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Modèle de concours : CNC 2015 Mathématiques I (PSI) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2015 👁️ 34 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2015), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2015
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2015 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière PSI. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC
Ministère de l'Enseignement Supérieur,

de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2015
Ecole Nationale Supérieure d’Electricité et de Mécanique

ENSEM

CONCOURS NATIONAL COMMUN

d'Admission dans les Établissements de Formation

d'Ingénieurs et Établissements Assimilés

Édition 2015

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I
Filière PSI

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

Page de garde

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2015 - 1

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière PSI,
comporte 4 pages.
L’usage de tout matériel électronique, y compris la calculatrice, est interdit.

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision
des raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. Il convient en

particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale
sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Le sujet de cette épreuve est composé de deux problèmes indépendants entre eux.

Problème 1
Étude d’une fonction définie par une intégrale

1ère Partie

2 *® sint
Convergence et calcul de l’intégrale 2 u dt
0 Le

1.1. Convergence de l’intégrale en qussnion
1—co

1.1.1. Montrer que la fonction ‏ل‎ — can est intégrable sur l’intervalle ]0, +oo|.

1.1.2. Montrer que, pour tout couple (€, a) de réels tels que 0 › ‏ع‎ ‹a, on a

€ sint 1-2086» 1—cose &1-—cost

SE La +æ sint
1.1.3. En déduire que l'intégrale = dt est convergente.
0

1.2. Calcul d’une intégrale auxiliaire.
n in ‏م2041‎

1.2.1. Montrer que, pour tout t € R \ 2:2 et tout n € N°, 5 +5 cos(kt) = ami Que vaut la
k=1
1 n
. au FA ei 7
somme = + ›, cos(kt) si t € 2xZ ?
k=1
* sin 22 +1; 6 7 in ‏مي‎
‎1.2.2. On prolonge la fonction ‏جرع‎ sun Par continuité en 0. Montrer que L 8 ‏لبق يق‎ dt=
51115 0 2
; ; ou 0 816 7
1.3. On considère la fonction ‏و‎ définie sur le ‏لتسعصعءة‎ ]0,7[ par : g(t) = 1 ‏الل‎

1.3.1. Montrer que g est de classe 01 sur [0,7].

7 7
1.3.2. Montrer que J g(t) sin 22H 4 dt: = min / g'(t) cos 2 dt.

1.3.3. En déduire que | a(t)sin ‏)لمث‎ — 0.

1.4. Calcul de l’intégrale en question

s 2n+1
1.4.1. Montrer que L mt dt — 5.
0 É n—+00
1.4.2. Conclure que | #17 dt = -
Épreuve de Mathématiques I 1/4

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Concours National Commun - Session 2015 — PSI

2ème Partie
Application à l’étude d’une fonction
2.1. Soit z un réel non nul.
1 — cos(xt)
2.1.2. Montrer que, pour tout réel a › 0,
L sin(xt) dt = 1—cos(za) 1 L 1 = cos(æt) dt.
0 o )1+

2.1.1. Montrer que la fonction ‏جرع‎ est intégrable sur l’intervalle [0, +oo|.

sin(xt)

1
Ho ‏دن‎ +oo 1 —
sin(xt) dt = 1 1 — cos(xt) dt.

+66 ai
Dans la suite du problème, on pose f(x) = | cu ;
0 y

2.1.3. En déduire que l'intégrale | dt est convergente et que
0

2.2. Montrer que la fonction f est impaire.
2.3. Étude de f au voisinage de +oo

2
2.3.1. Montrer que, pour tout x › 0, 0 › f(x) › — et en déduire la limite de f en +00.

Lu 1 1 +00
2.3.2. Vérifier que, pour tout x › 0, f(x)= = — - |
x ZX Jo

cos(xt)

dt puis montrer qu’au voisinage de

2.4. Sens de variation de f
7198 1 — cosu
2.4.2. En déduire que f est strictement décroissante sur ]0, +oo[ et sur ] — oo, 0[.

