Modèle de concours : CNC 2007 Chimie (MP) — Concours National Commun
En bref
Ce document est une ancienne épreuve écrite du concours de Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs organisé par Concours National Commun (CNC) — CPGE (2007), publiée sur Wadifa Info en consultation et téléchargement PDF gratuits, avec une correction proposée.
- Organisme
- Concours National Commun (CNC) — CPGE
- Grade
- Concours d'accès aux écoles d'ingénieurs
- Spécialité
- Chimie
- Année
- 2007
- Pages
- 6
- Langue des questions
- français
- Correction
- correction proposée disponible sur cette page
📝 Texte des questions (extrait automatiquement des pages scannées)
Ce texte est extrait automatiquement des images de l'épreuve et peut contenir des erreurs de lecture — les images ci-dessus font foi.
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ROYAUME DU MAROC
Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement
Supérieur, de la Formation des Cadres
et de la Recherche Scientifique
Présidence du Concours National Commun 2007
École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique
ENSEM
Concours National Commun
d’Admission aux
Grandes Écoles d'Ingénieurs ou Assimilées
Session 2007
ÉPREUVE DE CHIMIE
Filière MP
Durée 2 heures
Cette épreuve comporte 5 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est aztorisé
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Concours National Commun — Session 2007 — Filière MP
L'énoncé de cette épreuve comporte 5 pages.
L'usage de la calculatrice est aUtOrisé.
On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les des questions abordées.
Dérivés oxygénés de l’azote
L’azote joue un rôle important dans la vie. Ses dérivés oxygénés présentent une Chimie très riche.
Le présent problème propose de découvrir quelques aspects de la Chimie de certains de ces dérivés.
Aucune connaissance préalable de la chimie de ces composés n’est requise pour traiter le problème.
Données utiles
- Données générales
- Constante des gaz parfaits R = 8,314 J.K.mol*.
- Masses molaires atomiques en (g.mol7*) :
Elément | H | N 0
Masse molaire | 1,00 | 14,0 | 16,0
- Enthalpies standard de formation (en kJ.mol”*), entropies standard absolues (en JK*mol”*)
et capacités thermiques molaires standard à pression constante (en JK-*mol”*) à 298 K :
296 | - | 311 | 425 | ىو
— Tous les gaz rencontrés dans le problème seront considérés comme parfaits.
1°° partie :
Structure électronique
L’azote est l'élément de numéro atomique Z = 7: il est immédiatement suivi par l'oxygène
dans la table périodique des éléments.
1.1 Donner la configuration électronique des atomes d'azote et d'oxygène dans leur état fondamental.
1.2 Quelle est la position (ligne et colonne) de l’azote dans la table périodique des éléments. À quel
bloc d’éléments appartient-il ? Justifier.
1.3 Quelle est la valence de l’azote ? Justifier. Répondre à la même question pour l’oxygène.
1.4 Donner la structure de LEWIS des molécules de dioxygène et de diazote.
1.5 Donner de même les structures de LEWIS des ions : 1707 , و2170 et NOZ.
1.6 En faisant appel à la théorie V.S.E.P.R, prévoir la géométrie des ions : NOÿ, NO5 et NOZ.
1.7 Expliquer l’évolution de la valeur de l’angle XNO dans le tableau suivant :
Composé XNO | FNO | C(NO | BrNO
angle XNO 110° | 113” 117”
Épreuve de Chimie 1/5 Tournez la page S.V.P.
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2ème partie :
Étude de l’oxydation du monoxyde d’azote
On se propose d’étudier dans cette partie quelques aspects de la Chimie de l’oxydation, en
phase gazeuse, du monoxyde d'azote par le dioxygène conduisant à la formation du dioxyde
d'azote dont l’équation bilan s’écrit :
)1( و2170 = و0 + 2NO
2.1 Étude thermodynamique
2.1.1 Déterminer l’enthalpie standard A,H° de la réaction d’oxydation (1) du monoxyde d’azote à
1-298 7
2.1.2 Quel est l’effet d’une augmentation de température sur cet équilibre ? Justifier la réponse.
2.1.3 Calculer la variance du système général siège de la réaction (1) et obtenu par mélange de NO,
Os et NO». Interpréter.
