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Modèle de concours : CNC 2005 Mathématiques II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2005 👁️ 29 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2005), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2005
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2005 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2005
École Hassania des Travaux Publics
EHTP

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d’Ingénieurs ou Assimilées
Session 2005

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES II

Durée 4 heures

Filière MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2005 - MP

L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et
à la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier de

rappeler avec précision les | références | des questions abordées.

Notations et rappels

Dans tout le problème, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2 et 7 est un espace
vectoriel réel de dimension finie n. L(F) désigne l'algèbre des endomorphismes de F; si u et v
sont des éléments de L(F), l'endomorphisme composé u 0 v sera noté simplement uv et l’identité se
notera 17.

Si u € L(E), on pose u° = Ip et pour k € N*, ‏كي‎ = uu*7* ; on rappelle que u est dit nilpotent s’il
existe k € N° tel que u* = 0 ; on note enfin Sp(u) l’ensemble des valeurs propres de u.

Sip € N°, on note M,,p(R) l’espace vectoriel des matrices à coefficients réels, à n lignes et p
colonnes ; si ‏م‎ = n, Mn,p(R) est noté simplement M,(R), c’est l'algèbre des matrices réelles carrées
d’ordre n ; la matrice identité de M, (R) sera notée I,

Pour toute matrice A de M,,7(R), A désigne la matrice transposée de À et, si p = n, Spp (A)
représente l’ensemble des valeurs propres réelles de A et Tr (A) sa trace.

Si ‏.روه بره‎ et An sont des réels, on note diag(a1, A9, , Œn) la matrice diagonale de M,(R)
qui admet pour coefficients diagonaux les réels 1, ‏مه ...بوم‎ dans cet ordre.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il
le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.

I. PRÉLIMINAIRES
1. Soient œ un réel et fa la fonction définie sur | — 1, +oo[ par fa(x) = (1 +1)".

1-1. Montrer que la fonction fa vérifie l'équation différentielle (1 + x)y"—ay=0 (1).
1-2. On cherche des solutions de (1) qui soient développables en série entière au voisinage

de l’origine. Soit donc ›, az" une série entière de rayon de convergence R › 0 dont la
k›0

somme Sa vérifie l'équation différentielle (1) sur l'intervalle [ — 7,7] où 7 = min(1, R).

(a) Montrer que, pour tout entier k › 0, (k + 1)ap+1 = (a — (٠

(b) Pour tout entier k › 1, exprimer le coefficient ‏ييه‎ en fonction de ao, a et k.

(c) Calculer le rayon de convergence ‏م‎ de la série entière ainsi obtenue lorsque ao = 1 et
justifier que sa somme coïncide avec fa sur l'intervalle [ — ‏]م .م‎

1-3. On note (b;.)pew la suite des coefficients du développement en série entière au voisinage
de 0 de la fonction f1 ; montrer que bo = 1, 2bob, =1 et Yqz2, S. bp ba_n = 0.
c k=0

2. Soit u € L(E) un endomorphisme nilpotent ; on pose ‏م‎ = min{fk 6 N* ; ‏“كيه‎ = 0}.
2-1. Justifier qu'il existe ‏و‎ € E tel que w°-*(x0) # 0.
2-2. Montrer que la famille (ro, v(xo), , w°7*(x0)) est libre.
2-3. En déduire que ‏م‎ › n et que u” = 0.
2-4. Quel est le polynôme minimal de u ?

Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2005 - MP

II. ÉTUDE D'ÉQUATIONS DU TYPE X? = A DANS M,,(R)

A- Un exemple
2 1 1

Soit A= |1 2 11 ; on note u l’'endomorphisme de 183 canoniquement associé à la matrice A.
002

1. Calculer les valeurs propres de u et justifier que A est diagonalisable dans M3(R).

2. On note À, À» et ‏يل‎ les valeurs propres de u avec À; › À» › As. Déterminer, pour chaque
i € {1,2,3}, le vecteur e; de R* dont la deuxième composante vaut 1 et vérifiant u(e;) = ‏دعي‎

3. Justifier que (e1, €», €3) est une base de R° et écrire la matrice D de u relativement à cette base,
puis trouver une relation entre À et D.