2.5. Étude de la régularité de f sur ]0, +oo[

2.4.1. Montrer que, pour tout x › 0, f(x) = |
0

sin(æt)
Justifier la convergence de ‏علمتجغتص1‎ définissant h et montrer que h est de classe 01 sur [0, +oc| puis
exprimer sa dérivée sous forme intégrale.
2.5.2. Justifier que, pour tout (x,y) €]0, +oo[?, |h(x) — h(y)| › ‏باس عاج‎
1 2 17 sin(æt)
0

2.5.1. On note h la fonction définie sur l’intervalle ]0, +oo[ par : h(x) = |
0

2.5.3. Montrer que, pour tout x › 0, f(x) = dt et en déduire que f est de classe

01 sur l’intervalle ]0, +oo|[.
2.6. Étude de f à droite en 0

sin u

7 Ta
2.6.1. Montrer que, pour tout x › 0, 37 f(x) ‏ح‎ « | nr+a

| +  sinu
o UuU(x+u)

2.6.3. En déduire la limite de f en 0* et justifier que, pour tout x › 0, 0 › f(x) › ; = sup f(t).
t›0

2.6.2. Montrer que, pour tout x › 0, ‹1+1n(1+x)-—lnx.

2 - ‏ع)‎ 3 sinu +  sinu
2.6.4. Montrer que, pour tout ‏ع‎ › 0,0 › 1-76) = j ———— du + j ——— du puis en

2
déduire que la fonction x — 2-fla tend vers +oo lorsque 2 tend vers ‏.ف‎ On pourra justifier et utiliser
le fait que, pour tout t € [0, 5], sint › 21.

2.7. Donner une interprétation graphique du résultat de la question 2.6.4. précédente et dessiner l’allure
de la courbe représentative de f.

2.8. Montrer que la fonction x — f*(x) est intégrable sur l’intervalle ]0, +oo|.

Épreuve de Mathématiques I 2/4

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Concours National Commun - Session 2015 — PSI

Problème 2
Étude d’un problème de DIRICHLET

Dans ce problème, le nombre d est un entier naturel strictement positif. On note ||.|1 la norme définie

sur 166 par ‏ر|[2||‎ = S. |æ;|, pour tout x = (x1, … xd) € 106. Pour tout x € 24, on définit V(x) le voisinage
1
discret (sous-entendu dans Z*) de x par : V(x) = {y € 24: || - x|i = 1}.

Ce voisinage est l’ensemble des plus proches voisins de x, il est fini de cardinal 2d.

Si A est une partie non vide de 24, on note I(A) l’ensemble des x € À tels que V(x) C A et OA le
complémentaire dans À de I(A). On remarquera que pour A = 24 on a I(A) = 4 et OA = 0, et pour A
fini de cardinal › 2d, on a I(A) = 0 et OA = A.

On dit qu’une fonction f : A — R est harmonique sur I(A) si, pour tout r € I(A),

f(æ) = ä à 0
8 V(æ)
Toutes les variables aléatoires considérées dans ce problème sont supposées définies sur un même espace
probabilisé (Q, A, P) qu’il n’est pas nécessaire d’expliciter.

1ère Partie

Fonctions harmoniques sur le graphe Z“

Dans les trois premières questions de cette partie, on prend d = 1.
3.1. Montrer qu’une fonction f : 2 — R est harmonique sur Z si, et seulement si, quel que soit l’entier
relatif k, on a f(k +2) — 2f(k +1) + f(k) = 0.
3.2. Montrer que l’ensemble des fonctions harmoniques sur Z est un espace vectoriel de dimension 2,
préciser une base de cet espace.
3.3. Montrer que l’ensemble des fonctions f : Z* — R, harmoniques sur I(Z*), est un espace vectoriel
de dimension 4, préciser une base de cet espace. On commencera par déterminer I(Z*).
Dans la suite de cette partie, d est un entier strictement positif quelconque.
3.4. On considère une fonction f : 24 — R, positive et harmonique sur 79
3.4.1. Montrer que, pour tout k € 24 et tout 4 € V(k), f(£) › 2d f(k).
3.4.2. Montrer que, pour tout k € 24 et tout £ € 24, f(L) › (2d)llé=+Il1 f(k).
3.4.3. Montrer que si k € Z“ et f(k) = 0, alors f est la fonction nulle.

3.4.4. Montrer que si f n’est pas la fonction nulle, alors, pour tout / € 24,

2ème Partie

Problème de DIRICHLET sur le graphe Z”

Dans cette partie d = 2. La base canonique de R? est notée (e[1], e[2]).

