نموذج المباراة الوطنية المشتركة CNC 2016: الفيزياء 1 - شعبة TSI لولوج مدارس المهندسين
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هذا نموذج امتحان كتابي سابق لمباراة مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين لدى المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية) (2016)، منشور على وظيفة إنفو للاطلاع والتحميل المجاني بصيغة PDF مع تصحيح مقترح.
- الجهة المنظمة
- المباراة الوطنية المشتركة CNC (الأقسام التحضيرية)
- الدرجة
- مباراة ولوج المدارس العليا للمهندسين
- التخصص
- الفيزياء 1
- الدورة
- 2016
- عدد الصفحات
- 10
- لغة الأسئلة
- الفرنسية
- التصحيح
- تصحيح مقترح متوفر في هذه الصفحة
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— صفحة 1 — ROYAUME DU MAROC Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique de la Formation des Cadres Présidence du Concours National Commun Ecole Nationale Supérieure des Mines de Rabat CONCOURS NATIONAL COMMUN D’admission dans les Etablissements de Formation d'Ingénieurs et Etablissements Assimilés Session 2016 ÉPREUVE DE PHYSIQUE I Filière TSI Durée 4 heures Cette épreuve comporte 9 pages au format A4, en plus de cette page de garde L’usage de la calculatrice est autorisé page de garde نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 2 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 e On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Il convient en particulier de rappeler avec précision les |références | des questions abordées. ٠ Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées. e Si un résultat donné par l'énoncé est non démontré, il peut néanmoins être admis pour les questions suivantes. Les différentes parties du problème sont relativement indé- pendantes entre elles. e Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre. Le climat est devenu une priorité pour 1 Humanité ; il fait l’objet de congrès mondiaux et le prochain, COP22, aura lieu au Maroc en novembre 2016. On se propose d'étudier quelques bilans énergétiques ayant une influence sur les para- mètres climatiques du sol terrestre. La présence de la vie sur Terre est tributaire du soleil ; le rayonnement solaire détermine la température du sol terrestre et par conséquent affecte aussi les principaux paramètres climatiques et météorologiques comme la pression et le taux d'humidité. Des équilibres complexes font intervenir en plus du soleil, l'intérieur de la terre, l'atmosphère et les océans. Données Intensité du champ de pesanteur au sol : ع = 1000.872. La constante d'attraction gravitationnelle : 6 = 6,6.10 1151 Rayon de la terre : R; = 6, 4.106m. Rayon du soleil : Rs = 7.10$m. Distance moyenne soleil-terre : D = 1,5.10*}m Masse de la terre : M; = 6. 10?*kg. Masse du soleil : M, = 2. 10301 Nombre d’Avogadro : Na = 6,02.1023010171 Constante de Boltzmann : k = 1.38.10-*J.K". Permittivité diélectrique du vide : وع = aie D'autres données sont insérées dans les parties concernées de l'énoncé. 1 1 ère partie : Energie transmise par rayonnement du soleil vers la terre 1.1. Propagation du rayonnement solaire. Le soleil émet de façon isotrope du rayonnement électromagnétique à travers le vide interstellaire et la Terre en reçoit une partie. 1.1.1. Donner les expressions de la densité volumique d'énergie électromagnétique UWem(M, t) et du vecteur de Poynting 77 (M, t), en fonction du champ électrique (M, t) et du champ magnétique B (M, t). Epreuve de Physique I 1/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 3 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 1.1.2. Donner l'expression de la puissance électromagnétique rayonnée à travers une surface fermée S. 1.1.3. Donner l'expression de l'énergie électromagnétique Uecontenue dans un vo- lume V délimité par la surface S. 1.1.4. Établir l'expression globale du bilan d'énergie électromagnétique. 1.1.5. Que devient cette expression du bilan d'énergie électromagnétique en régime permanent. 1.1.6. La puissance surfacique rayonnée par le soleil est p = 1ه où 0 est appelée constante de Stefan, à = 5,67.1075 SI, et T, est la température de surface du soleil. Déterminer l'expression de la puissance électromagnétique totale P, rayonnée par la surface du soleil. . L1.7. Justifier la propagation rectiligne des rayonnements électromagnétiques solaires vers la terre. L1.8. Soit وو la puissance surfacique moyenne reçue orthogonalement par mètre carré à la limite supérieure de l'atmosphère terrestre : 7 = Ps. Un, AVEC Un vecteur unitaire de même sens que 7. Établir la relation donnant l'expression de وو en fonction de P; et des données utiles. 1.1.9. Sachant que ps = 1,36kW, donner une estimation de la température de surface du soleil T,. La température du sol terrestre est principalement fixée par le rayonnement thermique solaire ; mais le sol échange aussi de l'énergie avec l’intérieur de la terre, avec les océans et avec l'atmosphère. 