4. Si B € M3(R) est une matrice vérifiant B? = A, on note v l’endomorphisme de 18 qui lui est
canoniquement associé.

4-1. Vérifier que v? = u et que uv = vu.
4-2. Pour chaque : € {1,2, 3}, calculer uv(e;) et en déduire que v(e;) est colinéaire à e;.

4-3. Conclure que la matrice V de v relativement à la base (e1, ea, e3) est diagonale de la forme
V = diag(a1, ‏,عه‎ 3) et en déduire les valeurs possibles de ay, ‏وه‎ et as.

5. Trouver alors toutes les solutions, dans M3(R), de l'équation X? = A. Combien y'en a-t-il ?

B- Quelques résultats généraux

Dans les questions 1, 2. et 3. ci-dessous, u désigne un endomorphisme nilpotent de F et

1. On suppose qu’il existe v € L(F) tel que #° = u.

1-1. Calculer ‏كن‎ et v*P-!), puis en déduire que p › =,
1-2. Donner alors un exemple de matrice M € M2(R) telle que l'équation X? = M n'ait pas
de solution dans Mz(R).

2. On pose w= 9 ‏“رفير‎ où les ‏مره‎ sont les termes de la suite de la question 1-3. des préliminaires.
k=0
Justifier que w2= ‏اورف زج‎ etendéduireque (+w)?=I5+u.

3. Dans cette question, on suppose que p = n ; on a donc ‏كن‎ 1 # 0 et u” = 0. On considère un
endomorphisme ‏و‎ de Etelque g?=Ir+u.

3-1. Soit ‏تعر‎ tel que u"-*(x1) # 0. Justifier que (x1,4(x1),… , u"-*(x1)) est une base de 5
et qu’il existe (ao, , Œn—1)ER” tel que g(x1) = aox1 + œuU(T1) + ٠١ + An-14°"7* (21).
3-2. Vérifier que gu = ug et montrer que ‏و‎ = aol + ‏مويه‎ ٠٠١ + ‏بوره‎ ur},
3-3. Justifier que la famille (Ir,u,.… ,u”-*) est libre puis, en calculant ‏ُو‎ de deux façons,
montrer que a = 1, 2ça1 = 1et ›, OnŒ-r # Opour2‹q‹n—1 (sin z3).
k=0
3-4. Montrer alors qu'il existe = € {—1, 1} tel que, pour tout k € {0,...,n — 1}, a, = eb,, et en
déduire que ‏.سك = و‎

Épreuve de Mathématiques II 2/4 ‏ب‎

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Concours National Commun - Session 2005 - MP

11 0 0
4. Application : Déterminer toutes les matrices X € M4(R) telles que X? = ç à ; ;
0001

5. Soitu € L(L) un endomorphisme trigonalisable ; on admet qu'il existe deux endomorphismes
d et v de E avec d diagonalisable, v nilpotent et vérifiant

Pour tout À € Sp(d), on note FL, le sous-espace propre de d associé à À : ‏رط‎ = Ker (d — ME).

On suppose de plus que les valeurs propres de u sont strictement positives : Sp(u) C R*.

5-1. Montrer que F, est stable par v et que l'endomorphisme v, induit par v sur F, est

nilpotent.

5-2. Montrer que Sp(d) C Sp(u) et en déduire que d est inversible.

5-3. On note M,..., ‏مط‎ 7 › 1, les valeurs propres deux à deux distinctes de d. Justifier que
E = Ex, D--- D E,, et donner, pour tout r = ‏ره‎ +...+x, € Ex ®--- © ‏مرت‎ l'expression

5-4. Construire un endomorphisme ô de E tel que 6? = d et vérifiant vô = ôv.
5-5. Vérifier que ‏ة‎ est inversible et que l’endomorphisme vô7? est nilpotent.

5-6. En déduire qu’il existe P € R,—1[X] tel que l’'endomorphisme w = P(vô7*) vérifie
w? = Ip + ‏قر‎ 2 puis construire v € L(E) tel que v? = u.

III. RACINE CARRÉE D'UNE MATRICE SYMÉTRIQUE POSITIVE

On rappelle que si A € M,(R) est une matrice symétrique, À est dite positive si pour tout
X 6 M,,1(R), 'XAX › 0; elle est dite définie positive si pour tout X € M,,1(R) \ {0}, X AX › 0.

On notera S} (resp. S,T*) l'ensemble des matrices réelles positives (resp. définies positives)
d'ordre n.

