Modèle de concours : CNC 2021 Physique II (MP) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2021), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2021
- Pages
- 8
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP * On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les des questions abordées. * Si au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. ° Siun résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Ainsi, les diverses parties du problème sont relativement indépendantes entre elles. e Tous les résultats numériques seront donnés avec un nombre de chiffres significatifs compatibles avec les données fournies. Le sujet de cette épreuve est constitué de deux parties indépendantes : la première partie est notée sur 4 points, la deuxième sur 16 points. Partie 1 Puits de potentiel quantique Les puits quantiques sont des empilements de couches cristallines alternées, pouvant être aussi minces que quelques monocouches atomiques, de semi- conducteurs de compositions chimiques différentes. On étudie dans cette partie une particule quantique, de masse m, d’énergie E , piégée dans un milieu d'épaisseur a. L'énergie potentielle V(x) ressentie par le quanton est représentée par le puits de potentiel infini à fond plat de largeur a défini par : Figure 1 : Sandwich AlGaAs — GaÂs - AlGaAs V(x)= 0 pour 04 +00 sinon On rappelle l’équation de Schrôdinger : 50 1° __ تكالالان ôt 2m 0x On cherche, pour O‹x‹a, des solutions de l’_équation de Schrôdinger pour des états stationnaires tels que : W(x,#)=@(x)e 7٠ 1. Justifier que quantiquement la fonction d’onde de la particule doit être nulle à l’extérieur du puits (x‹0 et x›a). 2. Déterminer l’équation différentielle vérifiée par (x) pour 044 Epreuve de Physique II 1/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP 3. Montrer que (x)= Asin(nx طخ , avec n un entier positif, sont les états stationnaires qui vérifient les conditions aux limites. 4. En utilisant la condition de normalisation, montrer que À est donné par A= P ; 5. Représenter l’allure de @(x) et celle de la densité de probabilité de présence للا * de la particule quantique en fonction de x pour les cas n=l et n=2. Comparer au cas d’une particule classique. 6. Montrer que les énergies E, des états stationnaires sont données par = n°. On pose E, =hœ pour n=1. Exprimer E, en fonction de "2m netwœ. 7. Un électron est confiné dans un puits quantique de potentiel infini de largeur a=3,0nm. Ce puits est formé d'une couche de GaAs prise en « sandwich » entre deux couches de AlGaAs . On considère que l'électron possède une masse effective de m=0,067m, avec m,=9,1.10"'kg. Déterminer la longueur d'onde À correspondant à la transition entre les niveaux n=2 et n=1. À quelle domaine du spectre électromagnétique appartient cette longueur d'onde. On donne la constante de Planck h=6,62.10*J.s et la vitesse de la lumière dans le Partie 2 Le dioxyde de carbone Le dioxyde de carbone est le principal gaz associé à l’activité humaine. Il est l’une des causes principales du réchauffement climatique. Afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone CO, , plusieurs voies d’action se dégagent : la maîtrise de la consommation d'énergie, le développement de technologies ne produisant pas, ou très peu, de gaz à effet de serre, le captage et le stockage géologique du CO, … Cette partie a pour but d’étudier quelques propriétés et utilisations du 1. Diagramme d’état du CO, La figure 2 représente le diagramme pression-température (P,T) du dioxyde de carbone. 1.1. Identifier les points particuliers 7 et 7 du diagramme (P,T) du dioxyde de carbone, les courbes C,, C, et C, et l’état physique dans lequel se trouve ce dernier dans les zones : E,, E,, E, et E,. 