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Modèle de concours : CNC 2009 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2009 👁️ 33 vues

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En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2009), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2009
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2009 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
Concours National Commun - Session 2009 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et
à la présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier de
rappeler avec précision les | références | des questions abordées.

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le sig-
nale sur se copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené

à prendre.
000000000000 ©
EXERCICE
7
Soit une fonction de classe C? sur R ; on définit la fonction ‏و‎ sur R* x R par g(x,y) = ‏م‎ ( 3 :

1. (a) Justifier que ‏و‎ est de classe C? sur R* x R et calculer ses dérivées partielles premières en
fonction de ‏.أب‎

92 92
(b) Calculer les dérivées partielles secondes 4 et . en fonction de ‏اب‎ et ‏صب‎

2. Déterminer les solutions sur R de l'équation différentielle

3. On veut déterminer les fonctions ‏م‎ pour lesquelles ‏و‎ vérifie l'équation aux dérivées partielles

‎y +‏ و22 و2
‎vérifie (2) alors vérifie l'équation différentielle (1).‏ و ‎(a) Montrer que si‏
‎(b) En déduire l'expression de puis celle de g.‏

‎(c) Vérifier que les fonctions trouvées ci-dessus sont effectivement des solutions de (2).
PROBLÈME

‎Dans diverses démonstrations du théorème de Weierstrass sur l’approximation uniforme sur
un segment d’une fonction réelle ou complexe continue sur ce segment par des polynômes, l'étape
clé est de montrer que l'application valeur absolue est limite uniforme sur [+1, 1] d’une suite de
polynômes. L'objectif de ce problème est de présenter quelques une des ces suites qui permettent
de réaliser cette approximation.

‎Les deux parties de ce problème sont indépendantes.

‎Notations et rappels
Si œ est un réel et n est un entier naturel, on pose

7 sin›1et (0 ‏1ح‎

‎On rappelle que si n et m sont des entiers naturels avec n ‹ m, CA, est le nombre de parties à n

‎éléments d’un ensemble à m éléments.

‎Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2009 - MP
1ère Partie
Approximation par les polynômes de Lebesque

A. Une relation entre coefficients binomiaux

1. Soient n et m deux entiers naturels avec n ‹ m ; montrer que H Ch 0m ‏ح‎ Ch,
p=0

On pourra considérer deux ensembles F et F ayant m éléments chacun, puis calculer de deux
façons différentes le nombre de parties à n éléments de E U F.

2. Soit n un entier naturel.

(a) Vérifier que l'application ‏ه‎ — C3, — À Cala ” est polynômiale puis en donner des
p=0
Zéros.

(b) Montrer alors que pour tout réel a, ‏مانا‎ = 5 ChCa ?
p=0

B. Recherche d’un équivalent

1. Soit (Gn)nen Une suite de nombres réels strictement positifs tels que, pour tout n € N,
_ = 1 + ‏مس‎ OÙ (Wr)nen est une suite sommable. Étudier la suite (In(an))nen et en déduire

que la suite (an )nen converge vers un réel strictement positif.
2. Soit (bn)nen Une suite de nombres réels strictement positifs et y un réel tel que , pour tout

neN, ‏حيط‎ =1-2+w; où (wW;)nen est une suite sommable.
71

(a) Étudier la suite (n”bn)nen+ et en déduire qu'il existe une constante ‏ا‎ › 0 telle que b, + ‏ب‎ .

(b) Quelle est la nature de la série de terme général b, ?

‎2n—1‏ لبجو

‎(a) Vérifier que pour tout n € N°,

‎(b) Établir qu'il existe une constante 0 › 0 telle que Cia ‏م يم‎
C. Résultat d’approximation

‎1. Préciser le rayon de convergence de la série entière 3 CT» (-1)"=".

‎2. Montrer que cette série converge normalement sur le disque fermé de C, de centre O et de
rayon 1 ; se somme sera notée f(z) pour |z| ‹ 1.

‎3. Montrer soigneusement que si || › 1 alors f(z=)? = 1 — z.

