Wadifa InfoEmploi public au Maroc ع

Modèle de concours : CNC 2016 Mathématiques II (PSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2016 👁️ 33 vues

⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1752/modele-de-concours-cnc-2016-mathematiques-ii-psi-concours-national-commun

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2016), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2016
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2016 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière PSI. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche
Scientifique de la Formation des Cadres

Présidence du Concours National Commun
Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat

CONCOURS NATIONAL COMMUN
d'admission aux Etablissements de Formation d'Ingénieurs et

Établissements Assimilés

Session 2016

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES II

Filière PSI

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

page de garde

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 2 —
Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière PSI,
comporte 4 pages.
L’usage de tout matériel électronique, y compris la calculatrice, est interdit.

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté
et la précision des raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des
copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé,
il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il
est amené à prendre.

Le sujet de cette épreuve est composé de deux problèmes indépendants entre eux.

Durée : 4 heures

Problème 1

Soit F un espace vectoriel sur le corps K de dimension finie n,n › 2, K = R ou ‏.أ‎ On note Idr
l’endomorphisme identité de F. Soient F et 6 deux sous espaces vectoriels de F, non réduit au seul
vecteur nul. On suppose que F' et G sont supplémentaires dans F, et on écrit F = F © G. On appelle
projection de F sur F' parallèlement à G, l'application ‏م‎ définie sur F, comme suit, pour tout x de ‏ا‎
‎tel que x = 11 + ‏بو‎ 71 6 F et 19 6 G, p(x) = 71. Soient u1,u2 deux éléments de F, on note Vect(u1)
(resp. Vect(u1, u2)) le sous espace vectoriel de F engendré par uw, (resp. u1 et u2).

Partie I

1. Soit p un endomorphisme de F, montrer que p est une projection de F sur F parallèlement à G,
si et seulement si, po p = p, et dans ce cas F = Imp et G = kerp.

2. On considère l’endomorphisme ‏و‎ de 103, dont la matrice dans la base canonique de R* est

2 0 0
A=111 1 -1
1 — 1

a) Vérifier que ‏و‎ est une projection de RS sur F parallèlement à G, dont on précisera les
vecteurs u, v et w tels que F = Vect(u, v) et G = Vect(w).

b) Montrer que g est diagonalisable.
c) Déterminer une matrice P inversible et une matrice diagonale D, telles que A = PDP".
3. On suppose que RS est muni du produit scalaire euclidien canonique noté (, ) et la norme associée
sera notée ||.|. Soit K un sous-espace vectoriel de 183, on rappelle que la projection notée px sur
K parallèlement à Æ* est appelée la projection orthogonale sur K.
i) Déterminer a € R$\ {0} tel que R° = F © D, avec D = Vect(a) et a € F+.
ii) Montrer que, pour tout 7 € RS, pp(x) = ja.

iii) Montrer que, pour tout x € 105, pr(x)= x — ‏م‎

iv) En déduire les coordonnées ‏عل‎ w dans la base (u, v, a).

Épreuve de Mathématiques 1 Page 1/4

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 3 —
Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

Partie IT

Dans cette partie, on prend Æ un espace vectoriel sur le corps C des nombres complexes, de dimension
finie n, n › 2. Pour tout entier naturel m, Ch [X] représente l’ensemble des polynômes à coefficients
complexes, de degré inférieur ou égal à m.

On désigne par N le polynôme de C,n[X] défini par N(X) = 4X3 — 6X? + 3X — 1 et soit f un
endomorphisme de Æ vérifiant la relation N(f) = 0.

1. Montrer que 1 est la seule racine réelle de N. Posons a et à les deux autres racines non réelles
et conjuguées.

2. Calculer a + à et aû.

3. On note L1, La, La, les polynômes définis par :

Montrer que (L1, La, L3) est une base de Ca[X].

4. On désigne par  l’application qui, à tout polynôme P de C[X], associe le reste dans la division
euclidienne de P par N.

a) Montrer que ‏أي ب‎ un endomorphisme d’espaces vectoriels de C[X].
b) Déterminer kerw. Est-ce que ‏ب‎ est injective ? Justifier la réponse.

c) ‏ب‎ est-elle surjective ? Justifier la réponse.