2.1.4 Calculer de même la variance du système obtenu par décomposition de NO» selon (1). Com-
parer et commenter.
2.1.5 On place dans une enceinte initialement vide de 10 L à température fixée 1 = 400 K, une
mole de NO(g) et une demi-mole de O2(g) Calculer la constante de l'équilibre (1) à cette
température sachant la pression totale d’équilibre vaut P. = 4, 20 bar.
2.1.6 On enferme, à pression maintenue constante à 1 bar une mole de NO(g), une demi-mole
de O2(g) et deux moles de N2(g) dans une enceinte initialement vide et supposée à parois
athermanes. Les gaz sont initialement à 300 K. La température finale vaut 400 K. Le diazote
est supposé être inerte dans les conditions de l'expérience. En plus on négligera les variations
des capacités thermiques avec la température.
2.1.6.1 Déterminer la composition du système à l'équilibre.
2.1.6.2 Déterminer l’enthalpie standard de la réaction à 400 K. Commenter.
2.2 Étude cinétique
On note k la constante de vitesse de la réaction (1) d’oxydation du monoxyde d'azote.
2.2.1 Pour déterminer l’ordre partiel par rapport au monoxyde d'azote NO, on travaille en présence
d’un excès de dioxygène par rapport au monoxyde d'azote.
2.2.1.1 En faisant l’hypothèse d’un ordre partiel égal à 2 par rapport au monoxyde d’azote NO,
montrer que la loi d’évolution de la concentration [NO] en monoxyde d’azote vérifie :
1 1 ;
0 Ivon * *" 2
- [NO]o est la concentration initiale en oxyde d’azote :
- k' est une constante que l’on exprimera en fonction de la constante de vitesse æ de la réaction
(1) d’oxydation du monoxyde d'azote et de la concentration [02] en dioxygène.
Une première série de mesures effectuées en présence d’un excès de dioxygène par rapport au
monoxyde d'azote donne les résultats suivants :
Épreuve de Chimie 2/5 عت
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2.2.1.2 Montrer, à l’aide d’une représentation graphique adéquate, que les résultats expérimentaux
ci-dessus sont compatibles avec une cinétique d’ordre 2 par rapport à NO.
2.2.1.3 En déduire la valeur numérique de la constante de vitesse k de la réaction d’oxydation du
monoxyde d'azote par le dioxygène sachant que la concentration initiale de dioxygène vaut :
[O2]o = 5 10 0101.11
2.2.1.4 L'hypothèse de travail est-elle vérifiée ?
2.2.2 De même, pour déterminer l’ordre partiel par rapport au dioxygène, on effectue une deuxième
série de mesures en présence d’un excès de monoxyde d'azote. Le tableau ci-dessous donne
l’évolution de la concentration en dioxygène en fonction du temps :
120 | 240 | 360
Temps en s
[02] en 10-°mol.1*
10 | 20 | 30 | 60
avec [NO]e = 1 10*mol. 1" et [O2]o = 1 10-*mol 1".
2.2.2.1 En s'inspirant de la démarche utilisée en 2.2.1, montrer à l’aide d’une représentation gra-
phique, que les résultats expérimentaux ci-dessus sont compatibles avec une cinétique d'ordre
1 par rapport à O».
2.2.2.2 En déduire une autre détermination de la valeur de la constante de vitesse م de la réaction
d’oxydation du monoxyde d’azote par le dioxygène. Commenter.
2.2.3 Donner l'expression de la vitesse de la réaction d’oxydation du monoxyde d’azote par le di-
oxygène en fonction de k, [NO] et [O2].
2.2.4 Pour expliquer la loi de vitesse ainsi obtenue, on propose un mécanisme réactionnel en deux
étapes élémentaires.
19“ étape :
k_1
2ème étape :
Dans ce mécanisme, le dioxyde de diazote و2150 apparaît comme un intermédiaire réactionnel ;
sa concentration obéit donc au principe de l’état quasi-stationnaire :
d{N20
AI وح 6)
2.2.4.1 Pourquoi dit-on que NaO5 est un intermédiaire réactionnel ?
2.2.4.2 En appliquant le principe de l’état quasi-stationnaire, exprimer la concentration [N,02] en
fonction de بم k_1, ka, [NO] et [02].
