نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2018: الفيزياء 2 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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باختصار
هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2018)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الفيزياء 2
- الدورة
- 2018
- عدد الصفحات
- 7
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
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— صفحة 1 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les |références| des questions abordées. * Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Les différentes parties du problème sont relativement indépendantes entre elles. e Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur dénoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. Propagation et guidage de la lumière dans des milieux matériels Le problème étudie la propagation des ondes électromagnétiques dans des milieux matériels. Lorsqu'on veut transmettre une onde électromagnétique vers un récepteur donné, on peut utiliser le guidage. Dans le cas de la lumière, on utilise de plus en plus des fibres optiques car cela apporte beaucoup d'avantages, comme par exemple le fait que le signal soit insensible aux perturbations électromagnétiques. Mais la propagation de la lumière dans une fibre fait intervenir les phénomènes d'absorption et de dispersion, introduits par les interactions du rayonnement avec la matière. Données : -Vitesse de la lumière : c = 3.108m.s—!. - Permittivité diélectrique du vide و = 8,854 x 10-!?F.m—!. - À une grandeur sinusoïdale f(t) = Fy.cos(wt + رزو on associe le complexe souligné f(t) = Fo.e+(et+#), avec 2 = —1 et tel que f(t) = Re(f(t)); le conjugué de f sera noté f*. J ETES JL - Formule d'analyse vectorielle pour un vecteur 7. rot ( rot V ) = grad(div V )-A V. I Questions de cours. Généralités 1.1. On considère une onde électromagnétique qui se propage dans le vide. 1.1.1. Écrire les quatre relations de Maxwell dans le vide. 1.1.2. Établir l'équation d’onde de D’Alembert vérifiée par le champs électrique E (M,t). On considère une onde électromagnétique, dont le vecteur champ électrique s'écrit sous la forme : = Ep.cos(wt — 0.2 en avec Ep et ky des constantes positives. 1.1.3. Préciser la direction de propagation de cette onde. Quelle est sa polarisation ? 1.1.4. Donner l'expression de son vecteur champ magnétique B. 1.1.5. Donner l'expression du vecteur de Poynting I, et en déduire sa valeur moyenne ‹ 11 ›. 1.1.6. Déterminer la puissance surfacique moyenne @ transportée par cette onde à travers une surface orthogonale de 1m*. 1.2. Milieu diélectrique linéaire, homogène et isotrope. Lorsqu'une onde électromagnétique se propage dans un milieu, elle interagit avec ses charges et son comportement est différent de celui avec le vide. Considérons un milieu diélectrique linéaire homogène et isotrope, où se propage une onde sinusoïdale. On admet que les équations de Maxwell, en notation complexe, s’écrivent comme dans le cas du vide, mais en remplaçant Épreuve de Physique II 1/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI eg par la permittivité complexe du milieu €; il a même perméabilité magnétique que le vide : 1.2.1. Retrouver l'équation d'onde de D'Alembert vérifiée par le champs électrique E(M, t) Le champ électrique de l'onde est de la forme : E(M, +) = 0 لق مااع #4 Ep est une constante, n est l'indice complexe du milieu et qu’on peut écrire sous la forme : n = n, — i.n;. 1.2.2. Établir la relation de dispersion vérifiée par n. 1.2.3. Donner l'expression réelle du champ électrique Fi (M, t) en faisant intervenir n, et n;. 1.2.4. En déduire l'expression réelle du champ magnétique, B (M, t), de cette onde. 1.2.5. Donner l'expression de la vitesse de phase وه de cette onde. 1.2.6. Cette onde électromagnétique est-elle plane ? est-elle transverse électromagnétique (TEM) ? Justifier. 1.2.7. Déterminer l'expression de la puissance surfacique moyenne @ transportée par cette onde à travers une surface orthogonale de 1712. Commenter. 