Wadifa InfoEmploi public au Maroc ع

Modèle de concours : CNC 2004 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2004 👁️ 32 vues

⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1804/modele-de-concours-cnc-2004-mathematiques-i-tsi-concours-national-commun

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2004), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2004
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2004 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
et de la Jeunesse Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2004

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Durée 4 heures

Concours TSI

Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2004 - 1

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

I . PREMIÈRE PARTIE
Soit f une fonction continue sur R, 2-périodique et à valeurs réelles.

1. (a) Justifier que f est bornée.

(b) Montrer que, pour tout réel œ › 1, l'intégrale | a dt est convergente.
1 à

2. On désigne par F une primitive de f. Montrer que F est 2x-périodique si et seulement
27
sif f(t)dt=0.
0

1 27
3. On pose co(f) = 7 f(t) dt. Soit 8 un réel strictement positif.
0

(a) Montrer que toute primitive de la fonction t — f(t) — co(f) est ‏عسوت27-0600‎

(b) Montrer, à l’aide d’une intégration par partie, que l'intégrale | F0) — col)

dt est
1 +8

convergente.

12
(c) Si co(f) # 0 8 ‹ 1, donner un équivalent en +oo de la fonction ‏برع‎ | 28
1 À

sint

4. En déduire un équivalent, en +oo, de la fonction  — |
1

II . DEUXIÈME PARTIE

1. Soit f une fonction définie sur R, à valeurs réelles, continue par morceaux sur tout segment
de R. On suppose que la fonction f possède une intégrale absolument convergente sur R.

(a) Démontrer que, pour tout réel y, la fonction x — f(x) e7‘* possède une intégrable

absolument convergente sur R.
+00

On définit alors une nouvelle fonction, notée f, en posant : f (y) = 1

(b) Démontrer que la fonction f est bornée et continue.

2. (a) Soient a et 3 deux nombres réels tels que ‏ه‎ › A. Calculer 7 lorsque f est la fonction
indicatrice, x ‏قم‎ de l'intervalle [œ, 5] de R ; on rappelle que

f(x)=1 pour zE€[a,8] et f(x)=0 sinon.

Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2004 — TSI

(b) En déduire que, si a est un nombre réel › 0, et si ‏ب‎ désigne la fonction indicatrice de
l'intervalle [—a, a] de R, on a

— 2 sin a?

Vvaly) = : ِ pour yeR,y #0,
Fe 0

3. Soit a un nombre réel › 0, et soient f et ‏و‎ deux fonctions définies sur R, à valeurs réelles, nulles
hors de l'intervalle [—a, a] et continues sur cet intervalle. On définit une nouvelle fonction,
notée f + g, en posant, pour tout réel x,

+00

(a) Vérifier que l'intégrale définissant f * ‏و‎ a un sens, et que la fonction f + g est nulle hors
de l'intervalle [-2 a, 2].

(b) Démontrer que la fonction f + ‏و‎ est continue.
4. Démontrer l'égalité
Va + Va = 2a Asa

où ‏ون‎ désigne la fonction indicatrice de l'intervalle [—a, a] de R et As, la fonction définie par

0

Aga(a)=1- a si —2a‹x‹2a, Aga(x)=0 si |x|›2a.

5. Soient f et ‏و‎ deux fonctions vérifiant les hypothèses de la question 3. Démontrer l'égalité

III . TROISIÈME PARTIE

Dans la suite du problème, on utilisera le résultat suivant que l’on admettra :

Théorème de réciprocité de Fourier. — Soit f une fonction continue sur R, nulle hors d'un segment et à
valeurs réelles. On suppose de plus que la fonction f possède une intégrale absolument convergente sur R.
Alors, pour tout x € R, on a

fe) = 57 |. Fred

sin t
Démontrer que la fonction f, possède une intégrale convergente sur R.

1. Soit b un nombre réel › 1. On pose fn(t) = | | pour t réel non nul, et f5(0) = 1.

+05
Dans la suite, on note ‏ول‎ la valeur de cet l'intégrale : ‏حل‎ 1 Fo(t) dt.

2. (a) En utilisant les questions (2.b.), (4.) et (5.) de la partie précédente, démontrer que l’on a
5 ‏مدان‎
(b) En utilisant le théorème de réciprocité de Fourier, calculer la valeur de l'intégrale 2.

