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Modèle de concours : CNC 2006 Chimie (TSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Chimie 📅 2006 👁️ 39 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2006), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Chimie
Année
2006
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2006 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière TSI. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun

École Mohammadia d'Ingénieurs

Concours National Commun d'admission

aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs ou assimilées
Session 2006

ÉPRE UVE DE CHIMIE

Filière TSI

Durée 2 heures

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé

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Concours National Commun - Session 2006 - Filière TSI

L’énoncé de cette épreuve comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est autorisé.

On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

Le Cuivre

Le cuivre joue un rôle important dans l’industrie chimique et dans la vie quotidienne. On se
propose dans ce problème de passer en revue quelques aspects de la chimie du cuivre. Aucune
connaissance préalable de la chimie de cet élément n’est requise pour traiter le problème.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière
sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en
général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres
significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être
accompagnée de son unité.

Données utiles
+ Données générales

٠. Nombre d’AVOGADRO : N4 = 6,022 x 1023 ‏.امم‎

. Constante des gaz parfaits : R = 8,314 J.K-!.mol”*.
e Tous les gaz rencontrés dans le problème seront considérés parfaits.
+ Masse volumique du cuivre : zou = 8,92 x 103 kg.m7*.

٠ Masse molaire atomique du cuivre : Mcy = 63, 546 g.mol”*.

e Enthalpies standard de formation (en kJ.mol7 l) et entropies standard absolues (en J.K7 ! mol”*!)
à 298 K (g : gaz, s : solide) :

Structure électronique

Le numéro atomique du cuivre est Z = 29. L'élément cuivre possède deux isotopes naturels
63Cu et Cu.

1.1. Quels sont les nombres de protons et de neutrons présents dans chacun des noyaux de “Cu
et de Cu ? On présentera les résultats sous forme d’un tableau.

1.2. Quelle est l'abondance relative de chacun de ces deux isotopes ?

Épreuve de Chimie 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2006 - Filière TSI
1.3. Donner la configuration électronique du cuivre prévue par les règles de remplissage.

1.4. En réalité, la configuration électronique observée est : [Ar] 3019 4s!, Expliquer cette anomalie
de remplissage.

1.5. En déduire la position du cuivre (ligne et colonne) dans la table périodique des éléments. À
quel bloc d'éléments appartient-il ? Comment s'appellent les éléments de ce bloc ?

1.6. Donner la configuration électronique des deux ions les plus courants du cuivre.
2ème partie
Propriétés cristallographiques
2.1. Structure cristallographique du cuivre
Le réseau cristallin du cuivre est du type cubique à faces centrées ou c.f.c.
2.1.1. Faire un schéma, en vue éclatée, de la maille conventionnelle du réseau e.f.c.

2.1.2. Calculer le nombre d’atomes de cuivre appartenant à cette maille.

2.1.3. Exprimer la masse volumique «y du métal cuivre et en déduire le paramètre a de la
maille conventionnelle.

2.1.4. Représenter une face de la maille conventionnelle en précisant clairement le contact entre
atomes de cuivre.

2.1.5. En déduire la valeur du rayon atomique Rçy du cuivre.

2.1.6. Calculer la compacité C' du réseau du cuivre. Commenter.

2.2.  Cavités dans le réseau du cuivre
Le réseau C.FC. présente des cavités octaédriques ‏1؟‎ et des cavités tétraédriques ©.
2.2.1. Dessiner une cavité octaédrique en vue éclatée. Dessiner de même une cavité tétraédri-

que.

2.2.2. Indiquer les positions des sites octaédriques et tétraédriques dans une maille conven-
tionnelle C.F.C.

2.2.3. Déterminer les nombres respectifs na des cavités octaédriques et ne des cavités tétraé-
driques dans une maille conventionnelle C.F.C.
3°M° partie
Métallurgie du cuivre
Bien qu’il existe aussi à l’état natif, la source naturelle de cuivre la plus importante est constituée
par les minerais soufrés telle que la chalcopyrite CuFeS». L’obtention du cuivre, appelé blister, à
partir de tels minerais se fait en deux étapes successives essentielles que l’on se propose d'étudier :

— l'élimination du fer ou « déferrage ١ du minerai soufré ;

— la réduction du sulfure de cuivre Cu»S ainsi obtenu.

