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Modèle de concours : CNC 2001 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2001 👁️ 30 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2001), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2001
Pages
5
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2001 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 5 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale Ministère de l'Enseignement
Enseignement Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2001

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Durée 4 heures

Concours MP

Cette épreuve comporte 4 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2001 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s‘ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

Définitions
Pour tout le problème, on définit une famille de fonctions (Jn)nez par :
1 7
VneZ, YreR, ‏ح (عامل‎ - i cos(x sin 0 — n0)d0.

On définit aussi une famille d'équations différentielles (F,)nez par :
Par “solution d’une équation différentielle”, on fait référence aux solutions à valeurs réelles.

1°" Partie
Premières propriétés de J,

1. Montrer que pour tout entier n, la fonction J, est définie et bornée sur R .
2. Établir l'égalité J_, = )-1(

3. Montrer que pour tout entier n, la fonction J, est de classe 09 sur R et donner une expression
de 77 )( pour tout entier naturel ‏م‎ et tout réel x.

4. Montrer que pour tout entier n, J, est une solution de (E,,) définie sur R.

5. Pour tout entier n, quelle est la dimension de l’espace vectoriel des solutions de (F,) qui sont
définies sur R* ?

2ème Partie
Étude du comportement de J, au voisinage de +00

1. Soient u et v deux applications définies et continues sur R* à valeurs positives ; soit À › 0.
On suppose que pour tout x › 0, les applications v et uv sont intégrables sur [x, +oo| et que

Soit y › 0; pour tout x € R*, on pose w(x) = (/ | u(t)v ou) exp (/ "0 [( :

(a) Montrer que w est dérivable sur R* et que pour tout s € 103 , on a
q = Gi que p

Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2001 - MP

(b) En déduire que

puis que
7 ‏لفك‎ u(x) › Aexp 0 »04(

2. Soit a € RU {-00} et p une application continue définie sur Ja, +oo[ à valeurs dans R. Par la
suite, b désigne un élément fixé de ‏بد[‎ +oo[. On considère l'équation différentielle :

(a) On prend a = —co et p = 0; résoudre l'équation différentielle (F7).

(b) Soit f une application définie et continue sur ‏به[‎ +oo| à valeurs réelles. Montrer que toute
solution y de l'équation différentielle y" (x) + y(x) = —p(x) f(x) s'écrit sous la forme :

V x ‏بعل‎ +oo[, y(x) = Acosx + Bsin x + 1 ‏)مم10‎

où À et B sont des constantes réelles et k, est une application que l’on déterminera en
fonction de ‏.م‎ (On pourra chercher y(x) sous la forme A(x) ‏عقف‎ + B(x)sinx...)

(c) En déduire que pour toute solution z de (F,) il existe un couple (A, B) de réels tel que :
V x EJa,+oo[, =(x) = Acosx + Bsinx + | z(t)kp(x, t)dt.

3. Soit n € Z.

(a) Déterminer une application ‏و‎ définie sur RÉ, à valeurs dans R* et de classe C?, telle que
l'application I, = = soit solution d’une équation différentielle du type (F,,), OÙ pr est
une application, définie et continue sur R* , que l’on déterminera. (Ici on aa = 0.)

(b) On reprend les notations de la question 2. avec p = pp. Montrer que pour tout réel x,

l'application t — 1, (t)k,, (x, t) est intégrable sur [1, +oo[ et que x — I, (t)kp, (x, t)dt

est une application définie sur R qui s'écrit comme une combinaison linéaire des fonc-
tions sinus et cosinus.

(c) Montrer alors qu’il existe un couple (C, D) de réels tel que :
VreR*, [n(x) = Ccosx + Dsinx — 1 In(t)kp, (x, t)dt.

(d) Montrer que

2

puis en déduire que (C, D) # (0,0) et que I, est bornée sur [1, +oo[.(Utiliser la question 1.)
(e) En déduire l'existence de deux réels A, et ‏رمق‎ avec A, # 0, tels que :

Jp (x) = % sin(x + Bn) + 0 7 ) au voisinage de + ‏.عه‎
(On montrera que | I,(t)kp, (x,t)dt = 0 (5) au voisinage de +oo. )
Épreuve de Mathématiques I 2/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2001 - MP

3ème Partie
Existence d’une solution N, de (F,) définie sur R et telle que lim N,(x) = +.

2›0
Dans toute cette partie, on fixe un entier n € N.

