Modèle de concours : CNC 2018 Mathématiques II (PSI) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2018), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques II
- Année
- 2018
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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Concours National Commun — Session 2018 — PSI
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière PSI,
comporte 3 pages.
L’usage de tout matériel électronique, y compris la calculatrice, est interdit
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision
des raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. Il convient en
particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale
sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Le sujet de cette épreuve est composé d’un exercice et de deux problèmes indépendants
entre eux, à traiter dans l’ordre souhaité.
Exercice
Recherche de sous-espaces stables par un endomorphisme de R*
Dans cet exercice, M3(R) désigne l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre 3 à coefficients réels ;
2 —1 1
la matrice identité de Mz3(R) se notera I3. On considère la matrice M = 0 1 1 | EMz;(R)et
-1 1 1
on désigne par f l’endomorphisme de 10 canoniquement associé à la matrice M.
1.1. Calculer le polynôme caractéristique xay de la matrice M et en déduire ses valeurs propres.
1.2. Justifier que la matrice M est trigonalisable dans M3(R).
1.3. Déterminer les sous-espaces propres de la matrice M et préciser leurs dimensions.
1.4. La matrice M est-elle diagonalisable dans Mz3(R) ?
1.5. Déterminer les droites de R* stables par l’endomorphisme f.
1.6. Recherche des plans de R* stables par f
1.6.1. Montrer que Ker (f — idps y est un plan de RS stable par f.
1.6.2. On note V le sous-espace vectoriel de R* engendré par les vecteurs ين et رقي avec u, = (1,1,0)
et قن = (0,1,1). Montrer que V est un plan de RS stable par f.
1.6.3. Soit W un plan de R* stable par f ; on note و l’endomorphisme de R* induit par f sur W.
(i) Montrer que x, = (X — 1)? ou x, = (X — 1)(X — 2) ; x, étant le polynôme caractéristique .و عل
(ii) Si x, = (X — 1)?, montrer que W = Ker (f — idps)?.
(iii) Si x, = (X — 1)(X — 2), montrer que W = V.
Problème 1
Pour tout p € N*, on note M,(R) l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre م à coefficients réels ;
la matrice identité de M,(R) se notera I,.
Si M € M,(R), on note Tr (M) sa trace, ‘M sa transposée, Xm son polynôme caractéristique; on
rappelle que
1ère Partie
Réduction d’une matrice
Soient a et b deux réels, avec b # 0, et soit n un entier naturel › 2. On pose 8 = a—b,y = a+(n—1)b
et on note A, D les matrices de M,(R) définies par :
a b b م 0 0
A= pa et D= 0
b 8 0
b b 0 0 9
Épreuve de Mathématiques II 1/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun — Session 2018 — PSI
2.1. Préciser le rang de la matrice A — 61,
2.2. En déduire que 8 est une valeur propre de la matrice À et que le sous-espace propre associé est de
dimension n — 1.
2.3. Montrer qu’il existe une matrice orthogonale P € M,(R) telle que A = ‘PDP.
2.4. Calculer le déterminant de la matrice A. À quelle condition, sur a et b, la matrice À est-elle
inversible ?
2.5. Calculer le produit (A — 81,)(A — y) puis en déduire une méthode de calcul de l’inverse de la
matrice À, si elle est inversible, en fonction des matrices À et I,
2.6. On suppose de plus que les réels 8 et y sont positifs ou nuls. Donner une matrice S € M,(R),
symétrique et ayant toutes ses valeurs propres positives ou nulles, telle que À = .لي
On pourra chercher S sous la forme S = ‘PAP avec À diagonale.
2ème Partie
Application à l’étude d’une famille de vecteurs d’un espace euclidien
Soit 17 un espace vectoriel euclidien de dimension n › 2 muni d’un produit scalaire noté (.|.) ; la norme
euclidienne sur F associée à ce produit scalaire est notée ||.||.
3.1. On suppose qu’il existe une famille (u1,...,Un+1) de n + 1 vecteurs unitaires de E et un réel a,
non nul et distinct de 1, tels que, pour tout 1 # j, (ui|u;) = œ. On note 6 la matrice de M,+1(R) de
3.1.1. Montrer que a € [-1,1{.
3.1.2. Justifier que la famille (u1,...,Un+1) est liée.
3.1.3. Montrer que les colonnes de G sont liées et en déduire que la matrice G n’est pas inversible.
3.1.4. En appliquant les résultats de la partie précédente à la matrice G, déterminer la valeur de a
en fonction de n.
