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Modèle de concours : CNC 2000 Mathématiques II (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques II 📅 2000 👁️ 37 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2000), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques II
Année
2000
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) 2000 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère Chargé de l'Enseignement Ministère de l'Enseignement
Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2000

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES 1

Durée 4 heures

Concours MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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Concours National Commun - Session 2000 - MP

L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les | références | des questions abordées.

Définitions et notations

On considère un espace vectoriel F, de dimension finie n = 2, sur le corps K (K = R ou C). L(F)
désigne l'algèbre des endomorphismes de FE ; si u,v € L(F), l'endomorphisme composé u ‏م‎ v sera
noté simplement uv, [u, v] désignera l’'endomorphisme uv — vu et l'identité se notera Id.

Si u est un endomorphisme de F, on note Tr(u) la trace de u et Sp(u) l'ensemble des valeurs
propres de u. 7 désigne l'ensemble des endomorphismes de F de trace nulle. Si À est une valeur
propre de u, on note F,(A) le sous-espace propre de u associé à la valeur propre A.

Pour u € L(E) on pose u° = Id etsi k € N,k › 2, u® = uu*-!. On rappelle qu’un endomor-
phisme u est dit nilpotent s’il existe ‏م‎ € N* tel que u” = 0 (endomorphisme nul).

On définit l'application :
et pour u EL(F) l'application :

Pour (m,p) € N°, on note Mm,p(K) l'ensemble des matrices à coefficients dans K, à m lignes
et p colonnes. ‏ما‎ est la matrice identité d’ordre m. Enfin, diag(ay,a2,...,n) désigne la matrice
carrée d’ordre n de terme général a;0;; où ‏ريق‎ est le symbole de Kroneker ( on rappelle que
dy =1sit=jetdy=0sii#7).

1° Partie

A- Quelques propriétés de ®,
1. Montrer que 7 est un hyperplan de L(F).
2. Montrer que © est une application bilinéaire antisymétrique.
3. Soit vu € L(F) un endomorphisme qui n’est pas une homothétie.

(a) Montrer que Vect({Jd,u,… ,u”- 1 }) est inclus dans Ker ®, et que dim (Ker ®,) = 2.
(b) Montrer que si v € Ker ®,, alors v(Eu(A)) C Fu(X) pour tout À € Sp(u).

Épreuve de Mathématiques II 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2000 - MP
4. Montrer que l'image de © est incluse dans 7 et que pour u € L(E), Im ®, C 7.
Existe-t-il u, v € L(E) tels que [u, v] = Id? Peut-on avoir In ®, = 7 ?
5. Soitu € L(F).

(a) Montrer que u est une homothétie si et seulement si pour tout x € E, la famille (x,u(x))
est liée.
(b) En déduire que Ker ®, = L(F) si et seulement si u est une homothétie.

6. (a) Soient u, v € L(F) ; montrer par récurrence sur k que (®,)*(v) = H(+1)PCEu* Pvu?.
p=0

(b) En déduire que si u est nilpotent, alors ®, l’est aussi.

B- Détermination de l'image de ®
Soit ‏ل‎ un endomorphisme non nul de Æ de trace nulle.
1. u peut-il être une homothétie ?
2. Montrer qu'il existe e; € £ tel que la famille (e1, u(e; )) soit libre.
3. En déduire l'existence d’une base (e1,€9,...,e€n) de FE telle que la matrice A de u dans cette

base soit de la forme :
0 ‘X

4. On suppose A, = UV — VU avec (U, V) € (M,—1(K))?

(a) Montrer qu’on peut trouver œ € K tel que la matrice U — ‏مله‎ soit inversible.