1.2.8. On considère une onde de longueur d’onde À = 5007171 qui se propage dans l’eau. La puissance surfacique moyenne @ à la profondeur de 12 m est le dixième de sa valeur à la surface de l’eau, calculer l'indice n; de l’eau. Commenter. 1.2.9. En optique, qu’entend-on par milieu parfaitement transparent? 11 Optimisation d’un trajet. Marche de rayons lumineux IL1. Donner les ordres de grandeurs de longueurs d'ondes pour la lumière rouge et la lumière violette. Situer l’infrarouge et l’ultraviolet. 11.2. Qu'appelle-t-on approximation de l'optique géométrique ? 11.3. Quelle est la trajectoire suivie par la lumière dans un milieu homogène ? 11.4. Rappeler le contenu physique du principe de retour inverse de la lumière. IL5. Trajet suivi par un rayon lumineux rencontrant un dioptre. On considère un mobile qui se déplace à la vitesse constante ره dans un milieu (1) et à la vitesse ون dans un milieu (2). On se propose de déterminer la durée minimale que met ce mobile entre deux points données A et B, ou À et C (coordonnées constantes) : voir figures 18 et 1b. 11.5.1. Exprimer وريد la durée du trajet AIB dans le milieu (1), le point I est repéré par ses coor- donnée x; et y; = 0. 11.5.2. Déterminer la condition sur x; pour que la durée وري soit minimale. 11.5.3. Relier ce résultat à une loi de l'optique géométrique, qu'on explicitera. 11.5.4. Exprimer Tac la durée du trajet AJC dans le milieu (1), puis dans le milieu (2), le point J est repéré par ses coordonnées x, et y, = 0. 11.5.5. Déterminer la condition sur x, pour que la durée وري soit minimale. Épreuve de Physique II 2/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI AY B AY milieu (2) سان سا ا الله مدهد› زح وأ -- milieu (2) رار = Figure la figure 1b Figure 1 — Trajet d’un rayon lumineux entre deux points données 11.5.6. Relier ce résultat à une autre loi de l'optique géométrique, qu’on explicitera. IL.6. En optique géométrique, expliquer les phénomènes de réflexion totale et de réfraction limite. On accompagnera les explications par des schémas. 11.7. Un rayon de lumière blanche passe de l'air, assimilé au vide, dans le verre d’indice n4(\) = a+ È où a et b sont deux constates positives. Quelle est la couleur la plus déviée ? Justifier. III Guidage de la lumière par les fibres optiques 111.1. Fibre optique à saut d'indice Une fibre optique à saut d'indice de longueur | est constituée d’un cœur cylindrique de rayon a et d'indice n,, entouré d’une gaine d'indice 112. On considère un rayon lumineux SO situé dans un plan méridien de la fibre, et qui y entre au point 0 en venant de l'air : figure 2. | gaine ns 111100 1 i air, n=1 | a ; coeur, n, ! تتا ا ا اا ا اا اا ا اا ا اا ا ا ا اا ا ا ااا أجل اا ا ا 2 0 251 80 ! mm) مه ما دجم ب دج ) يج Figure 2 — Propagation de rayons dans une fibre optique 111.1.1. Quel est le phénomène physique qui permet la propagation du rayon lumineux dans le cœur de la fibre, avec une atténuation très faible, malgré le grand nombre de réflexions subies ? 111.1.2. Comment doit-on choisir, alors, les indices ny et #7 ? En déduire une condition sur l'angle d'incidence à l'entrée و0 pour que le rayon soit transmis par la fibre. 111.1.3. Calculer la valeur maximale, appelée acceptance 60,4, de l'angle و0 et la valeur de l’ouver- ture numérique O.N de la fibre définie par : ON = .د — يد On donne n, = 1,510 et 112 = 1,495. Épreuve de Physique II 3/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI IIL.1.4. Exprimez le temps de parcours T(6p) d’un rayon de lumière quelconque dans la fibre en fonction des données. On suppose qu’une source ponctuelle placée en O émet, avec une période T, des impulsions lumi- neuses isotropes de durée négligeable. Soit رك et Ty les durées respectives minimale et maximale de parcours des rayons lumineux dans la fibre. 111.1.5. Déterminer l'expression de la durée + = Tm — Tn- IIL.1.6. Déterminer l'expression de la fréquence maximale fax de la source pour laquelle deux impulsions successives ne se recouvrent pas. fmax COrrespond à la bande passante de la fibre. 