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Modèle de concours : CNC 2016 Mathématiques I (PSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2016 👁️ 34 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2016), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2016
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2016 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière PSI. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche
Scientifique de la Formation des Cadres

Présidence du Concours National Commun
Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat

CONCOURS NATIONAL COMMUN
d'admission aux Etablissements de Formation d'Ingénieurs et

Établissements Assimilés

Session 2016

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Filière PSI

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

page de garde

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Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière PSI,
comporte 4 pages. : :
L’usage de tout matériel électronique, y compris la calculatrice, est interdit.

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté
et la précision des raïsonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des
copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé,
il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il
est amené à prendre.

Le sujet de cette épreuve est composé de deux problèmes indépendants entre eux.

Durée : 4 heures

Problème 1

Partie I

Convergence des séries par transformation d’Abel

On considère une suite de réels (an), Une suite de complexes (b,) et on note pour tout entier naturel

71 71
k=0 k=0

1. a) Pour tout entier k › 1, déterminer ‏يرن‎ en fonction de ‏م2‎ et Br—1-

b) Montrer que, pour tout n € N*, S, = 5 (a, — ‏مل( بيه‎ + An Bn, (ON remarque que Bo = bo).
k=0

2. On suppose que la suite (B,) est bornée et que la suite (an) est décroissante de limite nulle.

a) Démontrer que la série 5) (an — an+1) converge.
n›0

b) En déduire que la série ‏مامه نج‎ converge.
n›0

Partie IT

Applications aux convergences de quelques types de séries

1. Soit (an) une suite décroissante de limite nulle. Montrer que la série ‏نج‎ (—1)"an converge.
n›0

2. Dans cette question, 0 est un réel différent de 217 (k € Z) et @ un réel.

a) Calculer, pour tout n € N°, 2 ‏نع‎

‎ind ;‏ يع
‎la série D, $= est divergente.‏ ,0 ‹ نه ‎b) Montrer que, pour tout‏

‎; ts cos(n0) sin(n0)
c) Montrer que, pour tout a › 0, les séries ‏إن لخ زج‎ À -,a sont convergentes.
nz1l nzl
d) Montrer que, pour tout œ& › 1, les séries ‏بج‎ sole et 5) son sont absolument conver-
nz1l nz›1

‎gentes.

‎e) On suppose que 0 › ‹ 1.

‎i) Vérifier que la série 5 cer est convergente.
nz›1
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Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

t 2
as 2 sin“ (n0 :
ii) Montrer que la série ‏شاد بج‎ est divergente.
nz›1
EE EE. sin(n0) ‏ب‎ =
iii) En déduire que ‏زج‎ 755" n’est pas absolument convergente.

3. Soit (ch) Une suite de nombres complexes telles que la série ‏لزج‎ ch est convergente. Montrer que,

nz›0

pour tout réel œ positif, la série ›) ‏ع‎ est convergente.

Partie III

Une autre méthode pour montrer la convergence de quelques types de séries

Dans cette partie, nous considérons une fonction réelle f définie sur 187 , continue, positive et décrois-
sante. Pour tout réel strictement positif s, on pose,

‎roue‏ 7[ = مارم

‎. Montrer que la fonction p; est bien définie sur R**, (on rappelle que R** est l’ensemble des
nombres réels strictement positifs).

‎1—t siO0‹t‹1
. Soit ‏و‎ la fonction définie sur 187, par g(t) = TT, déterminer ÿ,-
0 sinon ١

‎. Montrer que, pour tout k € N, tout s € R** et tout + € [k, k +1],

‎. Montrer que, pour tout N € N et tout s € R**,

‎5. En déduire que, pour tout s € R**, la série ‏زج‎ e—"* f(n) converge.

‎n30
‎6. Montrer que, pour tout n € Net tout ‏م‎ € R**+, ‏بابر‎ e-* f(t)dt ‹ $ ‏فس‎ /)1( › (SF)
k=n+1
7. a) Montrer que, pour tout n € N et tout (s, s’) € R*T x R*+,

‎b) Montrer que, pour tout n € N et tout s € .

c) Déterminer lim ç 175 ;
sp =n+1 12

‎d) Déterminer un équivalent de * em , quand s tend vers 0+.
k=n+1

‎8. Soit f une fonction réelle définie sur R*, continue, positive et croissante.
a) Montrer que, pour tout s € R, › e**f(e—")dt converge.

