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Modèle de concours : CNC 2015 Mathématiques II (PSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2015 👁️ 31 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2015), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2015
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2015 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière PSI. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2015
Ecole Nationale Supérieure d’Electricité et de Mécanique

ENSEM

CONCOURS NATIONAL COMMUN

d'Admission dans les Établissements de Formation

d'Ingénieurs et Établissements Assimilés

Édition 2015

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 11
Filière PSI

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

Page de garde

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2015 - PSI

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière PSL,
comporte 3 pages. : :
L’usage de tout matériel électronique, y compris la calculatrice, est interdit.

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la
précision des raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies.

Il convient en particulier de rappeler avec précision les |références | des questions abordées.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

Quelques propriétés du groupe spécial orthogonal SO»(R)
Application à la non continuité de la diagonalisation en dimension 2

On sait que toute matrice M, carrée réelle d’ordre 2, ayant deux valeurs propres réelles dis-
tinctes, est diagonalisable ; c’est-à-dire que M est conjuguée à une matrice diagonale. On se de-
mande ici si l’on peut réaliser cette diagonalisation de manière continue ; autrement dit :

Peut-on choisir la matrice réelle conjuguant M à une matrice diagonale de façon à ce qu’elle
dépende continâment de M ?

Le but de ce problème est de démontrer que cela n'est pas possible sur tout l'ensemble des matrices
carrées réelles d'ordre 2 ayant deux valeurs propres réelles distinctes

Notations et rappels

Dans ce problème, on note M3,(R) l’espace vectoriel des matrices à coefficients réels, à 2
lignes et une colonne et Mz(R) l’algèbre des matrices carrées réelles d’ordre 2; I, désignera la
matrice identité de M»(R) et GL»(R) le groupe de matrices inversibles (groupe linéaire).

Si A € Mz(R), on note Tr (A) sa trace, det(A) son déteminant et ‏رد‎ son polynôme caracté-
ristique.

Si M est une matrice appartenant à M2(R) ou à M3,1(R), M désigne la matrice transposée
de M. Une matrice de Ma(R) est dite symétrique si elle coïncide avec sa matrice transposée.
L'ensemble des matrices symétriques de Ms(R) se notera /7(R), c’est un sous-espace vectoriel

Le produit scalaire canonique de Ma1(R) se notera › , › et la norme associée sera notée

On note U la partie de Mz(R) formée des matrices ayant deux valeurs propres réelles
distinctes.

Dans tout le problème, l’espace vectoriel M2(R) est muni de l’une de ses normes.

1ère Partie
Résultats préliminaires
1.1. Étude de l’ensemble
1.1.1. Montrer que 4 = JA € Mz(R) ; (Tr (4))” — 4 det À › 0) ;

1.1.2. Montrer que les applications A — Tr (A) et A ‏جر‎ det À, définies sur Ma2(R) et à
valeurs réelles, sont continues.

1.1.3. Montrer que l{ est un ouvert non vide de Ma(R).

Épreuve de Mathématiques 1 1/3

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Concours National Commun - Session 2015 - PSI

1.1.4. Dans le plan R?, dessiner le graphe de la fonction ‏جرع‎ 19? puis préciser, en l’hachurant
sur le même graphique, la partie de R? correspondant à l’ensemble { (Tr (A), det A) ; AE u} .

Justifier que toute matrice de l est diagonalisable dans ‏وان‎ )18( et construire une application
fi: V — Mz(R) continue, à valeurs dans GL2(R) et telle que, pour tout M € Mz(R), la matrice
1 )11( 11170 )11( soit diagonale.

1.2. Commutant d’une matrice diagonale.

Soit B = ٍِ 3 € M2(R) avec a # A.