111.1.7. En déduire l'expression du débit D c’est à dire le nombre d'impulsions qu’on peut trans- mettre par seconde. Une portion de la fibre optique précédente est courbée en forme de quart de cercle de rayon moyen R, et elle est éclairée sous incidence normale. Figure 3 — Courbure d’une fibre optique 111.1.8. Établir l'expression du rayon de courbure minimal رما = CO pour lequel toute la lumière incidente traverse la fibre : voir figure 3. En réalité dans une fibre optique, on constate un affaiblissement du signal qui se propage dans la fibre; sur une portion d'épaisseur élémentaire dz, la puissance varie de dP_ = — 2 .P(z).dz, لاه est une constante caractéristique de la fibre. 1 est la puissance du signal en entrée et P;,(z) la puissance du signal en z. IIL.1.9. Déterminer l'expression de l’atténuation (gain en puissance) de la fibre en dB : .ون Le coefficient d'atténuation linéique en dB/km est y = — 5 Jog10( es ), où / est la longueur de la fibre. Il varie avec la longueur d’onde du signal transmis par la fibre : voir figure 4. 111.1.10. Donner approximativement trois longueurs d'onde susceptibles d’être utilisées avec peu d’atténuations. 111.1.11. Dans le domaine du spectre électromagnétique ci-contre (figure 4), quelle radiation est transmise avec le moins d'atténuation ? à quel domaine appartient-elle ? 111.1.12. Calculer, alors, le pourcentage (%) de la fraction de puissance perdue par km. II.1.13. Lequel des phénomènes suivants peut être à l’origine du pic observé pour À} = 1,38ym : la diffraction, l'absorption, la réfraction, ou la réflexion ? Épreuve de Physique II 4/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI 100 E Coefficient d'atténuation (dB-km-!) 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 Longueur d'onde (um) Figure 4 — Variation de l’atténuation avec la longueur d'onde dans une fibre optique 111.2. Application Principe d’un capteur de niveau de l’eau On considère le dispositif optique constitué de deux fibres accolées terminées par un prisme de section droite triangulaire isocèle d'angle A = 90°. Le niveau de l'eau peut monter et dépasser le point I : voir figure 5. Expliquer clairement comment ce dispositif peut jouer le rôle d’indicateur de niveau d’un liquide donné, par exemple l’eau; on tracera la marche du rayon lumineux SI. \Prisme de verre” Ainsi ان Figure 5 — Principe d’un capteur de niveau à fibres optiques IIL.3. Fibre optique à gradient d'indice Dans le cas des fibres à gradient d'indice, l'indice est donné en fonction de la distance r à l'axe de la fibre par une loi du type : n(r) = m.v1 — ar”. 2 عي On caractérise la direction du rayon incident entrant dans la fibre, par son angle à la normale و0 IIL.3.1. Tracer schématiquement la trajectoire d’un rayon lumineux pénétrant dans la fibre au point O. Pour quelle raison une fibre à gradient d'indice permet-elle d'obtenir une bande pas- sante plus grande que dans le cas d’une fibre à saut d'indice ? Épreuve de Physique II 5/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI IIL.3.2. On peut modéliser le cœur de la fibre par une succession de couches d'épaisseur dr suffi- samment petite pour que l'indice puisse y être considéré comme constant. Montrez que la quantité n(r).sin(i(r)) est égale à une constante qu’on déterminera en fonc- tion des données. axe radial : r ti (r+dr) air | fibre Figure 6 — Fibre à gradient d'indice IIL.3.3. En utilisant le résultat de la question précédente, montrer que la trajectoire d’un rayon lumineux est solution de l'équation différentielle : IIL.3.4. Déterminer, sans chercher à résoudre l'équation précédente, la distance radiale maximum rm atteinte par le rayon lumineux caractérisé par l'angle .و0 En déduire une condition pour que le rayon puisse se propager dans la fibre. IIL.3.5. Montrer que l'équation différentielle ci-dessus peut s’écrire : IIT.3.6. Montrer que la solution de l'équation différentielle obtenue à la question III-3-3 peut se mettre sous la forme r(z) = rm.cos(Q.