نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2018: الرياضيات 1 - شعبة MP لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2018)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الرياضيات 1
- الدورة
- 2018
- عدد الصفحات
- 4
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
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Concours National Commun - Session 2018 - MP
L'énoncé de cette épreuve, particulière aux candidats de la filière MP,
comporte 4 pages.
L'usage de la calculatrice est interdit.
Les candidats sont informés que la précision des raisonnements ainsi que le soin apporté à la rédaction et à la
présentation des copies seront des éléments pris en compte dans la notation. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les | références | des questions abordées.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signale
sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
À propos des zéros des fonctions de Bessel d'indice entier
Définitions et notations
Si I est un intervalle non trivial de R et ب رم deux fonctions réelles définies et continues sur I, on note (€,.w)
l'équation différentielle
(Ep) 0 ح برب + أرري + أن
Si م est la fonction nulle, l'équation différentielle (€,,#)se notera simplement (نك)
Les solutions des équations différentielles sont à valeurs réelles
Si u est solution sur / d’une équation différentielle, un élément to de l'intervalle 1 est dit Zéro de u si
1** partie
Étude de solutions des équations différentielles de Bessel d'indice entier
Dans cette partie, n désigne un entier naturel. On note (4, ) l'équation différentielle :
42
On note également مه la fonction définie sur l'intervalle [0, راعه+ par : 6, (t) =1 +
1.1. Soit u une solution, non identiquement nulle, sur l'intervalle ]0, +oo[ de l'équation différentielle (3,)-
On note v la fonction définie sur ]0, +oo|, par :
Montrer que la fonction v est une solution, non identiquement nulle, sur l'intervalle [0 ]عه+ de
l'équation différentielle (€, )-
1.2 Si =, “بره est une série entière, à coefficients réels et de rayon de convergence R › 0, on pose
kz0
et on suppose que y, est solution, sur l'intervalle ]—R, R[, de l'équation différentielle (,).
1.2.1. Montrer que a, = 0 et que, pour tout k eN, (k+2)(2n +k+2)ap+9 + An = 0.
1.2.2. En déduire que, pour tout entier naturel رع a9%+1 = 0 et رمه = aon! اي
1.3. Calculer le rayon de convergence des séries entières “لا __ ,› إن و —— زج — 27
k›0 k›0
Épreuve de Mathématiques I 1/4 Tournez la page S.V.P.
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Concours National Commun - Session 2018 - MP
1.4. Justifier que la fonction de Bessel d'indice n, notée J, définie sur R par :
n +oo A
VteR, J,(t)= (3) S. tar j2k
DRAM الم د 0
est une solution sur R de l'équation différentielle 5,
Dans la suite du problème, on note G,, la fonction définie sur R par :
1 k
1.5. Une première localisation des zéros de ول sur l'intervalle ]0, +oo[
1.5.1. Préciser Gn (0) et montrer qu’il existe 3 › 0 tel que Gn(t) › 0, pour tout t € 1-3, 8]
1.5.2. Montrer que les zéros de la fonction G,, sont dans l'intervalle ]—oo, —/]
2
fonction J,, sur l'intervalle ]0, +oo[, sont dans l'intervalle 2 مه+ ري
mn 2
1.5.3 Vérifier que, pour toutt 6 R, Jn(t) = ( 5 Gn | S ) ) puis en déduire que les 26:05 de la
2°m° partie
Quelques résultats utiles pour la suite
2.1. Quelques propriétés de la fonction Gn
2.1.1. Justifier que la fonction G, est de classe 09 sur R puis exprimer sa dérivée p-ième GP), pour
م € N°, comme somme d’une série
2
2.1.2. Montrer soigneusement que pour tout r € R, J t'G,(t)dt = 1"*"G", (x)
0
2.1.3. Montrer que pour tout p € N*, la fonction & — ا 26 (=) est dérivable sur R de dérivée
2.1.4. Montrer que pour tout p € N, il existe deux polynômes A, et B, à coefficients entiers, de degrés
respectifs م — 1 et p si م = 1, vérifiant :
0
On pourra raisonner par récurrence et exprimer Ap+1 et Bp+1 en fonction de A, et م2 41
2.1.5. Préciser les valeurs de A, (0) et B,(0) pour tout p € N
2.1.6. Soit r € R un Zéro de la fonction G, ; montrer que G” (x) # 0.
On pourra raisonner par l'absurde et utiliser la formule (1) et le théorème d'approximation polynomiale de
Weierstrass.