‎4. Montrer que la fonction ‏ع‎ — f(x) ne s'annule pas sur l'intervalle ] — 1,1] et justifier
soigneusement que f(x) › 0 pour tout r €] — 1, 1], puis que f(x) = V1 - x, x € [-1,1].

‎5. Pour tout 6 N, on pose L, = — } C8, +; (1 — X?)* (n-ième Polynôme de Lebesgue).
k=0

‎(a) Vérifier que pour tout n € N, ‏ا 1-) = ورأنا‎ 20-07

‎Épreuve de Mathématiques I 2/4 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 3 —
Concours National Commun - Session 2009 - MP
(b) Vérifier que pour tout € [-1,1], || = f(1 — x?) et montrer que la suite (Lu)nen des
polynômes de Lebesgue, converge uniformémrnt sur [—1, 1] vers la fonction x — |x|.
2ème Partie

Approximation par d’autres suites de polynômes plus simples
A. Intégrales de Wallis
Pour tout entier naturel n, on pose I, = | ° cos” tdt.
0

1. (a) Calculer 71 et I, et justifier que I, › 0 pour tout n € N.

(b) Montrer que pour tout entier n › 2, nI, = (n — 1)I,—.
(c) En déduire que pour tout entier n › 1, nI,In—1 = 2 .

n—l I,
2. (a) Montrer que la suite (1,)pen est décroissante et que pour tout n › 1, — ‹ —

E I,—1
(b) Justifier alors I, + 4/—
2n

B. Étude d’une suite de fonctions

1— _— 4ayn
‏أ لاطا ال‎ est intégrable sur 10, 1].

1. Montrer que pour tout entier n › 1, la fonction t —
Dans la suite, on considère les fonctions u, et v, définies, pour tout entier n › 1, par
2 1-)1-7 C2 .

2. Étude de la suite (v,(1))n›1
1
(a) Montrer que pour tout entier p › 0, | (1 —t)Pdt = ‏جردا‎

(b) En déduire que pour tout entier n › 1, v,(1) = $ Top+1.-
p=0

y [" dt

c) Montrer alors que v,(1) + ;

3. Étude de la suite (un (1))n›1

(2 2
(a) Montrer que 22 = 12

(b) En déduire un équivalent de 2 et préciser la constante C de la question B.3(b) de la

première partie.
(c) Montrer alors que la suite (u,(1))n›1 converge vers 1.

(a) Montrer que pour tout entier n › 1, la restriction de la fonction u, au segment [a, 1] est
a222n"
(b) En utilisant ce qui précède et le fait que la suite ‏رجو( (1)منا)‎ converge vers 1, montrer que
la suite de fonctions (Un)n›1 converge uniformément vers 1 sur le segment [a, 1].

k,-lipschtzienne avec k, =

Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.

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— صفحة 4 —
Concours National Commun - Session 2009 - MP

5. (a) Justifier que pour tout entier n › 1, la fonction u, est croissante sur le segment [0, 1].

(b) En déduire qu'il existe une constante M › 0 telle que

C. D’autres suites de polynômes approchant uniformément la valeur absolue sur [—1, 1]
On considère la suite (P,)n›1 des polynômes suivants :

Pa = 2 35 1(#- 0 ne neN

1. Montrer que pour tout (n, x) € N° x [0,1], P,(x) = ‏.هاما‎

2. Déduire des questions 4. et 5. de la section précédente que la suite (P,)n›1 converge uni-
formément vers la valeur absolue sur le segment [—1, 1] ; on remarquera que les polynômes
P, sont pairs et on choisira convenablement le a de la question 4.

