y de F d’équation polaire م = 1 + cos0 et on note م l'application de R vers F
définie par
1. (a) Déterminer le domaine de définition de la fonction p et en préciser une période.
Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2007 — TSI
(b) Étudier la parité de م et en déduire que le support de l'arc y, possède un axe de symétrie
à préciser.
(c) Comment peut-on obtenir le support de l'arc y, à partir de celui de l'arc y = ([0,7],w)
où تب désigne la restriction de ç au segment [0, 7].
2. Préciser la nature du pôle O, point du support de 4 de paramètre 7.
3. Soit Mo = p(00) Un point de + distinct du pôle 0. Montrer que My est un point birégulier et
P P P q P 5
préciser la concavité de y; en ce point.
4. Étudier la fonction م : 0— 1+cos0 sur le segment [0, ] et dresser son tableau de variations.
5. Tracer soigneusement le support de l'arc y, en précisant les tangentes aux points d’intersection
de son support avec les axes des coordonnées (unité : 3cm).
6. Calculer la longueur de l'arc y.
7. Calculer l'aire de la portion du plan délimité par le support de l'arc y,
Deuxième partie
A- Questions de cours
Soit y un arc birégulier de F d'équation polaire م = f(0) ; on note s une abscisse curviligne sur
y orienté dans le sens des 0 croissants.
On rappelle que MIi=RN,R= $ et tan V = 7 :
0
1. Faire un croquis propre et lisible en traçant une portion de l'arc y et en plaçant en un point M
de paramètre 0, distinct du pôle O, les vecteurs ü(0), 1 , N et les angles 0, V et a.
2. Rappeler la définition de s et exprimer 7 à l’aide de f et f".
3. Calculer m “ten déduire l'expression du rayon de courbure R.
4. Exprimer les coordonnées de I, centre de courbure de y en M, dans le repère (M, ü(0), #(0)).
B- Retour à l'arc y
Soit s une abscisse curviligne sur l'arc y, orientée dans le sens des 0 croissants. À tout point M (0)
de l'arc y, distinct du pôle O, on associe le centre de courbure noté I (0).
1. Préciser les coordonnée de I(0) d’abord dans le repère (O,ü(0),7(0)) puis dans le repère
2. Montrer que le point I(0) est l'image du point M(0 + 7( de y; par une homothétie dont on
précisera le centre © et le rapport À.
3. On note H(0) le projeté orthogonal du point (0) sur la droite (OM(0)) joignant les points 0
et M(0). Montrer que le point H(0) est l'image du point M(0) par une homothétie de centre O
dont on précisera le rapport y.
4. On note y; et برج les courbes décrites respectivement par le centre de courbure /(0) et son
projeté orthogonal H(0). Tracer les supports de y1, 7; et yx sur le même graphique, et placer
un point M(0) de y, et les points I (0) et H(0) correspondant.
5. Donner la longueur de la courbe yx décrite par le point H (0) ainsi que l'aire de la portion du
plan qu’elle délimite.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2007, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 4 pages. Premier problème : polynômes Pn(x) = xⁿ(a − bx)ⁿ/n! et preuve de l'irrationalité de π (méthode de Niven). Deuxième problème : la cardioïde ρ = 1 + cos θ (étude, longueur, aire) et sa courbure en coordonnées polaires. Voici une correction proposée ; les tracés demandés sont décrits avec les points et tangentes à placer.
💡 À retenir : en polaire, avec ρ = f(θ) : ds/dθ = √(f² + f′²), tan V = f/f′ et R = (f² + f′²)3/2/(f² + 2f′² − ff″). Pour la cardioïde, f² + f′² = 2ρ et f² + 2f′² − ff″ = 3ρ : presque tous les calculs du deuxième problème en découlent.
Premier problème
Première partie
1.(a) Pn est le produit de xⁿ (degré n) et de (a − bx)ⁿ (degré n, coefficient dominant (−b)ⁿ ≠ 0) : deg Pn = 2n, coefficient dominant (−b)ⁿ/n!.
1.(b) Pour k ≥ 2n + 1 > deg Pn : Pn(k) = 0.
2.(a) Pn(x) = ((−b)ⁿ/n!)·xⁿ(x − a/b)ⁿ : les racines sont 0 et a/b, chacune de multiplicité n.
2.(b) Une racine de multiplicité n annule les dérivées d'ordre 0 à n − 1 : Pn(k)(0) = Pn(k)(a/b) = 0 pour k ∈ {0, …, n − 1}.