1.1.10. En introduisant les paramètres physiques appropriés, donner la forme des puis- sances thermiques surfaciques reçues par le sol terrestre de température T, : — Venant de l'intérieur de la terre par conduction : p;+s- — Venant de l'air par convection : Pa+s 1.2. Production de l'énergie du soleil . L'énergie est produite à l’intérieur du soleil grâce à la fusion nucléaire entre protons.Pour modéliser cette interaction, on considère un système de deux protons, supposé isolé, et qui se dirigent l’un vers l’autre. Dans l’état initial ils sont très éloignés, l'énergie po- tentielle est nulle et ont une même énergie cinétique e,; égale à en = 21.1 k étant la constante de Boltzmann et où T = 1,5.107K est la température à l’intérieur du soleil. La masse d’un proton est m, = 1,67.10 و2717 et sa charge e = 1,6.10-"C. 1.2.1. On note par M, et M» les positions des deux protons. Montrer que l'étude des mouvements peut se ramener à celle d’un mobile fictif M de masse .ير Ce mobile est repéré par GM dans le référentiel du centre de masse R*(GXYZ), et G est le barycentre. Epreuve de Physique I 2/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 4 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 12.2. Déterminer l'expression de l'énergie potentielle e,(r) et celle de l'énergie méca- nique €, pour le mobile M. 1.2.3. Pour que la fusion puisse avoir lieu, les deux particules doivent s'approcher à une distance minimale d'approche ro = 1015771 (rayon estimé d’un proton). Don- ner l'expression de l'énergie mécanique correspondante €,0. En déduire l’éner- gie cinétique initiale et la température correspondante T7. 1.2.4. Discussion graphique : tracer le graphe ep(r), et les deux états d'énergie méca- nique : €, Et En); (état initial). Faire une discussion générale qualitative selon l'énergie mécanique €. L2.5. La mécanique classique peut-elle expliquer la fusion nucléaire dans le cas d’éner- gie mécanique en = En; ? Commenter. 1.2.6. L'hydrogène !H constitue 10% de la masse du soleil. La réaction de fusion nu- cléaire de quatre noyaux d'hydrogène ! H dégage une énergie de 25MeV. Sachant que la puissance totale rayonnée par le soleil est P; = 4.102°W, déterminer la du- rée (en années) durant laquelle le soleil rayonnerait de l'énergie. L3. Influence du rayonnement solaire sur la température du sol terrestre. La température en un point du globe terrestre croît avec la puissance moyenne reçue par unité de surface du sol. Cette température change dans l’espace et dans le temps à cause des deux mouvements de la terre : rotation autour d'elle même en T; = 24h et révolution autour du soleil avec la période T, = lan. 1.3.1. Variation de la température avec le lieu sur la Terre. Dans cette partie, la terre est assimilée à une sphère de centre O’, de rayon R+. Un point M sur la surface du globe terrestre est repéré par la donnée de sa latitude ب avec À = (O'E,O'M) où E représente le point d’intersection du cercle passant par N et M avec le plan équatorial : voir figure 1. Figure 1 Epreuve de Physique I 3/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 5 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 1.3.1.1. Justifier qu’on puisse considérer les rayons solaires, arrivant sur la terre, comme parallèles entre eux. Cette supposition sera maintenue dans la suite. 1.3.1.2. À un instant donné, on considère trois faisceaux identiques, parallèles au plan équatorial et qui arrivent aux points E, M et N du sol. Comparer, en le justifiant, les températures Tr, Tm et Ty aux trois points précédents. 13.2. Influence du mouvement orbital de la Terre sur la température du globe. La terre, de masse My, est soumise à la force gravitationnelle exercée par le soleil de masse Ms. Le mouvement du barycentre 0 de la terre, supposée ponctuelle, est décrit dans le référentiel de Copernic R(OXYZ) supposé galiléen, O étant le centre du soleil. 1.3.2.1. Donner l'expression de la force gravitationnelle du soleil sur la terre. 1.3.2.2. Montrer que le mouvement de la Terre est plan. On pourra donc le repérer dans le plan polaire XOY par ses coordonnées polaires r = 00 et 6. La tra- jectoire de la Terre est donnée par la relation entre r et 6 : r(0) = TE où ro est une constante et e = 0,017 est l’excentricité. 1.3.2.3. Donner les expressions des distances minimale r,in €t maximale Fmax en fonction de ro et e. 1.3.2.4. En déduire la variation relative de la distance soleil-terre : Ar max -- min 1711111 Selon un modèle simplifié, on suppose que la température d’une planète (ponctuelle) dépend de sa distance r au soleil selon la relation : T = 7 1.3.2.5. Déterminer l'expression de la variation relative de la température : AT "م Tmax - Trin 0 1 ١ 1.3.2.6. Dans votre région, on suppose que ,نم1 = 273K. Quelle est la température maximale Tax prévue par ce modèle ? Commenter. 1.3.3. Influence de l’inclinaison de l'axe de rotation de la terre sur la température L'axe SN de rotation de la terre autour d'elle-même est incliné d’un angle «a = 23,5° par rapport à l'axe 077 parallèle à l'axe OZ : voir figures 2 et 3. On considère un point M du globe terrestre repéré par sa latitude À, et pour les applications numériques on prendra À= 309. Les températures changent lors du mouvement de la terre autour du soleil, donc en fonc- tion des saisons. Pour l'hémisphère nord, l'hiver commence lorsque la distance terre-soleil est minimale et la terre est en 01 et le printemps commence après une rotation A0 = 5. 1.3.3.1. Représenter la trajectoire du centre de la terre et placer les débuts des quatre saisons pour l'hémisphère nord. Epreuve de Physique I 4/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 6 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 t Lune” ti اا دب تيت Figure 2 13.32. Exprimer le moment cinétique de la terre 7’ o et en déduire la loi des aires. 