(b) On pose 77 = (G 5 et V" = ff 3 avec (R,S) € (Mn-11(K))?; établir

l’équivalence :

5. Montrer alors par récurrence sur n que l'image de © est égale à 7.

C- Détermination de Tr(®,)

Soit u un endomorphisme de Æ. Soient B = (e:,€2,...,€p,) Une base de F et A = (ai;)1‹i,j‹n la
matrice de u dans cette base. Pour (i,j) € {1,2,...,n}*, ‏رس‎ désigne l’'endomorphisme de E tel
que :

1. Rappeler pourquoi (v;)1‹i,j‹n est une base de L(F).

2. Calculer, pour tout (i, j, k,l) € {1,2,..,n}*, le produit u; jup,; et montrer que l’on a :
k=1 k=1

3. En déduire Tr(®,).

Épreuve de Mathématiques II 2/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2000 - MP

2ème Partie

A- Cas où u est diagonalisable

Dans cette question on suppose que u est diagonalisable.
On pose Sp(u) = {M, A2, , Ap}. Pour tout à € {1,.. , p}, m; désigne l’ordre de multiplicité de
la valeur propre À; de u.

1. Soit B = (e1,€2,...,en) Une base de EF formée de vecteurs propres de u. Pour simplifier les
notations dans cette question, on pose u(e;) = pue; Vi 6 {1,.…,n}.

(a) Montrer que

(b) En déduire que ®, est diagonalisable et préciser Sp(®,).

2. Montrer que

3. En déduire que Ker ®, est isomorphe à L(E;(M)) x L(Eu(X2)) » ... x L(Eu(Ap))-
Quel est le rang de ®, ?

4. On suppose en plus que u a n valeurs propres distinctes.
Quel est la dimension de Ker ®, ? Quel est le polynôme minimal de u ?
En déduire que Ker ®, = Vect(Id,u,.… ,u”7 13,
B- Cas où dim F=2
Soit u un endomorphisme de F qui n’est pas une homothétie, dim 10-2.

1. Montrer que Ker ®,= Vect(Id, u) (on pourra utiliser une base de F de la forme (e, u(e)) dont
on justifiera l'existence).

. Montrer que le polynôme caractéristique de ®, est de la forme X?(X? + 8) avec 8 € K.
. Si 8 = 0, l'endomorphisme ©, est-il diagonalisable ?

. On suppose 8 # 0 ; étudier la diagonalisabilité de ®, selon que K = Rou K = C.

‎N‏ بن حل زر

‎. On suppose ®, diagonalisable.

‎(a) Montrer que Sp(®,) = {0, À, —\} où À est un scalaire non nul .

‎Dans la suite de la question, v (respectivement w) désigne un vecteur propre de ®, associé
à la valeur propre À (respectivement — À).

‎(b) L'endomorphisme v peut-il être inversible ? Calculer Tr(v) puis ‏كن‎
‎(c) Détermination de Sp(u) :
e Pour quelles valeurs du vecteur e la famille (e, v(e)) est-elle une base de 7
e Vérifier que la matrice de u dans une telle base est triangulaire inférieure puis en
déduire que Sp(u) = { ‏دان داع سان داع‎ }. Que peut-on alors dire de u ?

‎(d) Montrer que F = Kerv © Ker w puis en déduire que u est diagonalisable.

‎Épreuve de Mathématiques II 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2000 - MP

C- Cas où ®, est diagonalisable

Soit v un endomorphisme de 77 tel que ®, soit diagonalisable et Sp(u) # 0. Soit (t1, ‏...بو‎ , v,2) Une
base de L(F) formée de vecteurs propres de ®, de sorte que ®,(v;) = Givi, Vi € {1,. n°}.
Soit enfin À € Sp(u) et x € F un vecteur propre associé.

1. Calculer u(v;(x)) en fonction de À, 2; et v;(x).
2. Montrer que l'application ‏للا‎ : L(F) — F, v ‏جر‎ v(x) est linéaire surjective.

3. Montrer alors que u est diagonalisable.

3ème Partie

Soit À une valeur propre non nulle de ®, et v un vecteur propre associé ; on désigne par P, le
polynôme caractéristique de u.
1. (a) Montrer que Vr € K, v(u — xId) = (u — (x + A)Id)v.