(z — 20(( où zo est une constante d'intégration. Trou- ver une expression pour la période spatiale À = 77, en fonction de n, n2, a et 6p. 0 21 On donne : arccos(u) = — f rer IV Modes d’une fibre : aspect ondulatoire de la transmission par fibre optique On reprend l'exemple de la fibre optique à saut d'indice formée d’un cœur cylindrique de rayon a, d'indice 111 et de la gaine d'indice 112. Dans cette fibre, on étudie de façon simplifiée l'aspect ondu- latoire du signal qui s’y propage, de longueur d'onde À. On considère les deux rayons qui entrent dans la fibre en O, sous l'incidence و0 et qui subissent des réflexions respectivement aux points pren Épreuve de Physique II 6/7 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours Commun Marocain - Session 2018 - Filière TSI Figure 7 — Différence de marche optique dans une fibre optique 117.1. Le plan P, orthogonal aux rayons OH, et K,K3 , les coupe aux points À et B; de même Le plan P, orthogonal aux rayons K, K; et H,H3, les coupe aux points C et D. Déterminer la différence de marche optique 5 = (AD) — (BC). IV.2. Soit 111 la projection orthogonale de H; sur K,K». De même soit H; la projection orthogonale de H, sur K,K,. Exprimer la différence de marche 6 en fonction de H, H,, 111115 et de n;. IV.3. Montrer que la différence de marche s’écrit aussi à = 2.a.sin6p. TV.4. On suppose que pour que la propagation soit possible, à = m.\, où m est un entier appelé ‘indice de mode’. Commenter cette hypothèse. IV.5. Quelle condition doit-alors vérifier cet entier m, compte tenu de l'ouverture numérique ON de la fibre. 117.6. Expliciter cette condition sachant que : à = 3,5um, n, = 1,510, na = 1,495 et À = 1.61 IV.7. Cette condition est-elle modifiée s’il y'a un éventuel déphasage dû à la réflexion ? Expliquer. Épreuve de Physique II 7/7 Fin نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
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Ce modèle est l'épreuve de Physique II du Concours National Commun (CNC) marocain, session 2018, filière TSI (accès aux écoles d'ingénieurs après les classes préparatoires). Sujet de 7 pages : « Propagation et guidage de la lumière dans des milieux matériels », en quatre parties (ondes électromagnétiques, optique géométrique, fibres optiques, modes d'une fibre). La durée n'est pas indiquée sur les pages fournies. Voici une correction proposée, question par question.
💡 Méthode : les parties sont largement indépendantes. Les questions de cours (I.1, II.1 à II.6, III.1.1) sont des points « gratuits » : rédigez-les vite et proprement, puis gardez du temps pour les calculs de la fibre (III.1.3 à III.1.8, III.3).
I. Questions de cours. Généralités
I.1.1 — Équations de Maxwell dans le vide
div E = 0 ; div B = 0 ; rot E = −∂B/∂t ; rot B = μ0ε0 ∂E/∂t.
I.1.2 — Équation de d'Alembert
rot(rot E) = grad(div E) − ΔE = −ΔE. Par ailleurs rot(rot E) = −∂(rot B)/∂t = −μ0ε0 ∂²E/∂t². D'où ΔE − (1/c²) ∂²E/∂t² = 0 avec c = 1/√(μ0ε0).
I.1.3 — Direction et polarisation
La phase ωt − k0z montre une propagation selon +uz (onde plane progressive, k0 = ω/c). E garde la direction fixe ux : polarisation rectiligne selon Ox.
I.1.4 — Champ magnétique
Pour une onde plane progressive dans le vide : B = (uz ∧ E)/c, soit B = (E0/c) cos(ωt − k0z) uy.
I.1.5 — Vecteur de Poynting
Π = E ∧ B/μ0 = (E0²/(μ0c)) cos²(ωt − k0z) uz. Comme <cos²> = 1/2 : <Π> = E0²/(2μ0c) uz = ½ ε0c E0² uz.
I.1.6 — Puissance surfacique moyenne
Flux de <Π> à travers S = 1 m² orthogonale à Oz : φ = ½ ε0 c E0² (en W pour 1 m², soit W·m⁻²).
I.2.1 — Équation d'onde dans le diélectrique
(Les grandeurs complexes sont soulignées.) Même calcul qu'en I.1.2 avec div E = 0 et ε0 remplacé par ε̲ : ΔE̲ − μ0ε̲ ∂²E̲/∂t² = 0, soit en régime sinusoïdal ΔE̲ + μ0ε̲ω² E̲ = 0.
I.2.2 — Relation de dispersion
Avec E̲ = E0 ei(ωt − n̲ωz/c) : ΔE̲ = −(n̲ω/c)² E̲ et ∂²E̲/∂t² = −ω²E̲. Donc n̲²ω²/c² = μ0ε̲ω², soit n̲² = μ0ε̲c² = ε̲/ε0 = ε̲r (équivalent : k̲² = ε̲r ω²/c²).
