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Modèle de concours : CNC 2000 Mathématiques I (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2000 👁️ 35 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2000), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2000
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2000 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère Chargé de l'Enseignement Ministère de l'Enseignement
Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2000

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Durée 4 heures

Concours TSI

Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2000 TSI

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours TSI,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s’ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les | références | des questions abordées.

Définitions et notations

Soitw = % avec T › 0; Pour tout n € Z et toute application f : R — © continue par

morceaux et T-périodique on pose :

cn(f) = ÿ |, 1eme at
Les ch (f) sont appelés les coefficients de Fourier complexes de f.

Étant donnée une famille (Un)nez de nombres complexes, on dit que la série ›, Un CONverge si
les deux séries ›, Un et ›. u_n convergent. En cas de convergence, on pose :
nz0 nzl

n=—0 n=0 n=l

Partie I
1. Soit f : R — C continue par morceaux et T-périodique.

(a) Pour tout n € N*, exprimer cp (f) et c_ (.f) en fonctions des coefficients de Fourier a, (f)
et bn(f) de f. Que vaut co( f) ?

(b) Pour tout x € Retn € N exprimer la somme ›, cr(f)e"**® à l’aide de la somme partielle
d'indice n associée à la série de Fourier de f qu’on notera S,(f)(x).

(c) Donner un énoncé du théorème de Dirichlet faisant intervenir les coefficients de Fourier
complexes de f.

2. Soit f : R — © une application de classe 01. On prolonge la restriction de f à l'intervalle
(0, 1[ en une fonction 1-périodique sur R notée g.

(a) Vérifier que g est de classe 0 par morceaux.

(b) Exprimer les coefficients de Fourier complexes de g à l’aide d’une intégrale faisant
intervenir la fonction f.

1
(c) Montrer que la série ›, | f(t)e-?"* dt est convergente de somme ;(f(0) + f(1)).
nez 0

Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2000 TSI

3. Soient f : R — © une application de classe C* et (p, g) € Z? avec p ‹ q.
(a) Montrer que pour tout k € {p,...,q — 1} ona:

(b) En déduire que

1 get 1 +0 7 ‏د‎

Partie II

Le but de cette partie est de calculer, pour tout n € N*, la somme de Gauss notée ‏مه‎ suivante :

k=1

2

1. Simplifier l'expression ‏ع‎ 2777 selon la parité de l’entier k.

2. Montrer que pour tout entier p on a :

mie je 4 É = 2 Di LÉ

| 215) —PÉ) dt = 1 ‏ل ل‎ du +i7” | ex du.

3. Montrer avec soin que pour tout œ € R*, l'intégrale 1 ‏انطع‎ du est convergente.
(On pourra utiliser une intégration par partie.)

4. Démontrer alors que

- 00

5. On pose J, = 1 ‏تا2ع‎ * du, n € N*.

(a) Trouver une relation entre J, et J,.

(b) Calculer 7 à l'aide de ce qui précède et donner l'expression de o,.

Partie III

—atn2

1. Montrer que pour tout réel t › 0, la série $. e est convergente.

On pose alors

2. Montrer que la fonction x est décroissante sur ]0, +].

Épreuve de Mathématiques I 2/3 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2000 TSI

3. Montrer que
2

et en déduire la limite de y en +oc.

4. Montrer en utilisant la question I-3-b que : Vt › 0, x(t) = lim ›, 1 aires taire ‏وول‎

n Br —nte-Ttn? t 11 8
—n TP 27123 ‏»ل‎
+0 Isis
6. Soit t › 0. Montrer que pour tout p € Z et P € R[X], l'intégrale / P(x)e- ‏(#طع2 + هاا‎ dx est
convergente.

7. En déduire que pour tout t › 0 il existe une constante M (t) telle que

J er (ata®+2inpx) dr M(t) à
2
—n 7

8. Soient 5 › 0ett › 0.

(a) Justifier l'existence de Ny € N tel que
q 2

p=N+1

› € pour tout entier N = No.

