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نموذج مباراة ولوج المدرسة الكبرى للمعهد العالي للتجارة وإدارة المقاولات ISCAE 2013 - اختبار الاقتصاد والقانون

🏢 المعهد العالي للتجارة وإدارة المقاولات ISCAE 👤 طالب - السلك العالي (المدرسة الكبرى) 🎯 الاقتصاد والقانون 📅 19 يونيو 2013 👁️ 13 مشاهدة

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باختصار

هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة طالب - السلك العالي (المدرسة الكبرى) لدى المعهد العالي للتجارة وإدارة المقاولات ISCAE (19 يونيو 2013)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.

الجهة المنظمة
المعهد العالي للتجارة وإدارة المقاولات ISCAE
الدرجة
طالب - السلك العالي (المدرسة الكبرى)
التخصص
الاقتصاد والقانون
الدورة
19 يونيو 2013
عدد الصفحات
6
لغة الأسئلة
الفرنسية
التصحيح
تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
اختبار الاقتصاد والقانون (4 ساعات) ليوم 19 يونيو 2013: موضوع اقتصادي اختياري (التوترات الميزانياتية 2013 أو الاقتصاد العالمي 2013) واختبار قانون الأعمال (أسئلة دروس حول العقد والشركات وحالة تطبيقية). صور هاتفية. تنبيه: النسخة تحمل علامات مترشح على بعض الأجوبة.
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📝 نص أسئلة النموذج (مستخرج آلياً من الصفحات الممسوحة)

استُخرج هذا النص آلياً من صور الامتحان وقد يحتوي على أخطاء في القراءة — الصور أعلاه هي المرجع.