1.2. On se place à la pression P=1,0bar et dans l’état CO, gazeux. Quelle est la plage de température correspondant à ces contraintes ? Epreuve de Physique II 2/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP P(bar)4 1.3. Le dioxyde de carbone est pris initialement dans les conditions suivantes : P=1,0bar et 1 =-73°C. 73,84 1.3.1. Dans quel état se trouve le dioxyde de carbone ? Décrire les phénomènes observés lors d’un refroidissement à pression fixée, amenant le CO, à la température بد finale T, =150K. 1.3.2. Tracer la courbe d’analyse thermique, graphe représentant la hs - مه di 70 température de CO, en fonctions Figure 2 : Diagramme d'état du du temps, lors de ce CO, refroidissement à pression constante. 2. Le CO,, gaz réel ل 1,0 On considère une mole de dioxyde de carbone gazeux de volume molaire V, sous la pression P et à la température T et obéissant à l’équation de Van Der Waals : P + se -b)=RT où a, b sont des constantes et R=8,31J.mol".K"! est la constante des gaz parfaits. 2.1. Écrire l’équation d’état d’un gaz de Van Der Waals pour م moles du gaz. 2.2. Rappeler deux hypothèses, une microscopique et une macroscopique, du modèle de gaz parfait. 2.3. Dans le cas où a=0, comparer le comportement d’un gaz de Van Der Waals à celui d’un gaz parfait. Quel sens physique donner à b ? 2.4. Dans le cas où b=0, comparer le comportement d’un gaz de Van Der Waals à celui d’un gaz parfait. Interpréter ce comportement en introduisant une interaction entre les particules, et en s’intéressant au choc entre une particule et une paroi. 2.5. Préciser les unités de a et b. Quelle différence y a t-il entre a et b d’une part et R de l’autre ? 2.6. Le dioxyde de carbone gazeux est caractérisé par la fonction entropie 5S,(U,V) pour une mole de gaz : U + 8 m Om von 7 m Epreuve de Physique II 3/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP Som› .ما €t Von SONt respectivement les valeurs de l’entropie, de l’énergie interne et du volume de cette mole de gaz dans un état de référence arbitraire donné. Donnée : la capacité calorifique molaire à volume constant du dioxyde de carbone C,, =28,50J.mol".K"' et la constante a=0,366S.1.. 2.6.1. Exprimer l’entropie S(U,V) pour n mole. 2.6.2. Exprimer la différentielle, dS(U,V), de l’entropie de n mole de gaz. 2.6.3. Donner une deuxième expression de la différentielle, dS(U,V), de l’entropie de gaz. 2.6.4. En identifiant les deux expression de dS(U,V), montrer que l'expression de l’énergie interne, U(T,V), de n mole de gaz est donnée par U=U, +nCym£- 5 : 2.6.5. Interpréter l’existence et la forme du terme ajouté dans cette équation. 2.6.6. Deux moles de ce gaz subissent une détente de Joule - Gay- Lussac d’un volume initial V =5,00dm* et d’une température initiale T =293,0K à un volume final V,=2V,. 2.6.6.1. Calculer les variations de température et d’entropie correspondantes. 2.6.6.2. Comparer les résultats obtenus à ceux de la détente de deux moles de gaz parfait de même capacité calorifique molaire à volume constant dans les mêmes conditions initiales. 3. Mesure de la capacité thermique massique de CO, gazeux 3.1. Exprimer la chaleur Q, reçue par un système à l’aide de la variation de l’enthalpie AH de ce système lorsqu’il subit une transformation à pression constante égale à la pression extérieure. 3.2. Exprimer la capacité thermique massique à pression constante c, d’un système à l’aide de son enthalpie massique h. Dans un calorimètre rempli d'eau, plonge un serpentin métallique parcouru par un courant gazeux de CO, de débit massique constant d,. Le gaz, arrive dans le calorimètre à une température 1, =373K . On désigne par C (supposée constante) la capacité thermique totale incluant le calorimètre, ses accessoires et l’eau. On note T la température du calorimètre et de l’eau qu’il contient. En régime permanent, le calorimètre, l’eau qu’il contient et le gaz sortant sont à la même température T, =310K. 3.3. On suppose que le régime permanent est établi et que la capacité thermique massique c, du CO, est constante entre 1 et T,. 