(b) Qu'en déduit-on sur P, si detv # 0.
(c) Montrer alors que l’'endomorphisme v n’est pas inversible.
2. Montrer que Vk € N*, ®u(v*) = kAv* ; qu’en déduit-on si vP # 0 pour un certain p € N* ?
3. Conclure que v est un endomorphisme nilpotent.
Dans la suite on suppose que dim Kerw=1

4. (a) Montrer que pour tout p € 11,2, …,n}, Im” est stable par les endomorphismes u et v.

(b) Soit p € {1,2,.….,n — 1}; en considérant les endomorphismes y et u induits par v et u
sur ImvP, montrer que dim (Im v?) = 1 + dim (ImwP*+*).

(c) Déduire de ce qui précède que ‏“واه 0 # 1 "نه‎ = 0.
qui p q

5. Soit e € E tel que v"-*(e) # 0; montrer que la famille B = (e,v(e),… , v"-!(e)) est une base
de F et écrire la matrice de l'endomorphisme v dans cette base.

(a) Montrer que A contient un endomorphisme ‏وس‎ dont la matrice relativement à la base B

(b) Montrer que A est un sous-espace affine de L(F) dont on précisera la direction.

(c) Déterminer la dimension ainsi qu’une base de la direction de A.
7. Quelle est alors la forme de la matrice dans la base B de l'endomorphisme u ?

8. On suppose dans cette question que la matrice de u dans une base B’ de E est de la forme
diag(a,aœ + A, a +2A,...,œ + (n — 1)A) ; décrire par leur matrice dans la base 5’ les éléments
de l’espace Fæ, (À) ; quelle est sa dimension ?

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques II 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques II du Concours National Commun (CNC) d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines, filière MP, session 2000. Durée : 4 heures, calculatrice interdite ; l'énoncé (4 pages) ne précise pas de coefficient. C'est un problème d'algèbre linéaire en trois parties sur le crochet de Lie [u,v] = uv − vu et l'endomorphisme Φu : v ↦ [u,v] de L(E) (dim E = n ≥ 2, 𝕂 = ℝ ou ℂ) : image de Φ (les endomorphismes de trace nulle), trace et réduction de Φu, puis vecteurs propres de Φu associés à une valeur propre non nulle. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : trois outils reviennent sans cesse : Tr(uv) = Tr(vu) ; la base canonique (ui,j) de L(E) (matrices élémentaires Eij) avec ui,juk,l = δjkui,l ; et le lemme « si (x, u(x)) est liée pour tout x, u est une homothétie » (1re partie, A-5). Notez aussi Φu = Lu − Ru où Lu : v ↦ uv et Ru : v ↦ vu commutent. On travaille en caractéristique 0, donc n·1 ≠ 0 et les kλ (k ∈ ℕ*) sont deux à deux distincts si λ ≠ 0.

1re partie — A. Quelques propriétés de Φu

1. 𝒯 est un hyperplan

𝒯 = Ker Tr, et Tr est une forme linéaire non nulle (Tr(Id) = n ≠ 0). Donc 𝒯 est un hyperplan de L(E), dim 𝒯 = n2 − 1.

2. Φ bilinéaire antisymétrique

La composition est bilinéaire, donc (u,v) ↦ uv et (u,v) ↦ vu le sont, et leur différence aussi. De plus [v,u] = vu − uv = −[u,v] : Φ est bilinéaire antisymétrique.

3. u non homothétie

  • (a) u commute avec chacune de ses puissances, donc Φu(uk) = 0 et, par linéarité, Vect(Id, u, …, un−1) ⊂ Ker Φu. Comme u n'est pas une homothétie, (Id, u) est libre, d'où dim Ker Φu ≥ 2.
  • (b) Si uv = vu et x ∈ Eu(λ) : u(v(x)) = v(u(x)) = λv(x), donc v(x) ∈ Eu(λ).