1.2.1. Déterminer l’ensemble @(B) = {M € M»(R) ; MB = BM}.

1.2.2. Soit U, V € Mz(R). Montrer que U BU! = V BV" si, et seulement si, la matrice
VU est diagonale.
1.3. Une CNS de conjugaison à une matrice diagonale

Soit (M, P) € Mz(R) x GL»(R) et soit D € M»(R) une matrice diagonale. Montrer que
PMP = D si, et seulement si, les coefficients diagonaux de D sont les valeurs propres de M et
les vecteurs colonnes de P sont des vecteurs propres de M. On pourra effectuer un produit par
blocs.

2ème Partie
Quelques propriétés du groupe spécial orthogonal en dimension 2

On rappelle que O4(R) = {A € Mz(R) ; ‘AA = I3} et SOz(R) = {A € Oz(R) ; det A = 1}.

2.1. Montrer que SO2(R) = { G 7) € Ma(R): a2 +12 = 1 }

2.2. Montrer que SOz(R) est un sous-groupe du groupe linéaire GL2(R).

2.3. On définit l’application © : R — Mz(R) par :

snf  cos0

VOER, 9(0)= ‏ع‎ — sin ÿ

2.3.1. Montrer que l’application ® est continue.

2.3.2. Montrer que ®(R) = SO2(R).
2.4. Soit A € Mz(R) une matrice quelconque ; on pose 4 = {(UAU—* ; U € SO»(R)}

2.4.1. Montrer que l’application M — ‘M, définie sur Mz(R), est continue.

2.4.2. En déduire que l'application U ‏جر‎ 7-1, définie sur SOz(R) et à valeurs dans Mz(R),
est continue.

2.4.3. Montrer alors que l’application UÜ ‏جر‎ UAUT*, définie sur SO2(R) et à valeurs dans
SF, est continue.

2.4.4. On considère deux réels ‏ه‎ et 8 tels que ‏م‎ # 8 et on pose B, = k 4 Ba = 0 ‏ل‎ :

Soit ‏ه‎ : 54 — Mz(R) une application continue telle que o(.74) C {B1, B2}. Montrer que ‏ه‎
‎est constante.

On pourra, moyennant ce qui précède, construire une application continue de R dans lui-même
dont l’ensemble image est contenu dans {a, 8}.

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Concours National Commun - Session 2015 - PSI

3ème Partie

Non continuité de la diagonalisation dans tout l’ouvert U

On suppose qu’il existe une application f : U — Mz(R) continue, à valeurs dans GL2(R)
et telle que, pour tout M EU, la matrice f(M)-*M f(M) soit diagonale.
3.1. On considère M € UN./2(R) et on note C,(M) (resp. C,(M)) la première (resp. la deuxième)
colonne de la matrice f(M).

3.1.1. Montrer que C,(M) et C,(M) sont des vecteurs propres de M associés à des valeurs
propres distinctes et prouver qu’ils sont orthogonaux dans (M, (R), ‹, ›).
3.1.2. Justifier que la matrice dont la première (resp. la deuxième) colonne est ER (resp.

Cz(M)
01 ) est orthogonale.

On note a(M) le déterminant de la matrice décrite ci-dessus et g(M) € M»(R) la matrice
dont la première (resp. la deuxième) colonne est a(M) ete (resp. vu)

3.1.3. Vérifier que g(M) € SO2(R).

On dispose ainsi d’une application ‏و‎ :U N #2(R) ‏جب‎ Ma2(R) à valeurs dans SO2(R).

3.1.4. Montrer que ‏و‎ est continue et que, pour tout M € UN./(R), la matrice g(M)-* Mg(M)
est diagonale.

3.2.1. Montrer que l’ensemble #5 = { UBU* ; U € SO,(R) } est une partie de UN #2(R).

Dans la suite de cette partie, on note h la restriction de g à #8 = {UBU—* ; U € SO2(R)}-.

3.2.2. Montrer que, pour tout M € ‏,وى‎ la matrice h(M)-!Mh(M) est diagonale et est
semblable à B. Quelles en sont les valeurs possibles ?

3.2.3. En déduire que l’application M — h(M)-}Mh(M) est constante sur ‏.وى‎
‎3.2.4. Montrer que l’on peut se ramener au cas où h(M)-! Mh(M) = B, pour tout M € 7.