ISCAE
CONCOURS D'ACCES A LA GRAN
DE ECOLE DU
GROUPE INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE ET
D’ADMINISTRATION DES ENTREPRISES
EPREUVE DE :
Economie et Droit
Durée : 4 heures
Mercredi 19 Juin 2013
DE 9h00 à 13h00
Ta 0321 3[ 54 82/838485 - 18 cn
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cours d’accès à la Grande Ecole
Epr 2
—Breuve d'économie
Veuillez trai
traiter, au St
« au choix, l’un des deux suets suivants.
Sujet 1:
Tensions budgétaires 2013: fin du sursi Sa
sursis de la politique conduite depuis 2011
Sur la foi des derni
ernières données di 1 :
plusieurs indices attestent ‏حل‎ es ‏موب‎ ue or
‏م ا اام‎ une détérioration assez nette du cadre macroéconomique. A fin
‏ا بذ عدار عل تاه ليود‎ de l'Etat ont dépassé les 28milliards de dirhams en
en ‏ب‎ . le 161,5% ue rapport à la même période de 2012. Cette croissance
laire de l'impasse budgétaire est la résultante dune évolution asymétrique entre les
recettes en baïsse d'environ 496 et des dépenses globales en hausse d’environ 7%.
La crise économique et financière qui sévit depuis plus d’une année au Maroc à fini par
‏ماين‎ d importants remous affectant des pans entiers de l'économie et se ressentant
jusqu au niveau des finances publiques. Les comptes de l'Etat affichent depuis le début de
1 exercice budgétaire des déséquilibres qui s'avèrent aujourd’hui d'autant plus préoccupants
qu'ils ne laissent présager pour les mois à venir de fortes tensions sur les comptes publics. Déjà |
à fin mars, les données disponibles montrent que le besoin de financement de l'Etat est en
aggravation de plus de 161% par rapport à la même période de 2012.
Cette aggravation de l'impasse budgétaire s'explique dans une large mesure par la baisse
accentuée des recettes accompagnée d’une croissance assez soutenue notamment des dépenses
ordinaires en particulier celles concernant le fonctionnement et la compensation, La baisse des
impôts directs de plus de 12% trouve son origine principalement dans le recul des recettes au
titre de l'IS (baisse de plus de 21%). En principe, la fin du premier trimestre de chaque année
est censée se caractériser par des entrées importantes de fonds, les entreprises procédant à des
ajustements au titre des différents acomptes provisionnels payés durant les trimestres
1 ins ‏ما‎ fait que 1115 accuse uné baisse aussi importante témoigne des difficultés
pre 18: les différentes unités de production. Autrement dit, l’atonie de la conjoncture de
1 9 sur les performances du secteur productif tout entier. Pour rappel, la
2012 a fini P read 201 2 (2,7%) est très en deçà de la moyenne tendancielle relevée sur la
Some SE rss ième fait marquant est ja baisse du même ordre de grandeur (moins 21,6%)
décennie. Le ‏وا دي‎ de douane. En fait, et au-delà des seuls droits de douanes, c'est
qui à affecté les re ossée sur les transactions extérieurs (droits de douane, TVA sur les
l'ensemble els ur les produits énergétiques) qui 5° inscrit sur une pente descendante
importations, à
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S'agissant des dé ul de 2,2%) et des charges d n hausse de plus de 12%)
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à la croissance spectaculaire ue 1 ‏الل ال‎ Fo que san
‏نه‎ Gouvernement, datant du dé : . Mdsdhs) enregistrée à fi
le cadre de la loi : t du début avril, de réduire de 25% | ADN
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féise à 13 au budget investissement jette ppe allouée dans
mble de la configuration future de l'exécution du biieet 20 1 0 ‏الس ل‎ |
Reste à savoir alors si Sci
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ab ‏ممسوفتاد كل‎ l'écntqui se ‏د‎ d’amputer les dépenses d'investissement dans l'espoir dans
h t reuse entre les recettes en baisse ‏أ‎ sise
ausse soutenue est pertinente, ou au contraire, ne ri RS avale
alimenter la spirale de la baisse des re ‏ا‎ . pas de contribuer, à l'avenir, à
conséquences fâcheuses de cette décisi 5 pour l'Etat Or, pour comprendre les
84 ette décision gouvernementale, il convient de si 1
que cette décision affecte un budget d'investissement € » il convient de situer la portée réelle
nomenclature de la comptabilité nationale, A titre il ‏ب يان اه الات‎
l'année 2010 retiennent un vol esse stration, les comptes nationaux pour
1861 volume d'investissement des administrations publiques ne dépass:
