تخطَّ إلى المحتوى الرئيسي
Wadifa Infoالوظيفة العمومية بالمغرب FR

نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2007: الفيزياء 1 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين

🏢 المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) 👤 مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين 🎯 الفيزياء 1 📅 2007 👁️ 27 مشاهدة

باختصار

هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2007)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.

الجهة المنظمة
المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
الدرجة
مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
التخصص
الفيزياء 1
الدورة
2007
عدد الصفحات
6
لغة الأسئلة
الفرنسية
التصحيح
تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
الموضوع الرسمي لاختبار الفيزياء 1 في المباراة الوطنية المشتركة (CNC) دورة 2007 لولوج المدارس العليا للمهندسين والمؤسسات المماثلة، الخاص بطلبة الأقسام التحضيرية شعبة TSI. يتضمن هذا النموذج 6 صفحة من نص الاختبار الأصلي. تجد في الموقع مواضيع باقي المواد والسنوات لنفس المباراة.
نموذج مباراة جديد كل يوم على قناة واتساب
هل أفادك؟ شاركه مع من يبحث
WhatsApp Facebook Telegram
تابع تحضيرك: 📄 نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 20… 📄 نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 20… 📄 نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 20…
📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)

استُخرج هذا النص آلياً من صور الامتحان وقد يحتوي على أخطاء في القراءة — الصور أعلاه هي المرجع.

— صفحة 1 —
ROYAUME DU MAROC

Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur,
de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun
École Supérieure d’Électricité et de Mécanique
ENSEM

Concours National Commun d’admission

aux Grandes Ecoles d'Ingénieurs ou assimilées
Session 2007

ÉPREUVE DE PHYSIQUE I

Filière TSI

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 5 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L'usage de la calculatrice est autorisé

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 2 —
L'énoncé de cette épreuve comporte 5 pages.
L'usage de la calculatrice est aUtOrIsé.

On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec

précision les | références | des questions abordées.

Conduction électrique sous champ magnétique

Le problème propose l'étude de quelques aspects de l'influence d’un champ magnétique sur la
conduction électrique. Il est constitué de trois parties largement indépendantes entre elles. La partie
1 traite de l'effet HALL et de son application à la mesure d’un champ magnétique. La partie 2 étudie
la modification de la loi d'OHM en présence d’un champ magnétique. Un résultat donné dans cette
partie est utilisé dans la dernière partie pour étudier l'effet de magnéto-résistance dans la géométrie
de CORBINO.

Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière
sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en
général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres
significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être
accompagnée de son unité dans le système international des unités (SI).

Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Dans tout le problème, le poids des particules chargées sera négligé devant les actions électriques
et magnétiques.

Données utiles
— Nombre d’AVOGADRO : N4 = 6,02x102 mol-!.
— Charge élémentaire : e = 1,6x107 1e

- Masse volumique du cuivre : ‏م‎ = 8,96 x 105 kg.m”*.

— Masse molaire du cuivre : M = 63,5x 1073 kg.mol”*.

1** partie

Sonde à effet HALL

On considère une plaque conductrice ou semi-conductrice Pallongée selon l'axe Or, de largeur a
et d'épaisseur b. Elle est parcourue par un courant d'intensité ‏و71‎ › 0 réparti uniformément sur toute
la section droite de 2 (figure 1). La plaque P peut être soumise à un champ magnétique extérieur

uniforme et constant B = BU. parallèle à l'axe Oz. On négligera alors le champ magnétique créé
par les charges de Pen mouvement.

1.1. En l'absence de tout champ magnétique extérieur (B = 0), exprimer le vecteur courant
électrique 7 et tracer les lignes de courant correspondantes.

La plaque Pest à présent soumise au champ B dirigé dans le sens des z croissants (B › 0). On
admet qu’en régime établi, les lignes de courant restent des droites parallèles à l'axe Or.

Épreuve de Physique I 1/5 Tournez la page S.V.P.

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 3 —
Figure 1: Ruban conducteur dans un champ magnétostatique.

1.2. On considère un porteur mobile de charge ‏و‎ (algébrique) animé d’une vitesse ‏لح ل‎

1.2.1. Exprimer la force de LORENTZ 7 agissant sur le porteur de charge. Quel est l'effet de
cette force sur le porteur de charge ?