‎+0 9 2
b) Montrer que, pour tout s 6 105, 0› 5H ‏2-0)ر ا‎ — (ges *f(e—)dt ‹ f(1).
k=0

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Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI
Problème 2

Soit (Q, A, P) un espace probabilisé, par la suite, les variables aléatoires considérées sont des variables
aléatoires réelles discrètes ou à densité. Si X est une variable aléatoire sur (Q, A, P), la fonction

génératrice des moments de X, lorsqu'elle existe, est la fonction numérique de la variable réelle t,

كام ‎E(e'*), où E(e**) désigne l’espérance de la variable aléatoire‏ جرع :برلا

Partie I

Cas particulier : variables aléatoires discrètes finies

Soit X une variable aléatoire discrète prenant un nombre fini de valeurs r1,...,x; avec les probabilités
respectives p1,..., Pr, Où 7 € N°. Dans cette partie, on définit la fonction x sur R* par,

1. Déterminer Mz, lorsque Z suit une loi de Bernoulli de paramètre ‏م .م‎ € [0, 1].

2. Montrer que My est de classe 09 sur R, et que pour tout entier naturel k, M) (0) = E(X").

3. a) Montrer que px est bien définie sur R* et prolongeable par continuité en 0. On pose
px(0) = E(X) et on note encore px la fonction ainsi prolongée.

b) Démontrer que x est dérivable en 0 et calculer ‏ام‎ (0) en fonction de la variance V(X) de

c) i) Montrer que pour tout ‏ا ,0 كن‎ ‹1+u+ Ju? ;
ii) Montrer que si X ne prend que des valeurs négatives ou nulles, alors, pour tout t › 0,

d) i) Pour tout entier à tel que 1 › 4 › 7, on note f; la fonction définie sur R, par ‏قاع جرع‎
Montrer que la famille (f1,... , fn) est libre.

ii) En déduire que deux variables discrètes finies X et Y ont la même loi si, et seulement
si, les fonctions px et y sont égales.

e) Montrer que si X et Y sont des variables discrètes finies indépendantes, alors,

عو + يرم = لجرب

f) En déduire My, lorsque X suit une loi binomiale de paramètre s et p, s est un entier naturel
non nulet 0 ‹p‹1.

j) On dit qu’une variable aléatoire réelle X est symétrique si X et —X ont la même loi.

Montrer que px est impaire si, et seulement si, X est une variable aléatoire réelle symétrique.

4. On considère une suite (X,)n›1 de variables aléatoires discrètes finies mutuellement indépen-
dantes sur (2, A, P), qui suivent la même loi que X. On note m l’espérance de X et o son
écart-type que l’on suppose strictement positif.

On pose, pour tout entier naturel non nul, 5, = X, + ‏وغ‎ +...+ X, et 57 = EE)

a) Montrer que, pour tout entier naturel non nul n et tout réel non nul t,

n 2 sp : ‏دا لوص‎ 1 ;
b) En déduire que n lim. Ps; (t) = 5

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Concours National Commun — Session 2016 — Filière PSI

Partie IT

Cas des variables aléatoires discrètes réelles infinies

Soit X une variable aléatoire discrète réelle infinie, notons Ix l’ensemble des réels t pour lesquels Mx
existe.
1. a) Montrer que, pour tous réels a, b, ‏ع‎ tels que a › b‹ cet tout réel x, ‏“اع‎ ‹ 6? + €,
b) En déduire que Ix est un intervalle contenant 0.

2. Soit Y une variable aléatoire discrète réelle qui suit une loi de Poisson de paramètre À › 0.

Déterminer la fonction génératrice des moments My de Y.

3. On suppose que la fonction Mx est définie sur un intervalle de la forme ] — a, a[, (a › 0). Notons
(Xn)nen Une énumération des valeurs de X.

Posons, pour tout n € N et tout + €] — a,a[, un(t) = P(X = ‏عليه‎ Soit œ › 0 tel que

a) Montrer que, pour tout k € N, tout t €] - a,a[ et tout n € N,
‏يم‎ (t)| ‹ P(X = ‏)لم‎ )kealenl où ‏ص‎ désigne la dérivée ‏تتفم‎ de la fonction un.

b) Montrer que, pour tout k € N, il existe M, › 0, pour tout + €] - a,a[ et tout n € N,
‎c) En déduire que Mx est de classe C® sur ] — a, a[, et que pour tout k € N, E(X*) = M® (0).

