Modèle de concours : CNC 2004 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2004), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques I
- Année
- 2004
- Pages
- 5
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement et de la Jeunesse Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique Concours National Commun d’Admission aux Grandes Écoles d'Ingénieurs Session 2004 ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I Durée 4 heures Concours MP Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde L'usage de la calculatrice est interdit نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours National Commun - Session 2004 - MP L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP, comporte 4 pages. L'usage de la calculatrice est interdit . Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec précision les des questions abordées. Définitions et notations Dans tout le problème, par “solution d’une équation différentielle”, on fait référence aux solutions à valeurs réelles définies sur R. Si f est une fonction continue sur R à valeurs réelles, on lui associe l'équation différentielle Le but du problème est d'étudier des conditions d'existence de solutions bornées de l'équation différentielle (€;), et lorsque ces conditions sont remplies, certaines propriétés des ces solutions sont ensuite étudiées. I. EXEMPLES ET RÉSULTATS GÉNÉRAUX 1. Un premier exemple Soient œ un réel et fa la fonction x — القع (a) Résoudre l'équation différentielle (€; ). Cette équation possède-t-elle des solutions bornées au voisinage de +o0 ? (b) Ici on suppose que a # 1. i. Résoudre l'équation différentielle (€;, (٠ ii. À quel condition nécessaire et suffisante sur cette équation admet-elle des solutions bornées au voisinage de +oc ? Lesquelles ? (c) L'équation différentielle (€;, ) admet-elle des solutions bornées sur R ? 2. Résultats généraux (a) Quelle est la structure de l’ensemble des solutions de l'équation différentielle (€;) ? (b) Montrer que les solutions de l'équation différentielle (£;) sont de la forme 0 (c) On suppose que la solution y, est bornée au voisinage de .مه+ Montrer alors que +00 l'intégrale | e—“f(t) dt est convergente et vaut \. 0 (d) Combien de solutions bornées au voisinage de + مه l'équation différentielle (€;) peut-elle avoir au maximum ? Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours National Commun - Session 2004 - MP (e) On suppose maintenant que l'intégrale 1 )1ع dt est convergente et on pose 0 0 i. Vérifier que, pour toutréelx, Y;(x)=€ ال e"f(t) dt. ii. La solution Y; est-elle nécessairement bornée au voisinage de +oo0 ? (f) On suppose ici que f est bornée. i. Montrer que Y; est bien définie et que c’est l'unique solution bornée, sur R, de l'équation différentielle (€;). ii. Si en outre f tend vers 0 en + رعه montrer que Y; possède une limite nulle en +oo. iii. Si maintenant f tend vers 0 en —oo, montrer que Y; possède une limite nulle en —co. 3. Un autre exemple On pose (2p 55 27 a” ER et (n,p)eN. (a) Montrer que, pour tout réel x, la suite double (u,,p(x)) (n,p)en? est sommable. 71 (b) En déduire le rayon de convergence et la somme de la série entière › An; OÙ n20 Gp+ar Dans 1 suite on pose u(x) = e”sin(e”), x ER. (c) Montrer que l'intégrale | e—‘u(t) dt est convergente. 0 es © sin0 (d) Montrer que, pour tout réel x, | e—‘u(t) dt = / 2 d 2 2 ) En faisant une intégration par partie dans l'intégrale du second membre de l'égalité précédente, montrer que la solution Y, de l'équation différentielle (€,) est bornée sur II. CAS D'UNE FONCTION INTÉGRABLE A- Cas où f est intégrable sur R On suppose que f est intégrable sur R et on pose, pour tout réel x, 1. Montrer que la fonction G est continue, bornée et tend vers 0 en —oo. 2. Montrer que, pour tout réel x, la fonction t — )ا f (t) est intégrable sur [r, +oo|. 3. Montrer alors que la solution Y; de l'équation différentielle (€;) vérifie +00 2 puis en déduire que Y; est bornée sur R et tend vers 0 en .