5. a) Montrer que, pour tout entier naturel n, il existe un unique triplet (an, bn, Cn) de C*, tel
que v(X") = An L1 + bp La + Ch La.
b) Vérifier que ch = 3 et exprimer ap, bn en fonction de a, à, n.
c) Prouver que, pour tout entier naturel n, f" = an L1(f) + bnLa(f) + CnL3(f)-

d) Montrer que les suites (an) et (bn) sont convergentes vers des réels respectifs notés a et b.

6. On considère l'application suivante h = al1(f) + bLa(f) + cL3(f).

(a) Montrer que h = 3(4f? — 2f + Idz).

(b) Vérifier que h est une projection.

Problème 2

Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2, on désigne par F = M, (R) l’espace vectoriel des matrices
carrées d’ordre n à coefficients réels et on note par 2*7 = L(E,R), le R-espace vectoriel des formes
linéaires sur F, (une forme linéaire sur Æ est une application linéaire de F sur R). On rappelle qu’un
hyperplan de Æ est un sous-espace vectoriel supplémentaire à une droite vectorielle dans #. La matrice
transposée de M est notée "M. Si M € F, on note Vect(M) le sous-espace vectoriel de E engendré
par M. On désigne par I, la matrice unité de M, (R) et pour tout s € N*, on note [1, s] = {1,...,n}-.
On définit l’application trace, notée Tr, de F vers R comme suit, pour tout M = (m;j)1‹i,j‹n 6 FE,

L’objet du problème est de montrer que tout hyperplan vectoriel de ‏ا‎ contient au moins une matrice
inversible.

Épreuve de Mathématiques 1 Page 2/4

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 4 —
Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

Partie I
Étude de quelques propriétés de l’application trace
1. a) Montrer que Tr est une forme linéaire.
b) Montrer que pour tous éléments À et B de F, Tr(AB) = Tr(BA).
c) Déterminer la dimension de ker Tr.

d) Montrer que F = ker Tr © Vect(I,)-
2. Soit ‏م‎ l’application qui, à toute matrice M de E associe ÿ(M) = M + Tr(M)I,-

a) Montrer que ‏م‎ est un automorphisme de F.
b) i) Déterminer F1(ÿ) = {M € E; p(M) = M}.

iii) En déduire que est diagonalisable et déterminer les valeurs propres de .

3. Soit ‏ل‎ une matrice non nulle de Æ dont la trace est nulle. On considère  l’endomorphisme de
E qui, à toute matrice M de E associe (M) = M + Tr(M)J.

a) Vérifier que le polynôme X? — 2X + 1 est un polynôme annulateur de w.
b) Montrer que 1 est la seule valeur propre de ‏.بن‎

c) est-il diagonalisable ? Justifier la réponse.

Partie IT

Un premier résultat préliminaire

Soient F' et G deux espaces vectoriels de dimensions respectivement finies ‏م‎ € N* et m € N*. Soit u
une application linéaire de F vers G, de rang r tel que 7 € N*. Mm,p(R) désigne l’espace vectoriel des
matrices à coefficients réels, à m lignes et p colonnes.

1. Soit 71 un supplémentaire de keru dans F, on considère l’application v : F, — Im(u) telle que
x + v(x) = u(x). Montrer que v est un isomorphisme.

2. On suppose que 0 › r › min(p,m) et on note B = (e1,...,ep) une base de F, telle que
(e1,...,e,) soit une base de F, et (e-+1,...,€p) une base de keru. On pose, pour tout entier

a) Montrer qu’il existe une famille (€-+1,.- , Em) de vecteurs de G, telle que la famille

C = (E1,-.-,Em) soit une base de G.

b) Déterminer Matg, c(u), la matrice de u relativement aux bases B et C.