1.3.3.3. Compte tenu de la faible excentricité de la terre : e; = 0,017, et à l’aide d’une approximation appropriée, exprimer la durée, en ans, de l'hiver. 1.3.3.4. Exprimer l'écart relatif maximal entre les flux surfaciques (maximal et mini- mal) au sol : ep(A) = سحي Faire l'application numérique. Le schéma de la figure 3 ci-dessous représente deux situations de la terre à deux dates notées t, (à droite) et ا (à gauche) et pour lesquelles un point donné M de la terre, se retrouve respectivement aux positions M(t;) = M, et M(t,) = M9. Figure 3 1.3.3.5. A la date را sur la figure 3, les rayons solaires sont orthogonaux pour le point © du globe terrestre. Quelle est la latitude de ce point et quelle est la saison en ce point ? 1.3.3.6. Exprimer en fonction de T, la durée minimale دج séparant les instants ا et 2 Epreuve de Physique I 5/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 7 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 1.3.3.7. Soit T,. la durée qui sépare le lever et le coucher du soleil pendant une jour- née, en un point donné du sol. Cette durée est-elle constante sur toute l’année en un point donné de la Terre ? Justifier. 1.3.3.8. Recopier le tableau ci-dessous sur votre copie et remplir ses cases par les réponses correctes. Dans la dernière ligne on comparera la durée du jour (apparition théorique du soleil) T,. à la durée moyenne du jour prise égale à TGm = 12h. Position considérée M, | M, | M; | 5 Saison en ce point ١ | | Comparaison de T;cà Tim | | | 1.3.3.9. À l'instant + = 5 + = , précisez la saison qui règne à l'équateur. 1.4. Utilisation des satellites en météorologie Les satellites artificiels de la Terre SPOT et METEOSAT sont utilisés pour des obser- vations climatiques et météorologiques ; on les assimilera à des points matériels notés respectivement S et M. On étudie les mouvements dans le référentiel géocentrique R(O’/XYZ) supposé galiléen. Le satellite SPOT (Satellite Pour l'Observation de la Terre) a une trajectoire située dans un plan polaire (orthogonal au plan de l'équateur) et décrite avec une période Ts = 101, 4min. Lorsque le satellite SPOT parcourt son orbite, il observe une large bande terrestre, les images réalisées par le satellite SPOT sont recueillies sur une barrette constituée de 6 000 détecteurs CCD et chaque détecteur est assimilable à un carré de 13m de côté recueillant l'information provenant d’une zone terrestre carrée de 10 m de côté. Le satellite METEOSAT survole toujours le même point du sol de la Terre. 1.4.1. Donner la deuxième loi de Kepler (aussi nommée loi des aires) dans le cas général d’un satellite terrestre en mouvement elliptique. Illustrer cette loi par un schéma. 1.4.2. Ces deux satellites SPOT et METEOSAT décrivent des trajectoires circulaires res- pectivement à des altitudes hs et hy et des périodes Ts et Tm- établir les relations liant chacune des périodes à l'altitude correspondante et aux constantes du problème. 1.4.3. Dans quel sens le satellite M tourne-t-il par rapport au référentiel géocentrique ? Situer, avec justification, le plan de sa trajectoire. 1.4.4. Déterminer la longueur de la région terrestre (de largeur 10 m) dont l’image a été collectée par les 6000 détecteurs de la barrette 1.4.5. Combien de révolutions doit effectuer SPOT pour réaliser une observation com- plète de la Terre ? Epreuve de Physique I 6/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 8 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 11 2 ème partie : Atmosphère de la Terre L'’atmosphère de la terre est formée par l'air qui enveloppe le globe terrestre sur quelques dizaines de kilomètres. L'air est assimilé à un gaz parfait contenant x, = 80% de diazote et xo, = 20% de dioxygène. À une altitude z, repérée à partir du sol, on notera respecti- vement T(z), P(z) et p(z) : la température , la pression et la masse volumique. Au niveau du sol z = 0, on prendra : و17 = 1bar = 1,03.10°Pa et T = Ty = 300K. 11.1. Quelques ordres de grandeur 11.1.1. Donnez une estimation de la masse de l'atmosphère My; et de la hauteur de l’at- mosphère H,t- 11.1.2. Les océans recouvrent 70% de la surface du globe terrestre et ont une profondeur moyenne de 3800 m et une masse volumique de .وم = 1030kg.m7*. Donnez une estimation de la masse des océans Moc- 11.1.3. Compte tenu de la comparaison entre la masse des océans et celle de l’atmo- sphère, estimer lequel des deux est le plus sensible aux perturbations climatiques dues à l’activité humaine. 11.2. Modèle d’atmosphère terrestre L'atmosphère est en équilibre mécanique par rapport au référentiel terrestre R(OXYZ) supposé galiléen d’origine O sur le sol et OZ ascendant. On supposera le champ de pesanteur uniforme. 11.2.1. Exprimer la masse molaire de l'air M, en fonction des masses molaires My, du diazote et Mo,du dioxygène. 11.2.2. On étudie l'équilibre mécanique d’une tranche d'air d'épaisseur dz ,de section dS et de masse dm. En déduire la relation fondamentale de la statique des fluides reliant la pression et la masse volumique. 