2.2. Théorème de relévement :
Soit / un intervalle non trivial de R.
2.2.1. 5011.9 : I — C deux fonctions dérivables sur I, à valeurs dans C” et telles que = = 1 ;
Montrer que f et و sont proportionnelles, c'est-à-dire qu'il existe À € C” tel que g = رذ
2.2.2. Soith: I — © une fonction de classe أن sur I telle que, pour tout t € I, |h(t)| = 1.
Si to € 1 et و0 € R sont tels que h(to) = "كا montrer que la fonction 0 définie sur I par
Vel, 0)=0- 1 CF
to h(s)
est à valeurs réelles, de classe 01 sur I et vérifie h(t) = ,فاق pour tout t € I.
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2.2.3. Soit f : 1 — © une fonction de classe 01 sur I et à valeurs dans C*
(i) Montrer que la fonction جب 1 : و R, t — |f(t)| est de classe C* sur I
(ii) Soient to € 1 et و0 € R tels que f (to) = |f (to)
0:1—R, de classe أن telles que
Montrer qu’il existe une unique fonction .دفو
2.3. Formule d’intégration par parties itérée
Soient a et b deux réels tels que a ‹ b, et soit p un eniter naturel non nul. On considère deux fonctions
numériques f : [a,b) — Ret f : [a,b] — R de classe CP. Montrer que
3m partie
Étude des zéros des solutons d’une équation différentielle d’ordre 2
Soient / est un intervalle non trivial de R et رص a} deux fonctions réelles définies et continues sur / ; on
rappelle que (ب.م) et (Ey) désignent respectivement les équations différentielles
V'+py+wy=0 et y'+yy=0
3.1. Justifier que, pour tout to € 1 et tout couple (xo, xÿ) de réels, il existe une unique solution u de (€),
définie sur I, telle que u(to) = 0 et v'(to) = x9-
On notera Z, l'ensemble des 26:05 sur 1 d’une solution w de (E5.w) : Zu = {s € 1, w(s) =0}
3.2. Premières propriétés des zéros d’une solution de (€)
Soit u une solution sur 7, non identiquement nulle, de l'équation différentielle (€,.0)
3.2.1. Montrer que si to € 1 est un zéro de u alors كن (to) # 0 et il existe n › 0 tel que
3.2.2. Soient a et b deux éléments de 7 tels que a › b. Montrer que l’ensemble Z, N [a, b] est fini.
On pourra raisonner par l'absurde et utiliser le théorème de Bolzano-Weierstrass
3.3. Étude des zéros d’une solution de l'équation différentielle (€,)
Dans cette question, on suppose que 1 = [a,+oo|, avec a € R, et que la fonction ب est à valeurs
strictement positives sur /
On considère une solution u sur I, non identiquement nulle, de l'équation différentielle (€y) et on lui
associe les deux fonctions f : 1 جب Cetp: I— Rpar:
3.3.1. Montrer que pour toutt € 1, p(t)›0
3.3.2. Justifier que la fonction f est de classe 01 sur 1 et montrer qu'il existe une fonction 9 : 1 — R de
classe 01 sur 1 telle que
3.3.3. Exprimer la dérivée 0 de 0 en fonction de u, u' et › et en déduire que la fonction 6 est strictement
décroissante sur /
3.3.4. On suppose de plus que la fonction 7} est minorée sur 1 par une constante À › 0
(i) Montrer que, pour tout + € I, 6'(t) › — min(1, A).
On pourra utiliser le fait que, pour tout (x,y) € R* \ {(0,0)}, min(1,X) › Tr
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(ii) En déduire que la fonction 6 réalise une bijection de / sur l'intervalle [ - ,عه 6(a)]
(iii) Montrer alors que les zéros de la solution u sur I forment une suite strictement croissante vers
+00 ; plus précisement, Zu 10-1 (5 + kT) ; k€ Zet 5 + kr › A(a)}
3.4. Dans cette question, on suppose 1 = [œ, +oo[, avec ه € R, et qu’il existe y › a tel que la fonction ب soit
à valeurs strictement positives et minorée par À › 0 sur l'intervalle [y, +oo[. On considère une solution
u sur I, non identiquement nulle, de l'équation différentielle يع) (٠
Montrer que les zéros de la solution u sur 1 forment une suite qui tend vers +oc et qui est strictement
croissante à partir d’un certain rang.
