Wadifa InfoEmploi public au Maroc ع

Modèle de concours : CNC 2011 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2011 👁️ 33 vues

⬇️ Télécharger le PDF Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1654/modele-de-concours-cnc-2011-mathematiques-i-mp-concours-national-commun

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2011), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2011
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2011 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National commun - Session 2011 - MP

Épreuve de Mathématiques I

L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit.

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et
à la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier

de rappeler avec précision les | références | des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.

Étude de la somme d’une série de Fourier lacunaire quadratique
La fonction q définie, pour tout r € R, par

irn“x
8

est étudie par Riemann il y a environ 150 ans, avec l’idée que cette fonction est continue sur
R mais nulle part dérivable. L'étude est poursuivie par Hardy qui prouve en 1916 que cette
fonction est non dérivable en tout x € R\{Q}. Il reste à étudier la dérivabilité en x rationnel et
c’est Gerver qui en 1970 réussit à trouver le résultat assez inattendu : la fonction est dérivable
en tout x € ©. Depuis, d’autres propriétés de cette fonction ont été étudiées, propriétés qui
analysent plus finement la régularité de cette fonction : en particulier son ordre de Holder local
et son spectre multifractal.

Le sujet a pour objet d'établir la dérivabilité de la fonction q au point 1 ; il utilise des outils de
l'analyse complexe.

Le problème est composé de cinq parties ; les deux premières parties ont pour objectif d'établir
la formule (2) qui sera utile dans la cinquième partie. Les trois dernières parties du problème
s’enchaînent entre elles.

1°' partie
Formule sommatoire de Poisson

Soit ‏و‎ : R — C une application de classe © telle que les applications # — (*g(t) ett —
t2g'(t), définies sur R, soient bornées à l'infini, ce qui revient à dire que

1 ام 1 _

On lui associe la suite (9,),en de fonctions définies par
‎1. Montrer que pour tout réel ‏رن‎ la fonction t— g(t)e—** est intégrable sur R.

Par définition, la transformée de Fourier de ‏و‎ est la fonction notée 7 définie sur R par

+00

06

1/5

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 2 —
Concours National commun - Session 2011 - MP

2. Montrer que la série de fonctions ‏مو نج‎ converge uniformément sur tout segment de R.
ne N =
3. On note 7 la fonction définie, pour tout + € R, par g(t) = ‏نج‎ ٠

n=0
(a) Montrer que la fonction ÿ est de classe © sur R.
(b) Justifier que la fonction 7 est 27-périodique et que ses coefficients de Fourier com-
plexes sont donnés par
7

On remarquera que, pour tout t € R, g(t) = lim ‏نج‎ 9(t+2p7).

(c) Montrer que les familles (g(2n7),en Et (ÿ(n),en SONt sommables et que leurs sommes
vérifient la relation suivante, dite formule sommatoire de Poisson,

n€Z n€Z

2ème partie
Application de la formule sommatoire de Poisson

2,2

Pour tout réel « › 0, on note ‏م‎ la fonction définie, pour tout € R, par ha(t) = e

1. Vérifier que, pour tout réel ‏ه‎ › 0, la fonction ha satisfait les hypothèses faites sur la
fonction g dans la partie précédente.

Dans la suite, on notera h, la transformée de Fourier de ha, œ › 0 ; on admettra que h,(0) = V7.

2. Montrer que la fonction hi est dérivable sur R et qu'elle satisfait l'équation différentielle

3. Résoudre l'équation différentielle (1) et donner l'expression de hu.

2

4. Montrer, pour tout a › et tout réel r, ha (x) = LE 607 ;

5. Montrer, pour tout réel a › 0, la relation

2

n=l n=l

3ème partie
Un résultat général sur les fonctions holomorphes
Si a et b sont des nombres complexes, Yan désigne le chemin du plan complexe C défini, pour
tout t € [0,1], par Yan(t) = (1 — t)a + tb; son image Ya,0[0,1]) = {(1 — Ja +tb, 0 ‹t › 1} est
notée [a, b] ; c’est le segment du complexe d’extrémités a et b.
Pour la suite du problème, on notera © la partie de C définie par

2/5

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 3 —
Concours National commun - Session 2011 - MP