11.2.3. Donnez la loi de variation de l'intensité du champ de pesanteur g(z) en fonc- tion de l'altitude 2. Déterminer jusqu’à quelle altitude Zyax peut-on supposer le champ de pesanteur uniforme à 10 *près ? Discuter alors l’hypothèse faite sur l’uniformité du champ de pesanteur. On modélise l'atmosphère par un modèle dit ”polytropique” dans lequel on a : ; * = constante, où k est une constante donnée, ajustable a postériori aux données expérimentales. 11.2.4. Déterminer l'expression de la pression en fonction de z : P(z). 11.2.5. En déduire T(z) et montrer que 5 est une constante. En déduire la valeur de k sachant que 7 › -7.10 316017 11.3. Étude d’un ballon sonde Epreuve de Physique I 7/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 9 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 Un ballon sonde en mouvement d’ascension dans l'atmosphère permet de collecter des mesures de température, de pression, etc. On considère un ballon de volume maximal Vmax = 100073 partiellement rempli au sol par un volume V9 = 500m° d’hélium de masse molaire وير = 4g.mol 7}. La masse totale de l'enveloppe (hélium non compris) et de la nacelle est m = 450kg. L'enveloppe est munie d’une soupape qui assure l'équilibre thermique et mécanique entre l’hélium et l’air extérieur décrit par le modèle polytropique. On négligera les frottements. 11.3.1. Montrer que le rapport des masses volumiques de l’hélium et de l'air d = bi est indépendant de l'altitude lors de l'ascension 11.3.2. La force ascensionnelle est la résultante des forces qui s’exercent sur le ballon en mouvement rectiligne selon l'axe ascendant OZ; déterminer l'expression de sa composante au sol : F,(z = 0) en fonction de g,m,d, Vy et ممع IL3.3. À quelle condition le ballon s’élève-t-il ? Cette condition est-elle réalisée ici ? 11.3.4. Exprimer le volume V(z) au cours de l'ascension tel que V(z) › Vjnax, la Masse d’hélium étant constante. 11.3.5. Calculer l'altitude maximale و2 atteinte lorsque V(z) = Vjnax- 11.3.6. Après que cette altitude maximale و2 est atteinte le volume reste constant. Le ballon continuant à s'élever, le gaz sort par la soupape pour assurer l'équilibre thermique et mécanique avec l'air extérieur. Montrer que la force ascensionnelle décroit et s’'annule pour une altitude دو à déterminer. 11.4. Un dispositif de mesure de l'humidité de l'air Pour tenir compte de la présence de vapeur d’eau, il faut connaitre l’évolution de l’hu- midité relative de l'atmosphère en fonction de la température et de l'altitude. On appelle humidité relative à la température T(z), le rapport, noté HR et exprimé en % entre la pres- sion partielle de la vapeur d’eau et la pression de vapeur saturante à la même température IL4.1. Préliminaire sur l'équilibre liquide-vapeur IL4.1.1. On considère l'équilibre liquide-vapeur de l’eau pure. Définir la pression de vapeur saturante مط 11.4.1.2. Que se passe-t-il pour l'atmosphère lorsque HR = 100? Pour mesurer l'humidité relative de l'atmosphère, on utilise un capteur constitué d’un condensateur dont la capacité varie avec l'humidité. Le principe de la sonde hygromé- trique est représenté par le schéma de la figure 4(a), et le circuit de mesure est donné par la figure 4(b). L'amplificateur opérationnel, considéré comme parfait, fonctionne en régime de saturation vs = وماك = +15V. IL4.2. Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension v,(t). On suppose le conden- sateur déchargé à t = 0, et vs = +Vsat. Déterminer l'expression de ve(t). Epreuve de Physique I 8/9 Tournez la page SVP نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com — صفحة 10 — Concours Commun Marocain-Session 2016-51 Montage astable contenant Conversion le capteur d'humidité — fréquence-tension ب f UR UR Figure 4 11.4.3. Déterminer l'instant وا pour lequel on a basculement vers vs(t = 0 ) = —Vesat- 11.4.4. Donner, alors, l'équation différentielle vérifiée par la tension vc(t) et déduire l’ex- pression de vc(t). 11.4.5. Déterminer l'instant t, de basculement pour lequel vs(t = 0 ( مم17 ح 11.4.6. Tracer les graphes de ve(t) et vs(t) et déterminer 1 صمنوقععدون de la période م de ces signaux. 11.4.7. Expliquer comment déterminer, graphiquement, la valeur de la constante de temps T = R.Crr. 11.4.8. Justifier que la fréquence fr permet de déterminer l'humidité relative HR. 11.4.9. Rappeler l'expression de la capacité C pour un condensateur plan. Expliquer comment cette capacité peut dépendre de l'humidité. Epreuve de Physique I 9/9 Fin نماذج المباريات من موقع وظيفة إنفو wadifa-info.com
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Ce modèle est l'épreuve de Physique I du Concours National Commun (CNC) 2016, filière TSI, concours d'admission dans les écoles d'ingénieurs marocaines (présidence : École Nationale Supérieure des Mines de Rabat). Durée : 4 heures, calculatrice autorisée, 9 pages d'énoncé. Thème : bilans énergétiques et climat — rayonnement solaire, fusion, mouvement de la Terre et saisons, satellites (1re partie) ; atmosphère, ballon-sonde et capteur d'humidité (2e partie). Voici une correction proposée, question par question, avec la numérotation de l'énoncé.
💡 Conseil : les deux parties sont indépendantes. La 2e partie (statique des fluides, ballon, oscillateur à AO) est très « classique » et rapporte vite : ne la laissez pas pour les dix dernières minutes.