3.5. Application aux zéros des fonctions de Bessel
Soit n € N. Montrer que les zéros de la fonction J, de Bessel, sur l'intervalle ]0, +oo[, forment une suite
qui tend vers +oo et qui est strictement croissante à partir d’un certain rang
4°" partie
Irrationnalité des zéros de la fonction J,, de Bessel
Dans cette partie, n désigne un entier naturel et مل G, les fonctions définies dans la première partie.
Pour tout entier naturel رم on note U,, L, et T, les fonctions définies sur R par :
VreR, Up(x)= 0
Ly(x) = م صن et T,(x 9-f Gn(xt)Lp(t) dt
4.1. Montrer que pour tout entier naturel رم il existe deux polynômes Q, et R, à coefficients entiers, vérifiant
les propriétés suivantes :
(äii) sip = 1, le degré de رب (resp. R,) est inférieur ou égal à p — 1 (resp. p)
On pourra commencer par exprimer d'abord le polynôme pie dans la base canonique de R[X] et ensuite utiliser
la question (2.1.4) de la deuxième partie.
4.2. Montrer que pour tout entier naturel p et tout réel non nul x,
1
0
4.3. Montrer soigneusement que pour tout réel د et tout entier naturel p,
4.4. Montrer que pour tout réel 7, la suite (Qp(x)Gn(x) + Rp(x)Gh(*)),›1 CONverge vers 0
4.5. Montrer que, pour tout entier naturel رم le polynôme Q,—1 R, — روطام est en fait un monôme de degré
4.6. Montrer que pour tout entier non nul م et tout réel non nul x, (T,—1 (x), T,(x)) # (0,0)
4,7. Montrer que les zéros de la fonction Gn sont irrationnels.
4.8. Montrer que si x est un zéro non nul de la fonction رول alors x et x? sont irrationnels.
FIN DE L'ÉPREUVE
Épreuve de Mathématiques I 4/4 FIN
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✅ التصحيح المقترح
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Ce sujet est l'épreuve de Mathématiques I du Concours National Commun (CNC) 2018, filière MP, commun aux écoles d'ingénieurs marocaines (classes préparatoires). L'énoncé fait 4 pages, calculatrice interdite. C'est un problème en quatre parties : « À propos des zéros des fonctions de Bessel d'indice entier » (séries entières et équation de Bessel, lemmes d'analyse, zéros des solutions de y'' + ψy = 0, irrationalité des zéros). Voici une correction méthodologique proposée.
💡 Avant de commencer : repérez les deux fils du sujet. Le premier est l'identité Gn(p) = Gn+p et l'équation x Gn'' + (n+1) Gn' = Gn, qui simplifient toute la partie 2. Le second est l'argument « entier non nul qui tend vers 0 » de la partie 4. Les parties 2.2 (relèvement) et 2.3 (intégration par parties itérée) sont des questions de cours indépendantes, à traiter rapidement pour prendre des points. Notation : on écrit G pour Gn quand n est fixé.
Partie 1 : solutions de l'équation de Bessel (Bn)
1.1. Changement de fonction v = √t u
Avec u = t-1/2 v : u' = t-1/2v' − ½ t-3/2v et u'' = t-1/2v'' − t-3/2v' + ¾ t-5/2v. En reportant :
t²u'' + tu' + (t² − n²)u = t3/2 v'' + (¾ − ½ + t² − n²) t-1/2 v = t3/2 [ v'' + (1 + (1 − 4n²)/(4t²)) v ].
Donc v'' + σn v = 0 sur ]0,+∞[ : v est solution de (Eσn), non nulle car t1/2 ne s'annule pas.
1.2.1. Relation de récurrence
Par dérivation terme à terme sur ]−R,R[ : t²yn'' + tyn' − n²yn = Σ ((n+k)² − n²) ak tn+k = Σ k(2n+k) ak tn+k, et t²yn = Σk≥2 ak−2 tn+k. L'équation donne, après division par tn (t ≠ 0, puis continuité en 0) et unicité du développement en série entière :
- coefficient de t1 : (2n+1)a1 = 0, d'où a1 = 0 ;
- coefficient de tk+2 : (k+2)(2n+k+2) ak+2 + ak = 0.
