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Modèle de concours : CNC 2010 Mathématiques II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2010 👁️ 38 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2010), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2010
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2010 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2010
École Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement
ESITH

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2010

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 1

Durée 4 heures

Filière MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2010 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier

de rappeler avec précision les | références |des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.

L'objet de ce problème est d'établir le résultat suivant : “Pour toute matrice complexe À, il existe une
matrice unitaire U telle que les éléments diagonaux de la matrice U AU" soient tous égaux.”

La première et la deuxième partie sont indépendantes ; la troisième partie utilise certains résultats des
deux premières.
Notations et rappels

Dans ce problème, n désigne un entier naturel › 2 et M,(K) l'algèbre des matrices carrées
d'ordre n à coefficients dans K (K = R ou C) ; la matrice identité se notera I,

Pour toute matrice A de M, (K), "A désigne la matrice transposée de A, det A son déterminant,
X son polynôme caractéristique et Sp(A) l'ensemble de ses valeurs propres dans C.

Si A = (aps) € Mn(C), on appelle matrice conjuguée de A et on note À, la matrice de Mn (C)
dont le coefficient de la k-ième ligne et la £-ième colonne est égal au conjugué 77,7 du complexe
ape, pour tout couple (k, #) d'éléments de {1,...,n} ; on note aussi A* la matrice transposée de la
matrice À (A* =‘ A).

1°'° partie

Un peu de géométrie

R? est identifié à C par l’isomorphisme de R-espaces vectoriels ‏ع‎ — (Re(z), Im(z)), de © sur
R?. Le plan R? est muni de son produit scalaire canonique. On rappelle que le cercle unité de C est

1.1. Question de cours : Donner l'équation réduite d’une ellipse dans un repère orthonormé
du plan euclidien ; préciser les coordonnées des foyers et les équations des deux directrices de
l'ellipse ainsi que la valeur de son excentricité.

1.2. Soient b et c deux complexes tels que |b| # |c| ; on pose À := |b| et p : = c|.

1.2.1. Justifier que l'ensemble ‏قاع =: يرل‎ + pe" ; O0 › 0 › 27} est une ellipse dont on
donnera une équation réduite.

1.2.2. Soit w un point de R? et ‏م‎ € R ; reconnaître l'application rw, : 7 + ‏عاضا + مس‎ — w) de
R? dans R?.

1.2.3. Montrer que l'ensemble Ep. := {bz + cz ; |z| = 1} est une ellipse, centrée à l’origine,
image de F,, par une application du type précédent à préciser à l’aide des réels € et 7 tels que
b= Xe’ etc = pe”.

1.3. Soient b et c deux complexes ; on définit l'application f : 7 — ‏عن‎ + c7 de C dans ©

Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2010 -- MP

1.3.1. Vérifier que f est linéaire et montrer qu'elle est injective si, et seulement si, |b| # |.
1.3.2. Si f est injective, justifier que l’image du cercle unité par f est une ellipse de centre 0.

1.3.3. Si f n’est pas injective, montrer que l’image du cercle unité par f est un segment de ‏بن‎
‎centré en 0, dont on précisera les extrémités.

1.3.4. Montrer alors que, pour tout complexe non nul a, il existe un complexe ‏و2‎ de module 1

tel que a soit réel. (On distinguera les cas f injective et f non injective.)

2ème partie
Matrices unitaires

Définitions : une matrice A € Mn (C) est dite unitaire si A* A = ‏ما‎ ce qui revient à dire qu'elle est
inversible et son inverse est égal à A”. L'ensemble des matrices unitaires de Mn(C) est noté U(n).

2.1. Donner un exemple simple de matrice unitaire.
2.2. Montrer que si À est unitaire alors det A est un complexe de module 1.

2.3. Soit A € M»(C). Montrer que À est un matrice unitaire si, et seulement si, elle est de la forme

A= ( 8 5) où u et v sont des complexes tels que |u|? +|v]? = 1 et À un complexe de module 1.