1re partie — Énergie transmise par rayonnement du Soleil vers la Terre
I.1. Propagation du rayonnement solaire
I.1.1. uem = ε0E²/2 + B²/(2μ0) ; vecteur de Poynting π = E ∧ B / μ0.
I.1.2. Puissance sortant de S : P = ∯S π·dS (dS orienté vers l'extérieur).
I.1.3. Uem = ∭V uem dτ.
I.1.4. L'énergie contenue dans V diminue de ce qui sort par S et de ce qui est cédé aux charges : dUem/dt = − ∯S π·dS − ∭V j·E dτ. Forme locale : ∂uem/∂t + div π = − j·E.
I.1.5. En régime permanent ∂uem/∂t = 0 : ∯S π·dS = − ∭V j·E dτ. Dans le vide (j = 0), le flux de π à travers toute surface fermée ne contenant pas de source est nul : la puissance qui traverse deux sphères entourant le Soleil est la même.
I.1.6. La surface du Soleil est 4πRs² : Ps = 4πRs² σ Ts4.
I.1.7. Le milieu interstellaire est assimilé au vide : milieu homogène et isotrope (indice n = 1 partout), donc la lumière s'y propage en ligne droite (principe de Fermat / ondes sphériques issues d'une source isotrope, dont les rayons sont radiaux).
I.1.8. D'après I.1.5, toute la puissance Ps traverse la sphère de rayon D centrée sur le Soleil, de façon uniforme (émission isotrope) : φs = Ps/(4πD²) = σTs4 Rs²/D².
I.1.9. Ts = (φsD²/(σRs²))1/4 = (1360 × (1,5.1011)² / (5,67.10−8 × (7.108)²))1/4 ≈ 5,8.10³ K (≈ 5 760 K). (La valeur φs = 1,36 kW s'entend par m².)
I.1.10. Conduction (loi de Fourier) : φi→s = −λth (dT/dz) ≈ λth(Ti − Tt)/L, avec λth conductivité thermique du sol, Ti température à la profondeur L. Convection (loi de Newton) : φa→s = h (Ta − Tt), h coefficient de transfert conducto-convectif, Ta température de l'air.
I.2. Production de l'énergie du Soleil
I.2.1. Système isolé : m1a1 = F2→1, m2a2 = F1→2 = −F2→1. G est donc en mouvement rectiligne uniforme et R* est galiléen. On pose r = GM = M1M2 ; alors d²r/dt² = F1→2(1/m1 + 1/m2), soit μ d²r/dt² = F1→2 avec μ = m1m2/(m1+m2) = mp/2 ≈ 8,4.10−28 kg. On retrouve les positions par GM1 = −(m2/(m1+m2))r = −r/2 et GM2 = r/2.
I.2.2. Interaction coulombienne : εp(r) = e²/(4πε0r) (nulle à l'infini). εm = ½ μ v² + e²/(4πε0r), v vitesse de M dans R*. Elle est constante (force conservative, système isolé). Dans R*, l'énergie cinétique de M est la somme des énergies cinétiques des deux protons, d'où à l'état initial εm,i = 2 × (3/2)kT = 3kT = 3 × 1,38.10−23 × 1,5.107 ≈ 6,2.10−16 J ≈ 3,9 keV.
I.2.3. Au contact (choc frontal), la vitesse relative s'annule : εm,0 = e²/(4πε0r0) = 9.109 × (1,6.10−19)² / 10−15 ≈ 2,3.10−13 J ≈ 1,44 MeV. C'est l'énergie cinétique initiale totale nécessaire (≈ 1,15.10−13 J par proton). Température correspondante : 3kT0 = εm,0 ⇒ T0 = εm,0/(3k) ≈ 5,6.109 K, environ 370 fois la température réelle du cœur solaire.
I.2.4. εp(r) est une branche d'hyperbole décroissante, positive, tendant vers +∞ en r → 0 et vers 0 en r → ∞. On trace deux droites horizontales : εm,0 (haute) et εm,i (basse, environ 370 fois plus petite). Le mouvement n'est possible que là où εm ≥ εp(r), soit r ≥ rmin = e²/(4πε0εm). Comme εm > 0, l'état est toujours un état de diffusion (non lié) : M arrive de l'infini, rebondit en rmin et repart. La fusion (rmin ≤ r0) exige εm ≥ εm,0. Pour εm,i : rmin = e²/(4πε0·3kT) ≈ 3,7.10−13 m ≈ 370 r0.
I.2.5. Non : classiquement, les protons s'arrêtent à 3,7.10−13 m, bien avant le contact. La fusion s'explique par la mécanique quantique (effet tunnel à travers la barrière coulombienne), aidée par la queue de la distribution des vitesses (protons plus rapides que la moyenne).
I.2.6. Masse d'hydrogène : 0,1 × 2.1030 = 2.1029 kg, soit N = 2.1029/1,67.10−27 ≈ 1,2.1056 noyaux. Énergie libérable : E = (N/4) × 25 MeV = 3,0.1055 × 25 × 1,6.10−13 ≈ 1,2.1044 J. Durée : Δt = E/Ps = 1,2.1044/4.1026 ≈ 3,0.1017 s ≈ 9,5.109 ans (une dizaine de milliards d'années).