3.(a) Leibniz avec u = xⁿ, v = (a − bx)ⁿ : (uv)(k) = ∑p=0k Ckp u(p)v(k−p), où
u(p) = (n!/(n − p)!) xn−p si p ≤ n (0 sinon) et v(q) = (n!/(n − q)!)(−b)q(a − bx)n−q si q ≤ n (0 sinon).
Les termes non nuls vérifient p ≤ n et k − p ≤ n, soit k − n ≤ p ≤ n (intervalle contenu dans [0, k] car n ≤ k ≤ 2n). En divisant par n! on obtient la formule de l'énoncé.
3.(b) En x = 0, seul le terme p = n (xn−p = 1) subsiste ; en x = a/b, seul le terme p = k − n ((a − bx)n−k+p = 1) subsiste. Après simplification (Ckn n!/(2n − k)! = k!/((k − n)!(2n − k)!)) :
Pn(k)(0) = k!/((k − n)!(2n − k)!) · (−b)k−n a2n−k ;
Pn(k)(a/b) = k!/((k − n)!(2n − k)!) · (−b)ⁿ (a/b)2n−k = (−1)ⁿ k!/((k − n)!(2n − k)!) · a2n−kbk−n.
(Contrôle : Pn(a/b − x) = Pn(x), donc Pn(k)(a/b) = (−1)kPn(k)(0) : c'est cohérent.)
3.(c) k!/((k − n)!(2n − k)!) = Ckn · n!/(2n − k)! : produit d'un coefficient binomial et de n!/(2n − k)! = (2n − k + 1)⋯n, entier car 2n − k ≤ n. Les exposants k − n et 2n − k sont positifs, donc si a, b ∈ ℕ*, les deux valeurs sont des entiers. Avec 2.(b) et 1.(b), c'est vrai pour tout k ∈ ℕ.
Deuxième partie
1.(a) Pn′(x) = (1/n!)[n xn−1(a − bx)ⁿ − nb xⁿ(a − bx)n−1] = xn−1(a − bx)n−1(a − 2bx)/(n − 1)!. Sur [0, a/b], xn−1(a − bx)n−1 ≥ 0 : Pn′ a le signe de a − 2bx.
| x | 0 | a/(2b) | a/b | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Pn′(x) | + | 0 | − | ||
| Pn(x) | 0 | ↗ | (a²/(4b))ⁿ/n! | ↘ | 0 |
1.(b) D'après le tableau, 0 ≤ Pn(x) ≤ Pn(a/(2b)) sur [0, a/b], avec Pn(a/(2b)) = (a/(2b))ⁿ(a/2)ⁿ/n! : βn = (a²/(4b))ⁿ/n!.
2.(a) un+1/un = α/(n + 1) → 0.
2.(b) Il existe N tel que pour n ≥ N, un+1/un ≤ ½ ; alors 0 < un ≤ uN(½)n−N → 0 : un → 0.
2.(c) βn = un avec α = a²/(4b) > 0 : βn → 0.
3. xn → 0 : il existe N tel que |xn| < 1 pour n ≥ N. Un entier de valeur absolue < 1 est nul : xn = 0 pour n ≥ N.
Troisième partie
Qn est le polynôme Pn avec a = c et b = d, et a/b = c/d = π.
1. Sur [0, π] : 0 ≤ Qn(x) ≤ βn = (c²/(4d))ⁿ/n! (II.1.(b)) et 0 ≤ sin x ≤ 1. En intégrant sur un intervalle de longueur π : 0 ≤ In ≤ (π/n!)(c²/(4d))ⁿ. Par II.2, le majorant tend vers 0, donc In → 0.
2. Sur ]0, π[ : x > 0 et c − dx = d(π − x) > 0, donc Qn(x) > 0 ; et sin x > 0. La fonction x ↦ Qn(x)sin x est continue, positive sur [0, π] et non identiquement nulle : son intégrale est strictement positive, In > 0, en particulier In ≠ 0.
3. Posons Sj(x) = sin(x − jπ/2) : S₁ = −cos est une primitive de sin, et Sj+1 est une primitive de Sj. Des intégrations par parties successives (Qn(2n+1) = 0) donnent
In = ∑k=02n (−1)k[Qn(k)(x)Sk+1(x)]0π.
Or (−1)ksin(x − (k + 1)π/2) = −(−1)kcos(x − kπ/2) = −cos(x + kπ/2) = cos(x + kπ/2 + π). Avec π = c/d et Qn(k)(0) = Qn(k)(c/d) = 0 pour k ≤ n − 1 (I.2.(b)), on obtient
In = ∑k=n2n ( Qn(k)(c/d)cos(c/d + kπ/2 + π) − Qn(k)(0)cos(kπ/2 + π) ).