4. En déduire l’espérance et la variance d’une variable aléatoire Y qui suit une loi de Poisson de
paramètre À › 0.

Partie III

Cas des variables aléatoires à densité

Si X est une variable aléatoire à densité, on note Ix l’intervalle de R, qui contient 0, pour lequel Mx
existe.

1. Soient X et Y deux variables aléatoires à densité indépendantes, qui admettent respectivement
des fonctions génératrices des moments Mx et My, montrer que Mx4yy = Mx My.

2. Soit X une variable alétoire à densité possédant une fonction génératrice des moments Mx et
une densité f. On suppose que cette fonction génératrice des moments soit définie sur Ix =]a, ‏بض‎
‎(a,b) € R?, a › 0 › b, et soit s un réel tel que, 0 › s › min(—a, b).

a) Montrer que, pour tout k € N* et tout t € R, |t*| › E ‏اع‎ ;
b) En déduire que, pour tout k € N*, E(|X|") est finie.

c) Montrer que, pour tout + €] — s, s[, Mx (t) = pans ٍ :

d) Fn déduire que, pour tout k € N, M) (0) = E(X*).

FIN DE L’ÉPREUVE

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2016, filière PSI, pour l'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : École Nationale Supérieure des Mines de Rabat). Durée : 4 heures, calculatrice interdite, 4 pages. C'est un sujet de type problème, composé de deux problèmes indépendants : Problème 1, séries (transformation d'Abel, séries trigonométriques, comparaison série-intégrale et transformée de Laplace) ; Problème 2, fonction génératrice des moments d'une variable aléatoire (cas fini, discret infini, à densité) avec une version « logarithmique » du théorème central limite. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les deux problèmes sont indépendants et très proches du cours (Abel, Riemann, comparaison série-intégrale, dérivation terme à terme, intégration terme à terme, moments). La clé du problème 1 est la formule de sommation d'Abel de I.1.b, réutilisée partout en partie II. Dans le problème 2, retenez que φX(t) = ln(MX(t))/t est le « taux d'accroissement » de ln MX en 0 : tout découle du développement ln MX(t) = E(X)t + V(X)t2/2 + o(t2).

Problème 1 — Partie I : transformation d'Abel

1.a et 1.b

bk = Bk − Bk−1 pour k ≥ 1. Alors
Sn = a0B0 + Σk=1n ak(Bk − Bk−1) = Σk=0n akBk − Σk=0n−1 ak+1Bk = Σk=0n−1 (ak − ak+1)Bk + anBn (changement d'indice dans la seconde somme).

2.a

Somme télescopique : Σk=0n (ak − ak+1) = a0 − an+1 → a0. La série converge (de somme a0), et ses termes sont positifs puisque (an) décroît.

2.b

Si |Bk| ≤ M : |(ak − ak+1)Bk| ≤ M(ak − ak+1), donc Σ(ak − ak+1)Bk converge absolument. De plus |anBn| ≤ M an → 0. Par 1.b, (Sn) converge : Σ anbn converge (critère d'Abel).

Problème 1 — Partie II : applications

1. Séries alternées

bn = (−1)n : Bn vaut 1 ou 0, bornée. Par I.2.b, Σ(−1)nan converge (critère spécial des séries alternées retrouvé).

2.a

Somme géométrique de raison eiθ ≠ 1 : Σk=1n eikθ = eiθ(1 − einθ)/(1 − eiθ) = ei(n+1)θ/2 sin(nθ/2)/sin(θ/2) (factorisation par l'angle moitié). En particulier son module est ≤ 1/|sin(θ/2)|.

2.b

Pour α ≤ 0, |einθ/nα| = n−α ≥ 1 : le terme général ne tend pas vers 0, la série diverge grossièrement.

2.c

Pour α > 0, an = 1/nα décroît vers 0 et les sommes partielles de einθ sont bornées (2.a). Par Abel, Σ einθ/nα converge ; en prenant parties réelle et imaginaire, Σ cos(nθ)/nα et Σ sin(nθ)/nα convergent.

2.d

|cos(nθ)/nα| ≤ 1/nα et de même pour sin ; Σ1/nα converge pour α > 1 (Riemann) : convergence absolue.