4. Image de Φ et de Φu

  • Tr([u,v]) = Tr(uv) − Tr(vu) = 0, donc Im Φ ⊂ 𝒯 et a fortiori Im Φu ⊂ 𝒯.
  • [u,v] = Id est impossible : Tr(Id) = n ≠ 0 alors que Tr[u,v] = 0.
  • Im Φu = 𝒯 est impossible : si u est une homothétie, Φu = 0 et Im Φu = {0} ≠ 𝒯 ; sinon, par 3(a) et le théorème du rang, rg Φu = n2 − dim Ker Φu ≤ n2 − 2 < dim 𝒯.

5. Caractérisation des homothéties

  • (a) Le sens direct est clair. Réciproquement, pour x ≠ 0, u(x) = λxx. Si (x,y) est libre : u(x+y) = λx+y(x+y) = λxx + λyy, d'où λx = λx+y = λy ; si y = cx, λy = λx directement. Donc λx est constant : u est une homothétie.
  • (b) Si u = λId, u commute avec tout v : Ker Φu = L(E). Si u n'est pas une homothétie, (a) donne x avec (x, u(x)) libre ; on la complète en base et on définit v par v(x) = x, v(u(x)) = 0 (et v = 0 sur les autres vecteurs). Alors uv(x) = u(x) ≠ 0 = vu(x) : v ∉ Ker Φu. D'où Ker Φu = L(E) ⟺ u homothétie.

6. Puissances de Φu

  • (a) Récurrence : vrai pour k = 0. Si c'est vrai au rang k, (Φu)k+1(v) = u·(Φu)k(v) − (Φu)k(v)·u = Σp(−1)pCkpuk+1−pvup + Σp(−1)p+1Ckpuk−pvup+1 ; en décalant l'indice dans la 2e somme et avec Ckp + Ckp−1 = Ck+1p, on obtient (Φu)k+1(v) = Σp=0k+1(−1)pCk+1puk+1−pvup. (C'est la formule du binôme pour Lu − Ru, qui commutent.)
  • (b) Si uq = 0, prenons k = 2q − 1 : dans chaque terme, p ≥ q ou k − p ≥ q, donc uk−pvup = 0. Ainsi (Φu)2q−1 = 0 : Φu est nilpotent.

1re partie — B. Image de Φ

u ≠ 0, Tr u = 0.

  • 1. Si u = λId, Tr u = nλ = 0 donne λ = 0, donc u = 0 : contradiction. u n'est pas une homothétie.
  • 2. Par A-5(a), il existe e1 avec (e1, u(e1)) libre.
  • 3. On pose e2 = u(e1) et on complète en base (e1, …, en). La 1re colonne de A est (0,1,0,…,0)t : a11 = 0, d'où A = (0, tX ; Y, A1) avec Y = (1,0,…,0)t ≠ 0 et, puisque Tr A = 0, Tr A1 = 0.
  • 4(a). U a au plus n − 1 valeurs propres et 𝕂 est infini : on choisit α ∉ Sp(U), alors U − αIn−1 est inversible.
  • 4(b). Par blocs : U'V' = (0, αtR ; US, UV) et V'U' = (0, tRU ; αS, VU), donc U'V' − V'U' = (0, −tR(U − αI) ; (U − αI)S, UV − VU). Comme A1 = UV − VU et le coin (1,1) est nul des deux côtés, A = U'V' − V'U' ⟺ tX = −tR(U − αIn−1) et Y = (U − αIn−1)S.
  • 5. Récurrence sur n (propriété : toute matrice de trace nulle d'ordre n est un crochet). Pour n = 1, la seule matrice de trace nulle est 0 = [0,0]. Supposons-la vraie à l'ordre n − 1 et soit A de trace nulle d'ordre n. Si A = 0, A = [0,0]. Sinon on se place dans la base de B-3 : Tr A1 = 0, donc A1 = UV − VU par hypothèse ; on choisit α comme en 4(a) puis tR = −tX(U − αI)−1 et S = (U − αI)−1Y. Par 4(b), A = U'V' − V'U'. Avec A-4 : Im Φ = 𝒯 (tout endomorphisme de trace nulle est un commutateur).

