Modèle de concours : CNC 2011 Physique II (MP) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2011), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Physique II
- Année
- 2011
- Pages
- 10
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l’Éducation Nationale de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Présidence du Concours National Commun Institut National des Postes et Télécommunications MPT À CONCOURS NATIONAL COMMUN d’Admission dans les Etablissements de Formation d’Ingénieurs et Établissements Assimilés Session 2011 ÉPREUVE DE PHYSIQUE II Filière : MP Durée : 4 heures Cette épreuve comporte 9 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est autorisé ٍ نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées. e Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre. Interférences lumineuses : interféromètre de Michelson Données : e leV=1,60.10-19 J; e Vitesse de la lumière dans le vide : c = 3,00.108 m.s"! ; e Constante de Planck : h = 6,63.10-3* J.s ; e Constante de Boltzmann : حمطا 1,38.10-23 J.K-1 ; e Nombre d’Avogadro : Na = 6,02.1023 mol-!. L'épreuve est composée de quatre parties indépendantes. Le but du problème est d'étudier quelques aspects théoriques et expérimentaux relatifs à l’interféromètre de Michelson. 1. Optique géométrique Une lentille mince convergente (Lo) de distance focale f',, de centre O est utilisée pour la projection d’un objet AB réel, perpendiculaire à l’axe optique Ox et situé à la distance d = |OA| de la lentille. Le point A est sur l’axe optique. 1.1. A quelles conditions l’image A'B' de l’objet AB donnée par la lentille est-elle nette ? 1.2. Construire l’image A’B’ dans le cas où d › 7. Quelle est la nature de l’image ? Est-elle renversée ou droite ? 1.3. Montrer que le grandissement transversal et la relation de conjugaison de la lentille (Lo) avec origine au centre s’écrivent respectivement : O4 1 0 حاب تت et —= 1 OA | O4' OA F4 1.4. On fixe la distance D entre le plan de l’objet AB et l’écran d’observation (E). Quelle relation doit vérifier la distance focale /' pour que l’image A'B' soit réelle sur (E) ? : 1.5. Application numérique : D= 1m. Proposer une valeur usuelle de la focale 1 2. Lampe à vapeur de mercure La lampe à vapeur de mercure émet une lumière polychromatique, c'est-à-dire une lumière composée de plusieurs radiations monochromatiques. Le diagramme de la figure 1 représente quelques nivaux d'énergie de l’atome de mercure. Epreuve de Physique ١ 1/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP 2.1. Le spectre de la lampe à vapeur de mercure est-t-il discret ou continue ? Justifier. 2.2. L'une des radiations émises par la S fev) lampe à vapeur de mercure correspond à la transition du niveau d'énergie ها vers le niveau d'énergie 2. Établir la relation entre la variation d'énergie AE = Es - E, de l'atome et la longueur d'onde Â3+1 de la radiation émise. 2.3. Calculer la valeur numérique de la longueur d'onde 23,1. 2.4. Dans quel domaine, ultraviolet (U.V.), visible ou infrarouge (IL.R.), se situe la radiation de longueur d'onde Ec = -10 Â3s1. figure 1 3. Optique ondulatoire : interféromètre de Michelson 3.1. Questions préliminaires On considère deux sources lumineuses 5 et S» ponctuelles, monochromatiques, de même longueur d’onde dans le vide À,, cohérentes et en phase, et d’intensités respectives 1 et L. La lumière est représentée, au point M et à l'instant t, par une vibration scalaire d’amplitude complexe a(M.t) = اميا avec j'=-1. Dans cette expression, 4, est l’amplitude réelle (supposée constante) de la vibration et @(M.t) sa phase au point M et à l’instante t. 3.1.1. Sous quelles conditions peut-on représenter une vibration lumineuse, de nature vectorielle, par une grandeur scalaire ? 3.1.2. On note &(M) la différence de marche en un point M de l’espace où viennent interférer deux vibrations issues de 5 et S. Exprimer &(M) en fonction des chemins optiques. 3.1.3. Montrer que l'intensité lumineuse /(M) au point M s'écrit : 5(M I(M) = 1, +1, +211, cos(2x 20m 3.1.4. Représenter les variations de l'intensité lumineuse en fonction de &(M). Indiquer les points remarquables. 3.1.5. Exprimer les intensités /,, d’une frange brillante et /, d’une frange sombre. En déduire le contraste de la figure d’interférences défini par C = To . Représenter l’allure de C en fonction de — ? Commenter. 1 3.1.6. Quel est l’intérêt de choisir deux sources telles que /, = 1, ? 3.1.7. L'expérience montre que l’éclairement engendré par deux sources ponctuelles | Epreuve de Physique Il 2/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP monochromatiques distinctes est uniforme. Donner l’expression de 11071605116 lumineuse I(M) dans ce cas et expliquer la nécessité de superposer deux vibrations lumineuses obtenues par division d’une vibration issue d’une source primaire unique ponctuelle monochromatique S. Expliquer le rôle de la longueur de cohérence dans l’obtention des interférences lumineuses. 3.1.8. Quelle relation lie la différence de marche 6(M) à l’ordre d’interférence p(M) 2 Sachant que l'observation des interférences permet la mesure de l’ordre d’interférence p(M) en un point ou la variation Ap de p(M) en ce point, citer trois applications du phénomène d’interférences lumineuse. 