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Modèle de concours : CNC 2010 Physique II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Physique II 📅 2010 👁️ 29 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2010), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Physique II
Année
2010
Pages
10
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2010 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 10 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun
Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement
ESITH

Concours National Commun d’admission

aux Grandes Écoles d'Ingénieurs ou assimilées
Session 2010

ÉPREUVE DE PHYSIQUE II

Filière MP

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 9 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé

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Concours National Commun - Session 2010 - Filière MP

L’énoncé de cette épreuve comporte 9 pages.
L'usage de la calculatrice est 211101156

On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les des questions abordées.
Les conducteurs électriques

Le présent problème propose l'étude de quelques aspects des milieux conducteurs soumis à
l’action d’un champ électrique variable dans le temps. Il est composé de trois parties largement
indépendantes entre elles.

Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière
sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en
général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres
significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être
accompagnée de son unité dans le système international des unités (SI).

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Données pour toute l'épreuve

Célérité de la lumière dans le vide : c = 3,0 x 10$m.s7* ;

Perméabilité magnétique du vide : ‏مير‎ = 47107" H.m—* ;

1

LOC 0

Permittivité électrique du vide : ‏و6‎ =

Nombre d’AVOGADRO : M4 = 6, 02.1023 moI”* ;

Charge élémentaire : e = 1,6.107 ve,

e Masse de l’électron : m = 9,1.107* kg ;

‎et de courants 7,‏ م ‎On rappelle les équations de MAXWELL dans le vide en présence de charges‏
‎et la loi de conservation de la charge électrique :‏

0 ; E

0

ainsi que la relation de l'analyse vectorielle, pour un champ vectoriel À:

7007021 ( = grad(dio À) —AÀ

1** partie
Conduction électrique dans un milieu matériel

On considère un milieu matériel homogène de dimension supposée infinie. La conduction
électrique dans un tel milieu est due au déplacement des porteurs de charge. On note n la densité

Épreuve de Physique II 1/9 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2010 - Filière MP

volumique des porteurs de charges susceptibles de se déplacer sous l’action d’un champ électrique
7 )21,1(. On suppose que chaque porteur de charge est de masse m et possède une charge q.

Dans la suite, le poids du porteur de charge et la force d’origine magnétique seront négligés.

1.1. Conductivité électrique d’un milieu matériel

En plus de l’action du champ électrique, on modélise l'interaction d’un porteur de charge avec
le reste du milieu par :

e une force d'amortissement visqueux : 26 ‏اجات‎

e une force de rappel : F, = —muÿ ?

7 étant le vecteur position du porteur de charge, mesuré par rapport à sa position d'équilibre,
et 7 sa vitesse par rapport à un référentiel lié au milieu matériel. La constante 7 est la durée
caractéristique de la relaxation des vitesses.

1.1.1. En appliquant la loi fondamentale de la dynamique, écrire l'équation du mouvement du
porteur de charge dans le milieu matériel.

1.1.2. Le milieu matériel est soumis à un champ électrique sinusoïdal de pulsation w : Z =
20 cos(w t), auquel on associe le champ complexe :

Fi = E oexp(iwt)

i étant le nombre complexe tel que {?=—1.
1.1.2.1. Justifier le choix de l'étude en régime sinusoïdal.

1.1.22. Déterminer l'expression complexe de la vitesse ‏له‎ du porteur de charge en régime
sinusoïdal établi de pulsation w.

1.13. Écrire l'expression de la densité volumique de charges ‏م‎ associée aux porteurs mobiles
en fonction de n et q.

1.1.4. On admet que la densité de courant 7 est liée à la vitesse par la relation : 7 = po . Écrire
l'expression de la densité de courant 7 en fonction de n, ‏و‎ et 7.

1.15. À partir de l'expression complexe de la vitesse établie dans la question 1.1.2.2., donner
l'expression complexe de la densité de courant 7.

; ZA 5 ; SAS ; 7 =
1.16. En déduire qu'en régime établi, on peut écrire la loi d'Ohm sous la forme : 7 = oË.
Montrer alors que ce modèle permet de définir une conductivité complexe :

20

0

‎est la conductivité statique dont on donnera l'expression en fonction de n, q, 7 et m.‏ وه لاه

‎1.2. Étude d’un milieu conducteur

‎On considère que le milieu matériel est un milieu conducteur pour lequel les porteurs de charges
sont supposées libres de se déplacer dans le milieu matériel, c’est à dire qu’ils ne sont pas soumis à
la force de rappel (wp = 0).