1re partie — C. Trace de Φu

  • 1. ui,j a pour matrice Eij dans ℬ ; l'application v ↦ Matℬ(v) est un isomorphisme de L(E) sur Mn(𝕂) et (Eij) est la base canonique : (ui,j) est une base de L(E) (n2 éléments).
  • 2. ui,juk,l(em) = δlmui,j(ek) = δlmδjkei, donc ui,juk,l = δjkui,l. Avec u = Σk,lak,luk,l : uui,j = Σkak,iuk,j et ui,ju = Σlaj,lui,l, d'où Φu(ui,j) = Σkak,iuk,j − Σkaj,kui,k.
  • 3. La coordonnée de Φu(ui,j) sur ui,j est ai,i (k = i dans la 1re somme) moins aj,j (k = j dans la 2e). Donc Tr(Φu) = Σi,j(ai,i − aj,j) = nTr u − nTr u, soit Tr(Φu) = 0.

2e partie — A. u diagonalisable

  • 1(a). Sur ek : uui,j(ek) = δjkμiei et ui,ju(ek) = μkδjkei = μjδjkei, d'où Φu(ui,j) = (μi − μj)ui,j.
  • 1(b). (ui,j) est une base de vecteurs propres : Φu est diagonalisable et Sp(Φu) = {λi − λj, 1 ≤ i,j ≤ p}.
  • 2. « ⊂ » : c'est A-3(b) de la 1re partie. « ⊃ » : si v laisse stable chaque Eu(λi), pour x ∈ Eu(λi), uv(x) = λiv(x) = vu(x) ; comme E = ⊕Eu(λi), uv = vu. D'où Ker Φu = {v / v(Eu(λi)) ⊂ Eu(λi) ∀i}.
  • 3. L'application v ↦ (v|Eu(λ1), …, v|Eu(λp)) (restrictions vues comme endomorphismes) est linéaire, injective car E = ⊕Eu(λi), surjective car on peut définir v bloc par bloc : Ker Φu ≅ Π L(Eu(λi)). Comme dim Eu(λi) = mi (u diagonalisable), rg Φu = n2 − Σ mi2.
  • 4. Tous les mi valent 1 : dim Ker Φu = n. πu = Π(X − λi), de degré n, donc (Id, u, …, un−1) est libre ; elle est contenue dans Ker Φu (1re partie A-3a) et a n éléments : Ker Φu = Vect(Id, u, …, un−1).