1. (a) Montrer que pour tout couple (m, k) d’entiers naturels non nuls on a la relation :
2980) = Jet (0) - Ft )0(

(b) Sin › 1 montrer que pour tout k € {0,...,n — 1} on a JE) (0) =0.
( On pourra faire un raisonnement par récurrence.)
(c) Calculer Je) (0).
(d) En déduire l'existence de œ › 0 tel que J,(x) › 0 pour tout x €]0, a].
Par la suite, pour toute application f définie sur 10, ‏زه‎ à valeurs réelles, on notera à; l'application
définie sur ]0, à) par : 1 = ‏رقمل‎
‎2. Vérifier qu'il existe une équation différentielle du premier ordre, notée (£,,), telle que :

y est solution de (F,,) sur ]0, à] si et seulement si ‏ب‎ est solution de (£,) sur ]0, a].

3. Établir l'existence d’une application ‏رب‎ définie, continue et bornée sur |0, a] telle que (e,)

s’écrive : 2 ;

4. (a) Exprimer la solution générale z de (e,) sous forme intégrale.
(b) En déduire l'existence d’une solution y, de (F,) définie sur ]0, à] telle que :

où Çn est une application définie, continue et bornée sur ]0, a] telle que lim (2 (x) = 0.
(c) Dans le cas n = 0, montrer que yo vérifie lim yo(z) = +6.
750
(d) Dans le cas n € N”, montrer que y, vérifie lim Yn(xz) = +.

æ›0

5. Établir alors l'existence d’une application N,, définie sur RŸ, solution de (F,,) sur 167 telle
que :
lim N7 (x) = +oo.

x›0

6. Déterminer l'ensemble V des solutions de (F,), définies sur R*, qui sont bornées.

4ème Partie
Un développement en série de FOURIER

Soient f et g les applications de R dans R, périodiques de période 2, telle que
2 1
0 0

On note (an ace: half ‏برع وا(‎ ) et ( tonte thté}inens ) les coefficients de Fourier de f ‏وك‎
‎respectivement. On rappelle que Yn € N°, an(f) = cnlf) + e-n(f) et bn(f) = i(en(f) — c_n(f))-

Épreuve de Mathématiques I 3/4 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2001 - MP

1. Après avoir justifié la nullité des suites (a, (g))nen Et (bn(f))nen+, établir une relation entre les
coefficients an(f) et b,(g) valable pour tout n € N°.

2. Montrer que 72 € R, | cos(x sin 0) cos0 d0 = 0.
0

3. (a) Établir que :
1
7 ER, ‏ح (عارل‎ 22 | cos(xt) 1 — 12 dt.
(b) Exprimer les coefficients (an(f))nen- à l’aide de valeurs prise par la fonction ‏.ال‎

4. (a) À l’aide des résultats obtenus à la 2°""° partie, établir que a,(f) = O(-37).
(b) En déduire la convergence uniforme de la série de Fourier de f.

5. (a) Montrer que ‏و‎ est une application de classe C! sur R.
(b) Justifier le fait que ‏و‎ soit égale à la somme de sa série de Fourier.

6. En justifiant soigneusement votre réponse, conclure que f est égale en tout point à la somme
de sa série de Fourier.
5ème Partie
Transformée de LAPLACE de Jo

1. Établir que, pour tout p € ‏,يق‎ la fonction t — Jo(t)e7"* est intégrable sur ‏.ب‎

+00
On définit alors l'application F par F(p) = 1 70)0(2 7 dt pour tout p › 0.
0

2. Soit a un réel positif et p un réel strictement positif. Établir les majorations :

| Jo(t)e7* dt

e- ap

5

er a]

+00
] ‏ع‎ cos(t sin 0) dt

0
3. En déduire 1666116 :
1 7 ‏6ه‎
‏7ع /( | - ح (7)0 615 و7‎ cos(t sin 0) à) do.
7 Jo 0

4. Prouver la formule :

et en déduire une expression simple de F.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Cette épreuve est la Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2001, filière MP, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (durée 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 4 pages). C'est un problème d'analyse consacré aux fonctions de Bessel Jn(x) = (1/π)∫0π cos(x sin θ − nθ)dθ et à l'équation (En) : x2y'' + xy' + (x2 − n2)y = 0. Il compte cinq parties : premières propriétés, comportement en +∞ (lemme de Gronwall), seconde solution non bornée en 0, une série de Fourier, et la transformée de Laplace de J0. Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : la formule de dérivation Jn(p)(x) = (1/π)∫ sinpθ cos(x sin θ − nθ + pπ/2)dθ sert dans les parties 1 et 3. Le changement In = √x Jn est la clé de la partie 2. Les parties 4 et 5 sont largement indépendantes : il vaut mieux les traiter si l'on bloque sur les inégalités de la partie 2. L'énoncé autorise à admettre un résultat en le signalant.