3.2. Étude de la réciproque
On pose c = — ! et on note M la matrice de M,+1(R) définies par : M = | "|: on
désigne par › , › le produit scalaire canonique de 100+
3.2.1. Montrer qu'il existe une matrice symétrique B € My,+1(R) telle que M = 2.
Dans la suite, une telle matrice B est choisie et on pose M = (mi; ) 1‹ijén+1 B= (hs) 1‹ij‹n+1"
3.2.2. Pour tout (i, j) € {1,...,n + 113, exprimer my, en fonction des coefficients de la matrice B.
3.2.3. Moyennant le résultat de la question précédente, construire une famille (un, , wp+1) de n +1
vecteurs unitaires de 10071 telle que
3.2.4. Montrer que la matrice M n’est pas inversible et en déduire qu’il existe un sous-espace vectoriel
F de R”+! , de dimension n et contenant tous les vecteurs w1,..., Wn+1-
3.2.5. Montrer qu’il existe effectivement une famille (v1,..., Un+1) de n+1 vecteurs unitaires de F
tels que, pour tout à # j, (vi|v;) = — 5 ;
On pourra construire une isométrie entre E et l’espace euclidien F, muni de la structure euclidienne
induite par celle de {med ee ) ;
Épreuve de Mathématiques 1 2/3 ب
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Concours National Commun — Session 2018 — PSI
Problème 2
Décompositions de M»(C) en somme directe de deux
sous-espaces vectoriels stables par les endomorphismes يرصب
Dans cet exercice, Ma2(C) désigne l’espace vectoriel des matrices carrées d'ordre 2 à coefficients
complexes ; la matrice identité de M»(C) est notée I».
Si M et N sont deux matrices de M2(C), on pose [M, N] = MN—NM et on note يرم l'endomorphisme
de Ma(C) défini par
Sax : 01 0 0 1 0
On considère les matrices À = fi 0) ,B= Ÿ 0) et C= € _ 0 :
Le but du problème est de déterminer toutes les décompositions de Ma(C) en somme directe de deux
sous-espaces vectoriels non nuls et stables par tous les endomorphismes pm -
1ère Partie
Construction de deux sous-espaces non nuls, supplémentaires
dans M»(C) et stables par tous les endomorphismes ررب
4.1. Calculer les matrice [A, B], [C, A] et [C, B].
4.2. Montrer que la famille (Ia, A, B, C) est une base de Ma(C).
4.3. Soit M = ول + aA + BB +7C € Ma(C) ; À, a, 8 et y étant des complexes.
4.3.1. Sia = 8 = y = 0 déterminer {N € M2(C) ; MN = NM}.
4.3.2. Si (a, 8,7) # (0,0,0) montrer que {N € Ma(C) ; MN = NM} est le sous-espace vectoriel de
Ma(C) engendré par la famille (73, M). Quelle est sa dimension ?
4.4. Dans la suite on note .# le sous-espace vectoriel de M»y(C) engendré par la famille (A, B, C), et
C.Z» celui engendré par la matrice I, : C.I9 = {A.I2 ; À € C}.
4.4.1. Déterminer la dimension de .كك
4.4.2. Montrer que les sous-espaces vectoriels # et C.I, sont supplémentaires dans Ma(C).
4.4.3. Montrer que les sous-espaces vectoriels et C.I» sont stables par pm, pour toute matrice
2ème Partie
F et C.I» sont les seuls possibles
5.1. Calculer (A) en fonction de C et r(C) en fonction de B .
5.2. Soit 7 un sous-espace vectoriel de Ma(C) stable par pm, pour toute matrice M € Ma(C). On
suppose de plus que Ÿ contient un élément X = AI, + ده + 8B + 7C, avec (a, B,y) # (0,0,0); À, a, 8
et y étant des complexes.
(i) Calculer pc © pa(X) et en déduire que A € 7.
(ii) Justifier que B et C sont éléments de Ÿ.
(iii) En déduire que # C Ÿ.
5.2.2. Envisager les cas restants et montrer que # C Ÿ.
5.3. Soient 7 et # deux sous-espaces vectoriels non nuls et supplémentaires dans Ma2(C). On
suppose de plus que Ÿ et # sont stables par pm, pour toute matrice M 6 Ma(C).
