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Modèle de concours : CNC 2006 Mathématiques II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2006 👁️ 34 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2006), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2006
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2006 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2006
École Mohammadia d'Ingénieurs

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2006

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 1

Durée 4 heures

Filière MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2006 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et
à la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier de
rappeler avec précision les | références | des questions abordées

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il
le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

NOTATIONS ET RAPPELS

Dans tout le problème, K désigne le corps des réels ou celui des complexes (K = R ou C) et n
un entier naturel supérieur ou égal à 2. Si ‏م‎ € N*, on note M,,7(K) l’espace vectoriel des matrices
à coefficients dans K, à n lignes et p colonnes ; si p = n, Mn,p(K) est noté simplement M,(K), c’est
l'algèbre des matrices carrées d’ordre n à coefficients dans K. Le groupe des matrices inversibles de
M, (K) est noté GL, (K) et la matrice identité se notera I,

Pour toute matrice A de M,,p(K), ‘A désigne la matrice transposée de A et rg(A) son rang. Si
p = n, Spx(A) représente l’ensemble des valeurs propres de A appartenant à K, Tr (A) sa trace et
X a Son polynôme caractéristique ; il est défini par

VAEK, ‏لجاب‎ = det(A — À In)

Pour tout couple (i, 7) d’éléments de {1,...,n}, on note F;,; la matrice de M,(K) dont tous les
coefficients sont nuls sauf celui de la i-ème ligne et la j-ème colonne valant 1 ; on rappelle que la

famille (E;,;) ‏وز جر‎ CSt Une base de M,(K), dite base canonique, et que

Y(i,j,k1) © {1,...,n}4, EnjBps = ‏بطليرة‎ avec 6;, =1 si j = k et 0 sinon.

Pour tout couple (P, Q) d'éléments de GL,(K), on notera up. et vpe les endomorphismes de
My,(K) définis par

VMEMp(K), upo(M)= PMQ et vpo(M) = P'MQ.
PRÉLIMINAIRES

(a) Pour tout couple (i, j) d'éléments de {1,... ,n}, exprimer les matrices AF;,; et F;,; À dans
la base canonique de M, (K).

(b) On suppose que, pour toute matrice M € M,(K), AM = MA; montrer que À est une
matrice scalaire, c’est à dire de la forme ‏,نل‎ avec À € K.

(a) Pour tout couple (i, j) d'éléments de {1,...,n}, exprimer la trace de la matrice AF; ;.
(b) On suppose que, pour toute matrice M € M,(K), Tr (AM) = 0; montrer que À est nulle.

3. Montrer que, pour tout couple (A, B) d'éléments de M,(K), Tr (AB) = Tr (BA).

4. Justifier que, pour tout P, Q € GL (K), les endomorphismes ‏وميا‎ et vp,e conservent le rang.

Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2006 - MP

Dans la suite du problème, on admettra que tout endomorphisme © de M,(C) qui conserve
le rang, c’est à dire tel que

est de la forme up ‏و‎ OU ‏ودرا‎ Pour un certain couple (P, Q) d’éléments de GL,(C).
PREMIÈRE PARTIE

A. Étude des endomorphismes de M, (C) qui conservent le déterminant

Dans cette section , © désigne un endomorphisme de M, (C) qui conserve le déterminant, c’est
à dire tel que
VM 6 ‏,)مانا‎ det ®(M) = det M.

Pour tout 7 € {1,...,n}, on pose K, = I, — J, où J, est la matrice de M, (C) définie par

I, 0

1. Soit s € {1,...,n} et soit A = (a;;) € Mn(C) une matrice quelconque. Montrer que
det (ÀJ; + A) est, en fonction de À € C, un polynôme à coefficients complexes de degré
inférieur ou égal à s.

2. Soit M € M, (C) une matrice de rang r € {1,...,n}.

(a) Justifier qu'il existe deux matrices R et S, éléments de GL, (C), telles que M = RJ,.S.

(b) On pose N = RK,.S ; exprimer, en fonction du complexe À, le déterminant de la matrice
AM + N.

