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Modèle de concours : CNC 2018 Chimie (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Chimie 📅 2018 👁️ 33 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2018), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Chimie
Année
2018
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2018 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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Concours National Commun - Session 2018 - Filière TSI

* On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies.

Il convient en particulier de rappeler avec précision les |références des
questions abordées.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur
d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant
clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.

e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être
admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème
sont relativement indépendantes entre elles.

Le fluor et ses composés

Le fluor est un élément relativement abondant dans l'écorce terrestre (0,2%
atomique). On le retrouve dans la plupart des milieux géologiques, mais
notamment dans les roches ignées et de grès. À cause de sa nature extrêmement
réactive, le fluor ne fut isolé que tardivement, par Henri Moissan sous forme de
difluor en 1886, ce qui lui valut le prix Nobel de chimie en 1906.

Le difluor se présente sous la forme d'un gaz jaune verdâtre dont l'odeur est
irritante. C’est un gaz toxique qui a de nombreuses utilisations : raffinage du
pétrole, enrichissement de l’uranium, plastique, tomographie par émission de
positons, dentifrice, …

Données :

* Masse molaire atomique du fluor : M(F)=19,00g.mol" ;

* Masse molaire atomique du calcium : M(Ca)= 40,08g.mol" ;
e Numéro atomique du calcium : Z(Ca)=20 ;

‹ Constante d’Avogadro : N, =6,02.10” mo!" ;

٠ Constante de Nernst à 25 °C : ‏ممم‎ = 0,06 V ;

‹ Constante des gaz parfaits : R=8,314 J.K"'.mol* ;
Produit ionique de l’eau à 25 °C : pK,=14,0 ;

Les gaz seront considérés parfaits et les solutions aqueuses diluées ;
٠ Grandeurs thermodynamiques à 25 °C sous P° =1 bar :

Épreuve de Chimie 1/5

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Concours National Commun - Session 2018 - Filière TSI

1.  آ‎ fluor et les halogènes
Les halogènes, fluor, chlore, brome et iode sont les éléments de l’avant-

dernière colonne du tableau périodique des éléments chimiques.

1.1. Le fluor est situé dans la deuxième période du tableau périodique. Donner
la configuration électronique de l’atome du fluor dans son état
fondamental. Déterminer combien un atome de cet élément possède
d’électrons de cœur, d’électrons de valence et d’électrons célibataires.

1.2. Donner la composition de l’atome de fluor sachant que son nombre de
masse est A=19.

1.3. Quel est l’élément halogène le plus électronégatif parmi les quatre éléments
cités ci-dessus ?

1.4. Quel est le nombre d’oxydation (non nul) usuel des éléments de la famille
des halogènes ? Justifier.

1.5. Quel ion les halogènes (notés X ) ont-il tendance à donner ? Justifier
pourquoi.

1.6. Justifier pourquoi les halogènes forment des molécules du type X,.

1.7. Proposer un schéma de Lewis pour le difluor F, et le fluorure d'hydrogène

1.8. Le tableau ci-dessous donne le rayon de Van der Waals, les températures

de fusion (T,) et d’ébullition (7,,) des dihalogènes.

Dihalogène 2
Rayon de Van der Waals ( pm) 190 | 195 |

17 (en °C)

Interpréter l’évolution de ces propriétés physiques.
2. Structure cristalline du fluorure de calcium
Le fluorure de calcium, présent dans la nature sous la forme de fluorine,
est la principale source mondiale en difluor. C'est un solide insoluble dans l'eau.
Dans sa structure cristalline, les ions calcium forment un empilement cubique à
faces centrées et les ions fluorures occupent la totalité des sites tétraédriques. Le
paramètre de la maille est a=0,543nm.
2.1. Donner la structure électronique du calcium Ca. Justifier la formation du
fluorure de calcium CaF, . De quel type de composé s'agit-il ?
2.2. Représenter avec précision une maille du réseau du fluorure de calcium.
2.3. Déterminer les coordinences des deux ions. Est-ce en accord avec la
structure proposée à la question 2.1 ?
2.4. Donner le nombre d’atomes de chaque espèce par maille. La stœchiométrie
CaF, est-elle respectée 2
2.5. Calculer la masse volumique du fluorure de calcium.
3.  Acidité de l’acide fluorhydrique
L'acide fluorhydrique (HF), gaz incolore de production industrielle, est un
acide faible très corrosive et toxique. Il est utilisé dans la production de