On considère une suite de variables aléatoires (Xn)nen qui sont mutuellement indépendantes et de
même loi, la loi uniforme sur l’ensemble Da = 1-2, —1,1, 2}.

On définit une suite de variables aléatoires (Y,)nen en posant

sv [ siX,=1

‎EN um EI st‏ مس زر ‹ اول

‎Épreuve de Mathématiques I 3/4

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— صفحة 5 —
Concours National Commun - Session 2015 — PSI

Noter que chaque Y, est un couple de variables aléatoires entières qu’on écrit Y, = (Yn1, Yn2). La
suite Y est appelée une marche aléatoire symétrique sur 23, issue de (0,0). On modélise ainsi l’évolution
d’un point mobile sur 23, qui à tout instant n choisit au hasard uniforme un des 4 plus proches voisins de
sa position précédente Y,—1-

Soit v un entier › 2, fixé dans ce qui suit.

4.1. Pour tout a = (a1,a2) € Z? vérifiant ||a]|1 › v on considère l'événement
‏يمك‎ : "il existe n € N* tel que ||a + Ya] = v."
4.1.1. Montrer que cet événement est certain, c’est-à-dire de probabilité égale à 1. On pourra commencer
par montrer l’implication suivante :
Si pour tout n, —v › ‏جره‎ Yn,1 › V alors il n’existe pas d’entier 7 tel que X; = Xj41 = … = Xj+o = 1.
On définit une variable aléatoire réelle 7, en posant, pour tout aléa w € Q,

11117 6 N°; Yrlli = si Au:
T,(w) = rt EN*: le +Y|i =v} siw 6 ‏بماك‎

0 siw É Aav-
4.1.2. Montrer que, pour tout sous-ensemble W de 162, P(Y7r, € W) = ›, P(Yn € Wet T2, = m).

Pour tout m € N*, on note ‏كل‎ la boule discrète de rayon m, Km = {x € Z? ; || ‏رازم‎ › m}. On utilisera
sans avoir à le prouver les propriétés évidentes (Km) = ‏وغ‎ et OKm = {x 6227 ‏داام|‎ = m}.

4.2. Soit ‏م‎ une fonction de OK, dans R. On définit une fonction f : ‏رع‎ — R en posant :

Il s’agit dans cette section de prouver que f est harmonique sur I(K,).
4.2.1. Montrer la relation
n›2,z€0kv
en justifiant l'existence de la somme et de l’espérance.

4.2.2. On suppose ||a||i ‹ v — 2. Montrer que, pour tout entier n › 2 et tout ‏ع‎ € OKy,

beV (a)

1
4.2.3. On suppose que ||a]|1 ‹ v — 2. Montrer que f(a) = 7 =. F(b).
bEV(a)

1
beV (a)

4.2.4. On suppose que

4.2.5. Conclure.

N.B. : On peut montrer (mais ce n’est pas demandé) que f est la seule fonction harmonique sur K,
qui coïncide avec © sur OK,.

FIN DE L’'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 4/4

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2015, filière PSI, organisé pour l'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : ENSEM Casablanca). Durée : 4 heures, calculatrice interdite, 4 pages d'énoncé. C'est un sujet de type problème en deux parties indépendantes : Problème 1, intégrale de Dirichlet ∫0+∞ sin t / t dt = π/2 puis étude de f(x) = ∫0+∞ sin(xt)/(1+t) dt ; Problème 2, fonctions harmoniques discrètes sur Zd et problème de Dirichlet par marche aléatoire sur Z2. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : le problème 1 est très classique (intégration par parties pour la semi-convergence, noyau de Dirichlet, lemme de Riemann-Lebesgue « à la main », dérivation sous le signe ∫). Il rapporte beaucoup de points rapidement : traitez-le en premier et soignez chaque justification d'intégrabilité (continuité, prolongement, majoration par une fonction intégrable). Le problème 2 est plus original mais ses questions 3.x sont élémentaires (récurrences linéaires, chemins dans Zd).