2.e (0 < α ≤ 1)

  • i) Si 2θ ∉ 2πZ, on applique 2.c à l'angle 2θ : Σ cos(2nθ)/nα converge. Remarque d'énoncé : si θ ≡ π (mod 2π), cos(2nθ) = 1 et la série Σ1/nα diverge ; il faut donc supposer θ ∉ πZ (hypothèse à signaler sur la copie). Pour θ ≡ π, sin(nθ) = 0 et ii), iii) sont aussi en défaut.
  • ii) sin2(nθ) = (1 − cos(2nθ))/2. La série Σ cos(2nθ)/(2nα) converge et Σ 1/(2nα) diverge (α ≤ 1) : la somme d'une série convergente et d'une divergente diverge. Σ sin2(nθ)/nα diverge.
  • iii) |sin(nθ)| ≥ sin2(nθ), donc |sin(nθ)|/nα ≥ sin2(nθ)/nα ≥ 0 ; par comparaison de séries à termes positifs, Σ sin(nθ)/nα n'est pas absolument convergente (elle est semi-convergente).

3.

Pour α = 0 c'est l'hypothèse. Pour α > 0 : an = 1/nα décroît vers 0 et Bn = Σk≤n ck converge donc est bornée. Par I.2.b (appliqué aux suites indexées à partir de 1), Σ cn/nα converge.

Problème 1 — Partie III : comparaison série-intégrale

1.

t ↦ e−stf(t) est continue et 0 ≤ e−stf(t) ≤ f(0)e−st, intégrable sur R+ pour s > 0. φf est définie sur R*+.

2.

φg(s) = ∫01 (1 − t)e−st dt. Avec ∫01 e−st dt = (1 − e−s)/s et, par IPP, ∫01 te−st dt = −e−s/s + (1 − e−s)/s2 :
φg(s) = 1/s − (1 − e−s)/s2 = (s − 1 + e−s)/s2. (Contrôle : quand s → 0+, on retrouve ∫01(1 − t)dt = 1/2.)

3.

Sur [k, k+1], t ↦ e−stf(t) est produit de deux fonctions positives décroissantes, donc décroissante : e−(k+1)sf(k+1) ≤ e−stf(t) ≤ e−ksf(k). On intègre sur un intervalle de longueur 1 : l'encadrement demandé.

4.

En sommant 3 pour k = 0..N−1 : Σk=1N e−ksf(k) ≤ ∫0N e−stf(t)dt ≤ Σk=0N−1 e−ksf(k). D'où ∫0N ≤ Σk=0N−1 ≤ Σk=0N, et Σk=0N = f(0) + Σk=1N ≤ f(0) + ∫0N. Encadrement établi.

5.

Série à termes positifs dont les sommes partielles sont majorées par f(0) + φf(s) : elle converge.

6.

On somme 3 pour k = n..M−1 : Σk=n+1M e−ksf(k) ≤ ∫nM, et pour k = n+1..M : ∫n+1M+1 ≤ Σk=n+1M. On fait M → +∞ : ∫n+1+∞ e−stf(t)dt ≤ Σk=n+1+∞ e−ksf(k) ≤ ∫n+∞ e−stf(t)dt.

7.a

f(t) = 1/(1 + ets') est continue, positive et décroissante sur R+ (s' > 0) : on applique 6. Encadrement obtenu.

7.b

Avec s' = s, changement de variable u = e−st (du = −su dt) : e−st/(1 + est) dt = −(1/s) u/(1 + u) du. Donc ∫n+∞ e−st/(1 + est) dt = (1/s) ∫0e−ns (1 − 1/(1+u)) du = (1/s)(e−ns − ln(1 + e−ns)) ; de même avec n+1. On obtient l'encadrement demandé.

7.c

Les deux bornes sont positives (x − ln(1+x) ≥ 0) et la borne supérieure est ≤ (1/s)(1 − ln 2) → 0 (la fonction x ↦ x − ln(1+x) est croissante sur [0, 1]). La limite vaut 0 quand s → +∞.

7.d

Quand s → 0+, e−ns et e−(n+1)s → 1, donc les deux bornes sont équivalentes à (1 − ln 2)/s. Par encadrement : Σk=n+1+∞ e−ks/(1 + eks) ~ (1 − ln 2)/s quand s → 0+.

8.a

f est croissante et positive, e−t ∈ ]0, 1] pour t ≥ 0, donc 0 ≤ e−s2tf(e−t) ≤ f(1)e−s2t, intégrable car s2 > 0. L'intégrale converge.

8.b

h(t) = e−s2tf(e−t) est continue, positive et décroissante (f croissante composée avec t ↦ e−t décroissante, multipliée par une exponentielle décroissante positive). Les questions 3 et 4 n'utilisent que ces propriétés : pour tout N, 0 ≤ Σk=0N h(k) − ∫0N h ≤ h(0) = f(1). La série Σh(k) converge (même raisonnement qu'en 5) ; en faisant N → +∞ : 0 ≤ Σk=0+∞ e−s2kf(e−k) − ∫0+∞ e−s2tf(e−t)dt ≤ f(1).