1re partie — Premières propriétés de Jn

1. Définition et bornitude

L'intégrande est continue sur le segment [0,π] et bornée par 1. Donc Jn est définie sur ℝ et |Jn(x)| ≤ 1.

2. J−n = (−1)nJn

On a J−n(x) = (1/π)∫0π cos(x sin θ + nθ)dθ. On pose θ = π − φ : sin θ = sin φ et nθ = nπ − nφ. L'intégrande devient cos(nπ − (nφ − x sin φ)) = (−1)ncos(x sin φ − nφ). D'où J−n = (−1)nJn.

3. Classe C∞

Posons h(x,θ) = cos(x sin θ − nθ). Alors ∂ph/∂xp = sinpθ cos(x sin θ − nθ + pπ/2). Ces dérivées sont continues sur ℝ×[0,π] et bornées par 1, ce qui domine sur un segment. Le théorème de dérivation des intégrales à paramètre donne Jn ∈ C∞(ℝ) et Jn(p)(x) = (1/π)∫0π sinpθ cos(x sin θ − nθ + pπ/2)dθ.

4. Jn est solution de (En)

On note φ = x sin θ − nθ. On a Jn' = −(1/π)∫ sin θ sin φ et Jn'' = −(1/π)∫ sin2θ cos φ. Donc

x2Jn'' + xJn' + (x2 − n2)Jn = (1/π)∫0π[(x2cos2θ − n2)cos φ − x sin θ sin φ]dθ.

L'intégrande est exactement d/dθ[(x cos θ + n) sin φ], car dφ/dθ = x cos θ − n. Le crochet vaut (n − x)sin(−nπ) = 0 en π et (x+n)sin 0 = 0 en 0. L'intégrale est nulle : Jn est solution de (En) sur ℝ.

5. Dimension

Sur ℝ+*, (En) ⇔ y'' + y'/x + (1 − n2/x2)y = 0. C'est une équation linéaire normalisée d'ordre 2 à coefficients continus. Par Cauchy-Lipschitz, l'espace des solutions est de dimension 2.

2e partie — Comportement de Jn en +∞

1. Lemme de type Gronwall

(a) On note E(s) = exp(∫ys v). La fonction w est dérivable comme produit de fonctions C1 (u et v sont continues) :

w'(s) = v(s)E(s)[u(s) + ∫ys uv].

Par Chasles, α(s) = α(y) − ∫ys uv. L'hypothèse u(s) ≤ α(s) donne donc u(s) + ∫ys uv ≤ α(y). Comme v ≥ 0 et E > 0, on obtient w'(s) ≤ α(y)v(s)E(s) = α(y)·d/ds[E(s)].

(b) Pour x ∈ ]0,y], on intègre de x à y. Comme w(y) = 0 et E(y) = 1 : −w(x) ≤ α(y)(1 − E(x)). Or −w(x) = (∫xy uv)E(x) et E(x) = exp(−∫xy v). Donc ∫xy uv ≤ α(y)(exp(∫xy v) − 1), puis

u(x) ≤ α(x) = α(y) + ∫xy uv ≤ α(y) exp(∫xy v).

On fait y → +∞ : α(y) → A par intégrabilité de uv, et ∫xy v → ∫x+∞ v. D'où u(x) ≤ A exp(∫x+∞ v).

2. L'équation (Fp) : y'' + (1+p)y = 0

  • (a) y = A cos x + B sin x, avec (A,B) ∈ ℝ2.
  • (b) On note h = −pf. Par variation des constantes, avec A'cos x + B'sin x = 0 et −A'sin x + B'cos x = h, on obtient A' = −h sin, B' = h cos. D'où y(x) = A cos x + B sin x + ∫bx h(t) sin(x − t)dt. Cela donne kp(x,t) = −p(t) sin(x − t) = p(t) sin(t − x). Toute solution s'écrit ainsi (solution particulière + solution générale homogène).
  • (c) Une solution z de (Fp) vérifie z'' + z = −p z. On applique (b) avec f = z, ce qui donne la formule demandée.