‎Épreuve de Physique II 2/9 ‏هب‎

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Concours National Commun - Session 2010 - Filière MP

1.2.1. Donner l'expression de la conduction électrique complexe d’un milieu conducteur.
1.2.2. Montrer que la conductivité complexe peut s’écrire sous la forme :
Donner les expressions de ‏رم‎ et de 09 en fonction de w, 7 et 00.

1.2.3. Dans le cas du cuivre, chaque atome libère un seul électron qui participe à la conduction
électrique. La masse volumique du cuivre est : pou = 8,9. 10° kg. m7*, la masse molaire du cuivre
est: Mcu = 63,5g.molT ;

1.2.3.1. Donner l'expression du nombre d'électrons de conduction par unité de volume n en
fonction de pou, Mon et du nombre d’AVOGADRO ‏يكال‎

1.2.3.2. Déterminer la valeur numérique de n.

1.2.3.3. La conductivité du cuivre en régime statique est : op = 6. 107 S.m”!. Déterminer la
valeur de la constante de temps 7.

1.2.3.4. Pour quel domaine de fréquences on a :w 7 ‹‹ 1? On posera : fi = 277
77

On suppose dans les questions suivantes que cette condition est vérifiée.
1.2.4. Donner les expressions approchées au premier ordre en (w 7) de ‏زه‎ et de 09.

1.2.5. Montrer qu’ en notation réelle, le vecteur densité de courant est lié au vecteur champ
électrique par la relation :

7 - 7072 + ‏يرع‎ (3)
01
Donner l'expression de x en fonction ‏,7ع‎ 00 et 60

1.2.6. Écrire l'équation de MAXWELL-AMPÈRE dans le milieu conducteur en admettant qu'elle
à la même forme que celle du vide à condition d'utiliser la densité de courant donnée par la relation

1.2.7. L'équation de MAXWELL-AMPÈRE précédemment écrite fait apparaître la somme de
deux termes : le courant de conduction 3 et d’un courant dit de déplacement jy. En admettant
que le courant de conduction a la même expression qu’en basses fréquences, identifier la densité de
courant de déplacement ja -

1.2.8. Montrer que le rapport de l'amplitude du courant de conduction à celle du courant de
déplacement est donné par :
7 ; o
ja  we|L+x|
1.2.9. En fait, c’est le rapport n qui justifie le caractère isolant ou conducteur du matériau. Le
milieu est conducteur si le courant de conduction prédomine (n ›› 1). Au contraire, si le courant
de déplacement prédomine, le milieu se comporte comme un isolant.

1.2.9.1. Déterminer la pulsation ‏وه‎ pour laquelle le rapport n est égal à l'unité.

= We ; : x as
1.2.9.2. Déterminer f = — pour le cuivre. Dans quel domaine du spectre électromagnétique

cette fréquence est-elle située ? Que peut-on dire du cuivre dans le domaine du rayonnement
électromagnétique visible ?

Épreuve de Physique II 3/9 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2010 - Filière MP
2°m° partie
Propagation d’ondes électromagnétiques dans les conducteurs ohmiques

2.1. Relation de dispersion dans un conducteur ohmique

On considère un conducteur ohmique pour lequel on suppose que la densité volumique de
charge est nulle (p = 0) et le vecteur densité de courant est lié au champ électrique par la relation :

7-2

avec une conductivité o réelle (0 = o0).

2.1.1. Dans quel domaine de fréquences ce modèle de conducteur ohmique est valable ?
2.1.2. Écrire l'équation de Maxwell-Ampère pour un conducteur ohmique.

2.13. Établir l'équation de propagation à laquelle satisfait ‏ع1‎ champ électrique.

2.1.4. Justifier que la solution de cette équation peut s’écrire comme une superposition de
solutions monochromatiques.

Par la suite, on cherche les solutions complexes sous forme d’ondes monochromatiques planes
se propageant selon l'axe Oz et polarisées rectilignement selon Oz :

‎2.1.5. Déterminer l'équation différentielle vérifiée par E(z).

2.1.6. On cherche les solutions de cette équation, de manière semblable à celle des ondes
progressives, sous la forme :

E(z) = E, exp(i k 7) + Ep exp(—i k z)
avec le nombre d'onde (ou vecteur d'onde) k à priori complexe. Montrer que k vérifie l'équation :

2.1.7. On ne considère dans cette question que la solution F, exp(2kz) et on ne tient pas compte
des champs statiques.

2.1.7.1. Déterminer l'expression du champ magnétique 5 (z,t) en fonction de k, ‏رن‎ 7 1(z,t)
et le vecteur unitaire V

2.1.7.2. Le champ magnétique est-il en phase avec le champ électrique ? Justifier.

Plutôt que de décrire le cas général, nous allons discuter les deux cas limites correspondant aux
situations où l'un des deux termes du second membre de k (équation 4) est négligeable devant
l’autre.