Problème 2 — Partie I : variables discrètes finies

1.

MZ(t) = 1 − p + pet (t ∈ R).

2.

MX(t) = Σi=1r pietxi est une somme finie de fonctions C∞ ; MX(k)(t) = Σ pixiketxi, donc MX(k)(0) = Σ pixik = E(Xk) (transfert).

3.a

MX(t) > 0 (somme de termes positifs, Σpi = 1), donc ln MX est définie et C∞. Comme MX(0) = 1, φX(t) = (ln MX(t) − ln MX(0))/t → (ln MX)'(0) = MX'(0)/MX(0) = E(X).

3.b

Soit L = ln MX : L(0) = 0, L'(0) = E(X), L'' = (M''M − M'2)/M2, donc L''(0) = E(X2) − E(X)2 = V(X). Taylor-Young : L(t) = E(X)t + V(X)t2/2 + o(t2), d'où φX(t) = E(X) + V(X)t/2 + o(t). φX est dérivable en 0 et φX'(0) = V(X)/2.

3.c

  • i) h(u) = 1 + u + u2/2 − eu : h(0) = 0 et h'(u) = 1 + u − eu ≤ 0 (convexité : eu ≥ 1 + u). h est décroissante, donc h(u) ≥ h(0) = 0 pour u ≤ 0 : eu ≤ 1 + u + u2/2.
  • ii) Si X ≤ 0 et t ≥ 0, tX ≤ 0 : etX ≤ 1 + tX + t2X2/2. En prenant l'espérance : MX(t) ≤ 1 + tE(X) + t2E(X2)/2. Comme ln(1 + y) ≤ y : ln MX(t) ≤ tE(X) + t2E(X2)/2, et en divisant par t > 0 : φX(t) ≤ E(X) + (t/2)E(X2) ; pour t = 0 c'est l'égalité φX(0) = E(X).

3.d

  • i) (L'énoncé écrit (f1, …, fn) : il faut lire (f1, …, fr), avec des xi distincts.) Ordonnons x1 < … < xr et supposons Σλietxi = 0 pour tout t. En multipliant par e−txr et en faisant t → +∞, tous les termes tendent vers 0 sauf λr : λr = 0. Par récurrence descendante, tous les λi sont nuls : la famille est libre.
  • ii) Même loi ⇒ MX = MY ⇒ φX = φY. Réciproquement, φX = φY ⇒ MX(t) = etφX(t) = MY(t) pour tout t. Soit z1, …, zs les valeurs distinctes prises par X ou Y : Σl (P(X = zl) − P(Y = zl))etzl = 0 pour tout t ; par liberté, P(X = zl) = P(Y = zl) pour tout l : même loi.

3.e

X, Y indépendantes ⇒ etX, etY indépendantes ⇒ MX+Y(t) = MX(t)MY(t). En prenant ln et en divisant par t ≠ 0 : φX+Y(t) = φX(t) + φY(t) ; en 0, E(X+Y) = E(X) + E(Y). φX+Y = φX + φY.

3.f

Une loi B(s, p) est la loi de la somme de s variables de Bernoulli B(p) indépendantes ; les fonctions M (donc φ) ne dépendent que de la loi. Par 3.e, φX = sφZ, d'où ln MX = s ln MZ et MX(t) = (1 − p + pet)s.

3.j (symétrie)

φ−X(t) = (1/t) ln E(e−tX) = (1/t) ln MX(−t) = −φX(−t). Donc φX impaire ⇔ φX(t) = −φX(−t) = φ−X(t) pour tout t ⇔ φX = φ−X ⇔ (3.d.ii) X et −X ont même loi.

4.a

E(Sn) = nm, V(Sn) = nσ2 (indépendance), donc Sn* = (Sn − nm)/(σ√n). Par indépendance, MSn*(t) = e−tnm/(σ√n) MX(u)n avec u = t/(σ√n). En prenant ln et en divisant par t (et n/t = √n/(σu)) : φSn*(t) = −m√n/σ + (√n/σ) φX(t/(σ√n)).