Épreuve de Chimie 2/4 ‏ب‎

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Concours National Commun - Session 2006 - Filière TSI

3.1. On s'intéresse tout d’abord à la transformation, en présence du dioxygène, de 165 en FeO et

3.11. Écrire l’équation bilan de cette réaction pour une mole de FeS (réaction a).

3.1.2. Exprimer, en fonction de la température 7, l’'enthalpie libre standard ‏وه‎ de cette
réaction et en déduire sa température d’inversion 74. Commenter.

3.2. On s’intéresse maintenant à la transformation, en présence de dioxygène, de 0025 en ‏0م‎

et SO».
3.2.1. Écrire l’équation bilan de cette réaction pour une mole de Cu25 (réaction b).

3.2.2. Exprimer, en fonction de la température 7’, l’enthalpie libre standard ‏ورت‎ de cette
réaction et en déduire sa température d’inversion 7.

3.3. Dans quel domaine de température devrait-on opérer pour transformer sélectivement FeS en
FeO sans transformer Cu»5S en ‏من‎ 0 ? Commenter.

L'oxyde ferreux FeO ainsi obtenu est mis en présence de silice ‏و510‎ pour former un silicate
(FeO, 25102) moins dense que Cu2S ce qui facilite son évacuation à l’état liquide.

3.4.  L'obtention du cuivre se fait ensuite selon deux réactions simultanées :
— la réaction (b) définie auparavant ;
— la réaction (c):2Cu90 + ‏ومس‎ Z 6Cu + ‏و50‎
‎3.4.1. Exprimer, en fonction de la température T’, l’enthalpie standard A,G? de la réaction (c).

3.4.2. Déterminer l’équation de la réaction bilan, pour une mole de Cu»5, en éliminant Cu40
entre les réactions (b) et (c). En déduire son enthalpie libre standard A, G°. Commenter.

qème partie
Oxydation en phase sèche
On se propose d'étudier l'oxydation du cuivre métallique par l'oxygène de l'air supposé être sec.
L'étude sera limitée à l'intervalle de température [500 K, 1300 K] dans lequel le cuivre et ses oxydes

se trouvent à l’état solide. On se limitera à une étude thermodynamique sans se préoccuper des
phénomènes cinétiques. On se placera enfin, dans le cadre de l’approximation d’ELLINGHAM.

4.1. Enthalpies libres standard de réaction
4.1.1. En quoi consiste l’approximation d’ELLINGHAM ?

4.1.2. Écrire l’équation de la réaction d’oxydation du cuivre métallique Cu en oxyde de cuivre
CusO pour une mole de dioxygène (réaction 1) et en déduire l’expression, en fonction de la
température 7, de son enthalpie standard de réaction A,G{(T). Calculer numériquement ‏7ه‎
‎à 300 K.

4.1.3. Écrire de même la réaction d’oxydation de ‏ومن‎ en CuO pour une mole de dioxygène
(réaction 2) et en déduire l’expression, en fonction de la température 7, de son enthalpie standard

de réaction A,G5(T). Calculer numériquement A, GS à 300 K.

Épreuve de Chimie 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2006 - Filière TSI

4.2. Températures d’oxydation

On se propose d'étudier la stabilité de Cu, 00120 et CuO dans l'air, en fonction de la température.
On donne la pression atmosphérique Py = 1 bar.

4.2.1. Exprimer les affinités chimiques A, de la réaction (1) et As de la réaction (2) en fonction
de la température 1 et de la pression partielle P(O2) de dioxygène.

4.2.2. Calculer, dans les conditions de l'étude, la température 11 en dessous de laquelle le
cuivre métallique Cu s’oxyde en Cu»O dans l'air sous Py = 1 bar.