2.4. Soit D = diag(\;,--- , An) Une matrice diagonale de M, (C) ; donner une condition nécessaire
et suffisante sur les complexes À], , Ah pour que D soit unitaire.

2.5. Cas des matrices réelles
2.5.1. Soit A € M,(R) ; montrer que À est unitaire si, et seulement si, elle est orthogonale.

2.5.2. On rappelle qu’une matrice de permutation est une matrice obtenue en permutant les
colonnes (ou les lignes) de I,,. Montrer que toute matrice de permutation est unitaire.

2.6. M,,1(C) désigne le C-espace vectoriel des matrices complexes à n lignes et une colonne. On
le munit de son produit scalaire complexe canonique noté › .. . › et défini par › X, Y ›:= X" Y où

Montrer qu’une matrice À est unitaire si, et seulement si, ses colonnes forment une base
orthonormée de l’espace hermitien (M,,1(C). ‹›).

2.7. Montrer que U(n) est un sous-groupe du groupe linéaire GL, (C).
2.8. Compacité de U(n)

2.8.1. Montrer que l'application A ‏جر‎ A* A, de M, (C) dans lui même, est continue.

5 1/2
2.8.2. Montrer que l'application (a;;) — ||(ai,;)|l2 := ( ‏(ثايه| م‎ est une norme sur

My, (C). Que vaut || ‏وال‎ si A est unitaire ?
2.8.3. Déduire de ce qui précède que U(n) est une partie compacte de M, (C).

Épreuve de Mathématiques II 2/4 —

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Concours National Commun - Session 2010 - MP

3ème

partie
Démonstration du résultat annoncé
3.1. Étude en dimension 2
Sora ‏نم‎ ١ MAiC #03 ‏اص"‎ 5) auvare ‏تك‎ 8e
A La np) € 2(C) avec a, # az ; ON pose U = ‏ج‎ mn)? = | ; y ave

3.1.1. Vérifier que U est une matrice unitaire.

3.12. Calculer A, et ‏مك‎ en fonction de ‏بره‎ as, b, c, œet 6 — y.
3.1.3. On poset = cos? a + pcosasina avec ‏م‎ = a + ‏الله‎ ;
1 — 02
3.1.3.1. Justifier qu’on peut choisir ‏م‎ et y pour que p soit un réel.

3.1.3.2. Lorsque ‏م‎ est réel, justifier par un théorème à préciser qu'il existe ‏به‎ entre 0 et 7/2 pour
lequel à = 1/2.

3.1.3.3. En déduire que pour ces choix de ‏م‎ et ‏ره‎ les termes diagonaux de la matrice U AU* sont

égaux. (on pourra vérifier que A; = ta: + (1 — t)az et As = tag + (1 — t)a1).

3.2. Étude du cas général
1‹ij‹

S49S

3.21. Soit f : Mn(C) — M,(C) l'application qui à toute matrice M = (m;,;) € Mn (0),
associe f(M) = (mi; — mj,;) ; montrer que f est continue.

3.2.2. Soit A € M,(C) et soit g4 l'application de U(n) dans R définie par

3.2.2.1. Montrer soigneusement que l'application g4 est continue.

3.2.2.2. Montrer que g4 est bornée et atteint ses bornes.
Dans la suite, on considère les matrices 4 € M, (C) et Ho € U(n) telles que

3.23. On suppose ici que g4(Ho) › 0 (donc n › 3) et on pose HoAHÿ = A" = (a; ;) ; on note in
et jo des indices tels que ‏ووه 7 ويمره|‎ = JA(Ho) = ١ SR, |a; ; — a; ;| 7 l peut y en avoir d’autres !

3.2.3.1. Montrer qu’on peut supposer, quitte à remplacer ‏و77‎ par PHy où P est une matrice de
permutation à préciser, que 710 = 1 et jo = 2.

