Modèle de concours : CNC 2019 Mathématiques II (MP) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2019), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques II
- Année
- 2019
- Pages
- 3
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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Concours National Commun — Session 2019 - MP
L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 3 pages.
L'usage de tout matériel électronique, y compris la calculatrice, est interdit
Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision
des raisonnements constitueront des éléments importants pour l’appréciation des copies. Il convient en
particulier de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale
sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
Le sujet de cette épreuve est composé d’un exercice et d'un problème indépendants entre eux.
Exercice
(Noté sur 04 points sur 20)
3 1-1
Soit A= |1 1 1 | € M3(R); on note v l’endomorphisme de 18 canoniquement associé à A.
20 2
1.1. Calculer le polynôme caractéristique يب« de la matrice À et en déduire que À possède une seule
valeur propre À à préciser.
1.2. Déterminer Ker (v — À idgs), le sous-espace propre de v associé à son unique valeur propre À.
1.3. La matrice À est-elle diagonalisable dans Mz3(R) ? Est-elle trigonalisable dans Mz(R) ?
1.4. On considère l’endomorphisme u = v — 2idps et on pose e; = (1,0,0).
1.4.1. Montrer que l’endomorphisme u est nilpotent.
1.4.2. Déterminer le noyau de l’endomorphisme u? puis vérifier que €, # Keru”.
1.4.3. Montrer que la famille 3 = (u? (e1),u(e1), €1 ) est une base de RS et écrire la matrice T de v
dans la base 2, puis exprimer la matrice À en fonction de 7
8
1.4.4. Calculer l’exponentielle de la matrice A. On rappelle que exp( A) = 7 A”,
Problème
Déterminants de Cauchy et de Gram
Application au calcul de la distance à un sous-espace vectoriel
Pour tout p € N*, on note M,(R) l’espace vectoriel des matrices carrées d'ordre م à coefficients
réels ; la matrice identité de Mp(R) se notera .ما Si M € M,(R), on note det M son déterminant et ‘M
sa transposée.
1ère Partie
Calcul du déterminant de Cauchy
On considère un entier n › 2 et deux suites finies (ax )1‹r‹n Et (br)1‹k‹n de réels telles que a; +b; # 0
pour tout couple (i, j) € {1,...,n}*. Pour tout entier m tel que 0 › m › n, le déterminant de Cauchy
d'ordre m, associé aux familles (ar)i‹k£n et (Dr)1‹k£n; est le nombre, noté Am, égal au déterminant de
0 بطب
la matrice ( TX )
2.1. On suppose qu’il existe (i1, 19) € {1,...,n}*, avec i1 # i9, tel que a, = a;,. Justifier que A, =
1‹ijem
On suppose désormais que les réels a1,...,@p sont deux à deux distincts et on considère la fraction
rationnelle
2 ITJ21 (X — b;)
Épreuve de Mathématiques 1 1/3 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun — Session 2019 - MP
n—1l n
2.2. Justifier que les polynômes 11 (X — by) et 11 (X + az) de R[X] sont premiers entre eux.
k=1 k=1
2.3. Décomposition en éléments simples de la fraction R
2.3.1. Préciser les pôles de la fraction rationnelle R et vérifier qu’ils sont tous simples.
2.3.2. En déduire que la décomposition en éléments simples, dans R(X), de la fraction R est de la
forme R = ›. عب en précisant les expressions des réels ينه en fonction des a; et des bp.
X+ Ak
k=1
2.4. Application au calcul de À,
1 1
re TE UE ai+bn
2.4.1. Montrer que anÂn = ; 1 ;
جم CU anna +bnsi ةميجأفو
2.4.2. En déduire que anAn = R(b,)An-1-
Iligicjen (a; — a:)(b; — bi)
2.4.3. Calculer A» puis montrer que, pour tout n › 2, A, =
Ili‹i,jen(i + b;)
2ème Partie
Matrice et déterminant de GRAM
Expression de la distance euclidienne à un sous-espace vectoriel
Dans cette partie, F désigne un espace préhilbertien réel ; son produit scalaire sera noté (.|.) et la
norme associée se notera ||.||. Si F est un sous-espace vectoriel de F, de dimension finie , pr désigne la
projection orthogonale sur 1
Soit p un entier › 2. Pour tout (u1,...,up) € EP, on note G(u1,. , Up) = ((wi|u;)), مها هري matrice
de M,(R) de terme général (u;|u;). G(u1,...,4p) s'appelle la matrice de Gram des vecteurs بدن , Up ;
le déterminant de cette matrice, noté | ...بدني , Up)|, s'appelle déterminant de Gram.
