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Modèle de concours : CNC 2000 Mathématiques I (MP) — Concours National Commun

🏢 Concours National Commun (CNC) — CPGE 👤 Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs 🎯 Mathématiques I 📅 2000 👁️ 33 vues

En bref

Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2000), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.

Organisme
Concours National Commun (CNC) — CPGE
Grade
Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
Spécialité
Mathématiques I
Année
2000
Pages
4
Langue des questions
français
Correction
correction proposée disponible sur cette page
Sujet officiel de l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2000 d'admission dans les établissements de formation d'ingénieurs et assimilés, pour les élèves des classes préparatoires (CPGE) de la filière MP. Ce modèle contient les 4 pages de l'énoncé original. Les autres épreuves et sessions du CNC sont aussi disponibles sur le site.
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)

Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.

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ROYAUME DU MAROC

Ministère Chargé de l'Enseignement Ministère de l'Enseignement
Secondaire et Technique Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique

Concours National Commun
d’Admission aux

Grandes Écoles d'Ingénieurs
Session 2000

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES I

Durée 4 heures

Concours MP

Cette épreuve comporte 3 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est interdit

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— صفحة 2 —
Concours National Commun - Session 2000 - MP

L’énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats du concours MP,
comporte 3 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit .

Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction
seront des éléments pris en compte dans la notation. Les candidats pourront admettre et utiliser le résultat
d'une question non résolue s’ils l‘indiquent clairement sur la copie. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

Définitions et notations

Pour n € N on pose

Pour (z,t) € [0,1]?, on pose

On désigne par C([0, 1]) l'ensemble des fonctions continues de [0, 1] vers R. Pour f € C([0,1]) on
pose

1

On notera en général de la même façon une fonction et une de ses restrictions à un sous
intervalles de son intervalle de définition maximum.

Partie I
2 3
1. Vérifier que x — ›, un,x”"+3 définit une fonction G sur ‏ربت‎ de classe C!.

n=0

2. Exprimer pour x € R, 1G'(x) + ; G(æ) à l'aide de fonctions usuelles simples.

Partie 1

1. (a) Pour f € C([0, 1]) en préciser T f (0) et montrer la continuité de Tf en 0.
(b) Montrer que f — T f définit un endomorphisme 7 de C([0, 1]).

2. T est-il surjectif ?
3. Soit f € C([0,1]). On pose F = T f.

(a) Montrer que pour tout x €]0, 1] on a :
1 2 1

(b) Montrer que F est de classe C* sur [0, 1]. Calculer F(0) et F"(0). Établir une relation entre

Épreuve de Mathématiques I 1/3 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2000 - MP

(c) Montrer que F est de classe C? sur ]0, 1] et vérifie sur ]0, 1] l'équation différentielle

4. On considère l'équation différentielle
(a) Trouver les solutions de (Æo) sur ]0, 1] de la forme x ‏ذم ب‎ 2 E Z.

(b) En déduire l’ensemble des solutions de ‏(و2)‎ sur l'intervalle ]O, 1].

(c) En déduire que pour tout f € C([0,1]), Tf est la seule solution sur ]0, 1] de l'équation

différentielle

2

vérifiant lim, y(æ) = 0ety'(1) +y(1) =0.

0ع

5. On dira qu’un réel À est valeur propre de 7 s’il existe f € C([0,1]) tel que 27 = ‏رد‎ et 7 #0.
Dans ce cas, on dira que f est un vecteur propre de 7' associé à À.

Montrer que À est une valeur propre non nulle de 7' si et seulement s’il existe une solution non
nulle sur ]0, 1] de l'équation différentielle

‎vérifiant lim y(x) = 0 ety'(1) + y(1) = 0.

‎Partie III
Soit À € R*. On considère l'équation différentielle

‎1. Montrer qu'il existe une et une seule solution f, de (F,) sur R développable en série entière
au voisinage de 0 telle que

‎71 ‏بت‎ fi(x)= ‏ديرا‎ © CE 0

‎3. (a) Justifier l'existence de a › 0 tel que f, ne 5 ‏علنتصصة‎ pas sur l'intervalle [0, al.