3.2. Description de l’interféromètre de Michelson réel La figure 2 donne le schéma de l’interféromètre de Michelson pratique couramment utilisé dans les laboratoires des lycées. 11 est constitué : - d’une lame séparatrice (Sp) semi-réfléchissante et non absorbante dont les facteurs de réflexion et de transmission sont égaux à 0,5. Cette lame fixe est inclinée à 45° par rapport aux normales à (M1) et (M2). - d’une lame compensatrice (Cp), identique à (Sp) mais non traitée. Elle est réglable en inclinaison (vis de réglage trappe ct et porte cp). - d’un miroir plan fixe (M\), réglable en inclinaison (vis de réglage fin trappe mt! et porte mp1). - d’un miroir plan mobile (M;), réglable en position (translation à l’aide du chariot mobile par le tambour (T)) et en inclinaison (vis de réglage semi-fin trappe mt2 et porte mp2). - d’une lame de verre à faces parallèles (Va). figure 2 3.2.1. Le système interférentiel décrit ci-dessus est-il à division du front d'onde ou à division d’amplitude ? Justifier la réponse. 3.2.2. Expliquer, en se servant d’un schéma soigné, le rôle de la lame séparatrice (Sp). Quel est l'intérêt pratique de choisir les coefficients de réflexion et de transmission égaux à 0,5 pour la séparatrice (Sp) ? Epreuve de Physique Il 3/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP 3.2.3. Montrer qu’avec ce montage, la moitié du flux incident est irrémédiablement perdue. 3.2.4. Expliquer, en se servant d’un schéma soigné, le rôle de la lame compensatrice 3.2.5. Quel est le rôle de la lame de verre à faces parallèles (Va) située à l’entrée de l’interféromètre de Michelson ? 3.3. L'’interféromètre de Michelson éclairé par une source étendue Dans cette partie, on considère un interféromètre de Michelson idéal constitué par une lame semi-réfléchissante, non absorbante, appelée séparatrice (Sp), dont les facteurs de transmission et de réflexion valent 0,5, d’épaisseur nulle et n’introduisant aucun déphasage, et deux miroirs plans (M1) et (M2). La lame (Sp)u est inclinée à 45° par rapport aux normales à (M) et (M») (figure 3). Source étendue (Sp)t figure 3 On suppose dans toute la suite que l’interféromètre de Michelson est plongé dans l’air d’indice égal à 1. 3.3.1. Expliquer pourquoi, dans l’étude théorique, on peut remplacer les deux lames (Sp) et (Cp) de l’interféromètre réel par la lame séparatrice théorique (Sp). 3.3.2. Proposer un protocole de réglage de l’interféromètre de Michelson permettant d'obtenir, avec par exemple une source spectrale de vapeur atomique, une figure d’interférence nette, contrastée et lumineuse. 3.3.3. Franges d’égale inclinaison Les miroirs (M1) (de centre O1) et (M2) (de centre O2) sont perpendiculaires entre eux et respectivement orthogonaux aux axes OO, et OO» de l’interféromètre. On pose OO1 = let OO; = 1 + e. L’interféromètre est éclairé par une source étendue S à vapeur atomique de mercure, monochromatique de longueur d’onde dans le vide À, = 546,1 nm . 3.3.3.1. A quelle couleur correspond la vibration de longueur d’onde À, = 546,1 nm ? 3.3.3.2. Comment faut-il éclairer l’interféromètre de Michelson pour obtenir des franges d’égale inclinaison ? On donnera le montage expérimental. Epreuve de Physique ١١ 4/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP 3.3.3.3. Dessiner le schéma équivalent du montage en lame d’air en faisant apparaître son épaisseur ainsi qu’un rayon incident avec un angle quelconque 7 et les deux rayons émergents (1) et (2) auxquels il donne naissance. On utilisera les propriétés de symétrie du montage. Préciser la position des sources secondaires 5 et S». Justifier que les franges d’interférences observées sur l’écran (E) perpendiculaire à l’axe Oy sont des anneaux. Sont-elles localisées ? Si oui, dire pourquoi et préciser leur lieu de localisation. 3.3.3.4. Lors d’une manipulation, on a obtenu des ellipses au lieu des anneaux circulaires. Expliquer pourquoi. Expliquer comment y remédier. 3.3.3.5. On considère un point M du champ d’interférence. Montrer que la différence de marche à(M) entre les deux rayons émergents (1) et (2) s'écrit : 3.3.3.6. Déterminer l’expression de la différence de marche &(M) entre les deux rayons émergents au point M où ils interférent en fonction de l’épaisseur e et de l’inclinaison /. Justifier l’appellation « anneaux concentriques d’égale inclinaison ». 3.3.3.7. En déduire que l'intensité lumineuse /(M) au point M est donnée par : Quelle est la signification de /, ? Représenter l’allure de l’intensité /(M) en fonction de l’angle Commenter. On observe la figure d’interférence en utilisant une lentille convergente (L’) de distance focale /". 3.3.3.8. Compléter le schéma obtenu à la question 3.3.3.3. en y ajoutant la lentille (L’) et le cheminement des deux rayons émergents de l'interféromètre et de la lentille. 3.3.3.9. On dispose de trois lentilles convergentes de distances focales images 5 mm, 20 cm et 1 m. Laquelle doit-on choisir pour projeter les franges d’interférences ? Laquelle doit-on choisir pour enregistrer les franges d’interférences ? Pourquoi 2 3.3.3.10. | Donner l'expression de l'ordre d'interférence P, au centre de la figure d'interférences. Calculer sa valeur numérique pour une épaisseur e=1,5mm. Commenter. 