Problème 1 — Partie 1 : calcul de ∫0+∞ sin t / t dt

1.1.1

t ↦ (1 − cos t)/t2 est continue sur ]0, +∞[. En 0 : 1 − cos t ~ t2/2, donc la fonction tend vers 1/2 (prolongeable par continuité, intégrable sur ]0, 1]). En +∞ : 0 ≤ (1 − cos t)/t2 ≤ 2/t2, intégrable sur [1, +∞[ (Riemann, 2 > 1). Donc la fonction est intégrable sur ]0, +∞[.

1.1.2

Intégration par parties sur [ε, a] avec u = 1/t et v = 1 − cos t (v' = sin t) :
∫εa sin t / t dt = [(1 − cos t)/t]εa + ∫εa (1 − cos t)/t2 dt = (1 − cos a)/a − (1 − cos ε)/ε + ∫εa (1 − cos t)/t2 dt.
Le choix de la primitive 1 − cos t (et non −cos t) est l'astuce : elle s'annule en 0.

1.1.3

Quand ε → 0 : (1 − cos ε)/ε ~ ε/2 → 0. Quand a → +∞ : |(1 − cos a)/a| ≤ 2/a → 0. L'intégrale de droite converge (1.1.1). Donc ∫0+∞ sin t / t dt converge et vaut ∫0+∞ (1 − cos t)/t2 dt. (Elle n'est pas absolument convergente, d'où la nécessité de l'IPP.)

1.2.1

Formule 2 sin(t/2) cos(kt) = sin((k + 1/2)t) − sin((k − 1/2)t). En sommant pour k = 1..n, la somme télescope :
2 sin(t/2) Σk=1n cos(kt) = sin((2n+1)t/2) − sin(t/2).
En ajoutant 2 sin(t/2) × 1/2 = sin(t/2) et en divisant par 2 sin(t/2) ≠ 0 (t ∉ 2πZ) : 1/2 + Σk=1n cos(kt) = sin((2n+1)t/2) / (2 sin(t/2)).
Si t ∈ 2πZ, cos(kt) = 1 pour tout k : la somme vaut n + 1/2 (c'est aussi la limite du quotient, cohérent avec le prolongement par continuité).

1.2.2

La fonction prolongée coïncide sur [0, π] avec 1/2 + Σ cos(kt) (polynôme trigonométrique continu). Donc
∫0π sin((2n+1)t/2)/(2 sin(t/2)) dt = π/2 + Σk=1n [sin(kt)/k]0π = π/2.

1.3.1

Sur ]0, π], g est C1 (quotients de fonctions C1, sin(t/2) ≠ 0). Étude en 0 : 2 sin(t/2) = t − t3/24 + O(t5), donc
g(t) = (t − 2 sin(t/2)) / (2t sin(t/2)) = (t3/24 + O(t5)) / (t2 + O(t4)) = t/24 + O(t3) → 0 = g(0) : g continue en 0.
Dérivée sur ]0, π] : g'(t) = −cos(t/2)/(4 sin2(t/2)) + 1/t2. Avec sin2(t/2) = (t2/4)(1 − t2/12 + O(t4)) et cos(t/2) = 1 − t2/8 + O(t4) :
cos(t/2)/(4 sin2(t/2)) = (1/t2)(1 − t2/8)(1 + t2/12) + O(t2) = 1/t2 − 1/24 + O(t2).
Donc g'(t) → 1/24. Par le théorème de prolongement C1 (g continue sur [0, π], C1 sur ]0, π], g' admet une limite finie en 0) : g est C1 sur [0, π], g'(0) = 1/24.

1.3.2

Posons λ = (2n+1)/2. IPP : ∫0π g(t) sin(λt) dt = [−g(t) cos(λt)/λ]0π + (1/λ) ∫0π g'(t) cos(λt) dt.
Le crochet est nul : g(0) = 0 et cos(λπ) = cos((2n+1)π/2) = 0. D'où ∫0π g(t) sin(λt) dt = (2/(2n+1)) ∫0π g'(t) cos(λt) dt.

1.3.3

g' est continue sur le segment [0, π], donc bornée par M. Alors |∫ g sin(λt)| ≤ 2πM/(2n+1) → 0. La limite est 0 (cas particulier du lemme de Riemann-Lebesgue).

1.4.1

Sur ]0, π] : sin(λt)/t = sin(λt)/(2 sin(t/2)) − g(t) sin(λt). En intégrant (tout est prolongeable par continuité en 0) : ∫0π sin(λt)/t dt = π/2 − ∫0π g(t) sin(λt) dt → π/2.

