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Modèle de concours : CNC 2021 Mathématiques II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2021 👁️ 34 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2021), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2021
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2021 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National Commun
Epreuve de Mathématiques II
Session 2021 - Filière MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP.
L’usage de tout matériel électronique, y compris La calculatrice, est interdit

Durée : 4 heures

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. n convient en particulier
de rappeler avec précision les références des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énonce, il le signale sur sa copie
et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Le sujet de cette épreuve est composé d’un exercice et d’un problème indépendants entre eux.

Exercice
(Noté 4 points sur 20 )

Soit E un espace vectoriel de dimension 3 sur R et B = (e,,€9,€3) une base de Æ. Pour tout réel a, on considère

l'endomorphisme fa de l’espace vectoriel 2 dont la matrice dans la base B est donnée par.

1 a=-2 2-a

1-a a 0
1. Posons B’ = (e[, ‏.مث‎ es) la famille de vecteurs ‏عل‎ E définie par + ‏جز‎ e + ‏ون‎

ون - ون = ‎es‏

a) Vérifier que B’ est une base de E.

b) Vérifier que e{,e5 et es sont des vecteurs propres de fa-

c) Déterminer la matrice P de passage de la base B à la base B'.
d) Prouver que la matrice Ma est diagonalisable.

e) Donner une matrice diagonale notée D, telle que M, = PD,P-*.

2. On considère le système différentiel linéaire suivant :

a) Établir que | y'(t) | = Ma, | y(t) |, dont on précisera la valeur de ao.

Vérifier que Y"(t) = Dao Ÿ (t).

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— صفحة 2 —
y1(t)
c) En posant Y(t)= | ‏)ون‎ |, déterminer les fonctions y1, ya et y3.

ys(t)

d) En déduire la solution générale du système différentiel (5).

e) Déterminer la solution du système différentiel (S) vérifiant x(0) = 0, ‏(0)ن‎ = 1 et z(0) = 2.

Problème

Pour n un entier supérieur ou égal a 1 , on désigne par M,(R) la R -algèbre des matrices carrées réelles de
taille n, et par GLn(R) le groupe des matrices inversibles de Mn (R). On note I, la matrice unité de M, (R).
Si t1,...,tn sont des réels, on note diag(t;,.. , t,) la matrice diagonale de M, (R) qui admet pour coefficients
diagonaux les réels t1,...,tn, dans cet ordre.

Pour A une matrice de M, (R), une matrice R de M,(R) est dite une racine carrée de À si R? = À.

On note Rn(A) l’ensemble des racines carrée s de À, c’est-a-dire,

On désigne par S,(R) l’ensemble des matrices symétriques réelles.

On dit qu’une matrice M de 5,(R) est positive si pour tout X de M,1(R)* XMX › 0.

On notera l’ensemble des matrices symétriques réelles positives par S7(R).

L'objectif du problème est de déterminer les racines carrées de matrices réelles particulières, et présenter un cas

d’une matrice complexe.

Partie 1

Cas où À est une matrice possédant n valeurs propres distinctes

Soit n un entier supérieur ou égal a 2. On considère À une matrice de M, (R) possédant n valeurs propres réelles
5 mn

distinctes ‏...يل‎ ., An telles que A; › ... › An On pose D =diag(\; ... An) la matrice diagonale de M, (R).

1. a) Justifier l'existence d’une matrice P inversible de M, (R) telle que A = PDP".

b) Montrer que R est une racine carrée de À si, et seulement si, la matrice P- !RP est une racine carrée

de D.
2. Soit À une racine carrée de la matrice D.
a) Montrer que AD = DA.
b) En déduire que À est une matrice diagonale.
c) Si on pose À =diag(0,,...,6n), déterminer pour tout entier 1,1 › 3 ‹n, 62 en fonction de À;.
Déterminer R, (A) dans le cas où A admet au moins une valeur propre strictement négative.
4. On suppose que les valeurs propres de À sont toutes positives ou nulles.
a) Déterminer les racines carrées de la matrice D.
b) En déduire les racines carrées de À en fonction de la matrice P et A1 ..., An-

c) Déterminer le nombre des racines carrées de la matrice A.