5.3.1. On suppose qu’il existe X = ولد + aA + 813 + )ب € Ÿ, avec (a, B,y) # (0,0,0) ; À, à, 8 et y
étant des complexes. Montrer que Ÿ = F et # = .ا
5.3.2. Dans le cas contraire montrer que Ÿ = Cl, et #Ÿ = F.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 3/3 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2018, filière PSI, concours d'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines. Calculatrice et tout matériel électronique interdits ; l'énoncé fait 3 pages (le scan ne contient pas la page de garde, la durée n'y figure donc pas). Le sujet est mixte : un exercice (sous-espaces stables d'un endomorphisme de ℝ3) et deux problèmes indépendants — réduction de la matrice « a sur la diagonale, b ailleurs » et application à une famille de vecteurs équiangulaires ; puis décompositions de M2(ℂ) en somme directe de sous-espaces stables par tous les X ↦ [M, X]. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les trois parties sont indépendantes et « à traiter dans l'ordre souhaité ». L'exercice est court et très rentable (calcul de χM, sous-espaces propres, lemme des noyaux). Dans le Problème 1, tout repose sur l'écriture A = (a − b)In + bJ avec J la matrice dont tous les coefficients valent 1 (J2 = nJ) : pensez-y dès le début. Dans le Problème 2, calculez soigneusement les trois crochets [A, B], [C, A], [C, B] : toutes les questions suivantes en découlent.
Exercice — Sous-espaces stables par f (M = (2 −1 1 ; 0 1 1 ; −1 1 1))
1.1. Polynôme caractéristique
χM(λ) = det(λI3 − M) ; en développant selon la première colonne : (λ − 2)[(λ − 1)2 − 1] + 1·[(1)(−1) − (−1)(λ − 1)] = (λ − 2)·λ(λ − 2) + (λ − 2) = (λ − 2)(λ2 − 2λ + 1). Donc χM = (X − 1)2(X − 2) : valeurs propres 1 (double) et 2 (simple). Contrôle : Tr M = 4 = 1 + 1 + 2 et det M = 2 = 1·1·2.
1.2. à 1.4.
- χM est scindé sur ℝ : M est trigonalisable dans M3(ℝ).
- E1 : (M − I3)X = 0 donne z = 0 et x = y : E1 = Vect(u1), u1 = (1, 1, 0), dimension 1.
- E2 : (M − 2I3)X = 0 donne y = z et x = 0 : E2 = Vect(u2), u2 = (0, 1, 1), dimension 1.
- dim E1 = 1 < 2 = multiplicité de 1 : M n'est pas diagonalisable.
1.5. Droites stables
Une droite Vect(x) est stable ⇔ f(x) est colinéaire à x ⇔ x est vecteur propre. Les droites stables sont donc exactement Vect(1, 1, 0) et Vect(0, 1, 1).
1.6.1. Ker(f − id)2
(M − I3)2 = (0 0 0 ; −1 1 0 ; −1 1 0), de rang 1 : son noyau est le plan d'équation x = y, soit Ker(f − id)2 = Vect((1, 1, 0), (0, 0, 1)). Il est stable par f car f commute avec (f − id)2 (polynôme en f) : si (f − id)2(x) = 0, alors (f − id)2(f(x)) = f((f − id)2(x)) = 0.
1.6.2. Le plan V = Vect(u1, u2)
u1, u2 sont non colinéaires, donc V est un plan ; f(u1) = u1 et f(u2) = 2u2 sont dans V : V est stable.
1.6.3. Tous les plans stables
- (i) Dans une base adaptée à W, la matrice de f est triangulaire par blocs, donc χg divise χf = (X − 1)2(X − 2). Degré 2 : χg ∈ {(X − 1)2, (X − 1)(X − 2)} ((X − 2)2 ne divise pas χf).
- (ii) Si χg = (X − 1)2, par Cayley-Hamilton (g − idW)2 = 0, donc W ⊂ Ker(f − id)2 ; les deux sont des plans : W = Ker(f − id)2.
- (iii) Si χg = (X − 1)(X − 2), g admet des vecteurs propres pour 1 et 2, qui sont des vecteurs propres de f : W contient une base de E1 et de E2, donc u1, u2 ∈ W, V ⊂ W et W = V (même dimension).
Conclusion : f admet exactement deux plans stables, Ker(f − id)2 et V.
Problème 1 — Réduction de A et vecteurs équiangulaires
Notons J la matrice de Mn(ℝ) dont tous les coefficients valent 1 : J2 = nJ, et A = βIn + bJ avec β = a − b, γ = a + (n − 1)b = β + nb.
2.1. et 2.2.
A − βIn = bJ avec b ≠ 0 : toutes les colonnes sont égales et non nulles, rg(A − βIn) = 1. Par le théorème du rang, dim Ker(A − βIn) = n − 1 ≥ 1 : β est valeur propre, de sous-espace propre de dimension n − 1 (l'hyperplan x1 + … + xn = 0).
