Modèle de concours : CNC 2020 Mathématiques (MP) — Concours National Commun
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En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2020), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Mathématiques
- Année
- 2020
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
— صفحة 1 —
Énoncé de Maths CNC .mp.2020
Exercice 1
Étude d’une fonction définie par une intégrale. (4pts
1. Montrer que pour tout réel قاب fonction + — زوع !ماع integrable sur R.
Dans la suite de cet exercice , on note f la fonction définie par :
Vz ER, f(æ) = رز et" dt.
2. Montrer que la fonction f est de classe C® sur R et que :
7 2 , 72 € R,f®) (x) — je امعان مع dy
3. Montrer que f'(0) = 0.
4. Montrer que pour tout réel x, f(x) + xf'(x) = 2f"(z).
5. En déduire que, pour tout réel x, x f(x) — 2f'(x) = 0.
6. On admet que f*% e°dt = V2 Montrer que,pour tout réel x,f(x) =
4
Exercice 2
Etude d’une série de fonction et calcul de sa somme (4pts)
On considère la suite(un)n›1 de fonctions définies sur [0, +oo[ par :
1. Montrer que la série de fonctions ›] Un CONverge uniformément sur [0, +oo|.
Dans la suite ,on notera g sa somme :g(x) = Hi وت 2 ‹0.
2. Justifier que ع est continue sur [0, +oo[
3. Montrer que و est de classe 01 sur l’intervalle ]0, +oo[ et donner une expres-
sion simple de sa dérivée à l’aide de fonctions usuelles.
4. En admettant que g(0) = In(2) donner une expression simple de l’aide de
fonctions usuelles.
Problème
Recherche d’hyperplans stable pas produit matriciel
1
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Notation
Dans tout ce problème C désigne le coprs des nombres complexes et n un entier
naturel supérieur ou égal à 2.Si م € N° on note M,,p(C) l’espace des matrices à
n lignes et p colonnes , et à coefficients dans C.PourA € M,,p(C),'A désigne la
matrice transposée de À et rg(A) son rang.
Si p=n ,Mnp(C) est noté simplement :M,(C), c’est l’algèbre des matrices car-
rées d’ordre n à coefficients complexes; GL,(C) désigne le groupe des matrices
inversibles de M,(C) et I, la matrice identité de M,(C).Si A € M,,p(C),on note
Tr(A) la trace de À et A7! l’inverse de À si A est dans GL,(C).
Si روه به …, On Sont des nombres complexes on note diag(oy, A2, …, On) là matrice
diagonale de M,(C) qui admet pour coefficients diagonaux les réels بوه A9, …, On
pris dans cette ordre.
Dans ce problème (M,(C))* désigne le dual de l’espace vectoriel M,(C).On rap-
pel qu’il s’agit du C-espace vectoriel des formes linéaires sur M,(C); il est de
dimension finie et on a :
1797 Partie
un isomorphisme canonique de M,(C) dans son dual.
Pour tout couple (i,j)de{1, 2, …n}, on note F;; la matrice de M,(C dont tous les
coefficients sont nuls sauf celui de la i-ième ligne et j-ième colonne valant 1 ;on
rappelle que (Fi, j)1‹i,j‹n est la base canonique de M,(C) et que :
Y(i, Jh; 1) = 1 2e n} Fi, بطر = dj r Fit
0; étant le symbole de Kroneker valant 1 si j=k 0 si non.
1.1
vérifier que pour À € M,(C), l'application Ta : M,(C) ج C,M ج Tr(AM)
est une forme linéaire sur M, (C) .
1.2
On مامد : M, (C) ج (Mn(C))* l’application définie par :
2
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1.2.1
Vérifier que @ est une application linéaire.
1.2.2
Monter que @ est injective. Montrer que pour toute forme linéaire بن sur M, (C)
, il existe une unique matrice A € M, (C) telle que : ث = Ta.
1.3
Soit H un hyperplan de M,(C).Justifier qu’il existe A € M,(C) non nulle
telle que :H = Ker(Ta).
1.4
Soient À et B € M, (C),avec A # O.Montrer que si Ker(T4a) C Ker(Tg) alors
il existe À € M, (C) tel que B = \A .