(b) En écrivant, pour tout N = Ny, que

x 7 2107 N n me n IN
‏ل‎ 1 e-(Ftæ +2ixpæ) at › ; 1 ‏سا‎ +2ixpæ) dr + x ١ 1 ‏سد‎ +2ixpr) dia

p=—0o. [pl 2171 0

montrer que l’on a :

9. Pour a € Ron pose f(a) = | 0t da,

(a) Montrer que f est bien définie et qu’elle est dérivable sur R.
(b) Montrer que f satisfait l'équation différentielle

(c) Résoudre l'équation différentielle (Æ) et conclure qu’il existe une constante Æ › 0 telle
que pour tout t › 0 on ait :

(d) Donner alors la valeur de K ainsi que celle de f(0).

10. Montrer que

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2000, filière TSI, concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines après les classes préparatoires. Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Thème : séries de Fourier complexes, formule sommatoire de Poisson, sommes de Gauss (Partie II) et fonction thêta χ avec son équation fonctionnelle (Partie III). Voici une correction proposée, question par question.

💡 Convention utilisée : pour f T-périodique, ω = 2π/T, an(f) = (2/T)∫0T f(t)cos(nωt)dt, bn(f) = (2/T)∫0T f(t)sin(nωt)dt et Sn(f)(x) = a0/2 + Σk=1n (akcos kωx + bksin kωx). Les séries Σn∈ℤ qui viennent de Dirichlet se lisent comme limite des sommes symétriques Σn=−NN (voir la remarque en I.2.c).

Partie I

1.(a) Coefficients complexes et réels

Avec e−inωt = cos(nωt) − i sin(nωt) :

cn(f) = (1/T)∫0T f(t)cos(nωt)dt − i(1/T)∫0T f(t)sin(nωt)dt = (an(f) − i bn(f))/2,

c−n(f) = (an(f) + i bn(f))/2 (n ∈ ℕ*), et c0(f) = (1/T)∫0T f(t)dt = a0(f)/2 (valeur moyenne de f).

1.(b) Somme symétrique

Pour k ≥ 1 : ckeikωx + c−ke−ikωx = ½[(ak − ibk)(cos kωx + i sin kωx) + (ak + ibk)(cos kωx − i sin kωx)] = akcos kωx + bksin kωx. En ajoutant le terme k = 0 (c0 = a0/2) :

Σk=−nn ck(f)eikωx = Sn(f)(x).

1.(c) Théorème de Dirichlet

Si f : ℝ → ℂ est T-périodique et de classe C1 par morceaux, alors pour tout x ∈ ℝ, f admet des limites à droite f(x+) et à gauche f(x−) et

limn→+∞ Σk=−nn ck(f)eikωx = ½(f(x+) + f(x−)).

En particulier la somme vaut f(x) en tout point où f est continue.

2.(a) g est C1 par morceaux

Pour k ∈ ℤ et x ∈ [k, k+1[, g(x) = f(x − k). Sur ]k, k+1[, g coïncide avec x ↦ f(x − k), qui est C1 sur le segment [k, k+1]. Donc la restriction de g à chaque ]k, k+1[ se prolonge en une fonction C1 sur [k, k+1] : g est C1 par morceaux (subdivision ℤ).

2.(b) Coefficients de g

Ici T = 1, ω = 2π et g = f sur [0, 1[ (le point 1 ne change pas l'intégrale) :

cn(g) = ∫01 f(t)e−2iπntdt.

2.(c) Somme de la série

On applique Dirichlet à g en x = 0 : g(0+) = f(0) et g(0−) = limx→1− f(x) = f(1) (f continue). Comme e0 = 1 :

Σn∈ℤ ∫01 f(t)e−2iπntdt = ½(f(0) + f(1)).