I.2.3 — Champ électrique réel
−in̲ωz/c = −i nrωz/c − niωz/c, d'où E(z,t) = E0 e−niωz/c cos(ωt − nrωz/c) ux : onde atténuée (ni > 0).
I.2.4 — Champ magnétique réel
rot E̲ = ∂E̲x/∂z uy = −i(n̲ω/c)E̲x uy = −iωB̲, donc B̲ = (n̲/c) E̲x uy. En partie réelle :
B(z,t) = (E0/c) e−niωz/c [ nr cos(ωt − nrωz/c) + ni sin(ωt − nrωz/c) ] uy.
I.2.5 — Vitesse de phase
vφ = ω/Re(k̲) = ω/(nrω/c) : vφ = c/nr.
I.2.6 — Onde plane ? TEM ?
Plane : la phase et l'amplitude ne dépendent que de z (et t), elles sont uniformes sur tout plan z = cte. TEM : oui, E (selon ux) et B (selon uy) sont tous deux orthogonaux à la direction de propagation uz. En revanche E et B ne sont plus en phase (déphasage dû à ni), contrairement au vide.
I.2.7 — Puissance surfacique moyenne
<Π> = (1/2μ0) Re(E̲ ∧ B̲*) = (E0²/(2μ0c)) e−2niωz/c Re(n̲*) uz, d'où
φ(z) = ½ nr ε0 c E0² e−2niωz/c.
Commentaire : la puissance décroît exponentiellement avec la profondeur (absorption par le milieu), avec une longueur caractéristique L = c/(2niω) = λ/(4πni). Seule la partie imaginaire ni est responsable de l'atténuation ; nr fixe la vitesse de phase.
I.2.8 — Indice ni de l'eau
φ(12 m)/φ(0) = e−2niωz/c = 1/10, avec ω/c = 2π/λ : 2ni(2π/λ)z = ln 10 ⇒ ni = λ ln10/(4πz) = 500·10⁻⁹ × 2,303/(4π × 12) ≈ 7,6·10⁻⁹.
Commentaire : ni est infime devant nr ≈ 1,33 ; l'eau est très peu absorbante dans le visible, mais l'effet cumulé sur plusieurs mètres n'est pas négligeable (la lumière s'éteint en profondeur).
I.2.9 — Milieu parfaitement transparent
Milieu qui n'absorbe pas l'onde : ni = 0 (ε réelle), l'amplitude reste constante au cours de la propagation.
II. Optimisation d'un trajet. Marche de rayons lumineux
II.1 — Ordres de grandeur
Violet : λ ≈ 400 nm ; rouge : λ ≈ 750–800 nm. L'ultraviolet correspond à λ < 400 nm, l'infrarouge à λ > 800 nm (dans le vide).
II.2 — Approximation de l'optique géométrique
On néglige la diffraction : les dimensions des obstacles et ouvertures sont très grandes devant λ. La lumière est alors décrite par des rayons lumineux indépendants (limite λ → 0).
II.3 — Trajectoire dans un milieu homogène
Dans un milieu homogène, isotrope et transparent, la lumière se propage en ligne droite.
II.4 — Retour inverse
Le trajet suivi par la lumière ne dépend pas du sens de parcours : si la lumière va de A à B par un chemin, elle peut aller de B à A par le même chemin.
II.5 — Rayon rencontrant un dioptre
Lois de Snell-Descartes : rayons réfléchi et réfracté dans le plan d'incidence ; réflexion : angle de réflexion = angle d'incidence ; réfraction : n1 sin i1 = n2 sin i2 (angles mesurés par rapport à la normale).
II.5.1 — Durée τAIB
Avec A(xA, yA), B(xB, yB), yA, yB > 0 et I(xI, 0) :
τAIB = [ √((xI − xA)² + yA²) + √((xB − xI)² + yB²) ] / v1.
II.5.2 — Condition de durée minimale
dτ/dxI = 0 ⇔ (xI − xA)/AI = (xB − xI)/IB, soit sin i = sin i' (i et i' angles de AI et IB avec la normale Oy). Les triangles sont semblables : (xI − xA)/yA = (xB − xI)/yB, d'où xI = (xAyB + xByA)/(yA + yB). La dérivée seconde est positive (somme de deux fonctions convexes) : c'est bien un minimum.