3.1. Cas p=2
Soit (u1,u2) € E?. Justifier que |G(u1,u2)| ع 0 et que |G(v1,u2)| = 0 si, et seulement si, la famille
(u1,u2) est liée.
3.2. Vérifier que, pour tout (u1,...,Up) € EP, la matrice G(u1,... , Up) est symétrique.
3.3. Cas d’une famille liée
3.3.1. Soit à € {1,...,p} et soit (\;)j;: Une famille quelconque de م — 1 réels; on pose w, = ux si
3.3.2. En déduire que si la famille (U1,. , Up) est liée, alors |G(u1,... , Up)| = 0.
3.4. Cas d’une famille libre
On considère ici une famille libre (u1,... , up) d’éléments de F et on note (e;,.. , ep) une base ortho-
normée du sous-espace vectoriel Vect({w1,. ,up}). Soit B = (bi;) 6ر1 M,(R) la matrice dont les
2
coefficients sont tels que, pour tout 7j € {1,...,p}, u; = 2 Di.j من
3.4.1. Pour tout couple (i, 7) d'éléments de {1,...,p}, exprimer le produit scalaire (u;|u;) à l’aide
des coefficients de la matrice B.
3.4.2. En déduire que G(u1,. , up) = ‘BB.
3.4.3. Montrer alors que |G(u1,... , up)| › 0.
3.5. Application au calcul de la distance à un sous-espace vectoriel
On considère un sous-espace vectoriel F de F, de dimension finie n › 2, et on note (v1,..., Un) Une
base quelconque de F.
Épreuve de Mathématiques II 2 /3 ب
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Concours National Commun — Session 2019 - MP
3.5.1. Montrer que, pour tout x € F,
3.5.2. En déduire que, pour tout ع € F, la distance du vecteur x au sous-espace vectoriel 7, notée
d(x, F), est donnée par :
3.6. Un exemple de matrice de Gram
Soit n un entier naturel › 2; on note (e1,.. , en) la base canonique de R” et ‹, › son produit scalaire
canonique. On note A, la matrice de M,(R) de terme général a;; = min(i, 7) pour (i, j) € {1,...,n},
et on considère les vecteurs .رن . . v, de 16 définis par :
3.6.1. Montrer que (v1,...,Vn) est une famille libre de R”.
3.6.2. Calculer le produit scalaire ‹v;, v;›, pour tout (i, j) € {1,..,n}? ; en déduire que A, est une
matrice de Gram.
3.6.3. Montrer que la matrice A, est orthogonalement diagonalisable et que ses valeurs propres sont
strictement positives.
3ème Partie
Application au calcul d’un minimum
On note R[X] l’espace vectoriel réel des polynômes à coefficients dans R. Pour tout k € N, l’élément
X* de la base canonique de R[X] se notera P; ; en particulier, 70 = 1.
On considère l'application (. |. ) définie sur R[X]? par : (P|Q) = / P(t)Q(t)dt, (P,Q) € R[X]?.
4.1. Montrer que (.|.) est un produit scalaire sur l’espace vectoriel réel R[X].
4.2. Calcul d’une distance
Soit p un entier › 2 et soit (np)1‹z‹p Une suite finie d’entiers naturels deux à deux distincts.
4.2.1. Pour tout (i, 7) € {1,..., p}*, exprimer le produit scalaire (P, |Pn;) en fonction de n; et n,.
4.2.2. En utilisant les résultats de la première partie, exprimer le déterminant de la matrice de Gram
GB Pr ) en fonction des entiers n1,..., Np -
4.2.3. Montrer que ص paie Fe est une famille libre de R[X].
4.2.4. On note #, le sous-espace vectoriel de R[X] engendré par la famille 1ط sais Fin) ;
Montrer que, pour tout entier naturel r, d(P,, p) = 11 :
١ ١ Var + 1 ير لح 7-1
k=1
4.3. Application au calcul d’un minimum
Soit n un entier = 2 et soit # : 18 — R l'application définie par :
1 2
0
4.3.1. À l’aide d’une interprétation euclidienne, montrer qu’il existe un unique point (a1,..., np) de
R” en lequel l’application a) atteint son minimum, autrement dit :