💡 Remarque à signaler sur la copie : une intégration par parties donne cn(g) = (f(0) − f(1))/(2iπn) + cn(f′)/(2iπn). Si f(0) ≠ f(1), les deux séries Σn≥0 et Σn≥1 divergent séparément (terme en 1/n), mais leurs termes en 1/n se compensent dans cn + c−n. La convergence est donc à comprendre au sens des sommes symétriques Σ−NN, qui est le sens du théorème de Dirichlet.

3.(a) Formule sur [k, k+1]

Soit fk(x) = f(x + k), de classe C1. Par 2.(c) : ½(f(k) + f(k+1)) = Σn ∫01 f(t + k)e−2iπntdt. Avec s = t + k et e2iπnk = 1 (nk ∈ ℤ) : ∫01 f(t+k)e−2iπntdt = ∫kk+1 f(s)e−2iπnsds. D'où

½(f(k) + f(k+1)) = Σn=−∞+∞ ∫kk+1 f(t)e−2iπntdt.

3.(b) Sommation de p à q − 1

On somme ces q − p égalités (somme finie de séries convergentes). À gauche : Σk=pq−1 ½(f(k) + f(k+1)) = ½f(p) + Σk=p+1q−1 f(k) + ½f(q) (chaque point intérieur est compté deux fois avec le poids ½). À droite, la relation de Chasles regroupe les intégrales en ∫pq. D'où le résultat demandé.

Partie II — Sommes de Gauss

1. Simplification de e−2iπn k²/4

  • k pair, k = 2m : k²/4 = m² ∈ ℤ, donc e−2iπn k²/4 = 1.
  • k impair, k = 2m + 1 : k² = 4m(m+1) + 1, donc k²/4 = m(m+1) + ¼ et e−2iπn k²/4 = e−iπn/2 = (−i)n = i−n.

2. Calcul de l'intégrale

💡 Erreur d'énoncé à signaler : telle qu'elle est imprimée, l'égalité est fausse (pour p = 0, le membre de droite contient en plus i−n∫−n/2n/2 e2iπu²/ndu, qui n'est pas nul). La formule juste, et celle qu'utilise la question 4, porte sur la somme des intégrales d'indices 2p et 2p + 1 : ∫0n e2iπ(t²/n − 2pt)dt + ∫0n e2iπ(t²/n − (2p+1)t)dt = ∫−pn(−p+1)n e2iπu²/ndu + i−n∫−(p+½)n(−p+½)n e2iπu²/ndu.

Preuve. Pour un entier m, on complète le carré : t²/n − mt = (t − mn/2)²/n − nm²/4. Avec u = t − mn/2 :

∫0n e2iπ(t²/n − mt)dt = e−2iπn m²/4 ∫−mn/2n − mn/2 e2iπu²/ndu.

  • m = 2p (pair) : facteur 1 (question 1), bornes −pn et (−p+1)n ;
  • m = 2p + 1 (impair) : facteur i−n, bornes −(p+½)n et (−p+½)n.

En ajoutant les deux on obtient la formule.

3. Convergence de ∫−∞+∞ eiαu²du (α ≠ 0)

L'intégrande est continue et paire : il suffit d'étudier ∫1+∞. Pour X > 1, on écrit eiαu² = (2iαu eiαu²)/(2iαu) et on intègre par parties :

∫1X eiαu²du = [eiαu²/(2iαu)]1X + ∫1X eiαu²/(2iαu²) du.

Le crochet tend vers −eiα/(2iα) (car |eiαX²/(2iαX)| ≤ 1/(2|α|X) → 0) et la dernière intégrale converge absolument (module ≤ 1/(2|α|u²), intégrable sur [1, +∞[). Donc ∫1+∞ converge, et par parité ∫−∞+∞ eiαu²du converge.

4. σn = (1 + i−n)∫−∞+∞ e2iπu²/ndu

On applique I.3.(b) à f(t) = e2iπt²/n (C1), avec p = 0 et q = n. Comme f(0) = 1 = e2iπn = f(n) :

½f(0) + Σk=1n−1 f(k) + ½f(n) = 1 + Σk=1n−1 f(k) = Σk=1n e2iπk²/n = σn.