1. Vérifier que pour tout (a, b) € N?, [a, b] C Q, puis justifier que Q est un ouvert connexe par
arcs de C.
Soit f : 9 — C une application continue, si (a, b) € Q*, on définit l'intégarle curviligne de f le

long du chemin “Yan, 6 f(=)dz ou simplement ®(a, b), par

2. Soit a fixé dans Q ; montrer que l'application ®, : NQ ‏جر و رن جب‎ P,(b) = P(a,b), est
continue sur 2.

3. Soit © la fonction définie, pour tout z € Q, par (=) = Z; soient a et b deux éléments
distincts de 1. Montrer que l'ensemble des c € 1 tels que

Ya,e Fe,b Ya,b

est soit une droite soit une demi-droite du plan complexe à préciser.

4. Dans la suite de cette partie, f est supposée holomorphe sur Q. Si x et y sont des réels tels
que r + iy € ©, on pose

0 07 | 0

(a) Rappeler les relations reliant les dérivées partielles 77 et En puis — 27 et ’r

(b) Soit (a, b,c) € 13. Montrer à l’aide des résultats du programme sur les formes diffé-

rentielles que Pdx—Qdy = Qdx+Pdy, où OT* désigne la frontière, orientée
OT+ 07+
dans le sens direct, de la plaque triangulaire 7 du plan 182 dont les sommets sont les

affixes des complexes a, b et c. En déduire f(z)dz + flz)dz = f(z)dz.
7.6 Ye,b Ta,b
(c) Soit a € Q fixé; déduire de ce qui précède que la fonction ®, est holomorphe sur +
et que sa dérivée au sens complexe, noté ©. vérifie ®’ (b) = f(b) pour tout b € Q ; on
rappelle que

راجن

(d) On suppose que, pour tout b € %, la fonction 7 — ®(ir, b), définie sur ]0, ‏,رإمه+‎ admet
une limite dans C lorsque r tend vers 0* ; on note F'(b) cette limite. Montrer que, pour
tout (b, c) € N°, F(c) — F(b) = ®(b, ‏رك‎ puis en déduire que F est holomorphe sur % et
que F” = f sur Q.

4ème partie
Étude d’un exemple

On note exp la fonction exponentielle complexe. Si z € C\R7, on note Arg(z) l'élément de
l'intervalle ] — 7, 7| tel que z = |z|exp(iArg(z)) ; on pose alors Log(z) = 1n(|z|) +#Arg(z) et, pour
tout À ER,

3/5

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 4 —
Concours National commun - Session 2011 - MP

La fonction Log est le logarithme principal défini sur C\R- ; on rappelle que les fonctions exp et
Log sont holomorphes sur C et ‏اانا‎ respectivement ; leur dérivées au sens complexes vérifiant

1

Soit À un réel fixé dans l'intervalle | — 1, 0] ( on note f, la fonction définie, pour tout = € ‏لان‎
‎par

1. Justifier que /, est holomorphe sur 0.

2. Soit b un complexe fixé dans 1. On note ‏يدل‎ la fonction, définie pour tout r › 0, par

Jyp(r) = f(=)dz. Montrer que la fonction ‏يرا‎ admet une limite, notée ‏ري(‎ lorsque r
Vir,b

tend vers 07 et que
On pourra utiliser le théorème de convergence dominée après en avoir vérifié les conditions de
validité.
3. On note G, la fonction, définie pour tout z € C, par G,(z) = + exp (#) F,(#).
(a) Justifier que les fonctions F, et G, sont holomorphes sur © et que F} = f, sur Q.

(b) Montrer que, pour tout 2 € À, G1(z) = — exp 8 | u-*7? exp | 3 du.
z 1 7

(c) Montrer que, pour tout z € Q, |G,(z)| › 2 et que |F_,,2(z)| › 2{z| à.

5ème partie

Démonstration de la propriété proposée
Pour tout entier naturel non nul n, on note u, la fonction définie, pour tout 2 € C, par

1. Soit z € C; montrer que la série ›. Un(z) converge si et seulement si = € 0.
n›1

Dans la suite, on pose u(z) = ‏نل‎ un(z), z € Q.