3.3.1. Exprimer la chaleur 0 reçue par le dioxyde de carbone de la part du calorimètre pendant la durée dt en fonction de la variation de l’enthalpie massique Ah=h -h du CO, entre l’entrée et la sortie du calorimètre. Epreuve de Physique II 4/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP 3.3.2. Exprimer = en fonction de c,, d 80 م 3.4. Le calorimètre n’est pas parfaitement calorifugé. On tient compte des pertes thermiques que l’on modélise par unité de temps comme étant proportionnelles à l’écart entre la température T et celle 7, - 29376 du cédée par le T, et T,. Quel est le signe de milieu extérieur, supposée constante. La chaleur ôQ perte calorimètre à l’extérieur pendant le temps dt est donnée par : 50 re perte = k T = T. TRE -D) où k est une constante positive. 3.4.1. On se place en régime permanent (T=T,). Faire le bilan thermique au niveau du calorimètre et en déduire l’expression de c, en fonction de ءا d,, T,, T, et T,. 3.4.2. On souhaite déterminer la valeur de la constante .م On utilise alors le procédé suivant : une fois le régime permanent atteint, on coupe le courant gazeux. La température T du calorimètre, initialement égale à T,, varie. Établir la loi de variation de T(t) en fonction du temps ٠ 3.4.3. Après une durée A/=6min , on coupe le courant gazeux, la température 7 du calorimètre baisse de AT=2K . En déduire l’expression de k puis celle de c, . Calculer numériquement k et دي On donne C=4kJ.K" et d,, =0,47g.s"". 3.5. On considère un système constitué de molécules de dioxyde de carbone à température et pression ambiantes. On s’intéresse aux différents degrés de liberté qui contribuent à la capacité calorifique de ce gaz. Parmi les excitations associées aux mouvements ci-dessous, quelles sont celles qui sont susceptibles de contribuer à la chaleur spécifique du CO, à température et pression ambiantes : translation du centre de masse des molécules, vibrations des molécules, rotations des molécules, mouvements des noyaux, mouvements des électrons 7 3.6. Par continuité avec le modèle du gaz parfait, quelle doit être la valeur de c, ? Commenter. On donne la masse molaire M(CO,)=44g.mol". 4.0 Utilisation du CO, comme fluide frigorigène Du fait des contraintes environnementales, de plus en plus lourdes, les frigoristes ont suscité de nombreuses études récentes sur le CO, qu’ils souhaitent voir réemployer. En effet, le CO, (R744) est un fluide frigorigène dont les caractéristiques thermodynamiques sont excellentes et permettent d’envisager un bel avenir pour ce fluide, malgré les pressions de service beaucoup plus élevées que celles des HFC qui peuvent poser des problèmes de sécurité. Epreuve de Physique II 5/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP On s’intéresse à un cycle réfrigérant décrit par une masse m=1kg de CO, dans une machine thermique ditherme. Les différentes étapes du cycle, supposé réversible, sont données dans le désordre : - A : Le fluide est mis en contact thermique isobare avec la source chaude de température 7. Le transfert thermique massique associé à ce contact est .و À l’issue de ce contact thermique, le fluide est à la température ٠ - B : Le fluide est mis en contact thermique isobare avec la source froide de température T, . Le transfert thermique massique associé à ce contact est .وو À l'issue de ce contact thermique, le fluide est à la température م - C : Le fluide passe dans le compresseur adiabatique qui lui fournit un travail massique w comp * - D : Le fluide traverse un détendeur adiabatique à parois rigides. Le diagramme (P,h) des frigoristes du CO, représenté figure 3 donne la pression P en fonction de l’enthalpie massique h. Il correspond au dioxyde de carbone pouvant être liquide, gazeux ou à l’équilibre entre les deux phases. 