3. Application à Jn (ici a = 0)

(a) On pose y = I/√x. Le calcul donne x2y'' + xy' + (x2 − n2)y = x3/2[I'' + (1 + (1/4 − n2)/x2)I] : le terme en I' disparaît. On prend donc q(x) = 1/√x, soit In = √x Jn, et pn(x) = (1 − 4n2)/(4x2).

(b) Pour t ≥ 1 : |In(t)kpn(x,t)| ≤ √t·|1/4 − n2|/t2 = c·t−3/2, qui est intégrable sur [1,+∞[. En développant sin(t − x) = sin t cos x − cos t sin x :

∫1+∞ Ink = cos x·∫Inpnsin t − sin x·∫Inpncos t. C'est une combinaison linéaire de cos et sin, définie pour tout réel x.

(c) On applique 2(c) avec b = 1 : In(x) = A cos x + B sin x + ∫1+∞ − ∫x+∞. On absorbe le terme ∫1+∞ (combinaison de cos et sin) dans les constantes, ce qui donne In(x) = C cos x + D sin x − ∫x+∞ In(t)kpn(x,t)dt. L'intégrale converge sur [x,+∞[ par la même majoration.

(d) Comme |kpn(x,t)| ≤ |pn(t)| et |C cos x + D sin x| ≤ |C| + |D|, on obtient l'inégalité demandée. On applique la question 1 avec u = |In|, v = |pn| et A = |C| + |D| (v et uv sont intégrables d'après (b)) :

|In(x)| ≤ (|C| + |D|)·exp(|1/4 − n2|/x).

Si (C,D) = (0,0), alors In ≡ 0, donc Jn ≡ 0 sur ℝ+*. Par continuité, toutes ses dérivées seraient nulles en 0, ce qui contredit Jn(n)(0) = 1/2n (partie 3, question 1(c)). Donc (C,D) ≠ (0,0). Pour x ≥ 1, |In(x)| ≤ (|C|+|D|)e|1/4−n2| : In est bornée sur [1,+∞[.

(e) Soit M un majorant de |In| sur [1,+∞[. Alors |∫x+∞ Ink| ≤ M∫x+∞|pn| = M|1/4 − n2|/x = O(1/x). On écrit C cos x + D sin x = An sin(x + βn) avec An = √(C2+D2) ≠ 0, cos βn = D/An et sin βn = C/An. En divisant par √x :

Jn(x) = (An/√x) sin(x + βn) + O(x−3/2).

3e partie — Une solution Nn non bornée en 0

1. Dérivées en 0

(a) On part de Jm−1(k−1)(0) − Jm+1(k−1)(0) = (1/π)∫ sink−1θ[cos(−(m−1)θ + (k−1)π/2) − cos(−(m+1)θ + (k−1)π/2)]dθ. Par cos a − cos b = −2 sin((a+b)/2) sin((a−b)/2), le crochet vaut −2 sin θ sin(−mθ + (k−1)π/2) = 2 sin θ cos(−mθ + kπ/2). On obtient 2Jm(k)(0) = Jm−1(k−1)(0) − Jm+1(k−1)(0).

(b) On montre par récurrence sur k la propriété P(k) : « pour tout entier m > k, Jm(k)(0) = 0 ».

  • P(0) : Jm(0) = (1/π)∫0π cos(mθ)dθ = sin(mπ)/(mπ) = 0 pour m ≥ 1.
  • Hérédité : si m > k ≥ 1, alors m−1 et m+1 sont > k−1, et (a) donne Jm(k)(0) = 0.

Pour k ≤ n−1 < n : Jn(k)(0) = 0.

(c) On a 2Jn(n)(0) = Jn−1(n−1)(0) − Jn+1(n−1)(0) = Jn−1(n−1)(0), car n+1 > n−1. En itérant : Jn(n)(0) = J0(0)/2n = 1/2n.

(d) Par la formule de Taylor-Young, Jn(x) ∼ xn/(2nn!) en 0, quantité > 0 pour x > 0. Il existe donc α > 0 tel que Jn > 0 sur ]0,α].

2. L'équation (εn)

On écrit y = Jnφ. En reportant dans (En), les termes en φ disparaissent puisque Jn est solution. Il reste x2(Jnφ'' + 2Jn'φ') + xJnφ' = 0. Avec z = φ' : (εn) : z' = −(2Jn'/Jn + 1/x)z. L'équivalence est claire, car y ↔ φy = y/Jn est une bijection sur ]0,α].