En GS )-1(*-1 0 EX, n € N*. Montrer que la suite (Q)n›1 converge

k=1
uniformément vers la valeur absolue sur le segment [—1, 1]

3. On pose Qn =

4. Montrer de même que les suites (P, Inz1 et (Qn) n›1 CONvergent vers la valeur absolue sur le
segment [-1,1], où

P,= PS 3 $ ‏ساي ب = مرق اه *11 6 1" شب‎ £ 7 , neN*.
FIN DE L'ÉPREUVE
٠٠0000000006
M.Tarqi-Centre Ibn Abdoune des classes préparatoires-Khouribga. Maroc
E-mail : [email protected]
Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Ce sujet est l’épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2009, filière MP des classes préparatoires, concours d’accès aux grandes écoles d’ingénieurs marocaines. L’énoncé fait 4 pages, la calculatrice est interdite ; la durée n’est pas imprimée sur ce scan (pas de page de garde). Il se compose d’un exercice (fonction de deux variables et équation aux dérivées partielles) et d’un problème en deux parties indépendantes sur l’approximation uniforme de x ↦ |x| par des polynômes (polynômes de Lebesgue, intégrales de Wallis). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : l’exercice est un calcul presque automatique : faites-le en premier pour sécuriser des points. Dans le problème, la Partie 1 repose sur trois outils (identité de Vandermonde, règle « an+1/an = 1 − γ/n + terme sommable », produit de Cauchy) et la Partie 2 sur Wallis. Les deux parties sont indépendantes, mais la constante C de 1.B.3(b) n’est obtenue qu’en 2.A/2.B.3(b). Signalez sur la copie les deux coquilles de l’énoncé relevées plus bas (Ln et P̃n).

Exercice : g(x, y) = φ(y/x)

1.(a) Régularité et dérivées premières

(x, y) ↦ y/x est C∞ sur l’ouvert R* × R et φ est C2 sur R : par composition, g est C2 sur R* × R. En posant t = y/x :

  • ∂g/∂x = −(y/x2) φ′(y/x) ;
  • ∂g/∂y = (1/x) φ′(y/x).

1.(b) Dérivées secondes

  • ∂2g/∂x2 = (2y/x3) φ′(y/x) + (y2/x4) φ″(y/x) ;
  • ∂2g/∂y2 = (1/x2) φ″(y/x).

2. Équation (1) : (1 + t2)x″ + 2t x′ = t

Le premier membre est la dérivée de (1 + t2)x′. Donc ((1 + t2)x′)′ = t, soit (1 + t2)x′ = t2/2 + A, puis x′ = 1/2 + (A − 1/2)/(1 + t2). En intégrant : x(t) = t/2 + λ arctan t + μ, (λ, μ) ∈ R2.

3.(a) Si g vérifie (2), φ vérifie (1)

Avec t = y/x : ∂2g/∂x2 + ∂2g/∂y2 = (1/x2)[(1 + t2)φ″(t) + 2t φ′(t)] et y/x3 = t/x2. Donc (2) équivaut à (1 + t2)φ″(t) + 2tφ′(t) = t en t = y/x. En prenant x = 1, y = t quelconque, on obtient (1) pour tout t ∈ R.

3.(b) Expression de φ et de g

D’après 2 : φ(t) = t/2 + λ arctan t + μ, donc g(x, y) = y/(2x) + λ arctan(y/x) + μ.

3.(c) Réciproque

Ces φ sont C2 et vérifient (1) ; le calcul de 3.(a) est une équivalence, donc Δg = (1/x2)·t = y/x3 : ce sont bien des solutions de (2).

Problème, 1ère partie : polynômes de Lebesgue

A.1 Vandermonde

E et F disjoints à m éléments chacun : E ∪ F a 2m éléments, d’où C2mn parties à n éléments. Une telle partie s’écrit de façon unique A ∪ B avec A ⊂ E à p éléments et B ⊂ F à n − p éléments (0 ≤ p ≤ n) : on compte CmpCmn−p choix pour chaque p. Donc Σp=0n CmpCmn−p = C2mn.

A.2 Extension à α réel

  • (a) α ↦ Cαk = α(α−1)…(α−k+1)/k! est un polynôme en α de degré k ; de même α ↦ C2αn. Donc P(α) = C2αn − Σ CαpCαn−p est polynomiale de degré ≤ n. Pour α = m ∈ N, la formule de Cmk coïncide avec le nombre combinatoire (nul si k > m) et l’argument de A.1 marche pour tout m : tout entier naturel m est un zéro de P.
  • (b) Un polynôme ayant une infinité de zéros est nul : C2αn = Σp=0n CαpCαn−p pour tout réel α.