11 comporte les isothermes (température allant de -50 à 170°C), les courbes isentropiques (entropie massique s allant de 1300 à 2600J.kg'.K”'), les courbes isotitres dans la zone diphasée (valeurs de 0,1 en 0,1) et les courbes d’égal volume massique (allant de 1,5 à 100dm’ kg”). Le cycle décrit ci-dessus est représenté sur le digramme de la figure 3. Il est décrit dans l’ordre 1—+2—›3—›4—1. On rappelle l’expression du premier principe pour un fluide en écoulement stationnaire : A(h+e,+e,)=w,+g,, OÙ h est l’enthalpie massique, e, l'énergie cinétique massique et e, l'énergie potentielle massique du fluide, w, le travail mécanique utile qu’il reçoit et رو l’énergie thermique reçue. On néglige au cours des différentes étapes les variations d’énergie cinétique et d’énergie potentielle macroscopiques. 4.1. À l’aide d’un schéma, expliquer le fonctionnement d’une machine frigorifique. Définir l’efficacité e de cette machine. 4.2. Justifier que l’étape D correspondant à la Compresseur traversée du détendeur est une détente isenthalpique du fluide (détente de Joule - Kelvin). 4.3. Reprendre le diagramme de la figure 4 et compléter le en indiquant par les lettres A, B, C et D les parties du cycle associées à ces étapes et en plaçant les points correspondants aux états 1, 2, 3 et 4. 4.4. Dans un tableau, indiquer, lorsque c’est possible, les valeurs de P, T, h et s pour | les points 1, 2, 3 et 4. Figure 4 : 4.5. Identifier au cours de quelles transformations se font les échanges thermiques avec la source chaude et la source froide. Epreuve de Physique II 6/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2021 - Filière MP 4.6. Que valent la température T. de la source chaude, la température م7 de la source froide et la température T, à l’état de départ A ? 4.7. Donner l'allure du cycle sur un diagramme 0 V) faisant apparaître la courbe de saturation de CO, . Préciser le sens dans lequel le cycle est parcouru. Justifier l’allure des courbes isothermes en utilisant les cas limites. 4.8. Calculer les chaleurs q, et مو échangées respectivement avec la source froide et la source chaude. 4.9. Calculer le travail ري reçu par le fluide frigorifique. comp 4.10. Dire, en justifiant, si la machine décrite fonctionne en moteur ou en pompe à chaleur. 4.11. Calculer l’efficacité e du cycle et la comparer avec celle (e.) du cycle de Carnot. Expliquer comment améliorer e. 4.12. Expliquer comment on peut, sur le diagramme de la figure 3, évaluer l’efficacité du cycle (indiquer le principe sans chercher à effectuer de calcul). 4.13. Calculer la valeur de l’entropie s Soc Créée par unité de masse parcourant le cycle. Epreuve de Physique II 7/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — Concours National Commun — Session 2021 - Filière MP 7 Te SESS TT | ا ا 0 : اا I I 1 UN ÿ ا ا ل | ا Ju 280 وو ا Entha br LR Figure 3 : Diagramme (P,h) des frigoristes du CO, Epreuve de Physique II 8/8 نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
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Ce sujet est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2021, filière MP des classes préparatoires marocaines, pour l'accès aux écoles d'ingénieurs. C'est un problème en deux parties indépendantes. La partie 1 (4 points) porte sur un puits de potentiel quantique infini (GaAs entre deux couches d'AlGaAs). La partie 2 (16 points) est consacrée à la thermodynamique du dioxyde de carbone : diagramme d'état, gaz de Van der Waals, mesure calorimétrique de cP, puis cycle frigorifique au CO2 (R744) sur diagramme (P,h). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : la partie 1 est une application directe du cours de mécanique quantique (particule dans une boîte) : soignez les conditions aux limites et l'application numérique. Dans la partie 2, les calculs sont courts, mais tout le cycle du 4 repose sur la lecture du diagramme (P,h) : relevez une fois pour toutes h1, h2, h3, h4, puis appliquez Δh = wu + q à chaque organe. Les valeurs lues ci-dessous sont approchées (à ±5 kJ/kg près) ; le jury accepte des lectures cohérentes.
Partie 1 : Puits de potentiel quantique
- 1. Hors du puits, V = +∞. Un terme V(x)Ψ fini dans l'équation de Schrödinger (énergie finie) impose Ψ = 0 pour x < 0 et x > a : la probabilité de présence y est nulle. Par continuité de Ψ, on a aussi φ(0) = φ(a) = 0.