26,6 Milbiards de DH, soit à peine 55 % des montants nominaux Peer pe
exercice en question. Autant dire qu'à peine ul 8 87 le budget de
5 5 ne petl e LS ant
investissements qui se transforme réelleme 1 ne 7 Fe . Lie ie
doit nblic 1 nt, au sens des comptes nationaux, En accumulation
ne der en véritable soutien au potentiel de croissance. Cette décision du
‏ل‎ 1 onc aggraver encore réduire Je volume d'investissement qui est déjà
2 oins investissement aujourd’hui risque fort d'avoir des effets fächeux sur la
création des richesses et donc sur lès recettes futures de l'Etat ?
En conclusion, et contrairement ce que laissent apparaitre les taux d'exécution de la loi des
finances, le profil des comptes de l'Etat pourrait connaitre en 2013 une dégradation plus
accentuée que celle enregistrée en 2012. Déjà à fin mars, les déficits du solde ordinaire (6,2
Milliards de dirhams en aggravation de 55%) et de l'impasse budgétaire (28Milliards de
dirhams en détérioration de 151%) atteignent des seuils préoccupants. D'autant que pour
couvrir ‏وده‎ besoins de financement, l'Etat a fortement sollicité l'épargne intérieure à hauteur de
29,8milliards de dirhams. les flux de financement en provenance de l'extérieur affichant des |
montants négatifs pour plus de 1,76Milliards de dirhams, Dans ce contexte fortement contraint
et trés contraignant, 2013 ne risque-t-il pas d’être la fin du sursis de la politique publique
conduite depuis 2011 ?
Source : Centre Marocain de Conjoncture
wadifa-info.com sa] Là
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965
Dans F
une dissertati
on 5
texte ci-dessus, oi se ‏بت‎ ne dépassant pas 4 pages, en vous appuyant sur le
Quels sont ‏ا و‎ 0 le déficit budgétaire augmente dans notre pays ?
Quelles Sont, selon y ue sur l’économie nationale si celui-ci n’est pas maîtrisé ?
2 7 ‘ous, les politi k
déficit du Trans » les politiques et réformes à mettre en place pour juguler ce
Sujet 2
| Economie mondiale en 2013: les inquiétudes
L économie mondiale commence l’année 2013 avec de multiples handicaps : crise de la zone
Euro, ralentissement de la croissance des pays émergents et du Japan, politique budgétaire
18510060176 aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, On pourrait » rêver y que 806 À ces difficultés
les politiques économiques menées dans le monde deviennent plus efficaces et plus
Coopératives : changement dé Stratégies dans la zone euro, pacte de: non-agression par les taux
de Change, coordination d'üne relance économique mondiale dans les pays Où des marges de
nranœuvre existent.
On doit être inquiets pour Ja situation de l'économie mondiale en 201 3, avec un
ralentissement de la croissance qui est général, et qui se voit déjà avec le recul de 5% en ui an
du commerce mondial en valeur. La zone euro va être en récession, avec les politiques
budgétaires restrictives, le recul des [SITES réels en dehors d'Allemagne, le recul de
l'investissement même en Allemagne en raison de la faiblesse de la demande anticipée.
Les grands pays émergents ct le Japon sont en difficuxé : perte de compétitivité en Chine et
signes de désindustrialisation, comme le recul de (1% sur un an des importations de biens
d'équipement, avec les fortes hausses de salaires ; goulots d'étranglement multiples en Inde,
sûr le marché du travail, pour l'énergie qui conduisent à la stagnation de 1 industrie ;
surévaluation du taux de change et désindustrialisation au Brésil ; destmedon de capacité de
roducti tsunami cès d'é ises au Japon. Ceci entraîne en
roduetion avec le tsunami et excès d'épargne des entreprises au. : |
Essence faible ou en récession beaucoup de pays émergents d Asie et d Europe Centrale
Corée, Taïwan, Singapour, Turquie, Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovénie,
Roumanie.
Enfin, le durcissement de la politique budgétaire au Royaume-Uni et aux Etats-Unis va
ralentir les économies.
it rêv de s'organise et mette en
1 elles, on pourrait rêver que le Mon ,
Face à ces ‏اللي موا‎ 5 se efficaces et coopératives. Donnons trois exemples
place des politiques ro es pourraient comprendre que la stratégie mise en place
importants. Les autorités Hs conduit à une impasse. La perte d'activité et la montée du
durs ‏دعل 2006 ه1‎ 0 0: budgétaires restrictives et au recul des salaires réels ne sont pas
chômage dues aux Le des économies des pays de la zone euro dans le ‏شاي‎ ; aù