3. En déduire que pour toute matrice M de Mm,p(R), si 0 › r = rg(M) › min(m, p), alors il existe
deux matrices inversibles S et T' respectivement de M, (R) et M,(R) telles que M = SJImp,r TT 1

avec Jmp,r = ( 0 € Mm,p(R) et I, la matrice identité de M,(R).

4. Quelle est la forme de la matrice ‏ميم‎ dans chaque cas suivant,
(0‹r=p‹m) (0‹r=m‹p) (0‹r=m-= p)? Justifier la réponse.

Partie ITI

Un deuxième résultat préliminaire

Soit L un espace vectoriel sur R de dimension finie s(s € N*). Notons L* = L(L,R) l’espace des formes
linéaires de L. Soit B = (l,...,l,) une base de L. On note, pour tout : € [1, s], 7 la forme linéaire
; ; 1 siàt=7
sur L définie de la façon suivante, pour tout entier j € [1, s], 7 ‏(يا)‎ = 62, où 67 = ١ 1 le
0 sinon
symbole de Kronecker.

Épreuve de Mathématiques 1 Page 3/4

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 5 —
Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

1. Montrer que B* = (If, ,lÿ) est une famille libre de L*.

2. Soit x € L tel que x = ‏نل‎ x;l;, montrer que, pour tout 7 € [1, s], 1; (x) ‏برح‎

3. En déduire que B* est une famille génératrice de L*.
4. En déduire la dimension de L*.

Partie IV

Une caractérisation d’une forme linéaire sur 7

Soit A une matrice de F, on définit l’application ‏يرن‎ de F vers R, de la façon suivante, pour tout M

1. Vérifier que 4 est une forme linéaire sur F.

css ; 1 1
2. Comme cas particulier, seulement dans cette question, on prend n = 2 et A = ( ) ;

(a) Déterminer une base de ker(@4).

(b) Vérifier que ker(& 4) contient au moins une matrice inversible.

3. Soit h l’application définie de F vers E* par A + h(A) = 64.
Soit (i,j) € [1,n] x [1,n], une matrice élémentaire ‏ريك‎ = (€r,1)1‹k,/‹n € Mn(R) est définie
comme suit, pour tout couple d’entiers (k,l) € [1,n] x [L,n], ex: = 0167, (61, (resp. 67) est le
symbole de Kronecker qui est défini dans la partie IIT).
a) Vérifier que h est une application linéaire.

b) i) On pose À = (ar,1)i‹k,i‹n € Mn (R) et soit (1, j) € [1,n] x [1, n], calculer d4(F;;) en
fonction des coefficients de la matrice de A.
ii) En déduire que h est injective.

c) En déduire que h est un isomorphisme d’espaces vectoriels.

Partie V
Tout hyperplan de F contient au moins une matrice inversible
Soit H un hyperplan de F.
1. Montrer que pour toute matrice 4 non nulle de F qui n'appartient pas à H, on a

2. Montrer qu’il existe une matrice B de E telle que H = ker(&a).

0 + + 0 1

1 0
3. On note r = rg(B) et on considère la matrice de EF, P,= | 0

0 0 1 0

a) Montrer que / est une matrice inversible.
Tryi=l si l‹i‹r

b) On suppose que 0 › r › n et on note R, = (ri ) 1‹i,j‹n; avec ;
MS r,j = 0 sinon

Montrer que ‏ف‎ appartient à ker(Gr,).

4. En déduire que tout hyperplan H de E contient au moins une matrice inversible.

FIN DE L’ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques 1 Page 4/4

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2016, filière PSI, organisé par la présidence du CNC (École Nationale Supérieure des Mines de Rabat) pour l'admission dans les écoles d'ingénieurs. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, 4 pages d'énoncé. Il s'agit de deux problèmes indépendants d'algèbre linéaire : le Problème 1 porte sur les projections (projection d'une matrice 3×3, projection orthogonale, polynôme annulateur et puissances d'un endomorphisme) ; le Problème 2 démontre que tout hyperplan de Mn(ℝ) contient une matrice inversible, via la trace, le rang et la dualité. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les deux problèmes sont indépendants : commencez par celui où vous êtes le plus à l'aise. Les questions sont très classiques (cours de PSI sur projecteurs, polynômes annulateurs, théorème du rang, base duale) : l'essentiel des points se gagne sur la rigueur (justifier « dimension finie », « égalité des dimensions », « unicité du reste ») et sur les calculs exacts (racines de N, coordonnées de w). Vérifiez chaque calcul matriciel par un produit rapide : A² = A, Au = u, etc.