1. Montrer que si M € M,(R), la matrice ‘M M est symétrique et positive. Qu'’obtient-on si M
est symétrique ?

2. Soit A € M, (R) une matrice symétrique.

2-1. Montrer que À est positive si et seulement si ses valeurs propres sont positives.
2-2. Montrer que À est définie positive si et seulement si ses valeurs propres sont strictement
positives.
3. Soit A € S;.

3-1. En diagonalisant convenablement la matrice À, construire une matrice B € 50 telle que
B? = A. Que peut-on dire de B si A 6 7
3-2. Soit B € 50 telle que B? = A; on muni My,,1(R) de son produit scalaire canonique
et on note f et ‏و‎ les endomorphismes de M,,1(R) canoniquement associés à À et B
respectivement. On rappelle que f et ‏و‎ sont autoadjoints positifs et que 9° = f.
(a) Justifier que , pour tout À € Sp(f), le sous-espace propre F,(f) est stable par ‏.و‎ On
note alors ‏رو‎ l'endomorphisme induit par ‏و‎ sur Fa(f), À € Sp(f).
(b) Montrer que, pour tout À € Sp(f), ‏رو‎ est diagonalisable et que Sp(gx) = {VA}, puis
préciser l'expression de g3.

Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2005 - MP

(c) Justifier que 5 = @ E,(f) et en déduire que l'endomorphisme ‏و‎ est complètement

XeSp(Sf)
déterminé ; conclure que B est unique.

Dans la suite, B se notera VA.
3-3. Montrer que VA est un polynôme en A.

4. Applications : Soient A et C deux matrices symétriques éléments de M, (R).

4-1. Si A et C sont positives, montrer que la matrice V'ACVA € S} et en déduire que

4-2. On suppose que À est définie positive ; montrer que la matrice AC est diagonalisable
dans M,(R). Justifier par un contre-exemple que ce résultat peut être faux si l'on suppose
seulement À positive.

5. Soient À et B deux éléments de 5} qui commutent.

5-1. vérifier que AB est symétrique et que les matrices A et VB commutent.
5-2. Calculer (VAVB)* et en déduire que la matrice AB est un élément de S}.
5-3. Montrer que VAVB € 5; et que VAB = VAVB.

6. On définit l'application © : X — VX de S} dans lui même.

6-1. Montrer que 5," est un fermé de M, (R).

6-2. Justifier que © est une bijection et exprimer © 1 puis justifier que © 1 est continue.
On cherche à montrer que © est continue ; pour cela on considère une suite (Az )ren
d'éléments de S} qui converge vers À € S.

6-3. Montrer que la suite réelle (Tr (A;.))zen est convergente, puis en déduire que la suite
(VAr)ren est bornée. On admettra que (M, N) — Tr (MN) est un produit scalaire sur

6-4. Montrer que la suite (VAz)ren possède une unique valeur d’adhérence dans S et
conclure. On admettra que, dans M,(R), toute suite bornée ayant une seule valeur
d’adhérence est convergente.

7. Dans cette question, on admet que ‏ري‎ est un ouvert de S}.

7-1. Soit A € ‏ره‎ ; montrer que H — AH + HA est un automorphisme de M, (R).

7-2. Montrer que l'application ‏لا‎ : M,(R) — M, (R), X ‏بر‎ X? est différentiable et
exprimer sa différentielle en tout point A de M, (R).

7-3. Montrer que V réalise un C!-difféomorphisme de ‏أي‎ sur lui même.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2005 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines, filière MP (classes préparatoires), organisé sous la présidence de l'EHTP. Durée : 4 heures, calculatrice interdite. C'est un problème d'algèbre linéaire en trois parties : préliminaires (série du binôme (1+x)α, endomorphismes nilpotents), étude de l'équation X2 = A dans Mn(R) (exemple 3×3, racine carrée de I + u avec u nilpotent, cas trigonalisable), puis racine carrée d'une matrice symétrique positive (existence, unicité, continuité, C1-difféomorphisme). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : deux idées portent tout le sujet. (1) Un endomorphisme qui commute avec u stabilise les sous-espaces propres de u : c'est ce qui force la racine carrée à être « diagonale » dans la bonne base (II-A, II-B-5, III-3). (2) Les coefficients bk du développement de √(1+x) vérifient Σ bkbq−k = 0 pour q ≥ 2 : en remplaçant x par un nilpotent u, on obtient une racine carrée polynomiale de I + u. Citez toujours la question utilisée (I-1-3, II-B-2…).