1.2.2. Montrer qu'il en résulte une accumulation de charges opposées sur certaines faces de la
plaque que l’on précisera à l’aide d’un schéma pal. On distinguera, pour le sens du courant donné
figure 1, les cas q › Oetq › 0.

On se place dans la suite en régime établi.
123. En déduire qu’un champ électrique Eu, dit de HALL, prend naissance au sein du

matériau pour s'opposer à l'effet de 7 Donner l'expression de En d’abord en fonction de q et
f1 puis en fonction de v et B en précisant sa direction et son sens.

1.2.4. Montrer qu’en régime établi, une différence de potentiel V, = V4 — Vc prend naissance
entre les faces À et C de la plaque et exprimer V, en fonction de v, a et B. Quel est le signe de la
tension V, appelée tension de HALL ? Dépend-il de celui de q ?

1.2.5. Exprimer la tension de HALL V, en fonction de lv, B, b et de la constante de HALL
R, = 1/nq. n étant le nombre de porteurs de charge par unité de volume.

1.3. Applications

13.1. La plaque Pest constituée de cuivre métallique. On note ‏م‎ et M respectivement la masse
volumique et la masse molaire du cuivre. On admet que chaque atome de cuivre met en jeu un seul
électron de conduction.

1.3.1.1. Donner l'expression de n en fonction de ‏رم‎ M et du nombre d'AVOGADRO ‏ليرا‎ En
déduire la valeur numérique de n.

1.3.1.2. Donner la valeur numérique de la constante de HALL R, correspondante.

1.3.1.3. Calculer la tension de HALL V, pour un champ magnétique B = 1 T, une intensité
de courant Ip = 1 À et une épaisseur b = 0,1 mm. Commenter ces valeurs numériques.

1.3.2. Les sondes de HALL utilisées au laboratoire pour mesurer les champs magnétiques sont
constituées d’un matériau semi-conducteur.

1.3.2.1. Pourquoi utilise-t-on un matériau semi-conducteur ?
1.3.2.2. Que mesure-t-on dans la pratique ? Comment fait-on pour remonter à la valeur du

champ magnétique ?

Épreuve de Physique I 2/5 ‏ب‎

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 4 —
296 partie

Loi d'OHM anisotrope

On considère un matériau conducteur comportant n porteurs de charge par unité de volume.
Tous les porteurs de charge ont la même charges q. Le matériau est soumis à l’action d’un cham
magnétique extérieur B uniforme et permanent. Sous l’action d’un champ électrique permanent ‏كا‎
‎le matériau devient alors siège d’un courant électrique caractérisé par le vecteur courant électrique
8 Pour tenir compte de l’action du matériau sur les porteurs de charge, on considère que ces
derniers sont soumis à une force du type collisionnel 7 donnée par :

)1( كيب اي 7

où % est la vitesse des porteurs de charge et m leur masse. 7 est une constante caractéristique des
collisions entre les porteurs et le réseau cristallin qui constitue le matériau.
Toute l'étude sera faite dans l'hypothèse d’un régime permanent.

2.1. Quelle est la dimension de 7 ?
2.2. Exprimer 7 en fonction de n, q et 7.

2.3. En appliquant la deuxième loi de NEWTON en régime permanent, montrer que le vecteur
courant électrique 7 est relié aux champ électrique É et magnétique B par :

2
‎où a et R, sont respectivement la conductivité électrique et la constante de HALL que l'on exprimera‏

en fonction de n, q9, m et 7.

2.4.  L'axe Oz est choisi pour être celui du champ magnétique : B = 8 mn

2.4.1. En projetant convenablement la relation (2), exprimer les composantes ‏در‎ jy et j, du
vecteur courant électrique j en fonction de ‏روك كل‎ Ez, T, 6 etwe = q B/m.

2.4.2. En déduire que la loi d'OHM peut être généralisée en présence du champ magnétique B
selon :
7-7 G)
où 7 est une matrice 3 x 3 appelée tenseur conductivité électrique et dont on exprimera les éléments
en fonction de o, 7 ‏سا‎

2.4.3. Pourquoi dit-on qu’en présence du champ magnétique, le milieu devient anisotrope vis-
à-vis de la loi d'OHM ?

2.4.4. Le milieu reste-t-il linéaire en présence du champ magnétique ? Justifier.

2.45. Que devient la relation (3) en l'absence de champ magnétique ? Que retrouve-t-on ainsi ?
3ème partie

Effet CORBINO

On considère un matériau conducteur ohmique de conductivité électrique o contenu entre deux
cylindres coaxiaux C, et C, parfaitement conducteurs, de rayons respectifs a et b (a › b). Les deux

Épreuve de Physique I 3/83 Tournez la page S.V.P.