(c) On note s le rang de ®(M). Montrer que det (\®(M) + ©)27(( est, en fonction de À € C,
un polynôme à coefficients complexes de degré inférieur ou égal à s, puis en déduire que

3. Montrer alors que l’'endomorphisme © est injectif puis justifier qu'il est inversible.
4. Vérifier que l’'endomorphisme 7! conserve le déterminant.
5. Conclure que l’'endomorphisme © conserve le rang et préciser toutes ses formes possibles.

B. Étude des endomorphismes de M, (C) qui conservent le polynôme caractéristique

Dans cette section, ® désigne un endomorphisme de M,(C) qui conserve le polynôme car-
actéristique, c’est à dire tel que

VMEMn(C), Xo(um = XM-
1. Montrer que ® conserve le déterminant et la trace.
2. En déduire qu’il existe un couple (P, @) d'éléments de GL,(C) tel que © = up,a ‏.ودر = هتاه‎
3. Un tel couple (P, Q) ayant été choisi.

(a) Montrer que, pour tout couple (;, ÿ) d'éléments de {1,...,n},Tr (PE;3Q) = Tr (B;,;)
(b) En déduire que Q = 1-1.

4. Préciser alors les endomorphisme de M, (C) qui conservent le polynôme caractéristique.

Épreuve de Mathématiques II 2/4 ‏ب‎

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Concours National Commun - Session 2006 - MP

DEUXIÈME PARTIE

Dans cette partie, © désigne une application de M,(C) dans lui même telle que, pour tout
couple (A, B) d'éléments de M,(C), les matrices ®(A)®(B) et AB aient le même polynôme
caractéristique.

1. (a) Pour tout quadruplet (i, j, k,l) € {1,...,n}*, calculer la valeur de Tr (®(F;,;) ®(Pr.1))-

(b) Montrer alors que la famille (®(F;;)), ‹ij‹n ©St une base de Mn (C).
2. Soient À et B deux éléments de M, (C).

3. Montrer que © est linéaire puis justifier que c’est un automorphisme de M,(C).

4. Montrer que, pour tout couple (i, 7) d'éléments distincts de {1,...,n}, la matrice F;,; est
nilpotente et en déduire qu'il en est de même pour la matrice ®(F; ;).

5. Dans la suite de cette partie, on notera G = (g:,j)1‹:,j‹n la matrice telle que ®(G) = I.

(a) Justifier que, pour toute matrice A € Mn (C), Xe(a) = XAG-

(b) Montrer que, pour tout couple (;, j) d'éléments de {1,...,n}, le polynôme caractéristique
de la matrice EF; ;G est égal à (-1)"X""(X — 97).
(c) En déduire que la matrice G est diagonale et que G? = I,

6. On note ‏للا‎ l'endomorphisme de M, (C) défini par

(a) Montrer que V conserve le polynôme caractéristique.

(b) En déduire qu’il existe une matrice P € GL, (C) telle que

7. (a) Montrer que, pour tout couple (A, B) € (M, (C)) Tr (AGBG) = Tr (AB).
(b) En déduire que, pour toute matrice B € M, (C), GBG = B.
(c) Montrer alors que G est une matrice scalaire et qu'il existe € {—1, 1} tel que G = el,

8. Réciproquement, montrer que si w = £.up,p-1 OU W = ENp p-1, aAVec P € GL,(C) ete = +1,
alors l'endomorphisme w de M,(C) vérifie bien la propriété

TROISIÈME PARTIE

On rappelle qu’une matrice symétrique B € M,(R) est dite positive si, pour tout vecteur X
de Mn,1(R), XBX z 0; elle est dite définie positive si, pour tout vecteur non nul X de M,1(R),
XBX ›0.

On note 5,,(R) le sous-espace vectoriel de M,(R) formé des matrices symétriques ; 5 (R) (resp
SH*(R) ) désigne le sous-ensemble de M,(R) formé des matrices symétriques positives (resp.
définies positives).

Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2006 - MP

(a) Montrer qu'il existe une matrice orthogonale P et une matrice diagonale D telles que
A = ‘PDP. Que représentent pour À les coefficients diagonaux de D ?
(b) Montrer que À est positive si et seulement si toutes ses valeurs propres sont positives.
(c) Montrer que A est définie positive si et seulement si toutes ses valeurs propres sont
strictement positives.

