Modèle de concours : CNC 2005 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques I
- Année
- 2005
- Pages
- 4
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2005
École Hassania des Travaux Publics
EHTP
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées
Session 2005
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Durée 4 heures
Filière TSI
Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit
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Concours National Commun - Session 2005 - 1
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et
à la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier de
rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui peut lui sembler être une erreur dénoncé, il
le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
EXERCICE
1. (a) Si cet d sont deux réels et k un entier naturel non nul, montrer que
4? + dt) cos(kxt) dt = :
(b) En déduire qu'il existe un unique couple (a, b) de réels tels que, pour tout entier k = 1,
1
1 (at? + bt) cos(kxt) dt = 72"
0 é
+ cos(krt)) dt.
1
(c) Calculer alors, pour tout entier n › 1, la valeur de j (at? + dt) (
k=1
1
0 2
2. Montrer que, pour tout n € N* et tout 0 60,7], 1+2 » cos(2k0) =
k=1
sin 0
3. Soit f une fonction réelle de classe 01 sur [0, 1].
(a) Montrer que, pour tout À › 0, | ft) روديو at = FLO) JC 808 4 : ] f'(t) قاعم dt.
0 0
1
(b) En déduire que la fonction À — | f(t) sin(At) dt tend vers 0 lorsque À tend vers +00.
0
4. On considère la fonction f : [0,1] — R, définie par
ft) = 4sin(5t)
(a) Montrer que f est continue sur [0, 1].
(b) Justifier que f est dérivable sur ]O, 1] et que f" possède une limite finie à droite en 0.
(c) Montrer alors que f est de classe 01 sur [0, 1].
(d) Vérifier que, pour tout t € [0,1], (at? + dt) ( : + =, cos(krt) = f(t) sin ((2n + 1) 7
k=1l
(e) En déduire la convergence de la série › — ainsi que la valeur de sa somme.
Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2005 — TSI
PROBLÈME
Dans ce problème, par “solution d’une équation différentielle”, on fait référence aux solutions à
valeurs réelles définies sur R.
Si f est une fonction réelle continue sur R, on lui associe l'équation différentielle
Première partie
1. Montrer que l'ensemble Hp des solutions de l'équation différentielle y” + y = 0 est un espace
vectoriel réel ; préciser sa dimension et en donner une base.
2. On note 5, l’ensemble des solutions de l'équation différentielle
où À est un réel non nul tel que À? # 1.
(a) Montrer qu'il existe un unique réel a, que l’on calculera, tel que la fonction
Sa : x + asin(\r)
soit un élément de .رن
(b) Montrer alors que رن = {x — acosx + مصتو8 + S,(x) ; (a,8) ER?}.
(c) Vérifier que les solutions de l'équation différentielle (F2) sont toutes 2r-périodiques.
(d) Montrer que la fonction ري est périodique et préciser ses périodes puis en déduire que
l'équation différentielle (£ 5) n’a pas de solutions 2x-périodiques.
Deuxième partie
Dans cette partie, on désigne par f une fonction continue sur R à valeurs réelles ; pour tout
2 € R, on pose
p(æ) = J f(t)sin(x — t) dt, pi(x)= j f(t)costdt et 2(x)= | f(t) sint dt.
1. Montrer que رم et وم sont dérivables sur R et calculer زم (x) et 95 (x) pour tout x € R.
2. (a) Montrer que, pour toutréelx, ÿ(x) = p1(x)sinx — pa(x) 082.
(b) En déduire que م est dérivable sur R et exprimer '(x) pour tout ع € R.
(c) Montrer que est deux fois dérivable sur R et qu’elle est solution de l'équation
différentielle (€).
3. Soit g une solution de l'équation différentielle (€ ;) ; montrer que la fonction (g— (مص est solution
de l’équation différentielle y” + y = 0 et en déduire qu’il existe un unique couple (a, 8) € 3
tel que, pour tout réel x,
20
g(x) = acosx + 8 متتو + 1 f(t)sin(x — t) dt.
0
4. Application : 50117 : R ب R une fonction de classe 03 telle que h" + h › 0.
(a) Vérifier que h est solution de l'équation différentielle (£;, ) où f1 = 4 + h.