I. Préliminaires

1. Série entière de (1+x)α

  • 1-1. fα'(x) = α(1+x)α−1, donc (1+x)fα'(x) = αfα(x) sur ]−1,+∞[.
  • 1-2 (a). Sur ]−r,r[, Sa' = Σ(k+1)ak+1xk, donc (1+x)Sa' − αSa = Σ[(k+1)ak+1 + kak − αak]xk = 0. Par unicité du développement en série entière : (k+1)ak+1 = (α − k)ak pour tout k ≥ 0.
  • (b) Par récurrence : ak = α(α−1)…(α−k+1)/k! · a0 pour k ≥ 1.
  • (c) Avec a0 = 1. Si α ∈ N, ak = 0 pour k > α : polynôme, ρ = +∞. Sinon ak ≠ 0 pour tout k et |ak+1/ak| = |α−k|/(k+1) → 1 : par d'Alembert ρ = 1. Coïncidence : sur ]−1,1[ (et ]−ρ,ρ[ ∩ ]−1,+∞[), S et fα sont solutions de l'équation linéaire (1), de coefficient dominant 1+x ≠ 0, avec la même condition initiale S(0) = fα(0) = 1 ; par Cauchy-Lipschitz (ou en dérivant S/fα, de dérivée nulle) S = fα. Si α ∈ N, c'est la formule du binôme, valable partout.
  • 1-3. Pour |x| < 1, f1/2(x)2 = 1 + x. Le produit de Cauchy donne Σq(Σk=0q bkbq−k)xq = 1 + x ; par unicité des coefficients : b02 = 1 (et b0 = f1/2(0) = 1), 2b0b1 = 1 et Σk=0q bkbq−k = 0 pour q ≥ 2. Valeurs utiles : b0 = 1, b1 = 1/2, b2 = −1/8, b3 = 1/16.

2. Endomorphismes nilpotents

  • 2-1. Par minimalité de p, up−1 ≠ 0 (si p = 1, u0 = IE ≠ 0) : il existe x0 avec up−1(x0) ≠ 0.
  • 2-2. Si Σk=0p−1 λkuk(x0) = 0, on applique up−1 : il reste λ0up−1(x0) = 0, donc λ0 = 0 ; puis up−2 donne λ1 = 0, etc. La famille est libre.
  • 2-3. p vecteurs libres dans un espace de dimension n : p ≤ n, et un = un−pup = 0.
  • 2-4. Xp annule u, donc πu divise Xp : πu = Xk, k ≤ p ; comme uk ≠ 0 pour k < p, πu = Xp.

II. Équations du type X2 = A — A. Un exemple

A = (2 1 1 ; 1 2 1 ; 0 0 2) (lignes séparées par « ; »).

  • 1. Par blocs (dernière ligne) : χA(λ) = (2−λ)[(2−λ)2 − 1] = (1−λ)(2−λ)(3−λ). Sp(u) = {1, 2, 3} : trois valeurs propres distinctes en dimension 3, donc A est diagonalisable.
  • 2. λ1 = 1 : z = 0, x + y = 0 → e1 = (−1, 1, 0). λ2 = 2 : y + z = 0, x + z = 0 → e2 = (1, 1, −1). λ3 = 3 : z = 0, x = y → e3 = (1, 1, 0). (Vérification : Ae2 = (2, 2, −2).)
  • 3. Vecteurs propres associés à des valeurs propres distinctes : famille libre de 3 vecteurs, donc base. D = diag(1, 2, 3) et A = PDP−1 avec P = (−1 1 1 ; 1 1 1 ; 0 −1 0) (colonnes e1, e2, e3) et, en résolvant PX = Y, P−1 = (−1/2 1/2 0 ; 0 0 −1 ; 1/2 1/2 1).
  • 4-1. B2 = A donne v2 = u, puis uv = v3 = vu.
  • 4-2. u(v(ei)) = v(u(ei)) = λiv(ei) : v(ei) ∈ Ker(u − λiI), qui est la droite Rei (valeurs propres simples). Donc v(ei) est colinéaire à ei.
  • 4-3. Donc V = diag(α1, α2, α3) et V2 = D : α1 = ±1, α2 = ±√2, α3 = ±√3.
  • 5. Réciproquement toute matrice P diag(a, b, c) P−1 avec a2 = 1, b2 = 2, c2 = 3 convient. En développant P diag(a,b,c) P−1 :
    X = ( (a+c)/2, (c−a)/2, c−b ; (c−a)/2, (a+c)/2, c−b ; 0, 0, b ), avec a ∈ {±1}, b ∈ {±√2}, c ∈ {±√3}.
    (Contrôle : a = 1, b = 2, c = 3 redonne A.) Les triplets donnent des matrices distinctes : 8 solutions.