II.5.3 — Loi associée
Loi de la réflexion : i' = i (le rayon réfléchi est symétrique du rayon incident par rapport à la normale). C'est le principe de Fermat.
II.5.4 — Durée τAJC
Avec C(xC, yC), yC < 0 : τAJC = √((xJ − xA)² + yA²)/v1 + √((xC − xJ)² + yC²)/v2.
II.5.5 — Condition de durée minimale
dτ/dxJ = 0 ⇔ (xJ − xA)/(v1·AJ) = (xC − xJ)/(v2·JC), soit sin i1/v1 = sin i2/v2.
II.5.6 — Loi associée
Avec v = c/n : n1 sin i1 = n2 sin i2, loi de la réfraction de Snell-Descartes.
II.6 — Réflexion totale et réfraction limite
- Réflexion totale (passage n1 > n2) : sin i2 = (n1/n2) sin i1 atteint 1 pour l'angle limite ilim = arcsin(n2/n1). Pour i1 > ilim, il n'y a plus de rayon réfracté : toute la lumière est réfléchie. Schéma : un faisceau dans le verre, un rayon réfracté rasant à ilim, puis un rayon entièrement réfléchi au-delà.
- Réfraction limite (passage n1 < n2) : le rayon réfracté existe toujours ; quand i1 → 90° (incidence rasante), i2 tend vers l'angle limite arcsin(n1/n2). Schéma : tous les rayons réfractés restent dans un cône de demi-angle ilim.
II.7 — Couleur la plus déviée
nv(λ) = a + b/λ² (loi de Cauchy) décroît quand λ augmente : le violet (λ le plus petit) a l'indice le plus grand. Pour une même incidence i, sin r = sin i / n est le plus petit, donc la déviation D = i − r est la plus grande : le violet est le plus dévié.
III. Guidage de la lumière par les fibres optiques
III.1.1 — Phénomène physique
La réflexion totale à l'interface cœur/gaine : sans transmission dans la gaine, l'énergie reste dans le cœur malgré les nombreuses réflexions.
III.1.2 — Choix des indices et condition sur θ0
Il faut n1 > n2. Entrée en O : sin θ0 = n1 sin θ1 (θ1 angle avec l'axe dans le cœur). L'angle d'incidence sur la gaine vaut π/2 − θ1 ; réflexion totale si n1 cos θ1 ≥ n2, soit sin θ1 ≤ √(1 − n2²/n1²), d'où
sin θ0 ≤ √(n1² − n2²).
III.1.3 — Acceptance et ouverture numérique
ON = √(1,510² − 1,495²) = √(0,015 × 3,005) = √0,04508 ≈ 0,212 ; θ0,a = arcsin(0,212) ≈ 12,3°.
III.1.4 — Temps de parcours
Longueur du trajet : l/cos θ1, vitesse c/n1, avec cos θ1 = √(n1² − sin²θ0)/n1 :
τ(θ0) = n1 l/(c cos θ1) = n1² l / (c √(n1² − sin²θ0)).
III.1.5 — Dispersion intermodale τ
τm = n1l/c (θ0 = 0) ; τM pour θ0 = θ0,a, où cos θ1 = n2/n1 : τM = n1² l/(n2c). Donc
τ = τM − τm = n1 l (n1 − n2)/(n2 c). Pour l = 1 km : τ ≈ 1,51 × 0,015 × 10³/(1,495 × 3·10⁸) ≈ 50 ns.
III.1.6 — Fréquence maximale
Une impulsion s'étale sur τ ; deux impulsions successives ne se recouvrent pas si T ≥ τ : fmax = 1/τ = n2 c / (n1 l (n1 − n2)).
III.1.7 — Débit
Une impulsion par période : D = fmax = n2c/(n1(n1 − n2) l). Pour 1 km : D ≈ 2·10⁷ impulsions/s (≈ 20 Mbit/s) ; le débit diminue avec la longueur.