3. (a) En utilisant la définition donnée dans (IL.3) de la loi +, calculer la valeur de (A1 * A1)(0).

Épreuve de Mathématiques I 2/3 ‏ب‎

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2004 — TSI
(b) En déduire la valeur de ‏يل‎

IV . QUATRÈME PARTIE
1. Soit (xn)nen Une suite décroissante de limite nulle. Pour tout n € N, on pose ‏ب 1=( ,= = وري‎ ;
k=0
(a) Montrer que les deux suites (S9,)nen Et (Son+1)nen SONt adjacentes.

(b) En déduire que la série ›. 1)"xn est convergente et donner un encadrement de sa
nz0
somme, S, à l’aide des termes des suites (San )nen Et (S2n+1)nen -

(c) Montrer que, pour tout n € N, le signe de (S — S,,) est (—1)"*+1.

2. En utilisant un développement en série entière, démontrer que l’on a

sint #2 8
5 6 + 120 pour 0 › ›
3. Démontrer de même que l’on a
PR ‏غنائط ووو - وو+ج‎ 7 0
4. En déduire que l’on a
sint 2 )
5

5. Dans cette question, on suppose b › 4. On pose c = % . On rappelle la valeur de l'intégrale

+0 5
1 60 dx = ‏ذم‎

(a) Démontrer que l’on a

8 1 ‏وقيي‎ "› dt

(b) Calculer, en fonction de b, la valeur des intégrales

5e 2 + dt
1 ‏يو 6/ قاع‎ et | =
‏تبح‎ 0 t

(c) Démontrer que l'ona x — 1 › ; vx pour x › 4.

(d) Déduire de ce qui précède la majoration

A4 7 + 4
cs vh 7 3x

FIN DE L'ÉPREUVE

puis la majoration

Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2004, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 3 pages en quatre parties : intégrales de fonctions périodiques, transformée de Fourier et produit de convolution, calcul de J2 = ∫(sin t/t)² et J4 = ∫(sin t/t)⁴ par le théorème de réciprocité, puis majoration de Jb par les séries alternées. Voici une correction proposée.

💡 À retenir : le reste d'une série alternée dont le terme général décroît vers 0 est du signe de son premier terme et majoré par lui en valeur absolue. C'est l'outil de toute la quatrième partie : il suffit que la décroissance ait lieu à partir du rang du reste, d'où les conditions t² ≤ 72 et t² ≤ 30.

I. Première partie

1.(a) f est continue sur le segment [0, 2π], donc bornée sur ce segment par un réel M. Tout réel s'écrit x = y + 2kπ avec y ∈ [0, 2π[, et f(x) = f(y) : |f| ≤ M sur ℝ.

1.(b) Pour t ≥ 1, |f(t)/tα| ≤ M/tα, et ∫1+∞ dt/tα converge (Riemann, α > 1). L'intégrale est absolument convergente, donc convergente.

2. Posons D(x) = F(x + 2π) − F(x). D est dérivable et D′(x) = f(x + 2π) − f(x) = 0 : D est constante, égale à D(0) = ∫02π f(t) dt. Ainsi F est 2π-périodique ⇔ D = 0 ⇔ ∫02π f(t) dt = 0.

3.(a) f − c₀(f) est continue, 2π-périodique et ∫02π(f − c₀(f)) = 2πc₀(f) − 2πc₀(f) = 0. Par la question 2, toute primitive de f − c₀(f) est 2π-périodique.

3.(b) Soit G la primitive de f − c₀(f) nulle en 1 : G est continue et 2π-périodique, donc bornée par un réel K (comme en 1.(a)). Intégration par parties sur [1, x] :
∫1x (f(t) − c₀(f))/tβ dt = G(x)/xβ + β∫1x G(t)/tβ+1 dt.
G(x)/xβ → 0 (G bornée, β > 0) et |G(t)/tβ+1| ≤ K/tβ+1 avec β + 1 > 1 : la dernière intégrale converge quand x → +∞. Donc ∫1+∞(f(t) − c₀(f))/tβ dt converge.