2e partie — B. dim E = 2, u non homothétie

  • 1. Par 1re partie A-5(a), il existe e avec (e, u(e)) base de E. Si v commute avec u et v(e) = ae + bu(e), alors v(u(e)) = u(v(e)) = au(e) + bu2(e) : v et aId + bu coïncident sur la base (e, u(e)). Donc Ker Φu ⊂ Vect(Id, u), et l'inclusion inverse est claire : Ker Φu = Vect(Id, u).
  • 2. rg Φu = 4 − 2 = 2, donc 0 est valeur propre de multiplicité géométrique 2, a fortiori algébrique ≥ 2 : χΦu = X2(X2 + aX + β). La somme des racines (dans ℂ) vaut Tr Φu = 0 (1re partie C-3), donc a = 0 : χΦu = X2(X2 + β). (Pour information, β = 4det u − (Tr u)2 : si u a deux valeurs propres λ1, λ2, les valeurs propres de Φu sont 0, 0, ±(λ1 − λ2).)
  • 3. Si β = 0, Φu a pour seule valeur propre 0 ; diagonalisable, il serait nul, donc Ker Φu = L(E) et u serait une homothétie. Φu n'est pas diagonalisable.
  • 4. β ≠ 0. Si 𝕂 = ℂ : racines 0 (double, sous-espace propre de dimension 2) et ±√(−β), simples et non nulles : Φu est diagonalisable. Si 𝕂 = ℝ : si β < 0, même conclusion (racines réelles ±√(−β)) ; si β > 0, χ n'est pas scindé sur ℝ : Φu n'est pas diagonalisable. Bilan : diagonalisable ⟺ β ≠ 0 et −β est un carré dans 𝕂.
  • 5(a). Par 3 et 4, β ≠ 0 et −β = λ2 avec λ ∈ 𝕂*, d'où Sp(Φu) = {0, λ, −λ}.
  • 5(b). uv − vu = λv. Si v était inversible, v−1uv − u = λId, et en prenant la trace 0 = 2λ : absurde. v n'est pas inversible. Ensuite λTr(v) = Tr(Φu(v)) = 0 (Im Φ ⊂ 𝒯), donc Tr v = 0. Cayley-Hamilton en dimension 2 : v2 − (Tr v)v + (det v)Id = 0 avec Tr v = det v = 0, donc v2 = 0.
  • 5(c). v ≠ 0 et v2 = 0, donc rg v = 1 et Im v = Ker v. (e, v(e)) est une base ⟺ e ∉ Ker v (si v(e) ≠ 0 et v(e) = ce, alors 0 = v2(e) = c2e donne c = 0, contradiction). Posons u(e) = ae + bv(e). Alors u(v(e)) = v(u(e)) + λv(e) = av(e) + bv2(e) + λv(e) = (a + λ)v(e). Matrice de u : (a, 0 ; b, a + λ), triangulaire inférieure. Tr u = 2a + λ donne Sp(u) = {(Tr u − λ)/2, (Tr u + λ)/2} : deux valeurs propres distinctes (λ ≠ 0) en dimension 2, donc u est diagonalisable.
  • 5(d). Pour x ∈ Ker v : v(u(x)) = u(v(x)) − λv(x) = 0, donc Ker v (droite) est stable par u : c'est la droite propre Vect(v(e)) associée à (Tr u + λ)/2. Le même calcul avec w (valeur propre −λ) montre que Ker w est la droite propre associée à (Tr u − λ)/2. Ces deux valeurs propres sont distinctes, donc Ker v ∩ Ker w = {0} et, par dimension, E = Ker v ⊕ Ker w, somme de deux droites propres : u est diagonalisable.

2e partie — C. Φu diagonalisable

  • 1. uvi = viu + βivi, donc u(vi(x)) = (λ + βi)vi(x).
  • 2. Ψ est clairement linéaire. Pour y ∈ E, on complète x (≠ 0) en base et on définit v par v(x) = y : Ψ(v) = y. Ψ est surjective.
  • 3. E = Ψ(L(E)) = Vect(v1(x), …, vn2(x)), et chaque vi(x) non nul est vecteur propre de u (question 1). E est engendré par des vecteurs propres de u, donc u est diagonalisable. (L'hypothèse Sp(u) ≠ ∅ sert à disposer de x ; elle est automatique sur ℂ.)

3e partie — valeur propre non nulle de Φu

On a uv − vu = λv avec λ ≠ 0 et v ≠ 0.