- 2. On reporte Ψ = φ(x)e−iEt/ħ avec V = 0 : φ''(x) + (2mE/ħ2)φ(x) = 0.
- 3. Pour E > 0, on pose k2 = 2mE/ħ2 : φ = A sin kx + B cos kx. φ(0) = 0 donne B = 0 ; φ(a) = 0 donne sin ka = 0, soit ka = nπ. On obtient φn(x) = A sin(nπx/a) avec n entier strictement positif (n = 0 donne φ = 0 ; n < 0 redonne le même état au signe près). Si E ≤ 0, seule la solution nulle vérifie les conditions aux limites.
- 4. ∫0a |φ|2 dx = A2∫0a sin2(nπx/a) dx = A2a/2 = 1, d'où A = √(2/a) (A réel positif).
- 5. n = 1 : φ1 est une demi-arche de sinusoïde, nulle aux bords et maximale en a/2 ; |Ψ|2 = (2/a)sin2(πx/a) est maximale au centre. n = 2 : φ2 fait une période complète (positive puis négative) avec un nœud en a/2 ; |Ψ|2 présente deux bosses de maximum 2/a en a/4 et 3a/4, et s'annule au centre. Une particule classique de vitesse constante qui rebondit sur les parois a une densité de probabilité uniforme, égale à 1/a, et une énergie quelconque (même nulle). Ici l'énergie est quantifiée et la densité est non uniforme ; on retrouve la limite classique pour n très grand (moyenne locale 1/a).
- 6. E = ħ2k2/(2m) avec k = nπ/a : En = (1/2m)(πħ/a)2n2 = n2ħω, puisque E1 = ħω.
- 7. ΔE = E2 − E1 = 3E1 = 3h2/(8ma2), avec m = 0,067 × 9,1·10−31 = 6,1·10−32 kg. E1 ≈ 1,0·10−19 J (0,62 eV), ΔE ≈ 3,0·10−19 J (1,9 eV). λ = hc0/ΔE = 8mca2/(3h) ≈ 6,6·10−7 m = 663 nm : domaine visible (rouge). On voit l'intérêt des puits quantiques : on règle λ en choisissant l'épaisseur a.
Partie 2 : Le dioxyde de carbone
1. Diagramme d'état
- 1.1. P1 : point triple (−56,4 °C ; 5,1 bar), où les trois phases coexistent. P2 : point critique (31,1 °C ; 73,8 bar), fin de la courbe de vaporisation. C1 : sublimation (solide/gaz), C2 : vaporisation (liquide/gaz), C3 : fusion (solide/liquide), de pente positive pour le CO2. Zones : E1 gaz, E2 liquide, E3 solide, E4 fluide supercritique.
- 1.2. À 1,0 bar, la courbe de sublimation est coupée à −78,5 °C : CO2 gazeux pour T > −78,5 °C (≈ 194,7 K). Sous 5,1 bar, le liquide n'existe pas.
- 1.3.1. Ti = −73 °C > −78,5 °C : le CO2 est gazeux. En refroidissant à 1 bar : le gaz se refroidit jusqu'à −78,5 °C, puis se condense directement en solide (condensation solide, inverse de la sublimation) à température constante tant que les deux phases coexistent (variance 1, P fixée). Le solide (« carboglace ») se refroidit ensuite jusqu'à Tf = 150 K (−123 °C). Il n'y a jamais de liquide.
- 1.3.2. Courbe T(t) : décroissance de −73 °C à −78,5 °C (gaz), puis palier horizontal à −78,5 °C pendant le changement d'état, puis nouvelle décroissance (solide) jusqu'à −123 °C. Les pentes avant et après le palier diffèrent, car les capacités thermiques du gaz et du solide sont différentes.
2. Le CO2, gaz réel
- 2.1. Avec V = nVm : (P + n2a/V2)(V − nb) = nRT.