4.3.2. Calculer ...عاب An) en fonction de n.
FIN DE L’ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques II 3/3 FIN
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2019, filière MP, commun aux écoles d'ingénieurs marocaines recrutant après les classes préparatoires (CPGE). L'énoncé fait 3 pages, la calculatrice est interdite. Il comporte un exercice noté sur 4 points (réduction d'une matrice 3×3 non diagonalisable et calcul de son exponentielle) et un problème : déterminant de Cauchy, matrices et déterminants de Gram, distance à un sous-espace, puis application au minimum de ∫01(1 − a1t − … − antn)2 dt. Type : exercice + problème. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : l'exercice est purement calculatoire : vérifiez chaque produit matriciel (N3 = 0 est un bon contrôle). Dans le problème, les trois parties s'enchaînent : la formule de Cauchy (2.4.3) sert en 4.2.2, et la formule de distance par Gram (3.5.2) sert en 4.2.4 et 4.3. Même si une démonstration vous échappe, admettez le résultat et utilisez-le : la fin du problème rapporte beaucoup.
Exercice
A = [[3, 1, −1], [1, 1, 1], [2, 0, 2]] (lignes).
1.1. Polynôme caractéristique
tr A = 6 ; somme des mineurs principaux d'ordre 2 : (3·1 − 1·1) + (3·2 − (−1)·2) + (1·2 − 1·0) = 2 + 8 + 2 = 12 ; det A = 3·2 − 1·(2 − 2) + (−1)·(0 − 2) = 8. Donc χA = X3 − 6X2 + 12X − 8 = (X − 2)3 et λ = 2 est l'unique valeur propre.
1.2. Sous-espace propre
A − 2I3 = [[1, 1, −1], [1, −1, 1], [2, 0, 0]] : la 3e ligne donne x = 0, puis y − z = 0. Ker(v − 2 id) = Vect((0, 1, 1)), de dimension 1.
1.3.
A n'est pas diagonalisable : la dimension du seul sous-espace propre (1) est inférieure à 3. A est trigonalisable dans M3(ℝ) car χA est scindé sur ℝ.
1.4.1. u nilpotent
Par Cayley–Hamilton, (A − 2I3)3 = 0, donc u3 = 0 : u est nilpotent.
1.4.2. Noyau de u2
N = A − 2I3, N2 = [[0, 0, 0], [2, 2, −2], [2, 2, −2]]. Donc Ker u2 = {(x, y, z) : x + y − z = 0} = Vect((1, 0, 1), (0, 1, 1)). Pour e1 = (1, 0, 0) : 1 + 0 − 0 = 1 ≠ 0, donc e1 ∉ Ker u2 (u2(e1) = (0, 2, 2) ≠ 0).
1.4.3. La base ℬ et la matrice T
u(e1) = (1, 1, 2), u2(e1) = (0, 2, 2). Liberté : si a u2(e1) + b u(e1) + c e1 = 0, on applique u2 (u3 = 0) : c u2(e1) = 0 donc c = 0 ; on applique u : b = 0 ; puis a = 0. Trois vecteurs libres en dimension 3 : ℬ est une base.
v = u + 2 id : v(u2e1) = 2u2e1, v(ue1) = u2e1 + 2ue1, v(e1) = ue1 + 2e1. D'où T = [[2, 1, 0], [0, 2, 1], [0, 0, 2]].
Avec la matrice de passage Q (colonnes u2(e1), u(e1), e1) = [[0, 1, 1], [2, 1, 0], [2, 2, 0]], det Q = 2 et Q−1 = [[0, 1, −1/2], [0, −1, 1], [1, 1, −1]] : A = Q T Q−1.
1.4.4. Exponentielle
A = 2I3 + N avec 2I3 et N qui commutent et N3 = 0 : exp(A) = e2 exp(N) = e2(I3 + N + N2/2).
exp(A) = e2 [[2, 1, −1], [2, 1, 0], [3, 1, 0]].
Problème — 1ère partie : déterminant de Cauchy
2.1.
Si ai1 = ai2 avec i1 ≠ i2, les lignes i1 et i2 de la matrice sont égales : Δn = 0.
2.2.
Les racines complexes du premier sont les bk (k ≤ n−1), celles du second les −ak. Une racine commune donnerait bk = −aj, soit aj + bk = 0, exclu. Sans racine commune dans ℂ, les deux polynômes sont premiers entre eux.
2.3.1.
La fraction est irréductible (2.2), donc ses pôles sont les racines du dénominateur : −a1, …, −an, deux à deux distincts, donc tous simples.