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 5 —
cylindres sont supposés être suffisamment longs pour permettre de négliger tout effet de bord. Le
cylindre ‏ون‎ est porté au potentiel électrostatique ‏ىآ‎ et le cylindre C; au potentiel électrostatique V,
(figure 2). Dans toute la suite, on supposera que V, › ‏.ذا‎ On repère un point M de l’espace par ses
coordonnées cylindriques (r, 0, 2( habituelles et on note (,, Vo, U ;) la base locale de ce système
de coordonnées.

Figure 2: Milieu conducteur entre deux cylindres.

3.1. On considère d’abord le cas d’un champ magnétique nul (B = 0).
3.1.1. Le conducteur compris entre les deux cylindres C, et Cp est-il en équilibre électrostatique ?

3.1.2. Montrer que le champ électrique 7 entre les deux cylindres est radial et s'écrit 7 =

3.1.3. En utilisant le théorème de GAUSS, exprimer E(r) entre les deux cylindres C, et Cp en
fonction de la densité surfacique de charge p; de Ca, à, 7 et 20.

3.1.4. Que vaut le champ électrique £a en r = a.

3.1.5. Exprimer pŸ en fonction de ep, a, bet Var = Va — ‏ا‎

3.1.6. En déduire l'expression de F en tout point de l’espace en fonction de Va, r, a et b et
tracer l’évolution de F(r) en fonction de 7.

3.1.7. Déterminer la valeur E, de E(r) en r = b et montrer qu’elle s'exprime simplement en
fonction de la densité surfacique de charge ‏زم‎ de C; et ‏.و6‎ On admettra que les deux surfaces Ca, et Cp
sont en état d'influence totale.

3.1.8. Tracer les lignes de champ de E. Quelle est la forme des lignes de courant électrique ?

3.1.9. Exprimer l'intensité du courant électrique Jp qui traverse une surface cylindrique Cp
coaxiale à C, et Cp et de hauteur h placée entre les deux cylindres en fonction de ‏ره‎ h, a, b et Var.

3.1.10. En déduire l'expression de la résistance électrique Ry de la tranche de hauteur / du
milieu conducteur. Commenter les variations de Ry en fonction de h et du rapport b/a.

3.2. Le milieu est soumis à présent à l’action d’un champ magnétique uniforme et permanent
2 - 8 7. On admettra que les lignes de courant restent planes en présence de B.

3.2.1. En utilisant la relation vectorielle (2) montrer à l’aide d’une construction graphique, que
les lignes de courant, font un angle 6, avec les lignes de champ électrique 4.

Épreuve de Physique I 4/5 ‏ب‎

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

— صفحة 6 —
3.2.2. Exprimer ‏صما‎ 6; en fonction de ‏رم‎ R;, et B.

3.2.3. Montrer qu’en coordonnées cylindriques, la ligne de courant passant par le point de
coordonnées (ro, 00, #0) peut s’écrire sous la forme :

où f(0) est une fonction analytique de 0 à déterminer. Que devient la relation (4) en champ nul
(B = 0)? Commenter le résultat obtenu.

3.24. On note 7 le vecteur courant électrique en présence du champ magnétique B et jo le
module du vecteur courant électrique en l'absence du champ magnétique.
3.2.4.1. Exprimer le module j de 7 en fonction de jo, 0, R, et B.

3.2.4.2. En déduire l'expression de la composante radiale ‏.زر‎ de 7 en fonction des mêmes
paramètres.

3.2.5. On note / l'intensité du courant qui traverse une surface cylindrique ‏إن‎ coaxiale C, et Cp
et de hauteur h placée entre les deux cylindres.

3.2.5.1. Exprimer / en fonction de ‏,م‎ R;, B, et 710 intensité du courant électrique en l'absence
du champ magnétique.

3.2.5.2... En déduire l'expression de la résistance électrique R de la tranche de hauteur h du
milieu conducteur en présence du champ magnétique B en fonction de ‏,ره‎ B, R,, et Ro.