3. La fonction ψn

On pose ψn(x) = 2n/x − 2Jn'(x)/Jn(x) = 2(nJn − xJn')/(xJn). Elle est continue sur ]0,α]. Par Taylor avec c = 1/(2nn!), on a Jn = cxn + O(xn+1) et Jn' = ncxn−1 + O(xn). Donc nJn − xJn' = O(xn+1) tandis que xJn ∼ cxn+1. Ainsi ψn est bornée au voisinage de 0, donc sur ]0,α].

4. Construction de yn

(a) z(x) = K x−(2n+1) exp(−∫xα ψn), K ∈ ℝ.

(b) ψn est bornée donc intégrable sur ]0,α]. On peut réécrire z(x) = K' x−(2n+1) exp(∫0x ψn) et choisir K' = −1. On pose ζn(x) = exp(∫0x ψn) − 1 : cette fonction est continue, bornée (|∫0x ψn| ≤ α sup|ψn|) et tend vers 0 en 0. Avec φ(x) = ∫xα(1 + ζn(t))t−(2n+1)dt, on a φ' = z. La fonction yn = Jnφ convient.

(c) Cas n = 0 : 1 + ζ0 ≥ 1/2 près de 0, donc φ(x) ≥ (1/2)ln(1/x) + cste → +∞. Comme J0(0) = 1, on obtient y0 → +∞.

(d) Cas n ≥ 1 : par intégration des équivalents (fonctions positives, intégrale divergente), φ(x) ∼ 1/(2n x2n). Donc yn(x) ∼ (xn/(2nn!))·1/(2n x2n) = 1/(2n+1n·n!·xn), et yn → +∞.

5. Prolongement

On note Nn l'unique solution de (En) sur ℝ+* (équation normalisée, Cauchy-Lipschitz) ayant les mêmes conditions initiales que yn en α. Par unicité, Nn = yn sur ]0,α], donc lim0+ Nn = +∞.

6. Solutions bornées

Jn est bornée et Nn ne l'est pas, donc (Jn, Nn) est libre : c'est une base (question 1.5). Au voisinage de +∞, toute solution est bornée. En effet, la partie 2 (questions 3(c) à 3(e)) n'utilise que le fait que √x·y est solution de (Fpn), donc y = O(1/√x). Une solution y = aJn + bNn avec b ≠ 0 vérifie |y| ≥ |b||Nn| − |a| → +∞ en 0. Donc V = Vect(Jn) = ℝJn.

4e partie — Série de Fourier de f(x) = √(1−x2) (période 2)

Pour la période 2, on a an(f) = ∫−11 f(x)cos(nπx)dx et bn(f) = ∫−11 f(x)sin(nπx)dx. On note aussi ∫01 f = π/4 (aire d'un quart de disque).

1. Parités et relation

f est paire, donc bn(f) = 0. g est bien 2-périodique : g(x+2) − g(x) = ∫−11 f − 2∫01 f = 0 par parité. g est impaire, car ∫0−x f = −∫0x f. Donc an(g) = 0.

g est C1 avec g' = f − π/4 (voir 5(a)). En intégrant par parties bn(g) = ∫−11 g sin(nπx)dx (le terme de bord s'annule par périodicité et parité), on obtient bn(g) = (1/(nπ))∫−11 g'cos(nπx)dx = an(f)/(nπ). D'où an(f) = nπ·bn(g) pour n ≥ 1.

2.

Pour x ≠ 0, θ ↦ sin(x sin θ)/x est une primitive de cos(x sin θ)cos θ, et elle s'annule en 0 et en π. Pour x = 0, ∫0π cos θ dθ = 0. Donc ∫0π cos(x sin θ)cos θ dθ = 0.

3. Expression intégrale de J1 et coefficients

(a) On développe : J1(x) = (1/π)∫[cos(x sin θ)cos θ + sin(x sin θ)sin θ]dθ = (1/π)∫0π sin(x sin θ)sin θ dθ, par la question 2. On intègre par parties (v = −cos θ ; le terme de bord est nul) : J1(x) = (x/π)∫0π cos2θ cos(x sin θ)dθ = (2x/π)∫0π/2 cos2θ cos(x sin θ)dθ, par symétrie θ ↔ π − θ. Avec t = sin θ, on a cos2θ dθ = √(1−t2)dt, d'où J1(x) = (2x/π)∫01 cos(xt)√(1−t2)dt.