(b) En déduire une expression de h puis montrer que, pour toutréelr, h(x+x)+h(x) 0ج
Épreuve de Mathématiques I 2/3 ب
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Concours National Commun - Session 2005 - 1
5. Cas où f est 2r-périodique
On revient au cas général et on suppose que f est en plus 2T-périodique.
(a) Si l'équation différentielle (€;) possède une solution 2T-périodique g.
i. Montrer alors que la fonction م est 2x-périodique.
27
ii. Montrer que, pour tout réel r, j f(t) sin(x — t) dt = 0 et en déduire que
0
27 27
f(t)sint dt = f(t)cost dt =0.
0 0
27 27
(b) Réciproquement, montrer que si | f(t)sint dt = | f(t) cost dt = 0 alors toutes les
0 0
solutions de l'équation différentielle (€;) sont 27-06100101166
(c) Si f est la fonction sinus, l'équation différentielle (€;) possède-t-elle des solutions 27-
périodiques ?
Troisième partie
Dans cette partie, on considère une fonction f : R — R, de classe C*, croissante et possédant
une limite finie / en + .عه
1. (a) Montrer qu'il existe À › 0 tel que, pour tout réel x › A, |f(x)|‹1+|f|.
(b) Montrer alors que f est bornée sur [0, +oo|.
2. (a) Justifier que la fonction f" est positive et montrer que l'intégrale | f'(t) dt est conver-
0
gente ; préciser la valeur de cette intégrale.
(b) En déduire que les intégrales | J'(t) cost dt et | f'(t) sint dt sont convergentes.
0 0
3. (a) Montrer que, pour tout réel رت
0 0
(b) En déduire que toute solution de l'équation différentielle (€;) est de la forme
0 0
où ه et 4 sont des réels.
(c) Montrer alors que les solutions de l'équation différentielle (رع) sont bornées sur [0, +oo|.
4. Soit (a, 3) € R? ; on suppose que la solution يمن de (€;) admet une limite finie en .عه+
(a) En étudiant la suite (ya,5(nT)), رمو MOntrer que a = f(0) + | f'(t) cost dt.
Æ 0
(b) Trouver de même la valeur de 2.
5. Montrer alors que l'équation différentielle (€;) possède une unique solution, notée Y;, ayant
une limite finie en +oo à préciser, et que Y, est définie par
Viter=fle)+ Hi عافمه (0)أ/ Hé, ER
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2005, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 3 pages. L'exercice établit ∑1/n² = π²/6 par le lemme de Riemann-Lebesgue ; le problème étudie l'équation y″ + y = f : solutions périodiques, formule de variation de la constante (φ(x) = ∫0x f(t)sin(x − t)dt) et solutions bornées quand f est croissante de limite finie. Voici une correction proposée.
💡 À retenir : toute solution de y″ + y = f s'écrit α cos x + β sin x + ∫0x f(t) sin(x − t) dt. Cette formule unique sert dans toutes les parties du problème : périodicité, inégalité h(x + π) + h(x) ≥ 0, comportement à l'infini.
Exercice
1.(a) Deux intégrations par parties (k ≥ 1, sin(kπ) = 0, cos(kπ) = (−1)k) :
∫01(ct² + dt)cos(kπt) dt = [(ct² + dt)sin(kπt)/(kπ)]01 − (1/(kπ))∫01(2ct + d)sin(kπt) dt = −(1/(kπ))∫01(2ct + d)sin(kπt) dt ;
∫01(2ct + d)sin(kπt) dt = [−(2ct + d)cos(kπt)/(kπ)]01 + (2c/(kπ))∫01cos(kπt) dt = −((2c + d)(−1)k − d)/(kπ).
D'où ∫01(ct² + dt)cos(kπt) dt = ((2c + d)(−1)k − d)/(k²π²).
1.(b) La condition s'écrit (2a + b)(−1)k − b = π² pour tout k ≥ 1. Pour k pair : 2a = π² ; pour k impair : −2a − 2b = π². Ces deux équations imposent a = π²/2, b = −π² (unicité), et ce couple vérifie la condition pour tout k (existence).
1.(c) ∫01(at² + bt)·½ dt = ½(a/3 + b/2) = ½(π²/6 − π²/2) = −π²/6 ; avec 1.(b) :
∫01(at² + bt)(½ + ∑k=1ncos(kπt)) dt = ∑k=1n 1/k² − π²/6.