3.(c) ∫1x f(t)/tβ dt = ∫1x (f(t) − c₀(f))/tβ dt + c₀(f)∫1x dt/tβ. Le premier terme a une limite finie L (3.(b)). Le second tend vers ±∞ :
• si β < 1 : c₀(f)(x1−β − 1)/(1 − β) ;
• si β = 1 : c₀(f) ln x.
Une quantité bornée est négligeable devant une quantité qui tend vers l'infini, donc :
β < 1 : ∫1x f(t)/tβ dt ~ c₀(f) x1−β/(1 − β) ; β = 1 : ∫1x f(t)/t dt ~ c₀(f) ln x.

4. f(t) = |sin t| est continue et 2π-périodique, avec c₀(f) = (1/2π)∫02π|sin t| dt = (1/2π)·4 = 2/π ≠ 0. Avec β = 1 :
∫1x |sin t / t| dt ~ (2/π) ln x quand x → +∞ (en particulier ∫ sin t/t ne converge pas absolument).

II. Deuxième partie

1.(a) |f(x)e−ixy| = |f(x)|, intégrable sur ℝ : l'intégrale de x ↦ f(x)e−ixy est absolument convergente.

1.(b) Bornée : |f̂(y)| ≤ ∫ℝ|f|, constante indépendante de y.
Continue : pour tout x, y ↦ f(x)e−ixy est continue ; pour tout y, x ↦ f(x)e−ixy est continue par morceaux ; et |f(x)e−ixy| ≤ |f(x)|, intégrable et indépendante de y (hypothèse de domination). Par le théorème de continuité des intégrales à paramètre, f̂ est continue sur ℝ.

2.(a) Pour y ≠ 0 : f̂(y) = ∫αβ e−ixy dx = (e−iαy − e−iβy)/(iy) ; pour y = 0 : f̂(0) = β − α.

2.(b) Avec α = −a, β = a : ψ̂a(y) = (eiay − e−iay)/(iy) = 2i sin(ay)/(iy) = 2 sin(ay)/y (y ≠ 0), et ψ̂a(0) = 2a.

3.(a) f et g sont nulles hors de [−a, a] et continues sur ce segment, donc continues par morceaux et bornées sur ℝ (par Mf, Mg). Pour x fixé, y ↦ f(y)g(x − y) est nulle hors de [−a, a] et continue par morceaux : (f∗g)(x) = ∫−aa f(y)g(x − y) dy est une intégrale sur un segment, elle a un sens.
Si |x| > 2a et y ∈ [−a, a], |x − y| ≥ |x| − |y| > 2a − a = a, donc g(x − y) = 0 : (f∗g)(x) = 0. f∗g est nulle hors de [−2a, 2a].

3.(b) Soient x, x′ réels et δ = x′ − x. Avec u = x − y :
|(f∗g)(x′) − (f∗g)(x)| ≤ ∫ |f(y)|·|g(x′ − y) − g(x − y)| dy ≤ Mf ∫ℝ |g(u + δ) − g(u)| du.
Soit ε > 0. g est continue sur le segment [−a, a], donc uniformément continue (Heine) : il existe η > 0 tel que |g(s) − g(s′)| ≤ ε dès que s, s′ ∈ [−a, a] et |s − s′| ≤ η. Pour |δ| ≤ η, on découpe ℝ :
• u et u + δ dans [−a, a] : intégrande ≤ ε sur une longueur ≤ 2a ;
• un seul des deux dans [−a, a] : intégrande ≤ Mg, sur une longueur ≤ 2|δ| ;
• aucun des deux : intégrande nul.
Donc |(f∗g)(x′) − (f∗g)(x)| ≤ Mf(2aε + 2|δ|Mg), quantité arbitrairement petite pour |δ| petit : f∗g est continue (et même uniformément continue).

4. (ψa∗ψa)(x) = ∫ ψa(y)ψa(x − y) dy = longueur de [−a, a] ∩ [x − a, x + a].
• 0 ≤ x ≤ 2a : intersection [x − a, a], de longueur 2a − x ;
• −2a ≤ x ≤ 0 : intersection [−a, x + a], de longueur 2a + x ;
• |x| > 2a : intersection vide (ou réduite à un point), valeur 0.
Donc (ψa∗ψa)(x) = 2a − |x| = 2a(1 − |x|/(2a)) pour |x| ≤ 2a et 0 sinon : ψa∗ψa = 2a Δ2a.