3.2. On considère une matrice diagonale B =

3.3. On reprend les notations de la question 3.2. précédente et on suppose désormais que, pour
toute matrice M € 78, (M) Mh(M) = B.

3.3.1. Montrer que, pour tout U € SOz(R), la matrice h(UBU-!)"‘U est diagonale puis
justifier qu’elle est égale à +».

3.3.2. Soient ‏م‎ : SO2(R) — 48 x {-12, T2} et db : #8 x {-I,, 12} ‏جب‎ SOz(R) les applica-
tions définies par : p(U) = (UBU7!, h(U BU-*)""U) et ‏)نب‎ D) = h(M)D.
Montrer que ‏م‎ et a sont des bijections réciproques l’une de l’autre.

3.3.3. Montrer que l’application U — Tr(h(U BU-*)"‘U), définie sur SOz(R) et à valeurs
réelles, est continue et a pour ensemble image la paire {—2, 2}.

3.3.4. Trouver une contradiction et conclure qu’une telle application f n’existe pas.

FIN DE L'ÉPREUVE

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2015, filière PSI, organisé par la présidence du CNC (ENSEM) pour l'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice interdite, 3 pages d'énoncé. C'est un problème d'algèbre linéaire et de topologie en dimension finie : « Quelques propriétés du groupe spécial orthogonal SO2(ℝ) — application à la non continuité de la diagonalisation en dimension 2 ». Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : le fil conducteur est simple : on suppose qu'une diagonalisation continue f existe sur l'ouvert 𝒰, on la « normalise » pour la rendre à valeurs dans SO2(ℝ), puis on fabrique une fonction continue de ℝ dans ℝ qui ne prend que les valeurs −2 et 2 : le théorème des valeurs intermédiaires donne la contradiction. Les outils à mobiliser sont peu nombreux : continuité des applications linéaires/polynomiales en dimension finie, caractérisation des ouverts par image réciproque, produit par blocs, paramétrage de SO2(ℝ) par θ ↦ Φ(θ). Soignez les références aux questions : le problème les réutilise sans cesse.

1ère Partie — Résultats préliminaires

1.1.1. Description de 𝒰

Pour A ∈ M2(ℝ), χA(X) = X2 − Tr(A) X + det A. A a deux valeurs propres réelles distinctes ⇔ ce trinôme a deux racines réelles distinctes ⇔ son discriminant est strictement positif. Donc 𝒰 = {A ∈ M2(ℝ) ; (Tr A)2 − 4 det A > 0}.

1.1.2. Continuité de Tr et det

Tr est linéaire sur un espace de dimension finie, donc continue. Pour A = (a b ; c d), det A = ad − bc est un polynôme en les coordonnées de A ; les applications coordonnées sont linéaires donc continues (toutes les normes sont équivalentes), et sommes et produits de fonctions continues sont continus : det est continue.

1.1.3. 𝒰 est un ouvert non vide

φ : A ↦ (Tr A)2 − 4 det A est continue (1.1.2), et 𝒰 = φ−1(]0, +∞[) est l'image réciproque d'un ouvert de ℝ : c'est un ouvert. Il est non vide : diag(1, 0) ∈ 𝒰 (φ = 1 > 0).

1.1.4. Graphique

Le graphe de x ↦ x2/4 est une parabole de sommet l'origine, tournée vers le haut, passant par (±2, 1) et (±4, 4). L'ensemble {(Tr A, det A) ; A ∈ 𝒰} est la région strictement située sous la parabole : {(s, p) ∈ ℝ2 ; p < s2/4}, parabole exclue (c'est cette zone qu'on hachure). En effet, l'inclusion découle de 1.1.1 ; réciproquement, si p < s2/4, X2 − sX + p a deux racines réelles distinctes λ ≠ μ et A = diag(λ, μ) ∈ 𝒰 vérifie (Tr A, det A) = (s, p).