4. c et d sont des entiers : par I.3.(c), Qn(k)(0) et Qn(k)(c/d) sont des entiers. Comme c/d = π, cos(c/d + kπ/2 + π) = cos(kπ/2 + 2π) = cos(kπ/2) et cos(kπ/2 + π) = −cos(kπ/2), qui valent 0, 1 ou −1. Donc In ∈ ℤ.
5. (In) est une suite d'entiers qui tend vers 0 (question 1) : par II.3, In = 0 à partir d'un certain rang, ce qui contredit la question 2. L'hypothèse est fausse : π est irrationnel.
Deuxième problème — la cardioïde ρ = 1 + cos θ
Première partie
1.(a) ρ est définie sur ℝ et 2π-périodique.
1.(b) ρ est paire. M(−θ) = ρ(θ)u(−θ), et u(−θ) est le symétrique de u(θ) par rapport à (Ox) : M(−θ) est le symétrique de M(θ) par rapport à l'axe (Ox), axe de symétrie du support.
1.(c) Par 2π-périodicité, il suffit de θ ∈ [−π, π]. Le support de γ₁ est la réunion du support de γ₂ (θ ∈ [0, π]) et de son symétrique par rapport à (Ox).
2. ρ(π) = 0 : le point de paramètre π est le pôle O. Avec φ = ρu : φ′ = ρ′u + ρv, φ″ = (ρ″ − ρ)u + 2ρ′v, φ‴ = (ρ‴ − 3ρ′)u + (3ρ″ − ρ)v. En π : ρ = 0, ρ′ = −sin π = 0, ρ″ = −cos π = 1, ρ‴ = sin π = 0, d'où φ′(π) = 0, φ″(π) = u(π) = −i, φ‴(π) = 3v(π) = −3j. Point stationnaire avec p = 2 (pair) et q = 3 (impair) : point de rebroussement de première espèce, de tangente l'axe (Ox).
3. θ₀ ≢ π (mod 2π), donc ρ(θ₀) > 0. det(φ′, φ″) dans la base (u, v) : ρ′·2ρ′ − ρ(ρ″ − ρ) = ρ² + 2ρ′² − ρρ″. Ici ρ² + 2sin²θ + (1 + cos θ)cos θ = 1 + 2cos θ + cos²θ + 2sin²θ + cos θ + cos²θ = 3 + 3cos θ = 3ρ > 0. φ′ et φ″ sont libres : M₀ est birégulier. Le déterminant est positif (la courbe tourne dans le sens direct) et ρ² + 2ρ′² − ρρ″ > 0 : la concavité est tournée vers le pôle O (côté du vecteur N).
4. ρ′(θ) = −sin θ ≤ 0 sur [0, π] : ρ décroît.
| θ | 0 | π/2 | π | ||
|---|---|---|---|---|---|
| ρ′(θ) | 0 | − | −1 | − | 0 |
| ρ(θ) | 2 | ↘ | 1 | ↘ | 0 |
5. Tracé (unité 3 cm). Points d'intersection avec les axes : y = ρ sin θ = 0 donne θ = 0 ou π ; x = ρ cos θ = 0 donne θ = ±π/2 ou π.
• A(2, 0) (θ = 0, soit 6 cm) : ρ′ = 0, la tangente est perpendiculaire à (OA) : tangente verticale x = 2.
• B(0, 1) (θ = π/2) : φ′ = ρ′u + ρv = −j − i, tangente de direction (1, 1) : droite y = x + 1, de pente 1.
• B′(0, −1) (θ = −π/2) : par symétrie, tangente y = −x − 1, de pente −1.
• O (θ = π) : rebroussement, tangente (Ox), la courbe arrive à gauche de O (x ≈ −h²/2 pour θ = π + h).
Points utiles : θ = π/3 donne (3/4, 3√3/4), point d'ordonnée maximale (y′ = cos θ + cos 2θ = 0 ⇔ cos θ = ½) ; θ = 2π/3 donne (−1/4, √3/4), point d'abscisse minimale (x = ρ cos θ minimal pour cos θ = −½). La courbe, symétrique par rapport à (Ox), a la forme d'un cœur dont la pointe rentrante est en O.
6. ρ² + ρ′² = (1 + cos θ)² + sin²θ = 2 + 2cos θ = 4cos²(θ/2). Sur [0, π], cos(θ/2) ≥ 0 :
L(γ₂) = ∫0π 2cos(θ/2) dθ = [4 sin(θ/2)]0π = 4 (12 cm) ; la cardioïde entière mesure 8.