2.2.4.3 En déduire l'expression de la vitesse v de la réaction (1) d’oxydation du monoxyde d'azote
en fonction de يبرم k_1, ke, [NO] et [Os].
2.2.4.4 Montrer que la loi de vitesse ainsi obtenue est comparable à celle établie expérimentalement
en 2.2.3 à une condition que l’on précisera.
On augmente la concentration en dioxygène jusqu’à ce que [و0]و › م
Épreuve de Chimie 3/5 Tournez la page S.V.P.
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2.2.4.5 Quelle est la nouvelle loi de vitesse obtenue ? Quel est l’ordre de la réaction ? Quelle est dans
ce cas l’étape limitante de la vitesse ? Expliquer.
3ème partie :
Purification de l’acide nitrique par distillation fractionnée
Dans l’industrie chimique, l’acide nitrique H NO; est synthétisé à partir de l’ammoniac. La
dernière étape du processus industriel consiste à purifier l’acide nitrique par distillation frac-
tionnée.
Cette opération a pour but d’augmenter la teneur en acide nitrique d’un mélange que nous allons
considérer, pour simplifier, comme un système binaire eau-acide nitrique. La figure 1 donne
le diagramme d'équilibre liquide-vapeur du mélange binaire eau-acide nitrique sous pression
constante.
3.1 Quelles sont les phases présentes dans les différents domaines notés 1 à 4? On donnera le résultat
sous forme d’un tableau.
3.2 Donner les noms des différentes courbes du diagramme.
3.3 Déterminer, à partir du diagramme, la valeur de la température d’ébullition de l’acide nitrique
HNO34 pur dans les conditions de relevé du diagramme. De quoi dépend-elle ?
3.4 On s’intéresse au mélange liquide dont la composition correspond à l’abscisse du maximum A.
3.4.1 Comment appelle-t-on un tel mélange ?
3.4.2 Calculer la variance du système au point A. Commenter.
3.4.3 Quelle propriété commune avec un corps pur, possède un tel mélange ?
3.4.4 Comment peut-on le distinguer simplement d’un corps pur ?
130,0
120,0
8 Fig 1 : Diagramme ودطاللسوؤتل
0 liquide-vapeur
E 1000 du mélange binaire
eau-acide nitrique.
90,0
80,0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
Fraction massique en acide nitrique
3.5 Un échantillon du mélange eau-acide nitrique constitué de 15 moles contient 1 mole d’acide
nitrique.
3.5.1 Calculer la fraction massique w# vo, En acide nitrique de ce mélange et montrer que le système
est homogène à 100°C. Préciser la nature de la phase.
3.5.2 On chauffe ce mélange à pression constante jusqu’à 110°C.
3.5.2.1 Déterminer la masse m de liquide obtenue à 110°C.
Épreuve de Chimie 4/5
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3.5.2.2 Quelle est la fraction massique w}; yo, €N acide nitrique dans cette phase liquide. Commenter
le résultat obtenu.
3.6 On effectue une distillation fractionnée de l’échantillon précédent.
3.6.1 Expliquer le principe d’une telle opération et indiquer sur une figure la suite des opérations
effectuées.
3.6.2 En considérant comme efficace la suite des opérations effectuées, préciser de quoi sont constitués :
- le distillat à la sortie de la colonne de fractionnement.
- le résidu de distillation dans le ballon.
fin de l’énoncé
Ép reuve de C'himie 5/5
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✅ Correction proposée
Il s'agit d'une correction proposée, rédigée par l'équipe wadifa-info pour vous aider à comprendre la méthode — ce n'est pas un corrigé officiel de l'administration organisatrice.
