Modèle de concours : CNC 2006 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2006), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques I
- Année
- 2006
- Pages
- 5
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2006
École Mohammadia d'Ingénieurs
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées
Session 2006
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2006 - 1
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours TSI,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il
le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
EXERCICE 1
1. Soit h: R? — R une fonction de classe 01 sur R? ; montrer que 1 = 0 si et seulement
s’il existe une fonction h, de classe 01 sur R telle que, pour tout couple (u,v) de R?,
2. Soit ® : (u,v) جا (ue”, e7”) une fonction définie sur R?.
(a) Montrer que © est une fonction de classe 01 sur R?, et qu'elle réalise une bijection de R?
sur Q = Rx]0, +oo|.
(b) Pour tout (x, y) € N, exprimer ®- (x, y) et justifier que © est de classe 01 sur ©.
3. Soit f : Q — R une fonction de classe 01 sur Q telle que
V(x,y) E Q, tea (8) د الاي
On pose f* = f o®.
(a) Justifier que la fonction f* est de classe C! sur R et calculer les dérivées partielles
fa تر جار
premières du et 0 de f*.
(b) En déduire la forme de la fonction f* puis donner celle de f.
4. Soit f : Q — R une fonction de classe 01 sur 2 telle que
où a et b sont des réels.
(a) Trouver une fonction رو linéaire de R? dans R, vérifiant
89
ادع د مائو - )0( 25 Van) ERS
(b) En déduire qu’il existe une fonction F de classe 01 sur R telle que
Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2006 — TSI
EXERCICE 2
1. On considère la fonction f : R — R, paire, 21-périodique et définie pour x € [0, 7] par
(a) Déterminer les coefficients de Fourier de f.
(b) Déterminer, en énonçant le théorème utilisé, les sommes des série EF #5
n2zl 78 nzl
: A x som La 1
(c) Déterminer, en énonçant le théorème utilisé, la somme de la série › —
2. (a) Montrer que la fonction t
l'intervalle ]0, 1].
In(1 +t A
RCD possède une intégrale convergente sur
(b) Montrer que, pour tout x € [0,1], la série ›. (=
q7 2.
- est convergente et préciser sa
0
somme.
Te nf
(c) Pour tout (n,x) € N x [0, 1], on pose un (x) = ›, )-1(“ 7 + 1 Montrer que
k=n+1 j
1
lun (æ)| › 542
(d) Justifier que, pour tout n € N, من est continue sur [0, 1] et que
1
0
(e) En déduire que [ {+ قا › es CE p et donner la valeur de cette intégrale.
n=0
1
PROBLÈME
Définitions et notations
Dans ce problème, E désigne le R -espace vectoriel des applications continues de R* dans R, et
E» le sous ensemble de F formé des applications dont le carré possède une intégrale convergente
sur R*. À toute fonction f € E on associe la fonction, notée :/(f), définie sur R* par
Si © est un endomorphisme de F, on dit que À € R est une valeur propre de © s’il existe à ب
tel que ®(f) = Af et f # 0; dans ce cas, on dit que f est un vecteur propre de © associé à À et
Ker (® — Aidz) s'appelle alors le sous-espace propre de © associé à la valeur propre À.
Première partie
1. Soit f un élément de E ; on note g la fonction définie sur R* par
0
Justifier que و est de classe C! sur R* et que la fonction «( f) est un élément de F.
Épreuve de Mathématiques I 2/4 ب
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Concours National Commun - Session 2006 - 1
2. Montrer que si f est positive alors, 0 › W(f) › y #(f) ; dans quel cas y'a t-il égalité ?
3. (a) Montrer que w est un endomorphisme de l’espace vectoriel F.
(b) Montrer que 7 est injectif.
(c) Montrer que ب n’est pas surjectif.
4. Soit 2 un réel non nul.
(a) Déterminer les applications f de |0, +oo[ dans R dérivables et vérifiant
(b) Pour quelles valeurs du réel À ces applications sont-elles prolongeables à droite en 0 ?
5. (a) Est-ce que 0 est valeur propre ع ?
(b) Montrer que si f € F est un vecteur propre de ب associé à une valeur propre بر alors f est
une fonction dérivable sur ]0, +oo|.
(c) Déterminer l’ensemble des valeurs propres de 7/ et préciser pour chacune d'elles le sous-
espace propre associé.
Deuxième Partie
1. (a) Montrer que si f et و sont deux éléments de E», leur produit fg possède une intégrale
absolument convergente sur R*.