1.5
Montrer que si M et N € M,(C) ,alors Tr(MN)=Tr(NM).
1.6
Soit M et N deux matrices semblables et soit P € GM, (C) tellle que A=PBP* ;on
note H 4 = KerT, et H3 = KerTp.
Montrer que H4 = PHP} = 1117-1: M € Hg}.
2
2ier Partie
Etude du noyau Ker(T4) pour A € Mz(C) non nulle de trace nulle.
On considère une matrice non nulle A € M,(C) telle que Tr(A) =0 et on pose
Ha = KerTa.
2.1
Justifier que H4 est un hyperplan de M2(C) .Quelle est sa dimension ?
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2.2
On suppose que À est diagonalisable dans Ma(C) et on note R= 8 1 €
Ma(C) et P € GL,(C) des matrices telles que :A = PRP—.
2.2.1
Vérifier que u = —À # 0
2.2.2
Montrer que Hr={ (
2.2.3
Montrer que Hr n’est pas stable par le produit matriciel.
2.2.4
En déduire que Ha n’est pas stable par le produit matriciel.
2.3
On suppose ici que la matrice À n’est pas diagonalisable dans Mz(C).
2.3.1
Montrer qu’il existe œ € C* et P € GL»(C) tel que A=PRP-! avec R= 1 4
2.3.2
Montrer que Hz = { fi 1 : (a, b, d) € C3}.
2.3.3
Montrer que Hr et H 4 sont stables par le produit matriciel.
4
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3°” Partie
Etude des hyperplans de M,(C) stable par le produit matriciel.
Dans cette parie on suppose qu il existe un hyperplan H de M,(C) stable par
le produit matriciel et on cherche à montrer que n=2 puis on détermine de tels
hyperplans stables ;on note ب une forme linéaire non nulle sur M,(C) telle que
H = Kerw
3.1
On cherche à montrer que م7 € H ;raisonnons par l’absurde que I, # H.
3.1.1
Vérifier que w(1,,) # 0.
3.1.2
Soit M € M, (C) une matrice telle que M? € H ; on pose À = 0
(1) Montrer que :(M — AI, )? € H.
(ii) En déduire que ((A)?, — 2AM) 41
(iii) Montrer que À = 0 et conclure que M € H.
3.1.3
Montrer que pour tout couple (i,j) élément de{1,2,..,n}* avec à # j ,
E;; eH
3.1.4
En déduire que pour tout i élément de {1,2,.….n},Fii € H.
3.1.5
Conclure.
On a donc I, € H jon note A € M,(C) une matrice non nulle telle que :
H = KerT,.
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3.2
Soit M € H Montrer que :KerT4,CKerTam et en déduire qu’il existe An, € C
tel que :
3.3
En déduire que H C F + CI, ou F = {N € M, (C); AN = O}.
3.4
Vérifier que F est un sous espace vectoriel de M,(C) et qu’il est isomorphe à
l’espace vectoriel L(M,1(C, Kerpa) des applications linéaires de M,,1(C) dans
Kergpa. ou pa désigne l’endomorphisme de M,(C) définie par :
3.5
Montrer que dime F = n(n — rg(A)) et en déduire que nrg(A) ‹ 2.
3.6
Conclure que n=2.
3.7
Déterminer alors les hyperplans de Mz2(C) stables par le produit matriciel.
On remarque qu’un tel hyperplan est de la forme KerT,,avec A € M»(C) non
nulle de trace nulle et en utilisant les résultats de la deuxième partie.