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Concours National Commun - Session 2018 - Filière TSI

substances fluorocarbonées, de solutions aqueuses de HF, dans la synthèse
d’hexafluorure d’uranium, dans l’alkylation des produits dérivés du pétrole et
dans la synthèse de produits chimiques.
On note K, la constante d’acidité et œ le coefficient de dissociation de cet
acide en solution aqueuse.
3.1. Écrire la réaction (1) de dissociation de HF dans l’eau. Exprimer K, en
fonction de a et de la concentration initiale c en acide.
3.2. La variation de a et celle du pH de la solution d'acide fluorhydrique en
fonction du logarithme de la concentration en acide ) log(c) ) sont
représentées ci-dessous respectivement sur les graphes (a) et (b).

1,8 pH
0,8 | 5
041 3;
0,2 2
5 4 3 2 - 0 log(c) 5 -4 43 2 -1 01leg(e)
graphe (a) graphe (b)
3.2.1. Interpréter les courbes représentées sur les deux graphes.
3.2.2. Sachant que pour log(c)=-2,9 , a=0,5 , calculer la valeur de
3.2.3. Calculer la concentration de la solution d’acide fluorhydrique où HF

est dissocié à 80%. En déduire le pH de cette solution.

4.  Solubilité du fluorure de calcium

4.1. Écrire la réaction (2) de dissolution du fluorure de calcium ‏ىل‎ dans
l’eau. Exprimer le produit de solubilité K, du fluorure de calcium.

4.2. Déterminer la solubilité s, du fluorure de calcium dans l’eau pure sans
tenir compte du caractère basique des ions fluorure. On donne

4.3. En tenant compte du caractère basique des ions fluorure, exprimer la
solubilité s du fluorure de calcium, en fonction de K,, K, et h= [H,0" ] ;

4.4. En déduire la solubilité s à pH=1,0 puis à pH=6,0. Commenter. On
prendra : pK (HF/F")=3,2.

4.5. Le produit de solubilité du fluorure de baryum ‏كله‎ est ‏ل‎ =1,75.107.

Épreuve de Chimie 3/5

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Concours National Commun - Session 2018 - Filière TSI

Sans faire de calcul, prévoir si BaF,,, est plus soluble ou moins soluble que
CaF.

5, dans l'eau pure.
5. Production de l’acide fluorhydrique

La production industrielle de l’acide fluorhydrique est basée sur l’action de
l’acide sulfurique liquide (H,SO,) sur le difluorure de calcium solide que l’on
trouve à l’état naturel dans le « spath fluor, ou fluorine ». Le spath fluor est
préalablement réduit en poudre et doit contenir au minimum 97% de fluorure de
calcium. Le mélange de fluorure de calcium - acide sulfurique, en léger excès
pour assurer la conversion complète de la fluorine, est porté à la température de
100°C à 300°C.

On modélise la synthèse industrielle de l’acide fluorhydrique par la réaction
chimique d’équation bilan :

0 + يكل

L’enthalpie libre standard exprimée en J.mol de cette réaction est

A G;(T)=84,0.10* - 549,957 +47,7TLn(T), avec la température 7 en K.

5.1. Déterminer la variance du système constitué par le mélange initial des deux
produits réagissant. Commenter.

5.2. Donner le signe de l’entropie standard A S,(T) de la réaction (3). Vérifier-le
en calculant A,S*(7).
5.3. Calculer l’enthalpie standard A H:(T) de la réaction (3). Commenter.

5.4. Dire, en justifiant, si la synthèse de HF_, est favorisée par des températures

basses et par des pressions faibles.

5.5. Cette synthèse est réalisée à la température T =300°C et sous la pression
P=lbar . Calculer la constante d’équilibre K, de la réaction (3) à cette
température. Commenter.

5.6. Dans un réacteur de volume constant V =141,4m* initialement vide, on
introduit 2,82.10*mol de difluorure de calcium et 2,86.10*mol d’acide
sulfurique préalablement préchauffés à la température T =300°C sous la
pression P=lbar . Déterminer la composition finale du système et la
pression des gaz. On négligera le volume des solides.

6. Mesure de la constante de dissociation d’un complexe fluoré
En milieu fluorure, les ions ferriques Fe” forment le complexe Fer”.

6.1. Écrire l’équation bilan de la réaction (4) de dissociation de ce complexe en
solution aqueuse et exprimer sa constante d’équilibre K,.