1.4.2

Changement de variable u = λt : ∫0π sin(λt)/t dt = ∫0λπ sin u / u du. Comme λπ → +∞ et que l'intégrale généralisée converge (1.1.3), le membre de droite tend vers ∫0+∞ sin u / u du. Par unicité de la limite : ∫0+∞ sin t / t dt = π/2.

Problème 1 — Partie 2 : étude de f(x) = ∫0+∞ sin(xt)/(1+t) dt

2.1.1 à 2.1.3

  • 0 ≤ (1 − cos(xt))/(1+t)2 ≤ 2/(1+t)2, intégrable sur [0, +∞[ : intégrable.
  • IPP sur [0, a] avec u = 1/(1+t), v = (1 − cos(xt))/x (v' = sin(xt), v(0) = 0) : ∫0a sin(xt)/(1+t) dt = (1 − cos(xa))/(x(1+a)) + (1/x) ∫0a (1 − cos(xt))/(1+t)2 dt.
  • Quand a → +∞, le terme tout intégré est majoré par 2/(|x|(1+a)) → 0 et l'intégrale converge : ∫0+∞ sin(xt)/(1+t) dt converge et vaut (1/x) ∫0+∞ (1 − cos(xt))/(1+t)2 dt.

2.2

Pour x ≠ 0, sin(−xt) = −sin(xt), donc f(−x) = −f(x) : f est impaire (−x ≠ 0, l'intégrale existe).

2.3.1

Pour x > 0, d'après 2.1.3, f(x) = (1/x) ∫ (1 − cos(xt))/(1+t)2 dt, avec 0 ≤ intégrande ≤ 2/(1+t)2 et ∫0+∞ dt/(1+t)2 = 1. Donc 0 ≤ f(x) ≤ 2/x et f(x) → 0 en +∞.

2.3.2

Comme ∫0+∞ dt/(1+t)2 = 1 : f(x) = 1/x − (1/x) ∫0+∞ cos(xt)/(1+t)2 dt.
IPP : ∫0+∞ cos(xt)/(1+t)2 dt = [sin(xt)/(x(1+t)2)]0+∞ + (2/x) ∫0+∞ sin(xt)/(1+t)3 dt = (2/x) ∫ sin(xt)/(1+t)3 dt, de module ≤ (2/x)(1/2) = 1/x. Donc le second terme est O(1/x2) : f(x) = 1/x + O(1/x2) en +∞.

2.4.1

Changement de variable u = xt (x > 0) : f(x) = ∫0+∞ sin u/(x + u) du. Puis IPP avec la primitive 1 − cos u de sin u (nulle en 0) : ∫0A sin u/(x+u) du = (1 − cos A)/(x+A) + ∫0A (1 − cos u)/(x+u)2 du, et A → +∞ donne f(x) = ∫0+∞ (1 − cos u)/(x+u)2 du (intégrande positive, majorée par 2/(x+u)2).

2.4.2

Si 0 < x < y : (1 − cos u)/(x+u)2 − (1 − cos u)/(y+u)2 ≥ 0, continue, et strictement positive sur ]0, 2π[. L'intégrale d'une fonction continue positive non identiquement nulle est > 0, donc f(x) > f(y). f est strictement décroissante sur ]0, +∞[, et par imparité aussi sur ]−∞, 0[ (si x < y < 0 : f(x) = −f(−x) > −f(−y) = f(y)).

2.5.1

|sin(xt)|/(1+t)3 ≤ 1/(1+t)3 intégrable : h est bien définie. La dérivée partielle ∂/∂x = t cos(xt)/(1+t)3 est continue en (x, t) et dominée par t/(1+t)3 ≤ 1/(1+t)2, intégrable et indépendante de x. Par le théorème de dérivation sous le signe intégrale : h est C1 sur ]0, +∞[ et h'(x) = ∫0+∞ t cos(xt)/(1+t)3 dt.

2.5.2

|h'(x)| ≤ ∫0+∞ t/(1+t)3 dt = ∫ [1/(1+t)2 − 1/(1+t)3] dt = 1 − 1/2 = 1/2. Par l'inégalité des accroissements finis : |h(x) − h(y)| ≤ (1/2)|x − y|.