2. Montrer que, pour tout 2 € Q, u(z + 1) + u(z) = 2u(4z).
3. Pour tout n € N° et tout (x, y) € Rx]0, +oo|, on pose

(a) Montrer que pour tout k € N, la série de fonctions ›; n'n converge normalement

n›1

sur Rx]0, +oo[ pour tout a › 0.

(b) Montrer soigneusement que la fonction ‏,لا‎ définie ci-dessus, possède en tout point de

Rx]0, +oo[ une dérivée partielle par rapport à r et exprimer ‏تايح‎ y), pour (x,y) €

Rx]0, +oo|, sous la forme de la somme d’une série.

4/5

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 5 —
Concours National commun - Session 2011 - MP

(c) Montrer de même que la fonction à possède en tout point de Rx]0, +oo[ une dérivée
partielle par rapport à y et l'exprimer en fonction de Sr (x, y).
1
(d) Montrer que la fonction u est holomorphe sur Q.

4. Partant de la formule (2) de la deuxième partie et moyennant un résultat sur les 5
d’une fonction holomorphe, montrer que pour tout z € Q,

RE 1 _ 117 —imn? —imn?
5. En déduire que, pour tout 2 € Q, u(l+z)+5 =|- ›, exp( ] ) — exp ;
71 z

— converge normalement sur {= € C, Im(z) › 0}

6. Montrer que la série de fonctions › ee

et que sa somme, notée v, est continue sur cette ensemble.

7. Montrer que, pour tout 2 € et tout ‏نه‎ › 0, la série ›. nF_1, (
7 ‏وبر‎ est la fonction définie dans la quatrième partie.

5 ) est convergente, où

8. Pour tout 2 € 1, on pose

(a) Montrer que la fonction ‏رن‎ est holomorphe sur © et que v; = u.

(b) On admet que la fonction w est holomorphe sur © ; calculer sa dérivée ‏أبن‎ au sens
complexe, en admettant que l’on puisse dériver terme à terme la série définissant w.

(c) Montrer que, pour tout 2 € Q,

9. Montrer qu'il existe une constante c positive telle que, pour tout 2 € ©, on ait
z 3 je

10. Montrer soigneusement que q(x + 1) — ‏(1)و‎ + Z = O(x*?). En déduire que la fonction ‏و‎
‎5 9 2 ‏ين‎ q

est dérivable en 1 et préciser q'(1).

FIN DE L'ÉPREUVE

5/5

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Cette épreuve est la Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2011, filière MP, commune aux écoles d'ingénieurs marocaines (calculatrice interdite, énoncé de 4 pages hors page de garde). C'est un problème unique en cinq parties : « Étude de la somme d'une série de Fourier lacunaire quadratique », q(x) = Σn≥1 eiπn²x/(iπn²), dont on démontre la dérivabilité au point 1 (résultat de Gerver) : formule sommatoire de Poisson, identité de type Jacobi, intégrales curvilignes dans le demi-plan de Poincaré, puis estimation fine de q(1+x) − q(1). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les parties 1–2 (Poisson, gaussienne) sont très classiques et rapportent vite ; la partie 3 est du cours (Cauchy-Riemann, Green-Riemann). Les parties 4 et 5 sont plus techniques mais chaque question a un résultat donné : on peut admettre un résultat et continuer. Attention à deux coquilles de l'énoncé signalées plus bas (partie 4, question 2 et partie 5, question 4) : il faut les repérer et le dire sur la copie.

1re partie — Formule sommatoire de Poisson

Hypothèses : g de classe C¹, g(t) = O(1/t²) et g'(t) = O(1/t²) en ±∞. Il existe donc M, A > 0 tels que |g(t)| ≤ M/t² et |g'(t)| ≤ M/t² pour |t| ≥ A.

Q1

|g(t)e−ixt| = |g(t)|, fonction continue sur ℝ et O(1/t²) en ±∞ : t ↦ g(t)e−ixt est intégrable sur ℝ (comparaison à une intégrale de Riemann d'exposant 2 > 1).