  • 1(a). v(u − xId) = vu − xv = uv − λv − xv = (u − (x + λ)Id)v.
  • 1(b). Si det v ≠ 0, en prenant les déterminants : Pu(x) = Pu(x + λ) pour tout x ∈ 𝕂. Alors, 𝕂 étant infini, Pu(X + λ) = Pu(X) ; si z est une racine complexe de Pu, z + kλ l'est pour tout k ∈ ℕ, ce qui donne une infinité de racines à un polynôme de degré n ≥ 1 : impossible.
  • 1(c). Donc v n'est pas inversible.
  • 2. Récurrence : Φu(vk+1) = (uv − vu)vk + v(uvk − vku) = λvk+1 + kλvk+1, d'où Φu(vk) = kλvk. Si vp ≠ 0, pλ est valeur propre de Φu (de vecteur propre vp).
  • 3. Si aucune puissance de v n'était nulle, les kλ (k ∈ ℕ*), deux à deux distincts, seraient tous valeurs propres de Φu, qui en a au plus n2. Donc v est nilpotent.
  • 4(a). v commute avec vp, donc Im vp est stable par v. Par 2, uvp = vpu + pλvp, donc u(vp(y)) = vp(u(y) + pλy) ∈ Im vp : Im vp est stable par u et v.
  • 4(b). Sur F = Im vp, Im v1 = Im vp+1 et Ker v1 = Ker v ∩ F, de dimension ≤ 1. On montre par récurrence dim Im vp = n − p pour 0 ≤ p ≤ n : vrai pour p = 0 et p = 1 (théorème du rang, dim Ker v = 1). Si dim F = n − p ≥ 1 (p ≤ n − 1), v1 n'est pas inversible : soit parce que v1 est nilpotent, soit, comme le suggère l'énoncé, parce que u1v1 − v1u1 = λv1 et l'argument de 1(b)/1(c) appliqué dans F. Donc dim Ker v1 = 1 et le théorème du rang pour v1 donne dim Im vp = 1 + dim Im vp+1.
  • 4(c). Ainsi dim Im vn−1 = 1 et dim Im vn = 0 : vn−1 ≠ 0 et vn = 0.
  • 5. Si Σckvk(e) = 0 avec un ck non nul d'indice minimal k0, on applique vn−1−k0 : ck0vn−1(e) = 0, contradiction. La famille, libre et de cardinal n, est une base. Matℬ(v) = N, matrice avec des 1 sur la sous-diagonale (Nk+1,k = 1) et des 0 ailleurs.
  • 6(a). On définit w0 par w0(vk(e)) = kλvk(e). Pour k ≤ n − 2 : (w0v − vw0)(vk(e)) = (k + 1)λvk+1(e) − kλvk+1(e) = λv(vk(e)) ; pour k = n − 1, les deux membres sont nuls. Donc w0 ∈ 𝒜, Matℬ(w0) = diag(0, λ, …, (n − 1)λ).
  • 6(b). w ∈ 𝒜 ⟺ (w − w0)v = v(w − w0). Donc 𝒜 = w0 + C(v), sous-espace affine de direction le commutant C(v) = Ker Φv.
  • 6(c). Si w commute avec v, écrivons w(e) = Σckvk(e) = P(v)(e) ; alors w(vj(e)) = vj(w(e)) = P(v)(vj(e)), donc w = P(v). La famille (Id, v, …, vn−1) est libre (évaluer en e). C(v) = Vect(Id, v, …, vn−1), de dimension n, de base (Id, v, …, vn−1).
  • 7. uv − vu = λv signifie u ∈ 𝒜, donc u = w0 + Σk=0n−1ckvk et Matℬ(u) = diag(0, λ, …, (n − 1)λ) + c0In + c1N + … + cn−1Nn−1 : matrice triangulaire inférieure, de diagonale c0, c0 + λ, …, c0 + (n − 1)λ, et constante (ck) le long de la k-ième sous-diagonale. En particulier u a n valeurs propres distinctes : il est diagonalisable.
  • 8. Dans ℬ' = (f1, …, fn), μi = α + (i − 1)λ, et par 2e partie A-1 : Φu(ui,j) = (i − j)λui,j. Comme (ui,j) est une base propre, EΦu(λ) = Vect(ui+1,i, 1 ≤ i ≤ n − 1) : ce sont les endomorphismes dont la matrice dans ℬ' n'a de coefficients non nuls que sur la première sous-diagonale (positions (i + 1, i)), et dim EΦu(λ) = n − 1.

💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP : trace et commutateurs (Tr[u,v] = 0, tout endomorphisme de trace nulle est un commutateur), base canonique Eij et règle EijEkl = δjkEil, caractérisation des homothéties, réduction (polynôme minimal, diagonalisabilité et scindage selon 𝕂 = ℝ ou ℂ), endomorphismes nilpotents d'indice n et base cyclique (e, v(e), …, vn−1(e)), commutant d'un endomorphisme cyclique = polynômes en v. Sur ce type de problème, rédigez proprement les récurrences et citez toujours la question utilisée (« d'après 1re partie A-3(b) »), comme le demande l'énoncé.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2000. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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