A 5 ‏بس اانه‎ publies ne se réduisent plus où même s'aggravent entre 2011
contraire, on voit que les déficits
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. . 2: ‏أن‎ PAR ‏قع‎ . - | - A 0
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et 2012
2 ; en Espagne 2
économies agne, en tale, en France, aux Pays-Bas, et que de
disent 8 dégrade puisque l'investissement roductif ‏م‎ Ja capacité d'offre des
Pinot es capacités de produ rythme très ‏جّّ > م‎ que les enireprises
‏عا‎ en Espagne, en Italie, au Portugal, en Grèce. » 6 à 1076 par an, dans
11 faudrait d
: once avoir le courage de passer dans la
SAUT ‏تدم توق‎ : zone euro à égie di
À ai privilégierait le soutien à la croissance de long terme, avec areas différente
PUIS dans les infrastructures, dans l'éducation Ca ‏ا‎ Gas
1 SES PR ‏حي‎ ! 6010681100 _ financés Re -
a hui les investissements publics reculent, et qui ee en alors
éficits publics qu’une fois la croissance repartie. 8 Re es
Le second rêve serai
5 rait que les grands pays cessent d'essayer d’améli stuati
1 : a io
ra au détriment des autres pays en dépréciant leur taux Halte cree
3 0605 clairs, sinon explicites, des politiques monétaires très expansionnistes menées 8
Etats-Unis, au Royaume-Uni, et à nouveau au Japon, est de déprécier les taux de change, ce
qui commence à avoir quelques effets sun jé dollar et le yen ; la Chine accumule à nouveau
des réserves de change pour empêcher appréciation du RMB (devise chinoise). Les perdants
de ces politiques sont connus : la Zone euro qui n'a pas de politique de change, les pays
émergents qui ne pensent pas empêcher l'appréciation de leur devise vis-à-vis du dollar, par
exemple Brésil et dans la période récente Corée.
Le troisième rêve enfin serait que, puisque la croissance mondiale ralentit, les pays qui
en ont la possibilité mènent des politiques de soutien de leur demande intérieure afin de
stimuler de manière coopérative l’économie mondiale. Il s’agit des pays ayant des
excédents extérieurs, des dettes publiques faibles leur permettant d'accroître leurs déficits
publies, des taux de profit des entreprises élevés leur permettant d'accroître Les salaires, donc
en particulier l’Allemagne; les pays exportateurs de pétrole, la Chine, en cë qui conceme les
déficits publics ; le Japon, en ce qui concerne les salaires.
Mais ne révons pes : il est très peu probable en réalité que la zone euro sorte de la stratégie
d’austérité : que les pays renoncent à utiliser le taux de change comme arme de politique
économique ; que les pays disposant de marge de manœuvre relancent substantiellement leur
économie.
Question :
; : ‏يي‎ en vous appuyant sur le
Dans une dissertation synthétique ne Dr ee quatre OT sont Le ent 5
texte ci-dessus et sur vos re Pelé mises en place en Europe lui
économiques pour 1 année 2013? Les po 101065 ‏ل‎ urquoi ? Quelles SON selon vous,
permettront elles de sortir de la récession économique ٠ À se ere
les politiques à même de relancer Ja croissance en Europe ©
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Epreuve Droit des Affaires
Veui] À : :
Uillez traiter obligatoirement les parties suivantes :
ère : :
1°" partie : Trois questions de cours
a) Les éléments fondamentaux du Contrat de société ? ‏و‎
‎b) Les Pnncipales formes des entreprises commerciales ?
€) Distinction €tprotée juridique des actes de commerce et des actes civils ?
2° partie : Cas pratique
Résoudre Je cas Pratique suivant :
Ali est commerçant à Casablanca où il exploite une concession d ‘une grande Marque de voitures.
1/11 vend des voitures neuves et d'occasion qu’il achète au Concédant de la marque
d'automobiles et réalise des réparations,
2/ Il a acheté diverses plantes pour sa résidence Secondaire dans une pépinière qu'il a
payées avec une lettre de change (ou traite).
3/ Il a acheté une voiture afin de la prêter à ses clients qui lui laissent leur voiture en
réparation ee
4/ Ila acheté 5% des Parts sociales d’une société à responsabilité limitée ayant pour
objet l'exploitation d’un garage concurrent. ee
5/ Un de ses concurrents l'accuse d’avoir orchestré une compagne de diffamation à son
encontre.
a) Qualifier chaque situation d’acte ou de fait juridique ?
b) Déterminer la nature juridique de chaque situation ? : ‏لا‎
‎c) En cas de litige, précisez pour chaque situation le tribunal qui est compétent ?
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التصحيح المقترح