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques du Concours National Commun (CNC) 2020, filière MP, concours d'accès aux écoles d'ingénieurs marocaines après les classes préparatoires (CPGE). Le document (6 pages, intitulé « Énoncé de Maths CNC .mp.2020 ») comporte deux exercices d'analyse notés 4 points chacun (une intégrale à paramètre, une série de fonctions) et un problème d'algèbre linéaire : recherche des hyperplans de Mn(ℂ) stables par le produit matriciel. La durée et le coefficient ne figurent pas sur le scan. Type : exercices + problème. Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : les deux exercices sont des applications directes du cours (théorème de dérivation sous le signe ∫, critère spécial des séries alternées, dérivation terme à terme) : traitez-les en premier, en citant précisément les hypothèses de domination et de convergence uniforme. Dans le problème, chaque partie réutilise la précédente : la partie 1 (TA : M ↦ Tr(AM) et le résultat « Ker TA ⊂ Ker TB ⇒ B = λA ») est l'outil de toute la partie 3. Attention, l'énoncé contient quelques coquilles (signalées ci-dessous) : corrigez-les explicitement sur votre copie plutôt que de « démontrer » un résultat faux.
Exercice 1 — Fonction définie par une intégrale
On pose f(x) = ∫−∞+∞ etx−t² dt.
1. Intégrabilité de t ↦ etx−t²
La fonction est continue sur ℝ. Pour x fixé, t² · etx−t² = exp(2 ln|t| + tx − t²) → 0 quand t → ±∞, donc etx−t² = o(1/t²) en ±∞ : elle est intégrable sur ℝ par comparaison à une fonction de Riemann intégrable.
2. f est de classe C∞ et f(p)(x) = ∫ tp etx−t² dt
- h(x,t) = etx−t² est C∞ en x, avec ∂ph/∂xp(x,t) = tp etx−t², continue en x et en t.
- Domination locale : pour a > 0 et |x| ≤ a, |tp etx−t²| ≤ φp(t) = |t|p ea|t|−t², indépendante de x et intégrable sur ℝ (même argument qu'en 1 : t2φp(t) → 0).
- Le théorème de dérivation sous le signe intégrale (Leibniz), appliqué pour tout p sur tout segment [−a, a], donne f ∈ C∞(ℝ) et f(p)(x) = ∫ℝ tp etx−t² dt (récurrence sur p).
3. f'(0) = 0
f'(0) = ∫ℝ t e−t² dt : intégrande impaire et intégrable sur ℝ, donc f'(0) = 0.
4. f(x) + x f'(x) = 2 f''(x)
Soit k(t) = t etx−t². Alors k'(t) = etx−t² + t(x − 2t) etx−t² = etx−t² + x t etx−t² − 2t² etx−t². Comme k(t) → 0 en ±∞, ∫ℝ k'(t) dt = [k]−∞+∞ = 0, d'où, avec la question 2 : f(x) + x f'(x) − 2 f''(x) = 0.
5. x f(x) − 2 f'(x) = 0
Posons g(x) = x f(x) − 2 f'(x). Alors g'(x) = f(x) + x f'(x) − 2 f''(x) = 0 : g est constante sur ℝ, et g(0) = −2 f'(0) = 0. Donc x f(x) = 2 f'(x) pour tout x. (Autre méthode directe : intégrer d/dt(etx−t²) = (x − 2t) etx−t² sur ℝ.)
6. Expression de f
f est solution de l'équation linéaire y' = (x/2) y, donc f(x) = f(0) ex²/4, avec f(0) = ∫ℝ e−t² dt.
Coquille de l'énoncé : l'intégrale de Gauss vaut ∫ℝ e−t² dt = √π (et non √2). Le résultat correct est donc f(x) = √π · ex²/4. Avec la valeur admise dans l'énoncé on obtiendrait f(x) = √2 ex²/4 ; la formule f(x) = ex²/4 demandée est incompatible avec f(0) = ∫ e−t² dt ≠ 1. Sur la copie : établir f(x) = f(0) ex²/4, puis conclure avec la vraie valeur de f(0).
Exercice 2 — Série de fonctions et calcul de sa somme
un(x) = (−1)n+1 e−nx/n, pour n ≥ 1 et x ≥ 0.
1. Convergence uniforme sur [0, +∞[
Pour x ≥ 0 fixé, la série Σ un(x) est alternée et |un(x)| = e−nx/n décroît vers 0 (produit de deux suites positives décroissantes, l'une tendant vers 0). Le critère spécial des séries alternées donne la convergence et la majoration du reste :
|Rn(x)| = |Σk≥n+1 uk(x)| ≤ |un+1(x)| = e−(n+1)x/(n+1) ≤ 1/(n+1).