6.2. Afin de calculer la valeur de K,, on réalise une pile électrochimique comme
suit :

- Dans un premier bécher, on verse une solution aqueuse contenant
des ions Fe” et Fe” de même concentration initiale

Épreuve de Chimie 4/5

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Concours National Commun - Session 2018 - Filière TSI
[Fe* |, = [Fe* |, =1,0.10"mol.L'. On y plonge une électrode de platine. Celle-ci
constitue le pôle positif.

- Dans un deuxième bécher, on verse 100mL d’une solution aqueuse
contenant n, =1,0.10"mol de sel de Mohr (FeSO,,(NH,),SO,,6H,0) et

n, =0,5.10*mol d’alun ferrique (Fe,(SO,),,K,S0,,4H,0) . On y ajoute
n, =1,0.10?mol d’ions fluorure sans variation de volume et on y plonge une

électrode de platine.

- On relie les deux béchers à l’aide d’un pont salin.

- On mesure la force électromotrice e=FE-E, à [l’aide d’un
millivoltmètre.

On donne le potentiel standard du couple Fe” / Fe”* : E° =0,77V.

6.2.1. Faire un schéma légendé de la pile ainsi constituée.
6.2.2. Quel est le rôle du pont salin ?
6.2.3. Écrire la demi équation électronique du couple en présence dans le

premier bécher. Exprimer le potentiel d’oxydoréduction F, de ce couple et
calculer sa valeur numérique.

6.2.4. Calculer les concentrations molaires en Fe”* et Fe* dans le deuxième
bécher avant l’introduction des ions fluorure.

6.2.5. On suppose que seul lion complexe FeF”* est formé. On mesure la
force électromotrice de la pile : e=0,25V.

6.2.5.1. Calculer le potentiel E, de l’électrode dans le deuxième bécher.

6.2.5.2. En déduire la concentration molaire en ions Fe” non complexés de la

solution dans le deuxième bécher.
6.2.5.3. Calculer la valeur de la constante K,.

Épreuve de Chimie 5/5

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2018, filière TSI, concours d'accès aux écoles d'ingénieurs marocaines après les classes préparatoires. C'est un problème en six parties relativement indépendantes, intitulé « Le fluor et ses composés » : atomistique des halogènes, cristallographie de la fluorine CaF2, acidité de HF, solubilité de CaF2, thermodynamique de la production industrielle de HF, et pile de concentration pour mesurer la constante de dissociation de FeF2+. La durée et le coefficient ne figurent pas sur le scan. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les parties sont indépendantes : traitez d'abord les questions de cours (1, 2, 3.1, 4.1, 6.1 à 6.2.4), qui rapportent vite. Posez toujours l'équation de réaction et le tableau d'avancement avant un calcul, et vérifiez vos hypothèses (acide faible peu dissocié, réaction totale ou rupture d'équilibre). Notez que la liste des « grandeurs thermodynamiques à 25 °C » annoncée en page 1 n'apparaît pas sur le scan ; elle n'est pas indispensable car ΔrG°3(T) est donné en partie 5.

1. Le fluor et les halogènes

  • 1.1. Z(F) = 9 : 1s2 2s2 2p5. Électrons de cœur : 2 (1s2) ; électrons de valence : 7 (2s22p5) ; électrons célibataires : 1 (règle de Hund : une des trois orbitales 2p n'est occupée que par un électron).
  • 1.2. 199F : 9 protons, 9 électrons, 10 neutrons (N = A − Z = 19 − 9).
  • 1.3. L'électronégativité diminue en descendant une colonne : le fluor est le plus électronégatif (c'est d'ailleurs l'élément le plus électronégatif de la classification).
  • 1.4. Avec une configuration ns2np5, il manque un électron pour atteindre la configuration du gaz noble suivant : nombre d'oxydation usuel −I.
  • 1.5. Ils donnent l'ion halogénure X− (F−, Cl−, …) : en captant un électron, ils acquièrent la configuration ns2np6 du gaz noble, très stable (fort caractère électronégatif, affinité électronique élevée).
  • 1.6. Chaque atome X possède un seul électron célibataire : deux atomes le mettent en commun pour former une liaison covalente simple X–X ; chacun atteint ainsi l'octet. D'où des molécules X2.
  • 1.7. Lewis : F2 : |F̅–F̅| (une liaison simple, trois doublets non liants sur chaque F) ; HF : H–F̅| (une liaison simple, trois doublets non liants sur F ; molécule très polarisée Hδ+–Fδ−).
  • 1.8. De F2 à I2, le rayon de Van der Waals augmente (155 → 195 pm) : le nuage électronique est plus volumineux donc plus polarisable. Les molécules étant apolaires, la cohésion est assurée par les forces de London (dispersion), qui croissent avec la polarisabilité. Il faut donc plus d'énergie pour fondre ou vaporiser : Tfus et Téb augmentent de F2 à I2. À 25 °C, F2 et Cl2 sont gazeux, Br2 liquide (−7 °C < 25 °C < 59 °C), I2 solide.