- 2.2. Microscopique : molécules ponctuelles sans interaction à distance (seulement des chocs élastiques). Macroscopique : PV = nRT, et l'énergie interne ne dépend que de T (première loi de Joule).
- 2.3. a = 0 : P(Vm − b) = RT, donc P est plus grande que pour le gaz parfait à T et Vm donnés. Le volume réellement disponible est Vm − b : b est le covolume, volume propre (exclu) d'une mole de molécules, qui traduit les répulsions à courte portée.
- 2.4. b = 0 : P = RT/Vm − a/Vm2 < PGP. Les molécules s'attirent : une molécule qui s'approche de la paroi est retenue vers l'intérieur par ses voisines, ce qui réduit la quantité de mouvement transférée à la paroi. La correction est proportionnelle au nombre de chocs (∝ 1/Vm) multiplié par la force d'attraction (∝ 1/Vm), d'où a/Vm2 : pression interne due aux interactions attractives.
- 2.5. [a] = Pa·m6·mol−2 (J·m3·mol−2) ; [b] = m3·mol−1. R est une constante universelle, alors que a et b dépendent du gaz.
- 2.6.1. S = nSm avec Um = U/n et Vm = V/n :
S(U,V) = nS0m + nCVm ln[(U/n + na/V)/(U0m + a/V0m)] + nR ln[(V/n − b)/(V0m − b)]. - 2.6.2. Comme U/n + na/V = (U + n2a/V)/n :
dS = nCVmdU/(U + n2a/V) + [nR/(V − nb) − n3aCVm/(V2(U + n2a/V))]dV. - 2.6.3. Identité thermodynamique : dS = dU/T + (P/T)dV.
- 2.6.4. Identification du terme en dU : 1/T = nCVm/(U + n2a/V), d'où U = nCVmT − n2a/V, à une constante additive U0 près (fixée par le choix de l'état de référence). Vérification avec le terme en dV : P/T = nR/(V − nb) − n2a/(V2T), ce qui redonne bien l'équation de Van der Waals.
- 2.6.5. −n2a/V est l'énergie potentielle d'interaction attractive (négative) entre molécules. Elle est proportionnelle au nombre de paires en interaction (∝ n × n/V) et tend vers 0 quand V → ∞ : on retrouve le gaz parfait. U dépend donc de V (la première loi de Joule n'est plus vérifiée).
- 2.6.6.1. Détente de Joule-Gay-Lussac : W = 0, Q = 0, donc ΔU = 0 : nCVmΔT = n2a(1/V2 − 1/V1) = −n2a/(2V1). ΔT = −na/(2CVmV1) = −2 × 0,366/(2 × 28,50 × 5,00·10−3) ≈ −2,57 K, soit T2 ≈ 290,4 K. Entropie (U constante, et U/n + na/V = CVmT) : ΔS = nCVmln(T2/T1) + nR ln[(V2 − nb)/(V1 − nb)]. L'énoncé ne donne pas b ; comme nb ≪ V1, on le néglige : ΔS ≈ 57,0 × (−8,80·10−3) + 16,62 × ln 2 ≈ −0,50 + 11,52 ≈ 11,0 J·K−1 > 0 (évolution irréversible d'un système isolé). Avec la valeur tabulée b ≈ 4,3·10−5 m3·mol−1, on trouve ≈ 11,2 J·K−1.
- 2.6.6.2. Pour le gaz parfait : ΔT = 0 et ΔS = nR ln 2 ≈ 11,5 J·K−1. Le gaz réel se refroidit : en s'écartant, les molécules travaillent contre les forces attractives, au détriment de leur énergie cinétique. L'écart reste faible à cette densité.
3. Mesure de la capacité thermique massique
- 3.1. Transformation monobare avec Pi = Pf = Pext : QP = ΔH.
- 3.2. cP = (∂h/∂T)P.
- 3.3.1. Premier principe industriel, en régime permanent, sans travail utile, pour la masse dmdt qui traverse : δQ = dmdt·(h2 − h1) = dmΔh dt.