2.3.2.
deg R = (n − 1) − n = −1 < 0 : partie entière nulle, et les pôles sont simples, d'où R = Σ αk/(X + ak) avec αk = [(X + ak)R](−ak) :
αk = Πj=1n−1(−ak − bj) / Πi≠k(ai − ak). En particulier αn ≠ 0 puisque an + bj ≠ 0.
2.4.1.
On remplace la dernière ligne Ln par αnLn + Σk<n αkLk : le déterminant est multiplié par αn (multilinéarité, et ajouter des combinaisons des autres lignes ne change rien). Le coefficient j de la nouvelle ligne vaut Σk αk/(ak + bj) = R(bj). D'où la formule demandée.
2.4.2.
R(bj) = 0 pour j ≤ n − 1 (bj racine du numérateur). La dernière ligne vaut (0, …, 0, R(bn)) ; en développant selon cette ligne, le cofacteur de la place (n, n) est Δn−1 : αnΔn = R(bn)Δn−1.
2.4.3.
Δ2 = 1/((a1+b1)(a2+b2)) − 1/((a1+b2)(a2+b1)) ; le numérateur commun vaut (a1+b2)(a2+b1) − (a1+b1)(a2+b2) = a1b1 + a2b2 − a1b2 − a2b1, d'où Δ2 = (a2 − a1)(b2 − b1) / Πi,j≤2(ai + bj).
Récurrence : Δn = (R(bn)/αn) Δn−1, avec R(bn) = Πj<n(bn − bj) / Πk≤n(ak + bn) et 1/αn = Πi<n(ai − an) / Πj<n(−(an + bj)) = Πi<n(an − ai) / Πj<n(an + bj) (les signes (−1)n−1 se compensent). Le facteur multiplicatif contient exactement les nouveaux termes (an − ai)(bn − bi), i < n, au numérateur et les nouveaux (ai + bj) avec i = n ou j = n au dénominateur. Donc Δn = Πi<j(aj − ai)(bj − bi) / Πi,j(ai + bj). Si deux ai sont égaux, les deux membres sont nuls (2.1) : la formule vaut dans tous les cas.
Problème — 2ème partie : matrices de Gram et distance
3.1.
|G(u1, u2)| = ‖u1‖2‖u2‖2 − (u1|u2)2 ≥ 0 par Cauchy–Schwarz, avec égalité si et seulement si la famille est liée (cas d'égalité).
3.2.
(ui|uj) = (uj|ui) : G est symétrique.
3.3.1.
wk = Σl ql,kul où Q = Ip + Σj≠i λjEj,i (identité modifiée seulement dans la colonne i, hors diagonale). Par bilinéarité, G(w) = tQ G(u) Q. Q est un produit de transvections, det Q = 1, donc |G(w1, …, wp)| = |G(u1, …, up)|. (Autre lecture : Ci ← Ci + Σ λjCj puis Li ← Li + Σ λjLj.)
3.3.2.
Si la famille est liée, un ui s'écrit Σj≠i μjuj ; avec λj = −μj, wi = 0, donc G(w) a une ligne nulle : |G(u)| = |G(w)| = 0.
3.4.1. et 3.4.2.
La base (ek) étant orthonormée : (ui|uj) = Σk bk,ibk,j, qui est le coefficient (i, j) de tBB : G(u1, …, up) = tBB.
3.4.3.
(u1, …, up) et (e1, …, ep) sont deux bases de Vect(u1, …, up), B est la matrice de passage, donc inversible : |G| = (det B)2 > 0. Bilan : |G| ≥ 0, avec |G| = 0 ⇔ famille liée.
3.5.1.
pF(x) = Σ μjvj et y = x − pF(x) ∈ F⊥. Par 3.3.1 (on retranche Σ μjvj au dernier vecteur) : |G(v1, …, vn, x)| = |G(v1, …, vn, y)|. Comme y ⊥ vj, cette matrice est diagonale par blocs [G(v), 0 ; 0, ‖y‖2], donc son déterminant vaut ‖y‖2|G(v)|. Enfin (v1, …, vn, pF(x)) est liée, donc |G(v1, …, vn, pF(x))| = 0 (3.3.2). L'égalité demandée en découle.
3.5.2.
d(x, F) = ‖x − pF(x)‖ et |G(v1, …, vn)| > 0 (famille libre, 3.4.3) : d(x, F) = √( |G(v1, …, vn, x)| / |G(v1, …, vn)| ).
3.6.1.