مم Épreuve de Mathématiques I 2/4 ب نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours National Commun - Session 2004 - MP . Montrer que Y; = —G + Yç et conclure que Y; tend vers 0 en —oo. - Justifier que la solution Y ;, de l'équation différentielle (€; ;;) est bornée et tend vers 0 en +oo. . Montrer alors que رأ est intégrable sur R. SN en) Q1 حل . En déduire que Y; est intégrable sur R et montrer que 8. On désigne par E l’espace vectoriel des fonctions réelles continues et intégrables sur R ; on le muni de la norme N, définie, pour tout élément و de 77 , par اق دوا Montrer que l'application © : g — Y, est un endomorphisme continu de F et calculer sa norme. B- Cas où l’intégrale de f sur R converge On suppose ici que f possède une intégrale convergente sur R et on pose, pour tout réel x, +00 12 1. Montrer que la fonction 71 est continue, bornée et tend vers 0 en +00. 2. Montrer que, pour tout réel x, l'intégrale | e”" f(t) dt est convergente et que 2 (on pourra faire une intégration par partie) 3. En déduire que la solution Y, de l'équation différentielle (€ ;) est bornée et tend vers 0 en +oo. 4. Montrer que Y; tend vers 0 en —oo. 5. Montrer alors que Y; possède une intégrale convergente sur R, égale à celle de f. 111. CAS D'UNE FONCTION PÉRIODIQUE On suppose ici que f est 21-périodique. 1. Montrer que l'équation différentielle (€;) possède une unique solution bornée qui est la fonction Y;. 2. Montrer que Y; est 2x-périodique et de classe C!. 3. Calculer les coefficients de FOURIER complexes de Y; en fonction de ceux de f. 4. On pose fo = 1 et م = حبر N › 0. (a) Pour tout n € N, exprimer les coefficient de FOURIER complexes de f, en fonction de ceux de f1. Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P. نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours National Commun - Session 2004 - MP (b) Montrer que la série de FOURIER de f, est normalement convergente. (c) En déduire la convergence de la série ›. ( | )امم + |cr(f1)] 8 (d) En utilisant le théorème de DIRICHLET, montrer que 1 n=1 + k=1 (e) Quelle conclusion concernant le mode de convergence de la suite (fn)nen peut-on tirer de ce qui précède ? FIN DE L'ÉPREUVE Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Cette épreuve est la Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2004 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines, filière MP (classes préparatoires), durée 4 heures, calculatrice interdite. C'est un problème d'analyse en trois parties autour de l'équation différentielle (Ef) : y' − y + f = 0, où f est continue sur ℝ : existence et unicité d'une solution bornée, cas f intégrable (endomorphisme de L1), cas d'une intégrale semi-convergente, puis cas f 2π-périodique (séries de Fourier). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : tout le problème repose sur une seule formule, obtenue en I.2 : la solution candidate Yf(x) = ex ∫x+∞ e−t f(t) dt, et sur le fait qu'au plus une solution est bornée au voisinage de +∞. Dès qu'on vous demande « montrer que Z = Yf », vérifiez que Z est solution et bornée en +∞ : l'unicité fait le reste. Citez systématiquement les références des questions utilisées.
I. Exemples et résultats généraux
1. Un premier exemple : fα(x) = eαx
- (a) (Ef1) : y' − y = −ex. Solutions homogènes Cex ; on cherche une solution particulière axex : (axex)' − axex = aex, d'où a = −1. Solutions : y(x) = (C − x)ex, C ∈ ℝ. Comme (C − x)ex → −∞ en +∞, aucune solution n'est bornée au voisinage de +∞.
- (b) i. α ≠ 1 : solution particulière keαx avec kα − k = −1, soit k = 1/(1 − α). Solutions : y(x) = Cex + eαx/(1 − α).
- (b) ii. Si C ≠ 0 : pour α > 1 le terme eαx domine, pour α < 1 c'est Cex : dans les deux cas |y| → +∞. Si C = 0 : y = eαx/(1 − α) est bornée en +∞ ssi α ≤ 0. CNS : α ≤ 0 ; la seule solution bornée en +∞ est x ↦ eαx/(1 − α).