- 3.3.2. δQ/dt = dmcP(T2 − T1) < 0 : le gaz se refroidit et cède de la chaleur au calorimètre.
- 3.4.1. En régime permanent, T = T2 est constante : la puissance reçue du gaz compense les pertes, dmcP(T1 − T2) = k(T2 − T0), d'où cP = k(T2 − T0)/(dm(T1 − T2)).
- 3.4.2. Gaz coupé : C dT/dt = −k(T − T0), donc T(t) = T0 + (T2 − T0)e−t/τ, avec τ = C/k.
- 3.4.3. (T2 − ΔT − T0) = (T2 − T0)e−Δt/τ, donc k = (C/Δt)·ln[(T2 − T0)/(T2 − T0 − ΔT)] = (4000/360) × ln(17/15) ≈ 1,39 W·K−1 (la forme linéarisée CΔT/(Δt(T2 − T0)) donne 1,31 W·K−1). Puis cP = 1,39 × 17/(0,47·10−3 × 63) ≈ 8,0·102 J·kg−1·K−1 (≈ 7,5·102 avec k linéarisé).
- 3.5. Contribuent : la translation (3 degrés), la rotation (2 degrés, molécule linéaire) et, partiellement, les vibrations (le mode de pliage du CO2 a une énergie comparable à kBT, il est en partie excité). Ne contribuent pas : les mouvements des noyaux et des électrons, dont les énergies d'excitation (de l'eV au MeV) sont très supérieures à kBT ≈ 0,025 eV.
- 3.6. Gaz parfait linéaire (translation + rotation) : CPm = 7R/2 ≈ 29,1 J·mol−1·K−1, cP = 7R/(2M) ≈ 6,6·102 J·kg−1·K−1. La valeur mesurée (≈ 8·102) et la donnée CVm = 28,5 J·mol−1·K−1 (> 5R/2 = 20,8) montrent la contribution des vibrations, déjà partiellement actives à température ambiante.
4. Le CO2 comme fluide frigorigène
- 4.1. Schéma : le fluide reçoit qF > 0 de la source froide (évaporateur), reçoit le travail w > 0 (compresseur) et cède −qC > 0 à la source chaude (condenseur ou refroidisseur de gaz), puis est détendu. Efficacité : e = qF/wcomp (ce qu'on veut, divisé par ce qu'on paie).
- 4.2. Détendeur : adiabatique (q = 0), parois rigides et sans pièce mobile (wu = 0), Δec et Δep négligées. Le premier principe industriel donne Δh = 0 : détente isenthalpique (Joule-Kelvin).
- 4.3. Sur la figure 4 (sens de circulation horaire) : compresseur en haut C : 1 → 2 (1 à l'entrée, en haut à gauche ; 2 à la sortie, en haut à droite) ; échangeur de droite A : 2 → 3 (source chaude) ; organe du bas D : 3 → 4 (détendeur) ; échangeur de gauche B : 4 → 1 (évaporateur, source froide).
- 4.4. Lecture du diagramme (valeurs approchées) :
Point P (bar) T (°C) h (kJ/kg) s (kJ·kg−1·K−1) 1 (vapeur saturante) ≈ 26,5 −10 ≈ 435 ≈ 1,90 2 (sortie compresseur) 80 ≈ 70 à 80 (lecture délicate) ≈ 490 ≈ 1,90 (isentropique) 3 (sortie refroidisseur) 80 ≈ 20 ≈ 250 ≈ 1,17 4 (mélange, x ≈ 0,3) ≈ 26,5 −10 ≈ 250 ≈ 1,20 - 4.5. Échange avec la source chaude : 2 → 3 (A), isobare à 80 bar, au-dessus du point critique (refroidissement du fluide supercritique, sans condensation proprement dite). Échange avec la source froide : 4 → 1 (B), vaporisation isobare et isotherme à −10 °C.