I.3. Influence du rayonnement solaire sur la température du sol
I.3.1.1. La Terre est vue du Soleil sous l'angle 2Rt/D = 2 × 6,4.106/1,5.1011 ≈ 8,5.10−5 rad : les rayons issus d'un point du Soleil qui atteignent la Terre font entre eux des angles négligeables ; on peut les considérer parallèles.
I.3.1.2. Un faisceau de section s apporte la puissance φs ; il éclaire au sol une surface s/cos i, où i est l'angle entre le rayon et la verticale locale. En E, i = 0 ; en M, i = λ ; en N, i = 90° (incidence rasante). Puissance surfacique reçue : φ, φcos λ et 0. Donc TE > TM > TN.
I.3.2.1. F = − G MsMt/r² ur, avec ur = OO'/OO'.
I.3.2.2. La force est centrale (portée par OO') : dσO/dt = OO' ∧ F = 0, donc σO = OO' ∧ Mtv est constant. OO' reste perpendiculaire à ce vecteur fixe : le mouvement est plan (plan passant par O, orthogonal à σO).
I.3.2.3. r est minimal pour cos θ = 1 et maximal pour cos θ = −1 : rmin = r0/(1+e) et rmax = r0/(1−e).
I.3.2.4. εr = (1+e)/(1−e) − 1 = 2e/(1−e) = 0,034/0,983 ≈ 3,5 %.
I.3.2.5. T est maximale pour r = rmin : Tmax/Tmin = √(rmax/rmin), d'où εT = √((1+e)/(1−e)) − 1 ≈ e ≈ 1,7 %.
I.3.2.6. Tmax = 273 × 1,0171 ≈ 278 K (écart ≈ 4,7 K). Commentaire : la variation de distance ne produit qu'un écart de quelques kelvins, très inférieur aux écarts saisonniers réels ; de plus l'hiver boréal a lieu quand la Terre est au plus près du Soleil. Les saisons ne sont donc pas dues à l'excentricité mais à l'inclinaison de l'axe (partie I.3.3).
I.3.3.1. Ellipse de foyer O (quasi circulaire, e = 0,017), parcourue dans le sens direct. Début de l'hiver en O'1 (périhélie, θ = 0) ; printemps en θ = π/2 ; été en θ = π (aphélie) ; automne en θ = 3π/2.
I.3.3.2. En polaires : σO = rur ∧ Mt(ṙur + rθ̇uθ) = Mtr²θ̇ uz. Constant ⇒ r²θ̇ = C (constante des aires). L'aire balayée par le rayon vecteur pendant dt vaut dA = ½r²dθ, donc dA/dt = C/2 = constante : le rayon vecteur balaie des aires égales en des durées égales (loi des aires).
I.3.3.3. L'hiver correspond à θ de 0 à π/2. Durée : τh = (1/C)∫0π/2 r²dθ. Au 1er ordre en e : r² ≈ r0²(1 − 2e cos θ), d'où ∫ = r0²(π/2 − 2e). Sur une période, πab = Cτa/2 avec πab ≈ πr0² au 1er ordre, donc C ≈ 2πr0²/τa. Finalement τh ≈ τa(1/4 − e/π) = (0,25 − 0,0054) an ≈ 0,245 an ≈ 89 jours : l'hiver boréal est la saison la plus courte (la Terre va plus vite près du périhélie).
I.3.3.4. À midi, l'angle entre les rayons et la verticale en M vaut λ − α au solstice d'été et λ + α au solstice d'hiver ; la puissance surfacique est proportionnelle au cosinus de cet angle : εφ(λ) = cos(λ−α)/cos(λ+α) − 1. A.N. (λ = 30°, α = 23,5°) : cos 6,5° / cos 53,5° = 0,9936/0,5948 = 1,67, soit εφ ≈ 0,67 (67 %). Ce facteur est bien plus important que l'effet de distance (3,5 %). Si l'on tient compte aussi de la distance (été à l'aphélie, hiver au périhélie, flux en 1/r²), on obtient 1,67 × ((1−e)/(1+e))² − 1 ≈ 0,56.
I.3.3.5. En t1, l'axe N1S1 est penché du côté opposé au Soleil : les rayons sont normaux au sol au point C1 situé à la latitude λ = −α = −23,5° (tropique du Capricorne). En ce point de l'hémisphère sud, c'est le début de l'été (solstice de décembre ; hiver pour l'hémisphère nord).
I.3.3.6. t1 (périhélie, solstice d'hiver boréal) et t2 (aphélie, solstice d'été boréal) sont diamétralement opposés sur l'orbite ; par symétrie de l'ellipse par rapport au grand axe, τ12 = τa/2 (six mois).
I.3.3.7. Non. L'axe de rotation étant incliné de α sur la normale à l'orbite, la fraction du parallèle de latitude λ située du côté éclairé change au cours de l'année. Seules exceptions : à l'équateur (12 h toute l'année) et partout aux équinoxes (12 h). Pour λ = 30° on trouve, par cos H0 = −tan λ tan δ (δ déclinaison du Soleil) : environ 10,1 h au solstice d'hiver et 13,9 h au solstice d'été.