3.2.3.2. On suppose donc que |a; ; — a59| = ga(Hy) et on pose 2 := (a;;)i‹ij‹o € M2(C).
Justifier qu’il existe Up, matrice unitaire d'ordre 2, telle que les coefficients diagonaux de la matrice
‏ابوه‎ + 499

Up BU( soient égaux à

U 0

0 7 ) . Vérifier que la matrice U est unitaire et montrer que les
n—2

3.233. On pose U := (

; , 49+ أن اا ا

coefficients diagonaux de la matrice U A'U* sont les complexes 3 ‏كات وروا‎
pris dans cet ordre.
Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2010 - MP

3.234. La matrice U étant celle définie ci-dessus, montrer que ||f(U 4/0 *(|| ‏م‎ › If (4")l|x et
‏مي + رمز‎

2

3.2.3.5. Montrer qu'il existe une matrice unitaire H, produit d’un nombre fini de matrices
unitaires, telle que ||f(H 44/77 *( || ‏م‎ › ||7)4(|| et trouver une contradiction.

q ii 1,1 2,20

3.24. Justifier alors que les coefficients diagonaux de la matrice HoAH, sont tous égaux.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II de la filière MP du Concours National Commun (CNC) 2010 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (présidence ESITH). Durée : 4 heures, calculatrice interdite. C'est un problème d'algèbre linéaire en trois parties : géométrie de l'ellipse dans ℂ, matrices unitaires et compacité de U(n), puis démonstration du théorème « pour toute matrice complexe A, il existe U unitaire telle que les coefficients diagonaux de UAU−1 soient tous égaux ». Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les parties 1 et 2 sont indépendantes et presque entièrement « de cours » : ce sont elles qui rapportent le plus de points. La partie 3 réutilise deux résultats clés : 1.3.4 (existence de z0 de module 1 rendant (bz0+c z̄0)/a réel) et 2.8.3 (U(n) est compact). Retenez aussi que f n'est que ℝ-linéaire (à cause du conjugué), et que la trace est invariante par similitude : c'est elle qui donne la valeur commune des termes diagonaux.

1ère partie — Un peu de géométrie

1.1. Question de cours

  • Équation réduite : x2/a2 + y2/b2 = 1 avec a > b > 0.
  • On pose c = √(a2 − b2). Foyers : F(c, 0) et F'(−c, 0).
  • Directrices : x = a2/c et x = −a2/c ; excentricité e = c/a (0 ≤ e < 1 ; e = 0 pour un cercle).

1.2.1. L'ensemble Eλ,μ

λeiθ + μe−iθ = (λ+μ)cos θ + i(λ−μ)sin θ. Donc x = (λ+μ)cos θ, y = (λ−μ)sin θ avec λ − μ ≠ 0, et quand θ décrit [0, 2π] on obtient tous les points de :

x2/(λ+μ)2 + y2/(λ−μ)2 = 1, ellipse de centre 0, de demi-axes λ+μ (sur Ox, grand axe car λ+μ ≥ |λ−μ|) et |λ−μ| (cercle si λμ = 0).

1.2.2. L'application rw,φ

z ↦ w + eiφ(z − w) fixe w et multiplie z − w par eiφ : c'est la rotation de centre w et d'angle φ.

1.2.3. L'ensemble Eb,c

Avec z = eiθ, b = λeiε, c = μeiτ :

bz + c z̄ = λei(ε+θ) + μei(τ−θ) = ei(ε+τ)/2 (λeiψ + μe−iψ) avec ψ = θ + (ε−τ)/2.

Quand θ décrit un intervalle de longueur 2π, ψ aussi. Donc Eb,c = r0,(ε+τ)/2(Eλ,μ) : image d'une ellipse centrée en 0 par une rotation de centre 0, c'est une ellipse centrée à l'origine.