Donc supx≥0 |Rn(x)| ≤ 1/(n+1) → 0 : convergence uniforme sur [0, +∞[. (La convergence n'est pas normale sur [0, +∞[ : ‖un‖∞ = 1/n.)
2. Continuité de g sur [0, +∞[
Chaque un est continue sur [0, +∞[ et la convergence est uniforme sur cet intervalle : g est continue sur [0, +∞[ (théorème de continuité de la limite uniforme).
3. g est C1 sur ]0, +∞[ et calcul de g'
- Les un sont C1, avec un'(x) = (−1)n e−nx.
- Sur [a, +∞[ (a > 0) : |un'(x)| ≤ e−na, terme général d'une série géométrique convergente : Σ un' converge normalement donc uniformément sur tout [a, +∞[.
- Σ un converge simplement : par le théorème de dérivation terme à terme, g est C1 sur tout [a, +∞[, donc sur ]0, +∞[.
g'(x) = Σn≥1 (−e−x)n = −e−x/(1 + e−x), soit g'(x) = −1/(1 + ex).
4. Expression de g
Une primitive de −e−x/(1 + e−x) est ln(1 + e−x). Pour 0 < ε < x : g(x) − g(ε) = ln(1 + e−x) − ln(1 + e−ε). En faisant ε → 0 (continuité de g en 0, question 2) et avec g(0) = ln 2 : g(x) = ln 2 + ln(1 + e−x) − ln 2, d'où
g(x) = ln(1 + e−x) pour tout x ≥ 0.
Contrôle : c'est le développement ln(1 + y) = Σ (−1)n+1 yn/n avec y = e−x ∈ ]0, 1].
Problème — Hyperplans de Mn(ℂ) stables par produit
Partie 1 — Un isomorphisme canonique de Mn(ℂ) sur son dual
- 1.1 M ↦ AM est linéaire et la trace est linéaire, donc TA(αM + N) = Tr(αAM + AN) = αTA(M) + TA(N) : TA est une forme linéaire.
- 1.2.1 Pour tout M : TαA+B(M) = Tr(αAM + BM) = αTA(M) + TB(M), donc φ(αA + B) = αφ(A) + φ(B) : φ est linéaire.
- 1.2.2 Calcul clé : AEi,j a pour seule colonne non nulle la j-ième, égale à la i-ième colonne de A, donc Tr(AEi,j) = aj,i. Si TA = 0, alors aj,i = 0 pour tous i, j, donc A = 0 : φ est injective. Comme dim Mn(ℂ) = dim Mn(ℂ)* = n², φ est un isomorphisme : pour toute forme linéaire ψ, il existe une unique A telle que ψ = TA.
- 1.3 Un hyperplan est le noyau d'une forme linéaire non nulle ψ (supplémentaire de dimension 1, forme « coordonnée » associée). Par 1.2.2, ψ = TA, et A ≠ 0 car ψ ≠ 0 : H = Ker TA.
- 1.4 (Lire « λ ∈ ℂ » : coquille de l'énoncé.) Comme A ≠ 0, TA ≠ 0 : on choisit M0 avec TA(M0) = 1. Pour tout M, M − TA(M)M0 ∈ Ker TA ⊂ Ker TB, donc TB(M) = TA(M) TB(M0). Avec λ = TB(M0) : TB = λTA = TλA, et l'injectivité de φ donne B = λA.
- 1.5 Tr(MN) = Σi Σk mi,k nk,i = Σk Σi nk,i mi,k = Tr(NM) : Tr(MN) = Tr(NM).
- 1.6 (Lire : A et B semblables, P ∈ GLn(ℂ), A = PBP−1.) Pour tout M : Tr(A · PMP−1) = Tr(PBMP−1) = Tr(BM) par 1.5. Donc PMP−1 ∈ HA ⇔ M ∈ HB. Ainsi P HB P−1 ⊂ HA, et tout N ∈ HA s'écrit N = PMP−1 avec M = P−1NP ∈ HB : HA = P HB P−1.