4.2.3. Calculer de même la température 7; en dessous de laquelle Cu20 s’oxyde en CuO dans
l’air sous Po = 1 bar.

4.2.4. En déduire le diagramme d'existence stable, en fonction de la température, de Cu, Cu20
et CuO, supposés solides, en présence d'air sous une pression de 1 bar.

4.2.5. Que se passe-t-il lorsqu'une plaque de cuivre est placée dans l’air supposé sec.

4.3.  Pressions d’oxydation

On se propose d'étudier l'influence de la pression partielle de dioxygène sur la stabilité de Cu,
‏ومن‎ et ‏مس‎ à 7 = 300 K.

4.3.1. Calculer la valeur / de la pression partielle de dioxygène au dessus de laquelle le cuivre
métallique Cu s’oxyde en Cu20.

4.3.2. Calculer de même la valeur P; de la pression partielle de dioxygène au dessus de laquelle
Cu20 s'oxyde en Cu0.

4.3.3. En déduire le diagramme d'existence stable de Cu, Cu20 et 010, supposés solides, en
fonction de P(O») à 300 K.

4.3.4. Que se passe-t-il lorsqu'une plaque de cuivre est placée dans l’air supposé sec.

FIN DE L’ÉPREUVE

Épreuve de Chimie 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de chimie du Concours National Commun (CNC) 2006 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines, filière TSI (présidence : École Mohammadia d'Ingénieurs). Durée : 2 heures, calculatrice autorisée, 4 pages d'énoncé. C'est un problème unique, « Le Cuivre », en quatre parties : structure électronique et isotopes, cristallographie du cuivre cfc et de ses cavités, métallurgie du cuivre à partir des sulfures (déferrage, réduction de Cu2S), puis oxydation du cuivre en phase sèche (approximation d'Ellingham, affinité chimique, domaines de stabilité en T et en P(O2)). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : toutes les grandeurs thermodynamiques se calculent avec le tableau de données (ΔfH° et S° à 298 K) et la loi de Hess : posez une fois pour toutes ΔrX° = ΣνiX°i, n'oubliez pas S°(Cu) = 33,1 et ΔfH° = 0 pour Cu(s) et O2(g). Écrivez ΔrG°(T) = ΔrH° − TΔrS° en kJ.mol−1 avec ΔrS° converti en kJ.K−1.mol−1 : c'est la source d'erreur n°1.

1ère partie — Structure électronique

1.1. Composition des noyaux

IsotopeProtons (Z)Neutrons (A − Z)
63Cu2934
65Cu2936

1.2. Abondances relatives

En assimilant la masse molaire de chaque isotope à son nombre de masse (63 et 65 g.mol−1) : x·63 + (1 − x)·65 = 63,546 ⇒ x = (65 − 63,546)/2 ⇒ 63Cu ≈ 72,7 % et 65Cu ≈ 27,3 %. Remarque : avec les masses isotopiques exactes (62,93 et 64,93 g.mol−1, non fournies), on trouve les valeurs tabulées ≈ 69 % et 31 % ; l'écart vient uniquement de l'approximation M ≈ A.

1.3. Configuration prévue

Règle de Klechkowski : Cu : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d9, soit [Ar] 3d9 4s2.

1.4. Anomalie [Ar] 3d10 4s1

Les niveaux 4s et 3d sont très proches en énergie ; une sous-couche d complètement remplie (3d10) confère une stabilité particulière (symétrie sphérique, énergie d'échange maximale). Le transfert d'un électron 4s vers 3d abaisse l'énergie totale de l'atome (même anomalie que pour Cr : 3d54s1).

1.5. Position

n max = 4 : 4e période ; 10 + 1 = 11 électrons de valence : 11e colonne (groupe du cuivre, avec Ag et Au). Bloc d : métaux de transition (Cu est bien un élément de transition car son ion Cu2+ a une sous-couche d incomplète).

1.6. Ions courants

Cu+ : [Ar] 3d10 et Cu2+ : [Ar] 3d9 (les électrons 4s partent en premier).