(a) Pour tout réel ‏سر‎ exprimer Spp (A + ul.) en fonction de Sp (A).
(b) En déduire que si A est symétrique, alors il existe œ € R tel que, pour tout x › a, la
matrice À + ‏مل‎ est définie positive.

Dans la suite de cette partie, © désigne un endomorphisme de 5,,(R) vérifiant

3. (a) Justifier que I, € ®(5,(R)) puis montrer que l’'endomorphisme © est surjectif.
(b) Justifier que © est un automorphisme de 5, (R).

4. (a) Montrer que ‏أي‎ (R) est un fermé de 5, (R).

5. Dans cette question, on suppose que n = 2 et que ®(I,) = Z.

(a) Montrer que si A € S»(R) possède une seule valeur propre alors ®(A) = A.
(b) Soit A € S»(R) une matrice qui possède deux valeurs propres distinctes À et 1; on
suppose que À › y.
i. Justifier que la matrice À — ul est symétrique, positive et de rang 1.
ii. En déduire que la matrice ®(A) — ul» est aussi symétrique, positive et de rang 1
puis que u € Spz(®(4)).
iii. En utilisant la matrice — A, montrer que À € Spn(®(A)).

(c) Conclure que, pour toute matrice À € S2(R), Xa(4) = XA-

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2006, filière MP, commun à l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : EMI). Durée : 4 heures, calculatrice interdite, 4 pages. C'est un problème d'algèbre linéaire sur les « préservateurs » : endomorphismes de Mn(ℂ) qui conservent le déterminant ou le polynôme caractéristique, applications Φ telles que χΦ(A)Φ(B) = χAB, puis endomorphismes de Sn(ℝ) qui conservent Sn++(ℝ). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : tout le problème repose sur trois outils : la base canonique (Ei,j) avec Ei,jEk,l = δj,kEi,l, le lemme « Tr(AM) = 0 pour tout M ⇒ A = 0 », et le résultat admis (un endomorphisme qui conserve le rang est uP,Q ou vP,Q). Chaque partie se ramène à la précédente : gardez les références exactes des questions pour les citer.

Préliminaires

1. Commutant

  • (a) AEi,j = Σk ak,i Ek,j (la j-ème colonne est la i-ème colonne de A, les autres sont nulles) et Ei,jA = Σl aj,l Ei,l (la i-ème ligne est la j-ème ligne de A).
  • (b) AEi,j = Ei,jA. On compare les coordonnées : sur Ek,j avec k ≠ i, on obtient ak,i = 0 ; sur Ei,j, on obtient ai,i = aj,j. Donc A est diagonale à coefficients diagonaux égaux : A = a1,1In.

2. Trace

  • (a) Tr(AEi,j) = aj,i (seule la j-ème colonne de AEi,j est non nulle et son coefficient diagonal est aj,i).
  • (b) Avec M = Ei,j : aj,i = 0 pour tout (i, j), donc A = 0.

3.

Tr(AB) = ΣiΣk ai,kbk,i = ΣkΣi bk,iai,k = Tr(BA).

4.

Multiplier à gauche ou à droite par une matrice inversible ne change pas le rang, et rg(tM) = rg(M). Donc rg(PMQ) = rg(PtMQ) = rg(M).

Première partie — A. Endomorphismes qui conservent le déterminant

1.

Les s premières colonnes de λJs + A sont λek + Ak, les autres sont Ak. Par la formule de Leibniz (ou la multilinéarité par rapport aux colonnes), chaque terme est un produit où au plus s facteurs contiennent λ, chacun au degré 1. Donc det(λJs + A) est un polynôme en λ de degré ≤ s.

2.