Donc σn = limM Σm=−MM Im avec Im = ∫0n e2iπ(t²/n − mt)dt. On prend M = 2P + 1 et on groupe les indices (2p, 2p+1), p = −P, …, P (le terme supplémentaire I−2P−1 tend vers 0 car les termes d'une série convergente tendent vers 0). Par la question 2, les intervalles [−pn, (−p+1)n] et [−(p+½)n, (−p+½)n] (p = −P…P) se recollent :

Σp=−PP(I2p + I2p+1) = ∫−Pn(P+1)n e2iπu²/ndu + i−n∫−(P+½)n(P+½)n e2iπu²/ndu.

Quand P → +∞, par la question 3 (convergence aux deux bornes) : σn = (1 + i−n)∫−∞+∞ e2iπu²/ndu.

5.(a) Relation entre Jn et J1

Changement de variable u = √n v (affine, sur une intégrale convergente) : Jn = √n J1.

5.(b) Valeur de J1 et de σn

Pour n = 1 : σ1 = e2iπ = 1 = (1 + i−1)J1 = (1 − i)J1, donc J1 = 1/(1 − i) = (1 + i)/2. Ainsi :

σn = √n · (1 + i)(1 + i−n)/2, soit :

n mod 40123
σn(1 + i)√n√n0i√n

Contrôle : σ2 = eiπ + e4iπ = 0 ; σ3 = 1 + 2e2iπ/3 = i√3. ✔

Partie III — La fonction χ

1. Convergence

Pour |n| ≥ 1, n² ≥ |n| donc 0 < e−πtn² ≤ (e−πt)|n|, terme d'une série géométrique de raison e−πt ∈ ]0, 1[. Les séries Σn≥0 et Σn≥1 e−πt(−n)² convergent : χ(t) est bien défini et χ(t) = 1 + 2Σn≥1 e−πtn².

2. χ décroissante

Pour 0 < s < t et n ≥ 1, e−πtn² < e−πsn² ; en sommant, χ(t) < χ(s) : χ est (strictement) décroissante sur ]0, +∞[.

3. Encadrement et limite

χ(t) − 1 = 2Σn≥1 e−πtn² > 0, et avec n² ≥ n : χ(t) − 1 ≤ 2Σn≥1 e−πtn = 2e−πt/(1 − e−πt) = 2/(eπt − 1). Ce majorant tend vers 0 en +∞, donc limt→+∞ χ(t) = 1.

4. Formule avec I.3.(b)

On applique I.3.(b) à f(x) = e−πtx² (C1), avec p = −n et q = n :

Σk=−nn e−πtk² − e−πtn² = Σp∈ℤ ∫−nn e−πtx²e−2iπpxdx (car ½f(−n) + ½f(n) = e−πtn²). Quand n → +∞, le membre de gauche tend vers χ(t) − 0 : χ(t) = limn Σp ∫−nn e−(πtx² + 2iπpx)dx.

5. Double intégration par parties (p ≠ 0)

Notons φ(x) = e−πtx², e(x) = e−2iπpx, de primitive −e(x)/(2iπp), avec e(±n) = 1 (pn ∈ ℤ).

1re IPP : ∫−nn φe = [−φe/(2iπp)]−nn + (1/(2iπp))∫ φ′e. Le crochet est nul (φ(n) = φ(−n)) et φ′ = −2πtxφ, donc ∫ φe = (it/p)∫−nn xφ(x)e(x)dx.

2e IPP : ∫ xφe = [−xφe/(2iπp)]−nn + (1/(2iπp))∫(xφ)′e = i n e−πtn²/(πp) + (1/(2iπp))∫(1 − 2πtx²)φe.

En multipliant par it/p : ∫−nn e−(πtx² + 2iπpx)dx = −nte−πtn²/(πp²) + (t/(2πp²))∫−nn (1 − 2πtx²)e−(πtx² + 2iπpx)dx.