2ème partie — Propriétés cristallographiques

2.1.1. Maille cfc en vue éclatée

Schéma à faire : un cube d'arête a avec un atome (petite sphère, vue éclatée) à chacun des 8 sommets et au centre de chacune des 6 faces.

2.1.2. Nombre d'atomes

8 × 1/8 + 6 × 1/2 = 4 atomes de Cu par maille.

2.1.3. Masse volumique et paramètre de maille

μCu = 4 MCu / (NA a3) ⇒ a3 = 4 × 63,546×10−3 / (6,022×1023 × 8,92×103) = 4,73×10−29 m3 ⇒ a ≈ 3,62×10−10 m = 362 pm.

2.1.4. Face de la maille

Carré de côté a : un atome à chaque sommet et un au centre. Les atomes sont tangents le long des diagonales de la face (l'atome central touche les quatre atomes des sommets) ; ils ne se touchent pas le long des arêtes.

2.1.5. Rayon atomique

Diagonale de face : a√2 = 4R ⇒ RCu = a√2/4 ≈ 128 pm.

2.1.6. Compacité

C = 4 × (4/3)πR3 / a3 avec a = 2√2 R ⇒ C = π/(3√2) = π√2/6 ≈ 0,74. C'est la compacité maximale possible pour un empilement de sphères identiques : le cfc est un empilement compact (ABCABC), 26 % de vide seulement.

2.2.1. Cavités octaédrique et tétraédrique

  • Cavité octaédrique Ω : délimitée par 6 atomes placés aux sommets d'un octaèdre régulier, par exemple les 6 atomes des centres des faces autour du centre du cube (arête de l'octaèdre a√2/2).
  • Cavité tétraédrique Θ : délimitée par 4 atomes aux sommets d'un tétraèdre régulier, par exemple un atome de sommet du cube et les trois centres des faces adjacentes à ce sommet (tétraèdre inscrit dans un petit cube d'arête a/2).

2.2.2. Positions

Sites Ω : centre du cube et milieux des 12 arêtes. Sites Θ : centres des 8 petits cubes d'arête a/2, soit aux points (a/4, a/4, a/4), (3a/4, a/4, a/4), etc., sur les grandes diagonales au quart de leur longueur depuis chaque sommet.

2.2.3. Dénombrement

nΩ = 1 + 12 × 1/4 = 4 ; nΘ = 8 (entièrement intérieurs). Il y a donc autant de sites Ω et deux fois plus de sites Θ que d'atomes.

3ème partie — Métallurgie du cuivre

3.1.1. Réaction (a)

FeS(s) + 3/2 O2(g) → FeO(s) + SO2(g)

3.1.2. ΔrG°a(T) et Ta

ΔrH°a = −266 − 297 − (−99,9) = −463,1 kJ.mol−1 ; ΔrS°a = 57,4 + 248 − 60,2 − 1,5 × 205 = −62,3 J.K−1.mol−1.

ΔrG°a(T) = −463,1 + 0,0623 T (kJ.mol−1) ; Ta = 463,1/0,0623 ≈ 7,4×103 K. Commentaire : Ta est bien au-delà de toute température industrielle (et du domaine de validité de l'approximation) : la réaction (a) est thermodynamiquement favorisée (K° ≫ 1) à toute température réaliste.

3.2.1. Réaction (b)

Cu2S(s) + 3/2 O2(g) → Cu2O(s) + SO2(g)

3.2.2. ΔrG°b(T) et Tb

ΔrH°b = −168 − 297 + 79,4 = −385,6 kJ.mol−1 ; ΔrS°b = 93,0 + 248 − 121 − 307,5 = −87,5 J.K−1.mol−1.

ΔrG°b(T) = −385,6 + 0,0875 T (kJ.mol−1) ; Tb ≈ 4,4×103 K.