Cette épreuve est l'épreuve de Chimie du Concours National Commun (CNC) 2007, filière MP, d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : ENSEM). Durée : 2 heures, calculatrice autorisée, 5 pages d'énoncé. C'est un problème en trois parties sur les « Dérivés oxygénés de l'azote » : structure électronique et VSEPR, oxydation de NO en NO2 (thermodynamique puis cinétique et mécanisme), et purification de l'acide nitrique par distillation fractionnée (diagramme binaire à azéotrope). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : la partie 1 est du cours (15 min). En cinétique, fixez dès le départ la définition de la vitesse : v = −(1/2) d[NO]/dt = −d[O2]/dt = (1/2) d[NO2]/dt ; c'est elle qui fait apparaître le facteur 2 dans k' et qui rend cohérentes les deux déterminations de k. Pour la partie 3, lisez le diagramme avec soin (les lectures graphiques ont une incertitude : donnez-la).
Données utilisées (lues sur le scan)
| O2(g) | NO(g) | NO2(g) | N2(g) | |
|---|---|---|---|---|
| ΔfH° (kJ.mol-1) | 0 | 90,3 | 33,2 | 0 |
| S° (J.K-1.mol-1) | 205 | – | – | – |
| cp° (J.K-1.mol-1) | 42,5 | 31,1 | – | 29,6 |
M(H) = 1,00 ; M(N) = 14,0 ; M(O) = 16,0 g.mol-1 ; R = 8,314 J.K-1.mol-1.
1ère partie : Structure électronique
1.1. Configurations
N (Z = 7) : 1s2 2s2 2p3 ; O (Z = 8) : 1s2 2s2 2p4.
1.2. Position de l'azote
n max = 2 ⇒ 2e période ; 5 électrons de valence (2s22p3) ⇒ 15e colonne (groupe VA). Le dernier électron occupe une sous-couche p ⇒ bloc p.
1.3. Valence
Règle de Hund : N possède 3 électrons célibataires (2p3 : ↑ ↑ ↑) ⇒ valence 3 (ex. NH3). O possède 2 électrons célibataires (2p4 : ↑↓ ↑ ↑) ⇒ valence 2 (ex. H2O). Éléments de la 2e période : pas d'orbitales d accessibles, donc pas d'hypervalence.
1.4. Lewis de O2 et N2
- O2 : O=O, deux doublets non liants sur chaque O (12 électrons de valence). Limite du modèle : il ne rend pas compte du paramagnétisme de O2.
- N2 : |N≡N|, triple liaison et un doublet non liant sur chaque N (10 électrons).
1.5. Lewis des ions
- NO2+ (16 e−) : O=N+=O, deux doublets non liants sur chaque O, aucun sur N.
- NO2− (18 e−) : O=N–O− ↔ −O–N=O, un doublet non liant sur N ; deux formes mésomères équivalentes.
- NO3− (24 e−) : N+ central lié à un O par double liaison et à deux O− par simples liaisons ; trois formes mésomères équivalentes (charge formelle globale −1).
1.6. Géométrie VSEPR
- NO2+ : AX2E0 ⇒ linéaire, 180°.
- NO2− : AX2E1 ⇒ coudé (base triangulaire), angle un peu inférieur à 120° (le doublet libre repousse davantage).
- NO3− : AX3E0 ⇒ triangulaire plan, 120°.
1.7. Évolution de l'angle XNO (FNO 110°, ClNO 113°, BrNO 117°)
XNO est de type AX2E1 (coudé). Quand X est plus électronégatif, le doublet de la liaison N–X est attiré vers X et s'éloigne de N : son domaine près de N est plus petit, il repousse moins les autres domaines, et l'angle se ferme. L'électronégativité décroît de F à Br (et la taille de X augmente, accroissant la gêne stérique) : l'angle XNO augmente de F à Br.
2ème partie : Oxydation du monoxyde d'azote, 2 NO + O2 = 2 NO2 (1)
2.1.1. Enthalpie standard
ΔrH° = 2(33,2) − 2(90,3) ⇒ ΔrH°(298 K) = −114,2 kJ.mol-1 : réaction exothermique.
2.1.2. Effet de la température
Van't Hoff : d ln K°/dT = ΔrH°/RT2 < 0 ⇒ K° diminue quand T augmente : une élévation de température déplace l'équilibre dans le sens indirect (dissociation de NO2).