- (c) Une solution bornée sur ℝ est bornée en +∞, donc α ≤ 0 et y = eαx/(1 − α) ; elle doit aussi être bornée en −∞, ce qui impose α ≥ 0. Seul α = 0 convient (f = 1) : l'unique solution bornée sur ℝ est y ≡ 1. Pour α = 1 (question (a)) et α ≠ 0, aucune.
2. Résultats généraux
- (a) Équation linéaire du premier ordre à coefficients continus : l'ensemble des solutions est une droite affine yp + Vect(x ↦ ex) (théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire).
- (b) Variation de la constante : y = λ(x)ex donne λ'(x)ex = −f(x), donc λ(x) = λ − ∫0x e−t f(t) dt. yλ(x) = ex(λ − ∫0x e−t f(t) dt), λ ∈ ℝ, et toute solution est de cette forme (λ = y(0)).
- (c) Si |yλ| ≤ M sur [A, +∞[, alors λ − ∫0x e−tf(t)dt = e−xyλ(x), de valeur absolue ≤ Me−x → 0. Donc ∫0+∞ e−tf(t)dt converge et vaut λ.
- (d) D'après (c), le paramètre λ d'une solution bornée en +∞ est imposé : au plus une solution bornée au voisinage de +∞.
- (e) i. Yf(x) = ex(∫0+∞ − ∫0x) e−tf(t)dt = ex ∫x+∞ e−t f(t) dt (Chasles, l'intégrale sur [x, +∞[ convergeant).
- (e) ii. Non. Contre-exemple : f(t) = et/(1 + t)2. Alors ∫0+∞ e−tf = ∫0+∞ dt/(1 + t)2 = 1 converge, mais Yf(x) = ex/(1 + x) → +∞.
- (f) i. |f| ≤ M. Alors |e−tf(t)| ≤ Me−t : l'intégrale converge absolument et Yf est définie. De plus |Yf(x)| ≤ Mex∫x+∞e−tdt = M : Yf est bornée sur ℝ. Toute autre solution bornée sur ℝ l'est en +∞, donc égale à Yf par (d) : Yf est l'unique solution bornée.
- (f) ii. Soit ε > 0 et A tel que |f(t)| ≤ ε pour t ≥ A. Pour x ≥ A : |Yf(x)| ≤ εex∫x+∞e−tdt = ε. Yf → 0 en +∞.
- (f) iii. Soit ε > 0 et A tel que |f(t)| ≤ ε pour t ≤ A. Pour x ≤ A : Yf(x) = ex∫xA e−tf + ex∫A+∞ e−tf, donc |Yf(x)| ≤ ε(1 − ex−A) + KAex ≤ ε + KAex, avec KA = |∫A+∞e−tf|. Le second terme tend vers 0 en −∞, d'où lim sup |Yf| ≤ ε : Yf → 0 en −∞.
3. Un autre exemple
- (a) Σn |un,p(x)| = e(2p+2)|x|/(2p + 1)!, puis Σp e(2p+2)|x|/(2p + 1)! = e|x| Σp (e|x|)2p+1/(2p + 1)! = e|x| sh(e|x|) < +∞. Par le théorème de sommation par paquets (familles positives), la famille double est sommable.
- (b) Sommabilité ⇒ pour tout x, la série Σ anxn/n! converge (absolument), donc rayon R = +∞, et on peut sommer dans l'autre ordre (Fubini) : Σn anxn/n! = Σp (−1)pe(2p+2)x/(2p + 1)! = ex Σp (−1)p(ex)2p+1/(2p + 1)! = ex sin(ex) = u(x).
- (c) e−tu(t) = sin(et). Changement de variable C1 bijectif θ = et (dθ = θ dt) : ∫0X sin(et)dt = ∫1eX (sin θ/θ) dθ, qui a une limite quand X → +∞ (intégrale de Dirichlet, convergente par intégration par parties). L'intégrale converge.
- (d) Même changement de variable sur [x, +∞[ : ∫x+∞ e−tu(t)dt = ∫ex+∞ (sin θ/θ) dθ.