3.3.3.11. On s'intéresse maintenant à l'évolution de l'intensité lumineuse au centre de la figure d'interférences. De quelle quantité doit-on déplacer le miroir (M») pour passer d'un maximum d'intensité à un minimum d'intensité. Tracer l'allure de la courbe décrivant la variation d'intensité en fonction du déplacement de (M:). Peut-on déplacer indéfiniment (M2) ? 3.3.3.12. 07 se place au voisinage de l'incidence normale. Etablir l’expression du rayon م correspondant au kim anneau brillant (on compte les anneaux à partir du centre de la figure et on suppose que po a la valeur trouvée à la question 3.3.3. 10.). 3.3.3.13. — Montrer que les rayons R; des anneaux brillants sur l'écran sont tels que Epreuve de Physique Il 5/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP 3.3.3.14. En translatant le miroir mobile, on constate que les anneaux s'enfoncent dans le centre de la figure. En déduire le sens de variation de l’épaisseur e de la lame d’air. Comment varie le rayon des anneaux dans ce cas ? Comment varie le nombre total d'anneaux observés sur l’écran (E) en dehors du centre à la suite de cette translation ? Les franges deviennent-elles plus fines ou plus larges ? Justifier les réponses. 3.3.3.15. | Qu'appelle-t-on contact optique ? Déduire de ce qui précède, une procédure pratique pour l'atteindre. Décrire l’aspect de l’écran au contact optique. 3.3.3.16. 90116116 est la source de lumière qui permet de réaliser le contact optique le plus précis avec l'interféromètre de Michelson ? Justifier votre réponse. 3.3.3.17. La source utilisée n’est pas rigoureusement monochromatique mais quasi- monochromatique centrée sur la longueur d’onde م (correspondant à la fréquence vo). Pour des valeurs de la fréquence v comprises entre v et v + dv, l’intensité de la source vaut dl, =1(v)dv , 1,,(V) est appelé l'intensité spectrale en fréquence. On dispose d’un photodétecteur ponctuel placé au centre de la figure d'’interférence donnée par l’interféromètre de Michelson. Le photodétecteur fournit un courant proportionnel à l'intensité lumineuse qu’il reçoit. Un moteur permet de faire translater le miroir mobile (M2) à la vitesse constante Vo à partir de la position correspondante au contact optique. 3.3.3.17.1. Donner l’expression de l’intensité lumineuse captée par le photodétecteur pour une fréquence v donnée. 3.3.3.17.2. Mettre cette expression sous la forme /(r)=1,(1+ cos(27vr)). Donner l’expression de + ainsi que sa signification physique. 3.3.3.17.3. On considère un faible intervalle de fréquences optiques, entre vet v+ dv. Exprimer l’intensité élémentaire d/(7) captée par le photodétecteur dans cet intervalle de fréquence. Les lampes spectrales (à vapeur atomique : mercure, sodium, …) présentent des spectres optiques composés de raies plus ou moins fines. La largeur de ces raies d’émission est principalement due à l’effet Doppler et à la distribution de vitesse des molécules de gaz présentes dans la lampe. Cette répartition des vitesses des molécules est régie par la loi de Boltzmann : P(E)=P, 2 fr où P(E) est la probabilité de 8 trouver une molécule à une énergie FE, T est la température absolue du gaz et k, est la constante de Boltzmann. 3.3.3.17.4. Comment appelle-t-on le terme exp | — 5 ? Quelle est sa signification physique ? 3.3.3.17.5. Exprimer l’énergie E d’une molécule, supposée ponctuelle, de gaz de masse m et de vitesse V. En déduire la répartition des vitesses dans le gaz. La fréquence v émise par un émetteur en mouvement est reliée à la fréquence v, mesurée par un récepteur fixe par la relation de Doppler : v = v, =(l+—)v,.- 0 5 7 | Epreuve de Physique ١ 6/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP 3.3.3.17.6. Montrer que l’intensité spectrale d’une raie spectrale peut se mettre, à une constante multiplicative près, sous la forme : بج( )ل os - _ . Donner 2 l'expression de a. 3.3.3.17.7. Représenter la courbe donnant /,,(v) en fonction de v. 3.3.3.17.8. Calculer la largeur spectrale Av à mi-hauteur de /,,(v) et interpréter la constante a. En déduire la finesse de la raie à profil gaussien défini par F = = . Application numérique : calculer la largeur spectrale (en fréquence et en longueur d’onde) d’une raie d’émission du mercure, à À, 546,1 nm . La masse molaire du mercure est de 200,6 g.mol-!, et la lampe est portée à une température de 500 K. 3.3.3.17.9. Calculer l’intensité lumineuse d’interférence /(7) que l’on obtiendra au centre de la figure d’interférences. On rappelle la valeur de l'intégrale de Gauss : | ° expl- 5 ) exp(2jxux)du = bJx exp(-x"b'x"). D'autre part, la faible contribution des fréquences négatives à l’intensité spectrale /,,(V) permet d’étendre les intégrales de مح à 3.3.3.17.10.Un calculateur associé au détecteur fournit la fonction C(7)= SE ; Etablir l’expression de C(r) . Tracer le graphe de C(7) et celui de /(r). 3.3.3.17.11.Comment avec un enregistrement du graphe de /(7) peut-on remonter simplement aux caractéristiques spectrales de la source (largeur à mi hauteur, profil spectral, …)? 3.3.4. Franges d’égale épaisseur L’interféromètre de Michelson est réglé dans la configuration «contact optique». On incline le miroir mobile (M») d’un angle ه et on éclaire l’interféromètre en lumière quasi- parallèle par une source étendue S, monochromatique de longueur d’onde dans le vide 3.3.4.1. On dispose d’une lampe spectrale, d’un diaphragme et d’une lentille convergente (L;) de focale /', . Donner le protocole expérimental qui permet, à l’aide d’un miroir plan de positionner ces éléments afin d’éclairer l’interféromètre de Michelson en lumière quasi-parallèle ? 