B.1 an+1/an = 1 + wn, (wn) sommable

ln an+1 − ln an = ln(1 + wn) (1 + wn > 0 comme quotient de positifs). wn → 0 donc ln(1 + wn) ~ wn et |ln(1 + wn)| ≤ 2|wn| à partir d’un rang : la série télescopique converge absolument, ln an → L ∈ R, d’où an → eL > 0.

B.2 bn+1/bn = 1 − γ/n + w′n

  • (a) Posons an = nγbn. an+1/an = (1 + 1/n)γ(1 − γ/n + w′n) = (1 + γ/n + O(1/n2))(1 − γ/n + w′n) = 1 + w′n(1 + O(1/n)) + O(1/n2) = 1 + wn avec (wn) sommable. Par B.1, nγbn → l > 0 : bn ~ l/nγ.
  • (b) Séries à termes positifs équivalents et Riemann : Σ bn converge si et seulement si γ > 1.

B.3 cn = (−1)n−1C1/2n

  • (a) C1/2n+1/C1/2n = (1/2 − n)/(n + 1), donc cn+1/cn = −(1/2 − n)/(n + 1) = (2n − 1)/(2(n + 1)). Comme c1 = 1/2 > 0 et ce quotient est > 0 pour n ≥ 1, tous les cn sont > 0.
  • (b) (2n − 1)/(2n + 2) = (1 − 1/(2n))(1 + 1/n)−1 = 1 − 3/(2n) + O(1/n2). B.2 avec γ = 3/2 : cn ~ C/n3/2, C > 0, donc C1/2n ~ C(−1)n−1/n3/2.

C.1 Rayon de Σ C1/2n(−1)nzn

|coefficient| = cn et cn+1/cn → 1 : par d’Alembert, R = 1.

C.2 Convergence normale sur le disque fermé

Pour |z| ≤ 1, |C1/2n(−1)nzn| ≤ cn ~ C/n3/2, terme général d’une série convergente (Riemann 3/2 > 1) : convergence normale sur |z| ≤ 1, et f est continue sur ce disque.

C.3 f(z)2 = 1 − z

Pour |z| ≤ 1 la série converge absolument, donc son carré est la somme du produit de Cauchy : f(z)2 = Σn (Σp=0n C1/2pC1/2n−p)(−z)n = Σn C1n(−z)n par A.2(b) avec α = 1/2. Or C10 = C11 = 1 et C1n = 0 pour n ≥ 2 : f(z)2 = 1 − z.

C.4 f(x) = √(1 − x) sur [−1, 1]

Pour x ∈ ]−1, 1[, f(x)2 = 1 − x ≠ 0, donc f ne s’annule pas. f est continue et réelle sur l’intervalle ]−1, 1[, f(0) = C1/20 = 1 > 0 ; par le théorème des valeurs intermédiaires, f > 0 sur ]−1, 1[, donc f(x) = √(1 − x). Par continuité de f sur [−1, 1] (C.2), l’égalité s’étend à x = ±1 : f(x) = √(1 − x) pour x ∈ [−1, 1].

C.5 Polynômes de Lebesgue

  • (a) Pour n ≥ 1 : C1/2n = (1/2)(−1/2)(−3/2)…(−(2n−3)/2)/n! = (−1)n−1·1·3···(2n−3)/(2nn!). Avec 1·3···(2n−3) = (2n−2)!/(2n−1(n−1)!), on obtient (−1)n−1(2n−2)!/(22n−1n!(n−1)!). De l’autre côté, C2nn/((2n−1)22n) = (2n)(2n−1)(2n−2)!/((2n−1)22n·n!·n(n−1)!) = (2n−2)!/(22n−1n!(n−1)!). Pour n = 0 les deux membres valent 1. D’où C1/2n = (−1)n−1C2nn/((2n−1)22n).
  • (b) Pour x ∈ [−1, 1], 1 − x2 ∈ [0, 1] et |x| = √(1 − (1 − x2)) = f(1 − x2). Donc |x| = Σk≥0 C1/2k(−1)k(1 − x2)k = −Σk≥0 C2kk(1 − x2)k/((2k−1)22k). Le reste vérifie sup[−1,1] | |x| − Ln(x) | ≤ Σk>n ck → 0 (reste d’une série convergente) : Ln → |x| uniformément sur [−1, 1].