I.3.3.8.
| Position considérée | M1 | M2 | M'1 | S1 |
|---|---|---|---|---|
| Saison en ce point | hiver | été | hiver | été (austral) |
| Comparaison de τlc à τjm | τlc < 12 h | τlc > 12 h | τlc < 12 h | τlc = 24 h > 12 h (jour polaire) |
Justification : en t1 l'hémisphère nord est penché à l'opposé du Soleil (M1 côté jour, M'1 = même point douze heures plus tard, côté nuit) ; le pôle sud S1 reste dans la zone éclairée pendant toute la rotation. En t2 l'hémisphère nord est penché vers le Soleil.
I.3.3.9. Réponse probable : à t1 + τa/4, la Terre a tourné d'environ un quart d'orbite : c'est (à deux jours près, cf. I.3.3.3) l'équinoxe de printemps pour l'hémisphère nord. L'axe est alors perpendiculaire à la direction Soleil-Terre : à l'équateur, le Soleil passe au zénith à midi, l'éclairement est maximal et le jour dure 12 h. C'est donc la saison la plus chaude de l'équateur (« été » équatorial), qui revient à chaque équinoxe.
I.4. Utilisation des satellites en météorologie
I.4.1. Le segment O'S (centre de la Terre – satellite) balaie des aires égales pendant des durées égales ; dA/dt = C/2 = constante. Schéma : ellipse de foyer O', deux secteurs de même aire, l'un étroit et allongé (près de l'apogée), l'autre large et court (près du périgée) : le satellite va plus vite au périgée.
I.4.2. Orbite circulaire de rayon r = Rt + h, uniforme : m v²/r = GMtm/r² ⇒ v = √(GMt/r) et τ = 2πr/v, soit τ² = 4π²(Rt+h)³/(GMt) pour chacun (hS, τS) et (hM, τM). A.N. (GMt = 3,96.1014 SI) : SPOT (τS = 6 084 s) : r ≈ 7,19.106 m, hS ≈ 790 km ; METEOSAT (τM = 24 h) : r ≈ 4,2.107 m, hM ≈ 3,6.104 km.
I.4.3. METEOSAT est géostationnaire : il tourne dans le même sens que la Terre (d'ouest en est), avec la période de rotation de la Terre. Le plan de l'orbite contient O' (force centrale) ; pour rester à la verticale d'un même point, le satellite doit rester dans un plan perpendiculaire à l'axe des pôles et passant par O' : c'est le plan équatorial.
I.4.4. Chaque détecteur « voit » 10 m au sol : L = 6 000 × 10 m = 60 km (bande de 60 km de long sur 10 m de large).
I.4.5. Réponse probable : l'orbite est fixe dans le référentiel géocentrique tandis que la Terre tourne dessous ; chaque révolution enregistre une bande de 60 km le long d'un méridien. À l'équateur (circonférence 2πRt ≈ 40 200 km), une révolution coupe l'équateur deux fois (passages ascendant et descendant, en deux longitudes opposées). Nombre minimal de révolutions : N = 2πRt/(2 × 60 km) ≈ 335. Si l'on ne compte que les passages côté jour (observation optique), il en faut deux fois plus, environ 670.
2e partie — Atmosphère de la Terre
II.1. Quelques ordres de grandeur
II.1.1. Le poids de l'atmosphère est supporté par le sol : Matg = P0 × 4πRt², donc Mat = 1,03.105 × 4π(6,4.106)²/10 ≈ 5,3.1018 kg. Hauteur (atmosphère supposée de masse volumique uniforme ρ0, ou hauteur d'échelle) : Hat = P0/(ρ0g) = RT0/(Mag) avec Ma = 28,8 g/mol et R = NAk = 8,31 SI : Hat ≈ 8,7 km (ρ0 ≈ 1,19 kg.m−3).
II.1.2. Moc = 0,7 × 4πRt² × 3 800 × 1 030 ≈ 1,4.1021 kg, environ 270 fois la masse de l'atmosphère.
II.1.3. L'atmosphère : sa masse (et donc sa capacité thermique, d'autant que cair ≈ 1 kJ.kg−1.K−1 contre ≈ 4,2 pour l'eau) est bien plus faible ; une même énergie (ou une même quantité de gaz rejetée) y produit une variation beaucoup plus grande. Les océans jouent le rôle de régulateur à forte inertie.
II.2. Modèle d'atmosphère terrestre
II.2.1. Ma = xN2MN2 + xO2MO2 = 0,8 × 28 + 0,2 × 32 = 28,8 g.mol−1.
II.2.2. Tranche en équilibre : P(z)dS − P(z+dz)dS − dm g = 0 avec dm = ρ dS dz ⇒ dP/dz = −ρ g.
II.2.3. g(z) = g0Rt²/(Rt+z)² ≈ g0(1 − 2z/Rt). Uniformité à 10−4 près : 2z/Rt ≤ 10−4 ⇒ zmax = 10−4Rt/2 = 320 m. Discussion : l'atmosphère s'étend sur des dizaines de km ; à 10 km, g a varié de 0,3 %. L'hypothèse g uniforme n'est donc pas « exacte » mais reste acceptable devant les autres approximations du modèle (gaz parfait, loi polytropique).
II.2.4. P/ρk = P0/ρ0k ⇒ ρ = ρ0(P/P0)1/k. Avec dP/dz = −ρg : P−1/kdP = −ρ0gP0−1/kdz, et en intégrant entre 0 et z (ρ0/P0 = Ma/(RT0)) :
P(z) = P0 [1 − ((k−1)/k)·Mag z/(RT0)]k/(k−1).