2.2. Propagation dans un mauvais conducteur

Les mauvais conducteurs électriques, aussi appelés milieux à pertes, sont tels que : ‏ه‎ ‹‹ eq.

Épreuve de Physique II 4/9 ‏هب‎

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2.2.1. Déterminer l'expression approchée du vecteur d'onde k. Montrer que ce vecteur d'onde
dents ; w ‘
peut être exprimé, en fonction du vecteur d’onde k = — dans le vide et d'une longueur car-

actéristique /,, sous la forme :
0
k = ko —21—

Donner l'expression de [, en fonction de ‏مر رب‎ et 0.

2.2.2. Comparer la longueur caractéristique /, par rapport à la longueur d’onde dans le vide À.
Commenter.

2.2.3. Écrire l'expression complexe du champ électrique Æ(z, {) en tenant compte de ses deux
termes de la question 2.1.6.

2.24. En déduire l'expression réelle du champ électrique. Interpréter chacun des deux termes
de cette expression. Tracer l'allure des variations de chaque terme du champ en fonction de z à t
fixé.

2.2.5. Montrer que la propagation de l'onde électromagnétique dans le conducteur s'accompagne
d’une dissipation d'énergie. Que devient l'énergie perdue par l'onde électromagnétique ? Com-
menter l'expression de la distance d'absorption ‏.مأ‎

2.3. Propagation dans les bons conducteurs : l’effet de peau

Pour les bons conducteurs, la situation est telle que ‏سي‎ ‹‹ 0 et on ne garde dans l'expression
du nombre d'onde que le terme dominant.

2.3.1. Déterminer l'expression approchée du vecteur d'onde k et mettre en évidence une
longueur caractéristique à. Donner l'expression de à en fonction de ju, w et ‏.د‎ Quel est le nom
habituel de cette longueur caractéristique ?

2.3.2. Comparer la longueur caractéristique à par rapport à la longueur d’onde dans le vide À.
Commenter.

2.3.3. Écrire l'expression complexe du champ électrique E(z, t) en tenant compte de ses deux
termes de la question 2.1.6. En déduire l'expression réelle du champ électrique. Commenter
l'expression de la distance d'atténuation 6.

2.3.4. Que pensez vous de la propagation de l'énergie électromagnétique dans un bon conduc-
teur ? Comparer au cas de la propagation dans un mauvais conducteur.

Afin de comparer le comportement des deux types de conducteurs étudiés ci-dessus vis-à-vis
de l'énergie électromagnétique véhiculée par une onde électromagnétique incidente, nous allons
étudier la réflexion d’une onde électromagnétique sur un conducteur.

2.4. Réflexion d’une onde électromagnétique par un conducteur réel

On considère que le demi espace 2 › 0 est vide tandis qu’un conducteur de conductivité
og occupe le demi espace z › 0. Une onde électromagnétique plane progressive harmonique de
pulsation w se propage dans le vide suivant la direction Oz, dans le sens des z croissants et polarisée
rectilignement suivant 02. Cette onde, appelée onde incidente, arrive sous incidence normale sur le
milieu conducteur (figure 1). Une partie de l'énergie de l'onde est réfléchie, une autre est transmise.

Il en résulte que dans le vide (z › 0), le champ est la superposition d’une onde incidente et d’une

Épreuve de Physique II 5/9 Tournez la page S.V.P.

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Vide Milieu conducteur

Figure 1: Onde électromagnétique en incidence normale sur un milieu conducteur

onde réfléchie :
E; et E, désignent les amplitudes complexes des champs électriques des ondes incidente et réfléchie

respectivement.

2.4.1. Déterminer les expressions du champ magnétique 5; (z,t) de l’onde incidente et 2, )2.,1(
de l'onde réfléchie. En déduire l'expression du champ magnétique résultant dans la région z › 0.

Dans le milieu conducteur (z › 0), comme nous considérons que celui-ci s'étend jusqu'à l'infini,
seule la solution qui décroît exponentiellement vers la droite est acceptable. On écrit le champ
électrique de l'onde transmise sous la forme :

7 (z,t) = 10 exp (i (ut — k 2(( Va

E; étant l'amplitude complexe du champ électriques de l’onde transmise dans le milieu conducteur.

2.4.2. Déterminer l'expression du champ magnétique 22, t) de l'onde transmise dans le
conducteur.

2.43. Écrire, sans les démontrer, les conditions que doivent vérifier les champs électrique et
magnétique sur l'interface entre le vide et le milieu conducteur.

2.4.4. Établir les deux relations liant F;, E, et ‏كن‎
‎2.45. En déduire les expressions de F, et F; en fonction de ‏رركا‎ ko et k.