(b) Montrer alors que E» est un sous-espace vectoriel de F.
+00
(c) Montrer que l'application (f, (و — J1 )g(t) dt est un produit scalaire sur F3.
Dans la suite, ce produit scalaire se notera (.|.) et ||.|| désignera la norme associée.
2. Soit f un élément de F» ; on note toujours و la fonction définie sur 187 par
0
(a) Calculer la limite en 07 de la fonction t — oO) ;
(b) Montrer que, pour tout réel b › 0, la fonction ع — GO possède une intégrale
convergente sur ]0, b] et que
b b 2 b
] حه مامه (52 a= nor +2 ] 10100 à 0
(on pourra faire une intégration par partie)
(c) En déduire que, pour tout réel b › 0,
(d) Conclure que W(f) € و1 et que ||w(f)]| ‹2
(f 000
vie
3. Soit f un élément de .و
Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2006 - 1
(a) En utilisant la formule (1) montrer que la fonction 1 — xwW(f)?(x) tend vers 0 lorsque x
tend vers +00.
(b) Montrer alors que (w(f)|w(f)) = 2(Flw(f)).
4. Soit f € Ez une fonction telle que ||W(f)||2 = 2||f||2- Calculer ||W(f) — 2f||? et montrer que /
est la fonction nulle.
5. On considère la fonction f définie sur R* par f(x) = ب
(a) Calculer #(f)(x) pour tout x › 0.
Aves ; ا 1 n(1+t) Int
(b) Vérifier que f € F» et montrer que (f|lw(f)) = | ( ; me )
In(1 +t) ë Int
; 1+ puis calculer ||0)7( ||
(c) Trouver une primitive de la fonction t —
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2006, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 4 pages. Exercice 1 : équation aux dérivées partielles x∂f/∂x − y∂f/∂y = ax + by par changement de variables. Exercice 2 : série de Fourier de x², sommes ∑1/n², ∑1/n⁴, et ∫01 ln(1 + t)/t dt. Problème : l'opérateur de moyenne ψ(f)(x) = (1/x)∫0x f (valeurs propres, inégalité de Hardy ‖ψ(f)‖ ≤ 2‖f‖). Voici une correction proposée.
💡 À retenir : pour une équation aux dérivées partielles du premier ordre, on compose par le changement de variables proposé, on calcule ∂f*/∂u et ∂f*/∂v par la règle de la chaîne, et l'équation devient « une dérivée partielle est nulle ». Pour le problème, Cauchy-Schwarz sert trois fois : questions 1.2, 2.2.(c) et la majoration finale.
Exercice 1
1. Si h(u,v) = h₁(u), alors ∂h/∂v = 0. Réciproquement, si ∂h/∂v = 0 sur ℝ², pour u fixé, v ↦ h(u,v) a une dérivée nulle sur l'intervalle ℝ, donc h(u,v) = h(u,0). On pose h₁(u) = h(u,0) : h₁ est C¹ (composée de h, C¹, et de u ↦ (u,0)) et h(u,v) = h₁(u).
2.(a) Les composantes (u,v) ↦ uev et (u,v) ↦ e−v sont C¹ (même C∞) : Φ est C¹. Comme e−v > 0, Φ(ℝ²) ⊂ Ω. Pour (x,y) ∈ Ω, l'équation Φ(u,v) = (x,y) équivaut à e−v = y et uev = x, soit v = −ln y et u = xy : solution unique. Φ est donc une bijection de ℝ² sur Ω.
2.(b) D'après le calcul précédent, Φ−1(x,y) = (xy, −ln y) ; ses composantes sont C¹ sur Ω (y > 0), donc Φ−1 est C¹ sur Ω.
3.(a) f* = f∘Φ est C¹ comme composée de fonctions C¹. Avec x = uev, y = e−v :
∂f*/∂u(u,v) = ev ∂f/∂x(Φ(u,v)) ;
∂f*/∂v(u,v) = uev ∂f/∂x(Φ(u,v)) − e−v ∂f/∂y(Φ(u,v)) = [x∂f/∂x − y∂f/∂y](Φ(u,v)) = 0.
3.(b) Par 1, f*(u,v) = F(u) avec F de classe C¹ sur ℝ. Comme f = f*∘Φ−1 : f(x,y) = F(xy) sur Ω. (Réciproquement x·yF′(xy) − y·xF′(xy) = 0.)