  • (a) Théorème du rang : toute matrice de rang r est équivalente à Jr, donc M = RJrS avec R, S ∈ GLn(ℂ).
  • (b) λM + N = R(λJr + Kr)S = R diag(λ,…,λ,1,…,1)S (r fois λ), d'où det(λM + N) = λr det R det S.
  • (c) Par 2(a) appliqué à Φ(M) (rang s) : Φ(M) = R'JsS', donc det(λΦ(M) + Φ(N)) = det R' det S' det(λJs + R'-1Φ(N)S'-1), polynôme de degré ≤ s par A.1 (si s = 0, c'est une constante). Par linéarité et conservation du déterminant, ce polynôme vaut det Φ(λM + N) = det(λM + N) = λr det R det S, de degré exactement r (car det R det S ≠ 0). Donc r ≤ s, soit rg M ≤ rg Φ(M).

3.

Si Φ(M) = 0 avec M ≠ 0, on aurait 1 ≤ rg M ≤ rg Φ(M) = 0 : absurde. Donc ker Φ = {0}, Φ injectif, et comme Mn(ℂ) est de dimension finie, Φ est bijectif.

4.

Pour M donnée : det Φ-1(M) = det Φ(Φ-1(M)) = det M.

5.

On applique 2(c) à Φ et à Φ-1 : rg M ≤ rg Φ(M) ≤ rg Φ-1(Φ(M)) = rg M. Donc Φ conserve le rang et, par le résultat admis, Φ = uP,Q ou vP,Q. La condition det Φ(M) = det M s'écrit det P det Q det M = det M pour tout M, soit det(PQ) = 1. Réciproquement ces applications conservent le déterminant. Les endomorphismes cherchés sont M ↦ PMQ et M ↦ PtMQ avec P, Q ∈ GLn(ℂ) et det(PQ) = 1.

Première partie — B. Endomorphismes qui conservent le polynôme caractéristique

1.

χM(0) = det M et le coefficient de λn-1 dans χM(λ) = det(M − λIn) vaut (−1)n-1Tr M. Donc χΦ(M) = χM entraîne det Φ(M) = det M et Tr Φ(M) = Tr M.

2.

Φ conserve le déterminant, donc par A.5 : Φ = uP,Q ou Φ = vP,Q.

3.

  • (a) Tr Φ(Ei,j) = Tr Ei,j. Si Φ = uP,Q, c'est directement Tr(PEi,jQ) = Tr(Ei,j). Si Φ = vP,Q, Φ(Ej,i) = PEi,jQ, d'où Tr(PEi,jQ) = Tr(Ej,i) = δi,j = Tr(Ei,j). Dans les deux cas Tr(PEi,jQ) = Tr(Ei,j).
  • (b) Tr(PEi,jQ) = Tr(QPEi,j) = (QP)j,i (Préliminaire 2a) et Tr(Ei,j) = δi,j = (In)j,i. Donc QP = In, Q = P-1.

4.

Φ(M) = PMP-1 ou Φ(M) = PtMP-1. Réciproquement, deux matrices semblables ont le même polynôme caractéristique et χtM = χM. Les endomorphismes cherchés sont exactement uP,P-1 et vP,P-1, P ∈ GLn(ℂ).

Deuxième partie : χΦ(A)Φ(B) = χAB

1.

  • (a) Même polynôme caractéristique ⇒ même trace : Tr(Φ(Ei,j)Φ(Ek,l)) = Tr(Ei,jEk,l) = δj,kTr(Ei,l) = δj,kδi,l.
  • (b) Si Σ ci,jΦ(Ei,j) = 0, on multiplie à droite par Φ(Ek,l) et on prend la trace : Σ ci,jδj,kδi,l = cl,k = 0. La famille est libre et a n2 = dim Mn(ℂ) éléments : c'est une base.

2.

  • (a) Tr(Φ(A+B)Φ(Ei,j)) = Tr((A+B)Ei,j) = Tr(AEi,j) + Tr(BEi,j) = Tr(Φ(A)Φ(Ei,j)) + Tr(Φ(B)Φ(Ei,j)), d'où Tr((Φ(A+B) − Φ(A) − Φ(B))Φ(Ei,j)) = 0.
  • (b) Soit D = Φ(A+B) − Φ(A) − Φ(B). Tr(DX) = 0 pour X dans la base (Φ(Ei,j)), donc pour tout X par linéarité de X ↦ Tr(DX). Par le Préliminaire 2(b), D = 0 : Φ(A+B) = Φ(A) + Φ(B).