‎2. Donner K, € R* tel que

‎(b) Soit y une solution de (Æ,) sur [0, 1]. On pose 2 = f . Donner une équation différentielle
du premier ordre vérifiée par 2

‎(c) En déduire qu’il existe une solution ‏رو‎ de (F,) sur ]0, 1] telle g4(x) ›
44
4. Une telle solution ‏دو‎ étant choisie.
(a) Montrer que la famille (fx, gx) d'éléments de C(]0, 1]) est libre.
Épreuve de Mathématiques I 2/3 Tournez la page S.V.P.

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Concours National Commun - Session 2000 - MP

(b) Décrire alors l'ensemble ‏مزج‎ des solutions sur |0, 1] de l'équation différentielle (F,).

(c) Montrer que les solutions de (F,) sur ]0, 1] qui tendent vers 0 quand x tend vers 0 sont
exactement les éléments de ‏ماقا‎

5. (a) Montrer que toute valeur propre non nulle de 7 est de la forme À; =
certain k € N°”.
(b) Montrer que pour tout k € N*, À, est effectivement valeur propre de T.
(c) Donner les vecteurs propres associés à la valeur propre ‏ريا‎ k € N°.

Tin pour un

Partie IV

1
On considère l'espace préhilbertien F = C([0, 1]) muni du produit scalaire ( f, g) = j f(x)g(x) dx

0
pour f et ‏و‎ dans F. On notera ||.|| la norme associée à ce produit scalaire. (On ne demande pas de
redémontrer que l’on a bien défini un produit scalaire).

Pour tout k € N* on pose h;, : [0,1] — R, ‏عي جرع‎ G(kTx) et à; = TA] ;

2. (a) Calculer Th; pour tout k € N°.
(b) Montrer que la famille (&;.)pen+ est Une famille orthonormée de F.

3. (a) Développer en série de Fourier la fonction f : R — R, 27-périodique, définie sur

(b) En déduire
x à 74
1 1 +00
(c) Calculer / | K*(x,t) dxdt et comparer le résultat avec 2 ‏ا‎

4. Pour tout x € [0,1], on note K, : [0,1] — R, t + K(x,t). Pour tout N € N°, soit Kw, la
projection orthogonale de K, sur Vect(&;,..., ®n)-

(a) Donner l'expression de Kw.,-
1
(b) Établir lim J ‏تا‎ — Kw? dx =0.
N—+os Jo
(c) Soit f € Fet F = T f. Montrer que

li F— 77 dn)bz|l? = 0.

(On remarquera que V x € [0,1], F(x) = (Kz, f).)

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Mathématiques I 3/3 FIN

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✅ Correction proposée

Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.

Cette épreuve est la Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2000, filière MP, pour l'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (durée 4 heures, calculatrice interdite, énoncé de 3 pages). C'est un problème d'analyse en quatre parties : une série entière G (partie I), l'opérateur intégral T de noyau K(x,t) = min(x,t)2/max(x,t) sur C([0,1]) (partie II), ses valeurs propres via une équation différentielle (partie III), puis l'orthonormalité des vecteurs propres, une série de Fourier et une approximation hilbertienne (partie IV). Voici une correction méthodologique proposée.

💡 Avant de commencer : tout le problème repose sur deux formules à obtenir tôt : la forme fermée G(x) = (sin x − x cos x)/x3/2 (I.2) et la décomposition F(x) = (1/x)∫0x t2f(t)dt + x2∫x1 f(t)/t dt (II.3a). Retenez aussi le schéma « T f = λ f ⇔ problème aux limites » : c'est lui qui transforme la recherche des valeurs propres en une équation sin ω = 0.

Partie I — La fonction G

Rappel : un = (−1)n/((2n+3)(2n+1)!) et G(x) = Σ un x2n+3/2.