هذا تصحيح مقترح من إعداد فريق wadifa-info لمساعدتك على فهم منهجية الإجابة — وليس تصحيحاً رسمياً صادراً عن الإدارة المنظِّمة. أسئلة هذا الامتحان محررة بالفرنسية، لذلك التصحيح محرر بالفرنسية أيضاً.

Ce modèle est l'épreuve d'Économie et Droit du concours d'accès à la Grande École du Groupe ISCAE, session du mercredi 19 juin 2013 (9h-13h, durée 4 heures). Elle comporte deux volets : une épreuve d'économie (dissertation de 4 pages au plus, un sujet au choix sur deux) et une épreuve de droit des affaires obligatoire (trois questions de cours et un cas pratique). Voici une correction proposée ; les réponses de droit renvoient au droit marocain en vigueur en 2013.

💡 Partagez votre temps : environ 2 h pour la dissertation (dont 25 min de plan) et 1 h 45 pour le droit. En dissertation, appuyez-vous sur les chiffres du texte (déficit, recettes, investissement) : le correcteur vérifie que vous l'avez exploité.

Épreuve d'économie

Sujet 1 — Tensions budgétaires 2013 : pourquoi le déficit augmente, quels risques, quelles réformes ?

Introduction

Fin mars 2013, le besoin de financement du Trésor dépasse 28 milliards de DH, en hausse de plus de 161 % sur un an, sous l'effet d'une baisse des recettes (≈ −4 %) et d'une hausse des dépenses (≈ +7 %). Définir le déficit budgétaire (dépenses > recettes de l'État) et le solde ordinaire. Problématique : le creusement du déficit est-il conjoncturel ou structurel, et comment le réduire sans compromettre la croissance ?

I. Les causes de l'aggravation du déficit

  • Des recettes en recul :
    • ralentissement de l'activité (croissance de 2,7 % en 2012, sous la moyenne de la décennie) : l'IS chute de plus de 21 % (acomptes calculés sur des bénéfices en baisse) ; les impôts directs reculent de plus de 12 % ;
    • démantèlement tarifaire : entrée en vigueur effective de la zone de libre-échange avec l'Union européenne en mars 2012, droits de douane −21,6 % ;
    • baisse de la fiscalité adossée aux échanges extérieurs (TVA à l'importation, TIC sur les produits énergétiques).
  • Des dépenses en hausse : dépenses ordinaires de fonctionnement (biens et services +12 %), poids de la masse salariale, charge de la compensation (subventions aux produits pétroliers et de base, très sensible au prix du pétrole), investissement en forte hausse à fin mars (+47 %).
  • Facteurs structurels : rigidité des dépenses (salaires, compensation, dette), base fiscale étroite, poids de l'informel et des exonérations, dépendance aux recettes douanières.

II. Les risques pour l'économie nationale

  • Endettement : hausse de la dette publique et de sa charge ; recours massif à l'épargne intérieure (29,8 milliards de DH) avec un financement extérieur négatif.
  • Effet d'éviction : l'État absorbe les liquidités bancaires au détriment du crédit aux entreprises et hausse des taux d'intérêt.
  • Déséquilibres jumeaux : déficit budgétaire et déficit courant se renforcent, pression sur les réserves de change.
  • Crédibilité et notation souveraine : risque de dégradation, coût de financement extérieur plus élevé.
  • Croissance future : la réduction de 25 % du budget d'investissement (avril 2013) diminue l'accumulation de capital public, donc la croissance potentielle et les recettes futures (« spirale de baisse des ressources »).