6. Convergence

|P(x)e−(πtx² + 2iπpx)| = |P(x)|e−πtx² = o(1/x²) en ±∞ (croissances comparées) : l'intégrale est absolument convergente.

7. Majoration en M(t)/p²

D'après 5 : |∫−nn …| ≤ (t/(πp²)) · n e−πtn² + (t/(2πp²))∫−∞+∞ |1 − 2πtx²|e−πtx²dx. Or n e−πtn² ≤ supx>0 x e−πtx² = 1/√(2πet), et la dernière intégrale converge (question 6). On pose

M(t) = t/(π√(2πet)) + (t/(2π))∫−∞+∞ |1 − 2πtx²|e−πtx²dx, indépendant de n et p.

8.(a) Existence de N0

Σ M(t)/p² converge (Riemann, exposant 2) : son reste tend vers 0, d'où N0 tel que Σp≥N+1 M(t)/p² ≤ ε pour N ≥ N0.

8.(b) χ(t) = Σp ∫−∞+∞ e−πtx² − 2iπpxdx

Fixons N ≥ N0. Par 7, le reste Σ|p|≥N+1 ∫−nn est de module ≤ 2ε, uniformément en n. Faisons n → +∞ : la somme finie Σ|p|≤N ∫−nn tend vers Σ|p|≤N ∫−∞+∞ (question 6) et le membre de gauche tend vers χ(t) (question 4), donc

|χ(t) − Σ|p|≤N ∫−∞+∞ e−πtx² − 2iπpxdx| ≤ 2ε.

Par passage à la limite dans 7, |∫−∞+∞ e−πtx² − 2iπpxdx| ≤ M(t)/p² : la série Σp ∫−∞+∞ converge absolument et son reste d'ordre N est ≤ 2ε. Donc |χ(t) − Σp∈ℤ ∫−∞+∞| ≤ 4ε pour tout ε > 0 : χ(t) = Σp=−∞+∞ ∫−∞+∞ e−πtx² − 2iπpxdx.

9.(a) f bien définie et dérivable

|e−x² + iax| = e−x², intégrable sur ℝ : f est définie. h(a, x) = e−x² + iax est C1 en a avec |∂h/∂a| = |ix e−x² + iax| = |x|e−x², intégrable et indépendant de a (hypothèse de domination). Par le théorème de dérivation sous le signe intégrale, f est C1 sur ℝ et f′(a) = i∫−∞+∞ x e−x²eiaxdx.

9.(b) Équation (E)

On intègre par parties avec x e−x² = −½(e−x²)′ (le crochet −½e−x²eiax tend vers 0 en ±∞) : f′(a) = i · ½∫ e−x² · ia eiaxdx = −(a/2)f(a). Donc f′ + (a/2)f = 0.

9.(c) Résolution et équation fonctionnelle

(E) est linéaire du premier ordre : f(a) = f(0)e−a²/4. Dans ∫−∞+∞ e−πtx² − 2iπpxdx, on pose y = √(πt) x : = (1/√(πt))∫ e−y² − iaydy avec a = 2p√(π/t), soit (1/√(πt)) f(−a) = (f(0)/√(πt)) e−πp²/t (car a²/4 = πp²/t). En sommant sur p (question 8) :

χ(t) = (K/√(πt)) χ(1/t), avec K = f(0) = ∫−∞+∞ e−x²dx > 0.

9.(d) Valeurs de K et f(0)

Pour t = 1 : χ(1) = (K/√π)χ(1) avec χ(1) ≥ 1 > 0, donc K = √π et f(0) = √π (on retrouve l'intégrale de Gauss).

10. Comportement en 0

Avec K = √π : χ(t) = χ(1/t)/√t, donc χ(t) − 1/√t = (χ(1/t) − 1)/√t. Par la question 3, 0 < (χ(1/t) − 1)/√t ≤ 2/(√t (eπ/t − 1)), qui tend vers 0 quand t → 0+ (l'exponentielle l'emporte). Donc χ(t) = 1/√t + o(1) quand t → 0.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2000. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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