II. B. Quelques résultats généraux

1. Condition nécessaire

  • 1-1. v2p = up = 0 et v2(p−1) = up−1 ≠ 0. Donc v est nilpotent d'indice q ≥ 2p − 1 ; par I-2-3 appliqué à v, q ≤ n, d'où 2p − 1 ≤ n : p ≤ (n+1)/2.
  • 1-2. Pour n = 2, p ≤ 3/2 impose p = 1, c'est-à-dire u = 0. Donc M = (0 1 ; 0 0) (nilpotente d'indice 2) n'a pas de racine carrée dans M2(R).

2. Une racine carrée de IE + u

Les puissances de u commutent : w2 = Σ0≤i,j≤n−1 bibjui+j. On regroupe selon q = i + j ; uq = 0 pour q ≥ n (I-2-3), et pour q ≤ n−1 la somme des bibj avec i + j = q vaut Σk=0q bkbq−k. Par I-1-3 : w2 = b02IE + 2b0b1u + 0 = IE + u, et (−w)2 = w2.

3. Cas p = n : unicité au signe près

  • 3-1. Par I-2-2 avec p = n, la famille (x1, …, un−1(x1)) est libre de cardinal n : c'est une base, et g(x1) s'y décompose.
  • 3-2. u = g2 − IE est un polynôme en g, donc gu = ug. Posons h = Σαkuk ; h(x1) = g(x1) et, pour tout k, g(ukx1) = ukg(x1) = ukh(x1) = h(ukx1). g et h coïncident sur une base : g = α0IE + α1u + … + αn−1un−1.
  • 3-3. Si Σckuk = 0, l'évaluation en x1 et la liberté de 3-1 donnent ck = 0 : (IE, …, un−1) est libre. Comme en B-2, g2 = Σq=0n−1(Σk=0qαkαq−k)uq = IE + u ; en identifiant : α02 = 1, 2α0α1 = 1, Σk=0qαkαq−k = 0 pour 2 ≤ q ≤ n−1.
  • 3-4. Posons ε = α0 ∈ {−1, 1} ; α0 = εb0. Puis α1 = 1/(2ε) = ε/2 = εb1. Récurrence forte pour q ≥ 2 : la relation s'écrit 2α0αq = −Σk=1q−1αkαq−k = −ε2Σk=1q−1bkbq−k, d'où αq = −(ε/2)Σk=1q−1bkbq−k ; la même relation pour les bk (b0 = 1) donne bq = −(1/2)Σk=1q−1bkbq−k. Donc αk = εbk et g = εw = ±w.

4. Application

La matrice est I4 + N avec N = (0 1 0 0 ; 0 0 1 0 ; 0 0 0 1 ; 0 0 0 0), N3 ≠ 0, N4 = 0 : on est dans le cas p = n = 4. Par B-2 et B-3, les solutions sont exactement ±W avec W = I + (1/2)N − (1/8)N2 + (1/16)N3 :

X = ± (1 1/2 −1/8 1/16 ; 0 1 1/2 −1/8 ; 0 0 1 1/2 ; 0 0 0 1) — deux solutions. (Contrôle du coefficient (1,4) de W2 : 2·(1/16) + 2·(1/2)(−1/8) = 0.)