2.4.6. Cas du mauvais conducteur

2.4.6.1. Dans le cas d’un mauvais conducteur, déterminer les expressions approchées des
amplitudes E, et EF; des champs électriques associés à l'onde réfléchie et à l'onde transmise par
ce conducteur respectivement. On utilisera l'expression approchée de 7 établie dans la section 2.2.

2.4.6.2. Comparer E, et E; par rapport à l'amplitude F; du champ électrique associé à l'onde
incidente. Commenter.

Épreuve de Physique II 6/9 —

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2.4.7. Cas du bon conducteur

2.4.7.1. Déterminer les expressions approchées, à l’ordre le plus petit non nul en ‏,قو‎ des
amplitudes E, et EF; des champs électriques associés à l'onde réfléchie et à l'onde transmise dans le
milieu conducteur respectivement.

2.4.7.2. Comparer E, et EF; par rapport à l'amplitude F; du champ électrique associé à l'onde
incidente. Commenter.

2.48. Conclure quant au comportement des deux types de conducteurs étudiés ci-dessus vis-
à-vis de l'énergie électromagnétique véhiculée par une onde électromagnétique incidente.

3 ème

partie
Propagation d’ondes électromagnétiques dans un plasma

Un plasma est un gaz partiellement ou totalement ionisé. C’est donc un milieu globalement
neutre dans lequel on trouve des électrons, des ions et éventuellement des atomes ou des molécules
neutres. Comme les ions sont plus de mille fois plus lourds que les électrons, l'amplitude de leurs
mouvements et donc le courant électrique qui leur est associé est négligeable devant le courant
électronique. Pour les plasmas, l’inertie des électrons est un phénomène important. On s'intéresse
donc au cas plus général où l’inertie compte et on utilise l'expression de la densité de courant
donnée par l'expression :

‎ne 2 7‏ ب

‎1 ou pra (5)

‎n étant la densité volumique des électrons libres.

‎On peut distinguer deux régimes : les basses fréquences, où la dissipation est dominante et
les hautes fréquences où les effets d'inertie deviennent dominants et des nouveaux phénomènes
apparaissent.

‎3.1. Dynamique d’un plasma libre

‎3.1.1. En utilisant la relation (5) écrire l'équation d'évolution dans le temps de la densité
volumique de courant /.

‎3.12. En utilisant la relation de conservation de la charge électrique et les équations de
MAXWELL, montrer que la densité volumique de charge ‏م‎ obéit à l'équation d'évolution suivante :
‏م0 م032‎ 2
oz "705" “of (6)
7 est le temps caractéristique d'amortissement de la vitesse et w, une pulsation appelée pulsation
plasma. Montrer que w, est donnée par :

‎9 ne

‎1160

‎3.13. Pour des faibles densités électroniques, la pulsation plasma est faible et le terme
d'amortissement prédomine dans l'équation précédente. Prévoir l’évolution dans le temps de la
densité volumique de charge p.

‎3.1.4. Pour une faible dissipation et une densité électronique importante, donner une forme
approchée de l'équation (6). Montrer que le plasma est le siège d’oscillations dont on donnera la
pulsation.

‎Épreuve de Physique II 7/9 Tournez la page S.V.P.

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3.2. Propagation d’ondes dans un plasma

Comme dans un plasma la densité locale de charge peut être différente de zéro, la divergence
du champ électrique n’est pas nécessairement nulle. On distingue deux types d'onde : les ondes
transverses pour lesquelles divÉ = 0, et les ondes longitudinales. Dans la suite, on ne considérera
que les ondes transverses.

Le plasma sera considéré comme un milieu dilué dont les charges sont sans interaction entre
elles. Nous tiendrons compte seulement des effets inertiels et nous admettrons que la densité de
courant est liée au champ électrique par la relation approchée suivante :

› 1ne
7

3.2.1. Écrire l'expression de la densité de courant j en fonction de w, ‏روت‎ €o et 7

3.2.2. Relation de dispersion
On considère une onde se propageant dans le plasma suivant la direction Oz dont l'expression
complexe du champ électrique associé est :

2 (z,t) = 7270 exp (i (ut — k 2((

3.2.2.1. Déterminer l'équation de propagation à laquelle obéit le champ électrique 72 :

3.2.2.2. Montrer que la relation de dispersion liant / à w s'écrit sous la forme suivante :

La pulsation plasma ‏ره‎ sépare deux zones de fréquence où le plasma a des comportements très
différents.

3.2.3. Domaine des basses fréquences (w › wp)
3.2.3.1. Déterminer l'expression du vecteur d’onde k dans le domaine des basses fréquences.