1.1.5. Diagonalisabilité et construction de f1

Une matrice d'ordre 2 ayant deux valeurs propres distinctes a deux sous-espaces propres de dimension ≥ 1 dont la somme est directe et de dimension 2 : toute matrice de 𝒰 est diagonalisable.

Pour M = (a b ; c d) ∈ 𝒱 (b ≠ 0), posons Δ(M) = (Tr M)2 − 4 det M > 0 et λ1,2(M) = (a + d ± √Δ(M))/2. La première ligne du système (M − λI2)X = 0 s'écrit (a − λ)x + by = 0 ; comme b ≠ 0, Xλ = t(b, λ − a) est un vecteur propre non nul (la seconde ligne est alors automatiquement vérifiée car le système est de rang 1). On pose :

f1(M) = ( b b ; λ1(M) − a λ2(M) − a ), de déterminant b(λ2 − λ1) = −b√Δ(M) ≠ 0.

f1 est continue (√ est continue sur ]0, +∞[, Δ est continue), à valeurs dans GL2(ℝ), et ses colonnes sont des vecteurs propres : par 1.3, f1(M)−1 M f1(M) = diag(λ1, λ2). (L'énoncé écrit « pour tout M ∈ M2(ℝ) » : il faut lire M ∈ 𝒱.)

1.2.1. Commutant de B = diag(α, β), α ≠ β

Pour M = (x y ; z t) : MB = (αx βy ; αz βt) et BM = (αx αy ; βz βt). MB = BM ⇔ (β − α)y = 0 et (α − β)z = 0 ⇔ y = z = 0. Donc 𝒞(B) = 𝒟2(ℝ), l'ensemble des matrices diagonales.

1.2.2.

(U, V inversibles.) UBU−1 = VBV−1 ⇔ V−1UB = BV−1U ⇔ V−1U ∈ 𝒞(B) ⇔ V−1U est diagonale (1.2.1).

1.3. CNS de conjugaison à une diagonale

Écrivons P = (X1 | X2) par colonnes et D = diag(d1, d2). Par produit par blocs, MP = (MX1 | MX2) et PD = (d1X1 | d2X2). Donc P−1MP = D ⇔ MP = PD ⇔ MXi = diXi pour i = 1, 2. Comme P est inversible, Xi ≠ 0 : Xi est vecteur propre associé à di, qui est donc valeur propre. Réciproquement, si les colonnes de P sont des vecteurs propres associés respectivement à d1, d2, on a MP = PD, d'où P−1MP = D. (Comme D est semblable à M, ses coefficients diagonaux sont exactement les valeurs propres de M, avec multiplicité.)

2ème Partie — Le groupe SO2(ℝ)

2.1.

Soit A = (a c ; b d) ∈ O2(ℝ). tAA = I2 signifie que les colonnes sont orthonormées : a2 + b2 = 1, c2 + d2 = 1, ac + bd = 0. Le vecteur (c, d), unitaire et orthogonal à (a, b) unitaire, vaut ±(−b, a). Alors det A = ad − bc = ±(a2 + b2) = ±1, et det A = 1 impose (c, d) = (−b, a). Réciproquement, pour A = (a −b ; b a) avec a2 + b2 = 1 : tAA = (a2+b2) I2 = I2 et det A = 1. D'où SO2(ℝ) = {(a −b ; b a) ; a2 + b2 = 1}.

2.2.

SO2(ℝ) ⊂ GL2(ℝ) (det = 1), I2 ∈ SO2(ℝ). Pour A, B ∈ SO2(ℝ) : t(AB)(AB) = tB(tAA)B = I2 et det(AB) = 1 ; A−1 = tA vérifie t(tA)tA = AtA = I2 et det(tA) = 1. SO2(ℝ) est un sous-groupe de GL2(ℝ).

2.3.1. et 2.3.2.

