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Modèle de concours : CNC 2010 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2010 👁️ 31 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2010), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2010
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2010 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun 2010
École Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement
ESITH

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2010

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Durée 4 heures

Filière MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2010 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la qualité de la rédaction et de la présentation, la clarté et la précision des
raisonnements constitueront des éléments importants pour l'appréciation des copies. Il convient en particulier

de rappeler avec précision les | références |des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est
amené à prendre.

Étude de l'équation de la chaleur

Notations et objet du problème
Dans ce problème, R” sera muni de sa norme euclidienne canonique notée ||.||, n étant un
entier › 1. L'’adhérence d’une partie À de R” se notera À.

Si I est un intervalle de R, on note C'(I) l’espace vectoriel des fonctions de classe 01 de I dans
R ; de même si ‏ب‎ est un ouvert de R”, C?(4) désigne l’espace vectoriel des fonctions de classe C? de
U dans R ; enfin, si A est une partie de R”, C(.A) est l’espace vectoriel des fonctions continues de A
dans R.

Pour tout réel R › 0, on considère les parties ‏روا‎ Qp et n de R? définies par

On se propose de résoudre le problème suivant :
Etant donnée un réel R › 0 et une fonction ‏ل‎ € C ! (0, ]) telle que #(0) = (x) = 0, il existe une
unique fonction F : Qp — R continue vérifiant

&@2F OF

(i)  F est de classe C? sur Qr et SE 5 0 ‏تاي‎

Les trois parties du problèmes sont largement indépendantes ; seul le résultat de la question 1.2. est utile
dans la troisième partie.

1°'° partie
Résultats préliminaires
Soient 4 un ouvert non vide de ‏اط‎ et à € C?(). Pour tout x € U, on note H, la matrice
2
hessienne de f au point x, c’est l'élément de M,(R) défini par H, = (GE 0) ,et on
0x;01; 1‹i,j‹n

pose A f(x) = Tr (Hz), x EU ; Af est le laplacien de 1
1.1. 50112 €  ; montrer que la matrice H, est orthogonalement diagonalisable dans M, (R).

Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2010 -- MP

1.2. On suppose que f présente un maximum local en un point à € U et on note Q, la forme
quadratique sur R” canoniquement associée à la matrice H,

1.2.1. Montrer que lorsque h tend vers 0 dans R”, f(a + h) — f(a) = 5 Qa(h) + o(||h}|?).

12.2. Soitu € R” avecu # 0.
1.2.2.1. Montrer que pour t voisin de 0 dans R, t2Q a (u) + o(t*) › 0.

1.2.2.2. En déduire que la forme quadratique Qa est négative.

1.2.3. Montrer que les termes diagonaux de H, sont négatifs. Préciser le signe de À f (a).

1.3. Application aux fonctions harmoniques

On pose K := {r € R” ; ||x|| › 1} et on suppose dans cette question que f € C?() NC(K) où
Définition : f est dite harmonique sur U si son laplacien À f est nul sur 4.

1.3.1. Justifier que f est bornée sur K et qu’elle atteint ses bornes.

13.2. SiAf › 0 sur ({, montrer que f ne peut pas atteindre son maximum sur K en un point
de l’intérieur de K ; en déduire que

sup f(x)= sup f(y).

1.3.3. Si f est harmonique sur 4.

133.1. À toute › 0, on associe la fonction fe : ‏جص ع‎ f(x) +e||x||?, définie sur K. Justifier que
Je € C?(U) NC(K) et calculer le laplacien de fe en fonction de celui de f.

1.3.3.2. En déduire que pourtoutr € K, f(x) › sup f(y)-

1.3.3.3. Vérifier que — f est aussi harmonique sur et déduire de ce qui précède que pour tout
zEeK,

2°M° partie

Construction d’une solution du problème

Dans la suite du problème, on considère une fonction € C*([0, 7]) telle que #(0) = #(x) = 0.
On prolonge ‏ب‎ en une application notée ‏ب‎ : R — R, impaire et 2x—périodique, et on lui associe la
suite réelle (b,)p›1 ainsi que la suite de fonctions (v,)p›1, définies par

EE = | (t)sin(pt)dt et _v,(x,t) = bpsin(pr) ‏”ا‎ (2,t) ER etpeN.
0

2.1. Préciser l'expression de (x) pour x € ]-7, 0] puis pour x € ]7, 3], et montrer que bec! (R).

2.2.  Exprimer, pour tout entier ‏م‎ › 1, le coefficient de Fourier trigonométrique b, 0 en fonction

de ‏.ون‎ Que vaut le coefficient de Fourier a,() pour tout p € N?