3.

De même Tr((Φ(λA) − λΦ(A))Φ(Ei,j)) = Tr(λAEi,j) − λTr(AEi,j) = 0, donc Φ(λA) = λΦ(A) : Φ est linéaire. Son image contient la base (Φ(Ei,j)), donc Φ est surjectif, donc bijectif en dimension finie : Φ est un automorphisme.

4.

Pour i ≠ j : Ei,j2 = δj,iEi,j = 0, Ei,j est nilpotente. Alors χΦ(Ei,j)2 = χEi,j2 = χ0 = (−X)n ; Φ(Ei,j)2 n'a que 0 comme valeur propre, donc (Cayley-Hamilton) (Φ(Ei,j)2)n = 0 : Φ(Ei,j) est nilpotente.

5.

G existe car Φ est bijectif.

  • (a) χΦ(A) = χΦ(A)In = χΦ(A)Φ(G) = χAG.
  • (b) Ei,jG a pour seule ligne non nulle la ligne i, égale à la ligne j de G. Dans Ei,jG − XIn, les lignes k ≠ i n'ont qu'un coefficient −X sur la diagonale ; en développant, det = (−X)n-1(gj,i − X), soit χEi,jG = (−1)nXn-1(X − gj,i).
  • (c) Pour i ≠ j, Φ(Ei,j) est nilpotente donc χΦ(Ei,j) = (−1)nXn ; avec (a) et (b) : X − gj,i = X, donc gj,i = 0 : G est diagonale. Ensuite χG2 = χΦ(G)Φ(G) = χIn = (1 − X)n ; G2 = diag(gi,i2) a toutes ses valeurs propres égales à 1, donc G2 = In.

6.

  • (a) Ψ est linéaire (Φ l'est) et χΨ(A) = χΦ(AG) = χAG·G = χA (5a et G2 = In) : Ψ conserve le polynôme caractéristique.
  • (b) Par I.B.4, Ψ = uP,P-1 ou vP,P-1. Comme G-1 = G, Φ(M) = Ψ(MG). D'où Φ(M) = PMGP-1 ou Φ(M) = Pt(MG)P-1 = PGtMP-1 (G diagonale donc tG = G).

7.

  • (a) Tr(Φ(A)Φ(B)) = Tr(AB). Premier cas : Φ(A)Φ(B) = P(AGBG)P-1, de trace Tr(AGBG). Second cas : Φ(A)Φ(B) = P(GtAGtB)P-1, de trace Tr(GtAGtB) = Tr(t(GtAGtB)) = Tr(BGAG) = Tr(AGBG). Dans les deux cas Tr(AGBG) = Tr(AB).
  • (b) Tr(A(GBG − B)) = 0 pour tout A, donc (Préliminaire 2b) GBG = B.
  • (c) En multipliant GBG = B à gauche par G : BG = GB pour tout B. Par le Préliminaire 1(b), G = εIn et G2 = In donne ε2 = 1 : G = εIn, ε ∈ {−1, 1}. Ainsi Φ = ε uP,P-1 ou Φ = ε vP,P-1.

8. Réciproque

Si w = ε uP,P-1 : w(A)w(B) = ε2PABP-1 = PABP-1, semblable à AB. Si w = ε vP,P-1 : w(A)w(B) = PtAtBP-1 = Pt(BA)P-1, de polynôme caractéristique χBA. Il reste le résultat classique χBA = χAB : si A est inversible, BA = A-1(AB)A ; sinon A − (1/k)In est inversible pour k assez grand et on passe à la limite (continuité du polynôme caractéristique, densité de GLn(ℂ)). Donc χw(A)w(B) = χAB dans les deux cas.

Troisième partie : endomorphismes de Sn(ℝ) conservant Sn++(ℝ)

1.