2.3. Diagonalisation orthogonale
A·ᵗ(1, …, 1) = (a + (n − 1)b)ᵗ(1, …, 1) : γ est valeur propre, de vecteur propre e = ᵗ(1, …, 1), et γ ≠ β (car nb ≠ 0). Les dimensions (n − 1) + 1 = n : A est diagonalisable, Eβ = e⊥ et Eγ = Vect(e). A étant symétrique réelle, on choisit une base orthonormée (ε1, …, εn−1) de Eβ et εn = e/√n ; la matrice Q de colonnes εi est orthogonale et A = QDᵗQ. Avec P = ᵗQ (orthogonale), A = ᵗPDP.
2.4. Déterminant
det A = βn−1γ = (a − b)n−1(a + (n − 1)b). A est inversible si et seulement si a ≠ b et a ≠ −(n − 1)b.
2.5. Inverse
(A − βIn)(A − γIn) = bJ(bJ − nbIn) = b2(J2 − nJ) = 0. En développant : A2 − (β + γ)A + βγIn = 0, soit A((β + γ)In − A) = βγIn. Si A est inversible (βγ ≠ 0) : A−1 = (1/(βγ))((β + γ)In − A), avec β + γ = 2a + (n − 2)b.
2.6. Racine carrée
Avec Δ = diag(√β, …, √β, √γ), S = ᵗPΔP est symétrique, de valeurs propres √β, √γ ≥ 0, et S2 = ᵗPΔ2P = ᵗPDP = A. Forme explicite : S = √β In + ((√γ − √β)/n) J ; vérification : S2 = βIn + (1/n)[2√β(√γ − √β) + (√γ − √β)2]J = βIn + ((γ − β)/n)J = βIn + bJ = A.
3.1.1. à 3.1.4. Condition nécessaire
- Par Cauchy-Schwarz, |α| = |(ui|uj)| ≤ ‖ui‖‖uj‖ = 1, et α ≠ 1 : α ∈ [−1, 1[.
- n + 1 vecteurs dans un espace de dimension n : la famille est liée.
- Si Σλiui = 0 avec (λi) non nul, alors pour tout j, Σiλi(uj|ui) = 0 : ΣλiCi = 0 où Ci est la i-ème colonne de G. Les colonnes de G sont liées, G n'est pas inversible.
- G est la matrice A d'ordre n + 1 avec a = 1 et b = α ≠ 0. Par 2.4, det G = (1 − α)n(1 + nα) = 0 et α ≠ 1, donc α = −1/n.
3.2. Réciproque (c = −1/n, M d'ordre n + 1)
- 3.2.1. M est du type A avec a = 1, b = c : β = 1 + 1/n > 0 et γ = 1 + n·(−1/n) = 0 ≥ 0. Par 2.6, il existe B symétrique (à valeurs propres ≥ 0) telle que M = B2.
- 3.2.2. M = B2 = ᵗB B, donc mi,j = Σk bk,ibk,j (produit scalaire des colonnes i et j de B).
- 3.2.3. On prend wi = i-ème colonne de B : ⟨wi, wj⟩ = mi,j, et ‖wi‖2 = mi,i = 1 : vecteurs unitaires.
- 3.2.4. det M = βnγ = 0 : M n'est pas inversible. Donc B non plus, et ses valeurs propres sont √β (multiplicité n) et 0 (multiplicité 1) : rg B = n. F = Im B = Vect(w1, …, wn+1) est de dimension n et contient tous les wi.
- 3.2.5. F (muni du produit scalaire induit) et E sont euclidiens de même dimension n : l'application linéaire θ envoyant une base orthonormée de F sur une base orthonormée de E est une isométrie. Les vi = θ(wi) sont unitaires et (vi|vj) = ⟨wi, wj⟩ = −1/n pour i ≠ j. (Exemple : les sommets d'un triangle équilatéral centré, pour n = 2, avec cos(2π/3) = −1/2.)
Problème 2 — Sous-espaces de M2(ℂ) stables par tous les φM
4.1. Crochets
AB = (1 0 ; 0 0), BA = (0 0 ; 0 1) : [A, B] = C. CA = A, AC = −A : [C, A] = 2A. CB = −B, BC = B : [C, B] = −2B.
4.2. Base
λI2 + αA + βB + γC = (λ + γ α ; β λ − γ) = 0 impose α = β = 0 et λ = γ = 0. Quatre vecteurs libres en dimension 4 : (I2, A, B, C) est une base.
4.3. Commutant de M = λI2 + αA + βB + γC
- 4.3.1. Si α = β = γ = 0, M = λI2 commute avec tout : le commutant est M2(ℂ).