2.3. Montrer que la série y. b, est absolument convergente.
‏21م‎

Épreuve de Mathématiques I 2/4 ‏جب‎

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Concours National Commun - Session 2010 - MP

2.4. Montrer que la série de fonctions =. vp est normalement convergente sur R x [0, +oo| et que

sa somme f : (x,t) — 2 vp(T,t) y est continue.

2.5. [155 que pour tout entier p › 1, la fonction v, est de classe C® sur R° et que 274 7 0
Lt : k k Ovp

2.6. Montrer que pour tout k € N, les séries de fonctions ›. P'up et Sr #7 convergent

21م 21م
‎normalement sur R x [a, +oo[ pour tout a › 0.‏
‎Montrer soigneusement que la fonction f, définie ci-dessus, possède en tout point de‏ .2.7
‎Rx]0, +oo[ une dérivée partielle par rapport à x et exprimer 37 (5 t), pour (x,t) € Rx]0,+oo],‏
72

sous la forme de la somme d’une série. Justifier que cette dérivée partielle est continue sur l’ouvert

2.8. Montrer de même que la fonction f possède en tout point de Rx]0, +oo| une dérivée partielle
par rapport à t et l'exprimer sous la forme de la somme d'une série. Justifier que cette dérivée
partielle est continue sur l’ouvert Rx]0, +oo[.

2.9. Montrer que la fonction f est de classe C? sur l’ouvert Rx]0, +oo[ et que

221 1 :
RE 0 sur Rx]0,+oo/-

2.10. Montrer que pour tout R › 0, la restriction de f à Qp est solution du problème posé.
3ème partie
Unicité de la solution
Pour traiter cette partie, il peut être utile d'exploiter la figure du bas de la dernière page.
On considère R › 0 et F : Op ‏جح‎ R continue ; on suppose que F est de classe C? sur Qr.

3.1. Un résultat utile :  Soitg: [a,b/) ‏جك‎ R.

3.1.1. Si ‏و‎ est dérivable sur Ja, b] et est telle que g(t) › g(b) pour tout + Ela,b], montrer que

3.1.2. Si ‏و‎ est deux fois dérivable sur Ja, b[ et présente un maximum local en ‏لمع‎ b[, montrer
que g'(x0) = 0 et que g"(xg) › 0.

3.2. Soit r €JO,R[.
3.2.1. Justifier que F est bornée sur ®, et qu’il existe (xo, to) € Q, tel que

; TEE OF OF 277
3.2.2. Si (xo,to) © Q,, justifier que da (os to) = Dr vo, to) = 0 et que 572 (Fos to) › 0.
Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 5 —
Concours National Commun - Session 2010 - MP

027 2
3.2.3. Si )20:10( € À, justifier que = (xo: to) › 0 et que RE , to) › 0. (On pourra considérer
les fonctions x ——› F(x,r) définie sur ]O, 7] ett — F(xo,t) définie sur 10,7[.(

OF OF
3.2.4. En déduire que si 7 #% › 0 sur Qr alors (x0, to) ‏.م61‎

227 OF ; ;
3.3. On suppose dans cette question que ED › 0 sur Qp et on considère une suite (r,)p›1
d'éléments de l'intervalle ]0, R[ qui croit vers Â; d’après ce qui précède, il existe, pour chaque entier

3.3.1. Justifier qu’on peut extraire de la suite (z,)p›; Une sous-suite (Zo(r) )p›1 qui converge vers
un point 2 = (x*, t*) de l'p, puis montrer que la suite image (FP(zo() )),›, ‏انمه‎ vers F(z).

3.3.2. En déduire que pour tout (r,t) € [0,7] x [0, R[, F(x*,t*) › F(x,t) puis étendre cette
inégalité à tout (x, t) € Qr.