2.5.3

En reportant le calcul de 2.3.2 (∫ cos(xt)/(1+t)2 dt = (2/x) h(x)) : f(x) = 1/x − (2/x2) h(x). Comme h est C1 et x ↦ 1/x, 1/x2 aussi sur ]0, +∞[, f est C1 sur ]0, +∞[ (et sur ]−∞, 0[ par imparité).

2.6.1

Avec 2.4.1 (forme f(x) = ∫ sin u/(x+u) du) et la partie 1 (π/2 = ∫ sin u/u du), deux intégrales convergentes : π/2 − f(x) = ∫0+∞ sin u (1/u − 1/(x+u)) du = x ∫0+∞ sin u/(u(x+u)) du (cette dernière converge absolument : |·| ≤ 1/(x+u) près de 0 et ≤ 1/u2 à l'infini).

2.6.2

On coupe en 1. Sur [0, 1], |sin u|/u ≤ 1 : ∫01 du/(x+u) = ln(1+x) − ln x. Sur [1, +∞[ : 1/(u(x+u)) ≤ 1/u2, d'intégrale 1. D'où |∫ sin u/(u(x+u)) du| ≤ 1 + ln(1+x) − ln x.

2.6.3

|π/2 − f(x)| ≤ x(1 + ln(1+x)) − x ln x → 0 quand x → 0+ (car x ln x → 0). lim0+ f = π/2. f étant strictement décroissante sur ]0, +∞[ de limite π/2 en 0+ et 0 en +∞, on a pour x > 0 : f(x) < lim0+ f = π/2 et f(x) > f(2x) ≥ 0. Donc 0 < f(x) < π/2 = supt>0 f(t) (borne supérieure non atteinte).

2.6.4

La positivité vient de 2.6.3 ; l'égalité est 2.6.1 divisée par x, avec Chasles en π/2.
Sur [0, π/2], sin u ≥ (2/π)u (concavité du sinus : la courbe est au-dessus de sa corde), donc ∫0π/2 sin u/(u(x+u)) du ≥ (2/π) ∫0π/2 du/(x+u) = (2/π) ln((x + π/2)/x) → +∞ quand x → 0+.
Le second morceau est borné : |∫π/2+∞ sin u/(u(x+u)) du| ≤ ∫π/2+∞ du/u2 = 2/π.
Donc (π/2 − f(x))/x → +∞ quand x → 0+.
Remarque d'énoncé : le sujet imprime « lorsque x tend vers +∞ », ce qui est une coquille : en +∞, (π/2 − f(x))/x → 0 puisque f → 0. Le raisonnement (et la question 2.7 sur la tangente) porte sur x → 0+ ; il faut le signaler sur la copie, comme le demande l'en-tête.

2.7

En prolongeant f à droite en 0 par π/2, le taux d'accroissement (f(x) − π/2)/x tend vers −∞ : la courbe admet en (0, π/2) une demi-tangente verticale. Allure (à décrire et tracer) : sur ]0, +∞[, la courbe part du point (0, π/2) verticalement vers le bas, décroît strictement en restant strictement positive, et se rapproche de l'axe des abscisses comme l'hyperbole y = 1/x (asymptote horizontale y = 0, f(x) ~ 1/x). Par imparité, la partie sur ]−∞, 0[ est symétrique par rapport à l'origine : elle part de (0, −π/2), limite à gauche −π/2. f n'est pas définie en 0 et présente un saut de hauteur π entre les limites à gauche et à droite.

2.8

f2 est continue sur ]0, +∞[, bornée par π2/4 près de 0 (donc intégrable sur ]0, 1]), et f2(x) ≤ 4/x2 (2.3.1), intégrable sur [1, +∞[. f2 est intégrable sur ]0, +∞[.

Problème 2 — Partie 1 : fonctions harmoniques sur Zd

3.1

Pour d = 1, V(k) = {k − 1, k + 1}. f harmonique ⇔ ∀k, f(k) = (f(k−1) + f(k+1))/2 ⇔ ∀k, f(k+1) − 2f(k) + f(k−1) = 0 ⇔ (en remplaçant k par k + 1, qui décrit aussi Z) ∀k, f(k+2) − 2f(k+1) + f(k) = 0.