1.3.1. Linéarité et injectivité de f(z) = bz + c z̄

  • Pour α réel : f(αz + z') = αf(z) + f(z') car le conjugué de αz est α z̄. f est ℝ-linéaire (pas ℂ-linéaire si c ≠ 0).
  • Si |b| ≠ |c| et f(z) = 0 : |b||z| = |c||z| donc z = 0 ; f injective.
  • Si |b| = |c| = λ : si λ = 0, f = 0. Sinon z = ei(τ−ε+π)/2 donne f(z) = λei(ε+τ)/2(eiπ/2 + e−iπ/2) = 0 avec z ≠ 0.

Conclusion : f injective ⇔ |b| ≠ |c|.

1.3.2.

f injective ⇔ |b| ≠ |c| ; l'image du cercle unité est Eb,c, qui est une ellipse de centre 0 d'après 1.2.3.

1.3.3.

|b| = |c| = λ : f(eiθ) = 2λ cos(θ + (ε−τ)/2) ei(ε+τ)/2. Comme le cosinus prend toutes les valeurs de [−1, 1], l'image est le segment [−2|b|ei(ε+τ)/2, 2|b|ei(ε+τ)/2], centré en 0 (réduit à {0} si b = c = 0).

1.3.4. Existence de z0

On cherche |z0| = 1 avec f(z0) ∈ ℝa (droite passant par 0 dirigée par a).

  • f non injective : l'image est un segment contenant 0 ; il existe z0 (cos = 0) tel que f(z0) = 0, et 0/a = 0 est réel.
  • f injective : dans le repère tourné de (ε+τ)/2, l'ellipse s'écrit X2/A2 + Y2/B2 = 1 avec A = λ+μ > 0, B = |λ−μ| > 0. Si la droite ℝa a pour vecteur directeur (cos δ, sin δ) dans ce repère, le point s(cos δ, sin δ) est sur l'ellipse pour s = (cos2δ/A2 + sin2δ/B2)−1/2. Ce point est de la forme f(z0) avec |z0| = 1, et f(z0)/a ∈ ℝ.

2ème partie — Matrices unitaires

2.1.

In, ou plus généralement diag(eiθ1, …, eiθn).

2.2.

det(A*) est le conjugué de det A. Donc 1 = det(A*A) = |det A|2, d'où |det A| = 1.

2.3. Les matrices unitaires d'ordre 2

  • Sens direct : A unitaire ⇔ AA* = I2 ⇔ les lignes de A sont orthonormées dans ℂ2. La première ligne (u, v) vérifie |u|2 + |v|2 = 1. L'orthogonal de (u, v) est la droite complexe engendrée par (−v̄, ū). La seconde ligne vaut donc λ(−v̄, ū), et elle est unitaire ssi |λ| = 1.
  • Réciproque : on calcule A*A. Terme (1,1) : |u|2 + |λ|2|v|2 = 1. Terme (1,2) : ūv − |λ|2ūv = 0. Terme (2,2) : |v|2 + |u|2 = 1. Donc A*A = I2.

2.4.

D*D = diag(|λ1|2, …, |λn|2) : D est unitaire ⇔ |λk| = 1 pour tout k.

2.5. Cas réel

  • 2.5.1 : si A est réelle, A* = tA, donc A*A = In ⇔ tAA = In : unitaire ⇔ orthogonale.
  • 2.5.2 : les colonnes d'une matrice de permutation sont les vecteurs eσ(1), …, eσ(n), famille orthonormée. La matrice est donc réelle orthogonale, donc unitaire par 2.5.1.

2.6.

Si C1, …, Cn sont les colonnes de A, alors (A*A)i,j = Ci* Cj = <Ci, Cj>. Donc A*A = In ⇔ <Ci, Cj> = δi,j ⇔ les colonnes forment une famille orthonormée, donc une base, puisqu'il y en a n = dim ℳn,1(ℂ).

2.7.

U(n) ⊂ GLn(ℂ) et In ∈ U(n). Si A, B ∈ U(n) : (AB)*(AB) = B*A*AB = In. De plus A−1 = A* et (A*)*A* = AA* = In. Donc U(n) est un sous-groupe de GLn(ℂ).