3.3.4.2. A l’aide d’un schéma soigné, montrer que l’interféromètre de Michelson est équivalent, du point de vue chemin optique, à une lame coin d’air d’angle a constituée du miroir fixe (M;) et de (M’2) image du miroir mobile (M) à travers la séparatrice. Préciser la position des sources secondaires 5: et S». 3.3.4.3. L’interféromètre étant éclairé en lumière quasi-parallèle, on observe les franges du coin d’air supposées localisées sur le miroir fixe (M). On utilise une lentille (La) de focale /', pour en visualiser l’image sur un écran. 3.3.4.3.1. Déterminer l’expression approchée de la différence de marche ها en Epreuve de Physique ١١ 7/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 9 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP fonction de la distance X d'un point P sur (M\) à l’arête commune des miroirs (M) et (M’;). Quelle est la forme des franges d’interférences ? Déterminer l’expression de l’interfrange im SUr le miroir (M1) en fonction de la longueur d’onde À', et de l’angle a. 3.3.4.3.2. La lentille (La) dont la distance focale est /', = +20 cm est placée à une distance d = 23 cm du miroir fixe. À quelle distance d’ de la lentille faut-il placer l’écran pour avoir une image nette ? Quel est le grandissement 7 de la lentille ? 3.3.4.3.3. Donner l'expression de l’interfrange à sur l’écran ? 3.3.4.3.4. Sur l’_écran on mesure une interfrange de 6,0 mm. En réalisant l’expérience avec une longueur d’onde connue on a déterminé la valeur de a : a = 3,0.10-* rad. En déduire la valeur de À", - 3.3.4.4. Expliquer la démarche expérimentale (manipulation, conditions d’éclairage et de projection) à suivre pour passer du réglage « coin d’air » à celui «en lame d'air à faces parallèles » ? 3.3.4.5. Expliquer pourquoi, sur un interféromètre de Michelson, les franges du coin d'air sont plus faciles à obtenir que les anneaux d'égale inclinaison. 3.4. Application : détermination de l’écart de longueur d’onde du doublet jaune du mercure L’interféromètre de Michelson est réglé dans la configuration «lame d’air à faces parallèles» d’épaisseur e. La source, supposée ponctuelle, est constituée par une lampe spectrale au mercure qui présente, dans le jaune, un doublet de longueurs d’onde À, et À2 très voisines. On suppose que chaque vibration est émise avec la même intensité Io. On pose AX = ع1 ki, Am = (da + M1)/2 et on suppose que لذ ‹‹ Am En déplaçant le miroir mobile (M2) à vitesse constante Vo, grâce à un moteur, les anneaux défilent. Au foyer F’ de la lentille de projection (L’) est placé un photodétecteur relié à une carte d’acquisition. On enregistre ainsi grâce à un ordinateur la variation d’intensité au point F” au cours du déplacement du miroir mobile. 3.4.1. La lampe à vapeur de mercure présente d’autres couleurs dans le visible. Comment isoler les deux raies jaunes que contient le spectre du rayonnement émis ? 3.4.2. Détermination de la longueur d’onde moyenne \m Dans cette partie, la lampe de mercure est assimilée à une source ponctuelle monochromatique de longueur d’onde Am. On déplace le miroir mobile très lentement grâce au moteur. L'épaisseur de la lame augmente de Ae. Le photodétecteur enregistre N anneaux brillants qui défilent au centre de la figure d’interférences. 3.4.2.1. Exprimer l’ordre d’interférence p’o en F”. 3.4.2.2. Ecrire une relation entre po, p'o et N. On suppose qu'’initialement l’ordre po est entier. 3.4.2.3. En déduire l’expression de la longueur d’onde moyenne Am. 3.4.2.4. On note T la période du signal périodique enregistré grâce au photodétecteur. Montrer que Am = 2 VoT. Epreuve de Physique ١١ 8/9 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 10 — Concours National Commun - Session 2011 - Filière MP 3.4.2.5. L'enregistrement, d’une durée At = 42 s, est une tension périodique de 81 périodes. Calculer numériquement Ae et la longueur d’onde moyenne Am. On donne la vitesse du moteur Vo = 556 nm.s-!. 3.4.3. Détermination de l’écart de longueur d’onde بنذ On augmente l'épaisseur e de la lame d'air à partir du contact optique. 3.4.3.1. Les deux vibrations de longueurs d’onde À, et À sont-elles cohérentes ? 3.4.3.2. Montrer simplement que les interférences « disparaissent » pour certaines épaisseurs successives ex que l’on déterminera. Que vaut la distance Ae parcourue par le miroir mobile entre deux brouillages successifs. En déduire que A) = \2m/(2Ae). 3.4.3.3. L'écart temporel entre deux brouillages successifs est At = 144,5 s et la vitesse du moteur est Vo = 556 nm.s-!. Calculer numériquement بنذ 3.4.3.4. Déduire des calculs précédents À; et À. 3.4.4. Mise en équation mathématique 3.4.4.1. Déterminer l’expression mathématique de l’intensité I(e). Rappel : cos(a)+cos(a)=2cos( 5 5 ٍ قم ) 3.4.4.2. Etablir l’expression du وجو C des franges. On rappelle que AÀ ‹‹ Am. 3.4.4.3. Retrouve-t-on le résultat établi à la question 3.4.3.2. ? 