3.2.5.3.  Exprimer la variation relative de résistance à = Us en fonction de o, R, et B.
Commenter le résultat obtenu.

3.2.5.4. Comment peut-on expliquer qualitativement l'effet de magnétorésistance exprimé
par d?

3.2.5.5. Déterminer la valeur numérique de la variation relative de résistance à sous un
champ magnétique B = 1 T dans le cas du cuivre pour lequel : R, = —0,7 x 10-10 m*.C"* et
‏يدج‎ 6107 0m".

3.2.5.6. Répondre à la même question dans le cas d’un semi-conducteur comme l’arséniure
d’indium InAs pour lequel : R, = +0,7 m°.C7! ‏ماه‎ = 1 N7!.m7!. Commenter en comparant les
valeurs obtenues.

FIN DE L'ÉPREUVE

Épreuve de Physique I 5/5 FIN

نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو ‎wadifa-info.com‏

✅ التصحيح المقترح

هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.

Ce modèle est l'épreuve de Physique I de la filière TSI du Concours National Commun (CNC) 2007 d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs (présidence : ENSEM). Durée : 4 heures, calculatrice autorisée. Thème : conduction électrique sous champ magnétique — effet Hall (partie 1), loi d'Ohm anisotrope (partie 2), magnétorésistance en géométrie de Corbino (partie 3). Voici une correction proposée, question par question.

💡 Conventions utilisées : d'après la figure 1, la plaque est posée le long de Ox ; le point A est sur la face y = 0 et le point C sur la face y = a. Le courant I0 circule dans le sens +Ox. Le poids des porteurs est négligé. Dans les données, la masse volumique du cuivre est écrite « kg.m-1 » : il faut lire kg.m-3.

1re partie — Sonde à effet Hall

1.1. Courant sans champ magnétique

Le courant est uniformément réparti sur la section droite S = a·b : j = (I0/(a b)) ux. Les lignes de courant sont des droites parallèles à Ox, régulièrement espacées (densité uniforme), orientées dans le sens de I0.

1.2.1. Force de Lorentz

fL = q v × B = q v ux × B uz = − q v B uy.

Comme j = n q v ux est dirigé selon +ux, le produit q v est toujours positif (porteurs positifs allant vers +x ou négatifs allant vers −x). La force est donc dirigée selon −uy quel que soit le signe de q : elle dévie les porteurs vers la face y = 0 (face A). Elle est perpendiculaire à v : elle ne travaille pas, elle ne fait que courber la trajectoire.

1.2.2. Accumulation de charges

  • q > 0 : les porteurs positifs s'accumulent sur la face A (y = 0), qui se charge positivement ; la face C (y = a), appauvrie, se charge négativement.
  • q < 0 (électrons, qui se déplacent vers −x) : les électrons s'accumulent sur la face A, qui devient négative ; la face C devient positive.

Schéma : la plaque vue de dessus, le courant vers +x, B sortant du plan ; signes « + » (q > 0) ou « − » (q < 0) le long du bord A, signes opposés le long du bord C.

1.2.3. Champ de Hall

Les charges accumulées créent un champ électrique transverse Eh qui croît jusqu'à ce que la force électrique compense la force magnétique (régime établi, trajectoires redevenues rectilignes) : q Eh + fL = 0, d'où Eh = − fL/q.

Avec fL = −q v B uy : Eh = − v × B = v B uy. Direction : Oy (perpendiculaire à j et à B) ; sens : +uy si q > 0 (v > 0), −uy si q < 0 (v < 0). Il est bien dirigé de la face chargée positivement vers la face chargée négativement.

1.2.4. Tension de Hall

Eh étant uniforme : VA − VC = ∫A→C Eh·dl = ∫0a v B dy, soit Vh = VA − VC = v B a.

Le signe de Vh est celui de v, donc celui de q : Vh > 0 pour des porteurs positifs, Vh < 0 pour des électrons. C'est ce qui permet de déterminer expérimentalement le signe des porteurs majoritaires.

1.2.5. Expression avec I0

I0 = j a b = n q v a b ⇒ v = I0/(n q a b). Donc Vh = I0 B/(n q b), soit Vh = Rh I0 B / b avec Rh = 1/(n q) (en m3.C-1).

1.3.1.1. Densité d'électrons dans le cuivre

Nombre d'atomes par m3 = (ρ/M)·NA, et un électron libre par atome : n = ρ NA/M = (8,96×103 × 6,02×1023)/(63,5×10-3) ≈ 8,49×1028 m-3.