  • Les coordonnées de Φ(θ) (cos θ, ± sin θ) sont continues, donc Φ est continue (en dimension finie, la continuité se lit coordonnée par coordonnée).
  • cos2θ + sin2θ = 1 donne Φ(ℝ) ⊂ SO2(ℝ) (2.1). Réciproquement, si a2 + b2 = 1, il existe θ ∈ ℝ avec a = cos θ, b = sin θ (point du cercle unité) : Φ(ℝ) = SO2(ℝ).

2.4.1. à 2.4.3.

  • M ↦ tM est linéaire en dimension finie, donc continue.
  • Sur SO2(ℝ), U−1 = tU : U ↦ U−1 est la restriction de la transposition, donc continue.
  • U ↦ (U, U−1) est continue et le produit matriciel est bilinéaire en dimension finie, donc continu : U ↦ UAU−1 est continue de SO2(ℝ) dans 𝒮A.

2.4.4. Une application continue à valeurs dans {B1, B2} est constante

Soit F : ℝ → ℝ, F(θ) = [σ(Φ(θ) A Φ(θ)−1)]1,1 (coefficient (1,1)). F est continue comme composée de Φ (2.3.1), de U ↦ UAU−1 (2.4.3), de σ et d'une forme linéaire. Ses valeurs sont dans {α, β}. Si F prenait les deux valeurs, par le théorème des valeurs intermédiaires elle prendrait (α+β)/2 ∉ {α, β} : absurde. Donc F est constante. Comme Φ(ℝ) = SO2(ℝ), tout élément de 𝒮A s'écrit Φ(θ)AΦ(θ)−1, et B1, B2 se distinguent par leur coefficient (1,1) (α ≠ β) : σ est constante.

3ème Partie — Non continuité de la diagonalisation sur 𝒰

On suppose f : 𝒰 → GL2(ℝ) continue avec f(M)−1Mf(M) diagonale pour tout M ∈ 𝒰.

3.1.1.

Par 1.3, C1(M), C2(M) sont des vecteurs propres de M associés aux coefficients diagonaux d1, d2 de D = f(M)−1Mf(M). D est semblable à M, donc {d1, d2} = {λ1, λ2} avec λ1 ≠ λ2 (M ∈ 𝒰) : les valeurs propres associées sont distinctes. M étant symétrique : d1⟨C1, C2⟩ = t(MC1)C2 = tC1tMC2 = tC1MC2 = d2⟨C1, C2⟩, donc (d1 − d2)⟨C1, C2⟩ = 0 et ⟨C1, C2⟩ = 0.

3.1.2. et 3.1.3.

Les colonnes Ci/‖Ci‖2 (Ci ≠ 0 car f(M) inversible) sont unitaires et orthogonales : la matrice est orthogonale, et son déterminant α(M) vaut ±1. g(M) a pour colonnes α(M)C1/‖C1‖ et C2/‖C2‖, encore orthonormées (|α(M)| = 1), et det g(M) = α(M)·α(M) = α(M)2 = 1 (linéarité par rapport à la première colonne). Donc g(M) ∈ SO2(ℝ).

3.1.4.

M ↦ f(M) est continue, donc ses colonnes Ci(M) aussi (extraction linéaire), ainsi que ‖Ci(M)‖2, qui ne s'annule pas ; les quotients Ci/‖Ci‖ sont continus, α(M) (déterminant, polynomial) aussi : g est continue. Les colonnes de g(M) sont des multiples non nuls de C1(M), C2(M), donc des vecteurs propres de M : par 1.3, g(M)−1Mg(M) est diagonale.

3.2.1.

Pour U ∈ SO2(ℝ), UBU−1 = UBtU, et t(UBtU) = UtBtU = UBtU : elle est symétrique. Elle est semblable à B donc a pour valeurs propres α ≠ β réelles : elle est dans 𝒰. Donc 𝒮B ⊂ 𝒰 ∩ 𝒮2(ℝ).

3.2.2.

Pour M ∈ 𝒮B, h(M)−1Mh(M) est diagonale (3.1.4) et semblable à M, elle-même semblable à B : c'est une matrice diagonale de valeurs propres α et β, donc h(M)−1Mh(M) ∈ {B1, B2} = {diag(α, β), diag(β, α)}.