- 4.6. TF = −10 °C (263 K) (palier de vaporisation) ; TC ≈ 20 °C (293 K) (température du fluide à la fin de A, point 3). Le départ de A est le point 2 : TA = T2 ≈ 70 à 80 °C (valeur à lire sur l'isotherme passant par le point 2 ; elle ne sert pas aux calculs suivants).
- 4.7. Diagramme (P,v) : courbe de saturation en cloche, avec le point critique au sommet (73,8 bar). Isothermes : horizontales (paliers) dans la zone diphasée ; quasi verticales côté liquide (liquide peu compressible) ; hyperboles Pv ≈ rT aux grands v (limite gaz parfait) ; au-dessus de Tc, sans palier. Le cycle part de 1 (sur la courbe de rosée, 26,5 bar), monte vers la gauche jusqu'à 2 (80 bar), suit l'isobare 80 bar vers les petits v jusqu'à 3, descend (détente, v augmente un peu) jusqu'à 4 dans la cloche, puis suit le palier à 26,5 bar vers la droite jusqu'à 1. Le cycle est parcouru dans le sens trigonométrique (W reçu > 0, cycle récepteur).
- 4.8. qF = h1 − h4 ≈ 435 − 250 ≈ 185 kJ/kg (> 0, reçu de la source froide) ; qC = h3 − h2 ≈ 250 − 490 ≈ −240 kJ/kg (< 0, cédé à la source chaude).
- 4.9. Compresseur adiabatique : wcomp = h2 − h1 ≈ 55 kJ/kg. Vérification sur le cycle : qF + qC + w ≈ 0.
- 4.10. w > 0 (travail reçu), chaleur prise à la source froide et cédée à la source chaude : ce n'est pas un moteur, c'est une machine réceptrice. Elle fonctionne en réfrigérateur ; le même cycle ferait une pompe à chaleur si l'on s'intéressait à −qC (efficacité ≈ 240/55 ≈ 4,4).
- 4.11. e = qF/w ≈ 185/55 ≈ 3,4 ; Carnot : eC = TF/(TC − TF) = 263/30 ≈ 8,8. e < eC à cause des irréversibilités : détente isenthalpique, et refroidissement de 2 à 3 avec un grand écart de température avec la source. Pour améliorer e : réduire l'écart de température dans les échangeurs, détendre dans une turbine (récupération de travail) ou avec un éjecteur, sous-refroidir au point 3 (h3 plus petit, donc qF plus grand), faire une compression étagée avec refroidissement intermédiaire, ou optimiser la haute pression.
- 4.12. Sur le diagramme (P,h), les quantités échangées sont des longueurs horizontales : qF est la longueur du segment 4 → 1 (projetée sur l'axe h) et w celle de 1 → 2 projetée sur l'axe h. e est le rapport de ces deux longueurs.
- 4.13. Sur un cycle, Δs = 0 = séchangée + scréée, avec séchangée = qF/TF + qC/TC. scréée = −qF/TF − qC/TC ≈ −185/263 + 240/293 ≈ 0,12 kJ·kg−1·K−1 > 0. Elle vient du détendeur (s4 − s3 ≈ 0,03) et du refroidissement 2 → 3 (≈ 0,09). Le cycle n'est donc pas réversible, contrairement à ce que suppose l'énoncé : c'est une erreur d'énoncé à signaler sur la copie. La valeur numérique dépend de la précision de lecture.
💡 Pour réviser : particule dans un puits infini (quantification, normalisation, En ∝ n2) ; diagramme (P,T) d'un corps pur (point triple, point critique, pente de la courbe de fusion) ; gaz de Van der Waals (sens de a et b, U = nCVmT − n2a/V, détente de Joule-Gay-Lussac) ; identité thermodynamique dU = TdS − PdV ; premier principe industriel Δh = wu + q ; lecture des diagrammes (P,h) et (T,s) ; efficacités et bilan d'entropie des machines dithermes. Au CNC MP, entraînez-vous à lire les diagrammes des frigoristes : c'est un classique qui revient souvent.
Questions fréquentes sur ce sujet
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