III.1.8 — Rayon de courbure minimal
Les rayons entrent parallèlement à l'axe, à une distance r0 du centre C comprise entre R − a et R + a. Un rayon frappe la face externe (rayon R + a) en I sous l'incidence i telle que sin i = r0/(R + a). Le cas le plus défavorable est le rayon SI rasant le bord intérieur (r0 = R − a). Réflexion totale pour tous les rayons si n1(R − a)/(R + a) ≥ n2, soit
Rmin = a (n1 + n2)/(n1 − n2) ≈ 200 a (≈ 0,7 mm pour a = 3,5 µm).
III.1.9 — Atténuation en dB
dP/P = −dz/δ ⇒ Ps(z) = Pe e−z/δ. Pour une fibre de longueur l : GdB = 10 log10(Ps/Pe) = −10 l/(δ ln10) ≈ −4,34 l/δ (négatif : c'est une perte).
III.1.10 — Longueurs d'onde peu atténuées (figure 4)
Les minima de la courbe : ≈ 0,85 µm, ≈ 1,3 µm et ≈ 1,55–1,6 µm (les trois « fenêtres » des télécommunications).
III.1.11 — Radiation la moins atténuée
Le minimum absolu se lit vers λ ≈ 1,55–1,6 µm, avec γ ≈ 0,2 dB/km : domaine de l'infrarouge (proche IR).
III.1.12 — Pourcentage perdu par km
γ = 0,2 dB/km ⇒ Ps/Pe = 10−0,02 ≈ 0,955 : environ 4,5 % de la puissance perdue par km.
III.1.13 — Origine du pic vers 1,38 µm
L'absorption (par les impuretés OH⁻, eau résiduelle dans la silice). Diffraction, réfraction et réflexion ne produisent pas de pic étroit à une longueur d'onde précise.
III.2 — Capteur de niveau
Le rayon SI descend verticalement dans la fibre 1 et frappe la face AB du prisme (angle A = 90°, faces à 45° de la verticale) sous une incidence de 45°.
- Prisme dans l'air : angle limite verre/air = arcsin(1/1,52) ≈ 41,1° < 45° ⇒ réflexion totale en I ; le rayon devient horizontal, frappe AC encore sous 45°, est de nouveau totalement réfléchi et remonte dans la fibre 2 : le détecteur reçoit la lumière.
- Prisme dans l'eau (niveau au-dessus de I) : angle limite verre/eau = arcsin(1,33/1,52) ≈ 61° > 45° ⇒ pas de réflexion totale ; la lumière se réfracte dans l'eau (sin r = 1,52 sin45°/1,33 ≈ 0,81, r ≈ 54°) et la fibre 2 ne reçoit presque plus rien.
Conclusion : la chute du signal en sortie de la fibre 2 indique que le liquide a atteint le niveau du prisme. Le tracé attendu est le chemin S → I (sur AB) → face AC → fibre 2 dans l'air, et S → I → réfraction vers le liquide dans l'eau.
III.3.1 — Fibre à gradient d'indice
L'indice diminuant du centre vers la périphérie, le rayon est courbé progressivement vers l'axe : trajectoire ondulée (quasi sinusoïdale) qui recoupe périodiquement l'axe, sans réflexion brutale. Les rayons les plus inclinés parcourent un chemin plus long, mais dans des zones d'indice plus faible, donc plus vite : les temps de parcours s'égalisent, la dispersion intermodale diminue et la bande passante augmente.
III.3.2 — Invariant n(r) sin i(r)
À chaque interface entre couches : n(r) sin i(r) = n(r + dr) sin i(r + dr) (loi de Descartes), donc n(r) sin i(r) = cte. En O (r = 0) : n = n1 et i(0) = π/2 − θ1 (i est mesuré par rapport à la direction radiale), d'où n(r) sin i(r) = n1 cos θ1 = √(n1² − sin²θ0).
III.3.3 — Équation de la trajectoire
La pente du rayon est dr/dz = cot i. Avec sin i = n1cos θ1/n(r) : (dr/dz)² = (1 − sin²i)/sin²i, donc (dr/dz)² = [n²(r) − (n1cos θ1)²]/(n1cos θ1)².
III.3.4 — Distance radiale maximale
En rM, dr/dz = 0 : n(rM) = n1cos θ1 ⇒ n1²(1 − αrM²) = n1²cos²θ1 ⇒ rM = sin θ1/√α. Avec √α = √(n1² − n2²)/(n1a) et n1sin θ1 = sin θ0 :
rM = a sin θ0/√(n1² − n2²). Le rayon reste guidé si rM ≤ a, soit sin θ0 ≤ √(n1² − n2²) = ON (même acceptance qu'en saut d'indice).