3.2.3.2... Détermine l'expression du champ électrique dans le cas des basses fréquences. Com-
ment peut-on qualifier l'onde électromagnétique associée ? Montrer que pour de telles fréquences,
il n’y a aucune propagation dans le plasma et que ce milieu réfléchit parfaitement les ondes
électromagnétiques.

3.2.3.3. Dans l’ionosphère (partie de l'atmosphère située à quelques centaines de kilomètres
d'altitude qui est partiellement ionisée), la densité en électrons libres est de l’ordre de n = 09
électrons par m*. Quel est le domaine de fréquence correspondant aux ondes électromagnétiques
réfléchies par l’ionosphère ? Voyez-vous une application pratique ?

3.2.4. Domaine des hautes fréquences (w › w,)

3.2.4.1. Déterminer l'expression du vecteur d’onde k dans le domaine des hautes fréquences

3.2.4.2.  Détermine l'expression du champ électrique dans le cas des hautes fréquences.
Quelle est la nature de l'onde correspondante ? Déterminer sa vitesse de phase v,. Tracer v;(w).
Commenter.

Épreuve de Physique II 8/9 ‏ب‎

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3.3. Propagation d’un battement entre deux ondes dans un plasma

On considère la superposition de deux ondes se propageant dans le plasma selon 0z et polarisées
selon Ox. La première a une pulsation ‏رت‎ et un nombre d'onde k; tandis que la seconde a une
pulsation w et un nombre d'onde ky. Ces deux ondes ont une même amplitude ‏.و17‎ Soit en notation
réelle :

7 = Ep (cos (w,t — k1z) + cos (wat — Kkaz)) 0:

On suppose que les deux pulsations sont proches et on pose : ‏رن - ون‎ = du ›› ‏رن‎ et

‎3.3.1. Montrer que l’onde résultante est progressive de haute fréquence : wm = us

2
d'amplitude modulée par une enveloppe basse fréquence, qui constitue elle-même une onde
progressive de pulsation ‏وه‎ dont on donnera l'expression.

3.3.2. Déterminer les vitesses de propagation v, de l'onde haute fréquence et v, de l'onde basse
fréquence. Quel est le nom habituel de v, ? Donner les expressions approchées de v, et v, en fonction
de ‏ونه ررم‎ et c. Commenter.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Physique II 9/9 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce document est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) 2010, filière MP, organisé par la présidence du CNC (ESITH) pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines. Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. C'est un problème d'électromagnétisme intitulé « Les conducteurs électriques », en trois parties largement indépendantes : conduction dans un milieu matériel (modèle de Drude, conductivité complexe), propagation d'ondes dans les conducteurs ohmiques (mauvais conducteur, effet de peau, réflexion), et propagation dans un plasma (pulsation plasma, dispersion, vitesse de groupe). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : tout le sujet repose sur trois outils : la notation complexe (∂/∂t → iω, et ici ∂/∂z → −ik pour une onde en exp(i(ωt − kz))), l'identité rot(rot A) = grad(div A) − ΔA, et les relations de passage. Attention aux conventions de signe imposées par l'énoncé (exp(+iωt)) : elles fixent le signe de la partie imaginaire de k. Traitez la partie 3 même si la partie 2 vous bloque : elle est indépendante.

1re partie — Conduction électrique dans un milieu matériel

1.1. Conductivité complexe

  • 1.1.1. PFD dans le référentiel du milieu : m dv/dt = q E − (m/τ) v − m ω02 r.
  • 1.1.2.1. L'équation est linéaire à coefficients constants : tout champ réel se décompose en série ou intégrale de Fourier, la réponse est la superposition des réponses sinusoïdales. De plus, en régime établi, la réponse à une excitation sinusoïdale est sinusoïdale de même pulsation.
  • 1.1.2.2. En complexe, v = iω r, donc r = v/(iω) : iω v = qE/m − v/τ + i(ω02/ω) v. D'où v = (qτ/m) E / [1 + iωτ(1 − ω02/ω2)].
  • 1.1.3. ρ = n q.
  • 1.1.4. j = n q v.
  • 1.1.5. j = (n q2 τ/m) E / [1 + iωτ(1 − ω02/ω2)].
  • 1.1.6. j est proportionnel à E : j = σ E (loi d'Ohm locale) avec σ = σ0/[1 + iωτ(1 − ω02/ω2)] et σ0 = n q2 τ/m.