1.3.1.2. Constante de Hall du cuivre

q = −e : Rh = −1/(n e) = −1/(8,49×1028 × 1,6×10-19) ≈ −7,4×10-11 m3.C-1.

1.3.1.3. Tension de Hall

Vh = Rh I0 B/b = (−7,36×10-11 × 1 × 1)/(1×10-4) ≈ −7,4×10-7 V ≈ −0,74 µV.

Commentaire : même avec un champ fort (1 T) et une plaque très mince (0,1 mm), la tension est inférieure au microvolt : elle est noyée dans le bruit, les tensions thermoélectriques et le moindre défaut d'alignement des contacts A et C. Le grand nombre de porteurs du métal impose une vitesse de dérive très faible (v = I0/(n e a b), bien inférieure au mm/s), d'où un effet Hall minuscule.

1.3.2.1. Pourquoi un semi-conducteur ?

Dans un semi-conducteur, n est beaucoup plus faible (typiquement 1020 à 1023 m-3 au lieu de ~1029). |Rh| = 1/(n|q|) est donc 106 à 109 fois plus grand et la tension de Hall atteint le millivolt, voire davantage : elle devient facilement mesurable.

1.3.2.2. Principe de la mesure

On impose un courant I0 connu et constant dans la sonde, et on mesure la tension Vh entre les faces latérales avec un voltmètre de grande résistance d'entrée (millivoltmètre). Comme Vh = (Rh I0/b)·B est proportionnelle à B, on en déduit B = b Vh/(Rh I0). En pratique, la sonde est étalonnée dans un champ connu (par exemple au centre d'un long solénoïde) pour obtenir sa sensibilité Vh/B, et seule la composante de B normale à la plaque est mesurée.

2e partie — Loi d'Ohm anisotrope

2.1. Dimension de τ

[fc] = [m][v]/[τ] doit être une force (M·L·T-2) ; [m][v] = M·L·T-1, donc τ est un temps (en s). C'est le temps moyen de relaxation entre collisions.

2.2. Densité de courant

j = n q v.

2.3. Loi d'Ohm généralisée

Principe fondamental en régime permanent (accélération nulle, poids négligé) : 0 = q(E + v × B) − (m/τ) v, d'où E = (m/(q τ)) v − v × B.

Avec v = j/(n q) : E = (m/(n q2 τ)) j − (1/(n q)) j × B = (m/(n q2 τ)) j + (1/(n q)) B × j.

Par identification avec (2) : σ = n q2 τ / m et Rh = 1/(n q).

2.4.1. Composantes de j

B × j = B uz × (jxux + jyuy + jzuz) = B(jx uy − jy ux). En projetant (2) et en multipliant par σ, avec σ Rh B = (n q2τ/m)(1/(nq))B = q B τ/m = ωc τ :

  • σ Ex = jx − ωcτ jy
  • σ Ey = jy + ωcτ jx
  • σ Ez = jz

En résolvant le système des deux premières équations :

jx = σ (Ex + ωcτ Ey) / (1 + ωc2τ2) ; jy = σ (Ey − ωcτ Ex) / (1 + ωc2τ2) ; jz = σ Ez.

2.4.2. Tenseur conductivité

j = [σ] E avec :

[σ] = σ/(1 + ωc2τ2) ×1ωcτ0
−ωcτ10
001 + ωc2τ2

Soit σxx = σyy = σ/(1+ωc2τ2), σxy = −σyx = σωcτ/(1+ωc2τ2), σzz = σ, les autres termes nuls.

2.4.3. Anisotropie

La conductivité n'est plus un scalaire : elle dépend de la direction de E par rapport à B (σzz = σ le long de B, mais conductivité réduite dans le plan perpendiculaire), et les termes non diagonaux font que j n'est plus colinéaire à E. La direction Oz imposée par B joue un rôle privilégié : le milieu n'est plus isotrope.

2.4.4. Linéarité

Oui : pour un champ B donné, les éléments de [σ] ne dépendent pas de E ; j est une fonction linéaire de E (doubler E double j). La relation n'est en revanche pas linéaire vis-à-vis de B.

2.4.5. Champ magnétique nul

ωc = 0 : [σ] = σ × (matrice identité), donc j = σ E avec σ = n q2τ/m : on retrouve la loi d'Ohm locale d'un milieu isotrope (modèle de Drude).

3e partie — Effet Corbino

3.1.1. Équilibre électrostatique ?