7. 𝒜 = ½∫−ππ ρ² dθ = ½∫−ππ(1 + 2cos θ + cos²θ) dθ = ½(2π + 0 + π) = 3π/2 unités d'aire (soit 27π/2 cm² avec l'unité 3 cm).
Deuxième partie
A.1. Croquis à faire : une portion d'arc, le point M(θ), le vecteur u(θ) porté par (OM) dans le sens de O vers M, v(θ) directement orthogonal à u(θ) ; en M, le vecteur tangent unitaire T et N obtenu par rotation de +π/2. Angles à marquer : θ = (i, u(θ)), V = (u(θ), T), α = (i, T), avec la relation α = θ + V (mod 2π).
A.2. Une abscisse curviligne est une fonction s de classe C¹ telle que ds/dθ = ‖dM/dθ‖ (orientation selon θ croissant), soit s(θ) = ∫θ₀θ ‖dM/dθ‖. Comme dM/dθ = f′u + fv : ds/dθ = √(f² + f′²).
A.3. On dérive cotan V = f′/f (f ≠ 0 hors du pôle) : −(1 + cotan²V)V′ = (ff″ − f′²)/f², avec 1 + cotan²V = (f² + f′²)/f², d'où
dV/dθ = (f′² − ff″)/(f² + f′²).
Alors dα/dθ = 1 + dV/dθ = (f² + 2f′² − ff″)/(f² + f′²) et
R = ds/dα = (ds/dθ)/(dα/dθ) = (f² + f′²)3/2/(f² + 2f′² − ff″).
A.4. T = (f′u + fv)/√(f² + f′²), et N, image de T par la rotation +π/2 (u ↦ v, v ↦ −u) : N = (−fu + f′v)/√(f² + f′²). Comme MI = RN, les coordonnées de I dans (M, u, v) sont
( −f(f² + f′²)/(f² + 2f′² − ff″) , f′(f² + f′²)/(f² + 2f′² − ff″) ).
B.1. Pour f = ρ = 1 + cos θ : f² + f′² = 2ρ, f² + 2f′² − ff″ = 3ρ (partie 1, question 3). Donc MI = (−2ρ/3)u + (2ρ′/3)v, et comme OM = ρu :
dans (O, u(θ), v(θ)) : I(θ) = ( (1 + cos θ)/3 , −(2/3)sin θ ).
Avec u = (cos θ, sin θ), v = (−sin θ, cos θ) :
dans (O, i, j) : xI = (2 + cos θ − cos²θ)/3, yI = sin θ(1 − cos θ)/3.
(Au passage R = (2ρ)3/2/(3ρ) = (4/3)|cos(θ/2)|.)
B.2. M(θ + π) = (1 − cos θ)·(−u(θ)), soit en coordonnées (cos²θ − cos θ, sin θ cos θ − sin θ). On cherche Ω = (ω, 0) et λ avec I − Ω = λ(M(θ + π) − Ω). Les ordonnées imposent λ = −1/3 ; les abscisses : (cos θ − cos²θ)/3 + 4ω/3 = (2 + cos θ − cos²θ)/3, d'où ω = ½. Donc I(θ) est l'image de M(θ + π) par l'homothétie de centre Ω(½, 0) et de rapport λ = −1/3. (Contrôle θ = 0 : I(0) = (2/3, 0) = A − (4/3)i, le rayon de courbure en A valant 4/3.)
B.3. La projection orthogonale de I sur (OM) ne garde que la composante sur u(θ) : OH = (ρ/3)u(θ) = (1/3)OM. H(θ) est l'image de M(θ) par l'homothétie de centre O et de rapport μ = 1/3.
B.4. Tracé : γH est la cardioïde ρ = (1 + cos θ)/3, réduite au tiers, de rebroussement en O et de sommet (2/3, 0). γI est l'image de γ₁ par l'homothétie (Ω, −1/3) : une cardioïde de même taille que γH mais retournée, de point de rebroussement (2/3, 0) (image de O) et passant par O (image de A, limite de I(θ) quand θ → π). Pour un M(θ), placer H(θ) au tiers de [OM] et I(θ) sur la normale en M, à la distance R = (4/3)|cos(θ/2)| du côté de O ; H est le pied de la perpendiculaire menée de I à (OM).
B.5. Une homothétie de rapport μ multiplie les longueurs par |μ| et les aires par μ². Donc L(γH) = 8/3 et 𝒜(γH) = (1/9)(3π/2) = π/6 (en unités ; 8 cm et 3π/2 cm² avec l'unité 3 cm).
Questions fréquentes sur ce sujet
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