III.3.5 — Forme réduite
n²(r) − n1²cos²θ1 = n1²(1 − αr²) − n1²cos²θ1 = n1²sin²θ1 − n1²αr² = n1²sin²θ1(1 − r²/rM²) (car αrM² = sin²θ1). En divisant par n1²cos²θ1 : (dr/dz)² = tan²θ1 (1 − (r/rM)²).
III.3.6 — Solution et période spatiale
Avec u = r/rM : du/√(1 − u²) = ±(tan θ1/rM) dz ; en intégrant (arccos u = −∫du/√(1 − u²)) : arccos(u) = Ω(z − z0), soit r(z) = rM cos(Ω(z − z0)) avec Ω = tan θ1/rM = √α/cos θ1.
Λ = 2π/Ω = 2π cos θ1/√α = 2π a √(n1² − sin²θ0) / √(n1² − n2²) (ordre de grandeur : ≈ 156 µm pour θ0 → 0 et a = 3,5 µm). Λ dépend peu de θ0 : c'est ce qui égalise les temps de parcours.
IV. Modes d'une fibre
IV.1 — Différence de marche (AD) − (BC)
Les rayons OH1, K1K2 et H2H3 sont parallèles (direction u, angle θ avec l'axe, sin θ0 = n1 sin θ) ; P1 et P2 sont des plans d'onde. Le long du rayon brisé A → H1 → H2 → D et du rayon droit B → C :
δ = n1(AH1 + H1H2 + H2D) − n1BC.
IV.2 — Expression avec H1'H2'
A et B (resp. C et D) ont la même projection sur la direction u. Les segments AH1 et H2D étant parallèles à u, AH1 + H2D = BC − H1'H2' (projection de H1H2 sur K1K2). D'où
δ = n1(H1H2 − H1'H2').
IV.3 — δ en fonction de θ0
Le cœur a pour largeur 2a : H1H2 = 2a/sin θ ; H1H2 fait l'angle 2θ avec K1K2, donc H1'H2' = H1H2 cos 2θ. Ainsi δ = n1(2a/sin θ)(1 − cos 2θ) = 4 n1 a sin θ, soit
δ = 4a sin θ0 = 2d sin θ0 où d = 2a est le diamètre du cœur.
💡 Avec a = rayon du cœur (figure 7), le calcul donne 4a sin θ0 ; la formule 2a sin θ0 de l'énoncé correspond à a pris comme largeur totale du cœur. Signalez-le sur la copie (comme le demande l'en-tête) et poursuivez avec l'expression de l'énoncé si le correcteur l'impose ; les deux résultats sont donnés ci-dessous.
IV.4 — Condition δ = mλ
Les deux rayons appartiennent à la même onde plane qui se superpose à elle-même après deux réflexions : elle ne se propage durablement que si ces contributions interfèrent de façon constructive (en phase). Sinon elles s'annulent en moyenne. Seules certaines directions θ0 discrètes sont permises : ce sont les modes, repérés par m.
IV.5 — Condition sur m
Le rayon doit être guidé : sin θ0 ≤ ON. Avec mλ = 4a sin θ0 : 0 ≤ m ≤ 4a·ON/λ (avec la formule de l'énoncé : m ≤ 2a·ON/λ).
IV.6 — Application numérique
ON ≈ 0,212, a = 3,5 µm, λ = 1,6 µm :
- 4a·ON/λ = 4 × 3,5 × 0,212/1,6 ≈ 1,86 ⇒ m ∈ {0 ; 1} : deux modes seulement (fibre faiblement multimode).
- Avec l'expression de l'énoncé : 2a·ON/λ ≈ 0,93 ⇒ m = 0 seul : la fibre serait monomode.
IV.7 — Déphasage à la réflexion
Oui. Le chemin AD comporte deux réflexions totales (en H1 et H2) et le chemin BC aucune. Chaque réflexion totale introduit un déphasage φr (qui dépend de l'angle et de la polarisation). La condition devient (2π/λ)δ − 2φr = 2πm : les angles permis se décalent et le nombre de modes peut changer légèrement.
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المصدر: مباريات ولوج المدارس والمعاهد العليا
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