III. Les politiques et réformes pour juguler le déficit

  • Réforme de la compensation : ciblage des ménages modestes, indexation progressive des prix des carburants, aides directes.
  • Réforme fiscale : élargir l'assiette (intégration de l'informel, revue des dépenses fiscales et des exonérations), équité, lutte contre la fraude ; compenser la perte des recettes douanières par la fiscalité intérieure.
  • Maîtrise des dépenses de fonctionnement : masse salariale, rationalisation du train de vie de l'État, réforme des retraites.
  • Préserver l'investissement productif : améliorer son taux d'exécution (à peine 55 % des montants inscrits se traduisent en investissement effectif selon le texte) plutôt que le couper ; partenariats public-privé.
  • Gouvernance budgétaire : programmation pluriannuelle, budgétisation axée sur les résultats, réforme de la loi organique des finances.
  • Soutien à la croissance et à la compétitivité : diversification des exportations pour profiter des accords de libre-échange.

Conclusion

Le déficit résulte d'une conjonction de facteurs conjoncturels (ralentissement, prix de l'énergie) et structurels (compensation, fiscalité étroite, démantèlement douanier). Une consolidation crédible passe par des réformes structurelles plutôt que par la seule coupe de l'investissement, qui risquerait d'affaiblir la croissance et les recettes de demain.

Sujet 2 — Économie mondiale en 2013 : perspectives, austérité et politiques de relance

Introduction

2013 s'ouvre sur un ralentissement général : crise de la zone euro, essoufflement des émergents et du Japon, resserrement budgétaire aux États-Unis et au Royaume-Uni, recul du commerce mondial. Problématique : l'austérité peut-elle sortir l'Europe de la récession, et quelles politiques coordonnées peuvent relancer la croissance mondiale ?

I. Des perspectives économiques sombres pour 2013

  • Zone euro en récession : politiques budgétaires restrictives, baisse des salaires réels, recul de l'investissement, chômage élevé (Espagne, Italie, Grèce, Portugal), destruction de capacités industrielles.
  • Émergents en difficulté : perte de compétitivité et désindustrialisation en Chine, goulots en Inde, surévaluation du real au Brésil ; Japon affecté par le tsunami et l'excès d'épargne.
  • Pays anglo-saxons : durcissement budgétaire aux États-Unis et au Royaume-Uni qui freine la reprise.
  • Guerre des monnaies : politiques monétaires expansionnistes visant à déprécier les changes (dollar, yen), au détriment de la zone euro et des émergents.

II. L'austérité ne permettra pas de sortir de la récession

  • Mécanisme keynésien : en période de sous-emploi, le multiplicateur budgétaire est élevé ; réduire les dépenses et hausser les impôts réduit la demande et la production, donc les recettes : les déficits ne se réduisent pas (Espagne, Italie, France, Pays-Bas entre 2011 et 2012).
  • Austérité simultanée : quand tous les pays partenaires consolident en même temps, la baisse de la demande se propage (commerce intra-européen).
  • Effets de long terme : recul de l'investissement productif et de l'éducation, perte de capital humain liée au chômage de longue durée, baisse de la croissance potentielle.
  • Nuance : la consolidation reste nécessaire pour la soutenabilité de la dette et la confiance des marchés ; la question est son rythme et sa composition.

III. Les politiques pour relancer la croissance

  • En Europe : stratégie de soutien à la croissance de long terme (investissements dans l'énergie, les infrastructures, l'éducation financés au niveau européen), consolidation budgétaire étalée une fois la croissance repartie, rôle de la BCE comme prêteur en dernier ressort, union bancaire, relance de la demande dans les pays excédentaires (Allemagne).
  • Dans le monde : coordination au sein du G20 ; pacte de non-agression sur les taux de change ; relance de la demande intérieure dans les pays à marges de manœuvre (excédents extérieurs, faible dette : Allemagne, Chine, pays pétroliers ; hausse des salaires au Japon) ; rééquilibrage de la croissance chinoise vers la consommation ; refus du protectionnisme.
  • Réformes structurelles accompagnant la demande : innovation, compétitivité hors prix, formation.

Conclusion

Les perspectives de 2013 sont médiocres et l'austérité généralisée risque d'entretenir la récession européenne. Une sortie de crise suppose de combiner discipline budgétaire à moyen terme, soutien coordonné à la demande et à l'investissement à court terme ; mais, comme le souligne le texte, ce « rêve » de coopération se heurte aux intérêts nationaux.