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1 0 0
5. Soit 4 ‏-ح‎ | 0 2 1 |. Déterminer R3(4).
0 03

Partie 2
Cas où À =diag(\1In,s- ‹‹; Arfn,.)

1. Soit R une racine carrée ‏عل‎

a) Montrer que R est diagonalisable.

c) En déduire pour À un réel strictement positif, R, (AI).

2. Soit r un entier supérieur ou égal à 2, n1,...,n, des entiers naturels non nuls tels que, ‏ح ,7+ .+ ود‎

et soient À1 .....Àr des réels strictement positifs, distincts deux à deux.

On considère la matrice diagonale par blocs À = "a, , où pour tout 4 de [1,r], I.

désigne la matrice diagonale de taille n; d’éléments diagonaux tous égaux à 1 .

La matrice A peut être notée À =diag(\1Ini 5 ... Arfnr)

a) Montrer que toute matrice de M,(R) qui commute avec À est diagonale par blocs de la forme
A1 (0)
; , où pour tout ; de [1,r], A; est une matrice de taille ‏يد‎
b) Déterminer R,(4).
3. On muni M,(R) de la norme N définie par N(M) = 2, |m;;|, pour toute matrice M = (m:;), ‹ijen

a) Pour tout entier naturel ‏,و‎ on considère la matrice 5, = 0 ji ) de Mz(R).

Déterminer la matrice 5, et en déduire que Ra (Ja) n’est pas une partie bornée de M»(R).

b) Ra (I) est-elle une partie bornée de M, (R) pour n › 3? Justifiez votre réponse.

Partie 3

Cas où À est une matrice nilpotente

Soit A une matrice de Mn (R) nilpotente d’indice de nilpotence p, (0 › p › n). On suppose qu’il existe une

matrice B de M, (R) telle que B? = A.

1. a) Déterminer B?P et 22-1
b) Déterminer les expressions possibles du polynôme minimal de B.
c) En déduire que p › 3H.

2. Soit P un polynôme de R[X].
a) Montrer que P?(A) = I, + À si, et seulement si, P? — X — 1 est divisible par XP.
b) Soit ‏مر‎ le polynôme de R[X] tel que V1+x = Qp(2) +0 (ar 1 ) au voisinage de 0.

Montrer que Q,(A) est une racine carrée de I, + A

3. a) Montrer que pour tout réel œ, R, (&A + I) est non vide.

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b) Montrer que pour tout réel strictement positif 8,R, (A + ‏(م81‎ est non vide.

1 — 0
4. On considère la matrice H = 0 1 -1 de M3(R).
0 0 1

Déterminer une solution de l’équation matricielle X? = H dans Mz(R).

Partie 4

Cas où À est une matrice carrée symétrique réelle positive

1. Montrer qu’une matrice symétrique réelle est positive si, et seulement si, ses valeurs propres sont positives.
2. Soit A une matrice de S*(R).
a) Justifier l’existence de deux matrices, P orthogonale et D diagonale de M,(R), telles que À =
PDP!
b) En déduire qu’il existe une matrice S de SR) telle que S? = A.
3. Soit A une matrice de S7(R). Dans cette question, on va montrer l’unicité de la racine carrée de 4 dans
Considérons donc S, et 59 deux matrices de S}(R) telles que SŸ = 53 = A.
Soient P,.P, de GL,(R) et D,, Da deux matrices diagonales telles que,

a) On pose P= P, !P,. Montrer que PD? = D3P.
b) En déduire que PD, = D3P, puis que 5, = 52.