2.1.3. Variance du système général
Paramètres intensifs : T, P, xNO, xO2, xNO2 (5). Relations : Σxi = 1 et loi d'action des masses (2). v = 3 : l'expérimentateur peut fixer T, P et une fraction molaire (par exemple la proportion initiale NO/O2).
2.1.4. Système obtenu à partir de NO2 seul
Relation supplémentaire : xNO = 2 xO2 ⇒ v = 2. Une fois T et P choisis, la composition d'équilibre est entièrement fixée ; les contraintes initiales diminuent la liberté du système.
2.1.5. Constante d'équilibre à 400 K
Avancement ξ : n(NO) = 1 − 2ξ ; n(O2) = 0,5 − ξ ; n(NO2) = 2ξ ; ntot = 1,5 − ξ.
ntot = PeV/RT = 4,20×105 × 10×10-3 / (8,314 × 400) = 1,263 mol ⇒ ξ ≈ 0,237 mol.
pi = niRT/V (RT/V = 3,326 bar.mol-1) : p(NO) = 1,749 bar ; p(O2) = 0,874 bar ; p(NO2) = 1,577 bar.
K° = p(NO2)2 P° / (p(NO)2 p(O2)) ⇒ K°(400 K) ≈ 0,93. (Valeur imposée par les données de l'énoncé ; elle est bien plus faible que la valeur tabulée réelle, mais c'est elle qu'on réutilise en 2.1.6.)
2.1.6.1. Composition à 400 K, P = 1 bar, avec 2 mol de N2 inerte
n(NO) = 1 − 2ξ = 2(0,5 − ξ) ; n(O2) = 0,5 − ξ ; n(NO2) = 2ξ ; n(N2) = 2 ; ntot = 3,5 − ξ.
K° = (2ξ)2 ntot P° / [(1 − 2ξ)2(0,5 − ξ) P] = ξ2(3,5 − ξ)/(0,5 − ξ)3 = 0,93 (P = P° = 1 bar). Résolution numérique : ξ ≈ 0,122 mol, d'où :
NO : 0,756 mol ; O2 : 0,378 mol ; NO2 : 0,244 mol ; N2 : 2 mol (ntot ≈ 3,378 mol). La dilution par N2 et la pression plus faible déplacent l'équilibre vers la gauche (Le Chatelier : Δνgaz = −1).
2.1.6.2. ΔrH° à 400 K par le bilan enthalpique
Transformation monobare et adiabatique ⇒ ΔH = QP = 0. Chemin fictif : (a) échauffement du mélange initial de 300 à 400 K, puis (b) réaction d'avancement ξ à 400 K :
[cp(NO) + 0,5 cp(O2) + 2 cp(N2)](400 − 300) + ξ ΔrH°(400) = 0, avec Σ n cp = 31,1 + 21,25 + 59,2 = 111,55 J.K-1.
ΔrH°(400 K) = −11 155 / 0,122 ≈ −91 kJ.mol-1. Ce chemin évite cp(NO2), non fourni.
Commentaire : même signe et même ordre de grandeur que ΔrH°(298) = −114,2 kJ.mol-1. L'écart (≈ 23 kJ.mol-1) est trop grand pour s'expliquer par la loi de Kirchhoff avec des cp réalistes (il faudrait Δrcp ≈ 220 J.K-1.mol-1) : il traduit le caractère approché des données de l'énoncé (K° de 2.1.5, cp). On retiendra que ΔrH° varie peu avec T (approximation d'Ellingham raisonnable) et qu'il faut signaler l'incohérence sur la copie.
2.2.1.1. Ordre 2 par rapport à NO (dégénérescence de l'ordre)
v = −(1/2) d[NO]/dt = k[NO]2[O2]. O2 en excès ⇒ [O2] ≈ [O2]0. Séparation des variables : −d[NO]/[NO]2 = 2k[O2]0 dt ⇒ 1/[NO] = 1/[NO]0 + k't avec k' = 2k[O2]0.