1.2.2. Coefficients
ak+2 = −ak/((k+2)(2n+k+2)) : par récurrence a2k+1 = 0. Pour les rangs pairs, a2k+2 = −a2k/(4(k+1)(n+k+1)), d'où a2k = (−1)k a0 / (4k k! (n+1)(n+2)…(n+k)) = a0 n! (−1)k / (22k k! (n+k)!).
1.3. Rayons de convergence
Pour Σ zk/(k!(n+k)!), le rapport des coefficients vaut 1/((k+1)(n+k+1)) → 0 : R = +∞. Pour la seconde série (lacunaire), on applique d'Alembert à la série numérique : le rapport des termes vaut |z|²/(4(k+1)(n+k+1)) → 0 pour tout z : R = +∞.
1.4. Jn est solution de (Bn) sur ℝ
Jn(t) = Σ ak tn+k avec a0 = 1/(2n n!), a2k = (−1)k/(2n+2k k!(n+k)!), a2k+1 = 0 : ce sont exactement les coefficients de 1.2.2, de rayon +∞ (1.3). Ils vérifient a1 = 0 et la récurrence de 1.2.1 ; or le calcul de 1.2.1 montre que t²y'' + ty' + (t² − n²)y = (2n+1)a1tn+1 + Σk≥2 (k(2n+k)ak + ak−2) tn+k. Tous ces coefficients sont nuls : Jn est solution de (Bn) sur ℝ.
1.5. Première localisation des zéros
- 1.5.1. Gn(0) = 1/n! > 0. Gn est continue (série entière de rayon infini), donc il existe β > 0 tel que Gn > 0 sur ]−β, β[.
- 1.5.2. Pour t ≥ 0, tous les termes sont positifs, donc Gn(t) ≥ 1/n! > 0. Avec 1.5.1, Gn ne s'annule pas sur ]−β, +∞[ : ses zéros sont dans ]−∞, −β].
- 1.5.3. (t/2)n Gn(−t²/4) = (t/2)n Σ (−1)k t2k/(22kk!(n+k)!) = Jn(t). Si t > 0 et Jn(t) = 0, alors Gn(−t²/4) = 0, donc −t²/4 ≤ −β, soit t ≥ 2√β.
Partie 2 : résultats utiles
2.1.1. Dérivées de Gn
Série entière de rayon infini, donc C∞ sur ℝ, et dérivable terme à terme :
Gn(p)(x) = Σk≥p xk−p/((k−p)!(n+k)!) = Σj≥0 xj/(j!(n+p+j)!) = Gn+p(x).
2.1.2. ∫0x tnG(t)dt = xn+1G'(x)
On vérifie d'abord l'équation xG'' + (n+1)G' = G : xG'' + (n+1)G' = Σk≥1 k(k−1+n+1)xk−1/(k!(n+k)!) = Σk≥1 xk−1/((k−1)!(n+k−1)!) = G. Alors (xn+1G')' = xn(xG'' + (n+1)G') = xnG. Les deux membres ont même dérivée et sont nuls en 0, d'où l'égalité. (Autre méthode : intégration terme à terme sur le segment, par convergence uniforme de la série entière.)
2.1.3.
(xn+pG')' = xn+p−1((n+p)G' + xG'') = xn+p−1((n+p)G' + G − (n+1)G') = xn+p−1(G + (p−1)G').
2.1.4. Polynômes Ap, Bp
p = 0 : A0 = 0, B0 = 1 (2.1.2). Hérédité : par 2.1.3 au rang p+2, tn+p+1G = (tn+p+2G')' − (p+1)tn+p+1G'. Puis, par parties, ∫0x tn+p+1G' = xn+p+1G(x) − (n+p+1)∫0x tn+pG. D'où :
∫0x tn+p+1G = xn+1[ xp+1G' − (p+1)xpG + (p+1)(n+p+1)(ApG + BpG') ].
Donc Ap+1 = (p+1)(n+p+1)Ap − (p+1)Xp et Bp+1 = Xp+1 + (p+1)(n+p+1)Bp : coefficients entiers ; le terme −(p+1)Xp (resp. Xp+1) impose deg Ap+1 = p et deg Bp+1 = p+1. Exemple : A1 = −1, B1 = X + n + 1.