Non. Va ≠ Vb : il règne un champ électrique non nul dans le conducteur ohmique, qui y fait circuler un courant j = σE. Un conducteur en équilibre électrostatique a au contraire un champ intérieur nul et aucun courant.

3.1.2. Champ radial

Le système (cylindres très longs) est invariant par rotation autour de Oz et par translation selon Oz : E ne dépend que de r. Le plan (M, ur, uz) est plan de symétrie : E y est contenu (pas de composante Eθ) ; le plan passant par M et perpendiculaire à Oz est aussi plan de symétrie (pas d'effet de bord) : pas de composante Ez. Donc E = E(r) ur.

3.1.3. Théorème de Gauss

En régime permanent dans un milieu ohmique homogène, div j = 0 donc div E = 0 : pas de charge volumique entre les cylindres. Surface de Gauss : cylindre coaxial de rayon r (a < r < b), de hauteur ℓ. Flux = E(r)·2πrℓ ; charge intérieure = ρas·2πaℓ. D'où E(r) = ρas a / (ε0 r).

3.1.4. Champ en r = a

Ea = ρas/ε0 (théorème de Coulomb).

3.1.5. Densité de charge de Ca

Vab = Va − Vb = ∫ab E dr = (ρas a/ε0) ln(b/a), d'où ρas = ε0 Vab / (a ln(b/a)) (positive puisque Va > Vb).

3.1.6. Champ en tout point

  • r < a (intérieur du conducteur parfait Ca) : E = 0 ;
  • a < r < b : E = Vab / (r ln(b/a)) ur ;
  • r > b : E = 0 (charge totale intérieure nulle, cf. 3.1.7).

Allure : E(r) nul jusqu'à a, saut à Vab/(a ln(b/a)), décroissance hyperbolique en 1/r jusqu'à Vab/(b ln(b/a)) en r = b, puis nul.

3.1.7. Champ en r = b

Eb = Vab/(b ln(b/a)) = ρas a/(ε0 b). Influence totale : charges en regard opposées, ρbs·2πbℓ = −ρas·2πaℓ, donc ρbs = −ρas a/b et Eb = −ρbs/ε0 (théorème de Coulomb avec la normale −ur sortant de Cb vers le milieu).

3.1.8. Lignes de champ et de courant

Lignes de champ : demi-droites radiales issues de Ca et aboutissant sur Cb (orientées vers les r croissants, Va > Vb). Comme j = σE, les lignes de courant sont les mêmes droites radiales, de Ca vers Cb.

3.1.9. Intensité I0

I0 = ∯ j·dS = σ E(r)·2πrh = 2π σ h Vab / ln(b/a), indépendante de r (conservation de la charge).

3.1.10. Résistance R0

R0 = Vab/I0 = ln(b/a) / (2π σ h).

R0 est inversement proportionnelle à h (tranches de hauteur dh en parallèle) et croît avec b/a, mais seulement de façon logarithmique (couches cylindriques en série, de section croissante avec r).

3.2.1. Angle entre j et E

Les lignes de courant restant dans des plans z = cte, j ⊥ B, donc |B × j| = B j et B × j ⊥ j. D'après (2), E est la somme de deux vecteurs orthogonaux : j/σ (selon j) et Rh B × j (perpendiculaire à j). Construction : triangle rectangle dont E est l'hypoténuse ; E fait avec j un angle θh (angle de Hall).

3.2.2. tan θh

tan θh = (Rh B j)/(j/σ), soit tan θh = σ Rh B (= ωcτ).

3.2.3. Lignes de courant

Le potentiel ne dépend que de r (symétrie, cylindres équipotentiels), donc E reste radial : Eθ = 0. Avec uz × ur = uθ et uz × uθ = −ur, la composante orthoradiale de (2) donne 0 = jθ/σ + Rh B jr, soit jθ = −σ Rh B jr.

Ligne de courant : dr/(r dθ) = jr/jθ = −1/(σ Rh B) ⇒ dr/r = −dθ/(σ Rh B), d'où

r(θ) = r0 exp[−(θ − θ0)/(σ Rh B)], donc f(θ) = −(θ − θ0)/(σ Rh B) = −(θ − θ0)/tan θh, dans le plan z = z0 : spirale logarithmique dont le sens d'enroulement dépend du signe de RhB (donc des porteurs).