Q2

Soit [−B, B] un segment. Pour n ≥ n0 (avec 2n0π ≥ 2B + A) et |t| ≤ B : |t ± 2nπ| ≥ 2nπ − B ≥ nπ ≥ A, donc |gn(t)| ≤ 2M/(nπ)². Le majorant est indépendant de t et sommable : Σ gn converge normalement, donc uniformément, sur tout segment.

Q3 (a)

Les gn sont C¹ ; le même argument appliqué à g' donne |gn'(t)| ≤ 2M/(nπ)² sur [−B, B] : Σ gn' converge normalement sur tout segment, Σ gn converge simplement. Par le théorème de dérivation des séries de fonctions, g̃ est de classe C¹ sur ℝ.

Q3 (b)

  • Sn(t) = Σp=−nn g(t+2pπ) est la somme partielle de Σ gn, donc g̃(t) = lim Sn(t). Alors Sn(t+2π) = Sn(t) + g(t+2(n+1)π) − g(t−2nπ) → g̃(t) car g → 0 en ±∞ : g̃ est 2π-périodique.
  • Coefficients : la convergence étant uniforme sur [0, 2π], on intègre terme à terme :
    ck(g̃) = (1/2π) Σp∈ℤ ∫02π g(t+2pπ)e−ikt dt = (1/2π) Σp ∫2pπ2(p+1)π g(s)e−iks ds (car e−ik(s−2pπ) = e−iks)
    = (1/2π) ∫ℝ g(s)e−iks ds (relation de Chasles + intégrabilité) : ck(g̃) = ĝ(k)/(2π).

Q3 (c)

|g(2nπ)| ≤ M/(4π²n²) pour |n| grand : (g(2nπ))n∈ℤ est sommable, de somme g̃(0). g̃ étant 2π-périodique et C¹, sa série de Fourier converge normalement vers g̃ (théorème de convergence normale ; ou ck(g̃') = ik ck(g̃) et |ck| ≤ ½(1/k² + |ck(g̃')|²), sommable par Bessel). Donc (ĝ(n))n∈ℤ est sommable et g̃(0) = Σ cn(g̃), soit 2π Σn∈ℤ g(2nπ) = Σn∈ℤ ĝ(n). (Les familles sont indexées par ℤ, l'écriture « n ∈ ℕ » de l'énoncé est une coquille.)

2e partie — Application : la gaussienne

Q1

hα(t) = e−α²t² est C¹, hα'(t) = −2α²t e−α²t² ; t²hα(t) et t²hα'(t) = −2α²t³e−α²t² tendent vers 0 en ±∞ (croissances comparées), donc sont bornées à l'infini : hα vérifie les hypothèses.

Q2

ĥ1(x) = ∫ e−t²e−ixt dt. La dérivée partielle en x, −it e−t²e−ixt, est continue et dominée par |t|e−t² intégrable : ĥ1 est dérivable et ĥ1'(x) = ∫ −it e−t²e−ixt dt. Comme −it e−t² = (i/2)(e−t²)', une intégration par parties (crochet nul en ±∞) donne
ĥ1'(x) = −(i/2) ∫ e−t²(−ix)e−ixt dt = −(x/2) ĥ1(x) : y' + (x/2)y = 0.

Q3

Équation linéaire du premier ordre : y = C e−x²/4. Avec ĥ1(0) = √π : ĥ1(x) = √π e−x²/4.

Q4

Changement de variable s = αt : ĥα(x) = (1/α) ∫ e−s²e−i(x/α)s ds = (1/α) ĥ1(x/α), d'où ĥα(x) = (√π/α) e−x²/(4α²).

Q5

Poisson avec g = hα : 2π Σℤ e−4π²α²n² = (√π/α) Σℤ e−n²/(4α²). On choisit α tel que 4π²α² = πa, soit α = ½√(a/π) ; alors 1/(4α²) = π/a et √π/α = 2π/√a. En divisant par 2π/√a : √a Σℤ e−πn²a = Σℤ e−πn²/a, et en regroupant n et −n :
√a (1 + 2Σn≥1 e−πn²a) = 1 + 2Σn≥1 e−πn²/a (2).

3e partie — Un résultat général sur les fonctions holomorphes

Ω = {z ∈ ℂ, Im z > 0}.