2.1.5. Valeurs en 0
A1(0) = −1, puis Ap+1(0) = (p+1)(n+p+1)Ap(0) pour p ≥ 1 : A0(0) = 0 et Ap(0) = −p!(n+p)!/(n+1)! pour p ≥ 1. De même Bp(0) = p!(n+p)!/n!. Toutes ces valeurs sont non nulles pour p ≥ 1.
2.1.6. Si G(x) = 0 alors G'(x) ≠ 0
Par l'absurde : G(x) = G'(x) = 0 (avec x ≤ −β < 0 d'après 1.5.2). Par (1), ∫0x tp·h(t)dt = 0 pour tout p, où h(t) = tnG(t), donc ∫x0 hP = 0 pour tout polynôme P. Weierstrass : il existe (Pk) qui converge uniformément vers h sur [x,0], d'où ∫x0 h² = lim ∫ hPk = 0. h est continue, donc h = 0 sur [x,0], ce qui contredit G > 0 sur ]−β, 0[. G'(x) ≠ 0. (Variante : Cauchy-Lipschitz pour xy'' + (n+1)y' − y = 0 sur ]−∞,0[.)
2.2. Théorème de relèvement
- 2.2.1. (g/f)' = (g'f − gf')/f² = 0 car g'f = f'g. Sur un intervalle, g/f est constante, égale à λ ∈ ℂ* puisque g ne s'annule pas : g = λf.
- 2.2.2. hh̄ = 1, donc h'h̄ + hh̄' = 2Re(h'h̄) = 0 : h'/h = h'h̄ est imaginaire pur, donc −i h'/h est réel, continu, et θ est réelle et de classe C1, avec θ' = −i h'/h. Soit k = eiθ : k'/k = iθ' = h'/h, donc h = λk par 2.2.1, et λ = 1 en t0. Ainsi h = eiθ.
- 2.2.3 (i). |f| = √(ff̄) où ff̄ = (Re f)² + (Im f)² est C1 et strictement positive, et √ est C∞ sur ]0,+∞[ : |f| est C1.
- 2.2.3 (ii). h = f/|f| est C1 de module 1, h(t0) = eiθ0 : 2.2.2 donne l'existence. Unicité : si θ1 et θ2 conviennent, ei(θ1−θ2) = 1, donc θ1 − θ2 est continue à valeurs dans 2πℤ, donc constante (TVI), nulle en t0.
2.3. Intégration par parties itérée
Attention à deux coquilles de l'énoncé : la seconde fonction est g, et il faut lire f(p−k) (et non f(n−k)). Il faut aussi f et g de classe Cp. Formule : ∫ab f(p)g = (−1)p∫ab fg(p) + Σk=1p (−1)k+1[f(p−k)g(k−1)]ab.
Récurrence sur p. p = 1 : c'est l'IPP ∫f'g = [fg] − ∫fg'. Hérédité (f, g de classe Cp+1) : on applique le rang p au couple (f', g) : ∫f(p+1)g = (−1)p∫f'g(p) + Σk=1p(−1)k+1[f(p+1−k)g(k−1)]. Puis ∫f'g(p) = [fg(p)] − ∫fg(p+1). Le crochet (−1)p[fg(p)] est le terme k = p+1 de la somme au rang p+1.
Partie 3 : zéros des solutions d'une équation d'ordre 2
3.1.
(Eφ,ψ) est linéaire, à coefficients continus sur I, et résolue en y'' : théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire. Il existe une unique solution définie sur tout I pour chaque condition initiale (x0, x'0).
3.2.1. Zéros isolés
Si u(t0) = u'(t0) = 0, l'unicité donne u = 0 (la fonction nulle a les mêmes conditions initiales) : c'est absurde, donc u'(t0) ≠ 0. Par continuité, u' garde un signe constant sur I ∩ ]t0−η, t0+η[, donc u y est strictement monotone et ne s'annule qu'en t0.
3.2.2. Finitude sur un segment
Si Zu ∩ [a,b] était infini, on en extrairait une suite de zéros deux à deux distincts. Par Bolzano-Weierstrass, une sous-suite converge vers s ∈ [a,b], avec u(s) = 0 par continuité. Tout voisinage de s contient alors des zéros distincts de s, ce qui contredit 3.2.1. Zu ∩ [a,b] est fini.