1.2. Milieu conducteur (ω0 = 0)

  • 1.2.1. σ = σ0/(1 + iωτ).
  • 1.2.2. En multipliant par le conjugué : σ = σ0(1 − iωτ)/(1 + ω2τ2), soit σ1 = σ0/(1 + ω2τ2) et σ2 = σ0 ωτ/(1 + ω2τ2).
  • 1.2.3.1. Un électron par atome : n = ρCu NA/MCu.
  • 1.2.3.2. n = 8,9.103 × 6,02.1023/63,5.10−3 ≈ 8,4.1028 m−3.
  • 1.2.3.3. τ = m σ0/(n e2) = 9,1.10−31 × 6.107/(8,4.1028 × 2,56.10−38) ≈ 2,5.10−14 s.
  • 1.2.3.4. ωτ ≪ 1 ⇔ f ≪ f1 = 1/(2πτ) ≈ 6,3.1012 Hz : toutes les fréquences hertziennes, micro-ondes comprises, jusqu'à l'infrarouge lointain.
  • 1.2.4. Au premier ordre en ωτ : σ1 ≈ σ0, σ2 ≈ σ0 ωτ.
  • 1.2.5. j = σ0E − iσ0ωτ E et iωE ↔ ∂E/∂t, d'où j = σ0E − σ0τ ∂E/∂t. Identification : χ = −σ0τ/ε0.
  • 1.2.6. rot B = μ0[σ0E + ε0(1 + χ) ∂E/∂t].
  • 1.2.7. jc = σ0E, donc jd = ε0(1 + χ) ∂E/∂t (le terme inertiel des électrons s'ajoute au courant de déplacement du vide).
  • 1.2.8. En complexe |jd| = ωε0|1 + χ| |E|, d'où η = σ0/(ωε0|1 + χ|).
  • 1.2.9.1. η = 1 ⇔ ωc = σ0/(ε0|1 + χ|).
  • 1.2.9.2. Pour le cuivre, χ ≈ −1,7.105 (|χ| ≫ 1), donc ωc ≈ σ0/(σ0τ) = 1/τ et fc ≈ 6,3.1012 Hz (λ ≈ 48 μm) : infrarouge (lointain). Pour f ≪ fc, le cuivre est un conducteur. Dans le visible (f ≈ 4 à 7,5.1014 Hz ≫ fc), le courant de conduction ne domine plus : selon ce critère, le cuivre ne se comporte plus comme un bon conducteur ohmique. Nuance utile : fc est à la limite de validité de l'hypothèse ωτ ≪ 1, et la réponse réelle d'un métal dans le visible relève plutôt du modèle plasma de la 3e partie.

2e partie — Ondes dans les conducteurs ohmiques

2.1. Relation de dispersion

  • 2.1.1. σ réelle suppose ωτ ≪ 1, soit f ≪ 1012–1013 Hz.
  • 2.1.2. rot B = μ0σE + μ0ε0 ∂E/∂t.
  • 2.1.3. rot(rot E) = −∂(rot B)/∂t et div E = ρ/ε0 = 0, d'où ΔE = μ0σ ∂E/∂t + (1/c2) ∂2E/∂t2.
  • 2.1.4. Équation linéaire à coefficients constants : la transformée de Fourier en temps permet d'écrire toute solution comme superposition d'ondes monochromatiques.
  • 2.1.5. d2E/dz2 + (ω2/c2 − iωμ0σ) E = 0.
  • 2.1.6. En reportant exp(±ikz) : −k2 + ω2/c2 − iωμ0σ = 0, soit k2 = μ0ε0ω2 − iωμ0σ (4).
  • 2.1.7.1. E1(z,t) = E1 exp(i(ωt + kz)) ux (onde vers les z décroissants). Maxwell-Faraday : rot E = (∂E/∂z) uy = ik E uy = −iω B, d'où B = −(k/ω) uz ∧ E1(z,t).
  • 2.1.7.2. Non : k est complexe, B et E sont déphasés de arg(k) (ils ne sont en phase que si k est réel, comme dans le vide).

2.2. Mauvais conducteur (σ ≪ ε0ω)

  • 2.2.1. k2 = k02[1 − iσ/(ε0ω)], d'où k ≈ k0[1 − iσ/(2ε0ω)] = k0 − iσ/(2ε0c). Donc k = k0 − i/lp avec lp = 2ε0c/σ = (2/σ)√(ε0/μ0).
  • 2.2.2. lp/λ = ε0ω/(πσ) ≫ 1 : l'atténuation est faible sur une longueur d'onde ; l'onde se propage sur de nombreuses longueurs d'onde avant d'être absorbée.
  • 2.2.3. E(z,t) = [E1 ez/lp ei(ωt + k0z) + E2 e−z/lp ei(ωt − k0z)] ux.
  • 2.2.4. Avec E1, E2 réels : E = E1 ez/lp cos(ωt + k0z) + E2 e−z/lp cos(ωt − k0z). Le 1er terme est une onde progressive vers les z décroissants, le 2e vers les z croissants ; chacune a une vitesse de phase c et une amplitude qui décroît exponentiellement dans son sens de propagation. À t fixé : sinusoïdes de période λ0 = 2π/k0 enveloppées par ±E e∓z/lp.
  • 2.2.5. L'amplitude décroît, donc le flux du vecteur de Poynting décroît en e−2z/lp : il y a dissipation. La puissance volumique cédée aux charges, 〈j·E〉 = σ〈E2〉 > 0, est dissipée par effet Joule (échauffement du milieu). lp ne dépend pas de ω (dans cette approximation) et est inversement proportionnelle à σ : plus le milieu conduit, plus l'absorption est rapide.