Partie 2 — Ker TA pour A ∈ M2(ℂ) non nulle de trace nulle
- 2.1 A ≠ 0 ⇒ TA ≠ 0 (injectivité de φ) : HA = Ker TA est un hyperplan de M2(ℂ), de dimension 4 − 1 = 3.
- 2.2.1 R = diag(λ, μ) est semblable à A, donc λ + μ = Tr R = Tr A = 0, soit μ = −λ. Si λ = 0, alors R = 0 et A = PRP−1 = 0, exclu. Donc μ = −λ ≠ 0.
- 2.2.2 Pour M = (a b ; c d) : RM = (λa λb ; μc μd), donc TR(M) = λa + μd = λ(a − d). Comme λ ≠ 0 : M ∈ HR ⇔ d = a, d'où HR = { (a b ; c a) : (a, b, c) ∈ ℂ³ }.
- 2.2.3 E1,2 et E2,1 sont dans HR (a = d = 0), mais E1,2E2,1 = E1,1 = (1 0 ; 0 0) a a = 1 ≠ d = 0 : HR n'est pas stable par produit.
- 2.2.4 Par 1.6, HA = P HR P−1. Les matrices PE1,2P−1 et PE2,1P−1 sont dans HA, et leur produit PE1,1P−1 n'y est pas (sinon E1,1 ∈ HR). HA n'est pas stable par produit.
- 2.3.1 χA = X² − Tr(A)X + det A = X² + det A. Si det A ≠ 0, A a deux valeurs propres distinctes (les deux racines carrées de −det A), donc serait diagonalisable : ainsi det A = 0, χA = X² et A² = 0 (Cayley-Hamilton). Comme A ≠ 0, on choisit X avec AX ≠ 0 et on pose e1 = AX, e2 = X. Si ae1 + be2 = 0, en appliquant A : bAX = 0 donc b = 0, puis a = 0 : (e1, e2) est une base. Ae1 = A²X = 0 et Ae2 = e1, donc avec P = (AX | X) on a A = PRP−1, R = (0 1 ; 0 0) (α = 1 ; pour α ∈ ℂ* quelconque, prendre e1 = αAX).
- 2.3.2 RM = (0 α ; 0 0)(a b ; c d) = (αc αd ; 0 0), donc TR(M) = αc, et α ≠ 0 : HR = { (a b ; 0 d) : (a, b, d) ∈ ℂ³ }, les matrices triangulaires supérieures.
- 2.3.3 Le produit de deux matrices triangulaires supérieures est triangulaire supérieur : HR est stable. Pour M' = PMP−1, N' = PNP−1 dans HA = P HR P−1 : M'N' = P(MN)P−1 avec MN ∈ HR, donc HA est stable.
Partie 3 — Hyperplans stables de Mn(ℂ) : n = 2 nécessairement
H = Ker ψ (ψ ≠ 0) est un hyperplan stable par produit.
- 3.1.1 Par hypothèse (absurde) In ∉ H = Ker ψ, donc ψ(In) ≠ 0.
- 3.1.2 (i) Avec λ = ψ(M)/ψ(In) : ψ(M − λIn) = ψ(M) − λψ(In) = 0, donc M − λIn ∈ H, et par stabilité (M − λIn)² ∈ H.
- (ii) (M − λIn)² = M² − 2λM + λ²In (In commute avec M), donc λ²In − 2λM = (M − λIn)² − M² ∈ H (sous-espace, M² ∈ H) : λ²In − 2λM ∈ H.
- (iii) 0 = ψ(λ²In − 2λM) = λ²ψ(In) − 2λ · λψ(In) = −λ²ψ(In). Comme ψ(In) ≠ 0 : λ = 0, soit ψ(M) = 0 et M ∈ H. Bilan : M² ∈ H ⇒ M ∈ H.
- 3.1.3 Pour i ≠ j : Ei,j² = δj,iEi,j = 0 ∈ H, donc Ei,j ∈ H par 3.1.2.
- 3.1.4 Comme n ≥ 2, pour tout i il existe j ≠ i, et Ei,jEj,i = Ei,i : produit de deux éléments de H, donc Ei,i ∈ H.