2. Structure cristalline du fluorure de calcium

  • 2.1. Ca (Z = 20) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 = [Ar] 4s2. Le calcium perd facilement ses 2 électrons 4s pour donner Ca2+ (configuration de l'argon) ; chaque F capte un électron pour donner F− (configuration du néon). L'électroneutralité impose 2 F− pour 1 Ca2+ : CaF2. Grande différence d'électronégativité : composé ionique (cristal ionique).
  • 2.2. Maille cubique d'arête a : Ca2+ aux 8 sommets et aux centres des 6 faces (CFC) ; F− aux centres des 8 petits cubes d'arête a/2, c'est-à-dire aux positions (a/4, a/4, a/4), (3a/4, a/4, a/4), … (tous les sites tétraédriques). Sur la copie, dessiner le cube, placer les 14 Ca2+ et les 8 F− intérieurs, avec une légende.
  • 2.3. Chaque F− occupe un site tétraédrique : coordinence de F− / Ca2+ = 4. Chaque Ca2+ est entouré par les F− des 8 petits cubes qui l'entourent : coordinence de Ca2+ / F− = 8 (cubique). Le rapport des coordinences 8/4 = 2 est bien égal au rapport des nombres d'ions F−/Ca2+ : c'est en accord avec la formule CaF2 établie en 2.1.
  • 2.4. Ca2+ : 8 × 1/8 + 6 × 1/2 = 4 ; F− : 8 × 1 = 8. Rapport 4 : 8 = 1 : 2, la stœchiométrie CaF2 est respectée (Z = 4 motifs CaF2 par maille).
  • 2.5. M(CaF2) = 40,08 + 2 × 19,00 = 78,08 g/mol. ρ = 4 M / (NA a3) = 4 × 78,08 / (6,02.1023 × (0,543.10−7 cm)3) = 5,19.10−22 / 1,601.10−22 ≈ 3,24 g.cm−3 = 3,24.103 kg.m−3.

3. Acidité de l'acide fluorhydrique

  • 3.1. (1) HF + H2O ⇌ F− + H3O+. Tableau : [F−] = [H3O+] = αc (autoprotolyse de l'eau négligée), [HF] = c(1 − α). Donc Ka = cα2 / (1 − α) (loi de dilution d'Ostwald).
  • 3.2.1. Graphe (a) : α diminue quand c augmente. En solution très diluée (log c < −5), α → 1 : HF est quasi totalement dissocié, il se comporte comme un acide fort (loi de dilution d'Ostwald). En solution concentrée, α → 0 : acide faible peu dissocié. Graphe (b) : le pH diminue quand c augmente ; aux faibles concentrations pH ≈ −log c (pente −1, comportement d'acide fort : pH ≈ 5,5 pour log c ≈ −5,5), aux fortes concentrations pH ≈ ½(pKa − log c) (pente −1/2, acide faible peu dissocié : pH ≈ 1,6 pour log c = 0, soit pKa ≈ 3,2).
  • 3.2.2. Ka = cα2/(1 − α) = 10−2,9 × 0,25 / 0,5 = 0,5 × 10−2,9. pKa = 2,9 + log 2 = pKa ≈ 3,2. (Remarque : α = 0,5 donne exactement Ka = c/2.)
  • 3.2.3. c = Ka(1 − α)/α2 = 10−3,2 × 0,2 / 0,64 = c ≈ 1,97.10−4 mol.L−1 (log c ≈ −3,7, cohérent avec le graphe (a)). [H3O+] = αc = 1,58.10−4 mol.L−1, d'où pH ≈ 3,8 (l'autoprotolyse de l'eau reste négligeable).