En champ nul, il vaut mieux écrire θ − θ0 = −σRhB ln(r/r0) : pour B → 0, θ = θ0 quel que soit r. On retrouve les lignes radiales de 3.1.8 (la spirale « se déroule » en demi-droite).

3.2.4.1. Module de j

La conservation du courant (div j = 0) impose r·jr = cte ; comme jr = σEr/(1 + σ2Rh2B2) (composante radiale de (2)), r Er = cte, et la condition ∫Erdr = Vab redonne le même champ E qu'en 3.1.6. Avec j0 = σE (même Vab) et E = (j/σ)√(1 + tan2θh) (triangle de 3.2.1) :

j = j0 / √(1 + σ2 Rh2 B2).

3.2.4.2. Composante radiale

jr = j cos θh = j/√(1+tan2θh), soit jr = j0 / (1 + σ2 Rh2 B2).

3.2.5.1. Intensité I

Seule jr traverse Ch : I = jr·2πrh = I0 / (1 + σ2 Rh2 B2).

3.2.5.2. Résistance R

R = Vab/I = R0 (1 + σ2 Rh2 B2).

3.2.5.3. Variation relative

δ = (R − R0)/R0 = σ2 Rh2 B2 = tan2θh. δ est toujours positif (la résistance augmente), quadratique en B (indépendant du sens de B et du signe des porteurs) et indépendant de la géométrie (a, b, h).

3.2.5.4. Interprétation

La force de Lorentz dévie les porteurs orthoradialement. Dans la géométrie de Corbino, il n'y a pas de bords latéraux où des charges pourraient s'accumuler : aucun champ de Hall ne vient compenser cette déviation (contrairement au barreau de la partie 1). Les porteurs suivent des spirales plus longues entre les électrodes ; à champ E radial donné, le flux radial de charges diminue : la résistance augmente. C'est la magnétorésistance « géométrique ».

3.2.5.5. Cuivre

σ Rh B = 6×107 × 0,7×10-10 × 1 = 4,2×10-3 ; δ ≈ 1,8×10-5 (θh ≈ 0,24°). Effet négligeable dans un métal.

3.2.5.6. InAs

σ Rh B = 1 × 0,7 × 1 = 0,7 ; δ ≈ 0,49, soit une augmentation d'environ 50 % (θh ≈ 35°).

Comparaison : l'effet est environ 3×104 fois plus grand que dans le cuivre. La faible densité de porteurs (grand Rh) et leur forte mobilité (σRh = qτ/m grand) rendent les semi-conducteurs comme InAs adaptés aux capteurs magnétorésistifs.

أسئلة شائعة حول هذا النموذج

هل يمكن تحميل هذا النموذج مجاناً؟
نعم. صفحات هذا النموذج (6) متاحة للاطلاع والتحميل مجاناً، وبدون تسجيل أو إنشاء حساب.
هل يتضمن هذا النموذج التصحيح؟
نعم. تجد في هذه الصفحة، أسفل صفحات الأسئلة، تصحيحاً مقترحاً يشرح منهجية الإجابة والعناصر المنتظرة، من إعداد فريق وظيفة إنفو.
ما هي الجهة المنظمة والدرجة المعنية بهذا النموذج؟
هذا النموذج من مباراة نظمتها المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية). ويخصّ درجة: مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين.
ما هي دورة هذا الامتحان ولغة أسئلته؟
الدورة: 2007. والأسئلة باللغة الفرنسية.
أين أجد نماذج أخرى لنفس المباراة؟
جمعنا نماذج نفس العائلة في صفحة ولوج المدارس والمعاهد العليا: /نماذج-مباريات/المدارس-والمعاهد-العليا، مرتّبة حسب الدورة من الأحدث إلى الأقدم.

💬 ناقش هذا النموذج (0)

شارك إجاباتك أو صحّح التصحيح — إذا كان لديك رأي مختلف حول أي نقطة، اكتبه هنا ليستفيد باقي المترشحين.

لا يوجد نقاش بعد — شارك إجابتك أو سؤالك حول هذا النموذج.

⚠️ ممنوع نشر أرقام الهاتف أو الروابط أو أي عرض مقابل مال — تُحذف هذه المشاركات تلقائياً.

المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا

📲
ثبّت تطبيق وظيفة إنفو على جهازك: اضغط زر المشاركة في أسفل سفاري، ثم اختر إضافة إلى الشاشة الرئيسية. تصلك المباريات الجديدة بسرعة ودون متصفح.