Problème 1 — Projections

I.1. Caractérisation des projecteurs

Si p est la projection sur F parallèlement à G : pour x = x1 + x2, p(x) = x1 ∈ F, et p(x1) = x1, donc p∘p = p ; de plus Im p = F et ker p = G (p(x) = 0 ⇔ x1 = 0 ⇔ x ∈ G).

Réciproquement, si p∘p = p : tout x s'écrit x = p(x) + (x − p(x)) avec p(x) ∈ Im p et p(x − p(x)) = p(x) − p2(x) = 0, donc x − p(x) ∈ ker p. Si y ∈ Im p ∩ ker p, y = p(z) et y = p(z) = p2(z) = p(y) = 0. Donc E = Im p ⊕ ker p et p est la projection sur F = Im p parallèlement à G = ker p.

I.2.a. La matrice A = ½ (2 0 0 ; 1 1 −1 ; 1 −1 1)

Avec M = 2A = (2 0 0 ; 1 1 −1 ; 1 −1 1), on calcule M2 = (4 0 0 ; 2 2 −2 ; 2 −2 2) = 2M, donc A2 = M2/4 = M/2 = A : g∘g = g, g est une projection sur Im g parallèlement à ker g.

  • ker g : 2x = 0 et y − z = 0, donc G = ker g = Vect(w), w = (0, 1, 1).
  • Im g est engendrée par les colonnes (1, ½, ½), (0, ½, −½), (0, −½, ½) : F = Im g = Vect(u, v), u = (2, 1, 1), v = (0, 1, −1) (rang 2 ; vérification : Au = u, Av = v).

I.2.b. et c.

X2 − X = X(X − 1) est annulateur, scindé à racines simples : g est diagonalisable (autre argument : ℝ3 = F ⊕ G = E1(g) ⊕ E0(g)). Dans la base (u, v, w) :

P = (2 0 0 ; 1 1 1 ; 1 −1 1) (colonnes u, v, w), D = diag(1, 1, 0), et A = PDP−1 (det P = 2·(1 + 1) = 4 ≠ 0).

I.3.i. Le vecteur a

a ⊥ u et a ⊥ v : 2x + y + z = 0 et y − z = 0, soit y = z, x = −y. On prend a = (−1, 1, 1) (tout multiple non nul convient). Comme a ≠ 0 et a ∈ F⊥, a ∉ F, donc F ∩ D = {0} et dim F + dim D = 3 : ℝ3 = F ⊕ D (et D = F⊥).

I.3.ii. et iii.

  • pD(x) = λa avec x − λa ∈ D⊥, soit ⟨a, x − λa⟩ = 0 : λ = ⟨a, x⟩/‖a‖2. Donc pD(x) = (⟨a, x⟩/‖a‖2) a.
  • D⊥ = F (dimension 2 et F ⊥ a), donc pF + pD = Id et pF(x) = x − (⟨a, x⟩/‖a‖2) a.

I.3.iv. Coordonnées de w dans (u, v, a)

⟨a, w⟩ = 0 + 1 + 1 = 2, ‖a‖2 = 3. pD(w) = (2/3)a et pF(w) = (0, 1, 1) − (2/3)(−1, 1, 1) = (2/3, 1/3, 1/3) = (1/3)u. Donc w = (1/3)u + 0·v + (2/3)a : coordonnées (1/3, 0, 2/3). Vérification : (1/3)(2, 1, 1) + (2/3)(−1, 1, 1) = (0, 1, 1). ✓

II.1. et II.2. Racines de N(X) = 4X3 − 6X2 + 3X − 1

N(1) = 4 − 6 + 3 − 1 = 0 et N = (X − 1)(4X2 − 2X + 1). Le facteur 4X2 − 2X + 1 a pour discriminant 4 − 16 = −12 < 0 : 1 est la seule racine réelle ; les deux autres sont α = (1 + i√3)/4 et ᾱ = (1 − i√3)/4. Par les relations coefficients-racines : α + ᾱ = 1/2, αᾱ = 1/4 (donc |α| = 1/2).