4. Solubilité du fluorure de calcium

  • 4.1. (2) CaF2(s) ⇌ Ca2+(aq) + 2 F−(aq) ; Ks = [Ca2+][F−]2 (concentrations en mol.L−1, divisées par c° = 1 mol.L−1).
  • 4.2. [Ca2+] = s0, [F−] = 2s0 ⇒ Ks = 4s03 ⇒ s0 = (Ks/4)1/3 = (1,0.10−11)1/3 = s0 ≈ 2,15.10−4 mol.L−1 (≈ 16,8 mg.L−1).
  • 4.3. Conservation : [Ca2+] = s et 2s = [F−] + [HF] = [F−](1 + h/Ka). D'où [F−] = 2s / (1 + h/Ka) et Ks = 4s3 / (1 + h/Ka)2, soit s = [Ks(1 + h/Ka)2 / 4]1/3.
  • 4.4. À pH = 1,0 : h/Ka = 10−1/10−3,2 = 102,2 ≈ 158,5 ; s = [1,0.10−11 × (159,5)2]1/3 ≈ 6,3.10−3 mol.L−1. À pH = 6,0 : h/Ka = 10−2,8 ≈ 1,6.10−3 négligeable devant 1 ⇒ s ≈ s0 ≈ 2,15.10−4 mol.L−1. Commentaire : en milieu acide, les ions F− sont protonés en HF, ce qui déplace l'équilibre (2) dans le sens de la dissolution : la solubilité augmente quand le pH diminue (environ 30 fois plus à pH 1). Pour pH > pKa + 1 ≈ 4,2, l'effet devient négligeable.
  • 4.5. BaF2 et CaF2 ont la même stœchiométrie (type MX2, s = (Ks/4)1/3) : on peut comparer directement les Ks. K's = 1,75.10−6 >> 4,0.10−11 ⇒ BaF2 est plus soluble que CaF2 dans l'eau pure.

5. Production de l'acide fluorhydrique

Réaction (3) : CaF2(s) + H2SO4(l) ⇌ 2 HF(g) + CaSO4(s), avec ΔrG°3(T) = 84,0.103 − 549,95 T + 47,7 T ln T (J.mol−1).

  • 5.1. Constituants : 4 (CaF2, H2SO4, HF, CaSO4) ; 1 équilibre ; phases : 4 (deux solides purs non miscibles, un liquide pur, une phase gazeuse ne contenant que HF). Paramètres intensifs : T, P (et toutes les fractions molaires valent 1). Relation : K3(T) = (PHF/P°)2 = (P/P°)2. v = (4 − 1) + 2 − 4 = 1 ; la relation n(HF) = 2 n(CaSO4) issue du mélange initial relie des phases différentes et ne diminue pas la variance. Commentaire : le système est monovariant ; à l'équilibre, fixer T fixe la pression (P = P° √K3). Si l'opérateur impose T et P indépendamment, l'équilibre ne peut en général pas s'établir : il y a rupture d'équilibre (réaction totale ou nulle).
  • 5.2. La réaction produit 2 moles de gaz à partir de phases condensées (Δngaz = +2) : désordre accru, ΔrS° > 0. Vérification : ΔrS°3 = −dΔrG°/dT = 549,95 − 47,7(ln T + 1) = 502,25 − 47,7 ln T (J.K−1.mol−1) ; à 298 K : ≈ +230 J.K−1.mol−1 ; à 573 K : ≈ +199 J.K−1.mol−1. Positif sur tout le domaine utile.
  • 5.3. ΔrH° = ΔrG° + TΔrS° = 84,0.103 − 47,7 T (J.mol−1) (on retrouve ΔrC°p = −47,7 J.K−1.mol−1). À 298 K : ≈ +69,8 kJ.mol−1 ; à 573 K : ≈ +56,7 kJ.mol−1. Réaction endothermique : il faut fournir de la chaleur, d'où le chauffage industriel entre 100 et 300 °C.
  • 5.4. Température (loi de Van 't Hoff, dlnK/dT = ΔrH°/RT2 > 0) : K augmente avec T ; la synthèse est défavorisée par les basses températures. Pression (Le Chatelier) : Δngaz = +2 > 0, une diminution de pression déplace l'équilibre vers la formation de gaz : les basses pressions favorisent la synthèse de HF.
  • 5.5. T = 573,15 K : ΔrG° = 84 000 − 315 204 + 173 636 ≈ −57,6 kJ.mol−1 ; K3 = exp(−ΔrG°/RT) = exp(57 568 / (8,314 × 573,15)) = exp(12,08) ≈ 1,8.105. Commentaire : K3 >> 1, réaction thermodynamiquement très favorable ; l'équilibre correspondrait à PHF = P°√K3 ≈ 420 bar, bien au-dessus de la pression de travail (1 bar) : à 1 bar la réaction est totale.
  • 5.6. Avancement maximal : CaF2 est limitant (2,82.103 < 2,86.103 mol), ξmax = 2,82.103 mol. Si la réaction est totale : n(HF) = 5,64.103 mol, P = nRT/V = 5 640 × 8,314 × 573,15 / 141,4 ≈ 1,90.105 Pa ≈ 1,9 bar. Test : Q = (1,9)2 ≈ 3,6 < K3 ≈ 1,8.105 : l'équilibre n'est jamais atteint, il y a rupture d'équilibre par disparition totale de CaF2. Composition finale : n(CaF2) = 0 ; n(H2SO4) = 40 mol ; n(HF) = 5,64.103 mol ; n(CaSO4) = 2,82.103 mol ; Pgaz = PHF ≈ 1,9 bar.