I.1 — G est C1 sur ℝ+

On écrit G(x) = x3/2 S(x), où S(x) = Σ un x2n. Par la règle de d'Alembert, |un+1/un| → 0, donc S est une série entière de rayon infini : S est C∞ sur ℝ. La fonction x ↦ x3/2 est C1 sur ℝ+, de dérivée (3/2)x1/2, continue en 0. Le produit donne G de classe C1 sur ℝ+, avec G(0) = 0 et G'(0) = 0.

I.2 — Calcul de xG'(x) + (3/2)G(x)

Sur ℝ+*, on dérive terme à terme la série S, puis on multiplie par x3/2 :

xG'(x) + (3/2)G(x) = Σ un(2n + 3/2 + 3/2) x2n+3/2 = Σ (−1)n x2n+3/2/(2n+1)! = √x · Σ (−1)nx2n+1/(2n+1)!

d'où xG'(x) + (3/2)G(x) = √x sin x. L'énoncé écrit « x ∈ ℝ », mais G n'est définie que sur ℝ+. En x = 0, l'égalité reste vraie (0 = 0).

Conséquence utile : (x3/2G(x))' = x1/2(xG' + (3/2)G) = x sin x. En intégrant de 0 à x, on obtient x3/2G(x) = sin x − x cos x, soit G(x) = (sin x − x cos x)/x3/2 pour x > 0.

Partie II — L'opérateur T

On a K(x,t) = t2/x si t < x, x2/t si x < t, et K(x,x) = x. Autrement dit, K(x,t) = min(x,t)2/max(x,t) si (x,t) ≠ (0,0), et K(0,0) = 0. On a donc toujours 0 ≤ K(x,t) ≤ min(x,t).

II.1(a) — Valeur et continuité en 0

Pour t > 0, K(0,t) = K(t,0) = 02/t = 0, et K(0,0) = 0. Donc Tf(0) = 0. Pour x > 0, on a |Tf(x)| ≤ ∫01 x |f(t)| dt ≤ x‖f‖∞, qui tend vers 0 quand x → 0 : Tf est continue en 0.

II.1(b) — T est un endomorphisme

La linéarité vient de celle de l'intégrale. Continuité de Tf sur ]0,1] : avec l'écriture de II.3(a) (qui ne demande que la relation de Chasles), Tf(x) = (1/x)∫0x t2f + x2∫x1 f(t)/t dt. C'est une combinaison de primitives de fonctions continues sur ]0,1], donc une fonction continue. Avec (a), on conclut que Tf ∈ C([0,1]) : T est un endomorphisme de C([0,1]). On peut aussi dire que K est continue sur [0,1]2 (majoration par min(x,t) près de l'origine) et appliquer le théorème de continuité des intégrales à paramètre.

II.2 — Surjectivité

Non : toute fonction de l'image vérifie Tf(0) = 0, donc la fonction constante 1 n'est pas atteinte.

II.3(a)

On découpe ∫01 en ∫0x (où t < x, donc K = t2/x) et ∫x1 (où t > x, donc K = x2/t). On obtient F(x) = (1/x)∫0x t2f(t)dt + x2∫x1 f(t)/t dt.

II.3(b) — F est C1 sur [0,1]

Sur ]0,1], on dérive (primitives de fonctions continues). Les termes en f(x) se compensent (x f(x) − x f(x) = 0) :

F'(x) = −(1/x2)∫0x t2f(t)dt + 2x∫x1 f(t)/t dt, qui est continue sur ]0,1].

En 0, on a les majorations |(1/x2)∫0x t2f| ≤ ‖f‖∞ x/3 et |2x∫x1 f/t| ≤ 2‖f‖∞ x|ln x|. Donc F'(x) → 0 quand x → 0. F étant continue sur [0,1], le théorème de la limite de la dérivée donne F dérivable en 0 avec F(0) = 0 et F'(0) = 0, et F est C1 sur [0,1].

En x = 1 : F(1) = ∫01 t2f(t)dt et F'(1) = −∫01 t2f(t)dt, d'où F'(1) + F(1) = 0.

II.3(c)

F' est encore dérivable sur ]0,1] :

F''(x) = (2/x3)∫0x t2f + 2∫x1 f/t − f(x) − 2f(x) = (2/x2)F(x) − 3f(x).