Partie 5

Etude d’un cas où À est une matrice complexe

On note Mn(C) l’espace vectoriel des matrices carrées d'ordre n à coefficients complexes et pour M une matrice
de M, (C), Sp(M) le spectre de M et pour 2 un nombre complexe, Re(z) la partie réelle de z.
Soit A une matrice de M, (C) vérifiant Sp(4) NR7 = 2. On se propose de montrer qu’il existe une matrice X
de M, (C) telle que,
1. oit z un élément de ‏عي‎
‎Montrer qu’il existe un unique complexe y tel que Re(y) › 0 et y? = z.
2. Soit T = (ti;), ‹i,jen UNE matrice triangulaire supérieure de M, (C), telle que pour tout : de [1,n], ti: &
Montrer qu’il existe une matrice triangulaire supérieure X = (z:;) 1‹i,j‹n telle que pour tout 4 de
[L,n],Re(x;,;) › 0 et X? = T. (On pourra utiliser une récurrence sur n ).
3. Conclure que pour toute matrice A de M,(C) vérifiant Sp(A) 01 = 6, il existe une matrice X de
My(C) telle que Sp(X) C {z € © |Re(z) › 0} et X? = A.

FIN DE L’ÉPREUVE

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce modèle est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2021, filière MP, commune aux écoles d'ingénieurs marocaines (accès après les classes préparatoires). Durée : 4 heures, calculatrice interdite. Le sujet comporte un exercice (4 points sur 20 : diagonalisation d'une famille de matrices Ma et système différentiel linéaire) et un problème en cinq parties sur les racines carrées de matrices (valeurs propres distinctes, matrices scalaires par blocs, matrices nilpotentes, matrices symétriques positives, cas complexe). Type : problème d'algèbre linéaire. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : l'exercice est rapide et rapporte 4 points sûrs : faites-le en premier, en vérifiant chaque calcul (produit Mae'i, puis vérification finale de la solution dans le système). Dans le problème, une seule idée revient partout : si R² = A, alors R commute avec A (RA = R³ = AR), donc R laisse stables les sous-espaces propres de A. Retenez-la, elle résout les parties 1, 2 et 4.

Exercice (4 points)

Ma = [[1, a−2, 2−a], [1−a, 2a−1, 1−a], [1−a, a, 0]] ; e'1 = e1+e2+e3, e'2 = e2+e3, e'3 = e1−e3.

1.a) B' est une base

La matrice des coordonnées de (e'1, e'2, e'3) dans B est P = [[1, 0, 1], [1, 1, 0], [1, 1, −1]] (colonnes). En développant selon la première ligne : det P = 1·(1·(−1) − 0·1) − 0 + 1·(1·1 − 1·1) = −1 ≠ 0. Trois vecteurs libres en dimension 3 : B' est une base de E.

1.b) Vecteurs propres

  • Ma(1,1,1)T = (1 + a − 2 + 2 − a, 1 − a + 2a − 1 + 1 − a, 1 − a + a) = (1,1,1) : fa(e'1) = e'1 (valeur propre 1).
  • Ma(0,1,1)T = (a − 2 + 2 − a, 2a − 1 + 1 − a, a) = (0, a, a) : fa(e'2) = a·e'2.
  • Ma(1,0,−1)T = (1 − 2 + a, 1 − a − 1 + a, 1 − a) = (a − 1, 0, 1 − a) : fa(e'3) = (a − 1)·e'3.

1.c) Matrice de passage

P = [[1, 0, 1], [1, 1, 0], [1, 1, −1]]. En résolvant x = y1+y3, y = y1+y2, z = y1+y2−y3 on obtient P−1 = [[1, −1, 1], [−1, 2, −1], [0, 1, −1]] (utile pour la suite).

1.d) et 1.e) Diagonalisabilité

B' est une base de E formée de vecteurs propres de fa : Ma est diagonalisable pour tout réel a (même quand deux valeurs propres coïncident, par exemple a = 1 ou a = 2). Formule de changement de base : Ma = P Da P−1 avec Da = diag(1, a, a − 1).

2.a) Valeur de a0

Le système s'écrit X' = M X avec M = [[1, 1, −1], [−2, 5, −2], [−2, 3, 0]]. Identification avec Ma : a − 2 = 1 donne a = 3, et on vérifie 1 − a = −2, 2a − 1 = 5, a = 3. a0 = 3, D3 = diag(1, 3, 2).