2. 2 sin θ cos(2kθ) = sin((2k + 1)θ) − sin((2k − 1)θ). En sommant pour k = 1..n (somme télescopique) : 2 sin θ ∑cos(2kθ) = sin((2n + 1)θ) − sin θ, donc sin θ(1 + 2∑k=1ncos(2kθ)) = sin((2n + 1)θ). Sur ]0, π[, sin θ ≠ 0 : on divise, d'où le résultat.
3.(a) f est C¹ : intégration par parties avec −cos(λt)/λ primitive de sin(λt) :
∫01 f(t)sin(λt) dt = [−f(t)cos(λt)/λ]01 + (1/λ)∫01 f′(t)cos(λt) dt = (f(0) − f(1)cos λ)/λ + (1/λ)∫01 f′(t)cos(λt) dt.
3.(b) |∫01 f(t)sin(λt) dt| ≤ (|f(0)| + |f(1)| + ∫01|f′|)/λ → 0 quand λ → +∞ (f′ continue sur [0, 1] donc intégrable).
4.(a) Sur ]0, 1], sin(πt/2) > 0 : f est continue comme quotient. En 0 : sin(πt/2) ~ πt/2 et t² − 2t ~ −2t, donc f(t) ~ π²(−2t)/(4·πt/2) = −π = f(0). f est continue sur [0, 1].
4.(b) Sur ]0, 1], f est dérivable (quotient de fonctions dérivables, dénominateur non nul) et f′ y est continue. Pour la limite en 0⁺, on développe : 1/sin(πt/2) = (2/(πt))(1 + π²t²/24 + o(t²)), donc
f(t) = (π²/4)(2/(πt))·t(t − 2)(1 + π²t²/24 + o(t²)) = (π/2)(t − 2)(1 + O(t²)) = −π + (π/2)t + O(t²).
Plus précisément, f′(t) = (π²/4)·[(2t − 2)sin(πt/2) − (π/2)(t² − 2t)cos(πt/2)]/sin²(πt/2). Le numérateur vaut (πt² − πt) − (πt²/2 − πt) + O(t³) = πt²/2 + O(t³) et le dénominateur π²t²/4 + O(t⁴), donc f′(t) → (π²/4)(π/2)/(π²/4) = π/2 quand t → 0⁺.
4.(c) Théorème de la limite de la dérivée : f est continue sur [0, 1], de classe C¹ sur ]0, 1], et f′ a une limite finie π/2 en 0⁺. Donc f est dérivable en 0 avec f′(0) = π/2 et f′ est continue en 0 : f est C¹ sur [0, 1].
4.(d) Pour t ∈ ]0, 1], θ = πt/2 ∈ ]0, π/2] ⊂ ]0, π[ ; par 2 : ½ + ∑k=1ncos(kπt) = sin((2n + 1)πt/2)/(2 sin(πt/2)). Comme at² + bt = (π²/2)(t² − 2t) :
(at² + bt)(½ + ∑cos(kπt)) = π²(t² − 2t)sin((2n + 1)πt/2)/(4 sin(πt/2)) = f(t)sin((2n + 1)πt/2).
En t = 0 les deux membres sont nuls. L'égalité vaut sur [0, 1].
4.(e) On intègre 4.(d) sur [0, 1] et on utilise 1.(c) :
∑k=1n 1/k² − π²/6 = ∫01 f(t)sin(λnt) dt, avec λn = (2n + 1)π/2 → +∞.
f étant C¹ sur [0, 1], 3.(b) montre que le second membre tend vers 0. Donc la série converge et ∑n≥1 1/n² = π²/6.
Problème
Première partie
1. Σ₀ est le noyau de l'application linéaire y ↦ y″ + y de C²(ℝ) dans C⁰(ℝ) : c'est un sous-espace vectoriel. L'équation caractéristique r² + 1 = 0 a pour racines ±i, donc Σ₀ = {α cos + β sin ; (α, β) ∈ ℝ²}. (cos, sin) est libre (évaluer en 0 et π/2) : dim Σ₀ = 2, base (cos, sin).