5. f∗g est continue et nulle hors de [−2a, 2a] : son intégrale est absolument convergente et (f∗g)^ est définie. Considérons l'intégrale double
K(y) = ∬[−a,a]² f(t)g(u)e−i(t+u)y dt du.
L'intégrande est continu sur le carré et se factorise : par Fubini, K(y) = (∫ f(t)e−itydt)(∫ g(u)e−iuydu) = f̂(y)ĝ(y).
Par le changement de variables (t, u) ↦ (t, x = t + u), de jacobien 1, puis Fubini dans l'autre ordre :
K(y) = ∫−2a2a ( ∫−aa f(t)g(x − t) dt ) e−ixy dx = ∫ (f∗g)(x)e−ixy dx = (f∗g)^(y).
D'où (f∗g)^ = f̂ ĝ.

III. Troisième partie

1. fb est continue sur ℝ (sin t/t → 1 en 0, et fb(0) = 1), paire, et pour |t| ≥ 1, 0 ≤ fb(t) ≤ 1/|t|b avec b > 1 : par comparaison à une intégrale de Riemann, ∫ℝ fb converge.

2.(a) Par II.4 avec a = ½ : ψ1/2∗ψ1/2 = 2·½·Δ1 = Δ1. ψ1/2 vérifie les hypothèses de II.3 (a = ½), donc par II.5 et II.2.(b) :
Δ̂1(y) = (ψ̂1/2(y))² = (2 sin(y/2)/y)² = (sin(y/2)/(y/2))² = f2(y/2) pour y ≠ 0, et Δ̂1(0) = (2·½)² = 1 = f2(0). Donc Δ̂1(y) = f2(y/2).

2.(b) Δ1 est continue, nulle hors de [−1, 1], et Δ̂1 = f2(·/2) est intégrable sur ℝ (III.1 avec b = 2). Le théorème de réciprocité en x = 0 donne :
1 = Δ1(0) = (1/2π)∫ f2(y/2) dy = (1/2π)·2∫ f2(u) du = J2/π (changement y = 2u).
J2 = ∫−∞+∞ (sin t/t)² dt = π.

3.(a) (Δ1∗Δ1)(0) = ∫ Δ1(y)Δ1(−y) dy = ∫−11(1 − |y|)² dy = 2∫01(1 − y)² dy = 2/3.

3.(b) Δ1 est continue sur [−1, 1] et nulle ailleurs (hypothèses de II.3 avec a = 1). Donc Δ1∗Δ1 est continue, nulle hors de [−2, 2] (II.3), et par II.5 sa transformée vaut (Δ̂1)² = f2(y/2)² = f4(y/2), intégrable. Réciprocité en 0 :
2/3 = (1/2π)∫ f4(y/2) dy = (1/2π)·2J4 = J4/π, d'où J4 = 2π/3.

IV. Quatrième partie

1.(a) S2n+2 − S2n = x2n+2 − x2n+1 ≤ 0 : (S2n) décroît. S2n+3 − S2n+1 = x2n+2 − x2n+3 ≥ 0 : (S2n+1) croît. S2n+1 − S2n = −x2n+1 → 0. Les deux suites sont adjacentes.

1.(b) Deux suites adjacentes convergent vers une même limite S ; comme (Sn) a ses deux sous-suites paire et impaire convergentes vers S, (Sn) converge : la série ∑(−1)nxn converge, de somme S, et pour tout n : S2n+1 ≤ S ≤ S2n.

1.(c) Si n = 2p : S ≤ S2p, donc S − Sn ≤ 0, du signe de (−1)n+1 = −1. Si n = 2p + 1 : S ≥ S2p+1, donc S − Sn ≥ 0, du signe de (−1)n+1 = +1. (De plus |S − Sn| ≤ xn+1, par S2p+1 ≤ S ≤ S2p et S2p+1 ≤ S ≤ S2p+2.)

2. Pour t ≠ 0 : sin t/t = ∑k≥0(−1)kxk avec xk = t2k/(2k + 1)!. Alors sin t/t − (1 − t²/6 + t⁴/120) = −(x3 − x4 + x5 − …). Or xk+1/xk = t²/((2k + 2)(2k + 3)) ≤ t²/72 ≤ 1 pour k ≥ 3 lorsque t² ≤ 72 : la suite (xk)k≥3 décroît vers 0. Par 1.(b) appliqué à cette série (premier terme x3), x3 − x4 + … ≥ x3 − x4 ≥ 0. Donc sin t/t ≤ 1 − t²/6 + t⁴/120 pour 0 < t² ≤ 72.