4. Histoire : l'expérience de Michelson-Morley L'expérience de Michelson-Morley avait pour but de mettre en évidence la présence d'un hypothétique éther dans lequel la Terre se déplace, et qui définit le référentiel d'inertie dans lequel la lumière se propage à la vitesse c (supposée constante et isotrope). Le résultat négatif de cette expérience est une des expériences fondamentales qui ont mené à la relativité restreinte. Le principe de l'expérience est d’utiliser l’interféromètre de Michelson, réglé en lame d'air à faces parallèles, pour comparer les temps d'aller-retour dans les deux bras perpendiculaires de l'interféromètre de même longueur ! = OO, = OO», lorsque ceux-ci sont en mouvement par rapport à l'éther. L’interféromètre est fixe dans le référentiel du laboratoire et on suppose que l’un des bras est orienté suivant la direction du mouvement de la Terre sur son orbite à la vitesse u. La longueur déployée des bras est de ]= 10 m. La source de lumière utilisée était une lampe à vapeur de Sodium de longueur d'onde Ào = 589 nm. La Terre se déplace à u = 30 فضا autour du Soleil. 4.1. Effectuer un calcul de physique Galiléenne pour calculer les temps ti et t: mis par la lumière pour effectuer les trajets aller-retour respectifs OO10 et OO20 (figure 3). 4.2. En déduire, dans la limite u ‹‹ c, la différence de marche qui devrait être observée en sortie de l'interféromètre lorsqu'on l'éclaire en lumière monochromatique. 4.3. Les franges d'interférence observées dépendent-elles de u ? 4.4. En réalité, l'expérience montre qu'elles n'en dépendent pas ; que peut-on dire de la validité de la mécanique “classique” (non relativiste) pour cette expérience ? Epreuve de Physique ١١ 9/9 FIN نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
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Ce document est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2011, filière MP, organisé par la présidence du CNC (INPT) pour l'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs. Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. C'est un problème d'optique intitulé « Interférences lumineuses : interféromètre de Michelson », en quatre parties indépendantes : optique géométrique (lentille de projection), lampe à vapeur de mercure, interféromètre de Michelson (lame d'air, coin d'air, cohérence temporelle, doublet jaune du mercure) et expérience de Michelson-Morley. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : ce sujet est très « TP » : beaucoup de questions de protocole (réglage, éclairage, projection) rapportent des points si l'on répond avec précision et un schéma. Retenez les deux formules maîtresses : δ = 2e cos i (lame d'air) et δ ≈ 2αX (coin d'air), puis la relation p = δ/λ0. Les applications numériques sont simples mais nombreuses : gardez 3 chiffres significatifs.
1. Optique géométrique
- 1.1. Image nette : conditions de Gauss (rayons paraxiaux, peu inclinés et proches de l'axe, stigmatisme et aplanétisme approchés) et écran placé dans le plan conjugué de l'objet.
- 1.2. Construction avec le rayon passant par O (non dévié) et le rayon parallèle à l'axe (émerge par F'). Pour d > f'0, l'image est réelle et renversée.
- 1.3. Théorème de Thalès sur les triangles OAB et OA'B' : γ = A'B'/AB = OA'/OA. En combinant avec les triangles semblables issus de F' : 1/OA' − 1/OA = 1/f'0 (grandeurs algébriques).
- 1.4. Avec OA = −x et OA' = D − x : 1/(D − x) + 1/x = 1/f'0, soit x2 − Dx + Df'0 = 0. Solution réelle si Δ = D2 − 4Df'0 ≥ 0 : D ≥ 4f'0.
- 1.5. D = 1 m impose f'0 ≤ 25 cm : une valeur usuelle est f'0 = 20 cm (ou 10 cm).
2. Lampe à vapeur de mercure
- 2.1. Spectre discret (spectre de raies) : les niveaux d'énergie de l'atome sont quantifiés, seules certaines transitions, donc certaines longueurs d'onde, sont émises.
- 2.2. Conservation de l'énergie : ΔE = E3 − E1 = hν = hc/λ3→1.
- 2.3. ΔE = −2,72 − (−4,99) = 2,27 eV ; λ3→1 = hc/ΔE = 6,63.10−34 × 3.108/(2,27 × 1,6.10−19) ≈ 548 nm (c'est la raie verte 546,1 nm, aux arrondis près).
- 2.4. 400 nm < λ < 800 nm : visible (vert).
3. Interféromètre de Michelson
3.1. Questions préliminaires
- 3.1.1. On peut utiliser une grandeur scalaire si les deux ondes ont des polarisations identiques (ou non polarisées) et des directions voisines (rayons peu inclinés), de sorte que les vibrations soient quasi colinéaires.
- 3.1.2. δ(M) = (S2M) − (S1M), différence des chemins optiques (Σ nili).
- 3.1.3. a = a1 + a2, I = 〈a a*〉 = I1 + I2 + 2√(I1I2) cos(φ2 − φ1) avec φ2 − φ1 = 2πδ/λ0 (sources en phase), d'où la formule de Fresnel I = I1 + I2 + 2√(I1I2) cos(2πδ/λ0).
- 3.1.4. Sinusoïde de période λ0 en δ, oscillant entre Im et IM autour de I1 + I2 ; maxima pour δ = kλ0, minima pour δ = (k + ½)λ0.
- 3.1.5. IM = (√I1 + √I2)2, Im = (√I1 − √I2)2, C = 2√(I1I2)/(I1 + I2) = 2√x/(1 + x) avec x = I2/I1. C est nul en x = 0, maximal (C = 1) en x = 1, et C(x) = C(1/x) (courbe symétrique en échelle logarithmique) ; C reste proche de 1 même pour des intensités assez différentes (x = 0,5 donne C ≈ 0,94).
- 3.1.6. I1 = I2 donne un contraste maximal C = 1 (franges sombres parfaitement noires).
- 3.1.7. Deux sources distinctes sont incohérentes (trains d'onde aléatoires, déphasage variant aléatoirement très vite) : 〈cos〉 = 0 et I = I1 + I2. Il faut diviser l'onde d'une même source ponctuelle pour que les deux vibrations aient un déphasage constant. De plus, un train d'onde a une longueur finie, la longueur de cohérence Lc ≈ c/Δν : il faut |δ| < Lc pour que les deux « copies » d'un même train se superposent et interfèrent.