3.2

C'est une récurrence linéaire d'ordre 2 d'équation caractéristique r2 − 2r + 1 = (r − 1)2 (racine double 1), valable dans les deux sens (on peut aussi exprimer f(k) en fonction de f(k+1), f(k+2)). L'ensemble est le noyau d'une application linéaire, donc un sous-espace vectoriel, et φ : f ↦ (f(0), f(1)) en est un isomorphisme sur R2 (une solution est déterminée par deux valeurs consécutives, et toute paire est atteinte). Dimension 2, base (k ↦ 1, k ↦ k) : les fonctions harmoniques sur Z sont les fonctions affines k ↦ α + βk.

3.3

Z* = Z \ {0}. x ∈ I(Z*) ⇔ x − 1 et x + 1 ≠ 0 : I(Z*) = Z \ {−1, 0, 1}. La relation de 3.1 est donc imposée pour k ≥ 2 et pour k ≤ −2, sans lien entre les deux côtés. Sur N* : f est affine, déterminée par (f(1), f(2)) ; sur −N* : affine, déterminée par (f(−1), f(−2)). L'application f ↦ (f(−2), f(−1), f(1), f(2)) est un isomorphisme sur R4. Dimension 4, base : 1k>0, k·1k>0, 1k<0, k·1k<0.

3.4.1

f(k) = (1/2d) Σy∈V(k) f(y) ≥ f(ℓ)/(2d) car tous les termes sont positifs. f(ℓ) ≤ 2d f(k).

3.4.2

Si m = ‖ℓ − k‖1, on relie k à ℓ par un chemin k = x0, x1, …, xm = ℓ avec xi+1 ∈ V(xi) (on modifie une coordonnée de ±1 à chaque pas). En itérant 3.4.1 (récurrence sur m) : f(ℓ) ≤ (2d)m f(k).

3.4.3

Si f(k) = 0, alors pour tout ℓ, 0 ≤ f(ℓ) ≤ (2d)m × 0 = 0. f est nulle.

3.4.4

Si f n'est pas nulle, par contraposée de 3.4.3, f(k) > 0 pour tout k. On applique 3.4.2 dans les deux sens : f(ℓ) ≤ (2d)m f(k) et f(k) ≤ (2d)m f(ℓ) ; en passant au ln : |ln f(ℓ) − ln f(k)| ≤ ‖ℓ − k‖1 ln(2d) (inégalité de Harnack discrète).

Problème 2 — Partie 2 : problème de Dirichlet sur Z2

4.1.1

Implication préliminaire : si −ν < a1 + Yn,1 < ν pour tout n et si Xj = … = Xj+2ν = 1, alors Yj+2ν+1,1 = Yj,1 + 2ν + 1, d'où a1 + Yj+2ν+1,1 > −ν + 2ν + 1 > ν : contradiction.
Ensuite, à chaque pas ‖a + Yn‖1 varie d'exactement ±1 (une seule coordonnée bouge de 1). Partant de ‖a‖1 < ν, si l'on n'atteint jamais ν, on reste toujours strictement sous ν (valeurs intermédiaires discrètes), donc |a1 + Yn,1| < ν pour tout n. Ainsi le complémentaire de Aa,ν est inclus dans l'événement « aucun bloc de 2ν + 1 valeurs consécutives égales à 1 ».
Considérons les blocs disjoints Bk = {Xk(2ν+1) = … = Xk(2ν+1)+2ν = 1}, indépendants (lemme des coalitions), de probabilité p = (1/4)2ν+1 > 0. Alors P(complémentaire de Aa,ν) ≤ P(aucun des B0, …, BN−1) = (1 − p)N → 0. Donc P(Aa,ν) = 1.

4.1.2

Aa,ν est la réunion disjointe des {Ta = m}, m ≥ 1, et son complémentaire est négligeable. Par σ-additivité : P(YTa ∈ W) = Σm≥1 P(YTa ∈ W, Ta = m) = Σm≥1 P(Ym ∈ W et Ta = m), puisque sur {Ta = m}, YTa = Ym.