Q1

Im((1−t)a + tb) = (1−t)Im a + t Im b > 0 pour t ∈ [0,1] : [a, b] ⊂ Ω, Ω est convexe donc connexe par arcs. Ω = Im−1(]0, +∞[) est ouvert (image réciproque d'un ouvert par une application continue).

Q2

Φa(b) = (b − a) ∫01 f((1−t)a + tb) dt. Soit b0 ∈ Ω et D un disque fermé centré en b0 inclus dans Ω. K = {(1−t)a + tb, t ∈ [0,1], b ∈ D} est compact (image continue de [0,1] × D) et inclus dans Ω (convexité), donc |f| ≤ MK sur K. L'intégrande est continue en b et dominée par MK : par continuité des intégrales à paramètre, Φa est continue sur Ω.

Q3

∫γa,b z̄ dz = (b − a) ∫01 ((1−t)ā + t b̄) dt = (b − a)(ā + b̄)/2. La relation s'écrit (c−a)(ā+c̄) + (b−c)(c̄+b̄) = (b−a)(ā+b̄). Après développement, les termes |a|², |b|², |c|² se simplifient et il reste cā − ac̄ + bc̄ − cb̄ = bā − ab̄, c'est-à-dire
Im(c (ā − b̄)) = Im(b ā).

C'est l'équation d'une droite réelle de direction a − b (ajouter λ(a−b), λ ∈ ℝ, ne change pas le membre de gauche) passant par a (Im(a(ā − b̄)) = −Im(a b̄) = Im(b ā)) : c'est la droite (ab). L'ensemble cherché est (ab) ∩ Ω :

  • si Im a = Im b, la droite (ab) est horizontale et contenue dans Ω : c'est toute la droite (ab) ;
  • sinon (ab) coupe l'axe réel en un point x0 et l'ensemble est la demi-droite ouverte d'origine x0 contenant a et b.

Ce contre-exemple (z̄ n'est pas holomorphe) montre que la relation de Chasles pour trois points non alignés est propre aux fonctions holomorphes.

Q4 (a)

Conditions de Cauchy-Riemann : ∂P/∂x = ∂Q/∂y et ∂P/∂y = −∂Q/∂x.

Q4 (b)

Formule de Green-Riemann sur le triangle T (P, Q de classe C¹) :
∫∂T+ P dx − Q dy = ∬T (−∂Q/∂x − ∂P/∂y) dxdy = 0 et ∫∂T+ Q dx + P dy = ∬T (∂P/∂x − ∂Q/∂y) dxdy = 0 par Cauchy-Riemann ; les deux intégrales sont égales (à 0).
Or f(z)dz = (P + iQ)(dx + i dy) = (P dx − Q dy) + i(Q dx + P dy), donc ∫∂T+ f(z)dz = 0. Le bord ∂T est formé des segments [a,c], [c,b], [b,a] (parcourus dans un sens ou dans l'autre, le résultat 0 ne dépend pas de l'orientation) ; comme ∫γb,a = −∫γa,b :
∫γa,c f + ∫γc,b f = ∫γa,b f. Si a, b, c sont alignés (triangle dégénéré), la relation découle directement d'un changement de variable affine (Chasles sur un segment).

Q4 (c)

Par (b), Φa(c) − Φa(b) = Φ(b, c) = (c − b) ∫01 f((1−t)b + tc) dt, donc
(Φa(c) − Φa(b))/(c − b) = ∫01 f((1−t)b + tc) dt → f(b) quand c → b (continuité uniforme de f sur un disque fermé centré en b inclus dans Ω). Φa est holomorphe et Φa' = f.

Q4 (d)

Avec a = ir ∈ Ω, (b) donne Φ(ir, c) − Φ(ir, b) = Φ(b, c). En faisant r → 0+ : F(c) − F(b) = Φ(b, c). Ainsi F = Φb + F(b) : par (c), F est holomorphe sur Ω et F' = f.

4e partie — Étude d'un exemple : fλ(z) = zλ exp(−i/z), −1 < λ < 0

Deux estimations servent partout. Pour z = x + iy ∈ Ω : |zλ| = |z|λ ; |exp(−i/z)| = exp(Re(−i z̄)/|z|²) = exp(−y/|z|²) ≤ 1 ; et |exp(i/z)| = exp(y/|z|²).