2.(a) Sλ″ + Sλ = a(1 − λ²)sin(λx). Comme λ ≠ 0, sin(λx) n'est pas la fonction nulle, donc Sλ ∈ Σλ ⇔ a(1 − λ²) = 1 ⇔ a = 1/(1 − λ²) (λ² ≠ 1) : a existe et est unique.
2.(b) Par linéarité, y ∈ Σλ ⇔ (y − Sλ)″ + (y − Sλ) = 0 ⇔ y − Sλ ∈ Σ₀ ⇔ y = α cos + β sin + Sλ.
2.(c) Pour λ = 2 : S₂(x) = −sin(2x)/3, π-périodique donc 2π-périodique ; cos et sin sont 2π-périodiques : toutes les solutions de (E₂) sont 2π-périodiques.
2.(d) T est une période de Sλ ⇔ sin(λ(x + T)) = sin(λx) pour tout x. En x = 0 : sin(λT) = 0 ; en dérivant en x = 0 : cos(λT) = 1. Donc λT ∈ 2πℤ. Réciproquement ces T conviennent. Les périodes de Sλ sont T = 2kπ/|λ|, k ∈ ℤ (plus petite période positive 2π/|λ|).
Si (E√2) avait une solution y 2π-périodique, S√2 = y − α cos − β sin serait 2π-périodique, donc 2π = 2kπ/√2 pour un entier k, soit k = √2 : impossible car √2 est irrationnel. (E√2) n'a pas de solution 2π-périodique.
Deuxième partie
1. t ↦ f(t)cos t et t ↦ f(t)sin t sont continues ; φ₁, φ₂ en sont les primitives nulles en 0 : elles sont dérivables (C¹) et φ₁′(x) = f(x)cos x, φ₂′(x) = f(x)sin x.
2.(a) sin(x − t) = sin x cos t − cos x sin t ; on sort les facteurs indépendants de t : φ(x) = φ₁(x)sin x − φ₂(x)cos x.
2.(b) φ est dérivable comme combinaison de produits de fonctions dérivables :
φ′(x) = f(x)cos x sin x + φ₁(x)cos x − f(x)sin x cos x + φ₂(x)sin x = φ₁(x)cos x + φ₂(x)sin x.
2.(c) φ′ est à son tour dérivable : φ″(x) = f(x)cos²x − φ₁(x)sin x + f(x)sin²x + φ₂(x)cos x = f(x) − φ(x). Donc φ est deux fois dérivable et φ″ + φ = f : φ est solution de (ℰf).
3. (g − φ)″ + (g − φ) = f − f = 0, donc g − φ ∈ Σ₀ : il existe un couple (α, β), unique car (cos, sin) est une base de Σ₀, tel que g − φ = α cos + β sin. D'où g(x) = α cos x + β sin x + ∫0x f(t)sin(x − t) dt. (Comme φ(0) = φ′(0) = 0 : α = g(0), β = g′(0).)
4.(a) h est C² et f₁ = h″ + h est continue ; h vérifie h″ + h = f₁ par définition : h est solution de (ℰf₁).
4.(b) Par 3 : h(x) = α cos x + β sin x + ∫0x f₁(t)sin(x − t) dt. Comme cos(x + π) = −cos x, sin(x + π) = −sin x et sin(x + π − t) = −sin(x − t) :
h(x + π) + h(x) = ∫0x f₁(t)sin(x − t) dt − ∫0x+π f₁(t)sin(x − t) dt = ∫xx+π f₁(t)sin(t − x) dt.
Pour t ∈ [x, x + π], t − x ∈ [0, π] donc sin(t − x) ≥ 0, et f₁ ≥ 0 : l'intégrale (bornes dans le bon ordre) est positive. h(x + π) + h(x) ≥ 0.
5.(a) i. g est 2π-périodique, cos et sin aussi, donc φ = g − α cos − β sin est 2π-périodique.
5.(a) ii. sin(x + 2π − t) = sin(x − t), donc φ(x + 2π) − φ(x) = ∫xx+2π f(t)sin(x − t) dt. La fonction t ↦ f(t)sin(x − t) est 2π-périodique, donc son intégrale sur une période ne dépend pas de l'origine : φ(x + 2π) − φ(x) = ∫02π f(t)sin(x − t) dt. Par i., ∫02π f(t)sin(x − t) dt = 0 pour tout x.