3.3. Sélectivité

Il faudrait ΔrG°a < 0 et ΔrG°b > 0, soit Tb ≈ 4400 K < T < Ta ≈ 7400 K : domaine totalement irréaliste (bien au-delà des températures de fusion et d'ébullition, hors approximation d'Ellingham). Commentaire : la sélectivité ne s'obtient pas par le choix de T mais par le défaut de dioxygène. À toute T, ΔrG°a < ΔrG°b (pour la même quantité de O2) : FeS est oxydé préférentiellement. De plus, tout Cu2O formé est reconverti par FeS : Cu2O + FeS → Cu2S + FeO, ΔrG° = ΔrG°a − ΔrG°b = −77,5 − 0,0252 T < 0 à toute température. Tant qu'il reste du FeS, le cuivre reste sous forme Cu2S (la « matte »).

3.4.1. Réaction (c)

2 Cu2O + Cu2S → 6 Cu + SO2 : ΔrH°c = −297 − [2(−168) − 79,4] = +118,4 kJ.mol−1 ; ΔrS°c = 6 × 33,1 + 248 − 2 × 93,0 − 121 = +139,6 J.K−1.mol−1.

ΔrG°c(T) = 118,4 − 0,1396 T (kJ.mol−1), négatif pour T > ≈ 850 K : la réaction (c) est favorisée à haute température.

3.4.2. Bilan

2 × (b) + (c) : 3 Cu2S + 3 O2 → 6 Cu + 3 SO2, soit pour une mole de Cu2S : Cu2S + O2 → 2 Cu + SO2.

ΔrG° = [2ΔrG°b + ΔrG°c]/3 ⇒ ΔrG° = −217,6 + 0,0118 T (kJ.mol−1) (vérification directe : ΔrH° = −297 + 79,4 ; ΔrS° = 2 × 33,1 + 248 − 121 − 205 = −11,8 J.K−1.mol−1). Commentaire : ΔrG° reste très négatif à toute température (Δngaz = 0, pente très faible) : l'obtention du cuivre « blister » par soufflage d'air dans la matte fondue (convertisseur) est thermodynamiquement très favorable ; Cu2O n'est qu'un intermédiaire.

4ème partie — Oxydation en phase sèche

4.1.1. Approximation d'Ellingham

ΔrH° et ΔrS° indépendants de T (hors changement d'état), donc ΔrG°(T) affine en T.

4.1.2. Réaction (1)

4 Cu(s) + O2(g) → 2 Cu2O(s) : ΔrH°1 = 2(−168) = −336 kJ.mol−1 ; ΔrS°1 = 2 × 93,0 − 4 × 33,1 − 205 = −151,4 J.K−1.mol−1.

ΔrG°1(T) = −336 + 0,1514 T (kJ.mol−1) ; à 300 K : ΔrG°1 ≈ −290,6 kJ.mol−1.

4.1.3. Réaction (2)

2 Cu2O(s) + O2(g) → 4 CuO(s) : ΔrH°2 = 4(−157) − 2(−168) = −292 kJ.mol−1 ; ΔrS°2 = 4 × 42,6 − 2 × 93,0 − 205 = −220,6 J.K−1.mol−1.

ΔrG°2(T) = −292 + 0,2206 T (kJ.mol−1) ; à 300 K : ΔrG°2 ≈ −225,8 kJ.mol−1.

4.2.1. Affinités chimiques

A = −ΔrG = −ΔrG° − RT ln Q, avec Q = P°/P(O2) (solides purs, activité 1) :

A1 = 336×103 − 151,4 T + RT ln(P(O2)/P°) ; A2 = 292×103 − 220,6 T + RT ln(P(O2)/P°) (en J.mol−1).

4.2.2. Température T1

Air sous 1 bar : P(O2) ≈ 0,21 bar (≈ 1/5 de la pression), R ln 0,21 ≈ −13,0 J.K−1.mol−1. Cu s'oxyde si A1 > 0 : 336×103 − (151,4 + 13,0) T > 0 ⇒ T1 ≈ 2,04×103 K. T1 est hors de l'intervalle d'étude (et au-dessus de la fusion du cuivre) : sur tout l'intervalle [500 K ; 1300 K], le cuivre s'oxyde dans l'air.