- (e) Pour a > 0 : ∫a+∞ sin θ/θ dθ = [−cos θ/θ]a+∞ − ∫a+∞ cos θ/θ2 dθ = cos a/a − ∫a+∞ cos θ/θ2 dθ, donc |…| ≤ 1/a + 1/a = 2/a. Avec a = ex : |Yu(x)| = ex|∫ex+∞ sin θ/θ dθ| ≤ 2 pour tout x : Yu est bornée sur ℝ, alors que u n'est pas bornée (la réciproque de I.2.f est donc fausse).
II. Cas d'une fonction intégrable
A. f intégrable sur ℝ, G(x) = ∫−∞x f
- 1. G est la primitive de f continue (donc C1, a fortiori continue) ; |G(x)| ≤ ∫ℝ|f| = N1(f) : bornée ; G(x) est le « reste » en −∞ d'une intégrale convergente : G(x) → 0 en −∞.
- 2. Pour t ≥ x : |e−tf(t)| ≤ e−x|f(t)|, et f est intégrable : t ↦ e−tf(t) est intégrable sur [x, +∞[.
- 3. Par I.2.e.i, Yf(x) = ∫x+∞ ex−tf(t)dt et ex−t ≤ 1 pour t ≥ x : |Yf(x)| ≤ ∫x+∞|f(t)|dt. Donc |Yf| ≤ N1(f) (bornée sur ℝ) et Yf → 0 en +∞ (reste d'une intégrale convergente).
- 4. G est continue bornée, donc YG existe et est bornée (I.2.f.i). Posons Z = −G + YG : Z' − Z + f = −f + YG' + G − YG + f = YG' − YG + G = 0. Z est donc solution de (Ef) et bornée ; Yf aussi (II.A.3) ; par l'unicité I.2.d, Yf = −G + YG. Comme G → 0 en −∞, I.2.f.iii donne YG → 0 en −∞, d'où Yf → 0 en −∞.
- 5. |f| est continue et intégrable : on applique II.A.3 et II.A.4 à |f|. Y|f| est bornée et tend vers 0 en ±∞.
- 6. Y|f| ≥ 0 et, en intégrant Y' = Y − |f| sur [a, b] : ∫ab Y|f| = Y|f|(b) − Y|f|(a) + ∫ab|f| ≤ 2 sup Y|f| + N1(f). Fonction positive à intégrales partielles majorées : Y|f| est intégrable, et en passant à la limite (Y|f| → 0 en ±∞) : ∫ℝ Y|f| = ∫ℝ|f|.
- 7. |Yf(x)| ≤ ex∫x+∞e−t|f(t)|dt = Y|f|(x) : Yf est intégrable. En intégrant Yf' = Yf − f sur [a, b] : ∫abYf = Yf(b) − Yf(a) + ∫abf, et a → −∞, b → +∞ avec Yf → 0 aux deux bouts (A.3, A.4) : ∫ℝYf = ∫ℝf.
- 8. Pour g ∈ E, Yg est C1 et intégrable (A.7) : Φ(g) ∈ E. Φ est linéaire (Yg(x) = ex∫x+∞e−tg, linéaire en g). Par A.7 et A.6 : N1(Yg) ≤ ∫Y|g| = N1(g) : Φ est continue et |||Φ||| ≤ 1. Pour g ≥ 0 non nulle, Yg ≥ 0 et N1(Yg) = ∫Yg = ∫g = N1(g). Donc |||Φ||| = 1.
B. L'intégrale de f sur ℝ converge, F(x) = ∫x+∞ f
- 1. F est C1 (F' = −f), F(x) → 0 en +∞ (reste) et F(x) → L = ∫ℝf en −∞. Continue avec des limites finies en ±∞ : F est bornée.
- 2. Comme e−tf(t) = −e−tF'(t), une IPP sur [x, A] donne ∫xAe−tf = e−xF(x) − e−AF(A) − ∫xAe−tF(t)dt. Quand A → +∞ : e−AF(A) → 0 et ∫x+∞e−tF converge absolument (F bornée). D'où la convergence et, en multipliant par ex : ex∫x+∞e−tf(t)dt = F(x) − YF(x).