4.(a) g(x,y) = px + qy : x∂g/∂x − y∂g/∂y = px − qy = ax + by pour tout (x,y) ⇔ p = a et q = −b. g(x,y) = ax − by.
4.(b) f − g est C¹ sur Ω et vérifie l'équation homogène de 3 (linéarité) : par 3.(b), f − g = F(xy), d'où f(x,y) = F(xy) + ax − by.
Exercice 2
1.(a) f est paire : bn = 0. Avec an = (2/π)∫0π f(x)cos(nx) dx :
a₀ = (2/π)·π³/3 = 2π²/3 (terme constant a₀/2 = π²/3) ;
pour n ≥ 1, deux intégrations par parties : ∫0π x²cos(nx) dx = −(2/n)∫0π x sin(nx) dx et ∫0π x sin(nx) dx = −π(−1)n/n, d'où ∫0π x²cos(nx) dx = 2π(−1)n/n² et an = 4(−1)n/n².
1.(b) Théorème de Dirichlet : si f est 2π-périodique et C¹ par morceaux, sa série de Fourier converge en tout x vers ½(f(x⁺) + f(x⁻)). Ici f est continue (f(π⁻) = π² = f(−π⁺)) et C¹ par morceaux, donc pour tout x ∈ [−π, π] : x² = π²/3 + 4∑n≥1(−1)ncos(nx)/n².
• x = 0 : 0 = π²/3 + 4∑(−1)n/n², donc ∑n≥1(−1)n/n² = −π²/12 ;
• x = π : π² = π²/3 + 4∑1/n², donc ∑n≥11/n² = π²/6.
1.(c) Formule de Parseval : pour f 2π-périodique continue par morceaux, (1/2π)∫−ππ f² = a₀²/4 + ½∑n≥1(an² + bn²).
(1/2π)∫−ππ x⁴ dx = π⁴/5, donc π⁴/5 = π⁴/9 + ½∑16/n⁴, soit 8∑1/n⁴ = π⁴(1/5 − 1/9) = 4π⁴/45 : ∑n≥11/n⁴ = π⁴/90.
2.(a) t ↦ ln(1 + t)/t est continue sur ]0, 1] et tend vers 1 en 0⁺ (ln(1 + t) ~ t) : elle se prolonge par continuité en 0, son intégrale sur ]0, 1] converge (faussement impropre).
2.(b) Pour x ∈ [0, 1], xn/(n + 1) décroît vers 0 (xn+1/(n + 2) ≤ xn/(n + 1)) : la série alternée converge (critère spécial). Pour sa somme, on intègre sur [0, x] l'identité ∑k=0n(−t)k = 1/(1 + t) − (−t)n+1/(1 + t) :
∑k=0n(−1)kxk+1/(k + 1) = ln(1 + x) − (−1)n+1∫0x tn+1/(1 + t) dt, et |∫0x tn+1/(1 + t) dt| ≤ xn+2/(n + 2) → 0.
Donc pour x ∈ ]0, 1] : ∑n≥0(−1)nxn/(n + 1) = ln(1 + x)/x, et la somme vaut 1 pour x = 0 (valeur du prolongement par continuité).
2.(c) Par le calcul précédent (divisé par x > 0) : un(x) = (−1)n+1(1/x)∫0x tn+1/(1 + t) dt, d'où |un(x)| ≤ xn+1/(n + 2) ≤ 1/(n + 2) ; pour x = 0, un(0) = 0. (C'est la majoration du reste d'une série alternée par son premier terme.)
2.(d) un = S − Pn, où S(x) = ln(1 + x)/x (S(0) = 1) est continue sur [0, 1] (2.(a)) et Pn est un polynôme : un est continue. Et |∫01 un| ≤ ∫01|un| ≤ 1/(n + 2).
2.(e) En intégrant S = Pn + un sur [0, 1] : ∫01 ln(1 + t)/t dt = ∑k=0n(−1)k/(k + 1)² + ∫01 un, et le dernier terme tend vers 0. D'où ∫01 ln(1 + t)/t dt = ∑n≥0(−1)n/(n + 1)² = −∑m≥1(−1)m/m² = π²/12 (par 1.(b)).
Problème
Première partie
1. f est continue sur ℝ⁺, donc g : x ↦ ∫0x f est C¹ avec g′ = f (théorème fondamental). ψ(f) = g(x)/x est continue sur ]0, +∞[, et en 0 : g(x)/x = (g(x) − g(0))/x → g′(0) = f(0) = ψ(f)(0). ψ(f) est continue sur ℝ⁺ : ψ(f) ∈ E.