  • (a) Théorème spectral : A symétrique réelle est diagonalisable dans une base orthonormée, A = tPDP avec P orthogonale. Les coefficients diagonaux de D sont les valeurs propres de A (avec multiplicités).
  • (b) Avec Y = PX : tXAX = tYDY = Σ diyi2. Si tous les di ≥ 0, c'est ≥ 0. Réciproquement, pour X vecteur propre associé à λ : tXAX = λ‖X‖2 ≥ 0 ⇒ λ ≥ 0. A positive ⇔ Sp(A) ⊂ ℝ+.
  • (c) Même raisonnement, X ≠ 0 ⇔ Y ≠ 0 (P inversible) : A définie positive ⇔ Sp(A) ⊂ ℝ+*.

2.

  • (a) (A + μIn)X = (λ + μ)X ⇔ AX = λX : Spℝ(A + μIn) = {λ + μ ; λ ∈ Spℝ(A)}.
  • (b) A symétrique a au moins une valeur propre réelle ; on pose α = −min Sp(A). Pour x > α, toutes les valeurs propres λ + x de A + xIn sont > 0, donc A + xIn ∈ Sn++(ℝ) par 1(c).

3.

  • (a) In ∈ Sn++ = Φ(Sn++) ⊂ Φ(Sn(ℝ)). Pour S ∈ Sn(ℝ), on choisit x > max(α, 0) : S = (S + xIn) − xIn, différence de deux éléments de Sn++, donc de Im Φ, qui est un sous-espace : Φ est surjectif.
  • (b) Endomorphisme surjectif d'un espace de dimension finie ⇒ Φ automorphisme de Sn(ℝ).

4.

  • (a) Sn+(ℝ) = ∩X {S ; tXSX ≥ 0} : intersection d'images réciproques de [0, +∞[ par les formes linéaires (continues en dimension finie) S ↦ tXSX. C'est un fermé.
  • (b) Sn+ est l'adhérence de Sn++ : si A ∈ Sn+, A + (1/k)In ∈ Sn++ tend vers A, et Sn++ ⊂ Sn+ fermé. Φ linéaire bijective en dimension finie est un homéomorphisme, donc Φ(adh Sn++) = adh Φ(Sn++) = adh Sn++ : Φ(Sn+) = Sn+.

5. Cas n = 2, Φ(I2) = I2

  • (a) A symétrique est diagonalisable ; avec une seule valeur propre λ, A = λI2, donc Φ(A) = λΦ(I2) = λI2 = A.
  • (b) i. A − μI2 est symétrique, de valeurs propres λ − μ > 0 et 0 : positive (1b) et de rang 1 (diagonalisable avec une seule valeur propre non nulle).
  • ii. Φ(A) − μI2 = Φ(A − μI2). Φ étant bijective avec Φ(S2+) = S2+ et Φ(S2++) = S2++, elle envoie S2+ \ S2++ sur lui-même. Donc Φ(A − μI2) est symétrique positive non définie : elle a la valeur propre 0, donc rang ≤ 1 ; elle est non nulle (Φ injective), donc de rang 1. Comme 0 est valeur propre de Φ(A) − μI2, μ ∈ Spℝ(Φ(A)).
  • iii. −A a les valeurs propres −μ > −λ ; ii appliqué à −A donne −λ ∈ Sp(Φ(−A)) = Sp(−Φ(A)), donc λ ∈ Spℝ(Φ(A)).
  • (c) Si A a deux valeurs propres distinctes, Φ(A) (2×2) a exactement λ et μ, donc χΦ(A) = (λ − X)(μ − X) = χA ; sinon Φ(A) = A par (a). Pour tout A ∈ S2(ℝ), χΦ(A) = χA.

💡 À réviser pour le CNC MP (Maths II) : calcul dans la base canonique (Ei,j) et commutant de Mn(𝕂) ; forme linéaire trace et dualité A ↦ (M ↦ Tr(AM)) ; matrices équivalentes et théorème du rang (M = RJrS) ; coefficients du polynôme caractéristique (trace, déterminant), χAB = χBA ; nilpotence et Cayley-Hamilton ; théorème spectral et caractérisation spectrale de Sn+ et Sn++ ; topologie en dimension finie (continuité des applications linéaires, adhérence). Les questions « en déduire » rapportent vite : citez toujours la question utilisée.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2006. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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