II.2.5. Gaz parfait : T = PMa/(ρR) = T0(P/P0)(k−1)/k, d'où T(z) = T0 − ((k−1)/k)(Mag/R) z : T décroît linéairement et dT/dz = −(k−1)Mag/(kR) est constant. Avec dT/dz = −7.10−3 K.m−1 : (k−1)/k = 7.10−3 × 8,31/(0,0288 × 10) ≈ 0,202, donc k ≈ 1,25.
II.3. Étude d'un ballon-sonde
II.3.1. La soupape assure même T et même P pour l'hélium et l'air ; pour des gaz parfaits ρ = PM/(RT), donc d = MHe/Ma = 4/28,8 ≈ 0,139, indépendant de z.
II.3.2. Forces : poussée d'Archimède ρaVg (vers le haut), poids de l'hélium ρHeVg et poids mg. Au sol : Fz(0) = g[ρaV0(1 − d) − m]. A.N. : ρa(0) = P0Ma/(RT0) ≈ 1,19 kg.m−3 ; ρaV0(1−d) ≈ 512 kg ; Fz(0) ≈ 10 × (512 − 450) ≈ 6,2.10² N.
II.3.3. Le ballon s'élève si Fz(0) > 0, soit ρa(0)V0(1−d) > m. Ici 512 kg > 450 kg : condition réalisée.
II.3.4. Masse d'hélium constante : ρHeV = ρHe,0V0, et comme d est constant, ρaV = ρa,0V0 : V(z) = V0(P0/P)1/k = V0[1 − ((k−1)/k)Magz/(RT0)]−1/(k−1). Remarque : tant que V < Vmax, Fz = g[ρaV(1−d) − m] garde sa valeur du sol.
II.3.5. On pose a = ((k−1)/k)Mag/(RT0) = |dT/dz|/T0 = 2,33.10−5 m−1. Vmax/V0 = 2 = (1 − az0)−1/(k−1) ⇒ z0 = (1 − 2−(k−1))/a ≈ 6,9 km.
II.3.6. Pour z > z0, V = Vmax : Fz = g[ρa(z)Vmax(1−d) − m]. Comme ρa(z) = ρa,0(1 − az)1/(k−1) décroît, Fz décroît. Elle s'annule pour ρa(zmax) = m/(Vmax(1−d)) = 450/861 ≈ 0,523 kg.m−3, soit ρa/ρa,0 ≈ 0,439 et zmax = [1 − (0,439)k−1]/a ≈ 8,1 km.
II.4. Dispositif de mesure de l'humidité de l'air
II.4.1.1. La pression de vapeur saturante PsatH2O(T) est la pression de la vapeur en équilibre avec l'eau liquide à la température T ; elle ne dépend que de T (et croît avec T).
II.4.1.2. Pour HR = 100 %, l'air est saturé : tout refroidissement ou apport de vapeur provoque la condensation (brouillard, nuages, rosée, puis précipitations).
II.4.2. AO parfait : i+ = i− = 0. Le courant dans la résistance R reliant la sortie à l'entrée inverseuse charge CHR : i = (vs − vc)/R = CHRdvc/dt, soit τ dvc/dt + vc = vs avec τ = RCHR. Pour vs = +Vsat et vc(0) = 0 : vc(t) = Vsat(1 − e−t/τ). Le pont diviseur (R, R) impose v+ = vs/2 = +Vsat/2 ; la sortie reste à +Vsat tant que v+ − v− = Vsat/2 − vc > 0.
II.4.3. Basculement quand vc atteint Vsat/2 : 1 − e−t0/τ = 1/2 ⇒ t0 = τ ln 2.
II.4.4. Même équation avec vs = −Vsat : τdvc/dt + vc = −Vsat, avec vc(t0) = Vsat/2 (continuité de la tension du condensateur) : vc(t) = −Vsat + (3Vsat/2)e−(t−t0)/τ.
II.4.5. Nouveau basculement quand vc = −Vsat/2 (v+ = −Vsat/2) : (3/2)e−(t1−t0)/τ = 1/2 ⇒ t1 − t0 = τ ln 3, soit t1 = τ ln 6.
II.4.6. vs(t) est un signal carré ±15 V de rapport cyclique 1/2 ; vc(t) est formé d'arcs d'exponentielles oscillant entre −7,5 V et +7,5 V (après le premier demi-cycle, plus court, de durée τ ln 2). Chaque demi-période dure τ ln 3, d'où THR = 2RCHR ln 3 ≈ 2,2 RCHR.
II.4.7. Sur un arc de vc, la tangente au point de départ (par exemple en t0) coupe l'asymptote −Vsat à l'instant t0 + τ. Autre méthode : mesurer THR à l'oscilloscope et calculer τ = THR/(2 ln 3).
II.4.8. fHR = 1/(2RCHR ln 3) : R étant connue, la mesure de fHR donne CHR, et un étalonnage CHR = f(HR) du capteur donne HR. Le convertisseur fréquence-tension fournit ensuite une tension VHR image de l'humidité.
II.4.9. Condensateur plan : C = ε0εrS/e (S surface des armatures, e distance). Le diélectrique est un matériau hygroscopique (polymère ou oxyde poreux) qui absorbe la vapeur d'eau ; l'eau ayant une permittivité relative élevée (≈ 80), εr du diélectrique, donc C, augmente avec l'humidité relative.
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