Q1

Ω ⊂ ℂ∖ℝ− : z ↦ λ Log z est holomorphe, donc zλ = exp(λ Log z) aussi ; z ↦ −i/z est holomorphe sur ℂ*, composée avec exp. Par produit, fλ est holomorphe sur Ω.

Q2

Jλ,b(r) = (b − ir) ∫01 fλ((1−t)ir + tb) dt.

  • Convergence simple : pour t ∈ ]0,1], (1−t)ir + tb → tb ∈ Ω, et fλ continue ; de plus Arg(tb) = Arg b donc (tb)λ = tλbλ, d'où la limite tλ bλ exp(−i/(tb)).
  • Domination : pour z = (1−t)ir + tb, |z| ≥ Im z ≥ t Im b et λ < 0, donc |fλ(z)| ≤ |z|λ ≤ (Im b)λ tλ, intégrable sur ]0,1] car λ > −1 (majorant indépendant de r).

Par convergence dominée, Fλ(b) = lim Jλ,b(r) = bλ+1 ∫]0,1] tλ exp(−i/(tb)) dt.
Coquille de l'énoncé : il est imprimé « exp(−i tb) » ; le calcul donne exp(−i/(tb)), et c'est bien cette forme qu'exige la question 3(b).

Q3 (a)

fλ est holomorphe et la limite Fλ(b) existe pour tout b : la partie 3, Q4(d), donne Fλ holomorphe sur Ω et Fλ' = fλ. Gλ est le produit de z−λ−2 = exp((−λ−2)Log z), de exp(i/z) et de Fλ, holomorphes sur Ω (Gλ n'est défini que sur Ω, pas sur ℂ).

Q3 (b)

z−λ−2zλ+1 = z−1 (mêmes exponentielles de Log z), donc Gλ(z) = (1/z) ei/z ∫01 tλ e−i/(tz) dt. Le changement de variable u = 1/t (C¹ bijectif de ]0,1] sur [1,+∞[, tλdt = u−λ−2du) donne Gλ(z) = (1/z) exp(i/z) ∫1+∞ u−λ−2 exp(−iu/z) du.

Q3 (c)

La majoration brutale ne suffit pas (elle donne un facteur 1/|z|) : on intègre par parties avec e−iu/z = d/du[iz e−iu/z] (crochet nul en +∞ car |e−iu/z| = e−uy/|z|² et u−λ−2 → 0) :
∫1+∞ u−λ−2e−iu/z du = −iz e−i/z + (λ+2) iz ∫1+∞ u−λ−3 e−iu/z du.
D'où Gλ(z) = −i + i(λ+2) ∫1+∞ u−λ−3 e−i(u−1)/z du, et |e−i(u−1)/z| = e−(u−1)y/|z|² ≤ 1, donc
|Gλ(z)| ≤ 1 + (λ+2) ∫1+∞ u−λ−3 du = 1 + 1 : |Gλ(z)| ≤ 2.
Ensuite Fλ(z) = zλ+2 e−i/z Gλ(z) ; pour λ = −1/2 : |F−1/2(z)| ≤ |z|3/2 · 1 · 2, soit |F−1/2(z)| ≤ 2|z|3/2.

5e partie — Démonstration de la propriété

un(z) = exp(iπn²z), |un(x+iy)| = e−πn²y. Notons θ(z) = 1 + 2u(z) = Σn∈ℤ eiπn²z.

Q1

Si y > 0 : |un(z)| ≤ (e−πy)n, terme d'une série géométrique convergente : convergence absolue. Si y ≤ 0 : |un(z)| ≥ 1, le terme général ne tend pas vers 0 : divergence grossière. Σ un(z) converge ⇔ z ∈ Ω.

Q2

eiπn² = (−1)n² = (−1)n, donc u(z+1) = Σ(−1)nun(z) et u(z+1) + u(z) = 2Σn pair un(z) = 2Σm≥1 eiπ(2m)²z = 2u(4z).