En développant : A sin x − B cos x = 0 avec A = ∫02π f(t)cos t dt, B = ∫02π f(t)sin t dt. x = π/2 donne A = 0, x = 0 donne B = 0.
5.(b) Si A = B = 0, le calcul de ii. donne φ(x + 2π) − φ(x) = A sin x − B cos x = 0 : φ est 2π-périodique, et toute solution α cos + β sin + φ l'est aussi.
5.(c) Pour f = sin : ∫02π sin²t dt = π ≠ 0. Par 5.(a), (ℰsin) n'a aucune solution 2π-périodique (phénomène de résonance : x ↦ −(x cos x)/2 est une solution particulière, non bornée).
Troisième partie
1.(a) f(x) → ℓ : il existe A > 0 tel que x ≥ A ⇒ |f(x) − ℓ| ≤ 1, d'où |f(x)| ≤ |ℓ| + 1.
1.(b) f est continue sur le segment [0, A], donc bornée par un M ; sur [0, +∞[, |f| ≤ max(M, 1 + |ℓ|). (Plus simplement, f croissante donne f(0) ≤ f(x) ≤ ℓ.)
2.(a) f est croissante et dérivable : f′ ≥ 0. ∫0x f′(t) dt = f(x) − f(0) → ℓ − f(0) : ∫0+∞ f′(t) dt converge et vaut ℓ − f(0).
2.(b) |f′(t)cos t| ≤ f′(t) et |f′(t)sin t| ≤ f′(t), intégrable : les deux intégrales sont absolument convergentes.
3.(a) Intégration par parties avec u = f, v(t) = cos(x − t) (v′(t) = sin(x − t)) :
∫0x f(t)sin(x − t) dt = [f(t)cos(x − t)]0x − ∫0x f′(t)cos(x − t) dt = f(x) − f(0)cos x − ∫0x f′(t)cos(x − t) dt.
3.(b) Par II.3, toute solution s'écrit α cos x + β sin x + ∫0x f(t)sin(x − t) dt. Avec 3.(a) et cos(x − t) = cos x cos t + sin x sin t :
y(x) = f(x) + (α − f(0) − ∫0x f′(t)cos t dt) cos x + (β − ∫0x f′(t)sin t dt) sin x = yα,β(x).
3.(c) |∫0x f′(t)cos t dt| ≤ ∫0+∞ f′ = ℓ − f(0), de même pour le sinus. Donc |yα,β(x)| ≤ sup|f| + |α| + |β| + |f(0)| + 2(ℓ − f(0)) sur [0, +∞[ : les solutions sont bornées sur [0, +∞[ (f bornée par 1.(b)).
4.(a) Notons Cn = α − f(0) − ∫0nπ f′(t)cos t dt → C = α − f(0) − ∫0+∞ f′(t)cos t dt. Comme sin(nπ) = 0 et cos(nπ) = (−1)n : yα,β(nπ) = f(nπ) + (−1)nCn. Si yα,β → L, alors (−1)nCn = yα,β(nπ) − f(nπ) → L − ℓ. Les sous-suites paire et impaire tendent vers C et −C : C = −C = L − ℓ, donc C = 0 et α = f(0) + ∫0+∞ f′(t)cos t dt (et L = ℓ).
4.(b) Même méthode avec xn = π/2 + nπ (cos xn = 0, sin xn = (−1)n) : yα,β(xn) = f(xn) + (−1)n(β − ∫0xn f′(t)sin t dt), d'où β = ∫0+∞ f′(t)sin t dt.
5. Unicité : l'application (α, β) ↦ yα,β est injective (la différence de deux solutions est (α − α′)cos + (β − β′)sin) ; par 4, une solution ayant une limite finie a nécessairement les valeurs de α et β trouvées.
Existence : pour ces valeurs, α − f(0) − ∫0x f′cos = ∫x+∞ f′(t)cos t dt et β − ∫0x f′sin = ∫x+∞ f′(t)sin t dt, d'où
Yf(x) = f(x) + ∫x+∞ f′(t)cos(x − t) dt.
Et |∫x+∞ f′(t)cos(x − t) dt| ≤ ∫x+∞ f′ = ℓ − f(x) → 0, donc Yf(x) → ℓ quand x → +∞.
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