(b) an(f) = 2∫01 √(1−t2)cos(nπt)dt. Avec (a) en x = nπ, cette intégrale vaut J1(nπ)/(2n). Donc an(f) = J1(nπ)/n pour n ≥ 1, et a0(f) = π/2.

4. Convergence

(a) Par la partie 2, J1(x) = O(1/√x). Donc an(f) = O(n−3/2).

(b) Comme |ancos(nπx)| ≤ Cn−3/2, terme général d'une série de Riemann convergente, la série de Fourier de f converge normalement, donc uniformément sur ℝ.

5. La fonction g

(a) f est continue sur ℝ : elle l'est sur ]−1,1[, et en ±1 ses limites valent 0 = f(−1), la périodicité faisant le reste. Donc g, qui vaut une primitive de f moins une fonction linéaire, est C1 avec g' = f − π/4.

(b) g est continue, C1 (a fortiori C1 par morceaux) et 2-périodique. Par le théorème de Dirichlet (convergence normale), g = Σ bn(g) sin(nπx) en tout point.

6. Conclusion pour f

Le théorème de Dirichlet ne s'applique pas directement à f, qui n'est pas C1 par morceaux (dérivée infinie en ±1). On passe par g :

  • la série Σ bn(g) sin(nπx) converge simplement vers g (question 5) ;
  • la série des dérivées, Σ nπbn(g) cos(nπx) = Σ an(f) cos(nπx), converge uniformément (question 4) ;
  • par le théorème de dérivation terme à terme, g' = Σ an(f) cos(nπx).

Donc f = π/4 + Σ an(f) cos(nπx) = a0(f)/2 + Σ an(f) cos(nπx), c'est-à-dire √(1−x2) = π/4 + Σn≥1 (J1(nπ)/n) cos(nπx) en tout point. Autre méthode possible : la somme S de la série est continue et a les mêmes coefficients que f, donc f − S = 0 par Parseval et continuité.

5e partie — Transformée de Laplace de J0

  • 1. Comme |J0(t)e−pt| ≤ e−pt, qui est intégrable sur ℝ+ pour p > 0, F(p) est bien définie.
  • 2. Les deux intégrandes sont majorés en module par e−pt, car |J0| ≤ 1 et |cos| ≤ 1. Et ∫a+∞ e−ptdt = e−ap/p.
  • 3. On a ∫0a J0e−ptdt = (1/π)∫0π(∫0a e−ptcos(t sin θ)dt)dθ, par Fubini (fonction continue sur le pavé [0,a]×[0,π]). En remplaçant chaque ∫0a par ∫0+∞, on commet une erreur ≤ e−ap/p de chaque côté (question 2). Donc |F(p) − (1/π)∫0π∫0+∞…| ≤ 2e−ap/p → 0 quand a → +∞, ce qui prouve l'égalité.
  • 4. On a ∫0+∞ e−ptcos(ωt)dt = Re(1/(p − iω)) = p/(p2 + ω2). Avec ω = sin θ et la symétrie θ ↔ π − θ : F(p) = (2/π)∫0π/2 p/(p2 + sin2θ)dθ. Avec u = tan θ, on obtient ∫0π/2 dθ/(p2 + sin2θ) = ∫0+∞ du/(p2 + (1+p2)u2) = π/(2p√(1+p2)). D'où F(p) = 1/√(1+p2).

💡 À réviser pour le CNC MP : intégrales à paramètre (continuité, dérivation, domination sur un segment), équations différentielles linéaires d'ordre 2 (Cauchy-Lipschitz, variation des constantes, abaissement de l'ordre y = J·φ, changement de fonction pour supprimer le terme en y'), lemme de Gronwall, intégration des relations de comparaison, formule de Taylor-Young, séries de Fourier (Dirichlet, convergence normale, dérivation terme à terme, coefficients d'une dérivée), Fubini sur un pavé et calcul de ∫e−ptcos(ωt)dt. Les fonctions de Bessel sont un thème récurrent des concours : les résultats Jn ∼ xn/(2nn!) en 0, Jn = O(1/√x) en +∞ et ℒ(J0)(p) = 1/√(1+p2) sont à connaître comme contrôles.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (5 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2001. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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