Q3

  • (a) Sur ℝ × [a, +∞[ (c'est le domaine voulu ; « ℝ×]0,+∞[ » est une coquille) : |nkũn(x,y)| ≤ nke−πn²a, terme général d'une série convergente (nk+2e−πn²a → 0) : convergence normale.
  • (b) ∂ũn/∂x = iπn² ũn, continue ; par (a) avec k = 2, la série des dérivées converge normalement sur ℝ × [a, +∞[ pour tout a > 0. Le théorème de dérivation terme à terme (à y fixé, puis a arbitraire) donne ∂ũ/∂x(x,y) = Σn≥1 iπn² ũn(x,y).
  • (c) De même ∂ũn/∂y = −πn² ũn = i · iπn² ũn, d'où ∂ũ/∂y = i ∂ũ/∂x.
  • (d) Les dérivées partielles sont des sommes de séries normalement convergentes de fonctions continues sur ℝ × [a, +∞[ : ũ est C¹ sur ℝ × ]0,+∞[ et vérifie ∂ũ/∂y = i ∂ũ/∂x (Cauchy-Riemann sous forme complexe) : u est holomorphe sur Ω, u'(z) = Σ iπn² un(z).

Q4

Attention, coquille de l'énoncé. Pour z = ia (a > 0), la formule imprimée donne a−1/2θ(ia) = θ(i/a), alors que (2) donne √a θ(ia) = θ(i/a) : elle est fausse (prendre a → +∞ : le membre de gauche tend vers 0, celui de droite équivaut à √a). La bonne identité, qui est aussi celle qu'utilise la question 5, est
(i/z)1/2 (1 + 2u(−1/z)) = 1 + 2u(z), équivalente à (z/i)1/2(1 + 2u(z)) = 1 + 2u(−1/z).

Preuve : pour z ∈ Ω, −1/z ∈ Ω (Im(−1/z) = y/|z|² > 0) et i/z a une partie réelle strictement positive, donc (i/z)1/2 = exp(½ Log(i/z)) est holomorphe sur Ω. La fonction φ(z) = θ(z) − (i/z)1/2θ(−1/z) est holomorphe sur Ω. Pour z = ia : (i/z)1/2 = a−1/2, −1/z = i/a, et φ(ia) = θ(ia) − a−1/2θ(i/a) = 0 par (2) appliquée à 1/a. φ s'annule sur la demi-droite iℝ+*, qui a des points d'accumulation dans Ω, et Ω est connexe : par le principe des zéros isolés, φ ≡ 0 sur Ω.

Q5

Par Q2, θ(z+1) = 1 + 2u(z+1) = 2θ(4z) − θ(z), donc u(1+z) + ½ = θ(4z) − ½θ(z). Par Q4, θ(4z) = (i/(4z))1/2θ(−1/(4z)) = ½(i/z)1/2θ(−1/(4z)) (le facteur 1/4 est réel positif) et θ(z) = (i/z)1/2θ(−1/z). Donc
u(1+z) + ½ = ½(i/z)1/2[θ(−1/(4z)) − θ(−1/z)] = (i/z)1/2 Σn≥1 (exp(−iπn²/(4z)) − exp(−iπn²/z)).

Q6

Pour Im z ≥ 0 : |un(z)/(iπn²)| ≤ 1/(πn²), sommable et indépendant de z : convergence normale ; les termes étant continus, v est continue sur le demi-plan fermé. Pour x réel, v(x) = q(x).

Q7

αz/(πn²) ∈ Ω et, par 4.3(c), |n F−1/2(αz/(πn²))| ≤ 2n (α|z|/(πn²))3/2 = 2(α|z|/π)3/2/n² : la série converge (absolument).

Q8 (a)

v1 est la restriction de v à Ω. Sur ℝ × [a, +∞[, la série Σ un/(iπn²) et la série de ses dérivées partielles (qui sont ũn et iũn) convergent normalement : comme en Q3, v1 est C¹ et vérifie Cauchy-Riemann, donc v1 est holomorphe et v1' = Σ un = u.