2.b) Système découplé

Y = P−1X (P constante) donne Y' = P−1X' = P−1M3X = P−1(P D3 P−1)X = D3P−1X = D3Y.

2.c) Fonctions yi

y'1 = y1, y'2 = 3y2, y'3 = 2y3 : y1(t) = c1et, y2(t) = c2e3t, y3(t) = c3e2t, (c1, c2, c3) ∈ ℝ³.

2.d) Solution générale

X = PY :
x(t) = c1et + c3e2t
y(t) = c1et + c2e3t
z(t) = c1et + c2e3t − c3e2t

2.e) Conditions initiales

c1 + c3 = 0, c1 + c2 = 1, c1 + c2 − c3 = 2 ⇒ c3 = −1, c1 = 1, c2 = 0.
x(t) = et − e2t, y(t) = et, z(t) = et + e2t.
Vérification : x + y − z = et − 2e2t = x' ; −2x + 5y − 2z = et = y' ; −2x + 3y = et + 2e2t = z'.

Problème — Partie 1 : A possède n valeurs propres distinctes

1.a)

χA est scindé sur ℝ à racines simples λ1 < … < λn : chaque sous-espace propre est de dimension 1 et leur somme vaut n. A est diagonalisable : A = PDP−1, P inversible dont les colonnes sont des vecteurs propres.

1.b)

R² = A ⇔ R² = PDP−1 ⇔ P−1R²P = D ⇔ (P−1RP)² = D, car (P−1RP)² = P−1R²P.

2.a) à 2.c)

  • ΔD = Δ·Δ² = Δ³ = Δ²·Δ = DΔ.
  • Coefficient (i, j) : (ΔD)ij = δijλj et (DΔ)ij = λiδij (ici δij = coefficient de Δ), donc (λj − λi)Δij = 0. Pour i ≠ j, λi ≠ λj ⇒ Δij = 0 : Δ est diagonale.
  • Δ² = diag(δ1², …, δn²) = D : δi² = λi pour tout i.

3.

Si un λi < 0, l'équation δi² = λi n'a pas de solution réelle : D n'a pas de racine carrée réelle, et par 1.b) ℛn(A) = ∅.

4.

  • a) ℛn(D) = { diag(ε1√λ1, …, εn√λn) : εi ∈ {−1, 1} } (réciproque immédiate).
  • b) ℛn(A) = { P diag(ε1√λ1, …, εn√λn) P−1 : εi = ±1 }.
  • c) L'application Δ ↦ PΔP−1 est injective. Si tous les λi > 0, les 2n choix de signes donnent des matrices distinctes : 2n racines. Si 0 est valeur propre, c'est forcément λ1 (valeurs distinctes, toutes ≥ 0) et le signe ε1 est sans effet : 2n−1 racines.

5. A = [[1, 0, 0], [0, 2, 1], [0, 0, 3]]

A triangulaire : valeurs propres 1, 2, 3 (distinctes, positives). Vecteurs propres : e1 (λ = 1), e2 (λ = 2), (0, 1, 1) (λ = 3, car (A − 3I)v = 0 donne v1 = 0, v2 = v3). P = [[1, 0, 0], [0, 1, 1], [0, 0, 1]], P−1 = [[1, 0, 0], [0, 1, −1], [0, 0, 1]].
Avec a = ±1, b = ±√2, c = ±√3 : P diag(a, b, c) P−1 = [[a, 0, 0], [0, b, c − b], [0, 0, c]].
Contrôle : le coefficient (2,3) de R² vaut b(c − b) + (c − b)c = c² − b² = 3 − 2 = 1. ℛ3(A) contient exactement 8 matrices.

Partie 2 : A = diag(λ1In1, …, λrInr)

1. Racines carrées de In

  • a) R² = In : le polynôme X² − 1 = (X − 1)(X + 1), scindé à racines simples, annule R : R est diagonalisable, de spectre inclus dans {−1, 1}.
  • b) Donc R = P diag(ε1, …, εn) P−1 avec εi = ±1 ; réciproquement (P diag(ε)P−1)² = P diag(εi²)P−1 = In. D'où l'égalité d'ensembles demandée.
  • c) Pour λ > 0 : R² = λIn ⇔ (R/√λ)² = In, donc ℛn(λIn) = { √λ · P diag(ε1, …, εn) P−1 : P ∈ GLn(ℝ), εi = ±1 }.