4.b

Par 3.b, φX(u) = m + σ2u/2 + o(u) quand u → 0. Avec u = t/(σ√n) → 0 : φSn*(t) = −m√n/σ + m√n/σ + (√n/σ)(σt/(2√n)) + o(1) = t/2 + o(1). lim φSn*(t) = t/2, ce qui correspond à M(t) = et2/2, fonction génératrice des moments de la loi normale centrée réduite (esprit du théorème central limite).

Problème 2 — Partie II : variables discrètes infinies

1.a et 1.b

Si x ≥ 0 : bx ≤ cx, donc ebx ≤ ecx. Si x < 0 : bx < ax, donc ebx ≤ eax. Dans les deux cas ebx ≤ eax + ecx.
0 ∈ IX (MX(0) = 1). Si a, c ∈ IX et a < b < c : 0 ≤ ebX ≤ eaX + ecX, d'espérance finie, donc b ∈ IX. IX est convexe : c'est un intervalle contenant 0.

2.

MY(t) = Σk≥0 e−λ(λet)k/k! = exp(λ(et − 1)), pour tout t ∈ R.

3.a

un(k)(t) = P(X = xn) xnk etxn et, pour |t| < α, txn ≤ α|xn| : |un(k)(t)| ≤ P(X = xn)|xn|keα|xn|.

3.b

ykeαy = yke−(ρ−α)y · eρy et y ↦ yke−(ρ−α)y est bornée sur R+ (croissances comparées ; son maximum vaut (k/((ρ−α)e))k pour k ≥ 1, et 1 pour k = 0). On prend Mk ce maximum : |un(k)(t)| ≤ MkP(X = xn)eρ|xn|.

3.c

eρ|x| ≤ eρx + e−ρx et ±ρ ∈ ]−a, a[, donc Σ P(X = xn)eρ|xn| ≤ MX(ρ) + MX(−ρ) < ∞. Chaque série dérivée Σun(k) converge donc normalement sur ]−α, α[. Par le théorème de dérivation terme à terme, MX est C∞ sur ]−α, α[, pour tout α < a, donc C∞ sur ]−a, a[, avec MX(k)(t) = Σ P(X = xn)xnketxn ; en 0 (série absolument convergente) : MX(k)(0) = E(Xk).

4.

MY' = λetMY, MY'' = (λet + λ2e2t)MY. Donc E(Y) = λ, E(Y2) = λ + λ2, V(Y) = λ.

Problème 2 — Partie III : variables à densité

1.

X, Y indépendantes ⇒ etX et etY indépendantes et positives, donc E(et(X+Y)) = E(etX)E(etY) : MX+Y = MXMY sur IX ∩ IY.

2.a

es|t| = Σj (s|t|)j/j! ≥ (s|t|)k/k! (termes positifs), d'où |t|k ≤ (k!/sk)es|t|.

2.b

es|x| ≤ esx + e−sx et ±s ∈ ]a, b[ (car 0 < s < min(−a, b)) : ∫|x|kf(x)dx ≤ (k!/sk)(MX(s) + MX(−s)) < ∞. E(|X|k) est finie.

2.c

Pour |t| < s : etxf(x) = Σk (tx)kf(x)/k! et Σk ∫|tx|kf(x)/k! dx = ∫e|t||x|f(x)dx ≤ ∫es|x|f(x)dx < ∞. Par le théorème d'intégration terme à terme : MX(t) = Σk≥0 E(Xk)tk/k!.

2.d

MX est donc la somme d'une série entière de rayon ≥ s : elle est C∞ sur ]−s, s[ et ses coefficients sont MX(k)(0)/k!. Par unicité du développement : MX(k)(0) = E(Xk).

💡 Résultats clés : formule d'Abel Sn = Σ(ak − ak+1)Bk + anBn ; Σ sin(nθ)/nα semi-convergente pour 0 < α ≤ 1 (θ ∉ πZ) ; φg(s) = (s − 1 + e−s)/s2 ; équivalent (1 − ln 2)/s en 0+ ; φX'(0) = V(X)/2 ; M = (1 − p + pet)s pour la binomiale, exp(λ(et − 1)) pour Poisson ; lim φSn*(t) = t/2. À réviser pour le CNC PSI Maths I : critère d'Abel et séries trigonométriques, comparaison série-intégrale, intégrales à paramètre (transformée de Laplace), dérivation et intégration terme à terme, séries entières, lois usuelles (Bernoulli, binomiale, Poisson), indépendance et fonctions génératrices. Signalez les coquilles d'énoncé (θ ∉ πZ en II.2.e, (f1, …, fr) en 3.d.i) avant de poursuivre.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2016. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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