@F 7
3.4. On suppose dans cette question que 7 › Osur Qr. Pour tout entier ‏م‎ › 1, posons

227, 70
‏و‎ = a › 0 sur Q re.

3.4.2. En déduire que pour tout entier ‏م‎ › 1, il existe (x,, ty) € Pr tel que

3.4.1. Vérifier que pour tout entier ‏م‎ › 1, F, € C(Qp) NC?(Qp) et que

(xt) Er

3.43. Déduire de ce qui précède qu'il existe (x*,t*) €EFptelque  F(2*,t*)= sup F(x,t).
(x,t)EOn

(Considérer, après en avoir justifié l'existence, une sous-suite convergente de la suite (ta tp) ) Si

227 0F
0x2 OÙ
sur Q p. (On pourra appliquer le résultat qui précède à F et à —F.)

3.5. On suppose que F est nulle sur ‏م1‎ et que = 0 sur Qr. Montrer que F est nulle

3.6. 50111 : Qp — R, continue et vérifiant les conditions (i), (ii) et (iii) de (1). La fonction f étant
celle définie dans la deuxième partie, vérifier que la fonction G : = f; — f satisfait les hypothèses de
la question ci-dessus et conclure que f; = /.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l’épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2010 d’admission aux grandes écoles d’ingénieurs et assimilées, filière MP. La présidence du concours était assurée par l’ESITH. Durée : 4 heures, 4 pages plus la page de garde, calculatrice interdite. C’est un problème d’analyse en trois parties, « Étude de l’équation de la chaleur » : (1) principe du maximum pour les fonctions harmoniques, (2) construction d’une solution par série de Fourier, (3) unicité par un principe du maximum parabolique. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : les trois parties sont largement indépendantes. La partie 2 (séries de fonctions, dérivation terme à terme, coefficients de Fourier) est la plus « rentable » car très proche du cours. La partie 3 réutilise seulement l’idée de 1.2 : en un maximum intérieur, les dérivées premières sont nulles et la dérivée seconde est ≤ 0. Un conseil de rédaction : citez à chaque fois le théorème utilisé (Schwarz, Taylor-Young, Bolzano-Weierstrass, dérivation d’une série de fonctions, Dirichlet).

1ère partie : résultats préliminaires

1.1 Hx orthogonalement diagonalisable

f est C2 : par le théorème de Schwarz, ∂2f/∂xi∂xj = ∂2f/∂xj∂xi, donc Hx est symétrique réelle. Le théorème spectral donne Hx = PDPT, P orthogonale, D diagonale.

1.2.1 Développement à l’ordre 2

Formule de Taylor-Young à l’ordre 2 (f est C2) : f(a + h) = f(a) + dfa(h) + (1/2)Qa(h) + o(||h||2). a est un extremum local intérieur à l’ouvert U, donc dfa = 0 (condition nécessaire du premier ordre). D’où f(a + h) − f(a) = (1/2)Qa(h) + o(||h||2).

1.2.2 Signe de Qa

  • 1.2.2.1 : avec h = tu, pour t voisin de 0, f(a + tu) − f(a) ≤ 0 (maximum local), soit (t2/2)Qa(u) + o(t2) ≤ 0. En multipliant par 2 : t2Qa(u) + o(t2) ≤ 0.
  • 1.2.2.2 : on divise par t2 > 0 et on fait t → 0 : Qa(u) ≤ 0 pour tout u ≠ 0, et Qa(0) = 0. Donc Qa est négative.

1.2.3 Termes diagonaux, signe de Δf(a)

(Ha)ii = Qa(ei) ≤ 0 (ei vecteur de la base canonique). Donc Δf(a) = Tr(Ha) = Σ Qa(ei) ≤ 0.

1.3.1 f bornée sur K

K, boule unité fermée de Rn, est fermée et bornée en dimension finie, donc compacte. f est continue sur K, donc bornée et atteint ses bornes.

1.3.2 Cas Δf > 0

L’intérieur de K est U. Si le maximum de f sur K était atteint en a ∈ U, ce serait un maximum local de f sur l’ouvert U, donc Δf(a) ≤ 0 par 1.2.3 : contradiction avec Δf > 0. Le maximum est donc atteint en un point y0 de la sphère S = {||y|| = 1}, et supK f = f(y0) ≤ supS f ≤ supK f : sup||x||≤1 f(x) = sup||y||=1 f(y).