II.3. (L1, L2, L3) base de ℂ2[X]

Ce sont trois éléments de ℂ2[X], de dimension 3 ; il suffit de montrer la liberté. Si λ1L1 + λ2L2 + λ3L3 = 0 : en X = 1, seul L3(1) = (1 − α)(1 − ᾱ) = 1 − 1/2 + 1/4 = 3/4 ≠ 0 subsiste, d'où λ3 = 0 ; en X = α, seul L2(α) = (α − 1)(α − ᾱ) ≠ 0 subsiste, d'où λ2 = 0 ; en X = ᾱ, λ1L1(ᾱ) = 0 avec L1(ᾱ) = (ᾱ − 1)(ᾱ − α) ≠ 0, d'où λ1 = 0. C'est une base (raisonnement de type Lagrange, les trois racines étant distinctes).

II.4. L'application ψ (reste de la division par N)

  • a) Si P = QN + R et P' = Q'N + R' (deg R, deg R' < 3), alors λP + P' = (λQ + Q')N + (λR + R') avec deg(λR + R') < 3 ; par unicité de la division euclidienne, ψ(λP + P') = λψ(P) + ψ(P'). ψ est un endomorphisme de ℂ[X].
  • b) ψ(P) = 0 ⇔ N divise P : ker ψ = N·ℂ[X] ≠ {0} (N ∈ ker ψ) : ψ n'est pas injective.
  • c) Im ψ ⊂ ℂ2[X] (en fait Im ψ = ℂ2[X] car ψ(R) = R si deg R ≤ 2) ; X3 n'est pas atteint : ψ n'est pas surjective.

II.5. Les suites (an), (bn), (cn)

  • a) ψ(Xn) ∈ ℂ2[X] et (L1, L2, L3) en est une base : existence et unicité du triplet.
  • b) Xn = QnN + ψ(Xn) ; en évaluant aux racines de N : ψ(Xn)(1) = 1, ψ(Xn)(α) = αn, ψ(Xn)(ᾱ) = ᾱn. D'où cnL3(1) = 1, soit cn = 4/3 ; bn = αn / ((α − 1)(α − ᾱ)) ; an = ᾱn / ((ᾱ − 1)(ᾱ − α)).
  • c) L'évaluation P ↦ P(f) est un morphisme d'algèbres ; comme N(f) = 0 : fn = Qn(f)∘N(f) + ψ(Xn)(f), donc fn = anL1(f) + bnL2(f) + cnL3(f).
  • d) |α| = |ᾱ| = 1/2 < 1, donc αn, ᾱn → 0 : an → a = 0 et bn → b = 0 (réels), et cn = c = 4/3.

II.6. L'endomorphisme h

a) h = 0·L1(f) + 0·L2(f) + (4/3)L3(f) avec L3 = X2 − (α + ᾱ)X + αᾱ = X2 − X/2 + 1/4. Donc h = (4/3)(f2 − f/2 + IdE/4) = (1/3)(4f2 − 2f + IdE).

b) Posons H = (4/3)L3. H − 1 = (4/3)X2 − (2/3)X − 2/3 = (2/3)(X − 1)(2X + 1). Alors H(H − 1) = (8/9)L3(X − 1)(2X + 1) = (8/9)·(N/4)·(2X + 1), car (X − 1)L3 = N/4. Comme N(f) = 0 : h∘(h − Id) = 0, soit h2 = h : h est une projection (I.1). Interprétation : h = lim fn.