5. Cas trigonalisable à spectre strictement positif

  • 5-1. Si x ∈ Eλ : d(ν(x)) = ν(d(x)) = λν(x), donc ν(Eλ) ⊂ Eλ ; νλk = (νk) restreint à Eλ = 0 pour k assez grand : νλ est nilpotent.
  • 5-2. Eλ ≠ {0} et νλ nilpotent n'est pas injectif : il existe y ∈ Eλ, y ≠ 0, avec ν(y) = 0 ; alors u(y) = d(y) = λy, donc λ ∈ Sp(u). Ainsi Sp(d) ⊂ R+*, 0 ∉ Sp(d) : d est inversible.
  • 5-3. d est diagonalisable : E = Eλ1 ⊕ … ⊕ Eλr et d(x) = λ1x1 + … + λrxr.
  • 5-4. On pose δ(x) = √λ1 x1 + … + √λr xr (λi > 0). Alors δ2 = d. Comme ν stabilise chaque Eλi et que δ y agit comme √λi·Id, on a δν(xi) = √λiν(xi) = νδ(xi) : νδ = δν. (Variante : δ = L(d) où L est le polynôme de Lagrange tel que L(λi) = √λi.)
  • 5-5. δ a pour valeurs propres les √λi ≠ 0 : δ inversible, d'inverse x ↦ Σλi−1/2xi. ν commute avec δ donc avec δ−2 ; si νm = 0, (νδ−2)m = νmδ−2m = 0 : νδ−2 est nilpotent.
  • 5-6. N = νδ−2 est nilpotent, donc Nn = 0 (I-2-3). Avec P = Σk=0n−1 bkXk, le calcul de B-2 (qui n'utilise que Nn = 0) donne w = P(N), w2 = IE + νδ−2. On pose v = δw : w est un polynôme en N qui commute avec δ, donc v2 = δ2w2 = d(IE + νδ−2) = d + νdδ−2 = d + ν = u (car dδ−2 = IE).