- 3.1.8. p(M) = δ(M)/λ0. Applications : mesure de longueurs d'onde (spectroscopie, doublets), mesure de petites épaisseurs ou déplacements (métrologie, planéité, contrôle de surfaces), mesure d'indices de gaz ou de lames, spectroscopie par transformée de Fourier, détection d'ondes gravitationnelles.
3.2. Michelson réel
- 3.2.1. Division d'amplitude : chaque rayon incident est partagé en un rayon réfléchi et un rayon transmis par la séparatrice (l'amplitude est divisée, pas le front d'onde).
- 3.2.2. Sp envoie une partie de la lumière vers M1 (réflexion) et une vers M2 (transmission), puis recombine les faisceaux de retour vers la sortie. Avec R = T = 0,5, les deux ondes qui interfèrent ont la même intensité (chacune a subi une réflexion et une transmission, R·T) : contraste maximal.
- 3.2.3. Chaque onde qui atteint la sortie a subi une réflexion et une transmission sur Sp : son intensité vaut RT·Is = Is/4. En moyenne sur les franges, la sortie reçoit 2 × Is/4 = Is/2 ; l'autre moitié (ondes deux fois réfléchies ou deux fois transmises) repart vers la source et est perdue.
- 3.2.4. Sans compensatrice, un bras traverse trois fois l'épaisseur de verre de la séparatrice, l'autre une seule fois : différence de marche supplémentaire dépendant de l'incidence et de λ (dispersion). La compensatrice, identique et parallèle à Sp, fait traverser la même épaisseur de verre aux deux voies : les chemins optiques dans le verre sont égalisés quelles que soient l'incidence et la longueur d'onde (indispensable en lumière blanche).
- 3.2.5. Va est un verre anticalorique (filtre) qui protège les lames et miroirs de l'échauffement par la lampe (dilatations qui dérègleraient l'appareil).
3.3. Source étendue
- 3.3.1. Sp et Cp, identiques et parallèles, introduisent le même chemin optique dans les deux voies : leur effet s'annule dans δ. Il ne reste que le rôle séparateur, modélisé par une lame d'épaisseur nulle.
- 3.3.2. Protocole type : (1) réglage grossier à l'œil de la compensatrice parallèle à la séparatrice (superposition des images d'un objet) ; (2) éclairage en lumière quasi parallèle, réglage de M1 et M2 pour superposer les deux images du trou source (ou d'un repère) ; (3) apparition de franges : on les élargit en jouant sur l'inclinaison jusqu'à la teinte plate ; (4) on règle la position de M2 (chariot) et on éclaire en lumière très convergente avec une source étendue, observation à l'infini (lentille, écran au foyer) pour des anneaux nets et lumineux.
- 3.3.3.1. λ0 = 546,1 nm : vert.
- 3.3.3.2. Source étendue, faisceau convergent sur les miroirs (lentille condenseur devant la lampe, grand angle d'incidence) ; observation à l'infini dans le plan focal d'une lentille convergente.
- 3.3.3.3. En remplaçant M2 par son image M'2 à travers Sp, on obtient une lame d'air à faces parallèles d'épaisseur e entre M1 et M'2. Un rayon d'incidence i donne deux rayons émergents (1) et (2) parallèles. Les sources secondaires S1 et S2 sont les images de S par M1 et M'2, alignées sur la normale aux miroirs et distantes de 2e. δ ne dépend que de i : symétrie de révolution autour de la normale, d'où des anneaux. Avec une source étendue, les franges sont localisées à l'infini (rayons émergents parallèles issus d'un même rayon incident) : on les observe dans le plan focal d'une lentille.
- 3.3.3.4. Des ellipses apparaissent si l'écran n'est pas perpendiculaire à l'axe des anneaux (axe de la lentille non parallèle à la normale aux miroirs) ou si les miroirs ne sont pas rigoureusement parallèles (léger coin). Remède : orienter l'écran/la lentille perpendiculairement à l'axe, parfaire le parallélisme de M1 et M'2 avec les vis de réglage fin.
- 3.3.3.5. Les rayons (1) et (2) semblent provenir de S1 et S2 : chaque chemin optique de S à M est égal à celui de l'image correspondante à M, d'où δ(M) = (S2M) − (S1M).
- 3.3.3.6. M à l'infini dans la direction i : δ = S1S2 cos i, soit δ = 2e cos i. δ constant pour i constant : cônes de même inclinaison, d'où des « anneaux concentriques d'égale inclinaison ».
- 3.3.3.7. Les deux ondes ont la même intensité (R = T = 0,5) ; en posant I1 = I2 = I0/2, la formule de Fresnel donne I = I0[1 + cos(4πe cos i/λ0)]. I0 est l'intensité moyenne (éclairement en l'absence d'interférences, somme des deux intensités). En fonction de i, les oscillations se resserrent quand i augmente (car d(cos i)/di = −sin i) : anneaux de plus en plus serrés vers le bord.
- 3.3.3.8. Les rayons (1) et (2), parallèles, convergent en un point M du plan focal image de (L') ; le rayon passant par le centre optique, non dévié, donne OM = f' tan i ≈ f' i.
- 3.3.3.9. Pour projeter sur un écran : f' = 1 m (anneaux de grand rayon, R ∝ f'). Pour enregistrer (capteur CCD, appareil photo) : f' = 20 cm, donnant une figure de taille compatible avec le capteur ; 5 mm donne une figure trop petite (loupe/oculaire).
- 3.3.3.10. Au centre i = 0 : p0 = 2e/λ0 = 3.10−3/546,1.10−9 ≈ 5493,5. Ordre très élevé et demi-entier : le centre est sombre ; la raie doit avoir une longueur de cohérence supérieure à 2e = 3 mm.