3.2.3.

σ : M ↦ h(M)−1Mh(M) est continue sur 𝒮B (h continue, inversion continue sur SO2(ℝ) par 2.4.2, produit continu) et à valeurs dans {B1, B2}. Par 2.4.4 (avec A = B), σ est constante sur 𝒮B.

3.2.4.

Si la constante est B2 = diag(β, α), on remarque que B2 = RBR−1 avec R = Φ(π/2) ∈ SO2(ℝ) (R échange, au signe près, les vecteurs de base). Donc 𝒮B2 = 𝒮B ; en remplaçant B par B2 (c'est-à-dire en échangeant les rôles de α et β), on a h(M)−1Mh(M) = B2, la « nouvelle » B. On peut donc supposer h(M)−1Mh(M) = B pour tout M ∈ 𝒮B.

3.3.1.

Soit M = UBU−1 et W = h(M)−1U. De h(M)−1Mh(M) = B on tire B = h(M)−1UBU−1h(M) = WBW−1, soit WB = BW : par 1.2.1, W est diagonale. De plus W ∈ SO2(ℝ) (sous-groupe, 2.2), donc de la forme (a −b ; b a) avec b = 0 et a2 = 1 : W = ±I2.

3.3.2.

φ est bien à valeurs dans 𝒮B × {−I2, I2} (3.3.1) et ψ dans SO2(ℝ) (±I2 ∈ SO2(ℝ)).

  • ψ∘φ(U) = h(UBU−1) · h(UBU−1)−1U = U.
  • Pour (M, D), U = h(M)D : UBU−1 = h(M)DBD−1h(M)−1 = h(M)Bh(M)−1 = M (D = ±I2 commute avec B, et h(M)−1Mh(M) = B). Puis h(UBU−1)−1U = h(M)−1h(M)D = D. Donc φ∘ψ(M, D) = (M, D).

φ et ψ sont des bijections réciproques.

3.3.3.

T : U ↦ Tr(h(UBU−1)−1U) est continue : composée de U ↦ UBU−1 (2.4.3), de h (continue), de l'inversion sur SO2(ℝ) (2.4.2), du produit et de la trace. Ses valeurs sont Tr(±I2) = ±2. Les deux sont atteintes : ψ(B, I2) = h(B) donne T = 2 et ψ(B, −I2) = −h(B) donne T = −2 (car φ(ψ(B, ±I2)) = (B, ±I2)). T(SO2(ℝ)) = {−2, 2}.

3.3.4. Conclusion

θ ↦ T(Φ(θ)) est continue de ℝ dans ℝ, d'image T(SO2(ℝ)) = {−2, 2} (car Φ(ℝ) = SO2(ℝ)). Par le théorème des valeurs intermédiaires elle devrait prendre la valeur 0 : contradiction. Donc il n'existe pas d'application continue f : 𝒰 → GL2(ℝ) diagonalisant chaque M ∈ 𝒰 : la diagonalisation ne peut pas être choisie continûment sur tout 𝒰, alors qu'elle le peut sur l'ouvert 𝒱 (1.1.5).

💡 À retenir et à réviser pour le CNC PSI : (1) continuité en dimension finie : applications linéaires, polynomiales (det), bilinéaires (produit), image réciproque d'un ouvert ; (2) réduction : polynôme caractéristique en dimension 2 (X2 − Tr X + det), critère « deux valeurs propres distinctes ⇒ diagonalisable », lecture P−1MP = D par colonnes ; (3) matrices symétriques réelles : orthogonalité des sous-espaces propres ; (4) groupe orthogonal O2/SO2 et paramétrage par les rotations Φ(θ) ; (5) le schéma d'argument « fonction continue de ℝ dans un ensemble à deux points ⇒ constante » (TVI / connexité), très fréquent dans les problèmes de topologie matricielle. En copie, rappelez toujours le numéro de la question utilisée.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2015. Les questions sont en français.
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Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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