3.3. Équation (Eψ) avec ψ > 0 sur I = [α,+∞[
- 3.3.1. ρ(t) = 0 équivaut à u(t) = u'(t) = 0, donc u = 0 : exclu. ρ > 0.
- 3.3.2. u'' = −ψu est continue, donc u est C2 et f = u + iu' est C1, à valeurs dans ℂ* (|f| = ρ). Par 2.2.3, il existe θ C1 telle que f = ρeiθ, soit u = ρcos θ et u' = ρsin θ.
- 3.3.3. f'/f = ρ'/ρ + iθ', donc θ' = Im(f'f̄)/ρ². Or f'f̄ = (u' + iu'')(u − iu') a pour partie imaginaire uu'' − u'² = −ψu² − u'². D'où θ' = −(ψu² + u'²)/(u² + u'²) < 0 : θ est strictement décroissante.
- 3.3.4 (i). Si ψ ≥ λ : θ' ≤ −(λu² + u'²)/(u² + u'²) ≤ −min(1,λ), puisque λx² + y² ≥ min(1,λ)(x² + y²).
- 3.3.4 (ii). θ(t) ≤ θ(α) − m(t − α) avec m = min(1,λ), donc θ → −∞. θ est continue et strictement décroissante, donc (TVI) θ est une bijection de I sur ]−∞, θ(α)].
- 3.3.4 (iii). Comme ρ > 0, u(t) = 0 équivaut à cos θ(t) = 0, soit θ(t) = π/2 + kπ. Donc Zu = {θ−1(π/2 + kπ) ; π/2 + kπ ≤ θ(α)}. θ−1 est décroissante et tend vers +∞ en −∞. Si k0 est le plus grand entier admissible, tj = θ−1(π/2 + (k0 − j)π), j ∈ ℕ, est strictement croissante et tend vers +∞.
3.4.
u restreinte à [γ,+∞[ est une solution non nulle (sinon u(γ) = u'(γ) = 0 et u = 0), et sur cet intervalle ψ ≥ λ > 0. Par 3.3.4, ses zéros dans [γ,+∞[ forment une suite strictement croissante qui tend vers +∞. Dans [α,γ], il n'y a qu'un nombre fini de zéros (3.2.2). Rangés par ordre croissant, les zéros forment une suite qui tend vers +∞, strictement croissante à partir d'un certain rang.
3.5. Application à Jn
Sur ]0,+∞[, les zéros de Jn sont ceux de v(t) = √t Jn(t), qui est solution non nulle de v'' + σnv = 0 (1.1). σn(t) → 1, donc il existe γ > 0 tel que σn ≥ ½ sur [γ,+∞[. On choisit 0 < α < min(γ, 2√β) et on applique 3.4 sur [α,+∞[ (σn y est continue). Par 1.5.3, Jn n'a aucun zéro dans ]0, α[. Les zéros positifs de Jn forment une suite qui tend vers +∞, strictement croissante à partir d'un certain rang.
Partie 4 : irrationalité des zéros
4.1. Les polynômes Qp et Rp
Up = (1/p!) Σj=0p C(p,j)(−1)j Xn+p+j, donc Lp = Up(p) = Σj=0p cj Xn+j avec cj = (−1)j C(p,j) C(n+p+j, p) ∈ ℤ. Pour x ≠ 0, le changement s = xt et 2.1.4 donnent : ∫01 G(xt)tn+jdt = x−(n+j+1)∫0x sn+jG(s)ds = x−j(AjG(x) + BjG'(x)). D'où (i) avec :
Qp = Σj cj Xp−jAj, Rp = Σj cj Xp−jBj (coefficients entiers).
- (ii) p = 0 : L0 = Xn, donc Q0 = A0 = 0 et R0 = B0 = 1. Pour p ≥ 1, seul le terme j = p subsiste en 0 : Qp(0) = cpAp(0) ≠ 0 et Rp(0) = cpBp(0) ≠ 0 (2.1.5, et cp ≠ 0).
- (iii) deg(Xp−jAj) ≤ p − j + j − 1 = p − 1 et deg(Xp−jBj) = p.