- 4.3.2. Sinon, soit N = μI2 + xA + yB + zC. Avec 4.1 (et [A, C] = −2A, [B, C] = 2B) : [M, N] = (αy − βx)C + 2(γx − αz)A + 2(βz − γy)B. Donc MN = NM ⇔ αy = βx, γx = αz, βz = γy ⇔ (x, y, z) colinéaire à (α, β, γ) ≠ 0 ⇔ N = μI2 + t(M − λI2) ∈ Vect(I2, M). Réciproquement I2 et M commutent avec M. Le commutant est Vect(I2, M), de dimension 2 (M n'est pas scalaire).
4.4. Les sous-espaces ℱ et ℂ.I2
- 4.4.1. (A, B, C) est une sous-famille d'une base : dim ℱ = 3 (ℱ est l'ensemble des matrices de trace nulle).
- 4.4.2. (I2, A, B, C) est une base : M2(ℂ) = ℱ ⊕ ℂ.I2.
- 4.4.3. φM(λI2) = 0 ∈ ℂ.I2 ; et Tr(MX − XM) = 0, donc φM(X) ∈ ker Tr = ℱ (ker Tr est de dimension 3 et contient A, B, C). Les deux sous-espaces sont stables par tout φM.
5.1.
φB(A) = [B, A] = −C et φB(C) = [B, C] = 2B.
5.2. Un sous-espace stable contenant un X non scalaire contient ℱ
- 5.2.1.(i) Si γ ≠ 0 : φA(X) = β[A, B] + γ[A, C] = βC − 2γA, puis φC(βC − 2γA) = −2γ[C, A] = −4γA. 𝒱 étant stable, −4γA ∈ 𝒱, donc A ∈ 𝒱.
- (ii) φB(A) = −C ∈ 𝒱 donc C ∈ 𝒱 ; φB(C) = 2B ∈ 𝒱 donc B ∈ 𝒱.
- (iii) 𝒱 contient A, B, C : ℱ ⊂ 𝒱.
- 5.2.2. Si γ = 0 et α ≠ 0 : φB(X) = α[B, A] = −αC, donc C ∈ 𝒱 et on applique 5.2.1 à X' = C (γ' = 1 ≠ 0). Si γ = α = 0, alors β ≠ 0 : φA(X) = β[A, B] = βC, donc C ∈ 𝒱, même conclusion. Dans tous les cas ℱ ⊂ 𝒱.
5.3. Unicité de la décomposition
- 5.3.1. Par 5.2, ℱ ⊂ 𝒱, donc dim 𝒱 ≥ 3 ; 𝒲 ≠ {0} impose dim 𝒱 ≤ 3, d'où 𝒱 = ℱ et dim 𝒲 = 1. Si 𝒲 contenait un élément à composante non nulle sur (A, B, C), 5.2 donnerait ℱ ⊂ 𝒲, contredisant 𝒱 ∩ 𝒲 = {0}. Donc 𝒲 ⊂ ℂ.I2, et par dimension 𝒲 = ℂ.I2.
- 5.3.2. Sinon, tout élément de 𝒱 est scalaire : 𝒱 ⊂ ℂ.I2, et 𝒱 ≠ {0} donne 𝒱 = ℂ.I2. 𝒲 ne peut pas être contenu dans ℂ.I2 = 𝒱 ; il contient donc un élément non scalaire et, par 5.3.1 appliqué avec les rôles échangés, 𝒲 = ℱ.
Conclusion : la seule décomposition de M2(ℂ) en somme directe de deux sous-espaces non nuls stables par tous les φM est, à l'ordre près, M2(ℂ) = ℱ ⊕ ℂ.I2 (matrices de trace nulle ⊕ matrices scalaires).
💡 À réviser pour le CNC PSI (Maths II) : calcul de χM et sous-espaces propres, critère de diagonalisabilité (dimension = multiplicité), sous-espaces stables (droites stables = droites propres, χ de l'induit divise χ, Cayley-Hamilton, lemme des noyaux) ; la matrice βIn + bJ (valeurs propres β et β + nb, déterminant, inverse par polynôme annulateur, racine carrée symétrique) ; théorème spectral et matrices de Gram (G = ᵗBB, G non inversible ⇔ famille liée) ; isométries entre espaces euclidiens de même dimension ; crochets de Lie dans M2(ℂ) avec la base (I2, A, B, C) et commutant d'une matrice. Rappelez toujours le numéro de la question que vous utilisez.
Questions fréquentes sur ce sujet
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