2.a) Commutant de A

On découpe M en blocs Mij de taille ni × nj. Alors (AM)ij = λiMij et (MA)ij = λjMij. AM = MA ⇒ (λi − λj)Mij = 0 ⇒ Mij = 0 pour i ≠ j (λ distincts) : M est diagonale par blocs diag(A1, …, Ar).

2.b) ℛn(A)

Si R² = A, RA = R³ = AR, donc R = diag(R1, …, Rr) et R² = A équivaut à Ri² = λiIni pour tout i. Par 1.c) :
ℛn(A) = { diag(√λ1P1E1P1−1, …, √λrPrErPr−1) : Pi ∈ GLni(ℝ), Ei diagonale à coefficients ±1 }. La réciproque se vérifie par un calcul par blocs.

3. Caractère borné (norme N(M) = max |mij|)

  • a) Sq = [[−1, q], [0, 1]] : Sq² = [[1, −q + q], [0, 1]] = I2. Donc Sq ∈ ℛ2(I2) et N(Sq) = max(1, q) → +∞ : ℛ2(I2) n'est pas bornée.
  • b) Non. Pour n ≥ 3, la matrice diagonale par blocs diag(Sq, In−2) vérifie (diag(Sq, In−2))² = In et sa norme vaut max(1, q), non bornée quand q → +∞.

Partie 3 : A nilpotente d'indice p, B² = A

1.

  • a) B2p = Ap = 0 et B2(p−1) = Ap−1 ≠ 0 (définition de l'indice).
  • b) B est nilpotente, son polynôme minimal est Xk avec k son indice. B2p = 0 ⇒ k ≤ 2p ; B2p−2 ≠ 0 ⇒ k > 2p − 2. Donc πB = X2p−1 ou πB = X2p.
  • c) deg πB ≤ n (πB divise χB, Cayley-Hamilton), donc 2p − 1 ≤ n, soit p ≤ (n + 1)/2.

2.

  • a) P²(A) = In + A ⇔ (P² − X − 1)(A) = 0 ⇔ πA divise P² − X − 1. Or A nilpotente d'indice p : πA = Xp. D'où P²(A) = In + A ⇔ Xp | P² − X − 1.
  • b) Qp est la partie régulière du DL d'ordre p − 1 de √(1+x). Alors Qp(x)² = (√(1+x) + o(xp−1))² = 1 + x + o(xp−1). Le polynôme Qp² − X − 1 est donc un o(xp−1) en 0 : ses coefficients de degré 0 à p − 1 sont nuls (unicité du DL), il est divisible par Xp. Par a), Qp(A)² = In + A.

3.

  • a) Si α = 0 : In ∈ ℛn(In). Si α ≠ 0 : αA est nilpotente d'indice p, donc Qp(αA) est une racine carrée de In + αA. ℛn(αA + In) ≠ ∅.
  • b) A + βIn = β(In + A/β) ; la matrice √β · Qp(A/β) a pour carré β(In + A/β) = A + βIn.

4. H = [[1, −1, 0], [0, 1, −1], [0, 0, 1]]

H = I3 + N avec N = [[0, −1, 0], [0, 0, −1], [0, 0, 0]], N² = [[0, 0, 1], [0, 0, 0], [0, 0, 0]], N³ = 0 (p = 3). √(1+x) = 1 + x/2 − x²/8 + o(x²), donc Q3 = 1 + X/2 − X²/8 :
X = I3 + N/2 − N²/8 = [[1, −1/2, −1/8], [0, 1, −1/2], [0, 0, 1]].
Vérification : X² = I + N + (1/4 − 1/4)N² + (termes en N³, N⁴ nuls) = I + N = H.

Partie 4 : A symétrique réelle positive

1.