2.3. Bons conducteurs : effet de peau (σ ≫ ε0ω)

  • 2.3.1. k2 ≈ −iωμ0σ ; √(−i) = (1 − i)/√2, d'où k = (1 − i)/δ avec δ = √(2/(μ0σω)) : l'épaisseur de peau.
  • 2.3.2. δ/λ = (1/2π)√(2ε0ω/σ) ≪ 1 : l'onde est éteinte sur une distance très inférieure à la longueur d'onde. Ex. cuivre : δ ≈ 9 mm à 50 Hz, 65 μm à 1 MHz, 2 μm à 1 GHz.
  • 2.3.3. E(z,t) = [E1 ez/δ ei(ωt + z/δ) + E2 e−z/δ ei(ωt − z/δ)] ux, soit en réel E = E1 ez/δ cos(ωt + z/δ) + E2 e−z/δ cos(ωt − z/δ). δ décroît quand ω ou σ augmente : aux hautes fréquences le champ (et le courant) reste confiné au voisinage de la surface ; à la limite σ → ∞ on retrouve le conducteur parfait (δ → 0, champ nul à l'intérieur).
  • 2.3.4. Dans un bon conducteur, l'énergie ne se propage pas : elle ne pénètre que sur quelques δ où elle est dissipée. Dans un mauvais conducteur elle se propage sur de nombreuses longueurs d'onde avant d'être absorbée.

2.4. Réflexion sur un conducteur réel

  • 2.4.1. B = (k/ω) u ∧ E pour une onde plane de direction u. Bi = (Ei/c) ei(ωt − k0z) uy, Br = −(Er/c) ei(ωt + k0z) uy, et pour z < 0 : Bv = (1/c)[Ei ei(ωt − k0z) − Er ei(ωt + k0z)] uy.
  • 2.4.2. Maxwell-Faraday : Bt = (k/ω) Et ei(ωt − kz) uy.
  • 2.4.3. Continuité de la composante tangentielle de E et de la composante normale de B ; pour un conducteur de conductivité finie, il n'y a pas de courant surfacique, donc la composante tangentielle de B est aussi continue.
  • 2.4.4. En z = 0 : Ei + Er = Et et k0(Ei − Er) = k Et.
  • 2.4.5. Et = 2k0 Ei/(k0 + k) et Er = (k0 − k) Ei/(k0 + k).
  • 2.4.6.1. Mauvais conducteur : k0 − k = i/lp, k0 + k ≈ 2k0 (car k0lp ≫ 1). Er ≈ i Ei/(2k0lp) = i σ Ei/(4ε0ω) et Et ≈ Ei (au 1er ordre Et ≈ Ei[1 + i/(2k0lp)]).
  • 2.4.6.2. |Er| ≪ |Ei| et |Et| ≈ |Ei| : l'onde est presque entièrement transmise, puis absorbée progressivement sur la distance lp.
  • 2.4.7.1. Bon conducteur, k = (1 − i)/δ, x = k0δ ≪ 1 : Et ≈ 2k0δ Ei/(1 − i) = (1 + i) k0δ Ei et Er ≈ −Ei (plus précisément Er ≈ −[1 − (1 + i)k0δ] Ei).
  • 2.4.7.2. |Et| ≈ √2 k0δ |Ei| ≪ |Ei| et Er ≈ −Ei : réflexion quasi totale avec déphasage π, comme sur un conducteur parfait ; le coefficient de réflexion en énergie vaut R ≈ 1 − 2k0δ, la petite fraction transmise est dissipée dans l'épaisseur de peau.
  • 2.4.8. Un bon conducteur réfléchit presque toute l'énergie incidente (miroir, blindage électromagnétique) ; un mauvais conducteur la transmet et l'absorbe progressivement par effet Joule (milieu à pertes).