4.2.1

Presque sûrement a + YTa ∈ ∂Kν, ensemble fini ; φ(a + YTa) est une variable aléatoire bornée par max|φ|, donc d'espérance finie. Par la formule de transfert puis 4.1.2 avec W = {z − a} :
E(φ(a + YTa)) = Σz∈∂Kν φ(z) P(a + YTa = z) = Σn, z∈∂Kν φ(z) P(Ta = n et a + Yn = z), famille sommable (somme des modules ≤ max|φ|).
Précision : la somme porte en général sur n ≥ 1 ; elle se réduit à n ≥ 2 lorsque ‖a‖1 ≤ ν − 2 (alors Ta ≥ 2), ce qui est le cadre utilisé ensuite. Si ‖a‖1 = ν − 1, le terme n = 1 est non nul.

4.2.2

Idée : conditionner par le premier pas. Posons Y'm = Ym+1 − Y1 : c'est la marche construite sur (X1, X2, …), de même loi que Y et indépendante de X0. Si a + Y1 = b ∈ V(a) (probabilité 1/4 pour chacun des 4 voisins), alors a + Yn = b + Y'n−1. Comme ‖a‖1 ≤ ν − 2, ‖a + Y1‖1 ≤ ν − 1 ≠ ν, donc {Ta = n} = {T'b = n − 1} sur {a + Y1 = b}. Par la formule des probabilités totales et l'indépendance :
P(Ta = n, a + Yn = z) = Σb∈V(a) (1/4) P(T'b = n − 1, b + Y'n−1 = z) = (1/4) Σb∈V(a) P(Tb = n − 1 et b + Yn−1 = z),
la dernière égalité car ces événements ne dépendent que d'un nombre fini de Xi, et (X1, …, Xn−1) a même loi que (X0, …, Xn−2) (suite i.i.d.).

4.2.3

On somme 4.2.2 contre φ(z) (familles sommables, on peut permuter) : f(a) = (1/4) Σb∈V(a) Σm≥1, z φ(z) P(Tb = m, b + Ym = z). Les voisins b vérifient ‖b‖1 ≤ ν − 1, donc b ∈ Kν−1 et la somme intérieure vaut f(b) par 4.2.1. f(a) = (1/4) Σb∈V(a) f(b).

4.2.4

Si ‖a‖1 = ν − 1, chaque voisin b vérifie ‖b‖1 = ν ou ν − 2. On décompose selon le premier pas :

  • si a + Y1 = b ∈ ∂Kν : Ta = 1 et φ(a + YTa) = φ(b) = f(b) ; contribution (1/4) f(b) ;
  • si ‖b‖1 = ν − 2 : Ta = 1 + T'b et a + YTa = b + Y'T'b ; par indépendance et égalité des lois, contribution (1/4) E(φ(b + YTb)) = (1/4) f(b).

En sommant : f(a) = (1/4) Σb∈V(a) f(b).

4.2.5

I(Kν) = Kν−1 et tout a ∈ Kν−1 vérifie ‖a‖1 ≤ ν − 2 ou ‖a‖1 = ν − 1 ; avec 4.2.3 et 4.2.4, f(a) = (1/(2d)) ΣV(a) f pour d = 2. f est harmonique sur I(Kν) et coïncide avec φ sur ∂Kν : c'est la solution probabiliste du problème de Dirichlet discret (valeur au point a = espérance de φ au point de sortie de la marche partie de a).

💡 Résultats clés à retenir : ∫0+∞ sin t/t dt = π/2 ; f(x) = 1/x + O(1/x2) ; f → π/2 en 0+ avec demi-tangente verticale ; fonctions harmoniques sur Z = fonctions affines (dimension 2), sur Z* dimension 4 ; inégalité de Harnack |ln f(ℓ) − ln f(k)| ≤ ‖ℓ − k‖1 ln(2d). Pour le CNC PSI Maths I, révisez : intégrales généralisées (semi-convergence par IPP, comparaison), théorèmes de continuité et dérivation sous le signe ∫ (domination), prolongement C1, développements limités usuels, noyau de Dirichlet, récurrences linéaires d'ordre 2, et en probabilités : lemme des coalitions, σ-additivité, formule des probabilités totales et « conditionnement par le premier pas ». Signalez toujours sur la copie une coquille d'énoncé (ici 2.6.4) avant de poursuivre.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2015. Les questions sont en français.
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Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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