Coquille d’énoncé à signaler : Ln est imprimé −Σ C2kk(1/(2k−1))(1 − X2)k, sans le facteur 1/22k. Sous cette forme, en x = 0 les termes C2kk/(2k−1) tendent vers +∞ et la suite diverge. Le polynôme voulu (cohérent avec (a)) est Ln = −Σk=0n C2kk(1 − X2)k/((2k−1)22k), c’est-à-dire la somme partielle de f(1 − x2).

Problème, 2ème partie : suites de polynômes plus simples

A.1 Intégrales de Wallis In = ∫0π/2 cosnt dt

  • (a) I0 = π/2, I1 = 1. cosn est continue, positive, non identiquement nulle sur [0, π/2] : In > 0.
  • (b) Intégration par parties sur cosn−1t · cos t : In = [cosn−1t sin t]0π/2 + (n−1)∫cosn−2t sin2t dt = (n−1)(In−2 − In), d’où nIn = (n−1)In−2.
  • (c) La suite nInIn−1 = (n−1)In−2In−1 est constante, égale à 1·I1I0 : nInIn−1 = π/2.

A.2 Équivalent

  • (a) cosn ≤ cosn−1 sur [0, π/2] : (In) décroissante. Pour n ≥ 2 : In/In−1 ≥ In/In−2 = (n−1)/n et In/In−1 ≤ 1 ; pour n = 1 c’est 0 ≤ 2/π ≤ 1. Donc (n−1)/n ≤ In/In−1 ≤ 1.
  • (b) Par encadrement In ~ In−1, donc nIn2 ~ nInIn−1 = π/2 et, In étant positif, In ~ √(π/(2n)).

B.1 Intégrabilité

hn(t) = (1 − (1 − t2)n)/t2 est continue sur ]0, 1] et (1 − t2)n = 1 − nt2 + o(t2) donne hn(t) → n en 0 : hn se prolonge par continuité sur [0, 1], elle est intégrable sur ]0, 1].

B.2 Suite vn(1)

  • (a) Changement t = sin θ : ∫01(1 − t2)pdt = ∫0π/2cos2pθ cos θ dθ = I2p+1.
  • (b) Avec q = 1 − t2, 1 − qn = (1 − q)Σp=0n−1qp, donc hn(t) = Σp=0n−1(1 − t2)p et vn(1) = Σp=0n−1 I2p+1.
  • (c) I2p+1 ~ √(π/(4p+2)) ~ (√π/2)·1/√p, terme positif d’une série divergente : les sommes partielles sont équivalentes. Par comparaison série-intégrale, Σp=1n−11/√p ~ ∫1ndt/√t = 2√n − 2. Donc vn(1) ~ (√π/2)∫1ndt/√t ~ √(πn).

B.3 Suite un(1)

  • (a) En itérant A.1(b) : I2n = [(2n−1)(2n−3)···1]/[(2n)(2n−2)···2]·π/2 = (2n)!/(22n(n!)2)·π/2, donc C2nn/22n = (2/π)I2n.
  • (b) Avec A.2(b) : C2nn/22n ~ (2/π)√(π/(4n)) = 1/√(πn). Par 1.C.5(a), |C1/2n| = C2nn/((2n−1)22n) ~ 1/(2√π·n3/2) : C = 1/(2√π).
  • (c) un(1) = (C2nn/22n)vn(1) ~ (1/√(πn))·√(πn) = 1 : un(1) → 1.