- 3.3.3.11. Au centre I = I0[1 + cos(4πe/λ0)] : passage d'un maximum à un minimum pour Δ(2e) = λ0/2, soit un déplacement de M2 de λ0/4 ≈ 137 nm. La courbe I(Δe) est une sinusoïde de période λ0/2. On ne peut pas déplacer indéfiniment M2 : quand 2e dépasse la longueur de cohérence de la source, le contraste s'annule (et la course mécanique est limitée).
- 3.3.3.12. Près de i = 0 : p(i) = p0 cos i ≈ p0(1 − i2/2). Posons p0 = p1 + ε avec p1 entier (ici ε = 0,5). Le k-ième anneau brillant a pour ordre p1 − (k − 1), d'où ik2 = 2(k − 1 + ε)/p0 = (λ0/e)(k − 1 + ε) et Rk = f' √(λ0(k − 1 + ε)/e) = f' √(λ0(k − ½)/e).
- 3.3.3.13. Par différence : Rk+12 − Rk2 = f'2 λ0/e.
- 3.3.3.14. Un anneau d'ordre fixe p = p0 cos i qui rentre au centre signifie que p0 = 2e/λ0 diminue : e diminue. Comme Rk ∝ 1/√e, les anneaux grossissent, leur nombre dans le champ diminue et les franges s'élargissent.
- 3.3.3.15. Contact optique : e = 0, M1 et M'2 confondus (δ = 0 partout). Procédure : translater M2 dans le sens où les anneaux rentrent au centre jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un qui occupe tout le champ. Aspect : éclairement uniforme (teinte plate).
- 3.3.3.16. La lumière blanche : sa longueur de cohérence est de l'ordre du micromètre, les franges (irisées) ne sont visibles qu'au voisinage immédiat de δ = 0, ce qui repère le contact optique à mieux que 1 μm près (frange centrale achromatique).
- 3.3.3.17.1. Au centre δ = 2e = 2V0t : I = I0[1 + cos(2πν · 2V0t/c)].
- 3.3.3.17.2. τ = 2e/c = 2V0t/c : retard temporel entre les deux ondes qui interfèrent.
- 3.3.3.17.3. Les différentes fréquences sont incohérentes, leurs intensités s'ajoutent : dI(τ) = I0ν(ν)[1 + cos(2πντ)] dν (à un facteur constant près lié à la séparatrice).
- 3.3.3.17.4. Facteur de Boltzmann : à l'équilibre thermique à T, la probabilité d'un état d'énergie E décroît exponentiellement avec le rapport de E à l'énergie d'agitation thermique kBT.
- 3.3.3.17.5. E = ½ m V2. Pour la composante Vx selon la direction d'observation : dP ∝ exp(−mVx2/(2kBT)) dVx (distribution de Maxwell, gaussienne).
- 3.3.3.17.6. Doppler : ν − ν0 = ν0Vx/c, donc Vx = c(ν − ν0)/ν0 et I0ν(ν) ∝ exp(−mc2(ν − ν0)2/(2kBTν02)) : a = (ν0/c) √(2kBT/m).
- 3.3.3.17.7. Courbe en cloche (gaussienne) centrée sur ν0, maximum I0, points d'inflexion à ν0 ± a/√2.
- 3.3.3.17.8. Mi-hauteur : (ν − ν0)2 = a2 ln 2, d'où Δν = 2a√(ln 2) ; a mesure la demi-largeur de la raie (à 1/e). F = ν0/Δν = c/(2√(ln 2) √(2kBT/m)). A.N. : m = 200,6.10−3/NA = 3,33.10−25 kg, √(2kBT/m) ≈ 204 m.s−1, ν0 = 5,49.1014 Hz, a ≈ 3,7.108 Hz, Δν ≈ 6,2.108 Hz, Δλ = λ0Δν/ν0 ≈ 6,2.10−13 m (0,6 pm), F ≈ 8,9.105.
- 3.3.3.17.9. I(τ) = ∫ I0 e−(ν−ν0)2/a2[1 + cos 2πντ] dν. Avec u = ν − ν0 et l'intégrale de Gauss (b = a) : I(τ) = I0 a√π [1 + exp(−π2a2τ2) cos(2πν0τ)].
- 3.3.3.17.10. Les extrema locaux valent a√πI0[1 ± e−π2a2τ2] : C(τ) = exp(−π2a2τ2), gaussienne décroissante de largeur ~1/(πa) ≈ 0,85 ns (longueur de cohérence c/(πa) ≈ 26 cm). I(τ) : oscillations rapides à ν0 dans une enveloppe gaussienne, tendant vers la valeur moyenne a√πI0.
- 3.3.3.17.11. Le contraste C(τ) est (le module de) la transformée de Fourier normalisée du profil spectral : la largeur de l'enveloppe donne Δν (temps de cohérence τc ≈ 1/Δν ; ici C = ½ pour τ1/2 = √(ln 2)/(πa), soit Δν = 2 ln 2/(πτ1/2)) ; une transformée de Fourier inverse de l'interférogramme restitue le profil spectral (spectroscopie par transformée de Fourier).
3.3.4. Franges d'égale épaisseur
- 3.3.4.1. Autocollimation : placer le diaphragme devant la lampe, la lentille L1 puis un miroir plan contre la lentille ; déplacer la lentille jusqu'à ce que l'image du diaphragme se forme nette sur le diaphragme lui-même. Le diaphragme est alors dans le plan focal objet de L1 ; on retire le miroir : le faisceau sortant est quasi parallèle.
- 3.3.4.2. M'2 (image de M2 par Sp) fait l'angle α avec M1 : l'appareil équivaut à un coin d'air d'angle α entre M1 et M'2, d'arête commune. S1 et S2 sont les images de la source par M1 et M'2, symétriques l'une de l'autre par rapport à l'arête (quasi confondues pour α petit).