3e partie — Ondes dans un plasma

3.1. Dynamique d'un plasma libre

  • 3.1.1. (1 + iωτ) j = (ne2τ/m) E, et iω ↔ ∂/∂t : ∂j/∂t + j/τ = (ne2/m) E.
  • 3.1.2. On prend la divergence : ∂(div j)/∂t + div j/τ = (ne2/m) ρ/ε0 (Maxwell-Gauss). Avec div j = −∂ρ/∂t (conservation de la charge) : ∂2ρ/∂t2 + (1/τ) ∂ρ/∂t + ωp2 ρ = 0 avec ωp2 = ne2/(mε0).
  • 3.1.3. Amortissement dominant (ωpτ ≪ 1) : régime apériodique ; en négligeant le terme d'inertie, ∂ρ/∂t = −ωp2τ ρ, soit ρ = ρ0 exp(−σ0t/ε0) (car ωp2τ = σ0/ε0) : toute charge locale disparaît exponentiellement sans oscillation.
  • 3.1.4. Faible dissipation (ωpτ ≫ 1) : ∂2ρ/∂t2 + ωp2ρ ≈ 0 : oscillations de plasma à la pulsation ωp, lentement amorties (enveloppe en e−t/2τ).

3.2. Propagation d'ondes transverses

  • 3.2.1. j = −i (ε0ωp2/ω) E (j en quadrature avec E : pas de puissance moyenne cédée, pas de dissipation).
  • 3.2.2.1. Avec div E = 0 et ∂j/∂t = ε0ωp2 E : ΔE − (1/c2) ∂2E/∂t2 = (ωp2/c2) E (équation de Klein-Gordon).
  • 3.2.2.2. −k2 + ω2/c2 = ωp2/c2, soit k2 = (ω2 − ωp2)/c2.
  • 3.2.3.1. ω < ωp : k2 < 0, k = ±i/δ' avec δ' = c/√(ωp2 − ω2).
  • 3.2.3.2. On garde la solution bornée (k = −i/δ') : E = E0 e−z/δ' cos(ωt) ux. Tous les points vibrent en phase : c'est une onde évanescente (stationnaire, non propagative). B est en quadrature avec E, la valeur moyenne du vecteur de Poynting est nulle : aucune énergie ne pénètre durablement et, sans absorption, toute l'énergie incidente est réfléchie.
  • 3.2.3.3. ωp = √(1010 × (1,6.10−19)2/(9,1.10−31 × 8,85.10−12)) ≈ 5,6.106 rad.s−1, soit fp ≈ 0,9 MHz. Les ondes de fréquence inférieure (grandes ondes et ondes moyennes, f < 1 MHz environ) sont réfléchies par l'ionosphère : application aux télécommunications radio à grande distance par réflexions successives sol-ionosphère. Les fréquences plus élevées (FM, TV, satellites) la traversent.
  • 3.2.4.1. ω > ωp : k = √(ω2 − ωp2)/c, réel.
  • 3.2.4.2. E = E0 cos(ωt − kz) ux : onde plane progressive, non atténuée mais dispersive. vφ = ω/k = c/√(1 − ωp2/ω2) > c ; vφ tend vers l'infini quand ω → ωp+ et décroît vers c (asymptote) quand ω → ∞. vφ > c ne contredit pas la relativité : la vitesse de phase ne transporte ni énergie ni information.

3.3. Battement dans un plasma

  • 3.3.1. cos a + cos b = 2 cos((a−b)/2) cos((a+b)/2) : E = 2E0 cos(δω t/2 − δk z/2) cos(ωmt − kmz) ux avec km = (k1+k2)/2. Onde porteuse de pulsation ωm, modulée par une enveloppe progressive de pulsation ωb = δω/2 (nombre d'onde δk/2).
  • 3.3.2. vr = ωm/km ≈ c/√(1 − ωp2/ω12) (vitesse de phase) et vg = δω/δk ≈ dω/dk = c2k/ω = c√(1 − ωp2/ω12) : la vitesse de groupe. On a vr vg = c2, vg < c < vr : l'énergie et l'information (l'enveloppe) se propagent à vg < c, conformément à la relativité.

💡 À réviser pour le CNC (Physique II, MP) : modèle de Drude et conductivité complexe, ordre de grandeur de τ (10−14 s) et de n (1029 m−3) pour un métal, équation de propagation dans un conducteur, épaisseur de peau δ = √(2/(μ0σω)) avec ses valeurs numériques, coefficients de réflexion/transmission en incidence normale (Er/Ei = (k0 − k)/(k0 + k)), relation de dispersion d'un plasma k2 = (ω2 − ωp2)/c2, onde évanescente, vitesses de phase et de groupe. Vérifiez toujours le sens de propagation lié à votre convention exp(i(ωt ∓ kz)).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (10 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2010. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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