- 3. Avec I.2.e.i, cela s'écrit Yf = F − YF. F est bornée et tend vers 0 en +∞ : par I.2.f.i-ii, YF est bornée et tend vers 0 en +∞. Yf est bornée et tend vers 0 en +∞.
- 4. En −∞, F → L. La constante L a pour image YL = L (ex∫x+∞Le−tdt = L). Par linéarité YF − L = YF−L, et F − L est bornée de limite nulle en −∞, donc YF−L → 0 en −∞ (I.2.f.iii). Ainsi YF → L et Yf = F − YF → L − L = 0 en −∞.
- 5. ∫abYf = Yf(b) − Yf(a) + ∫abf. Quand a → −∞ et b → +∞ indépendamment, le membre de droite tend vers 0 − 0 + ∫ℝf : ∫ℝYf converge et vaut ∫ℝf.
III. Cas d'une fonction 2π-périodique
- 1. f continue et périodique est bornée : par I.2.f.i, Yf est l'unique solution bornée de (Ef).
- 2. Z(x) = Yf(x + 2π) vérifie Z' = Yf(x + 2π) − f(x + 2π) = Z − f(x) : Z est une solution bornée, donc Z = Yf : Yf est 2π-périodique. Elle est dérivable avec Yf' = Yf − f continue : classe C1.
- 3. Pour Y C1 2π-périodique, cn(Y') = in cn(Y). De Yf' = Yf − f : in cn(Yf) = cn(Yf) − cn(f), d'où cn(Yf) = cn(f)/(1 − in), n ∈ ℤ.
- 4. (a) Par récurrence les fn sont continues 2π-périodiques et ck(fn) = ck(f)/(1 − ik)n. En fonction de f1 : ck(fn) = ck(f1)/(1 − ik)n−1 pour tout n ∈ ℕ (pour n = 0 : ck(f) = (1 − ik)ck(f1)).
- (b) f1 = Yf est C1 et 2π-périodique. Pour k ≠ 0 : |ck(f1)| = |ck(f1')|/|k| ≤ ½(1/k2 + |ck(f1')|2), et Σ|ck(f1')|2 < +∞ (Bessel/Parseval). La série de Fourier de f1 converge normalement.
- (c) C'est la traduction de (b) : supx|ckeikx| = |ck|, donc Σk∈ℕ(|c−k(f1)| + |ck(f1)|) converge.
- (d) Pour n ≥ 1, fn est C1 (III.2 appliqué à fn−1), donc, par le théorème de Dirichlet, fn(x) = Σk∈ℤ ck(fn)eikx. De plus c0(fn) = c0(f) et |1 − ik| = √(1 + k2) ≥ √2 pour k ≠ 0. D'où |fn(x) − c0(f)| ≤ Σk≠0 |ck(f1)|/(√(1 + k2))n−1 ≤ (1/√2)n−1 Σk≥1(|c−k(f1)| + |ck(f1)|).
- (e) Le majorant ne dépend pas de x et tend vers 0 : (fn) converge uniformément sur ℝ vers la constante c0(f) = (1/2π)∫02π f(t)dt (valeur moyenne de f), à vitesse géométrique.
💡 À retenir et à réviser : méthode de variation de la constante et unicité par comportement à l'infini ; convergence d'intégrales généralisées (Dirichlet ∫ sin θ/θ, IPP pour obtenir des majorations en 1/a) ; familles sommables et Fubini pour les séries entières doubles ; norme subordonnée d'un opérateur (majorer puis exhiber un cas d'égalité, ici g ≥ 0) ; coefficients de Fourier d'une dérivée, convergence normale de la série de Fourier d'une fonction C1, théorème de Dirichlet. Le CNC MP enchaîne toujours exemples → cas général → applications : ne sautez pas la partie I, elle fournit tous les outils de la suite.
Questions fréquentes sur ce sujet
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