6. Mesure de la constante de dissociation d'un complexe fluoré

  • 6.1. (4) FeF2+ ⇌ Fe3+ + F− ; Kd = [Fe3+][F−] / [FeF2+].
  • 6.2.1. Schéma à légender : deux béchers reliés par un pont salin (KNO3 ou NH4NO3 gélifié) ; dans chacun une électrode de platine. Bécher 1 (Fe3+/Fe2+ à 1,0.10−2 mol.L−1) : pôle +, cathode (réduction Fe3+ + e− → Fe2+). Bécher 2 (Fe2+, Fe3+, F−) : pôle −, anode (oxydation Fe2+ → Fe3+ + e−). Millivoltmètre : borne V sur le platine 1, COM sur le platine 2. Les électrons circulent dans le circuit extérieur du bécher 2 vers le bécher 1.
  • 6.2.2. Le pont salin ferme le circuit par conduction ionique, assure l'électroneutralité des deux solutions et évite leur mélange.
  • 6.2.3. Fe3+ + e− = Fe2+ ; Nernst : E1 = E° + 0,06 log([Fe3+]/[Fe2+]) = 0,77 + 0,06 log 1 = E1 = 0,77 V.
  • 6.2.4. Sel de Mohr : 1 Fe2+ par formule ⇒ n(Fe2+) = 1,0.10−3 mol dans 0,100 L ⇒ [Fe2+] = 1,0.10−2 mol.L−1. Alun ferrique : 2 Fe3+ par formule Fe2(SO4)3 ⇒ n(Fe3+) = 2 × 0,5.10−3 = 1,0.10−3 mol ⇒ [Fe3+] = 1,0.10−2 mol.L−1.
  • 6.2.5.1. e = E1 − E2 ⇒ E2 = 0,77 − 0,25 = 0,52 V.
  • 6.2.5.2. Fe2+ n'est pas complexé : [Fe2+] = 1,0.10−2 mol.L−1. E2 = 0,77 + 0,06 log([Fe3+]/[Fe2+]) ⇒ log([Fe3+]/[Fe2+]) = (0,52 − 0,77)/0,06 = −4,17 ⇒ [Fe3+]libre ≈ 6,8.10−7 mol.L−1. Le fer(III) est donc presque entièrement complexé.
  • 6.2.5.3. [F−] introduit = 1,0.10−2/0,100 = 0,10 mol.L−1. [FeF2+] = 1,0.10−2 − 6,8.10−7 ≈ 1,0.10−2 mol.L−1 ; [F−]libre = 0,10 − 0,010 = 9,0.10−2 mol.L−1. Kd = 6,8.10−7 × 9,0.10−2 / 1,0.10−2 ≈ 6,1.10−6 (pKd ≈ 5,2). (On néglige la protonation de F− en HF, non évoquée par l'énoncé.)

💡 Résultats clés : F 1s22s22p5 ; coordinences 8/4 ; Z = 4 ; ρ ≈ 3,24 g.cm−3 ; pKa = 3,2 ; c ≈ 2,0.10−4 mol.L−1 et pH ≈ 3,8 ; s0 ≈ 2,15.10−4 mol.L−1, s(pH 1) ≈ 6,3.10−3 mol.L−1 ; v = 1 ; ΔrH° = 84,0.103 − 47,7T ; K3(573 K) ≈ 1,8.105 ; réaction totale, P ≈ 1,9 bar ; E2 = 0,52 V ; Kd ≈ 6.10−6. Pour le CNC TSI, révisez : configurations électroniques et Lewis, forces intermoléculaires, cristallographie (CFC, sites, compacité, masse volumique), loi d'Ostwald et calculs de pH, solubilité et influence du pH, variance et rupture d'équilibre, relations de Gibbs-Helmholtz et Van 't Hoff, formule de Nernst et piles.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2018. Les questions sont en français.
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