III. Racine carrée d'une matrice symétrique positive

  • 1. t(tMM) = tMM et tX(tMM)X = ‖MX‖2 ≥ 0 : tMM ∈ Sn+. Si M est symétrique : M2 ∈ Sn+.
  • 2-1 / 2-2. Théorème spectral : A = PDtP, P orthogonale, D = diag(λi). Avec Y = tPX (bijection, Y ≠ 0 ⇔ X ≠ 0) : tXAX = Σλiyi2. Si tous les λi ≥ 0 (resp. > 0), la forme est ≥ 0 (resp. > 0 pour X ≠ 0). Réciproquement, pour X vecteur propre unitaire, tXAX = λ. D'où A ∈ Sn+ ⇔ Sp(A) ⊂ R+ et A ∈ Sn++ ⇔ Sp(A) ⊂ R+*.
  • 3-1. A = P diag(λi) tP, λi ≥ 0 ; B = P diag(√λi) tP est symétrique à valeurs propres ≥ 0, donc dans Sn+ (2-1), et B2 = A. Si A ∈ Sn++, les √λi > 0 : B ∈ Sn++.
  • 3-2 (a). g commute avec f = g2 ; si f(x) = λx, f(g(x)) = g(f(x)) = λg(x) : Eλ(f) est stable par g.
  • (b) gλ est autoadjoint (restriction d'un autoadjoint à un sous-espace stable, produit scalaire induit), donc diagonalisable. Si gλ(y) = μy, y ≠ 0 : λy = f(y) = μ2y, donc μ2 = λ, et μ‖y‖2 = <g(y), y> ≥ 0 donne μ ≥ 0 : Sp(gλ) = {√λ}, d'où gλ = √λ IdEλ(f).
  • (c) f autoadjoint est diagonalisable : E = ⊕ Eλ(f). Pour x = Σxλ, g(x) = Σ√λ xλ : g ne dépend que de f, donc B est unique.
  • 3-3. Soit L le polynôme d'interpolation de Lagrange avec L(λ) = √λ pour λ ∈ Sp(A). Alors L(A) = P diag(L(λi)) tP = P diag(√λi) tP : √A = L(A).
  • 4-1. √AC√A est symétrique et tX√AC√AX = tYCY ≥ 0 (Y = √AX) : √AC√A ∈ Sn+. Sa trace est la somme de valeurs propres ≥ 0, et Tr(√AC√A) = Tr(C√A√A) = Tr(CA) : Tr(AC) ≥ 0.
  • 4-2. √A est inversible (3-1) et AC = √A(√AC√A)√A−1 : AC est semblable à une matrice symétrique réelle, donc diagonalisable. Contre-exemple : A = diag(1, 0) ∈ S2+, C = (0 1 ; 1 0) : AC = (0 1 ; 0 0), nilpotente non nulle, non diagonalisable.
  • 5-1. t(AB) = BA = AB : AB symétrique. √B = L(B) (3-3) est un polynôme en B, donc A commute avec √B.
  • 5-2. Même argument : √A = L'(A) commute avec √B. Alors (√A√B)2 = AB, et √A√B est symétrique (t(√A√B) = √B√A = √A√B) : AB est le carré d'une matrice symétrique, donc AB ∈ Sn+ (III-1).
  • 5-3. √A et √B sont dans Sn+ et commutent : par 5-2 appliqué à eux, √A√B ∈ Sn+. C'est une racine positive de AB, donc par unicité (3-2) √(AB) = √A√B.
  • 6-1. Sn+ = Ker(M ↦ M − tM) ∩ ⋂X{M : tXMX ≥ 0} : intersection de fermés (images réciproques de fermés par des applications linéaires continues en dimension finie) : fermé.
  • 6-2. Φ est injective car X = (√X)2, surjective car pour Y ∈ Sn+, Y2 ∈ Sn+ et √(Y2) = Y (unicité). Φ−1(Y) = Y2, continue (coordonnées polynomiales).
  • 6-3. Tr est linéaire en dimension finie, donc continue : Tr(Ak) → Tr(A). Pour la norme euclidienne associée à (M, N) ↦ Tr(tMN) : ‖√Ak‖2 = Tr(√Ak√Ak) = Tr(Ak), bornée (suite convergente) : (√Ak) est bornée (normes équivalentes).
  • 6-4. Bornée en dimension finie : elle a au moins une valeur d'adhérence L (Bolzano-Weierstrass). Si √Aφ(k) → L, alors L ∈ Sn+ (6-1) et Aφ(k) = (√Aφ(k))2 → L2, donc L2 = A et L = √A (unicité). Unique valeur d'adhérence et suite bornée : √Ak → √A, donc Φ est continue (caractérisation séquentielle).
  • 7-1. T : H ↦ AH + HA est linéaire de Mn(R) dans lui-même ; il suffit de montrer l'injectivité. A = PDtP, D = diag(λi), λi > 0. Si AH + HA = 0, K = tPHP vérifie DK + KD = 0, soit (λi + λj)kij = 0, donc K = 0 et H = 0 : T est un automorphisme.
  • 7-2. Ψ(A + H) = A2 + AH + HA + H2 et ‖H2‖ ≤ ‖H‖2 = o(‖H‖) (norme d'algèbre) : Ψ différentiable, dΨ(A)(H) = AH + HA (Ψ est même C∞, coordonnées polynomiales).
  • 7-3. On travaille dans l'espace Sn des matrices symétriques, dont Sn++ est un ouvert (si λmin(A) = c > 0, tX(A+H)X ≥ (c − ‖H‖)‖X‖2 > 0 pour ‖H‖ < c, norme subordonnée). Ψ envoie Sn++ dans Sn++ (valeurs propres λi2 > 0) et y est bijective d'inverse Φ (3-1 et 6-2). Ψ est C1 et, pour A ∈ Sn++, dΨ(A) : H ↦ AH + HA envoie Sn dans Sn et est injective (7-1), donc est un automorphisme de Sn. Par le théorème d'inversion globale (C1, injective, différentielle partout inversible), Ψ est un C1-difféomorphisme de Sn++ sur lui-même, et dΦ(B) = (dΨ(√B))−1.

💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP : résultats clés — ρ = 1 et b0 = 1, b1 = 1/2, b2 = −1/8, b3 = 1/16 ; πu = Xp et p ≤ n ; X2 = A (exemple 3×3) a 8 solutions ; un nilpotent d'indice p n'a de racine carrée que si p ≤ (n+1)/2 ; I + u (u d'indice n) a exactement deux racines ±Σbkuk ; toute A ∈ Sn+ a une unique racine positive √A = L(A), et X ↦ √X est continue sur Sn+ et C1 sur Sn++. À réviser : séries entières et équations différentielles linéaires (unicité de Cauchy), produit de Cauchy, nilpotents et polynôme minimal, commutation et sous-espaces propres stables, décomposition de Dunford, théorème spectral et matrices symétriques positives, interpolation de Lagrange, compacité et valeurs d'adhérence en dimension finie, différentielle et théorème d'inversion globale. Rédaction : citez précisément les questions utilisées, comme l'exige l'énoncé.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2005. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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