2.8. Compacité de U(n)

  • 2.8.1 : le coefficient (i, j) de A*A vaut Σk āk,i ak,j, polynôme en les parties réelles et imaginaires des coefficients de A. L'application est donc continue (on peut aussi invoquer la continuité de A ↦ A*, ℝ-linéaire en dimension finie, et du produit, bilinéaire).
  • 2.8.2 : ||A||22 = tr(A*A), où (A, B) ↦ tr(A*B) est un produit scalaire hermitien sur ℳn(ℂ). C'est la norme euclidienne canonique de ℂn2 : c'est une norme. Si A est unitaire : ||A||22 = tr(In) = n, donc ||A||2 = √n.
  • 2.8.3 : U(n) = φ−1({In}) avec φ(A) = A*A continue, donc U(n) est fermé. Il est borné (inclus dans la sphère de rayon √n). En dimension finie, fermé + borné ⇒ U(n) compact.

3ème partie — Démonstration du résultat annoncé

3.1.1.

U est de la forme 2.3 avec λ = 1, et |u|2 + |v|2 = cos2α + sin2α = 1 : U est unitaire.

3.1.2. Calcul de A1 et A2

On a U* = (ū, −v ; v̄, u). Le calcul de UAU* donne, avec uv̄ = ei(β−γ)cos α sin α :

A1 = a1cos2α + a2sin2α + cos α sin α (b ei(β−γ) + c e−i(β−γ))

A2 = a1sin2α + a2cos2α − cos α sin α (b ei(β−γ) + c e−i(β−γ))

Vérification : A1 + A2 = a1 + a2 = tr A.

3.1.3.1. p réel

Par 1.3.4 appliqué à a = a1 − a2 ≠ 0, il existe z0 = eiθ0 tel que (bz0 + c z̄0)/(a1 − a2) soit réel. On choisit β − γ = θ0 (par exemple γ = 0 et β = θ0) : p est réel.

3.1.3.2. t = 1/2

p étant réel, t(α) = cos2α + p cos α sin α est une fonction réelle continue sur [0, π/2], avec t(0) = 1 et t(π/2) = 0. D'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe α ∈ [0, π/2] tel que t(α) = 1/2.

3.1.3.3.

On a (a1 − a2)p = b ei(β−γ) + c e−i(β−γ), et 1 − t = sin2α − p cos α sin α. Donc :

A1 = a1(cos2α + p cos α sin α) + a2(sin2α − p cos α sin α) = t a1 + (1−t)a2, et de même A2 = t a2 + (1−t)a1.

Pour t = 1/2 : A1 = A2 = (a1 + a2)/2. Comme U* = U−1, le théorème est établi pour n = 2 (le cas a1 = a2 est trivial avec U = I2).

3.2.1. Continuité de f

f(M) = (mi,i − mj,j)i,j est linéaire en dimension finie, donc continue. Directement : ||f(M)||∞ ≤ 2||M||∞, donc f est 2-lipschitzienne.

3.2.2. L'application gA(H) = ||f(HAH*)||∞

  • 3.2.2.1 : H ↦ HAH* est continue (coefficients polynomiaux en Re et Im des coefficients de H), f est continue et la norme est 1-lipschitzienne. Par composition, gA est continue.
  • 3.2.2.2 : gA est continue à valeurs réelles sur le compact U(n) (2.8.3). Elle est donc bornée et atteint ses bornes. En particulier H0 réalisant le minimum existe.

Remarque : ||f(M)||∞ = maxi,j |mi,i − mj,j|. Pour n = 2, 3.1 fournit H avec gA(H) = 0, d'où « donc n ≥ 3 » dans 3.2.3.

3.2.3.1. Permutation

Soit σ une permutation telle que σ(1) = i0 et σ(2) = j0 (i0 ≠ j0 car gA(H0) > 0), et P = Σk Ek,σ(k). Alors (PA'P*)k,l = a'σ(k),σ(l) : la diagonale de PA'P* est celle de A' permutée, donc gA(PH0) = gA(H0). PH0 est unitaire (2.5.2 et 2.7), réalise encore le minimum, et le maximum est atteint en (i0, j0) = (1, 2).