F'' est continue, donc F est C2 sur ]0,1] et F'' − (2/x2)F = −3f.

II.4 — L'équation (E0) : x2y'' − 2y = 0

  • (a) On cherche y = xλ : on obtient λ(λ−1) − 2 = 0, soit (λ−2)(λ+1) = 0. Les solutions sont x ↦ x2 et x ↦ 1/x.
  • (b) Sur ]0,1], (E0) s'écrit y'' − (2/x2)y = 0 : c'est une équation linéaire normalisée d'ordre 2 à coefficient continu, donc son espace de solutions est de dimension 2 (Cauchy-Lipschitz). Le wronskien de x2 et 1/x vaut x2(−1/x2) − 2x(1/x) = −3 ≠ 0. Donc S0 = {x ↦ a x2 + b/x, (a,b) ∈ ℝ2}.
  • (c) Tf convient : c'est une solution d'après (3c), sa limite en 0 vaut Tf(0) = 0, et (Tf)'(1) + Tf(1) = 0 d'après (3b). Soit y une autre solution vérifiant les deux conditions. Alors y − Tf = a x2 + b/x. La limite nulle en 0 impose b = 0, puis la condition en 1 donne 2a + a = 3a = 0. D'où y = Tf : unicité.

II.5 — Caractérisation des valeurs propres non nulles

(⇒) Supposons Tf = λf avec λ ≠ 0 et f ≠ 0. Posons y = Tf = λf. Alors y ≠ 0, y → Tf(0) = 0 en 0, et y'(1) + y(1) = 0. De plus y'' − (2/x2)y = −3f = −(3/λ)y. En multipliant par λx2 : λx2y'' + (3x2 − 2λ)y = 0.

(⇐) Soit y une solution non nulle sur ]0,1] vérifiant les deux conditions. On pose f = y/λ sur ]0,1] et f(0) = 0 : f est continue sur [0,1] grâce à la limite nulle. Alors y est solution de y'' − 2y/x2 = −3f avec les conditions de II.4(c), donc y = Tf sur ]0,1], et aussi en 0 où les deux valent 0. Ainsi Tf = λf avec f ≠ 0.

Partie III — Résolution de (Eλ) : λx2y'' + (3x2 − 2λ)y = 0

III.1 — Solution développable en série entière

On pose y = Σ anxn. En identifiant les coefficients (avec a−1 = a−2 = 0), on trouve λ(n−2)(n+1)an = −3an−2. Pour n = 0 et n = 1, on obtient a0 = a1 = 0. Pour n = 2, la relation est 0 = 0, donc a2 est libre. Tous les coefficients impairs sont nuls. La condition fλ ∼ x2 impose a2 = 1, et la récurrence fixe tous les autres coefficients : unicité.

On pose bp = a2p+2. Alors bp = −3bp−1/(λ·2p(2p+3)), donc bp = (−3/λ)p/Πj=1..p 2j(2j+3). On vérifie que Πj=1..p 2j(2j+3) = (2p+1)!(2p+3)/3, d'où

fλ(x) = 3 Σp≥0 up (3/λ)p x2p+2.

Le rayon est infini (règle de d'Alembert). Cette série est donc bien une solution sur ℝ, ce qui prouve l'existence.

III.2 — Lien avec G

La formule de l'énoncé suppose λ > 0. On pose ω = √(3/λ). Alors √x G(ωx) = Σ up ω2p+3/2 x2p+2. En comparant avec fλ = 3Σ up ω2p x2p+2, on trouve :

Kλ = 3ω−3/2 = 3(λ/3)3/4 = 31/4λ3/4.

Avec I.2, on obtient la forme fermée fλ(x) = (3/ω3)·(sin ωx − ωx cos ωx)/x. Contrôle : sin u − u cos u ∼ u3/3, donc fλ(x) ∼ x2.