B.4 Convergence uniforme sur [a, 1], 0 < a < 1

  • (a) Pour x, y ∈ [a, 1] : |un(x) − un(y)| = (C2nn/22n)|∫yxhn| et 0 ≤ hn(t) ≤ 1/t2 ≤ 1/a2 : un est kn-lipschitzienne, kn = C2nn/(a222n).
  • (b) Pour x ∈ [a, 1] : |un(x) − 1| ≤ kn(1 − x) + |un(1) − 1| ≤ kn + |un(1) − 1|, indépendant de x, et kn ~ 1/(a2√(πn)) → 0 : (un) → 1 uniformément sur [a, 1].

B.5 Borne uniforme

  • (a) vn est continue sur [0, 1] (intégrale d’une fonction intégrable, vn(0) = 0), dérivable sur ]0, 1] de dérivée hn ≥ 0 : un est croissante sur [0, 1].
  • (b) 0 = un(0) ≤ un(x) ≤ un(1), et (un(1)) converge donc est bornée : M = supn un(1) convient.

C.1 Pn(x) = x un(x)

Binôme : 1 − (1 − t2)n = Σk=1n(−1)k−1Cnkt2k, donc hn(t) = Σ(−1)k−1Cnkt2k−2 et vn(x) = Σ(−1)k−1Cnkx2k−1/(2k−1). En multipliant par x·C2nn/22n : Pn(x) = x un(x) sur [0, 1] (en x = 0 les deux valent 0).

C.2 Pn → |x| uniformément

Pour x ∈ [0, 1] : |Pn(x) − x| = x|un(x) − 1|. Sur [0, a] c’est ≤ a(M + 1) ; sur [a, 1] c’est ≤ sup[a,1]|un − 1|. Soit ε > 0 : on choisit a = min(1/2, ε/(2(M+1))), puis n0 tel que sup[a,1]|un − 1| ≤ ε/2 pour n ≥ n0 (B.4). Alors sup[0,1]|Pn(x) − x| ≤ ε. Pn et |x| étant pairs, Pn → |x| uniformément sur [−1, 1].

C.3 Qn

2k/(2k−1) = 1 + 1/(2k−1), donc Qn = Pn + (C2nn/22n)Σ(−1)k−1CnkX2k = Pn + (C2nn/22n)(1 − (1 − X2)n). Sur [−1, 1], 0 ≤ 1 − (1 − x2)n ≤ 1 et C2nn/22n ~ 1/√(πn) → 0 : le second terme tend uniformément vers 0, donc Qn → |x| uniformément.

C.4 P̃n et Q̃n

On remplace C2nn/22n par son équivalent 1/√(nπ) : P̃n = λnPn, Q̃n = λnQn avec λn = (1/√(nπ))/(C2nn/22n) → 1. Sur [−1, 1], |Pn(x)| = |x|un(|x|) ≤ M et |Qn| ≤ M + 1, donc |P̃n − |x|| ≤ |λn − 1|M + |Pn − |x|| → 0 uniformément ; idem pour Q̃n. Les deux suites convergent uniformément vers |x| sur [−1, 1].

Coquille d’énoncé : P̃n et Q̃n sont imprimés avec la même formule (facteur 2k/(2k−1)). Le P̃n voulu est vraisemblablement avec 1/(2k−1), par analogie avec Pn. La preuve ci-dessus couvre les deux lectures.

💡 À retenir pour le CNC MP (Maths I) : ce sujet mobilise des classiques à maîtriser par cœur : dérivées de fonctions composées de deux variables, EDO se ramenant à (u·x′)′ = …, Vandermonde et prolongement polynomial d’une identité, règle de Raabe-Duhamel (an+1/an = 1 − γ/n + O(1/n2) ⇒ an ~ l/nγ), série du binôme (1 + x)α et produit de Cauchy, intégrales de Wallis et C2nn/4n ~ 1/√(πn), comparaison série-intégrale, et découpage [0, a] ∪ [a, 1] pour la convergence uniforme. Rédigez chaque justification de convergence (normale, uniforme, domination) avec le théorème cité : c’est là que se jouent les points.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2009. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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