Q8 (b)

Avec F = F−1/2, F' = f−1/2, f−1/2(ζ) = ζ−1/2e−i/ζ, et (πn²/(4z))1/2 = (n√π/2) z−1/2 :

  • d/dz[n F(4z/(πn²))] = (4/(πn)) (4z/(πn²))−1/2 e−iπn²/(4z) = (2/√π) z−1/2 e−iπn²/(4z) ;
  • d/dz[2n F(z/(πn²))] = (2/(πn)) (z/(πn²))−1/2 e−iπn²/z = (2/√π) z−1/2 e−iπn²/z.

Donc w'(z) = ((iπ)1/2/2)(2/√π) z−1/2 Σ(e−iπn²/(4z) − e−iπn²/z) = i1/2z−1/2 Σ(…). Comme Arg z ∈ ]0, π[, π/2 − Arg z ∈ ]−π/2, π/2[ et i1/2z−1/2 = (i/z)1/2. Par Q5 : w'(z) = u(1+z) + ½.

Q8 (c)

Soit D(z) = v1(z+1) + z/2 − w(z). D'(z) = u(z+1) + ½ − (u(1+z) + ½) = 0 et Ω est connexe : D est constante. Pour la calculer, on fait z → 0 dans Ω : v1(z+1) → v(1) (continuité de v, Q6) ; par 4.3(c), |w(z)| ≤ c|z|3/2 → 0 (voir Q9) ; z/2 → 0. Donc D ≡ v(1) : v1(z+1) − v(1) = −z/2 + w(z).

Q9

Par 4.3(c) et |(iπ)1/2| = √π :
|w(z)| ≤ (√π/2) Σ [2n · 2(4|z|/(πn²))3/2 · ½ · 2 …] ; plus précisément |n F(4z/(πn²))| ≤ 16|z|3/2/(π3/2n²) et |2n F(z/(πn²))| ≤ 4|z|3/2/(π3/2n²), d'où
|w(z)| ≤ (√π/2) · 20|z|3/2/π3/2 · Σ1/n² = (10/π)(π²/6)|z|3/2.
Avec Q8(c) : |v(z+1) − v(1) + z/2| ≤ c|z|3/2 avec c = 5π/3.

Q10

Soit x réel, et z = x + iy avec y → 0+. Par continuité de v sur le demi-plan fermé (Q6), l'inégalité de Q9 passe à la limite : |v(1+x) − v(1) + x/2| ≤ c|x|3/2. Or v = q sur ℝ, donc q(1+x) − q(1) + x/2 = O(|x|3/2) quand x → 0. En divisant par x : (q(1+x) − q(1))/x = −½ + O(|x|1/2) → −½. q est dérivable en 1 et q'(1) = −1/2.
(Contrôle : la partie réelle de πq est la fonction de Riemann Σ sin(πn²x)/n², dont la dérivée en 1 vaut bien −π/2.)

💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP : formule sommatoire de Poisson (périodisation g̃, coefficients de Fourier, convergence normale de la série de Fourier d'une fonction C¹) ; transformée de Fourier de la gaussienne par équation différentielle ; théorèmes de dérivation sous l'intégrale et de convergence dominée (vérifier continuité + domination indépendante du paramètre) ; Cauchy-Riemann et Green-Riemann ; logarithme principal et puissances zλ (attention : zαwα ≠ (zw)α en général, on ne sort un facteur que s'il est réel positif) ; principe des zéros isolés ; séries de fonctions holomorphes. Méthode : quand une majoration brutale échoue (4.3c), intégrer par parties pour gagner une puissance ; et signaler clairement toute coquille d'énoncé (ici 4.2 et 5.4) en expliquant la version corrigée utilisée.

Un nouveau sujet de concours chaque jour sur WhatsApp

Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2011. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

}
Utile ? Envoyez-le à quelqu'un qui cherche
WhatsApp Facebook Telegram

📎 Citer cette page

Journaliste, blogueur, enseignant : copiez la référence ci-dessous et mettez un lien vers cette page.

Adresse permanente : https://www.wadifa-info.com/fr/modele-concours/1654/modele-de-concours-cnc-2011-mathematiques-i-mp-concours-national-commun

📲
Installez Wadifa Info sur votre iPhone : appuyez sur le bouton Partager en bas de Safari, puis sur Sur l'écran d'accueil. Les nouveaux concours, sans passer par le navigateur.