2. f ≥ 0 continue, donc √f ∈ E et ψ(√f) ≥ 0. Pour x > 0, Cauchy-Schwarz : (∫0x √f·1)² ≤ (∫0x f)(∫0x 1) = x∫0x f. En divisant par x² : ψ(√f)(x)² ≤ ψ(f)(x), d'où 0 ≤ ψ(√f) ≤ √ψ(f) (égalité automatique en x = 0).
Égalité : en x > 0, l'égalité de Cauchy-Schwarz pour des fonctions continues a lieu si et seulement si √f et 1 sont colinéaires sur [0, x], c'est-à-dire f constante sur [0, x]. L'égalité a donc lieu en tout point si et seulement si f est constante.
3.(a) Pour f, h ∈ E et λ ∈ ℝ, ψ(λf + h) = λψ(f) + ψ(h) (en 0 et pour x > 0, par linéarité de l'intégrale) ; avec 1, ψ est un endomorphisme de E.
3.(b) Si ψ(f) = 0, alors g(x) = xψ(f)(x) = 0 pour x > 0, donc f = g′ = 0 sur ]0, +∞[, et f(0) = ψ(f)(0) = 0 : f = 0. ψ est injectif.
3.(c) Toute fonction ψ(f) est dérivable sur ]0, +∞[ (quotient de g, C¹, par x). La fonction x ↦ |x − 1| appartient à E mais n'est pas dérivable en 1 : elle n'a pas d'antécédent. ψ n'est pas surjectif.
4.(a) Sur ]0, +∞[, l'équation s'écrit f′(x) = ((1 − λ)/λ)·f(x)/x, linéaire du premier ordre ; une primitive de (1 − λ)/(λx) est ((1 − λ)/λ)ln x. Les solutions sont f(x) = C x1/λ − 1, C ∈ ℝ.
4.(b) C = 0 convient toujours. Pour C ≠ 0, x1/λ − 1 a une limite finie en 0⁺ si et seulement si 1/λ − 1 ≥ 0, soit 0 < λ ≤ 1 (limite 1 si λ = 1, limite 0 si 0 < λ < 1).
5.(a) ψ est injectif (3.(b)) : Ker ψ = {0}, donc 0 n'est pas valeur propre.
5.(b) Si ψ(f) = μf avec f ≠ 0, alors μ ≠ 0 par (a), et f = ψ(f)/μ est dérivable sur ]0, +∞[ (cf. 3.(c)).
5.(c) Pour x > 0, ∫0x f = μxf(x) ; en dérivant (f dérivable par (b)) : f = μf + μxf′, soit μxf′ + (μ − 1)f = 0. Par 4.(a), f(x) = Cx1/μ − 1 sur ]0, +∞[ avec C ≠ 0, et f ∈ E impose par 4.(b) 0 < μ ≤ 1. De plus ψ(f)(0) = f(0) = μf(0) impose f(0) = 0 si μ ≠ 1, ce qui est cohérent avec la limite en 0.
Réciproquement, pour μ ∈ ]0, 1], fμ(x) = x1/μ − 1 (prolongée par fμ(0) = 0 si μ < 1, et f₁ = 1) est dans E et ψ(fμ)(x) = (1/x)·x1/μ/(1/μ) = μ x1/μ − 1 = μfμ(x).
Les valeurs propres de ψ sont les μ ∈ ]0, 1] ; le sous-espace propre associé à μ est la droite engendrée par x ↦ x1/μ − 1 (les fonctions constantes pour μ = 1).
Deuxième partie
1.(a) |fg| ≤ ½(f² + g²), intégrable sur ℝ⁺ : fg est absolument intégrable.
1.(b) 0 ∈ E₂ ; pour f, g ∈ E₂ et λ réel, (f + λg)² = f² + 2λfg + λ²g² est intégrable par (a) : E₂ est un sous-espace vectoriel de E.
1.(c) L'application est bien définie (a), bilinéaire, symétrique, positive ((f|f) = ∫f² ≥ 0) et définie : si ∫0+∞ f² = 0 avec f² continue positive, f² = 0 donc f = 0. C'est un produit scalaire.
2.(a) g²(t)/t = t·ψ(f)(t)² → 0·f(0)² = 0 quand t → 0⁺.