4.2.3. Température T2

A2 > 0 : 292×103 − (220,6 + 13,0) T > 0 ⇒ T2 ≈ 1,25×103 K (≈ 1250 K ; 1248 K si l'on prend P(O2) = 0,20 bar).

4.2.4. Diagramme d'existence en fonction de T (air, 1 bar)

  • 500 K ≤ T < T2 ≈ 1250 K : CuO stable ;
  • T2 < T ≤ 1300 K : Cu2O stable ;
  • Cu n'aurait de domaine de stabilité qu'au-delà de T1 ≈ 2040 K, hors de l'étude.

Le diagramme est cohérent car T2 < T1 : Cu2O ne se dismute pas (Cu + CuO → Cu2O est toujours favorisée, ΔrG° = [ΔrG°1 − ΔrG°2]/4 = −11 − 0,017 T kJ.mol−1 < 0, par mole de Cu2O).

4.2.5. Plaque de cuivre dans l'air sec

Thermodynamiquement, le cuivre n'est pas stable dans l'air : il s'oxyde en Cu2O puis en CuO (à T < 1250 K). En pratique, à température ordinaire, l'oxydation est lente et se limite à une fine couche d'oxyde (Cu2O au contact du métal, CuO en surface) qui ralentit la suite : la plaque se ternit.

4.3.1. Pression P1 à 300 K

A1 = 0 ⇒ P1 = P° exp(ΔrG°1/RT) = exp(−290,6×103/(8,314 × 300)) = e−116,5 ⇒ P1 ≈ 2,5×10−51 bar.

4.3.2. Pression P2 à 300 K

P2 = exp(−225,8×103/(8,314 × 300)) = e−90,5 ⇒ P2 ≈ 5×10−40 bar.

4.3.3. Diagramme en P(O2) à 300 K

Sur un axe gradué en P(O2) (ou log P(O2)) : P(O2) < P1 : Cu ; P1 < P(O2) < P2 : Cu2O ; P(O2) > P2 : CuO.

4.3.4. Conclusion pour l'air sec à 300 K

P(O2) ≈ 0,2 bar ≫ P2 ≫ P1 : le cuivre est thermodynamiquement oxydé jusqu'à CuO. Seul un vide extraordinairement poussé (impossible à réaliser) protégerait le métal ; sa tenue apparente à l'air s'explique par la lenteur de l'oxydation et la couche d'oxyde superficielle protectrice (aspect cinétique exclu de l'étude).

💡 Résultats clés : 63Cu 29 p/34 n, 65Cu 29 p/36 n, ≈ 73 %/27 % (approximation M ≈ A) ; Cu [Ar]3d104s1, 4e période, 11e colonne ; a ≈ 362 pm, R ≈ 128 pm, C ≈ 0,74, 4 sites Ω et 8 sites Θ ; ΔrG°a = −463,1 + 0,0623T, ΔrG°b = −385,6 + 0,0875T, ΔrG°c = 118,4 − 0,1396T, bilan Cu2S + O2 → 2Cu + SO2 : −217,6 + 0,0118T (kJ.mol−1) ; ΔrG°1(300 K) ≈ −290,6 et ΔrG°2(300 K) ≈ −225,8 kJ.mol−1 ; T1 ≈ 2040 K, T2 ≈ 1250 K ; P1 ≈ 2,5×10−51 bar, P2 ≈ 5×10−40 bar. À réviser pour la chimie CNC TSI : atomistique (isotopes, règles de remplissage et exceptions Cr/Cu), cristallographie cfc (compacité, sites, rayons), thermochimie (loi de Hess, approximation d'Ellingham, température d'inversion), affinité chimique et conditions d'évolution, diagrammes d'existence en T et en pression, métallurgie extractive (grillage, matte, convertisseur).

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Questions fréquentes sur ce sujet

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Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
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Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2006. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Vous préparez ce concours ?

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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