- 3.1.5 H contient toute la base canonique, donc H = Mn(ℂ) (en particulier In = Σ Ei,i ∈ H) : contradiction avec dim H = n² − 1. Donc In ∈ H. On écrit alors H = Ker TA, A ≠ 0 (1.3).
- 3.2 Soit M ∈ H et N ∈ Ker TA = H. Par stabilité MN ∈ H, d'où TAM(N) = Tr(AMN) = TA(MN) = 0 : Ker TA ⊂ Ker TAM. Par 1.4 (A ≠ 0), il existe λM ∈ ℂ avec AM = λMA, c'est-à-dire A(M − λMIn) = O.
- 3.3 M = (M − λMIn) + λMIn avec M − λMIn ∈ F : H ⊂ F + ℂIn.
- 3.4 F est le noyau de l'application linéaire N ↦ AN : c'est un sous-espace vectoriel. (φA : X ↦ AX est un endomorphisme de Mn,1(ℂ), et non de Mn(ℂ) : coquille.) On pose Θ(N) = (X ↦ NX). Pour N ∈ F, A(NX) = (AN)X = 0, donc Θ(N) ∈ L(Mn,1(ℂ), Ker φA). Θ est linéaire ; injective car NX = 0 pour tout X impose N = 0 ; surjective : si u ∈ L(Mn,1(ℂ), Ker φA), la matrice N de colonnes u(e1), …, u(en) vérifie Θ(N) = u et AN a pour colonnes Au(ej) = 0, donc N ∈ F. Θ est un isomorphisme.
- 3.5 dim L(E, G) = dim E · dim G et, par le théorème du rang, dim Ker φA = n − rg(A). Donc dim F = n(n − rg A). Par 3.3 : n² − 1 = dim H ≤ dim(F + ℂIn) ≤ n(n − rg A) + 1, d'où n · rg(A) ≤ 2.
- 3.6 A ≠ 0 donne rg A ≥ 1, donc n ≤ 2 ; avec n ≥ 2 : n = 2 (et rg A = 1). Conséquence : pour n ≥ 3, Mn(ℂ) n'a aucun hyperplan stable par produit.
- 3.7 Pour n = 2, H = Ker TA avec A ≠ 0 et I2 ∈ H, soit Tr A = TA(I2) = 0. Par 2.2.4, A ne peut pas être diagonalisable ; par 2.3, A est alors nilpotente non nulle (A² = 0, rg A = 1) et H = P T2+ P−1, où T2+ est l'ensemble des matrices triangulaires supérieures. La réciproque est donnée par 2.3.3. Conclusion : les hyperplans de M2(ℂ) stables par produit sont exactement les P T2+(ℂ) P−1, P ∈ GL2(ℂ), c'est-à-dire les Ker TA avec A nilpotente non nulle. Autrement dit, ce sont les ensembles {M ∈ M2(ℂ) : M(D) ⊂ D}, où D est une droite de ℂ² (ici D = Im A = Ker A = ℂ · AX).
💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP : intégrales à paramètre (continuité et dérivation sous ∫ avec domination sur un segment, intégrale de Gauss ∫ e−t² = √π) ; séries de fonctions (critère spécial des séries alternées avec majoration du reste, convergence uniforme ou normale, dérivation terme à terme, développements de ln(1 + x)) ; en algèbre, la dualité en dimension finie (hyperplan = noyau d'une forme non nulle, formes linéaires proportionnelles si les noyaux sont inclus l'un dans l'autre), la trace (Tr(MN) = Tr(NM), Tr(AEi,j) = aj,i), la réduction en dimension 2 (trace nulle et non diagonalisable ⇒ nilpotente) et le théorème du rang avec dim L(E, F) = dim E · dim F. Coquilles relevées dans cet énoncé retranscrit : √2 au lieu de √π (Ex. 1, Q6), « λ ∈ Mn(ℂ) » au lieu de λ ∈ ℂ (1.4), « GMn » pour GLn (1.6), φA endomorphisme de Mn,1(ℂ) (3.4).
Questions fréquentes sur ce sujet
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