Théorème spectral : S = QΛQT, Q orthogonale, Λ = diag(μi). Si S est positive et SX = μX, X ≠ 0 : XTSX = μ‖X‖² ≥ 0 ⇒ μ ≥ 0. Réciproquement, avec Y = QTX : XTSX = YTΛY = Σ μiyi² ≥ 0. S ∈ Sn+(ℝ) ⇔ Sp(S) ⊂ ℝ+.

2.

  • a) Théorème spectral : A = PDPT = PDP−1, P orthogonale, D = diag(λi) avec λi ≥ 0 d'après 1.
  • b) S = P diag(√λ1, …, √λn) PT : ST = S, ses valeurs propres √λi sont ≥ 0 donc S ∈ Sn+(ℝ) par 1, et S² = PDPT = A.

3. Unicité

  • a) S1² = S2² s'écrit P1D1²P1−1 = P2D2²P2−1. On multiplie à gauche par P2−1 et à droite par P1 : PD1² = D2²P avec P = P2−1P1.
  • b) D1 = diag(aj), D2 = diag(bi) avec aj, bi ≥ 0 (valeurs propres de matrices positives, question 1). Coefficient (i, j) : pij(aj² − bi²) = 0. Si pij ≠ 0, aj² = bi² donc aj = bi (positivité) ; dans tous les cas pijaj = bipij, soit PD1 = D2P. Alors P2−1P1D1 = D2P2−1P1 ⇒ P1D1P1−1 = P2D2P2−1 : S1 = S2.

Partie 5 : cas complexe, Sp(A) ∩ ℝ− = ∅

1.

z ∈ ℂ \ ℝ− s'écrit z = reiθ, r > 0, θ ∈ ]−π, π[. y = √r eiθ/2 convient : y² = z et Re(y) = √r cos(θ/2) > 0 car θ/2 ∈ ]−π/2, π/2[. Unicité : les solutions de y² = z sont exactement y et −y, de parties réelles opposées ; aucune n'a une partie réelle nulle (sinon y = it et z = −t² ∈ ℝ−). Une seule a donc Re > 0.

2. Récurrence sur n

n = 1 : c'est la question 1. Hérédité : on écrit T = [[T', c], [0, tnn]], T' triangulaire supérieure d'ordre n − 1, c ∈ ℂn−1. On cherche X = [[X', u], [0, x]] avec X'² = T' et Re(x'ii) > 0 (hypothèse de récurrence), x² = tnn, Re(x) > 0 (question 1). Alors X² = [[X'², X'u + xu], [0, x²]], et il reste à résoudre (X' + xIn−1)u = c. X' + xIn−1 est triangulaire supérieure, de coefficients diagonaux x'ii + x, de partie réelle > 0 donc non nuls : elle est inversible et u = (X' + xIn−1)−1c. X est triangulaire supérieure, de diagonale à parties réelles > 0, et X² = T.

3. Conclusion

Dans ℂ, A est trigonalisable : A = QTQ−1, T triangulaire supérieure de diagonale Sp(A), donc tii ∉ ℝ−. Par 2, il existe XT triangulaire supérieure avec XT² = T et Re((XT)ii) > 0. On pose X = QXTQ−1 : X² = QTQ−1 = A et Sp(X) = {(XT)ii} ⊂ {z ∈ ℂ | Re(z) > 0}.

💡 Résultats clés à retenir : a0 = 3, D3 = diag(1, 3, 2), solution (et − e2t, et, et + e2t) ; 2n racines (2n−1 si 0 est valeur propre) ; ℛn(In) non bornée ; p ≤ (n+1)/2 ; racine de H = I + N/2 − N²/8 ; unicité de la racine carrée positive. À réviser pour le CNC MP : réduction (critères de diagonalisabilité, polynôme minimal, polynômes annulateurs, trigonalisation dans ℂ), commutant d'une matrice diagonale, théorème spectral et matrices symétriques positives, systèmes différentiels linéaires X' = AX, développements limités usuels (√(1+x)), normes sur Mn(ℝ) et parties bornées, récurrences par blocs.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2021. Les questions sont en français.
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