1.3.3 f harmonique

  • 1.3.3.1 : x ↦ ||x||2 = Σxi2 est polynomiale, donc C∞ ; ainsi fε ∈ C2(U) ∩ C(K). Δ(||x||2) = Σ 2 = 2n, donc Δfε = Δf + 2nε = 2nε > 0.
  • 1.3.3.2 : par 1.3.2 appliqué à fε, pour x ∈ K : f(x) ≤ fε(x) ≤ supS fε = supS f + ε (car ||y||2 = 1 sur S). En faisant ε → 0 : f(x) ≤ sup||y||=1 f(y).
  • 1.3.3.3 : Δ(−f) = −Δf = 0, donc −f est harmonique. Par 1.3.3.2, −f(x) ≤ supS(−f) = −infS f, d’où inf||z||=1 f(z) ≤ f(x).

2ème partie : construction d’une solution

Rappel : bp = (2/π)∫0πψ(t)sin(pt)dt et vp(x, t) = bp sin(px) e−p2t.

2.1 Expression de ψ̃ et régularité

  • Pour x ∈ [−π, 0] : ψ̃(x) = −ψ(−x) (imparité).
  • Pour x ∈ [π, 2π] : x − 2π ∈ [−π, 0], donc ψ̃(x) = −ψ(2π − x) ; pour x ∈ [2π, 3π] : ψ̃(x) = ψ(x − 2π).

Les définitions se raccordent car ψ(0) = ψ(π) = 0 : ψ̃ est continue. Sur chaque segment [kπ, (k+1)π], ψ̃ est C1. Aux raccords, les dérivées à gauche et à droite coïncident : en 0, (−ψ(−x))′ = ψ′(−x) → ψ′(0) et ψ′(x) → ψ′(0) ; en π, ψ′(x) → ψ′(π) et (−ψ(2π − x))′ = ψ′(2π − x) → ψ′(π). Par 2π-périodicité (théorème de la limite de la dérivée) : ψ̃ ∈ C1(R).

2.2 Coefficients de Fourier

t ↦ ψ̃(t)sin(pt) est paire, donc bp(ψ̃) = (1/π)∫−ππψ̃(t)sin(pt)dt = (2/π)∫0πψ(t)sin(pt)dt : bp(ψ̃) = bp. t ↦ ψ̃(t)cos(pt) est impaire : ap(ψ̃) = 0 pour tout p ∈ N.

2.3 Σ bp absolument convergente

ψ̃′ est continue et 2π-périodique. Une intégration par parties (les termes de bord s’annulent par périodicité) donne ap(ψ̃′) = p·bp(ψ̃) = p·bp. L’inégalité de Bessel donne Σ ap(ψ̃′)2 < +∞. Alors |bp| = |ap(ψ̃′)|/p ≤ (1/2)(ap(ψ̃′)2 + 1/p2), terme d’une série convergente : Σ|bp| < +∞.

2.4 Convergence normale sur R × [0, +∞[

Pour t ≥ 0 : |vp(x, t)| ≤ |bp|, et Σ|bp| converge. Convergence normale ; les vp sont continues, donc la somme f est continue sur R × [0, +∞[.

2.5 vp solution de l’équation

vp est un produit de fonctions C∞, donc C∞ sur R2. ∂2vp/∂x2 = −p2bpsin(px)e−p2t = ∂vp/∂t, donc ∂2vp/∂x2 − ∂vp/∂t = 0.

2.6 Séries Σpkvp et Σpk∂vp/∂x

Soit B = supp|bp| (fini car bp → 0). Sur R × [a, +∞[ : |pkvp| ≤ B pke−p2a et |pk∂vp/∂x| = |pk+1bpcos(px)e−p2t| ≤ B pk+1e−p2a. Comme p2·pk+1e−p2a → 0, ces majorants sont sommables : convergence normale sur R × [a, +∞[ pour tout a > 0.