Épreuve de droit des affaires

1ʳᵉ partie : questions de cours

a) Les éléments fondamentaux du contrat de société

Le Dahir des obligations et contrats (art. 982) définit la société comme le contrat par lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs biens ou leur travail, ou les deux, en vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter. On en tire :

  • Éléments de droit commun des contrats : consentement non vicié, capacité, objet licite et cause licite.
  • Éléments spécifiques :
    • la pluralité d'associés (au moins deux, sauf exceptions légales comme la SARL à associé unique) ;
    • les apports : en numéraire, en nature ou en industrie, qui forment le capital ;
    • la vocation aux bénéfices et la contribution aux pertes : chaque associé participe aux résultats, toute clause léonine est nulle ;
    • l'affectio societatis : la volonté de collaborer sur un pied d'égalité à l'œuvre commune.
  • Conditions de forme : écrit (statuts), publicité et immatriculation au registre du commerce, qui confère la personnalité morale.

b) Les principales formes des entreprises commerciales

  • Entreprise individuelle : le commerçant personne physique, sans séparation de patrimoines.
  • Sociétés de personnes (loi n° 5-96) : société en nom collectif (associés commerçants, responsabilité indéfinie et solidaire), société en commandite simple (commandités et commanditaires), société en participation (sans personnalité morale).
  • Sociétés de capitaux : société anonyme (loi n° 17-95), avec conseil d'administration ou directoire et conseil de surveillance ; société en commandite par actions (loi n° 5-96).
  • Forme hybride : la SARL (loi n° 5-96), responsabilité limitée aux apports, parts sociales non librement cessibles, possible avec un associé unique.
  • Autres groupements : groupement d'intérêt économique, coopératives (à but non lucratif en principe).

c) Distinction et portée juridique des actes de commerce et des actes civils

Distinction. Le Code de commerce (loi n° 15-95) distingue :

  • les actes de commerce par nature : activités exercées à titre habituel ou professionnel (achat pour revendre, location de meubles, industrie, transport, banque, assurance, courtage, etc.) ;
  • les actes de commerce par la forme : la lettre de change, quelle que soit la qualité des signataires ;
  • les actes de commerce par accessoire : actes accomplis par un commerçant pour les besoins de son commerce ;
  • les actes mixtes : commerciaux pour une partie et civils pour l'autre ;
  • les actes civils : activités agricoles, libérales, artisanales de faible importance, actes de la vie privée.

Portée juridique.

  • Compétence : les tribunaux de commerce (loi n° 53-95) connaissent des litiges relatifs aux contrats commerciaux, entre commerçants pour leurs affaires commerciales, aux effets de commerce, entre associés d'une société commerciale et aux fonds de commerce.
  • Preuve : liberté de la preuve en matière commerciale (sauf exceptions) ; preuve écrite exigée en matière civile au-delà d'un certain montant.
  • Solidarité des codébiteurs, présumée en matière commerciale.
  • Prescription plus courte en matière commerciale.
  • Statut du commerçant (registre du commerce, comptabilité, procédures collectives) attaché à l'exercice habituel d'actes de commerce.
  • Pour l'acte mixte, les règles commerciales s'appliquent à la partie pour qui l'acte est commercial, mais ne sont pas opposables à la partie pour qui il est civil.