4.2.
On applique 2.3 avec f = Up et g(t) = G(xt), toutes deux C∞ sur [0,1], avec g(p)(t) = xpG(p)(xt). Les termes de bord font intervenir Up(i)(0) et Up(i)(1) pour 0 ≤ i ≤ p−1 ; ils sont nuls car 0 est racine d'ordre n+p ≥ p et 1 racine d'ordre p de Up. Donc Tp(x) = (−1)pxp∫01 G(p)(xt)Up(t)dt.
4.3.
G(p) = Gn+p (2.1.1), donc |G(p)(y)| ≤ Σ|y|j/(j!(n+p+j)!) ≤ Σ|y|j/j! = e|y|. Pour t ∈ [0,1] : |G(p)(xt)| ≤ e|x| et 0 ≤ Up(t) ≤ 1/p!. D'où |∫01 G(p)(xt)Up(t)dt| ≤ e|x|/p!.
4.4.
Pour x ≠ 0 : Qp(x)G(x) + Rp(x)G'(x) = xpTp(x), de module ≤ x2pe|x|/p! → 0 (terme général de la série exponentielle de x²). Pour x = 0, l'identité s'étend par continuité et donne 0 pour p ≥ 1. La suite tend vers 0.
4.5. Δp = Qp−1Rp − QpRp−1 est un monôme de degré 2(p−1) (p ≥ 1)
On élimine G' entre les deux identités : Δp(x)G(x) = xp−1Rp(x)Tp−1(x) − xpRp−1(x)Tp(x) pour x ≠ 0. Par 4.2, Tp(x) = O(xp) en 0, donc Δp(x)G(x) = O(x2p−2). Comme G(0) ≠ 0, Δp(x) = O(x2p−2). Or deg Δp ≤ (p−2) + p = 2p−2, donc tous ses coefficients de degré inférieur à 2p−2 sont nuls : Δp = cX2p−2. Le coefficient est non nul :
c = lim Δp(x)/x2p−2 = (−1)p−1 Rp(0) G(p−1)(0) ∫01Up−1 / G(0) ≠ 0,
car Rp(0) ≠ 0, G(p−1)(0) = 1/(n+p−1)! > 0 et ∫Up−1 > 0 (le second terme est O(x²)). Δp est un monôme non nul de degré 2(p−1).
4.6.
Si Tp−1(x) = Tp(x) = 0 avec x ≠ 0, le couple (G(x), G'(x)) est solution d'un système linéaire 2×2 homogène de déterminant Δp(x) = cx2p−2 ≠ 0. Donc G(x) = G'(x) = 0, ce qui contredit 2.1.6. (Tp−1(x), Tp(x)) ≠ (0,0).
4.7. Les zéros de Gn sont irrationnels
Soit x un zéro de G (x ≤ −β, donc x ≠ 0). Supposons x = a/b avec a ∈ ℤ* et b ∈ ℕ*. Alors xpTp(x) = Rp(x)G'(x) et Np = bpRp(a/b) ∈ ℤ (deg Rp ≤ p, coefficients entiers). Par 4.4, |NpG'(x)| ≤ bpx2pe|x|/p! → 0. Comme G'(x) ≠ 0, Np → 0, et un entier qui tend vers 0 est nul à partir d'un rang p0. Donc Tp(x) = 0 pour tout p ≥ p0, ce qui contredit 4.6. x est irrationnel.
4.8.
Si x ≠ 0 et Jn(x) = 0, alors par 1.5.3, Gn(−x²/4) = 0, donc −x²/4 est irrationnel (4.7). Ainsi x² est irrationnel, et x aussi (sinon x² serait rationnel).
💡 À retenir et à réviser pour le CNC MP : séries entières (rayon, dérivation et intégration terme à terme, unicité des coefficients) ; équations différentielles linéaires d'ordre 2 (Cauchy-Lipschitz, zéros isolés, changement de fonction) ; relèvement C1 d'une fonction à valeurs dans ℂ* ; théorème de Weierstrass ; Bolzano-Weierstrass ; formule de Leibniz et intégration par parties itérée ; la technique d'irrationalité « entier non nul majoré par une quantité qui tend vers 0 » (même schéma que pour e ou π). Sur la copie, citez toujours le numéro de la question utilisée : le barème le demande explicitement.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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