2.(b) g²(t)/t² = ψ(f)(t)² est continue sur ]0, b] et se prolonge par continuité en 0 (limite f(0)²) : l'intégrale converge. Sur [ε, b], intégration par parties (primitive −1/t de 1/t², et (g²)′ = 2gf) :
∫εb g²(t)/t² dt = −g²(b)/b + g²(ε)/ε + 2∫εb f(t)·g(t)/t dt.
Quand ε → 0, g²(ε)/ε → 0 par (a). Comme g²(b)/b = bψ(f)(b)² et g(t)/t = ψ(f)(t), on obtient la formule (1).
2.(c) Dans (1), −bψ(f)²(b) ≤ 0, donc ∫0b ψ(f)² ≤ 2∫0b fψ(f) ≤ 2(∫0b f²)1/2(∫0b ψ(f)²)1/2 par Cauchy-Schwarz sur [0, b].
2.(d) Si ∫0b ψ(f)² > 0, on divise par sa racine : (∫0b ψ(f)²)1/2 ≤ 2(∫0b f²)1/2 ≤ 2‖f‖ (inégalité triviale sinon). La fonction b ↦ ∫0b ψ(f)² est croissante et majorée par 4‖f‖² : elle converge. Donc ψ(f) ∈ E₂ et ‖ψ(f)‖ ≤ 2‖f‖.
3.(a) Par (1) : bψ(f)²(b) = 2∫0b fψ(f) − ∫0b ψ(f)². Comme f, ψ(f) ∈ E₂, le second membre a une limite finie L = 2(f|ψ(f)) − ‖ψ(f)‖² quand b → +∞, et L ≥ 0. Si L > 0, alors ψ(f)²(x) ~ L/x, non intégrable en +∞ : contradiction avec ψ(f) ∈ E₂. Donc xψ(f)²(x) → 0.
3.(b) On passe à la limite dans (1) : 0 = 2(f|ψ(f)) − ‖ψ(f)‖², soit (ψ(f)|ψ(f)) = 2(f|ψ(f)).
4. ‖ψ(f) − 2f‖² = ‖ψ(f)‖² − 4(f|ψ(f)) + 4‖f‖² = ‖ψ(f)‖² − 2‖ψ(f)‖² + 4‖f‖² = 4‖f‖² − ‖ψ(f)‖² = 0 par hypothèse. Donc ψ(f) = 2f. Or 2 n'est pas valeur propre de ψ (I.5.(c)) : f = 0. (L'inégalité ‖ψ(f)‖ ≤ 2‖f‖ n'est donc jamais une égalité pour f ≠ 0.)
5.(a) ψ(f)(x) = (1/x)∫0x dt/(1 + t) = ln(1 + x)/x pour x > 0, et ψ(f)(0) = 1.
5.(b) f² = 1/(1 + x)² est intégrable sur ℝ⁺ (∫ = 1) : f ∈ E₂. (f|ψ(f)) = ∫0+∞ ln(1 + t)/(t(1 + t)) dt. On coupe en 1.
• Sur [0, 1] : 1/(t(1 + t)) = 1/t − 1/(1 + t), d'où ∫01 (ln(1 + t)/t − ln(1 + t)/(1 + t)) dt.
• Sur [1, +∞[, t = 1/u : ln(1 + 1/u) = ln(1 + u) − ln u, t(1 + t) = (1 + u)/u², dt = −du/u², d'où ∫01 (ln(1 + u) − ln u)/(1 + u) du.
En sommant, les termes ln(1 + t)/(1 + t) se compensent : (f|ψ(f)) = ∫01 (ln(1 + t)/t − ln t/(1 + t)) dt (chaque intégrale converge, ln t/(1 + t) étant intégrable en 0).
5.(c) (ln t · ln(1 + t))′ = ln(1 + t)/t + ln t/(1 + t) : une primitive sur ]0, +∞[ est t ↦ ln t · ln(1 + t). Alors
(f|ψ(f)) = 2∫01 ln(1 + t)/t dt − ∫01 (ln(1 + t)/t + ln t/(1 + t)) dt = 2·π²/12 − [ln t·ln(1 + t)]01.
Le crochet vaut 0 − limt→0 ln t·ln(1 + t) = 0 (ln t·ln(1 + t) ~ t ln t → 0). Donc (f|ψ(f)) = π²/6, et par 3.(b) ‖ψ(f)‖² = 2(f|ψ(f)) = π²/3 :
‖ψ(f)‖ = π/√3 (≈ 1,81, bien inférieur à 2‖f‖ = 2).
Questions fréquentes sur ce sujet
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