Problème 2 — Tout hyperplan de Mn(ℝ) contient une matrice inversible

Partie I. La trace

  • 1.a) Tr(λA + B) = Σ(λakk + bkk) = λTr A + Tr B : forme linéaire.
  • 1.b) Tr(AB) = ΣiΣk aikbki = ΣkΣi bkiaik = Tr(BA).
  • 1.c) Tr est non nulle (Tr In = n), de rang 1 : par le théorème du rang, dim ker Tr = n2 − 1.
  • 1.d) λIn ∈ ker Tr ⇒ nλ = 0 ⇒ λ = 0, donc ker Tr ∩ Vect(In) = {0}, et (n2 − 1) + 1 = n2 : E = ker Tr ⊕ Vect(In).

I.2. φ(M) = M + Tr(M)In

  • a) φ est linéaire. Si φ(M) = 0, M = −Tr(M)In, d'où Tr M = −n Tr M, Tr M = 0 puis M = 0. φ injective en dimension finie : automorphisme.
  • b.i) φ(M) = M ⇔ Tr(M)In = 0 ⇔ M ∈ ker Tr : E1(φ) = ker Tr.
  • b.ii) φ(M) = (n + 1)M ⇔ Tr(M)In = nM ⇔ M = (Tr M/n)In ∈ Vect(In) ; réciproquement φ(In) = (n + 1)In. Donc En+1(φ) = Vect(In).
  • b.iii) E = E1(φ) ⊕ En+1(φ) (1.d) : φ est diagonalisable, de valeurs propres 1 (multiplicité n2 − 1) et n + 1 (multiplicité 1).

I.3. ψ(M) = M + Tr(M)J, avec J ≠ 0, Tr J = 0

  • a) ψ2(M) = ψ(M) + Tr(ψ(M))J = M + Tr(M)J + (Tr M + Tr M·Tr J)J = M + 2Tr(M)J. Donc ψ2 − 2ψ + Id = 0 : (X − 1)2 est annulateur.
  • b) Les valeurs propres sont racines de (X − 1)2, donc dans {1} ; et 1 est valeur propre car ψ(M) = M pour tout M ∈ ker Tr ≠ {0}. Sp(ψ) = {1}.
  • c) Si ψ était diagonalisable avec 1 seule valeur propre, on aurait ψ = Id. Or ψ(In) = In + nJ ≠ In. ψ n'est pas diagonalisable.

Partie II. Forme réduite d'une matrice de rang r

  • 1) v est linéaire. ker v = F1 ∩ ker u = {0} ; dim F1 = p − dim ker u = r = dim Im u (théorème du rang). v est un isomorphisme.
  • 2.a) (ε1, …, εr) est l'image par l'isomorphisme v d'une base de F1, donc une base de Im u, famille libre de G : par le théorème de la base incomplète, on la complète en une base C = (ε1, …, εm) de G.
  • 2.b) u(ei) = εi pour i ≤ r et u(ei) = 0 pour i > r : MatB,C(u) = Jm,p,r = (Ir 0 ; 0 0).
  • 3) Soit u l'application linéaire canoniquement associée à M (de ℝp dans ℝm), de rang r. Avec les bases canoniques B0, C0, la formule de changement de bases donne M = MatB0,C0(u) = S·Jm,p,r·T−1, où S = PC0→C ∈ GLm(ℝ) et T = PB0→B ∈ GLp(ℝ) (matrices de passage).
  • 4) Même construction (avec ker u = {0} ou Im u = G) : si r = p < m, J = (Ip ; 0) (Ip au-dessus de m − p lignes nulles) ; si r = m < p, J = (Im 0) (p − m colonnes nulles à droite) ; si r = m = p, J = Ip. En effet, il n'y a plus de bloc nul du côté où la dimension est égale au rang.

Partie III. Base duale

  • 1) Si Σλili* = 0, on applique à lj : λj = 0. Famille libre.
  • 2) lj*(x) = Σxilj*(li) = Σxiδij = xj.
  • 3) Pour ℓ ∈ L* : ℓ(x) = Σxiℓ(li) = Σℓ(li)li*(x), donc ℓ = Σℓ(li) li* : famille génératrice.
  • 4) B* est une base : dim L* = s = dim L.