3. e−t²/6 = ∑k≥0(−1)kyk avec yk = wk/k!, w = t²/6. La somme partielle d'ordre 3 vaut 1 − w + w²/2 − w³/6 = 1 − t²/6 + t⁴/72 − t⁶/1296. Le reste est y4 − y5 + y6 − … ; yk+1/yk = w/(k + 1) ≤ w/5 ≤ 1 pour k ≥ 4 dès que w ≤ 5, c'est-à-dire t² ≤ 30. Ce reste est alors ≥ 0 (série alternée décroissante de premier terme positif). Donc e−t²/6 ≥ 1 − t²/6 + t⁴/72 − t⁶/1296 pour t² ≤ 30.

4. Soit 0 < t² ≤ 36/5 = 7,2. Alors |t| < 3 < π, donc sin t et t sont de même signe : sin t/t ≥ 0. Ensuite 7,2 ≤ 30 et 7,2 ≤ 72, donc 2 et 3 s'appliquent ; il suffit que 1 − t²/6 + t⁴/120 ≤ 1 − t²/6 + t⁴/72 − t⁶/1296, soit t⁶/1296 ≤ t⁴(1/72 − 1/120) = t⁴/180, soit t² ≤ 1296/180 = 36/5. C'est l'hypothèse : 0 ≤ sin t/t ≤ e−t²/6.

5.(a) fb est paire : Jb = 2∫0c fb + 2∫c+∞ fb, avec c² = 36/5. Sur ]0, c], par 4, fb(t) = (sin t/t)b ≤ e−bt²/6. Sur [c, +∞[, fb(t) ≤ 1/tb. Donc
Jb ≤ 2∫0c e−bt²/6 dt + 2∫c+∞ dt/tb ≤ ∫−∞+∞ e−bt²/6 dt + 2∫c+∞ dt/tb.

5.(b) Avec x = t√(b/6) : ∫ℝ e−bt²/6 dt = √(6/b)·√π = √(6π/b). Et ∫c+∞ t−b dt = c1−b/(b − 1) (b > 1).

5.(c) Posons s = √x ≥ 2 : x − 1 − (3/2)√x = s² − (3/2)s − 1 = (s − 2)(s + ½) ≥ 0.

5.(d) D'après (a) et (b) : Jb ≤ √(6π/b) + 2c1−b/(b − 1). On a √(6π/b) = (π/√b)√(6/π). Par (c) (b ≥ 4), b − 1 ≥ (3/2)√b, donc 2/(b − 1) ≤ 4/(3√b) ; et comme c > 1 et 1 − b ≤ −3, c1−b ≤ c−3. D'où 2c1−b/(b − 1) ≤ 4/(3√b c³) = (π/√b)·4/(3πc³), et
Jb ≤ (π/√b)(√(6/π) + 4/(3πc³)).
Il reste à montrer √(6/π) + 4/(3πc³) < √2 :
• π > 3,14 donne 6/π < 1,911 < 1,383², donc √(6/π) < 1,383 ;
• c³ = 216/(5√5) et 5√5 < 11,2, donc c³ > 19 ; ainsi 3πc³ > 9·19 = 171 et 4/(3πc³) < 0,024 ;
• somme < 1,407 < 1,414 < √2 (car 1,414² = 1,999396 < 2).
Donc Jb < π√(2/b) pour tout b ≥ 4. (Contrôle : pour b = 4, π/√2 ≈ 2,22 > J4 = 2π/3 ≈ 2,09.)

Un nouveau sujet de concours chaque jour sur WhatsApp

Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2004. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

}
Utile ? Envoyez-le à quelqu'un qui cherche
WhatsApp Facebook Telegram

📎 Citer cette page

Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.

Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1804/modele-de-concours-cnc-2004-mathematiques-i-tsi-concours-national-commun

📲
Installez Wadifa Info sur votre iPhone : appuyez sur le bouton Partager en bas de Safari, puis sur Sur l'écran d'accueil. Les nouveaux concours, sans passer par le navigateur.