La matrice de (v1, …, vn) dans la base canonique est triangulaire supérieure avec des 1 sur la diagonale (déterminant 1) : la famille est libre (c'est une base de ℝn).
3.6.2.
⟨vi, vj⟩ = nombre d'indices communs à {1, …, i} et {1, …, j} : ⟨vi, vj⟩ = min(i, j). Donc An = G(v1, …, vn) est une matrice de Gram.
3.6.3.
An est symétrique réelle : orthogonalement diagonalisable (théorème spectral). Avec V la matrice des vj (inversible), An = tVV ; si AnX = μX avec X ≠ 0, alors μ‖X‖2 = tXAnX = ‖VX‖2 > 0 : toutes les valeurs propres sont strictement positives.
Problème — 3ème partie : calcul d'un minimum
4.1. Produit scalaire
(.|.) est bilinéaire (linéarité de l'intégrale), symétrique, positive (∫01P2 ≥ 0). Définie : si ∫01P2 = 0, la fonction continue positive P2 est nulle sur [0, 1], donc P a une infinité de racines : P = 0. C'est un produit scalaire.
4.2.1.
(Pni|Pnj) = ∫01 tni+nj dt = 1/(ni + nj + 1).
4.2.2.
C'est un déterminant de Cauchy avec ai = ni et bj = nj + 1 (ai + bj = ni + nj + 1 > 0). Par 2.4.3 :
|G(Pn1, …, Pnp)| = Π1≤i<j≤p(nj − ni)2 / Π1≤i,j≤p(ni + nj + 1).
4.2.3.
Les ni sont deux à deux distincts, donc ce déterminant est non nul ; par 3.3.2 (contraposée), la famille est libre (on peut aussi invoquer les degrés distincts).
4.2.4. Distance à 𝒲p
Si r est l'un des nk, Pr ∈ 𝒲p, la distance est nulle et la formule donne bien 0. Sinon, les entiers n1, …, np, r sont distincts et par 3.5.2 d(Pr, 𝒲p)2 = |G(Pn1, …, Pnp, Pr)| / |G(Pn1, …, Pnp)|. Dans le quotient des deux formules de 4.2.2, il reste au numérateur les facteurs (r − nk)2 et au dénominateur (2r + 1) (terme i = j = r) et (nk + r + 1)2 (termes (k, r) et (r, k)) :
d(Pr, 𝒲p)2 = Πk(nk − r)2 / [(2r + 1) Πk(nk + r + 1)2], d'où d(Pr, 𝒲p) = (1/√(2r+1)) Πk=1p |nk − r| / (nk + r + 1).
4.3.1. Existence et unicité du minimum
ψ(x1, …, xn) = ‖P0 − Σk=1n xkPk‖2 pour la norme de 4.1. Avec 𝒲 = Vect(P1, …, Pn) (dimension finie n), inf ψ = d(P0, 𝒲)2, et la distance est atteinte en un unique point : la projection orthogonale p𝒲(P0) (Pythagore : ‖P0 − W‖2 = ‖P0 − p𝒲(P0)‖2 + ‖p𝒲(P0) − W‖2). Comme (P1, …, Pn) est libre, p𝒲(P0) = Σ akPk avec (a1, …, an) unique.
4.3.2. Valeur du minimum
On applique 4.2.4 avec r = 0, p = n et nk = k : d(P0, 𝒲) = (1/√1) Πk=1n k/(k + 1) = 1/(n + 1) (produit télescopique). Donc ψ(a1, …, an) = 1/(n + 1)2. Contrôle pour n = 1 : ∫01(1 − at)2dt = 1 − a + a2/3, minimal en a = 3/2, de valeur 1/4 = 1/22.
💡 Ce qu'il faut retenir et réviser pour le CNC MP (Maths II) : réduction des endomorphismes (χA, Cayley–Hamilton, nilpotents, base de Jordan u2(e), u(e), e, exponentielle d'une matrice 2I + N avec N nilpotente), décomposition en éléments simples avec pôles simples, opérations sur les lignes et développement d'un déterminant, déterminant de Cauchy (et celui de Hilbert 1/(i+j−1) qui en est un cas particulier), matrices de Gram (G = tBB, det G ≥ 0, nul ssi famille liée), projection orthogonale et formule d(x, F)2 = |G(v, x)|/|G(v)|, théorème spectral. L'application finale (minimum de ∫(1 − Σ aktk)2 = 1/(n+1)2) est un classique à connaître.
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