2.2.1.2. Vérification graphique
On trace 1/[NO] en fonction de t :
| t (min) | 1 | 2 | 4 | 8 | 12 | 20 | 30 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| [NO] (10-6 mol.L-1) | 9,6 | 9,2 | 8,5 | 7,4 | 6,5 | 5,3 | 4,3 |
| 1/[NO] (105 L.mol-1) | 1,042 | 1,087 | 1,176 | 1,351 | 1,538 | 1,887 | 2,326 |
Les points sont alignés (régression linéaire : coefficient de corrélation r ≈ 0,99997) : ordre 2 par rapport à NO compatible. Ordonnée à l'origine ≈ 1,00×105 L.mol-1 ⇒ [NO]0 ≈ 1,0×10-5 mol.L-1.
2.2.1.3. Constante de vitesse
Pente k' ≈ 4,43×103 L.mol-1.min-1 = 73,8 L.mol-1.s-1. k = k'/(2[O2]0) = 73,8/(2 × 5×10-3) ⇒ k ≈ 7,4×103 L2.mol-2.s-1.
2.2.1.4. Hypothèse vérifiée ?
Oui : [O2]0 = 5×10-3 mol.L-1 ≈ 500 [NO]0 ; même si tout NO réagissait, [O2] ne baisserait que de 5×10-6 mol.L-1 (0,1 %) : [O2] reste constant.
2.2.2.1. Ordre 1 par rapport à O2
NO en excès ([NO]0 = 10-3 = 100 [O2]0) : v = −d[O2]/dt = k[NO]02[O2] = k''[O2] ⇒ ln([O2]0/[O2]) = k''t, k'' = k[NO]02.
| t (s) | 10 | 20 | 30 | 60 | 120 | 240 | 360 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| [O2] (10-6 mol.L-1) | 9,3 | 8,6 | 8,0 | 6,4 | 4,1 | 1,7 | 0,7 |
| ln([O2]0/[O2]) | 0,073 | 0,151 | 0,223 | 0,446 | 0,892 | 1,772 | 2,659 |
Droite passant par l'origine (r ≈ 0,99999) : ordre 1 par rapport à O2 compatible.
2.2.2.2. Deuxième valeur de k
Pente k'' ≈ 7,38×10-3 s-1 ⇒ k = k''/[NO]02 = 7,38×10-3/10-6 ⇒ k ≈ 7,4×103 L2.mol-2.s-1. Les deux méthodes concordent, ce qui valide la loi de vitesse et la convention adoptée pour v. (Si l'on avait défini v = −d[NO]/dt sans le facteur 1/2, la première méthode donnerait le double : il faut rester cohérent.)
2.2.3. Loi de vitesse
v = k[NO]2[O2], ordre global 3.
2.2.4.1. Intermédiaire réactionnel
N2O2 est formé dans l'étape (3) et consommé dans l'étape (4) ; il n'apparaît pas dans l'équation bilan (1). C'est une espèce très réactive, en concentration faible, ce qui justifie l'AEQS.
2.2.4.2. Concentration de N2O2
d[N2O2]/dt = k1[NO]2 − k−1[N2O2] − k2[N2O2][O2] = 0 ⇒ [N2O2] = k1[NO]2 / (k−1 + k2[O2]).
2.2.4.3. Vitesse
v = (1/2) d[NO2]/dt = k2[N2O2][O2] ⇒ v = k1k2[NO]2[O2] / (k−1 + k2[O2]).
2.2.4.4. Condition d'accord avec l'expérience
Si k−1 ≫ k2[O2] (le dimère se redissocie beaucoup plus vite qu'il ne réagit : pré-équilibre rapide), v = (k1k2/k−1)[NO]2[O2] : on retrouve la loi expérimentale avec k = k1k2/k−1 = K3k2.
2.2.4.5. Cas k−1 ≪ k2[O2]
v = k1[NO]2 : ordre 2 (ordre 0 par rapport à O2). L'étape limitante est la 1ère étape (dimérisation de NO) : tout N2O2 formé est aussitôt consommé par O2 abondant, la vitesse globale est celle de sa formation.
3ème partie : Purification de l'acide nitrique
Lectures sur la figure 1 (incertitude de l'ordre de ±1 °C et ±0,02 en fraction massique).