III.3 — Seconde solution

  • (a) Comme fλ(x)/x2 → 1 quand x → 0, il existe a > 0 tel que fλ > 0 sur ]0,a].
  • (b) Sur ]0,a], on écrit y = z fλ. En reportant dans (Eλ), les termes en z disparaissent puisque fλ est solution. Il reste λx2(z''fλ + 2z'fλ') = 0, c'est-à-dire fλ(z')' + 2fλ' z' = 0, soit (fλ2z')' = 0. Donc z' = C/fλ2.
  • (c) On prend z(x) = 3∫xa dt/fλ(t)2. Comme 1/fλ2 ∼ 1/t4 (fonctions positives, intégrale divergente en 0), l'intégration des équivalents donne z(x) ∼ 3·1/(3x3) = 1/x3. La fonction gλ = z fλ est solution sur ]0,a], et gλ(x) ∼ x2/x3 = 1/x. On la prolonge en une solution sur ]0,1] par le théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire, puisque l'équation normalisée y'' + (3/λ − 2/x2)y = 0 est à coefficients continus sur ]0,1].

III.4 — Structure des solutions

  • (a) Supposons αfλ + βgλ = 0. En multipliant par x et en faisant tendre x vers 0 : x fλ → 0 et x gλ → 1, donc β = 0. Puis α = 0 car fλ ≠ 0. La famille (fλ, gλ) est libre.
  • (b) L'équation normalisée a un espace de solutions de dimension 2, donc Σ0 = Vect(fλ, gλ).
  • (c) Soit y = αfλ + βgλ. Si β ≠ 0, alors y ∼ β/x ne tend pas vers 0. Si β = 0, alors y → 0. Donc les solutions tendant vers 0 en 0 forment exactement Vect(fλ).

III.5 — Valeurs propres de T

(a) Soit λ une valeur propre non nulle. D'après II.5 et III.4(c), il existe une solution y = αfλ non nulle avec y'(1) + y(1) = 0, donc fλ'(1) + fλ(1) = 0.

  • Si λ < 0 : fλ(x) = 3Σ (3/|λ|)p x2p+2/((2p+3)(2p+1)!) a tous ses coefficients positifs, donc fλ(1) > 0 et fλ'(1) > 0. La condition est impossible : aucune valeur propre négative.
  • Si λ > 0 : on pose φ(x) = (sin ωx − ωx cos ωx)/x. Alors φ'(x) = (ω2x2 sin ωx + ωx cos ωx − sin ωx)/x2, d'où φ(1) + φ'(1) = ω2 sin ω. La condition équivaut à sin ω = 0, soit ω = kπ avec k ∈ ℕ*, donc 3/λ = k2π2 : λ = λk = 3/(k2π2).

(b) Réciproquement, pour λ = λk, fλk est une solution non nulle, tend vers 0 en 0 et vérifie f'(1) + f(1) = ω2 sin(kπ)·(3/ω3) = 0. Par II.5, λk est valeur propre.

(c) Les vecteurs propres sont les f = y/λk avec y ∈ Vect(fλk) \ {0}. Le sous-espace propre est la droite Vect(x ↦ (sin kπx − kπx cos kπx)/x), prolongée par 0 en 0. C'est aussi Vect(hk) avec hk(x) = √x G(kπx).

Partie IV — Aspect hilbertien

IV.1 — T est symétrique

K est continue et symétrique sur [0,1]2. Par Fubini (fonctions continues sur un pavé compact) : (Tf,g) = ∫∫K(x,t)f(t)g(x)dt dx = ∫∫K(t,x)g(x)f(t)dx dt = (f,Tg).

IV.2

  • (a) hk est proportionnelle à fλk (III.2 avec √(3/λk) = kπ). C'est donc un vecteur propre : Thk = (3/(k2π2)) hk.
  • (b) Pour j ≠ k : λk(hk,hj) = (Thk,hj) = (hk,Thj) = λj(hk,hj). Comme λk ≠ λj, on a (hk,hj) = 0. Les φk = hk/‖hk‖ sont unitaires : la famille (φk) est orthonormée.