2ᵉ partie : cas pratique (Ali, concessionnaire automobile)

Situationa) Acte ou fait juridiqueb) Nature juridiquec) Tribunal compétent
1. Vente de voitures neuves et d'occasion achetées au concédant, réparationsActes juridiques (contrats d'achat, de vente, d'entreprise)Actes de commerce par nature : achat pour revendre et prestation de services exercés à titre professionnel. Vis-à-vis du concédant : acte commercial des deux côtés ; vis-à-vis d'un client particulier : acte mixte.Avec le concédant : tribunal de commerce. Avec un client non commerçant : le client peut saisir le tribunal de première instance ; Ali, s'il agit contre le client, doit saisir le tribunal civil, sauf accord des parties attribuant compétence au tribunal de commerce (loi 53-95, art. 5).
2. Achat de plantes pour sa résidence secondaire, payées par lettre de changeActes juridiquesL'achat est un acte civil (besoins personnels, étranger au commerce d'Ali). La lettre de change est un acte de commerce par la forme, quelle que soit la qualité des parties.Litige sur la vente (qualité des plantes) : tribunal de première instance. Litige portant sur la lettre de change (paiement, recours cambiaires) : tribunal de commerce, compétent pour les effets de commerce.
3. Achat d'une voiture prêtée aux clients pendant les réparationsActe juridiqueActe de commerce par accessoire : en principe civil (achat pour utiliser, non pour revendre), il devient commercial parce qu'il est accompli par un commerçant pour les besoins de son commerce.Tribunal de commerce (si le vendeur est commerçant ; acte mixte sinon, avec les mêmes règles qu'en 1).
4. Achat de 5 % des parts d'une SARL exploitant un garage concurrentActe juridique (cession de parts sociales)La SARL est commerciale par la forme, mais l'acquisition d'une participation minoritaire de 5 % est un acte civil de placement : elle ne fait pas d'Ali un commerçant au titre de cette société et ne lui donne pas le contrôle. Ali devient associé.Litige sur la cession : tribunal de première instance (acte civil). Litige entre Ali et les autres associés ou la SARL : tribunal de commerce (litiges entre associés d'une société commerciale).
5. Accusation de campagne de diffamation contre un concurrentFait juridique (agissement qui produit des effets de droit sans volonté de les créer : délit civil)Fait de commerce par accessoire : un acte de concurrence déloyale commis par un commerçant dans l'exercice de son commerce engage sa responsabilité délictuelle (dommages-intérêts, cessation du trouble). La diffamation peut aussi constituer une infraction pénale.Action en concurrence déloyale entre commerçants pour leurs activités commerciales : tribunal de commerce. Plainte pour diffamation : juridiction pénale (tribunal de première instance statuant en matière pénale).

💡 Dans chaque cas, raisonnez en trois temps : qualification (acte/fait), nature (commercial par nature, par la forme, par accessoire, civil ou mixte), puis compétence en appliquant l'article 5 de la loi n° 53-95 instituant les tribunaux de commerce. N'oubliez pas le seuil de compétence en valeur prévu par l'article 6 de cette loi pour les petites demandes.

أسئلة شائعة حول هذا النموذج

هل يمكن تحميل هذا النموذج مجاناً؟
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نعم. تجد في هذه الصفحة، أسفل صفحات الأسئلة، تصحيحاً مقترحاً يشرح منهجية الإجابة والعناصر المنتظرة، من إعداد فريق وظيفة إنفو.
ما هي الجهة المنظمة والدرجة المعنية بهذا النموذج؟
هذا النموذج من مباراة نظمتها المعهد العالي للتجارة وإدارة المقاولات ISCAE. ويخصّ درجة: طالب - السلك العالي (المدرسة الكبرى).
ما هي دورة هذا الامتحان ولغة أسئلته؟
الدورة: 19 يونيو 2013. والأسئلة باللغة الفرنسية.
أين أجد نماذج أخرى لنفس المباراة؟
جمعنا نماذج نفس العائلة في صفحة نماذج مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا، مرتّبة حسب الدورة من الأحدث إلى الأقدم.

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الجهة المنظمة: المعهد العالي للتجارة وإدارة المقاولات ISCAE · 19 يونيو 2013 — مصدر النسخة: وثائق منشورة للعموم (Scribd / alloschool)؛ الإعلان الرسمي للمباراة هو المرجع.

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