3.1. Phases présentes
| Domaine | 1 | 2 | 3 | 4 |
|---|---|---|---|---|
| Phases | vapeur seule | liquide + vapeur | liquide seul | liquide + vapeur |
3.2. Courbes
Courbe supérieure (limite du domaine vapeur) : courbe de rosée ; courbe inférieure (limite du domaine liquide) : courbe d'ébullition, de part et d'autre de A.
3.3. Ébullition de HNO3 pur
En w = 1 : Téb ≈ 83 °C. Elle dépend de la pression sous laquelle le diagramme est tracé.
3.4. Point A
- 3.4.1. Mélange azéotrope (à maximum de température), w ≈ 0,68, T ≈ 120,5 °C.
- 3.4.2. Variance réduite : v = (c − r) + 2 − φ − contraintes = 2 + 2 − 2 − 1 (xliq = xvap) = 1 ; à pression fixée, v = 0 : température et composition sont imposées.
- 3.4.3. Comme un corps pur, il bout à température constante et la vapeur a la même composition que le liquide (palier d'ébullition).
- 3.4.4. On change la pression : la composition et la température de l'azéotrope varient, alors qu'un corps pur reste pur (seul son Téb change). Une analyse chimique le révèle aussi.
3.5.1. Fraction massique et état à 100 °C
1 mol HNO3 : 63,0 g ; 14 mol H2O : 14 × 18,0 = 252 g ; mtot = 315 g ⇒ wHNO3 = 63/315 = 0,20. À w = 0,20, la courbe d'ébullition est vers 106 °C : à 100 °C le point est dans le domaine 3 ⇒ système homogène, une seule phase liquide.
3.5.2.1. Masse de liquide à 110 °C
À 110 °C, w = 0,20 est dans le domaine 2 (L + V). Lectures sur l'horizontale 110 °C : vapeur (courbe de rosée) wV ≈ 0,065 ; liquide (courbe d'ébullition) wL ≈ 0,35. Théorème des moments (en masse) :
m = mtot (w − wV)/(wL − wV) = 315 × 0,135/0,285 ⇒ m ≈ 1,5×102 g de liquide (≈ 165 g de vapeur). Le résultat dépend fortement des lectures graphiques (±15 g).
3.5.2.2. Composition du liquide
wL ≈ 0,35 > 0,20 : le liquide s'est enrichi en acide nitrique, la vapeur est enrichie en eau, constituant le plus volatil de ce côté de l'azéotrope. Le chauffage concentre l'acide dans le liquide.
3.6.1. Principe de la distillation fractionnée
Une colonne (Vigreux ou à plateaux) placée sur le ballon réalise une succession de vaporisations/condensations (plateaux théoriques). À chaque étape, la vapeur s'enrichit en constituant le plus volatil et le liquide redescendant en constituant le moins volatil. Figure attendue : « escalier » entre courbe d'ébullition et courbe de rosée, partant de w = 0,20 et se dirigeant vers w = 0 pour la vapeur.
3.6.2. Distillat et résidu
Mélange initial à gauche de l'azéotrope (0,20 < 0,68) : distillat = eau pure (point à T minimale de ce fuseau, 100 °C) ; résidu dans le ballon = mélange azéotrope (w ≈ 0,68, 120,5 °C). On ne peut donc pas obtenir HNO3 pur par simple distillation d'une solution diluée : on plafonne à l'azéotrope (≈ 68 %).
💡 Résultats clés : ΔrH°(298) = −114,2 kJ.mol-1 ; v = 3 puis 2 ; K°(400) ≈ 0,93 ; ξ ≈ 0,122 mol ; ΔrH°(400) ≈ −91 kJ.mol-1 ; k ≈ 7,4×103 L2.mol-2.s-1 (deux méthodes) ; v = k[NO]2[O2], k = k1k2/k−1 ; w = 0,20 ; mliq(110 °C) ≈ 150 g ; distillat = eau, résidu = azéotrope. À réviser pour le CNC MP : Lewis/VSEPR et mésomérie, variance et lois de déplacement, bilans enthalpiques adiabatiques, méthodes intégrales et dégénérescence de l'ordre, AEQS et pré-équilibre, diagrammes binaires liquide-vapeur (théorème des moments, azéotropes, distillation fractionnée).
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