Partie IV. φA(M) = Tr(AM)

  • 1) M ↦ AM et Tr sont linéaires : φA ∈ E*.
  • 2.a) n = 2, A = (1 1 ; 1 1), M = (x y ; z t) : AM = (x+z y+t ; x+z y+t), φA(M) = x + y + z + t. ker φA est l'hyperplan x + y + z + t = 0, de dimension 3, de base (1 −1 ; 0 0), (1 0 ; −1 0), (1 0 ; 0 −1) (libres : regarder les coefficients (1,2), (2,1), (2,2)).
  • 2.b) (1 0 ; 0 −1) ∈ ker φA et son déterminant vaut −1 ≠ 0 : elle est inversible.
  • 3.a) φλA+B(M) = λTr(AM) + Tr(BM) : h est linéaire.
  • 3.b.i) (AEij)kl = akiδjl, donc Tr(AEij) = Σkakiδjk = aji.
  • 3.b.ii) Si h(A) = 0, tous les aji = φA(Eij) sont nuls : A = 0. h est injective.
  • 3.c) dim E* = dim E = n2 (Partie III) : h linéaire injective entre espaces de même dimension finie est un isomorphisme.

Partie V. Conclusion

  • 1) dim H = n2 − 1. Si λA ∈ H avec λ ≠ 0, alors A ∈ H : exclu ; donc H ∩ Vect(A) = {0} et les dimensions s'ajoutent à n2 : E = H ⊕ Vect(A).
  • 2) Soit A ∉ H. La forme ℓ définie par ℓ(K + λA) = λ (K ∈ H) est linéaire, de noyau H. Par IV.3.c, h est surjective : il existe B avec φB = ℓ, donc H = ker φB (et B ≠ 0).
  • 3.a) P1 envoie ei sur ei+1 (i < n) et en sur e1 : elle transforme la base canonique en une base (matrice de permutation, P1tP1 = In). P1 est inversible.
  • 3.b) Rr = diag(1, …, 1, 0, …, 0) : Tr(RrP1) = Σi≤r(P1)ii = 0 car la diagonale de P1 est nulle (n ≥ 2). P1 ∈ ker φRr (cela reste vrai pour r = n).
  • 4) H = ker φB, r = rg B ≥ 1. Par II.3 (ou II.4 si r = n), B = S Rr T−1 avec S, T inversibles. Pour M = T P1 S−1, inversible : φB(M) = Tr(S Rr T−1 T P1 S−1) = Tr(Rr P1) = 0 (par Tr(XY) = Tr(YX)). Donc M ∈ H est inversible : tout hyperplan de Mn(ℝ) contient une matrice inversible.

💡 À réviser pour le CNC PSI (Maths II) : projecteurs (p2 = p, E = Im p ⊕ ker p), projection orthogonale sur une droite et sur son orthogonal ; polynômes annulateurs et critère « scindé à racines simples ⇔ diagonalisable » ; reste de la division euclidienne par un polynôme annulateur pour calculer fn (évaluation aux racines) ; trace (Tr(AB) = Tr(BA), noyau hyperplan) ; théorème du rang et forme réduite M = S Jr T−1 ; base duale et isomorphisme A ↦ (M ↦ Tr(AM)) entre Mn(ℝ) et son dual. Ce sont des résultats de cours qu'il faut savoir redémontrer rapidement : ils reviennent chaque année sous une forme proche.

Un nouveau sujet de concours chaque jour sur WhatsApp

Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2016. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

}
Utile ? Envoyez-le à quelqu'un qui cherche
WhatsApp Facebook Telegram

📎 Citer cette page

Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.

Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1752/modele-de-concours-cnc-2016-mathematiques-ii-psi-concours-national-commun

📲
Installez Wadifa Info sur votre iPhone : appuyez sur le bouton Partager en bas de Safari, puis sur Sur l'écran d'accueil. Les nouveaux concours, sans passer par le navigateur.