IV.3 — Série de Fourier et Σ1/k4

(a) f(x) = 1 − x2/π2 est paire, donc bn = 0. On a a0/2 = (1/π)∫0π(1 − x2/π2)dx = 2/3. Par deux intégrations par parties, ∫0πx2cos nx dx = 2π(−1)n/n2, donc an = −(2/π3)·2π(−1)n/n2 = 4(−1)n+1/(π2n2). La fonction f est continue, C1 par morceaux, et f(−π) = f(π) : sa série converge normalement vers f.

1 − x2/π2 = 2/3 + (4/π2) Σn≥1 (−1)n+1 cos(nx)/n2 sur [−π,π]. Contrôle en x = 0 : 1 = 2/3 + (4/π2)(π2/12).

(b) Par Parseval, (1/2π)∫−ππ f2 = (a0/2)2 + (1/2)Σan2. Le membre de gauche vaut ∫01(1−u2)2du = 8/15. On obtient 8/15 − 4/9 = 4/45 = (8/π4)Σ1/n4, d'où Σ 1/k4 = π4/90.

(c) Par symétrie, ∫∫K2 = 2∫01∫0x t4/x2 dt dx = 2∫01 x3/5 dx = 1/10. De plus Σλk2 = (9/π4)Σ1/k4 = 9/90 = 1/10 : les deux quantités sont égales (égalité de Parseval pour le noyau).

IV.4 — Approximation

  • (a) (Kx, φk) = ∫K(x,t)φk(t)dt = Tφk(x) = λkφk(x). Donc KN,x = Σk=1..N λk φk(x) φk.
  • (b) Par Pythagore, ‖Kx − KN,x‖2 = ‖Kx‖2 − Σk≤N λk2φk(x)2. On intègre en x, en utilisant ∫‖Kx‖2dx = ∫∫K2 = 1/10 et ∫φk2 = 1 : ∫01‖Kx − KN,x‖2dx = 1/10 − Σk≤Nλk2, qui tend vers 0 d'après 3(c).
  • (c) Par IV.1, (F,φk) = (Tf,φk) = (f,Tφk) = λk(f,φk). Donc SN(x) = Σk≤N(F,φk)φk(x) = (KN,x, f), et F(x) − SN(x) = (Kx − KN,x, f). Par Cauchy-Schwarz, |F(x) − SN(x)|2 ≤ ‖f‖2‖Kx − KN,x‖2. En intégrant : ‖F − SN‖2 ≤ ‖f‖2∫01‖Kx − KN,x‖2dx → 0.

💡 À réviser pour le CNC MP : séries entières et résolution d'équations différentielles par séries (relation de récurrence, rayon), méthode de variation de la constante y = z·f1 (abaissement de l'ordre), wronskien et dimension de l'espace des solutions, dérivation d'intégrales à bornes variables, théorème de la limite de la dérivée, intégration des relations de comparaison, Fubini sur un pavé, endomorphismes symétriques (orthogonalité des sous-espaces propres), Fourier + Parseval (valeurs de ζ(2) et ζ(4)), projection orthogonale et inégalité de Bessel. Ce sujet est un classique « noyau de Green / opérateur de Hilbert-Schmidt ». Savoir reconnaître Σλk2 = ∫∫K2 fait gagner du temps.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Ce sujet est-il téléchargeable gratuitement ?
Oui. La totalité du sujet (4 pages) est consultable et téléchargeable gratuitement, sans inscription ni compte.
Le corrigé est-il inclus ?
Oui. Un corrigé proposé figure sur cette page, sous les pages du sujet : méthode de réponse et éléments attendus, rédigés par l'équipe Wadifa Info.
Quel organisme et quel grade concerne ce sujet ?
Ce sujet provient d'un concours organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE. Il concerne le grade : Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs.
De quelle session s'agit-il et dans quelle langue ?
Session : 2000. Les questions sont en français.
Où trouver d'autres sujets du même concours ?
Tous nos sujets de la même famille sont regroupés sur la page Accès aux écoles et instituts supérieurs : /fr/modeles-concours/ecoles-instituts-superieurs. Les sujets y sont classés par session, du plus récent au plus ancien.

Source : concours d'accès aux écoles et instituts supérieurs — document archivé tel que reçu ; l'avis officiel du concours fait foi.

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