2.7 Dérivée partielle en x

Fixons t > 0 et a ∈ ]0, t]. La fonction x ↦ vp(x, t) est C1, Σvp(·, t) converge simplement et Σ∂vp/∂x(·, t) converge uniformément sur R (2.6, k = 0). Par le théorème de dérivation des séries de fonctions : ∂f/∂x(x, t) = Σp≥1 p bp cos(px) e−p2t. Cette série de fonctions continues converge normalement sur chaque R × [a, +∞[. Tout point de R × ]0, +∞[ possède un voisinage contenu dans un tel ensemble, donc ∂f/∂x est continue sur R × ]0, +∞[.

2.8 Dérivée partielle en t

Pour x fixé, t ↦ vp(x, t) est C1 sur [a, +∞[ et ∂vp/∂t = −p2vp ; la série Σp2vp converge normalement (2.6, k = 2). Donc ∂f/∂t(x, t) = −Σp≥1 p2bp sin(px) e−p2t, continue sur R × ]0, +∞[ par le même argument.

2.9 f est C2 et solution

On recommence sur les dérivées premières : ∂2vp/∂x2 = −p2vp, ∂2vp/∂t∂x = −p2∂vp/∂x, ∂2vp/∂t2 = p4vp. Toutes ces séries convergent normalement sur R × [a, +∞[ (2.6 avec k = 2 et k = 4). Les dérivées partielles secondes de f existent, s’obtiennent terme à terme et sont continues : f est C2 sur R × ]0, +∞[. Par 2.5 : ∂2f/∂x2 − ∂f/∂t = Σ(∂2vp/∂x2 − ∂vp/∂t) = 0.

2.10 La restriction de f à Ω̄R résout (1)

  • F = f restreinte à Ω̄R = [0, π] × [0, R] est continue (2.4).
  • (i) ΩR = ]0, π[ × ]0, R[ ⊂ R × ]0, +∞[ : F est C2 et vérifie l’équation (2.9).
  • (ii) sin(0) = sin(pπ) = 0, donc F(0, t) = F(π, t) = 0.
  • (iii) F(x, 0) = Σ bp sin(px). ψ̃ est continue, 2π-périodique et C1 : par le théorème de Dirichlet (ou de convergence normale), sa série de Fourier converge vers ψ̃. Avec ap(ψ̃) = 0, cela donne ψ̃(x) = Σ bp sin(px). Pour x ∈ [0, π], F(x, 0) = ψ(x).

Conclusion : f|Ω̄R est solution du problème (1) (l’unicité est l’objet de la partie 3).

3ème partie : unicité de la solution

3.1 Un résultat utile

  • 3.1.1 : pour t ∈ ]a, b[, (g(t) − g(b))/(t − b) ≥ 0 (numérateur ≤ 0, dénominateur < 0). Par passage à la limite t → b− : g′(b) ≥ 0.
  • 3.1.2 : en un maximum local intérieur, g′(x0) = 0. Taylor-Young à l’ordre 2 donne g(x0 + h) − g(x0) = (h2/2)g″(x0) + o(h2) ≤ 0. On divise par h2 et on fait h → 0 : g″(x0) ≤ 0. C’est le cas n = 1 de 1.2.

3.2 Maximum sur Ω̄r, 0 < r < R

  • 3.2.1 : Ω̄r = [0, π] × [0, r] est compact et F est continue : F est bornée et atteint son maximum en un point (x0, t0).
  • 3.2.2 : si (x0, t0) ∈ Ωr (ouvert, inclus dans ΩR où F est C2), c’est un maximum local : le gradient est nul, ∂F/∂x = ∂F/∂t = 0. De plus x ↦ F(x, t0) a un maximum local intérieur en x0, donc par 3.1.2 ∂2F/∂x2(x0, t0) ≤ 0.
  • 3.2.3 : si (x0, t0) ∈ Λr, alors t0 = r < R, donc les points (x, r) et (x0, t) considérés sont dans ΩR où F est C2. x ↦ F(x, r) sur ]0, π[ a un maximum en x0, d’où ∂2F/∂x2(x0, r) ≤ 0 (3.1.2). t ↦ F(x0, t) sur ]0, r] est maximale en t = r, d’où ∂F/∂t(x0, r) ≥ 0 (3.1.1).
  • 3.2.4 : dans les deux cas, ∂2F/∂x2 − ∂F/∂t ≤ 0 en (x0, t0), ce qui contredit l’hypothèse > 0. Or Ω̄r = Ωr ∪ Λr ∪ Γr (les coins (0, r) et (π, r) sont dans Γr). Donc (x0, t0) ∈ Γr.