- 3.3.4.3.1. En incidence quasi normale, épaisseur locale e(X) = αX : δ(P) ≈ 2αX. Franges rectilignes parallèles à l'arête, d'interfrange im = λ'0/(2α).
- 3.3.4.3.2. OA = −23 cm, f'2 = 20 cm : 1/OA' = 1/20 − 1/23 ⇒ d' = OA' ≈ 153 cm ; γ = OA'/OA ≈ −6,67.
- 3.3.4.3.3. ie = |γ| im = |γ| λ'0/(2α).
- 3.3.4.3.4. λ'0 = 2α ie/|γ| = 2 × 3,0.10−4 × 6,0.10−3/6,67 ≈ 5,4.10−7 m (540 nm), compatible avec la raie verte du mercure compte tenu de la précision des données.
- 3.3.4.4. Réduire α avec les vis de M2 : les franges s'élargissent jusqu'à la teinte plate (M1 ∥ M'2, contact optique) ; translater M2 pour créer une épaisseur e ; remplacer l'éclairage parallèle par un éclairage convergent (source étendue) et observer à l'infini (écran dans le plan focal d'une lentille) au lieu de projeter l'image des miroirs.
- 3.3.4.5. Les franges du coin d'air existent dès que α est petit, sans exigence de parallélisme parfait, et sont localisées près des miroirs, où l'on sait projeter ; les anneaux exigent un parallélisme rigoureux des miroirs (tolérance angulaire très faible) et une observation à l'infini.
3.4. Doublet jaune du mercure
- 3.4.1. Interposer un filtre jaune (filtre interférentiel) ou sélectionner les raies avec un prisme ou un réseau.
- 3.4.2.1. p'0 = 2(e + Δe)/λm.
- 3.4.2.2. p'0 = p0 + N.
- 3.4.2.3. λm = 2Δe/N.
- 3.4.2.4. Une période correspond au défilement d'un anneau, soit Δ(2e) = λm ; e croît de V0T pendant T : 2V0T = λm.
- 3.4.2.5. Δe = V0Δt = 556.10−9 × 42 ≈ 23,4 μm ; T = 42/81 ≈ 0,519 s ; λm = 2V0T ≈ 577 nm.
- 3.4.3.1. Non : de fréquences différentes, elles sont incohérentes entre elles ; leurs intensités s'ajoutent.
- 3.4.3.2. Brouillage quand les deux systèmes d'anneaux sont en opposition : 2e/λ1 − 2e/λ2 = k + ½, soit 2eΔλ/λm2 = k + ½ et ek = (k + ½) λm2/(2Δλ). Entre deux brouillages : Δe = λm2/(2Δλ), d'où Δλ = λm2/(2Δe).
- 3.4.3.3. Δe = 556.10−9 × 144,5 ≈ 80,3 μm ; Δλ = (576,6.10−9)2/(2 × 80,3.10−6) ≈ 2,07 nm.
- 3.4.3.4. λ1 = λm − Δλ/2 ≈ 575,6 nm et λ2 = λm + Δλ/2 ≈ 577,6 nm (les tables donnent 577,0 et 579,1 nm : l'écart Δλ est bien retrouvé ; λm est sous-estimé d'environ 0,2 % à cause du comptage des périodes).
- 3.4.4.1. I = I0[1 + cos(4πe/λ1)] + I0[1 + cos(4πe/λ2)] ⇒ I(e) = 2I0[1 + cos(2πeΔλ/λm2) cos(4πe/λm)] (avec 1/λ1 − 1/λ2 ≈ Δλ/λm2 et 1/λ1 + 1/λ2 ≈ 2/λm).
- 3.4.4.2. Le premier cosinus varie lentement : C = |cos(2πeΔλ/λm2)|.
- 3.4.4.3. Oui : C = 0 pour 2πeΔλ/λm2 = π/2 + kπ, soit ek = (k + ½)λm2/(2Δλ), résultat de 3.4.3.2.
4. Expérience de Michelson-Morley
- 4.1. On suppose le bras OO2 parallèle à la vitesse u. Composition galiléenne : t2 = l/(c − u) + l/(c + u) = 2lc/(c2 − u2). Bras transverse : la vitesse de la lumière par rapport au laboratoire vaut √(c2 − u2), t1 = 2l/√(c2 − u2).
- 4.2. Pour u ≪ c : t2 ≈ (2l/c)(1 + u2/c2), t1 ≈ (2l/c)(1 + u2/(2c2)), d'où δ = c(t2 − t1) ≈ l u2/c2 = 10 × (10−4)2 = 1,0.10−7 m, soit 0,17 frange à 589 nm ; en tournant l'appareil de 90°, les rôles des bras s'échangent : décalage attendu 2lu2/(c2λ0) ≈ 0,34 frange, largement détectable.
- 4.3. Selon ce calcul, oui : δ dépend de u2 et les franges devraient se déplacer lors de la rotation de l'appareil.
- 4.4. Aucun déplacement n'est observé : la composition galiléenne des vitesses ne s'applique pas à la lumière ; la vitesse de la lumière est la même dans tous les référentiels galiléens. La mécanique classique est mise en défaut ; ce résultat a conduit à la relativité restreinte (transformation de Lorentz).
💡 À réviser pour le CNC (Physique II, MP) : relation de conjugaison et condition D ≥ 4f', formule de Fresnel et contraste, protocole de réglage complet du Michelson (compensatrice, autocollimation, contact optique, lumière blanche), δ = 2e cos i et rayons des anneaux Rk ∝ √k, coin d'air i = λ/(2α), cohérence temporelle (C(τ) = transformée de Fourier du spectre, élargissement Doppler Δν = 2a√ln2), battements d'un doublet Δλ = λm2/(2Δe). Les questions de TP sont nombreuses : entraînez-vous à les rédiger avec un schéma clair.
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