3.2.3.2.

a'1,1 ≠ a'2,2 car leur écart vaut gA(H0) > 0. Par 3.1 appliqué à B, il existe U0 ∈ U(2) telle que U0BU0* ait deux termes diagonaux égaux. Leur somme vaut tr(U0BU0*) = tr B = a'1,1 + a'2,2, donc chacun vaut (a'1,1 + a'2,2)/2.

3.2.3.3.

U*U = diag(U0*U0, In−2) = In : U est unitaire. En écrivant A' par blocs (B, C ; D, E), on obtient UA'U* = (U0BU0*, U0C ; DU0*, E). La diagonale est donc x0, x0, a'3,3, …, a'n,n avec x0 = (a'1,1 + a'2,2)/2.

3.2.3.4.

Notons g = gA(H0) = ||f(A')||∞. Les écarts diagonaux de UA'U* sont :

  • 0 pour la paire (1, 2) ;
  • |a'i,i − a'j,j| ≤ g pour i, j ≥ 3 (inchangés) ;
  • |x0 − a'i,i| = |(a'1,1 − a'i,i) + (a'2,2 − a'i,i)|/2 ≤ g pour i ≥ 3.

Donc ||f(UA'U*)||∞ ≤ ||f(A')||∞. L'inégalité est stricte pour i ≥ 3. En effet, l'égalité imposerait |a'1,1 − a'i,i| = |a'2,2 − a'i,i| = g, avec ces deux complexes positivement liés (cas d'égalité de l'inégalité triangulaire). Ils seraient alors égaux, d'où a'1,1 = a'2,2, ce qui contredit g > 0. D'où |x0 − a'i,i| < |a'1,1 − a'2,2|.

3.2.3.5. Contradiction

Soit N(M) le nombre de paires {i, j} telles que |mi,i − mj,j| = g. D'après 3.2.3.4, le passage de A' à UA'U* ne crée aucune nouvelle paire maximale : les paires contenant 1 ou 2 ont maintenant un écart < g, les autres sont inchangées. Il supprime au moins la paire (1, 2) : N diminue d'au moins 1 et le maximum reste ≤ g.

Tant que N ≥ 1, la nouvelle matrice (H'AH'* avec H' unitaire) a encore un maximum égal à g, qui est le minimum. On peut donc recommencer : permutation (3.2.3.1), puis bloc U (3.2.3.3). Comme N ≤ n(n−1)/2, après un nombre fini d'étapes on obtient N = 0. On a alors H, produit fini de matrices de permutation et de matrices du type U, donc unitaire (2.7), avec ||f(HA'H*)||∞ < ||f(A')||∞.

Mais HH0 ∈ U(n) et gA(HH0) = ||f(HA'H*)||∞ < g = min gA : contradiction.

3.2.4. Conclusion

L'hypothèse gA(H0) > 0 est absurde, donc gA(H0) = 0 : tous les coefficients diagonaux de H0AH0* sont égaux. Comme H0* = H0−1, U = H0 convient. La valeur commune est nécessairement tr(A)/n (invariance de la trace).

💡 À réviser pour le CNC MP (Maths II) : coniques (équation réduite, foyers, directrices, excentricité) ; nombres complexes et rotations ; matrices unitaires/orthogonales, produit hermitien, bases orthonormées ; groupes de matrices ; topologie en dimension finie (continuité des applications polynomiales, fermé + borné = compact, fonction continue sur un compact) ; théorème des valeurs intermédiaires ; invariance de la trace par similitude ; raisonnement par l'absurde avec une quantité entière strictement décroissante. Rédigez en citant précisément les numéros des questions utilisées (1.3.4, 2.8.3), comme l'exige l'énoncé.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2010. Les questions sont en français.
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Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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