3.3 Cas ∂2F/∂x2 − ∂F/∂t > 0 sur ΩR

  • 3.3.1 : zp ∈ Γrp ⊂ ΓR, qui est fermé et borné donc compact. Par Bolzano-Weierstrass, une sous-suite zσ(p) converge vers z = (x*, t*) ∈ ΓR. Comme (rp) croît, les compacts Ω̄rp sont emboîtés croissants, donc la suite F(zσ(p)) = supΩ̄rσ(p)F est croissante. Par continuité de F, elle croît vers F(z).
  • 3.3.2 : soit (x, t) ∈ [0, π] × [0, R[. Comme rp → R, il existe p tel que t ≤ rσ(p), d’où F(x, t) ≤ F(zσ(p)) ≤ F(z). Pour t = R, (x, R) = lim (x, R − 1/k) et F est continue : l’inégalité passe à la limite. Donc F(x*, t*) ≥ F(x, t) pour tout (x, t) ∈ Ω̄R : le maximum est atteint sur ΓR.

3.4 Cas ∂2F/∂x2 − ∂F/∂t ≥ 0

  • 3.4.1 : x ↦ x2/p est C∞, donc Fp ∈ C(Ω̄R) ∩ C2(ΩR), et ∂2Fp/∂x2 − ∂Fp/∂t = (∂2F/∂x2 − ∂F/∂t) + 2/p ≥ 2/p > 0.
  • 3.4.2 : on applique 3.3 à Fp (avec une suite quelconque rk ↑ R) : il existe (xp, tp) ∈ ΓR avec Fp(xp, tp) = supΩ̄RFp.
  • 3.4.3 : ΓR est compact, donc une sous-suite (xφ(p), tφ(p)) converge vers (x*, t*) ∈ ΓR. Pour (x, t) ∈ Ω̄R : F(x, t) ≤ Fφ(p)(x, t) ≤ Fφ(p)(xφ(p), tφ(p)) ≤ F(xφ(p), tφ(p)) + π2/φ(p). Quand p → +∞, par continuité : F(x, t) ≤ F(x*, t*). D’où F(x*, t*) = supΩ̄RF avec (x*, t*) ∈ ΓR.

3.5 F nulle sur ΓR et solution de l’équation ⇒ F = 0

L’équation donne ∂2F/∂x2 − ∂F/∂t = 0 ≥ 0 : par 3.4.3, sup F est atteint sur ΓR où F = 0, donc F ≤ 0. −F vérifie les mêmes hypothèses : −F ≤ 0. Donc F = 0 sur Ω̄R.

3.6 Unicité

G = f1 − f est continue sur Ω̄R, C2 sur ΩR, et vérifie l’équation (linéarité). Sur ΓR : G(0, t) = G(π, t) = 0 − 0 = 0 et G(x, 0) = ψ(x) − ψ(x) = 0. Par 3.5, G = 0 : f1 = f. Le problème (1) admet donc une unique solution, celle de la partie 2.

💡 À retenir pour le CNC MP (Maths I) : ce problème reprend des classiques à connaître : théorème spectral et Schwarz pour la hessienne, conditions d’extremum d’ordre 1 et 2, compacité en dimension finie, prolongement impair et périodique, coefficients de Fourier et inégalité de Bessel (ap(f′) = p·bp(f)), théorème de Dirichlet, convergence normale « sur [a, +∞[ pour tout a > 0 » pour obtenir une régularité sur l’ouvert, dérivation terme à terme. Il utilise aussi le principe du maximum avec la perturbation εx2 (ou x2/p), qui transforme une inégalité large en inégalité stricte. Révisez aussi l’extraction de sous-suites dans un compact (Bolzano-Weierstrass) : elle tombe presque chaque année au CNC.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
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Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2010. Les questions sont en français.
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Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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